J'ai longtemps souffert du mépris que nous, les hommes blancs, avons trop souvent pour les hommes noirs. A côté de cela, je jubilais devant leurs succès sportifs et certaines vérités ou révélations glanées au cours des ans dans mes lectures « Le sang de tous les hommes est rouge » ou « L'Afrique noire est le berceau de l'humanité » ou encore le fait que certains cadres des armées arabes (les Sarazins) qui ont envahi la France jusqu'à Poitier, étaient des noirs. Et je ne parle pas de certains royaumes africains qui, avant l'arrivée des blancs, avaient atteint un degré de civilisation qui, encore aujourd'hui, étonne et surprend ou le fait que les premiers pharaons d'Egypte étaient noirs.


Mais c'est une réflexion plus globale et plus profonde sur l'origine de l'humanité et son évolution, qui apporte pour moi un point final à tout jugement négatif sur les blacks. A la lumière des plus récentes découvertes scientifiques sur l'histoire des hominidés, il semble se confirmer que le passage de l'animal à l'homme, se situe bien en Afrique tropicale. Or, cette lente et progressive hominisation serait intervenue au cours d'une longue période de dérèglement climatique. Au cours de cette période, l'animal, confronté à de grandes difficultés et à des problèmes de survie, a été contraint d'évoluer. Sa nourriture habituelle se faisant rare, notre très lointain ancêtre fut contraint de modifier son alimentation et ses comportements. Puis, l'apparition d'un grand désert (le Sahara) coupa l'Afrique en deux parties. Certains pré-hominidés furent chassés vers le Nord, les autres purent rester dans leur milieu d'origine. Stressés par des conditions climatiques défavorables, les hommes du Nord ont fui dans toutes les directions pour retrouver le soleil. Cette quête désespérée du bonheur les a amenés au bout du Monde mais la plupart n'ont jamais retrouvé leur monde d'origine. Alors, ils ont inventé mille stratagèmes pour retrouver le bonheur et la paix, en vain. Le peuple d'Israël et bien d'autres illustre de façon dramatique cette histoire des hommes du Nord que toute sagesse a aujourd'hui quitté. Seule l'âme africaine, lorsqu'elle n'a pas été totalement polluée par les hommes du Nord, a gardé les pieds sur terre. Il n'est jamais bon d'aller trop vite. Cela semble bien une loi universelle du monde vivant. La crise mondiale actuelle serait donc une conséquence de cette précipitation.

La course saisonnière vers le soleil, l'amour de la peau bronzée, le succès des rythmes africains, le développement des voyages et des échanges, tout cela me paraît cependant positif. Si les hommes du Nord ne détruisent pas l'âme africaine, ils peuvent peut-être encore espérer retrouver un jour un nouveau rythme de vie plus favorable. « Il faut tout un village pour élever un enfant » voici bien une manifestation de cette sagesse africaine. L'amour appelle l'amour et la femme blanche voit de plus en plus dans la sensualité du corps et dans la pureté de l'âme noire, un nouvel horizon, un avenir plus radieux et réciproquement pour ce qui concerne les rapports entre l'homme blanc et la femme noire. On le dit souvent, l'avenir de l'humanité c'est le métissage (les Africains préfèrent parler d'ouverture) mais je ne suis pas sûr que l'on ait mesuré que ce métissage là, est la dernière chance de l'humanité de se remettre sur les rails d'une évolution plus raisonnable. Ce qui me séduit dans l'âme africaine authentique, c'est cette proximité avec la Nature et la Terre nourricière. Chez les Africains, même les plantes ont une âme. En allant trop vite en besogne, les hommes du Nord ont conquis le Monde, c'est vrai, mais ils ont perdu l'essentiel. Ils ont perdu cette conscience du vivant, cet attachement aux valeurs les plus profondes et les plus authentiques que sont l'amour de la vie, l'instinct de survie. Un peu par accident, la dernière espèce animale apparue sur Terre, est l'hominidé.

Mais l'histoire de la vie nous apprend que l'adaptation au milieu, l'évolution, la stabilité d'une espèce, tout cela prend du temps et le temps ne pardonne pas ce qui se fait sans lui. Oui, les Africains sont en retard par rapport aux hommes du Nord. Et alors ? Mon sentiment est que les Africains sont dans le bon tempo de l'évolution des espèces. Nous, les hommes du Nord, avons déréglé notre machine évolutive. Nous avons pété les plombs et risquons l'asphyxie et la mort si nous ne mettons pas un bémol à notre schizophrénie consumériste de développement, de production, de vitesse et de complexité. Se rattacher comme des désespérés aux vraies valeurs de l'âme africaine, est probablement une solution pour sauver l'humanité tout entière. Les sociétés africaines authentiques nous apportent la chaleur humaine que l'on peut opposer à notre indifférence et notre mépris. Elles nous apportent la convivialité pour lutter contre notre égoïsme, l'instinct et la spontanéité pour lutter contre nos calculs bien souvent sordides. En opposant liberté du corps et de l'esprit à nos contraintes et nos frustrations, en opposant son naturel à notre propension à l'artificiel, en opposant sa sensibilité à notre tripotage cérébral, en opposant sa simplicité à notre complexité, l'âme africaine va devenir un modèle à suivre.
La France est aujourd'hui dirigée par le dernier carré des hommes fermés, repliés sur des valeurs aujourd'hui dépassées. Or, une société repliée sur elle-même n'a pas d'avenir. Le comprendrons-nous assez tôt pour éviter notre disparition ?

François MAUGIS Président de l'association Energie Environnement
Membre du Conseil économique, social et culturel du Parc national de la Réunion
45 bis chemin des Pruniers - 97490 Ste CLOTILDE Ile de La Réunion (France DOM)

Article trouvé dans le site de la fondation ki-zerbo

 

En ce début de mois de ramadan, que la plus part des fidèles craignent tant, les premières fatigues ne tarderont pas à se faire ressentir. Tenir plus de 12h sans manger ni boire une gorgée d'eau par ces temps de chaleur ne sera pas une chose facile à supporter. Pour les travailleurs, les efforts seront compliqués à gérer et la concentration difficile à captiver. De ce fait, la plateforme de commande et de livraison de repas, www.hellofood.sn propose quelques conseils alimentaires afin d'affronter dans les meilleures conditions ce mois d'abstinence.


Pour le premier repas, communément appelé « ndogou » qui marque la fin de la journée de jeûne, il est recommandé de manger sucré afin de rebooster rapidement l'organisme. Les dattes consommées par tradition et le gras contenu dans les végétaux sont les meilleurs alliés. Du fait des températures chaudes, beaucoup de personnes ont tendance à commencer par absorber une boisson froide ce qui peut s'avérer dangereux. Les boissons chaudes, thé, café, sont donc conseillées mais de façon raisonnable car ils doivent seulement servir à apaiser les premières sensations de faim et de soif avant le second repas.


Le deuxième repas ou diner, devra être servi idéalement 2 ou 3 heures après le « ndogou ». Il est conseillé d'éviter le repas trop copieux car il pourrait avoir un effet sur le métabolisme et pourrait rompre la bonne continuité du ramadan. Au Sénégal où manger du riz le soir est une tradition, cela devrait être revu. Il est donc recommandé de débuter par une soupe de légume suivi d'un plat de poisson, d'une viande blanche accompagné de légumes vert.


Contrairement aux croyances, il ne sert à rien d'ingurgiter une trop grande quantité de nourriture avant de dormir puisque le tout sera stocké pendant le sommeil et non assimilé.
L'assimilation est optimale avant l'effort et en aucun cas pendant le repas. De plus, si le repas est trop lourd, la faim ne sera fera pas sentir au moment du repas du matin .Vous n'aurez pas faim au moment du petit déjeuner et cela vous poussera à sauter ce repas indispensable.


Le troisième repas, celui qui précède le début du jeune est aussi très important et ne doit en aucun cas être négligé, il va fournir à l'organisme toute l'énergie nécessaire pour tenir et éviter les coups de fatigué durant la journée il devra être constitué d'un potage, de fromage, de viande et surtout de féculents. Pensez à boire suffisamment voire excessivement pour constituer des réserves d'eau et éviter ainsi la déshydratation.


Gardez en tête que la consommation des aliments à digestion lente tels que le blé, le riz, les pâtes et la semoule est très bénéfique en cette période de ramadan car ils restent jusqu'à huit heures dans l'organisme contrairement autres aliments généralement digérés en seulement quatre heures.


Bon ramadan ! Moustapha Baidy SOW Regional head of communication Hellofood-Jovago-Easy Taxi

 

Chelala, Ninou est Franco-libanaise – L'albinos en Afrique. La blancheur noire énigmatique.
Paris, L'Harmattan, 2007, 220 p., bibl.
« Signe divin, mauvais présage, génie des eaux, mi-homme mi-dieu, l'albinos en Afrique revêt diverses identités qui l'assignent fréquemment au monde de l'invisible. Il est pourtant entièrement homme et africain. Sa blanche morphologie le place en contraste avec le monde de couleur qu'est l'Afrique. A l'origine de cette différentiation existe une pathologie génétique qui étend ses effets au-delà du corps de l'individu. C'est au niveau du corps social que ses répercussions sont les plus intenses et les plus influentes. L'ambivalence et l'ambiguïté que représente un être blanc né de parents noirs n'a eu de cesse d'alimenter un système symbolique créé autour de l'albinos et de le cantonner à ces représentations sociales. Or, l'albinos d'Afrique connaît, depuis quelques années, de grandes opportunités d'élargissement de ce carcan social. Avec la volonté de se construire sa propre identité en dépit de l'altérité dont il est porteur et avec l'aide d'une société civile émergente, les albinos d'Afrique redéfinissent leur identité individuelle. Le terrain mené auprès de l'Asmodisa, association d'albinos du Cameroun, montre de quelle façon une minorité discriminée peut générer un impact sur sa société ».

Au moment où les médias internationaux se délectent de faits divers relatant les actes de violence faite aux albinos en Afrique de l'Est notamment (crimes en vue de prélever des parties du corps pour des besoins de fétiches, viol, stigmatisations), ce livre vient fort à propos bien qu'il semble n'avoir pas été suffisamment relu. Il pose malgré tout, des questions pertinentes.
Articulé sur trois chapitres (« Inventions historico-sociales de l'albinos » ; «La construction de l'identité de l'albinos » ; « Étude de cas :
l'Asmodisa au Cameroun »), il se propose de décrypter les logiques symboliques et sociales induites par la blancheur de la peau chez certains Noirs en mettant en exergue un paradoxe basé sur la logique hiérarchique plaçant la couleur la plus claire au sommet de la pyramide, tandis que la couleur la plus foncée se situerait à la base. En effet, alors que la blancheur est considérée, grâce à un travail de sape mené par la colonisation comme la couleur supérieure, l'albinos qui sur le plan physique (de type caucasien) devrait pourtant être un modèle de beauté est l'objet de rejet. L'albinos qui est déjà blanc (l'étymologie latine albus signifiant blanc), mais avec des cheveux crépus ne récolte pas les suffrages de ses congénères authentiquement noirs. D'ailleurs, le bébé albinos était, dans certaines civilisations « rendu » à son « monde d'origine », le monde invisible, c'est-à-dire sacrifié.

Ninou Chelala explique tout cela par un contraste : la méconnaissance scientifique du phénomène fait de la blancheur de la peau d'un individu aux traits négroïdes le terreau à partir duquel se développent des imaginaires divers et des préjugés le plus souvent négatifs. L'albinos est souvent considéré comme la preuve d'une transgression de règles de fidélité par exemple. De la rencontre entre Blancs et Noirs, résulte une « identité tripartite » de l'albinos : il est partagé entre être humain, esprit et homme blanc. Son corps est tout à la fois supposé recéler des pouvoirs magiques dont certaines parties (cheveux, ongles, membres, organes, etc.) sont recherchées dans le cadre des pratiques fétichistes, et évité, rejeté, marginalisé. C'est sur la base de cette altérité ambivalente et stigmatisée, des imaginaires ayant cours dans la société dans laquelle est socialisé l'individu albinos que celui-ci construit son identité. L'intériorisation de tels imaginaires projetés par son milieu, et le regard insistant des autres amènent les albinos à développer à la longue « un complexe d'infériorité qui les handicape, plus ou moins profondément, dans leur développement psychique et relationnel » (p. 75) du fait de la perte de confiance liée à ce qui est dit d'eux dans la société. Donc, le « handicap physiologique » se double d'un « handicap psychologique » (p. 81) qui influe sur le développement intellectuel de l'individu albinos. Cet inconfort se traduit par tout l'arsenal de stratégies développé par l'albinos africain en vue de se conformer, de correspondre au maximum aux traits de beauté fixés par la société et donc de rendre moins visible sa différence : teintures capillaires, produits de « bronzage ».

L'albinos a été considéré dans la tradition judéo-chrétienne comme fruit de la malédiction de Chaam répudié par son père Noé, laquelle malédiction a servi à justifier la suprématie des Blancs et l'infériorité des Noirs.
D'autres ont pensé qu'ils étaient des rescapés des bateaux ayant fait naufrage au large des côtes africaines. D'autres encore ont imaginé que la présence de « nègres blancs » en zone tropicale était la preuve de la primauté de la race blanche sur terre. Ce n'est qu'à partir du XIXe siècle que la recherche scientifique va tempérer les tendances « albinophobiques » du passé. Ainsi, la connaissance scientifique va progressivement amener l'albinos à comprendre l'origine génétique de sa dépigmentation donc, la fausseté des imaginaires entretenus par sa société. Il se sent ainsi déresponsabilisé, déculpabilisé. C'est à ce moment et à cette condition seulement qu'il apprend à s'accepter et à regagner l'estime de soi. Ninou Chelala impute ce changement (surmonter ou dominer le complexe) aussi bien au travail de sensibilisation joué par les associations qu'à l'impact du discours religieux qui attribue à la volonté divine l'existence de l'albinisme.

Toutefois, l'acceptation de soi qui en résulte génère chez l'albinos ainsi réhabilité des comportements de surcompensation des complexes et frustrations accumulés auparavant (à l'école surtout). Dans le but de réparer les torts, de faire changer l'image que les non-albinos ont de lui, il est amené à quadrupler « ses capacités de telle sorte que l'entourage social et familial soit surpris et amené à le considérer d'un nouvel œil » (p. 96).

Pour Chelala, l'association constitue un cadre permettant aux albinos de développer des sentiments communs, d'échanger des expériences, des points de vue et de partager la même idéologie de lutte pour la transformation des stéréotypes et des représentations sociales à travers des réussites scolaires ou professionnelles. L'association qui sort l'individu de l'isolement, de l'ignorance suscite réconfort, confiance et estime de soi.
Elle fait des albinos des militants dont les actions amènent « la société à reconsidérer la personne et à assouplir la tolérance et les préjugés dont elle faisait preuve » même si « l'étrangeté d'un tel rassemblement, la visibilité qu'ils se donnent et les changements qu'ils provoquent produisent des modifications de stéréotypes au lieu de leur disparition ainsi qu'un virement de catégorie plutôt qu'une dissolution » (p. 117).


Ninou Chelala illustre ses propos en s'appuyant sur le cas de L'Asmodisa Cameroun dont la politique de sensibilisation et d'explication scientifique de l'albinisme a abouti, grâce au battage médiatique, à l'atténuation ou au changement des représentations sociales du phénomène. L'Asmodisa a aussi contribué à diffuser des informations sur l'hygiène de vie de l'albinos liée à la fragilité de cette catégorie de la population.
Certes, Ninou Chelala ne fait pas la démonstration (résultats d'enquête à l'appui) du rôle de la religion dans la déresponsabilisation de l'albinos.
Elle ne fait pas non plus mention de ce qui défraie la chronique aujourd'hui, à savoir les crimes rituels, la chasse aux organes des albinos dans certains pays africains. Toutefois, est mis en exergue à travers cette étude la place de l'école, donc de la connaissance scientifique et celle de la société civile, notamment des minorités marginalisées comme facteurs et agents du changement social.


Jean-Pierre Missié, « Chelala, Ninou. – L'albinos en Afrique », Cahiers d'études africaines.


Ninou CHELALA est titulaire d'un master d'Anthroplogie à l'Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris. Elle entreprend des recherches sur la société civile en Afrique, notamment sur les initiatives des minorités marginalisées à un problème de santé.
A lire
Site de l'ASMODISA, www.asmodisa.org.
Site internet d'Albinos sans Frontières, www.asf-awb.org/fr.
Site d'Amnesty international www.amnesty.fr.
Site de Village Enfant Albinos du Cameroun www.veac-cm.com


Préface de Marie-Christine Lipani Repenser les médias
COMMUNICATION, MÉDIAS AFRIQUE NOIRE Côte d'Ivoire

Ce livre n'est pas une simple analyse du journalisme (et de ses faiblesses) en Côte d'Ivoire. Il interroge également le rôle des journalistes dans la mise en place d'un "vivre ensemble", pensé tel un bien commun. Les auteurs évoquent un "journalisme citoyen", permettant aux individus de devenir des citoyens à part entière, des personnes sociales aptes à décider de leur choix de vie, de leurs orientations sociales et politiques, et de sortir du conformisme ou de toute tentative de manipulation.
«Ce livre n'est pas une simple analyse du journalisme (et de ses faiblesses) en Côte d'Ivoire, il va bien au-delà. Il interroge le rôle des journalistes dans la mise en place d'un "vivre ensemble", pensé tel un bien commun.
Les auteurs évoquent "un journalisme citoyen", un journalisme permettant aux individus de devenir des citoyens à part entière, des personnes sociales aptes à décider de leur choix de vie, de
leurs orientations sociales et politiques, et de sortir du conformisme ou de toute tentative de manipulation, un journalisme symbole d'une éducation à la citoyenneté ».
Marie-Christine Lipani


Francis BA R B E Y est enseignant universitaire et chercheur en Sciences de l'information et de la communication. Il a publié plusieurs ouvrages dont.


L'Éducation aux médias. De l'ambiguïté du concept aux dé¬s d'une pratique éducative (Publibook, 2009) et Jean-Paul II et la communication. Ou quand la communication sociale devient facteur de vérité, de liberté et de promotion humaine (Paris, Publibook, 2010).


Il est le président de l'Observatoire de la liberté de la presse, de l'éthique et de la déontologie (l'Olped) en Côte d'Ivoire. Journaliste professionnel, il se consacre désormais à promouvoir l'éthique et la déontologie dans les médias en Côte d'Ivoire

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