Que dire du Sénégal et des autres Etats ?


Les hauts fonctionnaires et les agents de l'administration ont environ deux mois pour déclarer leurs biens. L'opération lancée par Bamako a pour but de lutter "contre l'enrichissement illicite" dans le pays.


"La corruption est devenue un phénomène de société"


L'Etat malien a lancé en début de semaine une opération qui impose à tous les fonctionnaires de déclarer leurs biens et de justifier leur patrimoine d'ici fin août. Tout agent de l'Etat qui manquera à sa déclaration de biens subira des sanctions. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une lutte "contre l'enrichissement illicite".
Clément Dembélé, professeur des universités spécialisé en science politique, applaudit cette mesure, dans un pays où, selon lui, la corruption prend de plus en plus d'ampleur.


En Afrique c'est en politique que nous voyons des élus, des hommes politiques devenir riches sur le dos du peuple. En vérité on sait comment cela se passe. La corruption, les vols des deniers publics, le blanchiment d'argent, la médiation pour faire octroyer des biens et en retour d'ascenseur on vous donne de l'argent etc.
Au Sénégal beaucoup de tête tomberont en commençant où vous savez.


Tous contre la corruption ouvrez les comptes.

Un livre à défendre-parlez-en

Reines d'Afrique et héroïnes de la diaspora noire / Sylvia Serbin

Comme d'habitude quand il s'agit de montrer avec force argument les valeurs, les richesses du continent noir, les forces occidentales avec leurs arsénals se lèvent pour falsifier l'histoire. On l'a vu avec les écrits de Cheikh Anta DIOP, et actuellement avec ceux de mon ami Tidiane NDIAYE l'auteur du Génocide Voilé. C'est aux africains de s'organiser, de créer des maisons d'édition pour porter des livres, la batailles est livresque et au niveau des NTIC. Comme disait Ki-ZERBO l'africain doit se dire, écrire, pour occuper le terrain , la nature a horreur du vide. Soit on écrit notre histoire soit ce sont les autres qui le feront et ce sera à leur sauce. Pape B CISSOKO

Aucune héroïne noire reconnue par l'histoire universelle.

Sur ce constat, Sylvia Serbin s'est intéressée aux figures féminines ayant marqué l'histoire de l'Afrique et de sa diaspora, de l'Antiquité au début du XXe siècle. La reine Pokou (Côte d'Ivoire), la mulâtresse Solitude (Guadeloupe), Ranavalona III (Madagascar), Madame Tinubu (Nigeria), les Amazones du Dahomey, Harriet Tubman (États-Unis), la Vénus hottentote (Afrique du Sud) : au total vingt-deux portraits de femmes d'influence, résistantes, prophétesses, guerrières, victimes ou mères de héros, pour la plupart inconnues du grand public. - -

Cet essai présente 22 portraits de femmes qui ont marqué l'histoire de l'Afrique et de sa diaspora depuis l'antiquité jusqu'au début du XXe siècle.

On y parle :
– de reines, comme Pokou de Côte d'Ivoire, Ndete Yalla du Sénégal, Anne Zingha d'Angola, Ranavalona III de Madagascar,
– de femmes d'influence comme Néfertiti d'Egypte, la reine Kassa du Mali, Madame Tinubu du Nigeria,
– de résistantes comme la Kahéna d'Algérie, les femmes de Nder (Sénégal), la Mulâtresse Solitude de la Guadeloupe, ou l'Afro-américaine Harriet Tubman,
– de victimes comme la Vénus hottentote, mais aussi de prophétesses comme Dona Béatrice du Congo, de guerrières comme les Amazones du Dahomey et de mères de héros comme celles de Soundiata Keita fondateur de l'empire du Mali et Chaka Zoulou.

Cahier d'illustrations en noirs et blanc avec notamment les photos de : la reine Anne Zingha d'Angola (17e siècle), la reine Ndete Yalla du Walo (Sénégal), 19e siècle, Ranavalona III de Madagascar, la résistante noire américaine Harriet Tubman, les prophétesse Dona Béatrice du Congo (18e siècle) et Alice Lenshina de Zambie, les amazones du Dahomey et la Vénus hottentot

Par kamit La journaliste Mme Serbin a écrit ce livre suite à la réflexion de sa fille qui se plaignait de ne pas voir d'héroïnes noires, dans les ouvrages pour enfants ainsi que dans les dessins animés.
Ainsi, cet ouvrage permettra aux femmes noires ainsi que leurs enfants d'avoir des références en tête quant au rôle que nos ancêtres ont joué durant l'Egypte antique, et lors de la période pré-coloniale et coloniale.


Le livre se découpe en 8 parties:
-les reines d'Afrique
-les femmes de pouvoir et d'influence
-les résistantes
-les prophétesses
-les guerrières
-les romances princières
-la victime
les mères de héros

Concernant les reines, le rôle de la reine Zingha en Angola est très touchante. En effet, soucieuse de conserver une partie de son territoire, elle a dû user de stratégie face aux envahisseurs portugais et hollondais. Lors de négociations avec les portugais, elle a voulu traiter d'égal à égal avec eux, voyant que dans la salle de négociation, il n'y avait pas de chaise, une de ses servante, s'est improvisée en fauteuil, se mettant à quatre pattes afin que sa maîtresse puisse s'asseoir sur son dos.
La reine Zingha a su susciter du respect. Par stratégie, elle se convertie au catholicisme, a contracté des alliances avec d'autres peuples africains, elle a appris à mieux connaître ses ennemis pour pouvoir mieux les dompter, elle envoyait des espions en reconnaissance dans les provinces détenus par les ennemis. Ainsi, elle a pu préserver une partie de son territoire.

Livre contrefait et saboté par les germaniques pour défendre leurs idées négatives sur l'Afrique


www.youtube.com/watch?v=kgwRF6aLiq0

 


Journaliste et historienne de formation, Sylvia Serbin est spécialiste en communication d'entreprise. D'origine antillaise, elle s'est partagée entre l'Afrique, où elle est née, et Paris, où se sont déroulées ses études et une partie de sa carrière professionnelle. Auteur de séries historiques pour la radio et la presse écrite, elle a également rédigé une contribution pour l'Histoire générale de l'Afrique de l'Unesco.

 

EUNESSE AFRICAINE "Bombe à retardement" ou opportunité historique?

African youth : "Time Bomb" or historic opportunity?
Bilingue français / anglais
Groupe Initiative Afrique
Harmattan Côte-d'Ivoire


ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE SOCIOLOGIE ETUDES SUR LA JEUNESSE AFRIQUE SUBSAHARIENNE


L'analyse en profondeur de la situation actuelle de la jeunesse africaine conduit à un pronostic très sombre pour le futur, à moins d'une véritable inversion des politiques actuelles vers de nouveaux "tropismes" : remettre la jeunesse "au cœur" de la politique et mettre l'emploi au centre de la politique économique. Cet enchaînement d'actions conduira à un véritable changement de paradigme, et l'implication de la jeunesse dans cette entreprise sera décisive (ouvrage bilingue).

Les dirigeants prennent conscience de la nécessité de créer des emplois


Par: Kingsley Ighobor Afrique Renouveau:

Cérémonie de remise des diplômes dans un lycée de Tanzanie. Photo: Jonathan Kalan
Lors de l'élection présidentielle de 2012, l'opposition sénégalaise a invoqué le taux élevé de chômage pour mobiliser les jeunes contre l'ancien Président Abdoulaye Wade. C'est principalement le manque d'emplois qui a incité de nombreux jeunes à investir les rues et à voter pour un nouveau gouvernement. Les manifestations ont fait au moins six morts et M. Wade a été vaincu par le président actuel, Macky Sall.


Principale leçon de ces violences pré-électorales : le chômage des jeunes, 15 % au Sénégal, risque d'attiser violence politique et troubles civils. Une enquête réalisée en 2011 par la Banque mondiale a montré qu'environ 40 % de ceux qui rejoignent des mouvements rebelles se disent motivés par le manque d'emplois.
Les gouvernements africains luttent donc contre le chômage à plusieurs niveaux. Au Sénégal, le président Sall a lancé en février 2013 un programme visant à créer 30 000 emplois d'ici la fin de l'année et éventuellement 300 000 d'ici 2017.
Une croissance sans emplois


Beaucoup d'analystes estiment qu'il existe une autre raison de s'intéresser davantage à la jeunesse africaine. Avec 200 millions d'habitants âgés de 15 à 24 ans, l'Afrique a la population la plus jeune au monde. Selon le rapport Perspectives économiques en Afrique, établi en 2012 notamment par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Commission économique pour l'Afrique (CEA) et l'Organisation de coopération et de développement économiques des pays industrialisés (OCDE), ce chiffre devrait doubler d'ici à 2045.
Le taux de chômage inquiétant de la jeunesse africaine est souvent mis en parallèle avec la croissance économique rapide du continent. Selon la BAD, le taux de chômage en Afrique subsaharienne est de 6 %, alors que 6 des 10 économies à la croissance la plus rapide du monde se trouvent dans cette région. Ce taux peut ne pas sembler très élevé par rapport à la moyenne mondiale d'environ 5 %. Mais dans la plupart des pays africains, le chômage des jeunes « est au moins deux fois supérieur à celui des adultes », souligne la BAD.


Selon la Banque mondiale, les jeunes représentent 60 % de l'ensemble des chômeurs africains. En Afrique du Nord, le taux de chômage des jeunes atteint 30 %. Au Botswana, en République du Congo, au Sénégal, en Afrique du Sud et dans plusieurs autres pays, la situation est encore plus préoccupante.
Les jeunes femmes sont plus durement touchées. La BAD a constaté que dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne et dans tous ceux de l'Afrique du Nord, il est plus facile pour les hommes que pour les femmes d'obtenir un emploi, à niveau d'expérience et de compétences égal.


Réalité masquée


Une employée d'une banque de Dar es-Salaam (Tanzanie). Photo: Panos/Mikkel Ostergaard
Les statistiques du chômage en Afrique ne tiennent pas compte des emplois précaires et du sous-emploi dans le secteur informel. Selon un rapport de la Brookings Institution, organisme de réflexion indépendant basé à Washington, « Les jeunes [africains] trouvent du travail, mais pas à des rémunérations correctes et sans la possibilité de perfectionner leurs compétences ou d'avoir une certaine sécurité de l'emploi ». Plus de 70 % des jeunes de la
« République du Congo, de la République démocratique du Congo, de l'Éthiopie, du Ghana, du Malawi, du Mali, du Rwanda, du Sénégal et de l'Ouganda sont à leur compte ou contribuent à des activités familiales ».


Gabriel Benjamin, chômeur diplômé de l'université de Lagos (Nigéria), explique qu'on rencontre souvent de jeunes Nigérians diplômés qui font de petits boulots. « Ils nettoient les sols dans des hôtels, vendent des cartes de recharge téléphoniques ou sont même ouvriers dans des usines ». La Brookings Institution considère le sous-emploi comme un grave problème, qui masque la réalité dans les pays au faible taux de chômage.
Le sous-emploi ne constitue pas une solution à la pauvreté, reconnaît l'Organisation internationale du Travail (OIT), qui signale que jusqu'à 82 % des travailleurs africains sont des « travailleurs pauvres ». Selon les Perspectives économiques en Afrique, plus de 70 % des jeunes Africains en moyenne vivent avec moins de 2 dollars par jour, le seuil de pauvreté défini à l'échelle internationale.
Bombe à retardement


« C'est là une réalité inacceptable pour un continent possédant une réserve aussi impressionnante de jeunes, talentueux et créatifs », souligne Mthuli Ncube, économiste en chef de la BAD. Alexander Chikwanda, Ministre zambien des finances, résume ainsi la situation : « Le chômage des jeunes est une bombe à retardement », qui semble maintenant dangereusement proche de l'explosion.
M. Chikwanda entend ainsi attirer l'attention sur les conséquences d'un taux de chômage des jeunes aussi important sur un continent où chaque année près de 10 à 12 millions de jeunes arrivent sur le marché du travail. Ahmad Salkida, journaliste nigérian qui a été l'un des rares à avoir pu approcher les militants du groupe Boko Haram, a déclaré à Afrique Renouveau que, bien que la motivation de la secte soit principalement idéologique, l'omniprésence du chômage dans le nord du Nigéria facilite le recrutement de jeunes.


Intervention des dirigeants africains


En 2009, les dirigeants africains se sont réunis à Addis-Abeba (Éthiopie) pour tenter d'endiguer le chômage des jeunes. Ils ont proclamé la « Décennie de la jeunesse africaine » (2009-2018) et décidé de mobiliser des ressources, dont celles du secteur privé, en faveur de la promotion des jeunes. Leur plan d'action insistait sur la nécessité de lutter aussi bien contre le chômage que le sous-emploi. Deux ans plus tard, en Guinée équatoriale, ils ont promis une fois de plus la « création d'emplois sûrs, décents et compétitifs pour les jeunes ».


Les gouvernements africains se sont efforcés de joindre les actes à la parole. Ainsi, le Ghana a mis en place un service national de la jeunesse et des programmes d'autonomisation visant à doter les diplômés de l'enseignement supérieur des compétences requises et à les aider à trouver un emploi. Maurice a élaboré un plan visant à inciter les jeunes à se tourner vers l'enseignement technique et la formation professionnelle. La Zambie a adopté une politique nationale pour la jeunesse et créé un fonds pour les jeunes entrepreneurs afin de stimuler la création d'emplois. Le gouvernement nigérian a mis en place un programme d'acquisition de compétences et d'aide à la création d'entreprise dans le cadre du Service national de la jeunesse ; il a également instauré un concours de plan d'affaires, Youwin, qui accorde aux gagnants un financement de démarrage.


L'effet de ces initiatives nationales sur le taux de chômage des jeunes reste à évaluer. Mais il n'y a « pas de solution miracle », indique M. Ncube, qui recommande « de renforcer les mécanismes de création d'emplois ». La Banque mondiale propose également une stratégie pour l'emploi qui accorde plus d'attention au développement rural et à l'investissement dans l'agriculture, tient compte de l'exode rural et prépare les jeunes au marché du travail.
L'afflux de jeunes vers les zones urbaines d'Afrique y aggrave le chômage. Dans les grandes villes comme Lagos, Ibadan, le Caire, Nairobi et Johannesburg, les jeunes font le tour des bureaux à la recherche d'un emploi, quel qu'il soit. Selon les Perspectives économiques en Afrique, ils se heurtent à de nombreux obstacles, notamment à la discrimination, en raison de leur manque d'expérience. Même ceux qui ont la chance de trouver un emploi sont les premiers à être licenciés en période de ralentissement économique.


Les idées ne manquent pas


D'autres idées ont été proposées en vue de créer des emplois. La Brookings Institution préconise de mettre l'accent sur la production industrielle, « le secteur le plus étroitement associé à une forte croissance de l'emploi ». Elle encourage aussi l'accroissement des investissements dans l'agriculture, le tourisme, le bâtiment et dans les projets qui emploient des jeunes. « Les programmes de travaux publics donnent aux jeunes travailleurs, en particulier à ceux des zones rurales et aux personnes peu qualifiées, l'occasion d'acquérir une première expérience professionnelle. »
Le PNUD préconise également d'accroître les investissements dans l'agriculture. Dans son premier Rapport sur le développement humain en Afrique publié en mai 2012, il juge inacceptable que les gouvernements africains consacrent plus d'argent à l'armée qu'à l'agriculture.

Une affiche financée par US Aid : réduire le nombre d'enfants pourrait atténuer le chômage. Photo: Panos/Jenny Matthews
Selon la CEA, ce sont principalement les secteurs des mines et métaux produisant peu d'emplois qui attirent actuellement les investissements étrangers directs en Afrique. L'OCDE prévient que les économies axées sur les ressources naturelles comme « le Nigéria et l'Algérie, qui exportent du pétrole, les pays producteurs d'or, dont l'Afrique du Sud, et la Zambie, exportatrice de cuivre » doivent se diversifier.


En février 2013, le président nigérian Goodluck Jonathan a déclaré sur sa page Facebook que le pays avait déjà commencé à diversifier son économie. Il faisait ainsi allusion à la décision de General Electric d'investir au Nigéria un milliard de dollars dans la production d'électricité et de pétrole. « Ceci va créer des emplois pour des milliers de personnes et avoir un effet multiplicateur pour des dizaines de milliers de personnes », a souligné le président. L'an dernier, Walmart, premier distributeur mondial basé aux États-Unis, a investi 2,4 milliards de dollars dans Massmart Holdings, une grande chaîne de distribution d'Afrique du Sud. Beaucoup y ont vu un exemple des investissements générateurs d'emplois dont l'Afrique a besoin.


La plupart des analystes s'accordent également sur la nécessité d'intégrer dans les programmes scolaires de l'Afrique l'acquisition de compétences et l'entreprenariat. Bien que les dirigeants africains semblent s'intéresser davantage à la réalisation de l'objectif du Millénaire pour le développement relatif à l'éducation primaire universelle d'ici à 2015, la Brookings Institution propose de mettre de toute urgence l'accent sur l'enseignement post-primaire. Beaucoup estiment ainsi qu'il existe un « décalage entre les compétences des jeunes travailleurs [africains] et celles requises par les employeurs ».
La situation n'est pas complètement sombre : les jeunes d'Afrique, dont le nombre ne cesse de croître, sont en effet dotés de beaucoup d'énergie, de créativité et de talents, dont dépend « la prospérité future », lit-on dans Perspectives économiques en Afrique. Il reste désormais à savoir si les gouvernements africains sont prêts à s'attaquer au chômage.


http://www.un.org/africarenewal/fr/

 

Obésité-Comment les inégalités sociales impactent notre état de santé- France-Sénégal et Monde


Le dernier rapport de la Drees sur la santé des Français, publié jeudi, dépeint un état de santé "globalement bon". Mais selon le niveau social, les inégalités restent fortes.


Certes, "l'espérance de vie des Français est élevée", et "la réduction de la mortalité se poursuit". Mais en décortiquant le rapport 2017 sur "L'État de la santé de la population en France", publié par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) et l'agence Santé publique France, les inégalités sont frappantes.


Selon le niveau social des Français, les statistiques du rapport varient fortement.

En clair : l'état global de santé des populations les plus défavorisées n'est pas le même que celui des classes supérieures.


Alimentation, conditions de travail ou encore environnement quotidien : le cadre de vie des Français les plus pauvres touche directement leur état de santé.
Plus de risque d'obésité pour les enfants d'ouvriers. Les données relevées en 2014 sur un panel d'enfants de CM2 montrent une corrélation entre situation socio-économique et risques de surpoids. 12,7% des enfants de cadres étaient en surpoids ou en obésité. C'est 20% pour les enfants d'employés, et le chiffre grimpe encore d'un point et demi pour les enfants d'ouvriers.


Un travail qui rend malade. Face aux maladies professionnelles, les ouvriers sont là-aussi défavorisés.

Plus exposés à la pénibilité du travail et aux environnements polluants, ils tombent plus facilement malade à cause de leur travail. Les statistiques sont sans appel : 72% des maladies professionnelles déclarées touchent des ouvriers. 23% seulement concernent des employés du régime général. Pour les maladies liées à l'amiante, dont le cancer du poumon, 92% des victimes travaillaient en tant qu'ouvriers.


Les Français les plus défavorisés sont aussi plus vulnérables face aux affections cardio-vasculaires : la mortalité liée à ces pathologies est 50% plus importante que pour les classes supérieures.


Une vie plus longue pour les plus aisés ?

Ces inégalités face aux différents troubles et pathologies qui touchent l'état de santé des Français induit un écart non négligeable entre les espérances de vie des différents groupes socio-économiques. A 35 ans, un cadre homme peut ainsi espérer vivre au moins six ans de plus qu'un ouvrier. C'est un peu plus de 3 ans pour une femme.
Enfin, le rapport pointe des disparités territoriales.

La mortalité prématurée est beaucoup plus importante en Outre-mer, avec 30% de décès avant 65 ans, contre 18,5% en métropole. Le nombre d'enfants mort-nés en Outre-mer représente plus du double des décès de nourrissons en France métropolitaine.
Les fontaines de sodas sont maintenant interdites par la loi

Un arrêté publié jeudi dans le Journal Officiel interdit définitivement les fontaines de boissons sucrées dans les restaurants ou les établissements scolaires.
Les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants ne pourront plus être mises à disposition à volonté, gratuitement ou pour un prix forfaitaire, dans les lieux de restauration publique et dans les établissements scolaires, au terme d'un arrêté publié jeudi au Journal Officiel.


Toutes les boissons sucrées concernées. L'arrêté, signé conjointement par les ministres de la Santé, de l'Agriculture et de la Consommation fixe la liste des catégories de boissons touchées par cette interdiction : elle comprend "les boissons gazeuses et non gazeuses aromatisées, des concentrés comme les sirops de fruits, les boissons à base d'eau, de lait, de céréales, de légumes ou de fruits y compris les boissons pour sportifs ou les boissons énergisantes, les nectars de fruits, les nectars de légumes et produits similaires, dès lors que ces boissons contiennent des sucres ajoutés ou des édulcorants de synthèse".


Restauration, écoles et hôtels. L'arrêté a été pris en accord avec la loi Santé de janvier 2016 afin de limiter les risques d'obésité, de surpoids et de diabète, notamment chez les jeunes. Les lieux visés incluent tous les lieux de restauration ouverts au publics, y compris la restauration collective et sociale, l'hôtellerie et les clubs de vacances.

Les fontaines de sodas commençaient notamment à se développer dans le milieu de la restauration rapide. L'interdiction entrera en vigueur au lendemain de la publication de l'arrêté. Une taxe sur les boissons sucrées existe en France depuis 2012.
L'autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni a jugé que le mannequin qui y apparaît est "maladivement maigre".


La mannequin était trop maigre. Une publicité pour la marque de luxe française Yves Saint Laurent a été interdite par l'autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni en raison de l'extrême minceur de la jeune femme sur le cliché.


"Maladivement maigre". Sur la photo en noir et blanc publiée dans le magazine Elle UK, on peut voir une femme allongée sur le sol, les mains dans les cheveux. La mannequin filiforme est vêtue d'une courte robe noire avec un décolleté plongeant.
A la suite de la parution du cliché, l'autorité britannique de surveillance de la publicité (ASA) a été saisie d'une plainte. L'institution a rendu sa décision d'interdiction, mercredi. L'ASA a considéré que la pose du mannequin et l'éclairage de la publicité attiraient particulièrement l'attention sur son buste où "l'on voit les côtes et les jambes du modèle qui apparaissent très maigres".

"Nous considérons de ce fait que le mannequin semble maladivement maigre sur cette image et concluons que cette publicité est irresponsable", a ajouté l'organisme de contrôle. La décision d'interdiction signifie que la publicité ne doit plus être publiée sous sa forme actuelle.
YSL se défend. L'ASA a précisé que YSL "avait indiqué être en désaccord avec la vision des plaignants sur le fait que le mannequin était maladivement maigre" mais n'a pas fourni de réponse détaillée.

Le magazine Elle UK, dans lequel la publicité a été publiée, a dit à l'ASA n'avoir aucun commentaire à faire sur la plainte.
L'apologie de l'anorexie en question.Début avril, dans une offensive contre les ravages de l'anorexie, les députés français ont voté l'interdiction du recours à des mannequins trop maigres et dénutris, au grand dam d'agences qui se disent victimes d'une "stigmatisation". Cette nouvelle mesure était intervenue en France au lendemain de la création d'un délit d'incitation à la maigreur excessive.


D'autres pays comme l'Espagne, l'Italie, la Belgique, le Chili ou Israël ont déjà pris des dispositions législatives ou réglementaires sur ce sujet.
Une pathologie psychiatrique. L'anorexie mentale touche 30.000 à 40.000 personnes en France, des femmes à une écrasante majorité et compte parmi les pathologies psychiatriques présentant la plus forte mortalité.

http://www.europe1.fr/sante/comment-l

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A nos sœurs et frères-Ne
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