Sourde, muette, aveugle Histoire de ma vie d'Helen Keller

Quel avenir peut avoir une petite fille de six ans, aveugle, sourde et muette?

Les parents d'Helen sont désespérés jusqu'au jour où Ann Sullivan arrive chez eux pour tenter d'aider Helen à sortir de sa prison sans mots, ni couleurs ni sons.

Les premiers échanges sont houleux, mais la persévérance d'Ann, l'intelligence et le désir d'apprendre d'Helen parviennent à vaincre l'impossible.

Ne vous fiez pas au titre qui peut paraître un peu "Nouveau Détective". Helen Keller est née en 1880.

A 19 mois, frappée par une grave maladie, elle reste aveugle, sourde et muette. Ce livre n'est pas une autobiographie banale. Nous y voyons comment cette jeune fille privée des sens qui mettent le plus en rapport avec le monde extérieur, y a suppléé par un effort continu et est parvenue à un haut degré de connaissance. Ces pages reflètent un véritable drame dans les ténèbres. Elles nous font assister à l'éveil (difficile), puis au développement progressif de ce qu'il y a de meilleur en l'individu : l'intelligence et le coeur. Deux facteurs y concourent : la volonté tenace du sujet, Helen Keller, et l'amour persévérant de son admirable éducatrice, Anne Sullivan.


Helen Keller nous montre surtout que l'être humain n'est pas déterminé que par ses sens. Elle a appris le langage par l'activité de son esprit et aussi, par l'amour. L'homme n'est pas un perroquet ou un singe savant qui répète bêtement des formules toutes faites. Ce livre propose au contraire une méthode pédagogique basée sur la curiosité naturelle de l'enfant, sur sa capacité de faire des découvertes en faisant des expériences. C'est aussi un hymne à la joie d'apprendre en découvrant le beau monde qui nous entoure.


Helen Keller fit un parcours scolaire remarquable: elle apprit l'allemand, le français, le grec, le latin. Elle devint l'une des femmes les plus cultivée du XXème siècle. Ses poètes favoris étaient Goethe et Schiller: "Hugo, goethe, Schiller et tous les grands poètes de toutes les grandes nations sont les interprètes des choses éternelles, et mon esprit les suit avec déférence, dans les régions où la Beauté, la Vérité et la Bonté sont une".


Pour finir, je vous conseille aussi une bonne adaptation cinématographique de cette histoire: Miracle en Alabama (The miracle worker) d'Arthur Penn (1962).

Helen Keller est une petite fille devenue sourde, muette et aveugle après une commotion cérébrale. Ses parents sont désespérés de ne pouvoir lui enseigner quoi que ce soit. L'arrivée d'Ann Sullivan va changer la vie d'Helen : elle lui enseigne un alphabet en dessinant des signes dans la paume de la petite fille, qui va associer ces signes aux objets qu'elle connaît. L'enseignement va se poursuivre avec l'apprentissage du braille, la construction de vraies phrases, l'écriture classique et en braille, et même de la parole.
On ne peut être qu'impressionné par l'exploit d'Helen, qui est parvenue à faire des études universitaires malgré son handicap : assimiler des concepts abstraits sans les voir, faire des mathématiques de mémoire sans pouvoir prendre de notes, ... Elle devait avoir une intelligence vraiment exceptionnelle.


L'histoire d'Helen Keller est un roman jeunesse émouvant, à mettre entre toutes les mains.
Sourde, muette, aveugle Histoire de ma vie d'Helen Keller

Il n'est pas aisé de commenter l'autobiographie d'Helen Keller mais si je ne devais choisir qu'un seul adjectif, je dirais qu'elle est avant tout généreuse. Point de narcissisme ni d'orgueil dans cet ouvrage.
Helen Keller nous ouvre les portes de son univers et rend hommage aux personnes qui lui sont chères et qui l'ont aidée à s'éveiller telle que son éducatrice Anne Sullivan.

C'est absolument fascinant de découvrir avec quelle ténacité, quel courage, Helen accompagnée de son institutrice, chemine jusqu'à un degré de culture exemplaire. Elle qui, à sept ans, ne savait même pas que les objets avaient un nom...


La pédagogie d'Anne Sullivan est admirable. Avec quelle patience et quel dévouement, elle libère Helen de son isolement !

Bien avant de m'apprendre à faire une addition, miss Sullivan m'avait enseigné à goûter la beauté des bois odorants, à aimer le brin d'herbe, à sentir l'harmonie des lignes dans les courbes et les fossettes de la main de ma petite sœur. Elle s'attachait à faire de la Nature l'objet de mes premières préoccupations, en m'inspirant l'idée d'une étroite parenté entre les oiseaux, les fleurs et ma propre personne. (p.40)

Son amour pour la nature, Helen ne cesse de l'évoquer dans son ouvrage. A son contact, les arbres, le ciel, le Vivant deviennent féerie et enchantement. Elle écrit d'ailleurs qu'elle a beaucoup d'amis parmi les arbres et dans la gent canine.

Plus tard, je revins souvent m'asseoir dans cet arbre de paradis où je passai des heures entières, l'âme pénétrée de poésie, l'esprit plein de beaux rêves. (parlant du mimosa du jardin p.42)

Je suis toujours très touchée par les intellectuels qui ont su conserver leur humilité et leur amour de la Nature. Ils m'apparaissent alors encore plus remarquables !

L'éducation d'Helen Keller est marquée par plusieurs étapes particulièrement frappantes pour nous, lecteurs.
On compte bien sûr la découverte du langage puis celle de la pensée abstraite :

Mon institutrice me plaça la main sous le jet du seau qu'on vidait. Tandis que je goûtais la sensation de cette eau fraîche, miss Sullivan traça dans ma main restée libre le mot eau, d'abord lentement, puis plus vite. Je restais immobile, toute mon attention concentrée sur le mouvement de ses doigts. Soudain il me vint un souvenir imprécis comme de quelque chose depuis longtemps oublié et, d'un seul coup, le mystère du langage me fut révélé. Je savais maintenant, que e-a-u (water) désignait ce quelque chose de frais qui coulait sur ma main. Ce mot avait une vie, il faisait la lumière dans mon esprit qu'il libérait en l'emplissant de joie et d'espérance. (p.37-38)

J'enfilais des perles en groupes symétriques, - deux grosses perles, trois petites et ainsi de suite. Je me trompais sans cesse et Miss Sullivan, avec une douce et inlassable patience corrigeait mes erreurs. Je m'aperçus tout à coup que j'avais commis une très grosse faute qui rompait l'harmonie du chapelet. Concentrant toute mon attention, je demeurai un instant pensive, cherchant la manière dont j'aurais dû alterner les perles. Miss Sullivan me toucha le front et épela lentement dans ma main : "pensez." Je compris comme dans un éclair, que ce mot désignait ce qui se passait dans ma tête en ce moment. Pour la première fois, je percevais l'idée abstraite. Longtemps, je demeurai immobile. J'avais cessé de penser aux perles, et, à la lumière de l' idée nouvelle que je venais d'acquérir, je cherchais la signification du mot « amour ». Tout le jour, le soleil s'était masqué de nuages et nous avions eu de courtes ondées. Soudain il se dégagea des brumes et parut dans toute sa splendeur.
Encore une fois j'interrogeai :


- L'amour, n'est-ce pas cela ?
- L'amour, dit-elle, est quelque chose de subtil comme les nuages qui, tout à l'heure, voilaient la face éclatante du soleil.
Puis, en termes plus simples, car je ne pouvais comprendre ceux-là :
- Vous ne pouvez toucher les nuages, mais vous sentez la pluie et vous savez quelle est, après un jour de chaleur, son action bienfaisante sur les fleurs et la terre altérées. L'amour, non plus, vous ne sauriez le toucher ; mais vous sentez de quel charme il pénètre les choses. Sans l'amour vous ne connaîtriez pas la joie, vous ne prendriez au jeu aucun plaisir.
La vérité splendide illumina mon cerveau. Je compris quels invisibles liens me rattachaient aux autres."(p.45)

Helen Keller, toujours soutenue et accompagnée de son incroyable éducatrice, a eu la possibilité d'étudier au collège. Quelle déception pour elle dont l'apprentissage était jusqu'à présent source de réflexion, de rêveries et d'énergie malgré les difficultés.

Mais au collège on n'a pas le temps de communier avec ses propres idées. Il semble que l'on n'y aille que pour entasser des connaissances, non pour y apprendre à penser. Lorsque l'on franchit ce seuil de la science, on doit renoncer aux plaisirs les plus chers : la solitude, les livres, la rêverie. On ne jouira plus du murmure berceur du vent dans les pins. (p.122)

Cependant le collège n'est pas, ainsi que je l'avais cru, un refuge de l'universelle sagesse. On ne s'y rencontre pas face à face avec les grands hommes et les sages. On ne les y sent pas vivre. Ils sont là comme momifiés. On va les chercher au fond des rayons poudreux pour les analyser, les disséquer en quelque sorte, afin de reconnaître leur authenticité. Les savants, ce me semble, oublient trop souvent que la joie que nous font éprouver les chefs-d'oeuvre littéraires tient plus aux sentiments de sympathie qu'ils nous inspirent au premier contact, qu'à l'érudition avec laquelle ils nous analysent. Il es rare que leurs commentaires laborieux se fixent dans notre mémoire. Notre esprit s'en débarrasse à la manière dont une branche laisse tomber un fruit trop mûr. (p.125)

J'aime tant son esprit libre et romantique !

Grande lectrice, Helen Keller a consacré un chapitre entier à ses livres fondateurs, amis fidèles qui donnent à tous plaisir et sagesse.
Quel bonheur d'apprendre qu'elle a lu et aimé Les quatre filles du docteur March, Heidi et Le petit Lord Fauntleroy !

Ils répandaient à mes pieds leurs trésors ; je les acceptais comme nous acceptons la chaleur du soleil et l'amitié de nos parents. J'aimais "Petites femmes", parce que ce livre me faisait comprendre la parenté qui m'unissait aux petites filles et aux petits garçons qui ont reçu les dons précieux de la vue et de l'ouïe. Pour combien de choses j'ai suppléé par les livres aux sens qui me manquaient. Ils m'ont aidée à franchir le cercle étroit où je semblais condamnée à vivre et m'ont fait participer au mouvement et au bruit du monde extérieur. (p.135)

La philosophie de vie d'Helen Keller, son enthousiasme, sa curiosité insatiable et sa persévérance sont pour moi de merveilleux trésors. J'ai très envie de découvrir ses autres écrits dont Ma libératrice, Anne Sullivan Macy.

Quelquefois, cependant, je l'avoue, une sensation d'isolement, comme un brouillard glacial, m'environne. Je me sens immobilisée au seuil d'une vie dont jamais les portes ne s'ouvriront à moi. Au-delà, tout est lumière, harmonie ; mais une cloison infranchissable m'en sépare. Le destin, silencieux, impitoyable, me barre la route. Volontiers, je demanderais la raison de son impérieux décret, car mon esprit se révolte contre l'inéluctable loi ; mais ma bouche se refuse à prononcer les mots amers ou futiles qui me viennent aux lèvres et qui m'étouffent, comme des larmes rentrées. Autour de mon âme, le silence se fait immense. Puis, soudain, un rayon d'espoir me vient comme un sourire, et une voix chuchote à mon oreille : "Il y a de la joie à s'oublier soi-même." Alors j'essaie de faire mon soleil de la lumière qui réfléchissent les yeux des autres, ma symphonie de la musique qui les berce, mon bonheur du sourire qui s'épanouit sur leurs lèvres. (p.157-158)

"Si le le violon est l'instrument de musique le plus parfait, alors le Grec est le violon de la pensée humaine".

"Aucun pessimiste n'a jamais découvert les secrets des étoiles, navigué jusqu'à des terres inconnues, ou ouvert un nouveau chemin pour l'esprit humain". Helen keller
"Elevez-vous, d'une aile hardie, au-dessus du cours de votre temps.


Que déjà, dans votre miroir, commence à poindre le siècle futur." Friedrich Schiller

 

Suite de la vidéo postée sur les réseaux sociaux d'un jeune franco-américain excédé par les mains tendues au Sénégal et des Sénégalais. On le voit dans son camion aux USA, de teint clair il dit de façon claire ce que tout le monde sait et ne se prononce pas.

Toute bonne personne doit avoir le gor, le djome, la dignité, le faïda, le fooleu et le soutoureu mais la morale s'en va ...


L'envieux te hait et le jaloux te critiquera, mais pourquoi ?


Demander est difficile, quand vous demandez celui que vous priez de vous donner une somme d'argent est gêné et vous aussi.
C'est un manque de respect pour soi et pour l'autre. Mais au Sénégal on dira : s'il a eu le courage de le faire c'est qu'il est au bout. Mais a-t-on demandé s'il a essayé de travailler, de chercher du travail plutôt que d'abuser les gens.


Un pays ou la facilité fait légion, les nouveaux riches qui ont extorqués les deniers publics flambent et les citoyens se disent qu'il faut passer par la politique pour réussir sans se fouler.
On veut gagner de l'argent vite et de façon illicite ; arnaque, truanderie, «assaka» « dime » tricherie, etc. Il paraît qu'il y a de nouveaux mots : danel ko, dor ko. Arnaquer pour faire tomber, ie réduire celui qui t'aide à prendre ta place de nécessiteux, avec une telle mentalité comment réussir et envisager sereinement l'avenir ?


Un pays où on veut tromper tout le monde pour réussir.


Ton problème c'est de trouver du travail et régler tes besoins. Ces gens qui demandent sont mieux habillés que vous, ils vivent mieux que vous alors qu'ils sont dans la rue et demandent tout le temps, tendent la main. On ne doit pas vendre sa dignité. Quand tu es dans le besoin, cherche une activité. Tu me demandes et je suis libre de te donner ou pas. Il faut arrêter de tendre la main.
Je refuse à présent de revoir mes amis parce que 1 ou 2 jours après il me demande sa part.
Il demande au prophète comment faire pour entrer au paradis : le prophète lui dit ne demande pas. Vous voyez des jeunes qui font des poulaillers, ils vendent tout se débrouillent, vendre des salades, etc, et, c'est une bonne chose ils veulent s'en sortir ces gens sont braves et méritants. Notre argent est le fruit de notre travail souvent éprouvant. Mon père a passé son temps à donner et à la mort il n'a même pas eu une maison, et je refuse cela aujourd'hui je construis pour moi et ma famille ».


La religion incite celui qui possède à partager avec le démuni, mais pas avec le paresseux.
Au Sénégal on profiterait de cette déclaration pour devenir ce nécessiteux sans dignité.


Comment veut-on vivre de «gnane», tendre la main, quémander, raconter des sornettes au détriment de la vraie filiation.
Le Sénégal émergeant a créé plus des laissés-pour-compte, plus de pauvres et donc a contribué à fabriquer de nouveaux nécessiteux qui passent leur temps à quémander, à demander alors qu'ils auraient pu travailler.


On doit arrêter de tendre la main, il faut refuser de donner, il faut inciter les gens à travailler, il n'y a pas de sots métier
Quand on donne on donne à celui qui est dans le besoin.


Une vidéo circulent sur les réseaux sociaux, c'est un sénégalais vivant aux USA qui excédé par le comportement de ses compatriotes.


Il est outré de voir des gens qu'ils retrouvent après tant d'année qui au bout de 2 jours demandent de l'argent, posent un problème et attende que l'ami lui règle ça.
Il dit en avoir marre et incite les gens à travailler. Lui travaillait au Sénégal et gagnait 30000fcfa mais personne ne le savait et il n'a jamais demandé. Il croyait à la vertu du travail. Le travail c'est la dignité et qu'il n'y a pas de saut métier. Mais de plus en plus les gens veulent choisir un métier de bureau de préférence et refuser les métiers manuels- Watch raxassou.
Aujourd'hui à travers le monde on voit des femmes techniciennes, mécaniciennes conductrice de train, de bus de camions et il n'y a rien de honteux. Ces gens ont leur salaire et sont libres. C'est ça une personne digne. Mais refuser et passer son temps à demander, quémander n'est pas une bonne chose.


Quand on refuse de lui donner


On a vu ici et là des gens en flagrant délit qui appelle les gens pour dire que leur épouse ou enfant est à l'hôpital et qu'il ne peut pas payer l'ordonnance vous lui donné et il faut autre chose avec. Il le fera ainsi à 10 personnes et comme on donne beaucoup de charité au Sénégal pour éloigner le mauvais esprit alors on fait le Sadaka mais on est en train d'entretenir ou de créer un escroc. Le lendemain vous risquez de tomber sur la même personne avec la même demande et c'est là que vous vous rendez-compte qu'il est un vrai escroc.
Un jeune talibé connaissant les agissements d'un escroc le voit se diriger vers un marabout et il le devance. Puis ils se croisent et le jeune talibé fixe du regard l'escroc qui lui dit pourquoi tu me regardes ainsi depuis, le talibé lui dit je te connais tu es un être malhonnête.


Puis l'escroc expose son cas au marabout qui lui donne de l'argent et le talibé de dire au marabout non on non c'est faux il n'a aucun besoin, le marabout demande à l'escroc de partir satisfaire son besoin et puis s'adresse au talibé : je sais que c'est faux, chaque fois il le fait et il croit que je n'ai pas compris sa stratégie. Mais Dieu voit tout.
L'escroc pour se moquer du talibé l'attend dans la cour et lui j'ai ce que je veux et je vais acheter mon alcool et tu n'y pourras rien.
L'étranger / tougueul, est un univers difficile, les gens travaillent beaucoup et leur argent ne doit pas être offert à quiconque. Notre franco-américain dit qu'il travaille beaucoup et c'est un vieux sénégalais qui lui a tendu la main et celui-là à 72 ans et travaille toujours dans le pays de D TRUMP.
Il faut cesser de demander, quémander, ce n'est pas bien. Chaque matin on voit des gens faire le tour des bureaux pour quémander pour une ordonnance, la dépense, etc. Tous les arguments ou motifs sont là pour vous apitoyer et vous incliner à donner un billet, etc.


Aujourd'hui les gens sont obligés de se cacher, de ne pas se montrer pour éviter les demandes intempestives d'argent, de charité, etc.
Quand vous arrivez tout le monde vient vous saluer et vous devez donner le billet retour mais qui lui a demandé de venir me saluer s'il n'a pas le billet.
Les « africanistes diront c'est la tradition, ce sont nos coutumes et alors on doit tout gober dans nos coutumes, ne doit-on pas lutter et abandonner cette mauvaise pratique. Pourquoi l'Etat ne crée pas des emplois pour que chacun puisse vivre du fruit de son travail, s'occuper de ses enfants de sa famille et s'il peut des autres.
Pour notre franco-américain son salaire c'est pour ses enfants, sa famille et sa mère son père, et s'il peut aider un nécessiteux il le fera mais la priorité est bien définie.
Quand vous refusez de donner on vous taxe de tous les noms, on vous insulte


Une amitié, ou une relation suspecte et intéressée n'est pas bien, on vous blâme et certains jaloux vont même vous travailler chez les mauvais marabouts en utilisant la magie noire pour vous bloquer mais dieu est témoin et rien ne vous arrivera.
Je précise que tout le monde n'agit pas ainsi au Sénégalais et en Afrique mais beaucoup ont cette pratique comme sport favori et c'est indigne et dégradant.

Lire ceci : Par Etienne de Tayo Promoteur "Afrique Intègre" DIASPORAS AFRICAINES : COMMENT VIDER LE CONTENTIEUX AVEC LE BLED
REUSSIR C'EST SUSPECT

En Afrique, on croit tellement à l'échec, on le conjugue tellement dans les actes quotidiens que celui qui réussit est suspect et est presque invité à s'excuser auprès de ceux qui n'ont pas réussi. Ceux-ci croient toujours qu'il leur a volé quelque chose ou a pris à lui tout seul ce qui leur était destiné. L'Africain de la diaspora n'échappe pas à ces schémas. Lorsqu'il réussit, il est doublement voué aux gémonies par les siens. D'abord pour la trahison du départ et ensuite pour la trahison de la réussite seule. Et il ne devra son salut que si et seulement s'il accepte de se racheter. C'est-à-dire payer une sorte de redevance à la trahison fixée par les frères et sœurs du bled.


De tout temps, il a toujours existé une querelle sourde entre ceux qui partent et ceux qui restent. A preuve, ce chant bien connu, d'un campagnard en direction de ses congénères de la ville:


"A pauvre gens de ville;
Que j'ai pitié de vous;
Vous portez des habits;
Pourtant vous êtes fous;
Palais de grandes pierres;
Qu'entouraient des taudis
Combien je vous préfère;
A mon humble paradis".


Comme ce campagnard, les africains du bled pensent que leurs frères de la diaspora sont un peu fous. Ils savent que certains membres de la diaspora font de temps en temps des incursions au bled pour leur en mettre plein les yeux. Ils n'apprécient pas çà mais ne le font savoir que très rarement. Ils pensent que l'éloignement a privé les membres de la diaspora de la sagesse qui selon eux ne s'acquière qu'au bled. Ils disent qu'au bled, les gens n'ont rien à dire et savent se taire parce qu'on s'exprime aussi par des silences. Mais dans la diaspora, les membres ont parfois trop à dire et s'expriment mal, parlent comme des enfants et finissent par ne rien dire après avoir agacé leur auditoire. Ils les trouvent finalement très superficiels.


Mais reste qu'un contentieux séculaire, parfois invisible à l'œil nu mais ô combien pernicieux continue d'habiter les relations entre les membres des diasporas africaines et leurs frères et sœurs restés au bled. Ce contentieux a jusqu'ici plombé toutes les initiatives tendant à faire profiter au continent africain aussi bien l'expertise que les ressources de ses filles et fils disséminés partout dans le monde. C'est ce même contentieux qui empêche la création d'une sorte de synergie entre les acteurs de la diaspora et les Africains du continent. Ceci fait qu'à ce jour, les transferts des migrants qui représentent le triple de l'aide publique au développement ne parviennent pourtant pas à enclencher le développement du continent africain.

Chaque membre de la diaspora qui tente de faire profiter son réseau de relation à son pays d'origine, rencontre très souvent une série d'obstacles parfois insurmontables. Toutes les tentatives des membres de la diaspora de monter des affaires dans leur pays d'origine ont échoué à cause de la malhonnêteté subite de tous les frères et sœurs restés au bled : "Pour monter et réussir une affaire, il ne reste plus que le père et la mère sur qui on peut compter. Encore que beaucoup de personnes se sont fait escroquer par leurs parents. Je crois qu'il n'y a pas de remède à cette malhonnêteté-là", relate, impuissant, un membre de la diaspora. C'est par tonne que les membres de la diaspora rapportent des histoires dans lesquelles leurs proches restés au bled les ont escroqués et leur profèrent des menaces par-dessus le marché


Il nous faut des relations saines et sincères. Des relations franches. Il faut retrouver les vertus cardinales qui fondent l'être. On ne peut pas vivre d'aumône, de dons, il faut se mettre au travail, initier, inventer, oser. Les Etats doivent aussi redistribuer les biens publics, l'argent du pays. Il faut former, éduquer, instruire les populations. La pauvreté, la misère, favorisent la mendicité et la paresse. Notre système de solidarité crée des professionnels de la demande d'argent.

 

Suite de la vidéo postée sur les réseaux sociaux d'un jeune franco-américain excédé par les mains tendues au Sénégal et des Sénégalais. On le voit dans son camion aux USA, de teint clair il dit de façon claire ce que tout le monde sait et ne se prononce pas.

Toute bonne personne doit avoir le gor, le djome, la dignité, le faïda, le fooleu et le soutoureu mais la morale s'en va ...


L'envieux te hait et le jaloux te critiquera, mais pourquoi ?


Demander est difficile, quand vous demandez celui que vous priez de vous donner une somme d'argent est gêné et vous aussi.
C'est un manque de respect pour soi et pour l'autre. Mais au Sénégal on dira : s'il a eu le courage de le faire c'est qu'il est au bout. Mais a-t-on demandé s'il a essayé de travailler, de chercher du travail plutôt que d'abuser les gens.


Un pays ou la facilité fait légion, les nouveaux riches qui ont extorqués les deniers publics flambent et les citoyens se disent qu'il faut passer par la politique pour réussir sans se fouler.
On veut gagner de l'argent vite et de façon illicite ; arnaque, truanderie, «assaka» « dime » tricherie, etc. Il paraît qu'il y a de nouveaux mots : danel ko, dor ko. Arnaquer pour faire tomber, ie réduire celui qui t'aide à prendre ta place de nécessiteux, avec une telle mentalité comment réussir et envisager sereinement l'avenir ?


Un pays où on veut tromper tout le monde pour réussir.


Ton problème c'est de trouver du travail et régler tes besoins. Ces gens qui demandent sont mieux habillés que vous, ils vivent mieux que vous alors qu'ils sont dans la rue et demandent tout le temps, tendent la main. On ne doit pas vendre sa dignité. Quand tu es dans le besoin, cherche une activité. Tu me demandes et je suis libre de te donner ou pas. Il faut arrêter de tendre la main.
Je refuse à présent de revoir mes amis parce que 1 ou 2 jours après il me demande sa part.
Il demande au prophète comment faire pour entrer au paradis : le prophète lui dit ne demande pas. Vous voyez des jeunes qui font des poulaillers, ils vendent tout se débrouillent, vendre des salades, etc, et, c'est une bonne chose ils veulent s'en sortir ces gens sont braves et méritants. Notre argent est le fruit de notre travail souvent éprouvant. Mon père a passé son temps à donner et à la mort il n'a même pas eu une maison, et je refuse cela aujourd'hui je construis pour moi et ma famille ».


La religion incite celui qui possède à partager avec le démuni, mais pas avec le paresseux.
Au Sénégal on profiterait de cette déclaration pour devenir ce nécessiteux sans dignité.


Comment veut-on vivre de «gnane», tendre la main, quémander, raconter des sornettes au détriment de la vraie filiation.
Le Sénégal émergeant a créé plus des laissés-pour-compte, plus de pauvres et donc a contribué à fabriquer de nouveaux nécessiteux qui passent leur temps à quémander, à demander alors qu'ils auraient pu travailler.


On doit arrêter de tendre la main, il faut refuser de donner, il faut inciter les gens à travailler, il n'y a pas de sots métier
Quand on donne on donne à celui qui est dans le besoin.


Une vidéo circulent sur les réseaux sociaux, c'est un sénégalais vivant aux USA qui excédé par le comportement de ses compatriotes.


Il est outré de voir des gens qu'ils retrouvent après tant d'année qui au bout de 2 jours demandent de l'argent, posent un problème et attende que l'ami lui règle ça.
Il dit en avoir marre et incite les gens à travailler. Lui travaillait au Sénégal et gagnait 30000fcfa mais personne ne le savait et il n'a jamais demandé. Il croyait à la vertu du travail. Le travail c'est la dignité et qu'il n'y a pas de saut métier. Mais de plus en plus les gens veulent choisir un métier de bureau de préférence et refuser les métiers manuels- Watch raxassou.
Aujourd'hui à travers le monde on voit des femmes techniciennes, mécaniciennes conductrice de train, de bus de camions et il n'y a rien de honteux. Ces gens ont leur salaire et sont libres. C'est ça une personne digne. Mais refuser et passer son temps à demander, quémander n'est pas une bonne chose.


Quand on refuse de lui donner


On a vu ici et là des gens en flagrant délit qui appelle les gens pour dire que leur épouse ou enfant est à l'hôpital et qu'il ne peut pas payer l'ordonnance vous lui donné et il faut autre chose avec. Il le fera ainsi à 10 personnes et comme on donne beaucoup de charité au Sénégal pour éloigner le mauvais esprit alors on fait le Sadaka mais on est en train d'entretenir ou de créer un escroc. Le lendemain vous risquez de tomber sur la même personne avec la même demande et c'est là que vous vous rendez-compte qu'il est un vrai escroc.
Un jeune talibé connaissant les agissements d'un escroc le voit se diriger vers un marabout et il le devance. Puis ils se croisent et le jeune talibé fixe du regard l'escroc qui lui dit pourquoi tu me regardes ainsi depuis, le talibé lui dit je te connais tu es un être malhonnête.


Puis l'escroc expose son cas au marabout qui lui donne de l'argent et le talibé de dire au marabout non on non c'est faux il n'a aucun besoin, le marabout demande à l'escroc de partir satisfaire son besoin et puis s'adresse au talibé : je sais que c'est faux, chaque fois il le fait et il croit que je n'ai pas compris sa stratégie. Mais Dieu voit tout.
L'escroc pour se moquer du talibé l'attend dans la cour et lui j'ai ce que je veux et je vais acheter mon alcool et tu n'y pourras rien.
L'étranger / tougueul, est un univers difficile, les gens travaillent beaucoup et leur argent ne doit pas être offert à quiconque. Notre franco-américain dit qu'il travaille beaucoup et c'est un vieux sénégalais qui lui a tendu la main et celui-là à 72 ans et travaille toujours dans le pays de D TRUMP.
Il faut cesser de demander, quémander, ce n'est pas bien. Chaque matin on voit des gens faire le tour des bureaux pour quémander pour une ordonnance, la dépense, etc. Tous les arguments ou motifs sont là pour vous apitoyer et vous incliner à donner un billet, etc.


Aujourd'hui les gens sont obligés de se cacher, de ne pas se montrer pour éviter les demandes intempestives d'argent, de charité, etc.
Quand vous arrivez tout le monde vient vous saluer et vous devez donner le billet retour mais qui lui a demandé de venir me saluer s'il n'a pas le billet.
Les « africanistes diront c'est la tradition, ce sont nos coutumes et alors on doit tout gober dans nos coutumes, ne doit-on pas lutter et abandonner cette mauvaise pratique. Pourquoi l'Etat ne crée pas des emplois pour que chacun puisse vivre du fruit de son travail, s'occuper de ses enfants de sa famille et s'il peut des autres.
Pour notre franco-américain son salaire c'est pour ses enfants, sa famille et sa mère son père, et s'il peut aider un nécessiteux il le fera mais la priorité est bien définie.
Quand vous refusez de donner on vous taxe de tous les noms, on vous insulte.

Des amis viennent de me dire que le sénégalais ne secontentent pas de demander ou quémander mais ils vous dépouillent.  

Chaussettes,slip,culottes,chemises,caleçon,tout y passe. Vous risquez si vous êtes très sensible dev rentrer nu-e. L'argument facile  : tu pourras t'en racheter facilement labas. 


Une amitié, ou une relation suspecte et intéressée n'est pas bien, on vous blâme et certains jaloux vont même vous travailler chez les mauvais marabouts en utilisant la magie noire pour vous bloquer mais dieu est témoin et rien ne vous arrivera.
Je précise que tout le monde n'agit pas ainsi au Sénégal et en Afrique mais beaucoup ont cette pratique comme sport favori et c'est indigne et dégradant.

Mes amis à moi quand nous sortons paient pour moi. Ils disent que la famille et les voisins vont te solliciter. 

Je pourrai ajouter que nous avaons des amis qui viennent à  l'étranger et offrent des cadeaux à nos enfants. Oui il ya des amis qui cultivent plus la relation que l'argent.

Lire ceci : Par Etienne de Tayo Promoteur "Afrique Intègre" DIASPORAS AFRICAINES : COMMENT VIDER LE CONTENTIEUX AVEC LE BLED
REUSSIR C'EST SUSPECT

En Afrique, on croit tellement à l'échec, on le conjugue tellement dans les actes quotidiens que celui qui réussit est suspect et est presque invité à s'excuser auprès de ceux qui n'ont pas réussi. Ceux-ci croient toujours qu'il leur a volé quelque chose ou a pris à lui tout seul ce qui leur était destiné. L'Africain de la diaspora n'échappe pas à ces schémas. Lorsqu'il réussit, il est doublement voué aux gémonies par les siens. D'abord pour la trahison du départ et ensuite pour la trahison de la réussite seule. Et il ne devra son salut que si et seulement s'il accepte de se racheter. C'est-à-dire payer une sorte de redevance à la trahison fixée par les frères et sœurs du bled.


De tout temps, il a toujours existé une querelle sourde entre ceux qui partent et ceux qui restent. A preuve, ce chant bien connu, d'un campagnard en direction de ses congénères de la ville:


"A pauvre gens de ville;
Que j'ai pitié de vous;
Vous portez des habits;
Pourtant vous êtes fous;
Palais de grandes pierres;
Qu'entouraient des taudis
Combien je vous préfère;
A mon humble paradis".


Comme ce campagnard, les africains du bled pensent que leurs frères de la diaspora sont un peu fous. Ils savent que certains membres de la diaspora font de temps en temps des incursions au bled pour leur en mettre plein les yeux. Ils n'apprécient pas çà mais ne le font savoir que très rarement. Ils pensent que l'éloignement a privé les membres de la diaspora de la sagesse qui selon eux ne s'acquière qu'au bled. Ils disent qu'au bled, les gens n'ont rien à dire et savent se taire parce qu'on s'exprime aussi par des silences. Mais dans la diaspora, les membres ont parfois trop à dire et s'expriment mal, parlent comme des enfants et finissent par ne rien dire après avoir agacé leur auditoire. Ils les trouvent finalement très superficiels.


Mais reste qu'un contentieux séculaire, parfois invisible à l'œil nu mais ô combien pernicieux continue d'habiter les relations entre les membres des diasporas africaines et leurs frères et sœurs restés au bled. Ce contentieux a jusqu'ici plombé toutes les initiatives tendant à faire profiter au continent africain aussi bien l'expertise que les ressources de ses filles et fils disséminés partout dans le monde. C'est ce même contentieux qui empêche la création d'une sorte de synergie entre les acteurs de la diaspora et les Africains du continent. Ceci fait qu'à ce jour, les transferts des migrants qui représentent le triple de l'aide publique au développement ne parviennent pourtant pas à enclencher le développement du continent africain.

Chaque membre de la diaspora qui tente de faire profiter son réseau de relation à son pays d'origine, rencontre très souvent une série d'obstacles parfois insurmontables. Toutes les tentatives des membres de la diaspora de monter des affaires dans leur pays d'origine ont échoué à cause de la malhonnêteté subite de tous les frères et sœurs restés au bled : "Pour monter et réussir une affaire, il ne reste plus que le père et la mère sur qui on peut compter. Encore que beaucoup de personnes se sont fait escroquer par leurs parents. Je crois qu'il n'y a pas de remède à cette malhonnêteté-là", relate, impuissant, un membre de la diaspora. C'est par tonne que les membres de la diaspora rapportent des histoires dans lesquelles leurs proches restés au bled les ont escroqués et leur profèrent des menaces par-dessus le marché


Il nous faut des relations saines et sincères. Des relations franches. Il faut retrouver les vertus cardinales qui fondent l'être. On ne peut pas vivre d'aumône, de dons, il faut se mettre au travail, initier, inventer, oser. Les Etats doivent aussi redistribuer les biens publics, l'argent du pays. Il faut former, éduquer, instruire les populations. La pauvreté, la misère, favorisent la mendicité et la paresse. Notre système de solidarité crée des professionnels de la demande d'argent.

Une étude bouleverse les idées reçues sur les mineurs africains qui migrent en Europe


Selon le réseau Reach, la majorité des jeunes migrants ont pris leur décision seuls, pour fuir des violences et avec l'objectif initial de rejoindre un pays voisin.


Le Monde.fr avec AFP


Un groupe de migrants est secouru par un navire espagnol au sud de Motril, près de Grenade (Espagne), le 23 juillet 2017. CREDITS : JORGE GUERRERO/AFP


Des violences domestiques invoquées comme premier facteur d'exil, un parcours migratoire décidé seul, une destination finale pas forcément voulue au départ... Une étude bouleverse les idées reçues sur les raisons conduisant les mineurs africains à rejoindre l'Europe. Alors que 93 % des 12 000 mineurs arrivés en Italie depuis l'Afrique au premier semestre 2017 ont voyagé seuls, le réseau Reach (porté par le centre de recherche suisse Impact et l'ONG française Acted) détaille leurs profils, motivations et expériences migratoires.


D'après cette étude portant sur 720 d'entre eux, les mineurs ouest-africains qui ont utilisé la « route centrale méditerranéenne », via la Libye, ont pris leur décision seuls, sans en informer leurs familles. Presque tous de sexe masculin et âgés de 16-17 ans, 75 % d'entre eux ont choisi de migrer « individuellement ». Dans 11 % des cas seulement, cette décision a été prise de manière concertée avec leur famille, « contrairement à ce que la littérature sur les migrations suggère », pointe l'étude.


Lire aussi : Nigeria : au port de Calabar, avec ces migrants africains qui ne rêvent pas d'Europe


Dans sept cas sur dix, leur départ est lié à des violences, conflits ou exploitations, dont les plus fréquents survenus « à la maison ». Les enfants gambiens invoquent ainsi les « violences domestiques » comme premier facteur d'exil (47 %), quand les Guinéens mentionnent des « persécutions politiques ou religieuses » (31 %). La crainte d'un mariage forcé est le motif avancé par deux filles sur cinq, souligne le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), partenaire de cette étude.


« Il y a beaucoup plus de raisons qui poussent les enfants à fuir leur pays que de raisons qui les attirent en Europe, ce qui est très loin du discours entendu ici », observe Sarah Crowe, porte-parole de l'Unicef, interrogée par l'Agence France-Presse (AFP).


La Libye attractive


Autre surprise, moins de la moitié des adolescents interrogés en Italie (46 %) sont « partis de chez eux dans le but de rejoindre l'Europe », note l'étude.

La majorité d'entre eux avaient choisi de vivre dans un pays voisin du leur (Mali, Sénégal, Burkina Faso...) et, surtout, de migrer en Afrique du Nord, en Algérie et principalement en Libye.
« L'Europe n'est pas vraiment la destination finale », analyse Giulia Serio, qui a mené les entretiens en Italie pour le réseau Reach et se surprend de « l'attractivité de la Libye », vue comme un pays « d'opportunités professionnelles ». « Dans la plupart des cas, les mineurs n'étaient pas au courant de la situation de risque en Libye », qui a sombré dans le chaos depuis la chute du régime de Kadhafi en 2011, ajoute-t-elle.


Alors que 98 % d'entre eux y ont passé plus d'un mois, tous « ont uniformément parlé de leur séjour en Libye comme de l'étape la plus traumatisante de leur voyage », marquée notamment par des privations de nourriture, note le rapport. Quelque 69 % des jeunes affirment être restés dans ce pays contre leur volonté, 46 % y avoir été kidnappés ou emprisonnés contre rançon, et 23 % y avoir été arrêtés. « Les besoins psychologiques sont énormes pour ces jeunes dans les centres d'accueil, après les tortures dont ils ont été victimes », note Giulia Serio.


Leur parcours migratoire a duré en moyenne un an et deux mois, selon l'étude. Beaucoup ont travaillé en cours de route pour payer la suite de leur voyage.


Faire des études


Le rapport s'est également penché sur la situation des migrants mineurs isolés en Grèce, où 130 d'entre eux ont été interrogés. Venus de Syrie, d'Irak, d'Afghanistan ou du Pakistan par « la route méditerranéenne orientale », via la Turquie, leurs parcours diffèrent de ceux des Africains.


Quelque 90 % d'entre eux sont arrivés en famille en Europe, au terme d'un voyage qui en moyenne avait duré d'un à trois mois au printemps 2016. Les raisons migratoires invoquées sont très majoritairement « la guerre », un « conflit » ou des « raisons politiques ». Seuls 2 000 des quelque 20 000 mineurs actuellement recensés en Grèce sont isolés.
Dans leur cas, hors séparations intervenues en chemin, « il y a souvent une organisation familiale derrière ce voyage, vu comme une opportunité pour qu'un des enfants fasse des études quand ce n'est pas possible dans le pays d'origine », explique Vincent Annoni, coordinateur de Reach, interrogé par l'AFP. Un vœu hélas difficile à réaliser une fois sur place, regrette Sarah Crowe.

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