L'ISLAMISATION DE L'AFRIQUE NOIRE-rappel historique- Papmagmateuw Fall source google (Source Google)

Il nous faut toujours lire et relire pour comprendre avant de juger. Merci à Papmagmateuw Fall de nous avoir soumis cette lecture. Quiconque a une information interessante est la bienvenue. Seule la connaissance peut nous sauver du mauvais jugement et de certains conflits inutiles.. P B C

L'islamisation de l'Afrique subsaharienne fut essentiellement pacifique et, pour une part, superficielle. La propagation de la religion fut d'ailleurs le fait des Africains subsahariens eux-mêmes (Haoussas, Peuls, Dioulas) qui diffusèrent la religion tout en commerçant.

Au moment où les Arabes conquièrent l'Afrique du Nord, la plus puissante et la plus riche entité politique au sud du Sahara était l'empire du Ghana, grâce au commerce de l'or et du sel.
L'influence de l'islam s'y fait rapidement sentir ; les commerçants sont majoritairement musulmans et il se crée une élite politique islamisée autour d'un roi resté cependant, comme sa population, animiste.
Mosquée de Larabanga, (Ghana), XIIIe siècle.

La zone du fleuve Sénégal, où domine le royaume de Tekrour, est en partie islamisée dès le VIIe siècle et le sera plus massivement au IXe siècle .
Le royaume du Kanem, qui deviendra le royaume du Kanem-Bornou au XIIe siècle, établi depuis le VIIIe siècle au nord de l'actuel Tchad, est islamisé dès le IXe siècle.

Les Songhai, métissés avec des Berbères qui fuyaient l'avancée arabe, s'installent au début du VIIe siècle le long des rives du Niger.
Ils fondent un petit royaume, islamisé au IXe siècle, qui deviendra le puissant Empire songhaï (dont l'apogée se situera aux XVe et XVIe siècles)15.

La côte est du continent, baignée par l'océan Indien, est depuis longtemps tournée vers l'Arabie et, au-delà, l'Inde et la Chine ainsi que vers l'Europe.

Au moment du développement de l'islam, la culture swahilie, métissage culturel entre l'Afrique et le monde arabo-musulman 16 se déploie concomitamment ; l'islamisation de la zone est attestée dès le VIIIe siècle, des cités commerçantes musulmanes sont fondées ou développées.

Mais « les marchands musulmans limitèrent leurs activités aux établissements côtiers, l'intérieur des terres échappant aux influences islamiques. »

Papmagmateuw fall source google (Source Google)

L'herbe n'est pas plus verte ailleurs, aux chefs d'Etats africains de se mettre au travail, pour que chacun puisse accéder à l'éducation , à la formation. Il faut cultiver le merité et non le clientélisme et partager les ressources aux habitants. L'agriculture est un métier d'avenir.PBC 

« Chaque jour je vois mon avenir en face de moi, mais je n'arrive pas à l'attraper »( La migration risquée-violences-morts-atrocités-)-par Samira Daoud/Amnesty


Samira Daoud est directrice régionale adjointe d'Amnesty International pour l'Afrique de l'ouest

@SamiraDakar

 

Des migrants subsahariens pris en charge par le HCR mi-octobre 2017, après avoir été découverts aux alentours de Sabratha, où ils étaient retenus prisonniers par des milices. © DR / UNHCR


Jusqu'au bord de la lagune Ebrié le principe du Festival Ciné Droit Libre est le même qu'ailleurs : un film, un thème, un débat.
Mi-novembre, des débats dignes d'intérêt ont succédé aux projections de films dans les instituts culturels, quartiers populaires et écoles d'Abidjan, la capitale ivoirienne qui accueille cette semaine le Sommet UE-UA. Ciné Droit Libre a ainsi projeté en images les parcours de ceux qui ont tenté de rejoindre l'Europe par tous les moyens, y compris au péril de leur vie.


[Tribune] Les images de la vente aux enchères de migrants d'Afrique subsaharienne dans la région de Tripoli, filmées en caméra cachée par une journaliste de CNN ont provoqué un véritable séisme, en particulier en Afrique de l'Ouest. À la mi-novembre, au moment même où les images du supplice subi par les migrants en Libye se propagent comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, s'ouvre à Abidjan la 9e édition du Festival Ciné Droit Libre, intitulée cette année « Loin de chez moi ?», et consacrée justement à la question des migrations vers l'Europe.


Dédié aux droits humains, ce festival a vu le jour à Ouagadougou en 2005 suite à la censure d'un film sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, Borry Bana. Abdoulaye Diallo et Luc Damiba avaient voulu faire un film, ils ont finalement créé un festival, avec le soutien d'Amnesty international, dont l'objectif est de permettre aux cinéastes et journalistes de s'exprimer librement en Afrique, et qui se décline désormais chaque année dans cinq pays de la sous-région.
Rien ne vaut la vie, même pas tout l'or du monde


Cette année, 13 films étaient au programme, avec un objectif à peine voilé : sensibiliser les candidats au départ à « l'aventure », ce terme qui désigne aujourd'hui pudiquement la tentative extrêmement périlleuse de jeunes originaires d'Afrique subsaharienne de rejoindre l'Europe par tous les moyens, y compris au péril de leur vie. « Rien ne vaut la vie, même pas tout l'or du monde », dira Yacouba Sangaré, coordonnateur du Festival à Abidjan lors de la cérémonie d'ouverture.
Silence des justes


Paraphrasant Gandhi, le parrain du festival rappellera que « ce dont le mal a le plus besoin pour prospérer c'est le silence des justes » et, en s'adressant à la jeunesse africaine, que « l'herbe n'est pas plus verte dans le pré du voisin ». De ce côté-ci de la planète, en cette période de crise et de chômage, partout dans le monde, le propos se veut donc alarmant et dissuasif. On ne réclame plus l'ouverture des frontières, on entend décourager les candidats au départ.
Le premier film projeté, Les sauteurs, est un documentaire très réaliste, touchant et parfois drôle aussi, sur la vie de migrants tentant de regagner Melilla, enclave espagnole au Maroc, « l'Europe en terre d'Afrique ». Ce film, réalisé à partir d'images tournées par l'un des migrants qui a passé 15 mois sur le Mont Gururu, tentant inlassablement de « sauter » la barrière qui empêche de pénétrer dans l'enclave, témoigne de leur quotidien, rythmé par l'attente, les multiples tentatives pour sauter, la crainte de représailles. L'un d'eux dira du haut de la colline qui surplombe la ville de Melilla : « Chaque jour je vois mon avenir en face de moi, mais je n'arrive pas à l'attraper ».


Magie du marabout du coin


Les centaines de migrants présents dans le campement ont mis en place leur propre organisation, une hiérarchie autour d'un chef, une claire division des taches. L'un prépare les beignets, l'autre collecte
chez vous ! ».


À cause des images de CNN, les consciences sont profondément agressées et l'aventure ne fait plus rêver


Étranges doléances finalement de la part de cette jeunesse qui ne veut plus rêver et demande à être davantage choquée. Les images sur CNN, preuve d'un retour aux périodes les plus sombres de l'histoire de l'humanité y parviendront. Les consciences sont profondément agressées et l'aventure ne fait plus rêver.


Les rapports de l'OIM, les campagnes d'Amnesty International dénonçant ces crimes et interpellant l'Union européenne sur les conséquences désastreuses pour les droits humains des accords signés avec la Libye en vue de bloquer le passage des migrants par la mer, n'ont pas eu cette force. L'animateur de RFI Claudy Siar aura peut-être été plus influent et aujourd'hui la jeunesse africaine interpelle Amnesty International lui demandant de « mettre fin à l'esclavage des migrants en Libye ». Comme si l'organisation en avait le pouvoir. Comme si aussi la défense des droits humains restait l'affaire de certains.


La première fois est une fois de trop


La défense des droits humains est l'affaire de chaque citoyen, et de chaque instant. Au lycée classique d'Abidjan où était projeté un documentaire sur Floribert Chebeya, défenseur des droits humains congolais assassiné en 2010, Kajeem, artiste reconnu de la scène reggae ivoirienne, rappelait très justement aux centaines d'élèves présents dans la salle : « Vous mangez les fruits d'arbres que vous n'avez pas plantés. » C'est ce que font les défenseurs des droits humains : se battre et agir pour les droits des autres, sans attendre que le pire advienne. Et à cette lycéenne qui demande « Pourquoi alors avoir du courage et agir si l'on peut perdre la vie ? », Kajeem rappellera la nécessité d'agir tant qu'il en est encore temps.
L'aventurier est devenu esclave, disait un rabatteur nigérien. Ces mots résonnent tristement dans le contexte actuel
« Les choses arrivent parce qu'on laisse faire. En matière de violence, la première fois est déjà la fois de trop ». C'est aussi parce que l'on n'a pas réagi aux multiples alertes sur les violences faites aux migrants en Libye depuis plusieurs années, que l'on peut voir aujourd'hui l'inimaginable se produire sous nos yeux. Nous pouvions sans doute l'éviter, collectivement.
Trafic de migrants aux portes du désert
Au lycée Rodin de Yopougon, alors que l'on projette « Le piège de l'immigration », l'apparition à l'écran de l'ancien président libyen suscite une vive réaction de la part des écoliers. Ce film qui décrit le périlleux périple des migrants depuis Agadez, dans le Nord du Niger, devenu point stratégique de passage vers la Libye des migrants qui espèrent regagner l'Europe, montre un trafic bien rodé. Dans cette ville aux portes du désert, tout y est parfaitement organisé : le transport, la nourriture, l'hébergement... L'on se demande ce que deviendrait la ville sans tout ce trafic et les rabatteurs nigériens tentent vainement de se justifier : « on fait ce travail pour ne pas aller voler mais on sait que nos frères vont peut-être mourir dans le Sahara. » Il n'y a à ce jour aucune statistique officielle sur le nombre de personnes qui meurent chaque année dans le désert. « L'aventurier est devenu esclave » dit l'un deux. Ces mots résonnent tristement dans le contexte actuel.


Au Stade Vatican de Marcory -, quartier populaire d'Abidjan, il a fallu attendre la fin du match qui se jouait sur le terrain ce vendredi soir là pour y installer le matériel de projection. L'installation prend du temps. La technique fait des siennes. En attendant, une troupe de théâtre joue à même le sable un extrait d'une pièce écrite par Moussa Sidibe sur cette thématique. Tu ne me comprends pas invite, intelligemment et avec beaucoup de poésie, le spectateur à s'interroger sur les motivations réelles au départ.


Périple où l'on côtoie parfois la mort


Après la projection du film de Patrick Fandio Migrants, retour d'enfer, maintenue malgré la pluie, les habitants du quartier expriment un à un leurs sentiments en langues nationales baoulé, dioula ou agni, après avoir entendu les migrants ivoiriens raconter l'enfer de la traversée. Les trafics au Niger, les attaques par les bandes armées en Libye, l'enfer des prisons, puis pour certains la traversée en mer et enfin, pour les survivants, l'attente interminable dans les camps de rétention en Italie....
Nous attendons des Etats membres de l'UA et de l'UE qu'ils prennent leurs responsabilités en mettant un terme à cette situation insoutenable


Ce périple où l'on tutoie la mort, où on la côtoie parfois même, et au bout duquel l'on découvre une réalité que l'on ne soupçonnait pas : « Je ne pouvais pas imaginer qu'un Blanc puisse dormir dehors. Je pensais que la France était le paradis ». Ce film aborde aussi un sujet rarement traité : le rejet subi par ceux qui abandonnent et décident de rentrer, qui doivent affronter jugement et moqueries, et pour certains ne trouvent plus le sommeil sans comprimés....


Le règlement de la question migratoire est d'une grande complexité et relève de la responsabilité de tous. Cependant la protection des personnes, que ce soit dans leurs pays ou sur les routes de l'exil, reste une obligation qui incombe aux Etats. Nous attendons par conséquent des Etats membres de l'Union africaine et de l'Union européenne réunis à Abidjan cette semaine qu'ils prennent leurs responsabilités en mettant un terme à cette situation insoutenable.

 

 

Burkina Faso : ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron-le choc des vérités-: 

Par Romain Gras

Lors du discours d'Emmanuel Macron, à Ouagadougou le 28 novembre 2017. © SIPA


Assassinat de Thomas Sankara, lutte contre le terrorisme, migration, éducation... pendant plus de deux heures, le président français Emmanuel Macron s'est adressé aux étudiants de l'Université de Ouagadougou, pour la première étape de sa tournée africaine. Retour sur les points clés de son intervention.
• Promesse de déclassification des archives françaises sur Thomas Sankara

Thomas Sankara à Ouagadougou au Burkina Faso, le 26 février 1987. © Archives Jeune Afrique-REA


Tous les documents que la justice voudra consulter (...) seront ouverts et transmis


Emmanuel Macron a choisi d'ouvrir son discours en rendant hommage à Thomas Sankara, sous les applaudissements des étudiants de l'Université de Ouagadougou. Le président français a promis, à l'occasion d'un point presse au sortir de son tête-à-tête avec le président Marc Roch Christian Kaboré, que les documents jusqu'ici classés secret-défense sur l'assassinat de l'ancien président burkinabè seront déclassifiés et que la justice burkinabè pourrait y accéder.
En réponse à la question d'un étudiant, il a affirmé s'être engagé à ce que « tous les documents produits par administration française pendant le régime de Sankara et après son assassinat soient déclassifiés pour être consultés en réponse aux demandes de la justice burkinabè. (...) Ce qui veut dire que tous les documents que la justice voudra consulter (...) seront ouverts et transmis. »


Interrogée par Jeune Afrique, Mariam Sankara, la veuve du président burkinabè dont l'assassinat en 1987 n'a toujours pas été élucidé, a dit sa satisfaction à cette annonce. « Nous souhaitions la déclassification de ces archives depuis longtemps. C'est donc une bonne chose, mais nous attendons maintenant de connaitre le contenu de ces documents et de voir quelle sera la suite de la procédure », a-t-elle déclaré.


• Défense de l'intervention française dans le Sahel

Des soldats français de la force Barkhane, à Gao, le 18 mai 2017. © Christophe Petit Tesson/AP/SIPA


Vous ne leur devez qu'une chose aux soldats français : les applaudir !


Confrontée à des problèmes de financement, la force militaire du G5 Sahel, qui doit compléter la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) ainsi que l'opération Barkhane, stagne et tarde à se mettre en place. « Nous devons accélérer le travail de coopération avec le G5 Sahel, a affirmé le chef d'État français. Les premières expériences ont été faites avec succès. Je veux que nous puissions désormais conduire les premières victoires pour terrasser les terroristes. Ce sont des organisations régionales plus fortes qui ont vocation à prendre le relais contre le fardeau du terrorisme. Il faut renforcer les forces régionales crédibles et réactives. C'est le sens de l'histoire »
Le budget de fonctionnement de la force G5 Sahel – estimé à 423 millions d'euros – est pour l'instant loin d'être bouclé, malgré la promesse des États-Unis de contribuer d'avantage.


Emmanuel Macron a également profité de son intervention pour saluer le bilan de son prédécesseur en matière de lutte contre le terrorisme. « La France a été à vos côtés et je salue la décision de François Hollande d'intervenir au Mali. C'était la bonne décision. La France a été aux côtés de l'Afrique comme l'Afrique a été aux côtés de la France », a-t-il affirmé, rappelant au passage que la France, comme le Burkina Faso, « ont été meurtris par le terrorisme islamiste ».
Un sujet qui a aussi valu à l'un des étudiants, qui l'interrogeait sur le déséquilibre entre le nombre de visas étudiants et le nombre de soldats français présents au Sahel, une réponse cinglante : « Vous ne leur devez qu'une chose aux soldats français : les applaudir ! », a lancé le président français, visiblement agacé par la question.


• Crise migratoire : « Une crime contre l'humanité »

Un migrant subsaharien dans une geôle libyenne, en 2013. © Manu Brabo/AP/SIPA


Qui sont les trafiquants ? Ce sont les Africains mon ami ! Et nous les combattons avec vigueur !


Suite à la diffusion du reportage de CNN qui a démontré l'existence d'un marché aux esclaves en Libye et provoqué l'indignation mondiale, le président français avait qualifié ces ventes de « crimes contre l'Humanité ». Des propos qu'il a réitéré lors de son discours à Ouagadougou. « La tragédie de ce que j'appelle les routes de la nécessité, (..) le pire désastre de notre histoire partagée, il faut le nommer pour agir avec force ». Emmanuel Macron a également annoncé qu'il proposerait mercredi à Abidjan, à l'occasion du sommet Union africaine-Union européenne, « une initiative euro-africaine pour mettre un terme à la stratégie des terroristes et des trafiquants d'armes. »


Interrogé sur le sujet après son discours par une étudiante, le président a cette fois réagi plus sèchement : « Qui sont les trafiquants ? Ce sont les Africains mon ami ! Et nous les combattons avec vigueur ! » avant d'ajouter : « Arrêtez de dire que le problème c'est l'autre ! Présentez-moi un passeur belge, français, allemand ou que sais-je encore ! Vous n'en trouverez pas ! »


• Franc CFA : « Je suis favorable à ce qu'on en change le périmètre »

Le franc CFA déchaîne les passions. © Adria Fruitos pour JA
Il ne faut pas avoir une approche bêtement anti-impérialiste


Concernant la devise monétaire ouest-africaine, Emmanuel Macron a estimé que le franc CFA nécessitait quelques ajustements. « Le franc CFA n'a plus le bon périmètre (notamment avec la présence du Nigeria). Mais je sais que ça donne de la stabilité monétaire. Il ne faut pas avoir une approche bêtement anti-impérialiste », a-t-il expliqué devant les étudiants de l'Université de Ouagadougou. Le président français s'est dit « favorable à ce qu'on en change le périmètre et peut-être même le nom » .
« Si le président Kaboré veut sortir de la zone franc, il peut le faire quand il veut ! (...) Dès qu'il aura fini de réparer la climatisation... » a encore ajouté Emmanuel Macron.
• Jeunesse, éducation et mobilité : « Multiplier les partenariats, les échanges, les formations croisés »

Des étudiants en filière Éducation à l'université de Porto-Novo, au Bénin, en mai 2017. © Flickr / Creative Commons / World Peace Intiative


Je veux que ceux qui sont diplômés en France puissent y revenir aussi souvent qu'ils le souhaitent


C'était un des axes prioritaires de la visite d'Emmanuel Macron, « faire évoluer la perception de la France par la jeunesse africaine ». « Le changement, le renouveau générationnel, dans un continent comme l'Afrique, ce n'est pas une option, c'est une loi mathématique », a-t-il martelé lors de son discours.
Le président français a affirmé que les membres du Conseil présidentiel pour l'Afrique, créé fin août , seront « en lien constant avec la jeunesse africaine pour en restituer la voix ». Ce Conseil présidentiel pour l'Afrique (CPA ), se veut un « outil de concertation et d'aide à la décision directement rattaché au président », expliquaient les services de la présidence française lors de son lancement.


Il a également annoncé la création d'une « maison de la jeunesse africaine », dont il a promis l'ouverture « avant le 14 juillet prochain ».
Au sujet de la mobilité des jeunes diplômés, le président français a défendu une politique d'échange plus large. « Je veux que ceux qui sont diplômés en France puissent y revenir aussi souvent qu'ils le souhaitent grâce à des visas de circulation longue durée », a-t-il affirmé, plaidant également pour « multiplier les partenariats, les échanges, les formations croisés, les doubles-diplômes qui nous permettront d'apprendre l'un de l'autre ».


« Je souhaite que plus de jeunes Français puissent venir travailler en Afrique (...) en privilégiant les candidats qui parlent ou ont commencé à apprendre une langue africaine », a-t-il encore ajouté.


• Démographie : « Je veux qu'en Afrique, partout, une jeune fille puisse avoir le choix »

Une mère et son nouveau-né, dans une maternité de Freetown, en Sierra Leone en 2010. © Felicity Thompson/AP/SIPA


Quand vous voyez des familles de 6, 7, 8 enfants par femme, êtes-vous sûrs que cela soit le choix de la jeune fille ?


Interrogé sur la démographie en Afrique début juillet, à l'occasion du G20, Emmanuel Macron avait déclenché une polémique en parlant problème « civilisationnel » quand certaines femmes « ont 7 à 8 enfants ». « Sa mention de la démographie du continent est caricaturale et je ne partage pas l'idée que, si on investit des milliards d'euros, nous n'obtiendrons aucun résultat », avait alors jugé, dans une interview à Jeune Afrique, Jean-François Kobiané, démographe à l'université de Ouagadougou, au Burkina Faso, et directeur de l'Institut supérieur des sciences des populations (ISSP).


Lors de son discours à Ouagadougou mardi, le président français est revenu sur la question en déclarant : « Quand vous voyez des familles de 6, 7, 8 enfants par femme, êtes-vous sûrs que cela soit le choix de la jeune fille ? Je veux qu'en Afrique, partout, une jeune fille puisse avoir le choix ».« C'est une conviction profonde qui m'a poussé à faire de l'égalité femme-homme une grande cause de mon mandat. La démographie peut être une chance mais à condition que chaque femme puisse choisir son destin » a-t-il ajouté.

 

Mohammed VI à Abidjan : « Le temps n'est plus aux polémiques d'arrière-garde, mais à l'action » jeuneafrique


Par Nadia Lamlili @nadialamlili

Le roi du Maroc, Mohammed VI a rencontré le président sud-africain, Jacob Zuma, le 29 novembre 2017 à Abidjan © Maghreb Arab Press (MAP)
Se posant en leader des questions de migration au sein de l'Union africaine, le roi du Maroc a adressé mercredi un message au sommet UA-UE d'Abidjan. Il plaide pour une responsabilité partagée afin de dépasser les stéréotypes et de construire un pacte bicontinental.


Le déplacement qu'effectue actuellement le roi du Maroc à Abidjan, à l'occasion de la tenue du sommet UA-UE les 29 et 30 novembre, devrait rester dans les annales. D'abord en raison de la portée du message qu'il y a adressé, mercredi 29 novembre, sur la question de la migration, et ensuite parce qu'il y a rencontré, pour la première fois, le président sud-africain, Jacob Zuma, deuxième allié du Polisario après l'Algérie sur le continent.


Un entretien empreint de « franchise » et de « bonne entente » selon l'agence marocaine MAP et à l'issue duquel les deux chefs d'État ont convenu de désigner des ambassadeurs dans leurs capitales respectives – elles ne sont actuellement représentées que par des chargés d'affaires. C'est un événement important dans les relations entre les deux pays qui va, sans doute, avoir de fortes conséquences sur les alliances que le royaume a progressivement tissées sur le continent.
Dans son message envoyé mercredi au sommet d'Abidjan, le roi du Maroc s'est voulu offensif. « Dix sept ans après l'émergence de ce partenariat UE-UA, le temps n'est plus aux diagnostics, ni aux polémiques d'arrière-garde.

Le temps est à l'action. » Il faut, déclare en substance le souverain, aller vers une compétitivité partagée, une co-localisation des entreprises productives, une mobilité humaine régulée et des échanges culturels féconds.


Ce qui s'est passé en Libye « est un véritable déni de l'humanité »


Pour cela, il s'attend à ce que les pays occidentaux changent leur politique de la dette envers les pays africains, qu'ils arrêtent de leur imposer des conditions impossible à respecter. Moins d'un siècle après leur indépendance, dit-il, croire que les pays africains pourront avoir les mêmes performances politiques et économiques que celles de l'Europe est une « aberration (...) d'autant plus vive que ces mêmes pays européens ont parfois, eux-mêmes, de grandes difficultés sur les plans financier et politique ».
Par la suite, Mohammed VI s'est attelé à corriger les perceptions « erronées, passionnelles ou xénophobes » sur la question de la migration. Il a rappelé que les flux migratoires font partie de l'Histoire et des échanges humains et qu'ils n'ont commencé à avoir leur connotation négative qu'après la création des frontières post-indépendances. C'est à partir de cette période que la migration a commencé à être perçue comme une source de danger et non d'enrichissement mutuel, soutient-il. Associée aux trafics en tout genre, à la guerre et aux sécheresses, elle se traduit actuellement dans l'imaginaire humain par la pauvreté, la précarité, l'instabilité et même de la mort, selon lui.
À ce propos, le roi du Maroc s'indigne des scènes d'esclavage de migrants en Libye, des crimes perpétrés, selon lui, par des milices qui échappent au gouvernement libyen. « Il s'agit d'un véritable déni de l'humanité », dit-il, contraire aux droits fondamentaux et aux valeurs du peuple libyen.
L'Europe doit arrêter de dépouiller l'Afrique de ses talents


La situation de la migration aurait été maîtrisée si les groupements régionaux étaient fonctionnels, estime le roi. « Or, l'Union du Maghreb arabe (UMA) n'existe pas ! » Et les flux migratoires, à la faveur de conflits régionaux, sont souvent la proie de réseaux de trafics divers allant des stupéfiants aux filières terroristes.
« Le temps est à l'action », martèle Mohammed VI. Mais il faut que l'Europe change de politique migratoire.

Il n'est pas acceptable qu'elle convoite les meilleurs talents du continent au mépris de l'investissement de leur pays d'origine en termes de formation. L'hémorragie des cerveaux qui s'ensuit est « déplorable », estime-t-il.


Le souverain enchaîne ensuite par un rappel historique. Les populations européennes et africaines ont toujours été dans une dynamique migratoire. Aujourd'hui, ces déplacements relèvent de la chimère. Les migrants africains ont contribué grandement à la reconstruction de l'Europe d'après-guerre. Et depuis une dizaine d'années, des Européens s'installent au Maroc, amenant leur savoir-faire, créant localement des PME et des emplois.


Pour un dialogue franc et direct entre anciens colonisateurs et anciens colonisés


Sur la base de cette histoire partagée, le roi du Maroc propose que le partenariat entre l'Europe et l'Afrique évolue vers « un pacte bi-continental nouveau », car il est essentiel selon lui que « le dialogue entre les anciens pays colonisateurs et anciens pays colonisés demeure franc et direct et qu'il faut aujourd'hui lui donner un nouvel élan ». L'UE et l'UA sont deux groupements égaux devant les défis et tout autant devant les opportunités et les responsabilités, conclut-il.


Depuis le sommet de l'UA de janvier 2017 qui a vu la validation de son adhésion à l'organisation panafricaine, le roi du Maroc a été chargé de concevoir une nouvelle feuille de route sur la question de la migration. Une note préliminaire a été présentée par son frère, le prince Moulay Rachid, au précédent sommet de l'UA, en juillet à Addis-Abeba. Aujourd'hui, cet agenda est fin prêt et promet d'être l'un des moments forts du prochain sommet de janvier 2018.
Corriger certaines idées préconçues sur la migration africaine


Le souverain marocain y a corrigé certaines idées préconçues sur la migration africaine. Elle est d'abord inter-africaine : sur cinq Africains qui se déplacent, quatre souhaitent rester sur le continent. Elle n'appauvrit pas le pays d'accueil : 85% des gains des migrants restent dans ce pays. Et puis, contrairement aux discours politiques ou à l'image véhiculée par les médias, la migration irrégulière ne concerne que 20% de la migration internationale.


Le mot de la fin du message royal constitue un appel à la mobilisation. « Dans le cadre de cet agenda, conformément à leurs engagements internationaux, et loin des pratiques honteuses et inhumaines, héritées d'une époque révolue, les pays africains assumeraient leurs responsabilités dans la garantie des droits et de la dignité des migrants africains sur leur sol ».

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