Des prothèses de main open source peuvent être imprimées en 3D pour 150$.

Pour les patients souffrant d'une blessure traumatique ayant entraîné la perte d'un membre, ou les enfants nés avec un handicap tel que le syndrome des brides amniotiques (dont la conséquence est souvent que l'enfant naît avec un ou plusieurs doigts manquants), une nouvelle prothèse a le potentiel de changer littéralement leur vie quotidienne. Cependant, les technologies actuelles de prothèse sont très compliquées et onéreuses, pouvant coûter jusqu'à 10 000 $ pour une prothèse de doigt basique. Imaginez qu'au lieu d'avoir recours à des produits complexes et coûteux, nous puissions simplement imprimer une prothèse complète confortablement à la maison !

Robohand est une main mécanique qui peut être imprimée en 3D avec une imprimante MakerBot. À l'origine de l'idée, Richard Van As, un menuisier sud-africain qui a perdu quatre doigts lors d'un accident en 2011. Suite à cet accident, il commença à travailler avec le designer de mains mécaniques Ivan Owen (Seattle) pour concevoir un modèle de prothèse peu coûteux et capable de fonctionner aussi convenablement qu'une main ou que de doigts réels. Se basant sur leur concept, MakerBot a fait don d'une imprimante 3D Replicator 2 Desktop[1] à leur équipe, accélérant ainsi la création de prototypes fonctionnels, tout en réduisant les coûts de production.

Au total, le coût des pièces de la Robohand fabriquées avec l'imprimante MakerBot3D s'élève seulement à 2,50$ de matériel et on obtient une prothèse fonctionnelle complète, incluant le matériel non imprimable, pour environ 150$. En plus d'une économie importante, Van As a compris à quel point cette méthode lui permet d'affiner rapidement sa conception en fonction des besoins spécifiques d'un individu. Suite à la diffusion de son histoire, il a reçu des courriels et des messages sur Facebook de parents d'enfants atteints du syndrome des brides amniotiques voulant explorer le potentiel d'une conception par impression 3D. Cette technologie est d'autant plus décisive pour les enfants que leur croissance est rapide, ils nécessitent de multiples prothèses au cours de leur croissance. À la suite de ces conversations sur le réseau social, au moins trois enfants ont été sélectionnés et ont reçu leurs nouvelles mains.

Le projet est entièrement open source, ce qui signifie que n'importe qui ayant accès à une imprimante 3D peut télécharger le fichier de conception gratuitement et créer sa propre main robotique. Alors que ce projet est toujours en cours de finalisation, les équipements d'impression 3D montrent un vaste potentiel pour notre santé. En facilitant l'accès à tous et en réduisant fortement le coût de production, ces équipements vont permettre à des patients qui s'en sortent difficilement, du fait d'un manque d'accès aux prothèses, de pouvoir vivre une vie normale.
http://framablog.org

 

Créé l'année dernière à l'initiative de l'Alliance Francophone et de RFI, le Prix Stéphane Hessel de la Jeune écriture francophone a couronné le Béninois Claude Romanus Biao et le Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr. Les deux lauréats ont reçu leur récompense au Salon du livre à Paris.
La deuxième édition du Prix Stéphane Hessel de la Jeune écriture francophone a récompensé deux jeunes auteurs : le Béninois Claude Romanus Biao (24 ans) dans la catégorie « poésie » et le Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr (23 ans) dans la catégorie « nouvelles ». Ils ont reçu chacun leur prix lundi 24 février au Salon du livre de Paris, en présence de la ministre déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, de Marie-Christine Saragosse, présidente de France Médias Monde (FMM), et de Patrick Jaquin, secrétaire général de l'Alliance Francophone. L'événement s'est tenu sur le stand « Livres et auteurs du bassin du Congo ».
Resistance et création
A cette occasion, la ministre Yamina Benguigui a rendu un vibrant hommage à Stéphane Hessel. L'auteur du célèbre essai Indignez-vous !, décédé il y a un an, avait accepté d'être le parrain du prix portant désormais son nom. Pour cette deuxième édition, 1 700 contributions ont été reçues sur le thème : « Résister c'est créer, créer c'est résister ». Les comédiens Jacky Tavernier et Jacques Martial, président du Parc de La Villette, ont lu des extraits des textes des deux lauréats.
Le Prix de la Jeune écriture francophone a pour objectif de donner aux jeunes francophones la possibilité de s'exprimer, de contribuer à la création littéraire et de promouvoir la langue française dans le monde. Le Club RFI, présenté par Eric Amiens et Laurent Sadoux, consacrera une émission spéciale « Prix Stéphane Hessel de la Jeune écriture francophone » le samedi 29 mars à 22h30 (TU) sur l'antenne Afrique de RFI.

Vénus Khoury-Ghata, Prix Goncourt de poésie 2011, était la présidente d'honneur du prix. Léonora Miano, romancière, Prix Femina (2013) et Myriam Antaki, écrivaine, étaient les présidentes du jury. Ce jury était composé d'Ernest Pépin, poète et romancier, Prix Casa de Las Americas (1990 et 2000), de Frank Salin dit Frankito, écrivain, journaliste et réalisateur, Prix Carbet des Lycéens (2013), de Jean Guion, président de l'Alliance Francophone, de Patrick Jaquin, journaliste et secrétaire général de Alliance Francophone, de Michèle Barbier, comédienne et membre de l'Alliance Francophone, de Vicky Sommet (Francophonie Magazine), de Myriam Guilhot, Catherine Fruchon-Toussaint, Sayouba Traoré et Yvan Amar, tous journalistes à RFI.

 

Littérature : le Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr remporte le prix Kourouma pour "Terre Ceinte"Racisme »-Par Michael Pauron

Déjà salué pour sa nouvelle "La Cale", le jeune Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr a remporté vendredi le prix Kourouma avec son premier roman, "Terre Ceinte".

À 24 ans seulement, Mohamed Mbougar Sarr en impose. Son premier roman, Terre Ceinte (éditions Présence africaine), est promis à un bel avenir... comme le montre le prix Ahmadou-Kourouma, remis à ce jeune auteur sénégalais, vendredi 1er mai, à l'occasion du Salon africain, organisé dans le cadre du Salon du livre de Genève.

Le pitch : Kalep, une ville du Sahel, est prise en otage par des islamistes. Interdictions, lapidations, exécutions rythment la vie de ses habitants, tandis qu'une poignée d'entre eux organisent la résistance. S'est-il inspiré de Timbuktu, d'Abderrahmane Sissako ? "Non, j'ai terminé Terre Ceinte bien avant qu'on ne parle de ce film." Christiane Diop, son éditrice, aura ces mots : "Ton livre aurait fait un excellent scénario ; malheureusement, le film existe déjà."

Qui se cache derrière ce grand Sénégalais longiligne ? "Je suis né à Dakar, mais j'ai vécu à Diourbel", explique ce fils de médecin. Aîné d'une fratrie de sept, Mbougar a dévoré très tôt tout ce qu'il trouvait à lire. Ses auteurs favoris : Sembène Ousmane, Felwine Sarr, Malick Fall ("La Plaie reste l'un de mes romans préférés"), Albert Camus, Jean-Paul Sartre... mais aussi Léopold Sédar Senghor, une référence qu'il assume, alors que le poète président est souvent décrié dans son pays.
Négrier
À l'école, il commence à écrire. "De très mauvais poèmes", se souvient-il. Ce n'est qu'à l'âge de 16 ans qu'il se lance sérieusement dans l'écriture, tandis qu'il étudie au prestigieux Prytanée militaire de Saint-Louis. Bac en poche, il rejoint Paris et intègre l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), où il étudie toujours aujourd'hui.

Fin 2011, il crée son blog (chosesrevues.over-blog.com) et, en 2014, participe au prix de la jeune écriture francophone Stéphane-Hessel, qu'il remporte dans la catégorie nouvelles grâce à La Cale, qui relate les confidences d'un médecin embarqué sur un négrier. Journaliste, professeur ou écrivain, son choix n'est pas arrêté. Seule certitude : l'écriture ne va plus le quitter.

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Livres | Littérature : le Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr remporte le prix Kourouma pour "Terre Ceinte" | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
Jeuneafrique.com

 

Le colloque aura lieu à Bruxelles les 4 et 5 juillet 2015 sur le thème « Victime »
Marie Jo Bourdin est Adjointe de Direction, Responsable du Pôle Formation et du MEDIACOR (dispositif de médiation, d'accueil et d'orientation), Centre Françoise Minkowska PARIS.
Présidente du Mouvement Européen des Travailleurs Sociaux (METS). Vice-Présidente de l'Association Française de Psychiatrie Sociale.
Formation initiale d'assistante sociale, Maitre en sciences sociales.
Elle a publié en novembre 2013 aux Editions Panafrika/Silex/Nouvelles du Sud, Les Blanches ne sont pas frigides, un ouvrage consacré aux traumatismes liés à l'excision. Minutieusement, elle y décrypte les conséquences post-traumatiques et rappelle la nécessité d'un accompagnement pluridisciplinaire
Laurent Dupont : Chère Marie Jo Bourdin, tout d'abord, pouvez-vous nous dire dans quel cadre vous recevez la parole de ces femmes que l'on dit « victimes d'excision » ?
Marie Jo Bourdin : Je travaille au Centre Françoise Minkowska, un Centre Médico Psycho social qui reçoit des migrants et réfugiés issus des migrations internationales. L'anthropologie médicale clinique est le cadre théorique dans lequel s'inscrit le travail clinique du Centre Minkowska où le thérapeute confronte ses propres références culturelles et modèles explicatoires avec ceux du patient. C'est dans ce cadre précis que je reçois des femmes africaines ayant été victimes d'excision.
L. D. : Il semblerait que l'excision soit, pour beaucoup de ces femmes, intervenue très tôt dans leur vie, avez-vous une idée de l'âge moyen ? Et au moment de l'acte, cela est-il systématiquement ritualisé, pris dans un discours ?
MJ. B. : En effet, la tendance actuelle est d'exciser très tôt. On note cependant une évolution car cela n'a pas toujours été le cas. L'âge où l'on excise ou infibule a considérablement varié en fonction des pays et des ethnies : cela pouvait être quelques jours après la naissance, dans le premier trimestre de la première grossesse, en passant par la période pubertaire ou avant le mariage.
Pour ce qui est de la ritualisation, là aussi les choses ont beaucoup évolué.
L'excision comme rituel de passage n'a plus de sens quand elle est pratiquée sur un bébé. Par contre certaines ethnies, comme les Masaïs en Tanzanie, pratiquent encore les excisions en groupe, vers l'âge de 15 ans et avec un rituel.
L.D. : Loin de céder à un universalisme de l'horreur, votre livre montre la complexité de chacune de ces situations. Est ce que toutes ces femmes se sentent « victime » ?
M.J. B. : Non et en général elles ne se présentent pas comme des victimes et ne se sentent d'ailleurs pas d'emblée comme telles. Elles sont plutôt dans la honte et culpabilité. Cette honte les empêche de se considérer comme victimes d'une tradition ancestrale qui se perpétue encore. Cette honte s'accompagne d'une peur de dire et c'est au fil des entretiens que la notion de victime apparaît.
L.D. : Dans votre livre, il semblerait que la rencontre du discours occidental puisse faire émerger ce sentiment de victime, mais peuvent-elles se sentir également victime du regard ou du discours occidental ?
M.J. B. : Oui elles peuvent se sentir victimes du regard et du discours occidental, même si elles n'en n'ont pas toujours conscience, car elles ont souvent tendance à idéaliser la sexualité des femmes non excisées. Elles se sentent « anormales » (terme beaucoup plus utilisé que celui de victime) et disent « je ne suis pas normale, il faut que le chirurgien me rende ce que l'on m'a enlevé pour être une vraie femme ». En les poussant plus loin dans leur discours, on voit que c'est en rapport avec la norme en occident. C'est d'ailleurs lorsqu'elles sont confrontées à cette norme, véhiculée par les médias, qu'elles se sentent anormales, et donc victimes de ce discours occidental. Une patiente me disait « En Afrique je n'avais aucun problème avec ma sexualité, je me sentais normale, depuis que je suis ici, je me sens et je suis frigide ». De la frigidité, elle en est arrivée au fil des entretiens à se penser victime.
L.D. : Il existe une chirurgie réparatrice, la proposez-vous systématiquement ? Toutes les femmes l'acceptent-elles ?
M.J. B. : Surtout pas ! La chirurgie doit être abordée avec la plus grande des prudences, je le dis et le répète dans mon livre, elle ne doit en aucun cas être présentée comme une solution miracle et incontournable. Comme je l'entends malheureusement parfois. Cela sous-entendrait une banalisation de l'excision et de son cortège de complications médicales, obstétricales et psychologiques puisqu'il y a la chirurgie clitoridienne.
Toutes les femmes ne souhaitent pas la chirurgie et ne l'acceptent pas quand on l'évoque. Ce qui me semble intéressant c'est que dans le parcours proposé, par plusieurs équipes, pour accéder à la chirurgie il y a une consultation sexologique après la consultation médicale. La patiente y reçoit une information sur le type d'excision qu'elle a subi – rappelons ici qu'il en existe quatre selon la classification OMS -, sur la manière de repérer le clitoris sous la peau et sur la possibilité de le stimuler. Il est d'ailleurs intéressant de voir que bien souvent après la consultation en sexologie certaines femmes renoncent d'elles-mêmes à la chirurgie.
Je pense qu'ici il faut souligner que toutes les femmes excisées font preuve de résilience et insister sur le fait que, contrairement aux idées reçues, même excisées, elles peuvent avoir du plaisir sexuel et que toutes ne développent pas de symptômes ni de névroses post-traumatiques
L.D. : La deuxième partie du livre est très originale car vous faites part du dialogue constant que vous entretenez avec une psychologue d'orientation analytique dans l'approche de ces situations. Est-ce que ce choix à avoir avec votre approche singulière de chaque cas en visant à ne pas victimiser ces femmes ? M.J. B. : Valeria Sommer me supervise dans mon accompagnement auprès de ces femmes excisées. Son regard psychanalytique me semble essentiel dans ce type de prise en charge car cela suppose une capacité de décentrage permanent, d'où l'importance de la supervision dans l'écoute de cet irreprésentable, cet indicible qu'elles viennent partager avec moi.
L'intérêt de faire appel à elle dans le commentaire des vignettes cliniques est d'apporter un éclairage avisé sur la parole des femmes que je reçois. Son orientation lacanienne est particulièrement intéressante dans l'interprétation de leur blessure, autrement dit sur la façon dont elles imaginarisent le réel en dehors de tout discours de victimisation. J'ai donc voulu partager avec mes lecteurs la richesse de cette supervision.
L.D. : Pour finir, votre livre montre de façon incroyable comment « victime », ou « se sentir victime », tient également à des discours qui font surgir cette souffrance dans le corps propre des sujets, tout autant que la blessure physique rencontrée. Pouvez-vous nous livrer votre sentiment sur le regard porté sur ces femmes, « victimes, forcément victimes » ?
M.J. B. : Ces femmes sont victimes dans la mesure où, excisées souvent très jeunes, elles n'ont pas le choix, on leur impose cette pratique mutilante.
Celles qui ont voulu résister pour échapper au couteau de l'exciseuse, n'ont pas eu le pouvoir d'agir, car elles ont subi de force la mutilation.
Par contre, j'ai également souhaité mettre en lumière mon sentiment sur les ressources que certains développent pour se reconstruire, se « retricoter » dirait Boris Cyrulnik, après une agonie psychique, après cet état d'effroi et de sidération psychique vécu lors de cette mutilation. C'est devant un tel traumatisme que le cadre de l'Anthropologie médicale clinique prend toute sa pertinence. Il vient montrer que le discours sur la victimisation impose implicitement des représentations culturelles sur l'intégrité corporelle, le statut de la femme, la norme de la sexualité, représentations qui ne sont pas partagées par les femmes concernées. Il y a donc confrontation des représentations culturelles.
Cette approche on l'aura vu est ni exotisante, ni stigmatisante.
(Un projet de troisième ouvrage est en cours sur le thème « psychanalyse et excision »).
Translations : Espagnol (http://www.pipolnews.eu/es/little­pipoles/une­interview­de­marie­jo­bourdin­par­laurent­dupont/), Anglais
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