Bien que l'Afrique centrale soit le parent pauvre du tourisme africain, il n'en demeure pas moins que cette partie du continent présente un potentiel énorme et pourrait constituer l'avenir du tourisme en Afrique. Selon Xavier Starkloff (directeur Afrique de l'ouest et du centre de jovago.com, site de réservation d'hôtels en ligne), « l'Afrique possède un potentiel touristique énorme mais qui demeure sous-exploité ».
Seul pays de l'Afrique Centrale présent dans le classement Bloom Consulting des destinations africaines, le Cameroun (25e sur 25 pays) possède une richesse touristique et culturelle qui pourrait faire rêver plus d'un touriste... Son architecture teintée d'un paysage rurale parcellé de haies vives témoigne la rationalité de la gestion de l'espace fondé sur la conservation de ses richesses naturelles. Des paysages magnifiques qui vont du sud-ouest au nord-ouest formés de quelques massifs isolés (entres autres le mont Cameroun haut de 4100 mètres) mettent en avant une formidable végétation, constituée de savanes arborées et forêts denses, idéales pour les amoureux du Safari.
La grande richesse artisanale du pays se trouve dans une panoplie impressionnante d'objets d'arts: masques, statuettes en bois et en cuivre, des objets perlés, des pagnes traditionnels...
Sao tomé et principe. Situé à environ 300 km au large de la côte atlantique dans le golfe de Guinée, face au Gabon et à la Guinée équatoriale, ce pays très peu connu des touristes, possède les plus beaux paysages et les plus belles plages d'Afrique centrale. Un coin paisible qui pourrait avec un peu plus de promotion devenir un paradis pour des vacances de rêve, et se hisser au top mondial. Le pays qui connait une forte stabilité sociale et politique, est considéré comme l'une des plus grandes démocraties en Afrique, ce qui en fait une destination sûre pour les visiteurs.
Le Gabon, est sans aucun doute l'un des pays de l'Afrique centrale qui possède tous les « ingrédients » pour développer son tourisme. Malgré son évident potentiel, le tourisme au Gabon peine à se développer en raison de difficultés d'accès aux sites touristiques, des prix élevés des billets d'avion, de la qualité d'accueil très moyenne en raison d'un déficit en formation et du manque d'infrastructures hôtelières. Pourtant tout le décor est planté, le pays dispose de nombreux atouts touristiques. Le Gabon possède une faune et une flore parmi les plus diversifiées au monde. On y trouve de nombreuses espèces animales parmi lesquelles l'emblématiques perroquet gris, les éléphants, les buffles ou encore le gorille dos argenté, les tortus luths, les antilopes... Les végétaux présents au Gabon sont multiples également. On dénombre plus de 8 000 espèces différentes. La spécificité de la zone se traduit par la présence des espèces que l'on ne retrouve pas ailleurs: le Bahia (Mitragyna ciliata), l'Aloma ou le Bilinga d'eau (Nauclea pobeguinii), l'Ebiara (Berlinia bracteosa), le Zingana (Microberlina brazzavillensis), l'Idewa (Haplormosia monophylla), le Nogo (Lecomtedoxa nogo)...
Le Congo. Plutôt moribond au début des années 2000, le tourisme reprend des couleurs au Congo Brazzaville. Le pays s'est engagé à développer un tourisme responsable et durable afin de relancer cette filière. Toutefois, malgré une volonté des autorités, l'énorme potentiel touristique du pays reste sous-exploité. La République du Congo avec ses vestiges historiques, ses villages pittoresques, ses paysages variés, ses plages féeriques, ses traditions ancestrales et religieuses, ses parcs nationaux et réserves de chasse, est un pays agréable à visiter. Des savanes de la plaine du Niari aux forêts inondées du Nord, de l'immense fleuve Congo aux montagnes escarpées et forestières du Mayombe, la République du Congo possède une grande variété de paysages naturels, plus sauvages les uns que les autres. Depuis très longtemps, le Congo possède un art typiquement traditionnel. La sculpture se fait sur bois, argile, sur les défenses d'éléphants. La peinture occupe une place prépondérante. Autant d'arguments qui, avec plus de la volonté, pourraient hisser le pays au rang des destinations africaines.
Enfin, la Guinée-Equatoriale, forte de la réussite de l'organisation de la coupe d'Afrique de football, jouit aujourd'hui de plus en plus de visibilité. Mis à profit, cela pourrait constituer un atout considérable pour le développement du tourisme. Le pays bénéficie également depuis quelques années d'infrastructures considérables (hôtels, routes, hôpitaux...). Comme ses voisins de l'Afrique centrale, la Guinée Equatoriale bénéficie d'un climat équatorial chaud et humide. La saison sèche est la période idéale pour se rendre dans ce pays. Le charme hispanique des villes et la beauté du paysage sont des caractéristiques évidentes de la Guinée Equatoriale. Le pays offre une multitude de sites bien adaptés pour la pratique de diverses activités touristiques. Les belles plages bordées de sable blanc de Bata ou de l'île de Corisco sont des lieux de prédilection pour la baignade. Pour les amoureux des sports d'aventures tels que le rafting ou l'escalade, les collines volcaniques et le pont Cope situés sur l'île de Bioko sont des cadres enchanteurs. Cependant les restitutions de liberté sont un frein à la promotion de la destination.
Cordialement Ismael Cabral Kambell Resp PR & Communication
Jovago Afrique de l'Ouest Tel: +221 77 416 75 74 Skype: Is-kambell

jeudi, 09 avril 2015 11:43

Red in blue trilogie Léonora Miano

 

Collection Scène ouverte 176 pages Diffusion Actes Sud édition L'arche éditeur

Elle nous revient avec une écriture qui exhume le passé ou qui investit et enquête l'histoire. Leonora est cette écrivaine atypique qui veut révéler et inciter à exister, créer, on ne doit pas oublier ou enfouir ou trafiquer l'histoire ; Sous la forme théâtrale elle nous donne à voir la Traite transatlantique. Pape CISSOKO

Révélation, Sacrifices et Tombeau, les pièces formant la trilogie, sont toutes traversées par une réflexion sur la Traite transatlantique et l'esclavage colonial. Fidèle à son habitude, Léonora Miano s'éloigne des sentiers battus pour arpenter des zones inexplorées de la mémoire transatlantique.
Révélation invite le lecteur dans un espace mythologique, un lieu habité par des divinités et des esprits. Mayibuye, figure des âmes à naître dans le Pays premier, refuse désormais de s'y incarner. Sur la terre où naquit l'humanité, les nouveaux-nés voient le jour privés d'âme. L'équilibre de l'univers est troublé. Après un échange avec Ubuntu, esprit des disparus sans sépulture de la Traite transatlantique, Mayibuye exige d'entendre la confession des fournisseurs de captifs. Rois et notables sont ainsi conviés à révéler les mobiles de leur crime. Inyi, divinité féminine, porteuse des âmes à naître, sera secondée par Kalunga, divinité gardienne des passages entre les mondes, pour lever le silence de dix siècles imposé aux damnés. Pour la première fois, leur parole sera entendue.
Sacrifices se déroule sur une île que l'on peut penser caribéenne. Lorsque la pièce commence, Dor chef marron connu sous le nom de King Maroon, s'est éloigné des siens qui célèbrent une victoire de plus sur les armées du gouverneur. Le chef des marrons reçoit un visiteur inhabituel, Sir Charles, venu lui proposer un accord de paix. De part et d'autre, on est las de ces batailles qui durent depuis des années. De part et d'autre, on a bien des raisons de souhaiter l'accalmie. Le prix, cependant, en est élevé, pour la communauté des marrons : ils devront accepter de ne plus accueillir de fugitifs. Tous souscriront-ils à ce sacrifice ? Une longue nuit attend les résistants à l'esclavage.
Le décor de Tombeau est contemporain. Dans un pays d'Afrique subsaharienne, Jedidiah, une Afrodescendante, vient de perdre son frère aîné, décédé au cours de ce premier séjour sur la terre ancestrale. Munie des résultats du test ADN qui confirme leur appartenance à l'une des communautés du pays, elle demande qu'il y soit enseveli comme il le désirait. Que doivent les Subsahariens d'aujourd'hui aux descendants des déportés du trafic humain transatlantique ? L'identité et l'appartenance à un groupe sont-elles affaire de génétique ? Existe-t-il un espace où les fragilités des uns et des autres pourraient se rencontrer afin d'inventer une relation qui ne s'inscrive pas uniquement dans un passé douloureux ?
Née à Douala (Cameroun) en 1973, Léonora Miano vit en France depuis 1991. L'intérieur de la nuit, son premier roman publié, fêtera ses dix ans en 2015. Depuis cet ouvrage couronné de plusieurs prix, Léonora Miano a accumulé les récompenses littéraires.
A ce jour, plus de dix ouvrages ont été publiés sous sa signature. Son écriture s'attache aux expériences subsahariennes et afrodescendantes, les inscrivant dans la conscience du monde. Elle est le premier auteur de fiction à avoir fait pénétrer les identités afropéennes dans le texte littéraire. C'est aussi à elle que l'on doit La saison de l'ombre, le premier roman qui ait présenté la Traite transatlantique du point de vue intime des populations subsahariennes endeuillées par cette tragédie.
En quelques années, cette pionnière des Lettres afrodiasporiques francophones a su tracer un sillon unique.

Bibliographie :

- La saison de l'ombre, roman Grasset 2013 – Prix Fémina et Grand Prix du roman Métis 2013
- Habiter la frontière, conférences, L'Arche Editeur 2012
- Ecrits pour la parole, théâtre, L'Arche Editeur 2012 – Prix Seligmann contre le racisme 2012
- Ces âmes chagrines, roman, Plon 2011
- Blues pour Elise, roman, Plon 2010
- Les aubes écarlates, roman, Plon, 2009 – Trophée des arts afro-caribéens 2010
- Soulfood équatoriale, nouvelles, Nil, 2009 – Prix Eugénie Brazier (coup de cœur) 2009
- Tels des astres éteints, roman, Plon, 2008
- Contours du jour qui vient, Plon, 2006 – Prix Goncourt des lycéens 2006, Prix de l'Excellence camerounaise 2007
- L'intérieur de la nuit, Plon, 2005 – Prix Louis Guilloux 2006, Prix René Fallet 2006, Prix Montalembert du premier roman de femme 2006, Prix Grinzane Cavour 2008 (pour la traduction italienne, catégorie : premier roman étranger). Ce roman est inscrit au programme scolaire camerounais pour les classes de seconde depuis l'année 2010

Léonora Miano a reçu le Grand Prix Littéraire de l'Afrique noire pour l'ensemble de son œuvre en 2012.

 

Autres distinctions :

- Chevalier des Arts et des Lettres (France) 2014
- Prix littéraire de la Porte dorée, Présidente du jury, 2014
- Martin Luther King Jr. Cesar Chavez Rosa Parks visiting Professorship, University of Michigan Ann Arbor, octobre 2012
- Invitée d'honneur de la ville de Nantes, mai 2012
- Membre du comité de parrainage du Prix Ouest France Etonnants Voyageurs, 2011 à ce jour.

http://www.arche-editeur.com/ Merci à Mme Emmanuelle Scordel attachée de presse

 

QU'EST-CE QUE LA DREPANOCYTOSE?
La drépanocytose est une maladie qui est apparue dans différentes régions de la terre, toutes fortement soumises au paludisme : elle est fréquente en Afrique noire, aux Antilles et dans certaines régions de L'Inde et du bassin méditerranéen ainsi qu'aux Etats-Unis au sein de la population noire. Pratiquement inconnue en France métropolitaine il y a trente ans, cette maladie existe dans la plupart des régions urbaines du fait des générations successives de migrants. En France (chiffres avril 2010), on compte 10 000 malades dans l'hexagone, 2 000 en Martinique et 1 500 en Guadeloupe. 430 enfants malades naissent chaque année, principalement en Ile-de-France et dans les Antilles et 130 000 à 150 000 personnes sont porteuses du gène anormal.
Dans le monde, près de 120 millions de personnes seraient porteuses du gène anormal et il y aurait plus de 300 000 enfants drépanocytaires chaque année.

C'est une maladie du sang, du globule rouge ou plus exactement de L'hémoglobine qui est une protéine essentielle dont le rôle est de transporter L'oxygène dans L'organisme. Le malade a une hémoglobine anormale S au lieu de L'hémoglobine A, on dit qu'il est SS. La maladie survient quand, dans certaines circonstances, les globules rouges se déforment et prennent L'aspect de faucilles. Le sang circule dans tout le corps, cette maladie peut ainsi se manifester dans n'importe quel organe.La drépanocytose est une maladie héréditaire transmise par le père et la mère : pour faire un enfant il faut être deux, ainsi notre hémoglobine vient pour moitié du père et pour l'autre moitié de la mère.

• Les personnes qui ont de L'hémoglobine A uniquement sont dites AA, ils sont en bonne santé.
• Il y a des gens qui ont de L'hémoglobine A et S, ils sont AS, ils ne sont pas malades mais ils sont porteurs de la drépanocytose, et ils peuvent la transmettre. Par exemples si le père est AS, et si la mère est aussi AS, L'enfant recevant la moitié de son père et la moitié de sa mère sera ou AA ou AS ou SS et dans ce dernier cas il sera atteint de la maladie drépanocytaire.

Il est important de savoir que toute la famille est également concernée, et que chacun doit aller consulter le médecin pour faire un examen.
L'examen de sang qui cherche cette maladie s'appelle L'électrophorèse de L'hémoglobine, en Afrique, on pratique un examen plus simple qui s'appelle le test d'Emel.

COMMENT SE MANIFESTE LA MALADIE?
1) La douleur
Le sang des patients drépanocytaires va parfois mal circuler dans une partie du corps et alors apparaît une douleur parfois très vive, difficile à soulager pendant 3 à 5 jours. C'est le grand signe de la maladie : ça fait très mal. La médecine a fait de grands progrès pour lutter contre cette douleur. Si la douleur ne peut pas être calmée à la maison, il faut aller à L'hôpital.

2) L'anémie (communément appelée en Afrique «manque de sang dans le corps»)
Les globules rouges se détruisent trop vite. C'est pourquoi les malades sont parfois très fatigués et limités dans L'effort physique. Quand il y a une trop grande baisse du taux de L'hémoglobine, il est nécessaire de faire une transfusion de sang.

3) Les infections
Le malade drépanocytaire résiste moins bien à certaines infections surtout pendant la petite enfance. Les vaccinations sont très importantes et la prise d'antibiotiques est nécessaire ; L'oracilline est donnée préventivement dès la naissance jusqu'à 14-15 ans.

La drépanocytose est une maladie grave qu'on ne sait pas encore guérir mais que L'on sait soigner et qui nécessite toute la vie des précautions. Des crises douloureuses ou des complications peuvent survenir brusquement, sans prévenir. Il existe différentes formes, plus ou moins graves.
Cette maladie fait partie, en France des 30 maladies ouvrant droit à une prise en charge à 100% par la sécurité sociale.
URACA / France / Unité de Réflexion et d'Action des Communautés Africaines /

Un diagnostic dès la petite-enfance
Cette maladie chronique se manifeste dès l'enfance voire la petite enfance, ce sont donc les
parents qui apprennent le diagnostic. La manière dont ceux-ci comprennent, intègrent la
drépanocytose et y font face est déterminante pour l'enfant dans son développement psychoaffectif
et dans le vécu de sa maladie. Les circonstances de la découverte de la maladie, à
l'occasion d'une crise douloureuse, lors d'un dépistage systématique à la naissance du bébé,
..., n'auront pas les mêmes effets selon que les parents se connaissaient ou non transmetteurs
de la drépanocytose, selon aussi l'existence de la drépanocytose chez un des deux parents ou
dans la famille.
Comme pour toute annonce de maladie grave chez un enfant, les parents reçoivent un
véritable choc et réagissent de diverses façons : culpabilité, déception, frustration, colère,
angoisse de mort, dépression, ...autant de sentiments auxquels s'ajoute parfois de
l'incompréhension, un refus ou un déni du diagnostic. L'équilibre du couple et celui de la
famille sont mis à rude épreuve.

Merci à Jacqueline FAURE psychologue
*Service des maladies infectieuses et tropicales - Centre de la Drépanocytose, hôpital Tenon, 75020 Paris

 

Le rapprochement que Feyerabend fait entre "science occidentale" et "la pensée africaine traditionnelle", et le parti-pris relativiste qu'il adopte, conduisent à s'interroger sur le sens et le rôle de ce genre de réflexion dans des contextes déterminés. Il y a des raisons objectives de refuser que la science soit assimilée à un mythe parmi d'autres. Ce texte présente des arguments contre le relativisme culturel.
Étienne Bebbé-Njoh Les controverses autour des thèses du Cercle de Vienne ont laissé, sur la scène épistémologique, une impression générale fort bien résumée par Alain Boyer en ces termes : « On ne sait plus très bien ce qu'est la "scientificité", mais on se refuse à penser que la science n'est qu'un mythe parmi d'autres. »
Le rapprochement que Feyerabend fait entre la « science occidentale » et « la pensée africaine traditionnelle », et le parti-pris relativiste qu'il adopte, comme le reconnaît Larry Laudan, conduisent à s'interroger sur le sens et le rôle de ce genre de réflexion dans des contextes déterminés.
Que la rationalité scientifique ne soit pas la seule forme concevable de rationalité, cela va sans dire. Mais elle est tout de même singulière de par sa constitution, qu'on a tendance à perdre de vue : un code de construction de connaissances fondé sur les lois de la pensée et les lois de la nature. On ne le dira jamais assez : ces lois procèdent d'une réflexion sur les opérations effectives de l'esprit humain. La logique

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AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
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Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
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