Documentaire : il y a 100 ans, l'épopée des Harlem Hellfighters 14-18- Africains-Américains engagés en Europe-Par Nicolas Michel


Le sergent Henry Johnson, membre des Harlem Hellfighters, héros de la 1ère Guerre mondiale et décoré à titre posthume de la Médaille d'honneur, la plus haute distinction militaire américaine, par Barack Obama en 2015. © AP/SIPA


Le 13 décembre à 20h55, la chaîne de télévision France Ô diffusera "La Grande Guerre des Harlem Hellfighters", documentaire de François Reinhardt sur les Africains-Américains engagés en Europe durant le premier conflit mondial.


Cent ans après la première guerre mondiale, des pans entiers du conflit demeurent encore méconnus. C'est pourquoi il faut saluer l'initiative de la chaîne de télévision France Ô, qui diffusera le 13 décembre 2017 à 20h55 un documentaire intitulé La Grande guerre des Harlem Hellfighters.


Réalisé par François Reinhardt, le film revient sur l'épopée du 15e régiment de la Garde nationale de New York, devenu, en mars 1918, le 369e régiment d'infanterie – évidemment plus célèbre sous ses différents sobriquets, « Harlem Hellfighters » (« Combattants de l'enfer de Harlem »), « Black Rattlers » (« Serpents à sonnette noirs »), « Men of Bronze » (« Hommes de bronze »).


Cantonnés à des tâches subalternes


Prenant soin de replacer le parcours de ces Africains-Américains venus combattre sur le front français dans un contexte beaucoup plus large, Reinhardt n'oublie aucun des aspects de l'histoire. Il raconte leurs difficultés à intégrer une armée américaine qui se refuse à accepter des Noirs en son sein, il évoque leurs difficultés à s'entraîner dans un pays qui ne voit pas d'un bon œil que des Noirs manipulent des armes, il souligne qu'ils furent longtemps cantonnés à des tâches subalternes, même après leur arrivée sur le sol français...


Un fragile équilibre, constamment maintenu, entre la grande et la petite histoire


Evidemment, il explore aussi en détails leurs faits d'armes lorsqu'ils furent enfin intégrés et plutôt bien accueillis dans l'armée française, exsangue. Mais toute la réussite du documentaire repose sur le fragile équilibre, constamment maintenu, entre la grande et la petite histoire, entre les destinées personnelles et des mouvements sociaux de plus vaste ampleur, comme celui des droits civiques.


Le temps des héros


Reinhardt s'intéresse ainsi de près aux figures emblématiques qui se battirent au sein des Harlem Hellfighters. Le héros Boris Johnson, qui gagna dans la forêt d'Argonne la croix de guerre française avec étoile et palme de bronze – et attendit 2015, bien des années après sa mort misérable, pour que lui soit accordée par le président Barack Obama la médaille d'honneur, la plus haute distinction militaire américaine. Le musicien James Reese Europe, officier, qui introduisit avec son band le ragtime en Europe et composa avec son camarade de tranchées Noble Sissle On patrol in no man's land inspiré par son expérience du front. Le futur peintre Horace Pippin, qui perdit son bras droit dans les combats, et se fit ensuite connaître avec des œuvre de style dit « naïf » traitant de l'esclavage et de la ségrégation...


Le réalisateur montre à quel point les Harlem Hellfighters furent des précurseurs dans le mouvement des droit civiques


Avec force documents, s'appuyant sur des interviews d'historiens comme l'Américain Jeffrey Sammons, le réalisateur montre à quel point les Harlem Hellfighters furent des précurseurs dans le mouvement des droit civiques, imaginant – à tort – que par leur combat dans l'armée américaine ils pouvaient gagner le respect dont ils étaient privés partout dans le pays. Après le roman graphique de Max Brooks et Canaan White, après le livre Les poilus de Harlem, du journaliste Thomas Saintourens, le combat des « Hommes de bronze » commence enfin à sortir de l'ombre où on les avait cantonnés. Avec cent ans de retard.


http://www.jeuneafrique.com/495971/

 

Ecoutons Mme Isis Noor Yalagi : La jeunesse africaine tiraillée entre la ville et le monde rural-retour aux valeurs africaines
Isis Noor Yalagi ancienne manager culturel, activiste panafricaine, écologiste et permacultrice


 La jeunesse africaine tiraillée entre la ville et le monde rural


L'équipe de WATHI a reçu dans ses locaux Madame Isis Noor Yalagi le 21 mars 2017 lors d'un séjour à Dakar. Cette rencontre a permis d'aborder de nombreux sujets cruciaux pour l'avenir de l'Afrique de l'Ouest et du continent : jeunesse africaine entre milieu urbain et monde rural, questions écologiques et place des pays africains dans la mondialisation, le discours sur le panafricanisme et la gouvernance politique des Etats, question de l'autosuffisance alimentaire et la place des femmes dans nos Etats. Isis Noor Yalagi est une femme d'expérience attachée au continent. WATHI s'est entretenu avec une femme libre proposant une vision personnelle de l'état du continent.


Extraits de l'entretien avec Isis Noor Yalagi


« Je crois qu'il y a une coupure entre la ville et le monde rural. La jeunesse du monde rural, elle aussi est dans cette démarche de globalisation et de mondialisation. Il y a Internet partout, même au fin fond de la campagne, cependant il faut dire que cela marche très mal. D'ailleurs, il serait bien que nous ayons des réseaux partout. La jeunesse des campagnes est au fait de ce qui se passe. Elle est confrontée a plus de difficultés, mais elle est au fait des mutations. Qu'est ce qu'elle est censée faire cette jeunesse? Partir, quitter le village. Elle répond aux sirènes de la ville. D'abord, de la grande ville qui est à côté du village. Ensuite, elle va aller dans les villes moyennes, et finalement elle va se rendre dans la grande métropole.


Nous avons également un phénomène inverse et intéressant à observer. Il y a une amorce d'un exode urbain, très petit voire insignifiant. Des jeunes disent « nous, on revient au village, on revient à la terre ». Ils reviennent avec leurs diplômes, ils n'ont pas beaucoup de moyens, mais il faut revenir. Le monde rural est moins fourni en moyens, en connaissances, en éducation. Au Sénégal, vous avez encore des classes de 80 à 100 élèves. Vous avez encore des classes qui ne sont pas des classes en dur. C'est une désolation. Le milieu rural est un milieu oublié. Les gens quittent la terre, quittent le monde rural pour s'entasser dans les villes et faire ni plus ni mieux, parce que les villes africaines ne donnent pas à manger et à boire à toute cette population. Il y aurait intérêt à investir en milieu rural et faire en sorte qu'ils y restent.
Il y a une amorce d'un exode urbain, très petit voire insignifiant. Des jeunes disent « nous, on revient au village, on revient à la terre ». Ils reviennent avec leurs diplômes, ils n'ont pas beaucoup de moyens, mais il faut revenir


Il y a coupure entre les jeunes des milieux ruraux et les jeunes des villes. Il y a même coupure dans les grandes villes entre les différentes classes sociales de jeunes. C'est moins visible, c'est moins palpable, mais cela existe aussi. Comment faire le lien? Je ne sais pas. Ou bien peut-être si, j'aurais une solution : au lieu de passer ses vacances aux Etats-Unis ou en Europe, ce serait bien d'aller découvrir son pays et de se dire que je retourne dans mon village, dans ma région, ou que je découvre une région de mon Sénégal profond.


Pendant les vacances, même si c'est la saison des pluies, il y a des jeunes qui sont présents et qui peuvent donner des cours. J'en reviens à ce que j'appelle du bénévolat. C'est cela l'amour du continent africain, c'est-à-dire que l'énergie qu'a la jeunesse africaine, elle doit la reservir au continent africain et le milieu rural en a un grand besoin.


Je pense que revenir en milieu rural peut être intéressant. Parce que la grande illusion, c'est le fait de penser que la ville donne tout, qu'elle peut tout vous offrir, alors pourquoi ils reviennent? Ce serait intéressant qu'au village, ceux qui restent se posent ces questions, et qu'ils se disent que « notre base est ici », c'est de là que nous sommes partis, nous avons beaucoup à apporter d'une part mais aussi à échanger avec vous pour voir et faire en sorte que cet exode urbain puisse se faire de la meilleure des façons avec toutes les possibilités offertes, qu'il y ait une vie tranquille, agréable et possible en milieu rural ».


Biographie


Isis Noor Yalagi est née en France d'un père togolais et d'une mère martiniquaise. Son père est un homme de radio. Il a travaillé à Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF) et à Radio France internationale (RFI). « Avec mon père nous avons voyagé sur le continent africain, parce qu'il structurait les radios africaines en Afrique de l'Ouest ». Il a été le directeur des programmes pour l'Afrique de l'Ouest à Radio France Internationale. Ces voyages multiples ont favorisé chez Isis Noor Yalagi un profond sentiment d'attachement pour le continent. Son parcours lui a non seulement permis d'avoir un regard sur l'histoire du continent africain et sur sa diaspora.
Les années 60 sont marquées par les indépendances pour de nombreux pays africains qui ont une histoire avec l'Occident. C'est également une période de revendication que ce soit en Afrique, en Inde et en Amérique latine. Aux Etats-Unis, cette période a été marquée par le combat des Black Panthers pour la liberté des populations noires. L'arrestation de Nelson Mandela en 1962 en Afrique du Sud fut un événement marquant pour la jeune Isis.


Se définissant de la « génération mai 68 », Isis Noor Yalagi avait quinze, seize ans quand ces événements ont éclaté en France. Ils ont été des événements sociaux profonds de revendications de la jeunesse française et occidentale par rapport à leurs pères et à leurs aînés.
Les revendications étaient légions, « cela a été un moment important parce que c'était le début de mon activisme ». C'était aussi le début de la vision d'un autre monde, avec ce mouvement que certains peuvent considérer comme « ringard », mais très important dans la démarche écologique, le mouvement hippie. Il revendiquait déjà une autre vision sur le plan du rapport de l'humain à l'environnement et à la nature.


« Ma démarche panafricaniste survint durant cette période ». La connaissance de notre histoire, des anciens, des aînés, des mutations et des dynamiques sur le continent, la rencontre avec ce que j'appelle l'écologie globale. Puis bien sûr, dans ces mêmes années, nous allons avoir ce mouvement de revendication pour l'émancipation des femmes.


Elle a embrassé le métier de manager culturel et artistique. C'est dans ces années là que tout a pris corps, et qu'elle est fortement inspirée par le combat de la militante des droits de l'homme, féministe et activite américaine Angela Davis. « J'avais tout juste quinze ans, je partais à Paris quand j'ai vu quelqu'un qui lisait un journal avec la photo d'une femme qui avait une coiffure « Afro » superbe, je ne savais pas qui était cette personne. Je descends donc à la station de métro, je vais au kiosque, j'explique au vendeur qu'il s'agit d'un journal avec une femme ayant une coiffure « Afro ».


C'était la une du journal Nouvel Obs. On venait d'arrêter Angela Davis en 1970. Dans cette édition spéciale du Nouvel Obs, on relatait dans une centaine de pages l'histoire de l'Afrique, du peuple africain et de sa diaspora, de la terre mère jusqu'à l'arrestation de Angela Davis. Je découvre un continent immense, avec une histoire extraordinaire, avec un vécu humain de souffrances des peuples africains, de ceux qui sont restés comme de ceux qui ont quitté le continent africain.
« Aujourd'hui encore, je suis inspirée par le courage de Angela Davis, je la remercie beaucoup pour cette étape décisive dans ma vie. Elle fait partie des femmes qui ont été un détonateur pour mon engagement. Quand je pense au combat des femme, je pense aussi à ma mère. Dans l'histoire qui est la sienne, en tant que femme née dans les Caraïbes, dans les Antilles, avec toutes les problématiques, elle avait fait le choix de l'Afrique sans en avoir toutes les données. C'était quelque chose d'instinctif chez elle. Elle a toujours cru en ce continent ». Isis Noor Yalagi vit entre le Togo et le Sénégal.


Entretien réalisé par Babacar Ndiaye, WATHI


https://www.wathi.org/laboratoire/passerelle/isis-noor-yalagi-ancienne-manager-culturel-activiste-panafricaine-ecologiste-permacultrice/
Isis Noor Yalagi, militante d'une spiritualité africaine. (E-jicom)


L'Ecole Supérieure de Journalisme des Métiers de l'Internet et de la Communication (E-jicom) a reçu ce mercredi 6 juin 2013 Isis Noor Yalagi. Dans le cadre des activités pédagogiques internes de l'école, les étudiants ont eu à discuter avec elle d'une spiritualité africaine à retrouver. Elle a par ailleurs convié les étudiants à mieux s'imprégner de valeurs culturelles et spirituelles africaines pour le devenir du continent.


« Avons-nous de la considération pour nous-mêmes? Où se situe notre conscience collective ? Que voulons-nous ? Qu'attendons-nous ? Que sommes-nous ? Quel est notre rêve en tant qu'Africain ? » Telles ont été les principales questions soulevées par Isis lors de sa présentation à E-jicom.


La Martinico-togolaise a sensibilisé les étudiants de l'école de par son engagement pour la jeunesse, ses idéologies et sa croyance en une spiritualité africaine. « Les démarches spirituelles sont les fondements de l'existence et de la société » disait-elle.
Sa présence a suscité un grand intérêt pour certains étudiants. Leurs idées ont appuyé celles d'Isis. Pour mieux comprendre le monde il serait bon de trouver une paix intérieure en étant en phase avec soi-même à travers la spiritualité.


Contrairement aux rencontres habituelles, Isis a proposé aux étudiants de s'asseoir en cercle et non en rang. Une première à E-jicom qui accueille des invités depuis sa création dans le cadre de ses activités pédagogiques internes. Ornée de parure africaine, assortie d'un boubou traditionnel, Isis Noor Yalagi la cinquantaine est revenue sur une partie de l'histoire de l'Afrique.


Du « génocide esclavagiste » à la mondialisation en passant par la colonisation, elle affirme que les Africains ont été dépossédés de ce qu'ils sont, de ce qu'ils ont. Ainsi, elle estime que la jeunesse doit retrouver sa propre foi afin de reconstruire « l'être africain ».
A travers son message engagé, Isis Noor n'a pas manqué d'exhorter les futurs journalistes et communicants à se départir de leurs vêtements d'emprunts et à affirmer leur « être africain ».


Rédaction : Fatima Kane ; Babacar Mbengue; Famory Bathily.


11 juin 2013 - Isis NoorYalagi, une blogueuse martinico-togolaise, ne croit pas en l'Union africaine. Invitée d'E-jicom (Ecole Supérieure de Journalisme des Métiers de l'Internet et de la Communication), le mercredi 05 juin 2013, elle revient dans cet entretien sur ses ambitions pour la jeunesse africaine et son désaccord ...
Une femme énigmatique aux idées généreuses Une dame énigmatique aux idées révolutionnaires, Isis Noor Yalagi a séduit l'auditoire du jour de par la profondeur de ses pensées et la franchise de ses propos. De son vrai nom Auset Noor Yalagi, elle prône le retour aux valeurs africaines. Elle est une ...

 

 

"Donner un nom, c'est donner une vie" Alphonse Tierou- Chorégraphe et chercheur- la Danse

La danse est un mode d'expression, germaine Acogny et Senghor ont tenté de donner à cet art ses lettres de noblesse au Sénégal. Nous n'oublions pas feu Doudou Ndiaye ROSE dans ses élans. Quand tu danses  .

Et ce poème dit long sur le geste :

Me plait ton regard de fauve
Et ta bouche à la saveur de mangue
Rama Kam
Ton corps est le piment noir
Qui fait chanter le désir
Rama Kam
Quand tu passes
La plus belle est jalouse
Du rythme chaleureux de tes hanches
Rama Kam
Quand tu danses
Le tam-tam Rama Kam
Le tam-tam tendu comme un sexe de victoire
Halète sous les doigts bondissants du griot
Et quand tu aimes Rama Kam
C'est la tornade qui tremble
Dans ta chair de nuit d'éclairs
Et me laisse plein du souffre de toi
O Rama Kam

De David DIOP


La pièce chorégraphique présentée par Alphonse Tierou au Café de la Danse s'intitule « Donner un nom, c'est donner une vie ».
Nous sommes dans un petit village africain, perdu au fin fond de la forêt vierge. Le nouveau-né reçoit son nom, son identité, sa vérité. Sous l'autorité du Masque de Sagesse, la cérémonie de la dation du nom accueille l'enfant dans la grande famille humaine, bâtie sur le roc de la spiritualité absolue. Le village est en fête. Les éclats de la lune tombent en nappe d'argent des hauteurs du ciel tropical.


En Afrique, le nom de personne est d'utilité didactique. Il fait fonction de message et véhicule un enseignement d'ordre spirituel ou philosophique. Concret ou abstrait, le nom peut être un mot, un groupe de mots composés ou une expression. Il est souvent inspiré par un événement. Le nom reste l'essence, la vérité de celui qui le porte. Il a une signification qui est fixe et l'étendue de cette signification qui est variable. Il donne lieu à des commentaires improvisés des plus intéressants auxquels chaque personne est invitée à prendre part librement. La dation du nom constitue l'une des techniques de transmission des savoirs dans la culture orale.


Portée par une authentique technique africaine de la danse, cette chorégraphie dont les interprètes font l'éloge du dialogue des cultures, du vivre ensemble et du respect de l'altérité, est une nouvelle approche de la danse africaine, présentée comme une discipline artistique, pensée en termes d'art dans toute sa noblesse et non comme un phénomène sociologique. C'est une danse nouvelle, enracinée dans les valeurs de la culture africaine et respirée, sentie, goûtée, touchée par toutes les femmes et tous les hommes de toutes les civilisations, parce que participant à l'universel

Alphonse TIEROU est chercheur - chorégraphe - écrivain - pédagogue,
directeur scientifique et artistique du Centre de Ressources de Pédagogie et
de Recherche pour la Création africaine à Paris, concepteur et organisateur
d'expositions scientifiques et artistiques sur les arts et la culture
africains, fut Consultant de l'Unesco pour la recherche sur la danse en
Afrique, fut à la fois l'initiateur, le directeur artistique et scientifique
de 1992 à 1996 du projet Pour une danse africaine innovante, projet mis en
place par le gouvernement français et qui a donné naissance au premier
concours panafricain de danse contemporaine africaine à Luanda (Angola ) en
1995. Alphonse Tierou est reconnu comme la référence mondiale de
l'enseignement de la danse africaine.

CANOPE est une branche du CNDP (Centre national de documentation
pédagogique) qui relève du ministère français de l'Education nationale.
Depuis plusieurs années, elle nous fait donner des cours théoriques et
pratiques à des enseignants du premier et du second degré.
Son nouveau livre « Alphabet de la danse africaine » est considéré comme un
document pédagogique exceptionnel et vivement recommandé aux professeurs de
danse et chorégraphes et à ceux ou celles qui souhaitent comprendre la
richesse de l'art africain en se détachant des idées reçues.
* Alphonse TIEROU a collaboré avec des personnalités de premier plan
et des institutions notamment :
- Aimé Césaire ;
- Léopold Sédar Senghor ;
- Plusieurs Ambassades de France dont celle de Copenhague ;
- Plusieurs Centres culturels français à l'international ;
- Plusieurs Centres Chorégraphiques
- Plusieurs musées, dont le musée du quai Branly, le musée de l'Homme,
le musée d'Angoulême.

Attention !! A ce niveau, « Les publications sur la danse africaine sont
rares » (Télérama)

* Un livre qui présente la danse africaine comme une discipline
artistique pensée en termes d'art dans toute sa noblesse, et non comme un
phénomène sociologique.
* Un livre qui valorise à la fois tous les peuples d'Europe et
d'Afrique, et toutes les personnes qui, de par le monde, aiment ou
pratiquent la danse africaine.
* Un livre qui ne se contente pas de nous donner des poissons, mais
nous apprend à pêcher à partir de nos propres valeurs, pour faire de la
beauté de notre Art chorégraphique une saillie de l'utile.
* Un livre qui tord le cou au tribalisme, une des sources des guerres
qui déchirent l'Afrique depuis le soleil des indépendances, en rassemblant
tous les peuples d'Afrique autour d'un même vocabulaire panafricain, dans
l'enseignement de la danse africaine artistique.
* Un livre qui nous rappelle que l'éducation doit viser à apporter à
l'enfant des connaissances et une formation qui lui permettront de devenir
un adulte responsable et autonome et non un futur perroquet.

La Presse en parle
"Avec Alphonse Tierou , on est loin des phénomènes de magie et de transe,
mais on entre dans l'analyse des lignes courbes brisées, horizontales".
Dominique Frétard, Le Monde.
"Avec le Dooplé, les bases théoriques de la danse africaine ont été posées
pour la première fois par écrit, offrant ainsi un so cle à la création
chorégraphique contemporaine", in "Une danse, un style : danse africaines",
Aurélie Louchart. evene.fr
"Ce qui caractérise Alphonse Tiérou est so n regard nouveau posé sur les
productions artistiques africaines, sa volonté de s'approprier un domaine
jusqu'alors ignoré ou étudié uniquement par des Occidentaux". Africultures
Chloé Maurel.
" Alphonse Tiérou, chorégraphe et chercheur, continue de briser les
stéréotypes conçus par les spécialistes européens et américains autour de la
danse africaine". A.C. L'Autre Afrique
"On doit à Alphonse Tiérou pas mal de choses dans le domaine de la danse
africaine : beaucoup de réflexions et de connaissances sur le sujet...Et
puis aussi un livre de référence Dooplé loi éternelle de la danse
africaine". Jean Claude Dienis. Magazine Danser


Chorégraphe et chercheur en danse africaine, auteur de plus d'une dizaine de livres, Alphonse Tierou dirige le Centre de Ressources, de Pédagogie et de Recherche pour la Création africaine (Paris). Il est le premier, sur le plan international, à avoir défini la danse africaine, ainsi que la conception africaine de l'art et du Masque, à laquelle il a consacré son livre Paroles de Masques. Un regard africain sur l'art africain.


En Afrique, il est étudié dans les Écoles de Beaux-arts, au même titre que de grands auteurs tel le prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka.
• Aux USA, ses ouvrages sur la danse sont classés dans la rubrique "choreography and dance studies" et non dans la rubrique "folklore". Ils figurent au programme de plusieurs universités.


• À Paris, Alphonse Tierou anime des cours hebdomadaires de Danse africaine & Bien-Être avec percussionnistes. Grâce à sa méthode pédagogique, il est reconnu comme la référence mondiale de l'enseignement de la danse africaine.
• À travers le monde, il est régulièrement sollicité pour donner des cours théoriques et pratiques, au sein d'universités, d'écoles nationales ou supérieures de musique et de danse. Il prépare, pour 2018, quatre séminaires sur la danse et le masque africains à l'Université populaire de Caen présidée par le philosophe Michel Onfray.
Alphonse Tierou a été officiellement reçu par le célèbre écrivain Aimé Césaire et le maire de Fort-de-France (Martinique), en décembre 2005. Dans ce contexte, il a réalisé Amae-Poyouzon, une création chorégraphique pour la Commémoration de l'abolition de l'esclavage, présentée pour la première fois à Fort-de-France, en mai 2006.
Alphonse Tierou a également travaillé avec Léopold S. Senghor en de multiples occasions.


Son ouvrage Alphabet de la danse africaine est considéré comme un document pédagogique exceptionnel et vivement recommandé aux amateurs, aux professeurs de danse et chorégraphes, et à ceux et celles qui souhaitent comprendre la richesse de l'art africain en se détachant des idées reçues.
Il a été le premier à définir un vocabulaire chorégraphique pour la danse africaine. Pour cela, il a identifié les mouvements de base communs à toutes les danses africaines, à commencer par le "dooplé", une figure matricielle dont découlent tous les autres mouvements.

 

Les âmes errantes-Par le PR Tobie Nathan | Essais

Un essai au regard unique sur la question des jeunes radicalisés, fondée sur une expérience clinique.


En septembre 2014, l'État confie à Tobie Nathan le suivi d'une cinquantaine de jeunes gens en voie de radicalisation. Un an et demi plus tard, il rend un rapport, mais veut poursuivre la réflexion. Un livre est nécessaire. Trop de clichés sont colportés, trop d'idéologies brandies, trop de fausses réponses apportées. Qu'on pense à l'échec des centres dits de « déradicalisation ».

Ou au célèbre « Expliquer, c'est déjà excuser » de Manuel Valls.
Quarante ans passés auprès des migrants, trois ans de consultations avec les jeunes radicalisés. Peu d'intellectuels ont pu les approcher aussi intimement. Il en dresse des portraits ciselés, touchants, empathiques.

Tobie Nathan a mis à profit l'expérience d'une vie pour sonder ces âmes errantes et baliser pour elles un «éventuel chemin de retour». Plus encore! Il les approche «en frère». Lui, le Juif, le migrant, l'enfant des cités, le révolté de Mai 68, se retrouve dans cette jeunesse d'aujourd'hui, engagée, combative, sûre de ses idéaux et de sa place dans l'Histoire. Jeu de miroirs entre radicaux d'hier et d'aujourd'hui : « Je leur ressemble », dit-il.

UNE DÉMARCHE INTELLECTUELLE ET PERSONNELLE


En septembre 2014, l'État confie à Tobie Nathan le suivi d'une cinquantaine de jeunes gens en voie de radicalisation. Un an et demi plus tard, il rend un rapport, mais veut pour¬suivre la réflexion. Un livre est nécessaire. Trop de clichés sont colportés, trop d'idéologies brandies, trop de fausses réponses apportées. Qu'on pense à l'échec des centres dits de « déradicalisation ». Ou au célèbre « Expliquer, c'est déjà excuser » de Manuel Valls.


« JE LEUR RESSEMBLE »


Quarante ans passés auprès des migrants, trois ans de consul¬tations avec les jeunes radicalisés. Peu d'intellectuels ont pu les approcher aussi intimement. Il en dresse des portraits ci¬selés, touchants, empathiques. Tobie Nathan a mis à profit l'expérience d'une vie pour sonder ces âmes errantes et bali¬ser pour elles un « éventuel chemin de retour ». Plus encore ! Il les approche « en frère ». Lui, le Juif, le migrant, l'enfant des cités, le révolté de Mai 68, se retrouve dans cette jeunesse d'aujourd'hui, engagée, combative, sûre de ses idéaux et de sa place dans l'Histoire. Jeu de miroirs entre radicaux d'hier et d'aujourd'hui : « Je leur ressemble », dit-il.

Tobie Nathan est un intellectuel engagé et un grand romancier.


En 1956, Tobie Nathan quitte Le Caire, où il est né huit ans auparavant pour s'installer en France.
En 1979, Tobie Nathan fonde la première consultation d'ethnopsychiatrie (domaine à la croisée de la psychologie clinique et de l'anthropologie) en France.
En 1993, Tobie Nathan fonde le Centre Georges-Devereux et soigne les maux de migrants. L'intellectuel engagé monte par la suite des dispositifs spécifiques pour les sortants de secte.
2012 est l'année de parution de son livre Ethno-roman (Grasset) avec lequel il reçoit le prix Femina. 17 400 exemplaires sont vendus.
En 2014, Tobie Nathan commence à recevoir en consultation des jeunes radicalisés avec leur famille.
2015 est l'année de parution de son livre Ce pays qui te ressemble (Stock) avec lequel il est en position de finaliste au prix Goncourt. 50 000 exemplaires sont vendus.

https://www.editions-iconoclaste.fr/  Merci à la maison d'édition pour cette collaboration

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AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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