Le Congo doit-il se passer du régime présidentiel ?

Par Starducongo.com | Jeudi 18 Décembre 2014 | Lu 151 fois

Congo, (Starducongo.com) - Il m'a paru naturel et surtout essentiel de m'épancher sur cette question, car il faut savoir que le choix d'un régime politique est tributaire de la manière dont les pouvoirs sont séparés dans un état, ceci étant, pour mener à bien ses reformes le Congo doit il pour autant changer de régime politique ?

Ravel Thombet Le système politique est une forme d'organisation d'un État, il comprend notamment le régime politique, comme mode de fonctionnement structurel, la structure économique, mais aussi l'organisation sociale...
Je le dis sans sourciller, il faut des réformes structurelles profondes au Congo, elles sont certes difficiles, pour les populations surtout, mais indispensables. L'absence de réformes pénalise l'économie congolaise, tributaire du pétrole, plus de 80 du PIB, cela se fait ressentir au niveau de la croissance, de l'emploi et des infrastructures. Une correction durable et significative des déséquilibres budgétaires requiert la mise en œuvre crédible de réformes structurelles ambitieuses pour accroître la croissance et l'emploi. Avec cette mondialisation économique, il nous faut améliorer la résilience face aux changements technologiques, climatiques, et accélérer la démarche vers une économie de la connaissance et de la croissance.
Or, toutes ces reformes ne peuvent se faire si le système politique ne plaide pas en faveur d'une croissance pour tous, sachant que la refonte économique passe par celle du système politique qui, à certains égards, me parait plus que nécessaire au Congo.
Les régimes politiques sont le fruit du jeu des forces politiques dans le cadre institutionnel défini par la Constitution ou par la coutume, s'ajoutent d'autres facteurs, historiques, idéologiques, culturels, qui déterminent la nature des régimes politiques.
Abandonner le système présidentiel pour un régime parlementaire peut faciliter un ancrage démocratique, promouvoir un système dans lequel le chef du gouvernement est élu à la majorité parlementaire, cela peut hérisser certains, mais aurait le mérite de consolider le jeu démocratique et faciliter les alternances.
Tous les régimes ne sont pas démocratiques. Les démocraties se distinguent par l'existence d'une pluralité de partis politiques, par la liberté de choix laissée aux citoyens et par la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
Par ailleurs, on peut classer les différents types de régimes démocratiques selon qu'ils privilégient la collaboration des différents pouvoirs (régime d'assemblée, régime parlementaire) ou leur stricte séparation (régime présidentiel). Certains régimes présentent par ailleurs un caractère mixte, à la fois parlementaire et présidentiel.
Le régime parlementaire, dont Les origines sont à rechercher en Suède autour de 1718, mais c'est en Grande-Bretagne qu'il prend tout son sens, il se distingue une plus grande séparation des différents pouvoirs et par l'existence de mécanismes de régulation en cas de désaccord entre l'exécutif et les assemblées parlementaires. C'est un système constitutionnel caractérisé par l'équilibre entre les pouvoirs du cabinet ministériel et du Parlement, le cabinet est politiquement et collectivement responsable devant le Parlement ; et de ce fait devant le peuple, en contrepartie, le cabinet peut recourir au droit de dissolution. Le Gouvernement et le Parlement travaillent ensemble et ont des moyens d'interaction réciproques, dans ce sens, l'exécutif peut dissoudre l'Assemblée, et le législatif peut renverser le Gouvernement en votant une motion de censure. On dit que le Gouvernement est politiquement responsable devant le Parlement dont il est issu, le Parlement peut être monocaméral ou bicaméral (une chambre haute et une chambre basse), on peut se retrouver dans un système de régime parlementaire dualiste (si le gouvernement est également responsable devant le Chef de l'état) ou dans un régime parlementaire moniste (si le Chef de l'état s'efface et que le gouvernement n'est responsable que devant le Parlement).
Par opposition au régime présidentiel qui se caractérise au contraire par l'absence de responsabilité et de dissolution. Pour l'histoire, le régime présidentiel mis en œuvre en 1787 par les États-Unis, se caractérise par une séparation des pouvoirs, entre le pouvoir législatif qui a le monopole de l'initiative et la pleine maîtrise de la procédure législative, le pouvoir exécutif, qui dispose d'une légitimité fondée sur le suffrage universel, ne peut être renversé, et le pouvoir judiciaire qui dispose de larges prérogatives. Mais ce système montre d'énormes limites.

La principale caractéristique du modèle parlementaire sur lequel je me fonde, réside de manière intrinsèque dans la nécessité pour un gouvernement de disposer de la confiance de la majorité parlementaire, il est donc responsable devant elle et doit remettre sa démission s'il ne dispose plus d'une majorité.
Pour cette raison, l'exécutif est dissocié entre le chef de l'État et le Gouvernement. Le premier, qui peut être un monarque ou un président, cas de la Grande Bretagne ou de l'Allemagne, incarne la continuité de l'État et ne participe pas à l'exercice du pouvoir en dehors de la nomination du chef du Gouvernement. N'ayant pas, en principe, de rôle actif, il est politiquement irresponsable.
En revanche, le chef du Gouvernement et ses ministres assument la conduite de la politique nationale sous le contrôle des assemblées parlementaires : l'autorité et la responsabilité politiques sont ainsi étroitement liées. Pour cette raison, la plupart des actes du chef de l'État doivent être contresignés par les membres du Gouvernement concernés.
Le fonctionnement du régime parlementaire implique une étroite collaboration entre le Gouvernement et les assemblées. Les membres du Gouvernement, qui le plus souvent sont choisis parmi les parlementaires, ont accès aux assemblées. Le Gouvernement dispose par ailleurs de l'initiative législative et participe à l'élaboration de la loi.
Compte tenu des risques de blocage pouvant résulter de la mise en cause de la responsabilité du Gouvernement ou de la perte de confiance dans l'une des chambres, un pouvoir de dissolution, acte par lequel le Chef de l'Etat met fin par anticipation au mandat de l'ensemble des membres d'une assemblée parlementaire est reconnu au chef de l'État ou au chef de Gouvernement. Le renversement du Gouvernement ou la dissolution apparaissent ainsi comme deux mécanismes de régulation permettant de surmonter les tensions qui peuvent survenir entre le Gouvernement et sa majorité. La dissolution présente, en outre, l'intérêt de solliciter l'arbitrage des électeurs.
Je milite pour l'instauration d'un régime parlementaire au Congo un président qui garderait un pouvoir symbolique, comme c'est le cas en Allemagne, Cependant, le régime parlementaire n'est pas la panacée à tous les maux ; il est loin d'être exempt de tout risque
Mais ce système a l'avantage de mettre un terme au risque de l'émergence d'un président qui profiterait de la légitimité du suffrage universel pour se tailler une constitution sur mesure et accaparer tous les leviers du pouvoir. Il est vrai que la dérive monarchique du système présidentiel existe même dans des pays de longue tradition démocratique comme la France, et Il est de l'avis de presque tous les grands auteurs, de Jean-Claude Colliard à Marie-Anne Chendet, et à la Grande-Bretagne qui l'applique au mieux, le régime parlementaire présente des avantages indéniables, il a le principal mérite d'assurer un équilibre des pouvoirs, Cette idée d'équilibre des pouvoirs, évoqué plus haut, est liée à l'existence de moyens d'actions réciproques entre le Parlement et le Gouvernement. Et revêt caractère démocratique réel.
Dans le cas du régime présidentiel, le chef du pouvoir exécutif et les députés sont élus au suffrage universel direct, et aucun de ces deux pouvoirs ne peut renverser l'autre.
Le principal inconvénient du régime parlementaire, c'est le risque d'impuissance des gouvernements à cause d'un rythme de renouvellement de leurs membres et de leurs chefs selon les alliances du moment des partis présents au Parlement.
Le risque principal du régime présidentiel, c'est le blocage et l'affrontement entre les deux pouvoirs, ce qui peut inciter au coup d'Etat en certaines circonstances. Le désordre ou le chaos ne peuvent être des solutions idoines ou durables, toute société quelle qu'elle soit a besoin de stabilité et d'équilibre.

Une bonne manière de réfléchir à la réponse à cette interrogation se trouve, dans l'indispensable questionnement critique des conditions actuelles que l'on a rapidement décrites ci-dessus: sur nos institutions, sur notre cadre de vie, sur nos politiques, sur la forme et le rôle des partis politiques eux-mêmes.

En Somme, bien qu'un régime parlementaire montre des avantages irréfutables, il faut noter que sans une véritable séparation de pouvoirs, sans une justice indépendante, sans la liberté d'expression, de rassemblement et de la presse et sans la liberté d'association, pour ne citer que ceux la, aucun système politique, qu'il soit parlementaire ou présidentiel, ne débouchera sur une véritable démocratie sans promouvoir les alternances, mais aussi sans le respect des institutions. Toutes ces réformes sont génératrices d'économie, et le pays en a grandement besoin.

Ravel THOMBET
Cap sur le Changement

vendredi, 19 décembre 2014 10:11

CONGO : TERRE DE TECHNOLOGIES / Vérone Mankou

 

CONGO : TERRE DE TECHNOLOGIES Vérone Mankou
Vérone Mankou invite les Africains à entreprendre, certain que le numérique et les nouvelles technologies vont soutenir le développement et représenter une opportunité pour le continent. Concepteur de la première tablette tactile et du premier smartphone Africain, il se lance aujourd'hui dans de nouveaux projets et une seule ambition "faire du Congo une terre de technologies". Il veut développer chez les jeunes "l'esprit start-up" et l'entrepreneuriat.

Le fondateur de la société VMK, de la première tablette et du smartphone africains, Vérone Mankou, vient de publier chez l'harmattan son premier ouvrage intitulé : Congo terre de technologies objectives 2025. Loin d'être un manuel d'informatique, ce livre expose la vision de son auteur à travers un diagnostic et une thérapie sur la situation des technologies au Congo et en Afrique en général. Ce livre a été présenté et dédicacé lundi dernier à Brazzaville.
Ce livre comme ceux de technologies n'est pas un manuel d'informatique mais d'un projet de société, avec une vision, un programme et des moyens pour l'exécuter. « Lorsque j'ai lu ce livre la première chose qui m'a frappé c'est que j'avais affaire à un homme qui pourrait servir de modèle aux nouvelles générations, un homme qui montre et qui nous dit comment il est devenu ce qu'il est aujourd'hui, comment il s'est construit à partir d'une expérience anodine des jeux vidéo "nintendo". Voilà comment sa vocation est née et comment il s'est décidé à devenir l'une des personnalités importantes du Congo », a souligné le critique littéraire Mukala Kadima Nzuji.
A travers les soixante-cinq pages de cet ouvrage Vérone Mankou déploie sa vision de faire du Congo une terre de technologies. À aucun moment il ne parle de municipalisation accélérée comme condition de développement mais du numérique qui est son centre d'intérêt.
L'auteur puise dans son expérience un programme qu'il propose et repose sur deux piliers à savoir la formation et l'entrepreneuriat. Il préconise une formation qui doit commencer non seulement à l'université mais dès le berceau. Aussi se penche-t-il sur l'entrepreneuriat où les jeunes pourraient se donner les moyens de mettre en place de petites sociétés à coup d'effort. « Ce livre qui est à la fois une vision, un programme et une ambition nous éloigne de l'informatique pure et dure. C'est l'expérience d'un homme qui s'exprime. il n'y a pas ce langage rébarbatif de l'informatique. Il est d'une dimension pédagogique », a conclu Mukala Kadima Nzuji.
Dans un regard croisé, Idriss Bossoto, enseignant à l'université Marien Ngouabi, a souligné l'idée fondamentale de cet ouvrage qui se focalise sur l'accès aux technologies de l'information et de la communication comme pilier du développement et de l'émergence du Congo. « Cet ouvrage est une façon de positionner le Congo, montrer la voie que le Congo doit prendre pour atteindre cette émergence qui ne pourra se faire que par ces piliers d'esprit start up ; d'entreprise, un volet de la formation. Car étant dans une société de connaissance elle est la matière première du développement économique ».
Dans cet essai Vérone Mankou s'exprime sans fioriture sur son parcours à travers des chapitres comme I have a dream, là où tout a commencé. Il propose ce que doit être le Congo en 2025 et parle de la fondation Bantuhub qui propulse les jeunes créateurs de projets.
Consacré comme l'un des cent jeunes dirigeants africains de quarante ans et moins appelés à jouer un rôle important dans le développement de l'Afrique par l'institut Choiseul en 2014, Vérone Mankou a été désigné en 2013 parmi les 30 meilleurs jeunes entrepreneurs africains et en 2014 dans le top 20 des bâtisseurs de demain pour l'Afrique par Forbes.
adiac-congo.com

 

Rapprochement diplomatique historique entre Cuba et les Etats-Unis

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 17.12.2014 à 16h17 • Mis à jour le 17.12.2014 à 21h03

Après plus d'un demi-siècle d'embargo, les relations entre les Etats-Unis et Cuba vont être presque normalisées. Le président américain, Barack Obama, et son homologue cubain, Raul Castro, ont confirmé dans deux discours prononcés en même temps, mercredi 17 décembre, le rapprochement historique entre les deux pays, dont les relations diplomatiques sont rompues depuis 1961.

« Nous commençons un nouveau chapitre entre les nations des Amériques », a dit le président américain. « Nous sommes séparés par quelques kilomètres, mais une barrière psychologique nous éloignait. Etant donné que nous avons des relations avec la Chine, un pays communiste, et avec le Vietnam, j'ai souhaité revoir nos relations avec Cuba », a-t-il ajouté, avant de lancer en fin de discours : « Todos somos Americanos » (« Nous sommes tous américains », en espagnol.)

Lire le décryptage : Que va changer le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba ?

LEVÉE DE L'EMBARGO AVANT 2017 ?

Concrètement, les Etats-Unis vont « rouvrir une ambassade à La Havane », dans un délai qui n'a pas été donné par M. Obama, et l'embargo, en vigueur depuis 1962, sera examiné par le Congrès, seul habilité à décider d'une éventuelle levée. La Maison Blanche souhaite que cet embargo commercial soit levé avant que le président Barack Obama ne quitte ses fonctions, en 2017. Une visite du président américain sur le sol cubain n'est « pas exclue », a également déclaré le porte-parole de la Maison Blanche.

L'objectif de cet embargo était de précipiter la chute du régime cubain mis en place après la révolution de 1959, les Etats-Unis étant le débouché traditionnel de l'économie cubaine. Mais les décennies ont passé sans que les restrictions économiques et financières produisent de résultats probants. « Les sanctions ont eu relativement peu d'effet, l'isolement n'a pas fonctionné », a d'ailleurs reconnu M. Obama.

Après des mois de négociations secrètes, le président cubain, Raul Castro, et son homologue américain, Barack Obama, ont annoncé la restauration des relations diplomatiques entre leurs deux pays. | AFP/YAMIL LAGE

CASTRO : « NOUS AVONS DÉCIDÉ DE RÉTABLIR LES RELATIONS AVEC LES ÉTATS-UNIS »

Lire notre décryptage : Le plus ancien embargo vit-il ses dernières heures ?

« Nous avons décidé de rétablir les relations avec les Etats-Unis », a dit presque au même moment Raul Castro, prônant « un dialogue respectueux avec les Etats-Unis » et « des mesures mutuelles pour aller vers la normalisation ». « Cela ne veut pas dire que le principal est résolu, l'embargo doit cesser », a-t-il ajouté, reconnaissant « nos différences en matière de démocratie et de droits de l'homme, mais nous sommes disposés à discuter ».

Avant ces discours, plusieurs responsables américains cités par l'agence Associated Press et le New York Times affirmaient que les Etats-Unis allaient alléger les restrictions sur les voyages et le commerce qui touchaient l'île.

Dans l'après-midi, le gouvernement cubain avait libéré l'Américain Alan Gross, 65 ans, en prison sur l'île depuis cinq ans pour espionnage. Washington a toujours conditionné une détente avec Cuba à la libération de cet ancien contractuel de l'agence fédérale américaine pour le développement international (Usaid). Dans la foulée, le gouvernement cubain a aussi libéré cinquante-trois prisonniers politiques, selon un responsable américain. Aux Etats-Unis, trois personnes considérées comme des prisonniers politiques par Cuba ont été libérées.

« Nous avons décidé de rétablir les relations avec les Etats-Unis », a dit presque au même moment Raul Castro. | REUTERS/REUTERS TV

LE RÔLE CLÉ DU PAPE

Le pape François a joué un rôle d'intermédiaire essentiel dans ce rapprochement historique. A l'annonce des deux chefs d'Etat, le Vatican a fait part de la « grande satisfaction » du pape concernant « une décision historique ». Selon un haut responsable américain, cité par le New York Times, François avait lancé un appel personnel à Barack Obama dans une lettre « cet été », et séparément à Raul Castro. Le Vatican, dont Cuba est un des dossiers diplomatiques privilégiés, avait accueilli des délégations des deux pays pour finaliser le rapprochement. Par contre, Fidel Castro n'aurait « pas été impliqué dans les discussions ».

Des signes de détente étaient apparus ces dernières années. Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel en 2006, a mis un frein aux diatribes antiaméricaines. Barack Obama a lui pour sa part assoupli les règles qui s'appliquent aux voyages vers l'île communiste. La publication, il y a quelques mois, d'un éditorial du New York Times intitulé « Il est temps d'en finir avec l'embargo sur Cuba », avait été jugé « d'une grande habileté » par Fidel Castro.

 

Ce mercredi 17 décembre, la rédaction de RTL s'est désolidarisée d'Eric Zemmour en réaction à ses propos tenus dans un quotidien italien.

Jusqu'où Eric Zemmour ira-t-il dans la surenchère ? C'est en tout cas la question que se posent politiques et journalistes en réaction aux propos que le polémiste a tenus dans le quotidien italien Corriere della Sera. Même si le journaliste auquel il accordé son entretien a fait savoir que l'auteur du Suicide français n'avait pas employé le mot "déportation", les idées diffusées sont marquées par le sceau de l'islamophobie envisageant l'hypothèse de l'expulsion de 5 millions de musulmans français.

Lire aussi : Zemmour et la déportation : Cazeneuve condamne ses propos sur les musulmans

Mardi 16 décembre, c'est Bruno Leroux, le ministre en charge des relations avec le Parlement, qui a interpellé les médias sur leur responsabilité à accorder une tribune au polémiste. "Il est temps que les plateaux télé et les colonnes des journaux cessent d'abriter de tels propos. L'islamophobie est un racisme qui ne doit plus avoir pignon sur rue dans la République" a-t-il indiqué dans un communiqué. Et pour avoir pignon sur rue, Eric Zemmour est plutôt doué. Outre ses passages réguliers sur les plateaux de télévision, le polémiste est employé par RTL, Le Figaro et iTélé. Et cela n'est pas sans poser problème.

Au mois de mai déjà, soit avant la publication de son brûlot, le CSA avait "mis fermement en garde RTL" suite à une réclamation du Cran (Conseil représentatif des associations noires) en réaction à une chronique dans laquelle Eric Zemmour évoquait des "bandes" d'étrangers qui "dévalisent, violentent ou dépouillent".

Aujourd'hui, se sont ses confrères de RTL qui se désolidarisent de ses propos. En effet, la rédaction via la société des journalistes a fait savoir par communiqué que les récents propos d'Eric Zemmour "ternissaient les valeurs de vivre ensemble qui ont toujours été soutenues" par la radio.

Employé par deux autres médias, iTélé et Le Figaro, Eric Zemmour n'a pour l'instant pas fait l'objet de grogne similaire de la part de ses autres confrères. Mais jusqu'à quand ? La question mérite en effet d'être posée dans la mesure où le système de surenchère dans lequel il s'est enfermé pourrait en effet avoir des conséquences juridiques sur ses employeurs notamment concernant l'incitation à la haine entre autres.

A titre d'exemple, l'association SOS Racisme a annoncé mardi qu'elle allait porter plainte contre Eric Zemmour pour incitation à la haine raciale.

Vidéo sur le même thème - "On n'est pas couché" : le clash entre Léa Salamé et Eric Zemmour

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