Cyberattaque mondiale : la Corée du Nord est-elle impliquée ? © Olivier Lascar
sciencesetavenir.fr
Les experts travaillent sur une piste qui pourrait relier la gigantesque attaque informatique avec le groupe de hackers de Lazarus, soupçonné d'être géré par la Corée du Nord.

Certains experts font remonter la piste de la cyberattaque jusqu'au pays dirigé par Kim Jong-un.
Le ransomware lancé vendredi 12 mai au soir 2017 aurait atteint, selon les dernières estimations, 300.000 ordinateurs dans le monde entier. D'où est-il parti ? On ne le sait toujours pas. "Néanmoins, le rançongiciel est une spécialité des pays de l'Est" rappelait lundi 15 mai 2017 à Sciences et Avenir le Directeur général France de Kaspersky, l'un des principaux acteurs de la sécurité informatique dans le monde. Selon les informations de Reuters, cette société, comme son concurrent Symantec, étaient, quelques heures plus tard, sur une autre piste : celle de la Corée du Nord. Les deux sociétés disent que certaines lignes de code utilisées dans le développement d'anciennes version du rançongiciel WannaCry apparaissent également dans des programmes développés par le groupe Lazarus, soupçonné par de nombreux chercheurs d'être géré par la Corée du Nord. Une troisième grande société de cybersécurité, FireEye, a déclaré examiner un lien éventuel avec Pyongyang.


Le nombre de nouvelles infections par le virus a fortement chuté lundi


Moins de 70.000 dollars de "rançons" ont été versés aux auteurs de l'attaque, selon le conseiller à la sécurité intérieure américain Tom Bossert. Les sommes demandées pour recouvrer l'accès à son ordinateur commençaient à 300 dollars, un montant similaire à de précédentes attaques de grande ampleur, choisi pour déclencher un maximum de paiements. Au vu de la faiblesse du butin, certains experts doutent du mobile de l'attaque. Le nombre de nouvelles infections par le virus a fortement chuté lundi, par rapport au pic de plus de 9.000 contaminations par heure enregistré vendredi.


https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/

POUR UNE APPROCHE STRATÉGIQUE DES ESPACES POLITIQUES-Essai de philosophie politique-Hans Cova
Ouverture Philosophique
PHILOSOPHIE

Comment repenser l'action collective et l'unité des luttes à l'intérieur d'un contexte géopolitique aussi instable qu'incertain ? "Une approche stratégique des espaces politiques" ne signifie pas l'abandon de l'espace national. Elle exige une réflexion active se réalisant aux niveaux local, national, international. internationaliste, cette démarche n'est pas sans dessiner une nouvelle figure de la citoyenneté, fondée sur l'émancipation humaine.


Si la globalisation néolibérale a entraîné une désarticulation des différents espaces politiques, économiques et juridiques à l'échelle planétaire, elle a également chamboulé les concepts clefs de la politique classique – ceux de nation, de peuple et de souveraineté. Partant de ce double constat, les trois essais de ce livre cherchent ainsi à répondre à cette question : comment repenser l'action collective et l'unité des luttes à l'intérieur de ce contexte géopolitique, aussi instable qu'incertain ?

L'hypothèse est que, si une telle action partagée doit demeurer attentive à la pluralité des formes de domination, elle présuppose néanmoins la désignation d'un adversaire commun : le capitalisme néolibéral.

D'où l'actualité des conflits de classes comme axe stratégique et idéologique (selon les termes du philosophe Daniel Bensaïd). Aussi est-il nécessaire d'opposer démocratiquement, à ce nouveau désordre mondial répandant militairement son inquiétante emprise sécuritaire, une alternative politique à la hauteur des enjeux actuels, dont la portée universelle impose le dépassement du « régime cellulaire de la nationalité », tel que l'a promu la Commune de Paris. Une approche stratégique des espaces politiques ne signifie pas, en ce sens, l'abandon de l'espace national ; elle exige au contraire une réflexion active se réalisant simultanément aux niveaux local, national et international. Résolument internationaliste, cette démarche n'est pas sans dessiner, en outre, une nouvelle figure de la citoyenneté, fondée sur l'émancipation humaine...
Né en 1977, Hans Cova a notamment publié De la question stratégique en philosophie politique (L'Harmattan, 2012). Ses récents travaux sont à la confluence de la philosophie politique et des sciences sociales.

 

L'ISLAM EN PAYS BAMUM-De Ibrahim NJOYA à Ibrahim NBOMBO NJOYA*(1895 - 2016)-Souley Mane

Préface du Pr. Eugène Désiré Eloundou
Emergences africaines
ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATIONHISTOIRE AFRIQUE NOIRE Cameroun

Au Cameroun à la fin du XIXe siècle, l'islam fait une percée en direction du Sud, et notamment dans le Département du Noun, chez les Bamum. Cet ouvrage permet de saisir le cadre physique et humain, l'introduction et la diffusion de l'islam, la pratique et l'organisation de la religion musulmane. Le vécu de l'islam chez les Bamum se caractérise par une grande tolérance religieuse et une coexistence pacifique avec le christianisme et la religion traditionnelle, ce qui éloigne le spectre de la violence.

La cartographie de l'islam au Cameroun connaît un bouleversement important à la fi n du XIXe siècle. L'islam, jusque-là fortement présent dans la partie septentrionale, fait une percée en direction du Sud, dans un environnement anthropogéographique nouveau dont fait justement partie le Département du Noun, chez les Bamum. Cet ouvrage collectif permet de saisir, tour à tour, le cadre physique et humain de la zone étudiée, l'introduction et la diffusion de l'islam, la pratique et l'organisation de la religion musulmane, l'éducation, les pratiques artisano-artistiques, les rapports entre le triptyque islam - religion traditionnelle - christianisme, la relation entre l'islam et la politique ainsi que les grandes figures de ladite religion. Le vécu de l'islam chez les Bamum se caractérise par une grande tolérance religieuse et une coexistence pacifique avec le christianisme et la religion traditionnelle. L'hétéroclité religieuse au sein des familles favorise un véritable dialogue interreligieux et éloigne le spectre de la violence qui touche aujourd'hui certaines sociétés musulmanes.


Souley Mane est enseignant-chercheur permanent au Département d'histoire de l'Ecole normale supérieure/ Université de Yaoundé I-Cameroun. Il est le Directeur du Centre d'Etude et de Recherche sur l'Islam et les Sociétés musulmanes en Afrique centrale (CERIAC). Sa spécialité est l'Histoire des civilisations. Ses principaux axes de recherche sont : l'islam et la société en Afrique centrale, l'islam, la non-violence et le dialogue islamo-chrétien en Afrique. Il est auteur de plusieurs articles et ouvrages. Image d'illustration de la couverture : mosquée centrale de Foumban

Le député, le citoyen : tous pour le bien du pays, que font nos élus au Sénégal ? Applaudir ? En France ça bouge

Que font nos députés, pourquoi sont-ils élus ? Est-ce qu'ils savent pourquoi ils sont dans l'hémicycle ? Quand on voit le pays et son fonctionnement on peut se demander ce qu'ils font . On ne voit pas un député défendre une cause, on ne voit pas une député s'occuper de l'insécurité, des contenus de la télévision, des dérives des NTIC, de la pauvreté, des comportements pervers des chinois, des enfants de la rue, des moeurs, de la corruption, de l'école, des accidents de la route, du xessal, des grossesses précoces, des MST, de l'immigration, des noyades, etc. Il me semble que ces élus ne font pas bouger les lignes et c'est bien dommage. En France les citoyens se bougent, les victimes créent des associations pour porter une cause et les élus les supportent et cela donnent des résultats. Citoyens du Sénégal, Société civile tous ensemble pour faire évoluer ce pays.


En France certains députés sont spécialisés sur des sujets et portent les projets devant l'hémicycle jusqu'au vote d'une loi


Sécurité routière : le combat d'une victime


Témoignage d'une femme qui a perdu ses deux jambes dans un accident. Depuis, elle milite pour faire changer les comportements.
C'était un après-midi d'octobre 2014, Caroline Broc marche sur un trottoir du centre-ville quand elle est percutée par une voiture lancée à 110 km/h. Le chauffeur était ivre, sous l'emprise de stupéfiants, sans permis et sans assurance et s'est enfui après l'accident. Caroline a les jambes broyées.


3 ans de prison ferme
En janvier dernier, le chauffard a été condamné à trois ans de prison ferme. Actuellement, pour le Code pénal, un accident de la route est systématiquement considéré comme involontaire. La peine maximale encourue par l'auteur de l'accident est de 7 ans de prison. Caroline Broc réclame que la loi soit réécrite et qu'on y ajoute plus de nuance. Une fois par semaine, elle intervient dans une auto-école. Elle y raconte son histoire et toutes les questions sont abordées.
Le JT


PRIO 2 ECO - Indépendance des médias : la proposition de loi qui veut des garde-fous
Par Alexandre Piquard


Le député PS Patrick Bloche a travaillé avec le gouvernement sur un texte répondant à la concentration du secteur.

Renforcer la « liberté, le pluralisme et l'indépendance des médias ». Tel est le but de la proposition de loi rédigée par le député PS de Paris Patrick Bloche, en collaboration avec la ministre de la culture, Fleur Pellerin, et l'exécutif, et que Le Monde s'est procuré. Les auteurs réagissent notamment aux polémiques survenues après la prise de contrôle de Canal+ et i-Télé par Vincent Bolloré, mais ne ciblent pas frontalement l'entrepreneur breton : les industriels qui possèdent des médias sont nombreux, de Patrick Drahi (BFM-TV, RMC...) à Martin Bouygues (TF1) en passant par Xavier Niel (actionnaire à titre individuel du Monde).


La proposition de loi précise notamment les pouvoirs du Conseil supérieur de l'audiovisuel : ce dernier « s'assure que les intérêts économiques des actionnaires des éditeurs de services de communication audiovisuelle et de leurs annonceurs ne portent aucune atteinte » au pluralisme et à l'indépendance. Une allusion indirecte aux accusations de censure dirigées contre Canal+ après la non-diffusion d'un documentaire sur le Crédit mutuel ou sur l'Olympique de Marseille (et sur lesquelles Vincent Bolloré a nié être intervenu).


L'article 7 propose, lui, de généraliser dans les télévisions et radios les « comités relatifs à l'honnêteté, l'indépendance, au pluralisme de l'information et des programmes ». Leurs membres, « indépendants », ne doivent pas, « pendant leurs fonctions et dans un délai de trois ans avant leur nomination, [avoir] pris, reçu ou conservé, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans la société éditrice » ou « l'un de ses actionnaires ». Cette disposition fait écho à la polémique autour de la nomination du comité d'éthique de Canal+. Deux des six personnalités choisies ont des liens avec des sociétés de M. Bolloré.


Pour la majorité socialiste, ce texte vise à montrer qu'elle ne reste pas inactive alors que le secteur se concentre. La reprise en main du groupe Canal+ par Vincent Bolloré a suscité des protestations publiques à i-Télé. Le 28 septembre, sur France Inter, Fleur Pellerin s'était posée en « garante du pluralisme des médias », tout en précisant au sujet de M. Bolloré : « Aucune enquête n'a pour l'instant révélé s'il y avait eu une intervention directe. » Avant d'être votée, la proposition de loi de Patrick Bloche, président de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, devra être discutée avec les professionnels du secteur.
Par Alexandre Piquard http://mobile.lemonde.fr/

Cabines de bronzage: les députés interdisent leur publicité
A la Une

Une cabine de bronzage à UV en août 2007 à Paris Thomas Coex / AFP/Archives

L'Assemblée nationale a voté vendredi l'interdiction de la publicité pour les cabines et les appareils de bronzage, ainsi que l'interdiction de leur mise à disposition pour les mineurs.
La vente ou la cession, y compris gratuitement, d'un appareil de bronzage artificiel pour un usage autre que professionnel seront aussi prohibées, ont décidé les députés dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la Santé.


Ils ont aussi inscrit dans ce texte l'obligation de formation des professionnels aux risques pour la santé de l'exposition aux rayonnements UV, et prévu la possibilité de soumettre à un régime d'autorisation, et non de simple déclaration, les cabines de bronzage pour le public.
Ces dispositions, contenues dans un amendement du rapporteur Olivier Véran et de la présidente de la commission des Affaires sociales Catherine Lemorton, tous deux socialistes, ont reçu le soutien de la ministre de la Santé Marisol Touraine, qui veut mieux "encadrer" et "informer" sur les cabines de bronzage.


"Nos concitoyens n'ont pas conscience des risques qu'ils prennent" et "nous sommes préoccupés par l'utilisation à domicile de ces appareils", a-t-elle déclaré.
La députée socialiste Michèle Delaunay, elle-même ancienne cancérologue cutanée, a relevé que le mélanome, un cancer de la peau, était "le cancer qui augmente le plus aujourd'hui" après le cancer du poumon de la femme, en raison "des habitudes de bronzage".


L'exposé des motifs de l'amendement précise que "le nombre de cancers de la peau double tous les dix ans" et que la dangerosité de l'exposition aux ultraviolets artificiels utilisés dans les cabines de bronzage a été prouvée.


Environ 10.700 établissements pratiquent cette activité en France, et 40.000 appareils sont en fonctionnement, ceux des particuliers inclus.
l'Institut national de veille sanitaire a estimé que les modalités actuelles d'utilisation de ces cabines occasionnerait dans les trente prochaines années entre 500 à 2.000 décès en France, "ce qui est comparable aux décès imputables au Mediator", relèvent les auteurs de la mesure.


La ministre de la Santé a déjà pris des mesures réglementaires en 2013 et 2014 pour encadrer l'activité des cabines de bronzage, avec notamment une obligation de qualification des opérateurs et d'information des utilisateurs, mais elles sont insuffisamment mises en oeuvre. La diminution de l'exposition aux rayonnements ultraviolets artificiels et naturels est en outre un des objectifs du 3e plan cancer (2014-2019).


1. Bien que favorable aux mesures adoptées, le député UMP Bernard Accoyer, lui aussi médecin de profession, a critiqué "le caractère parcellaire de la prévention et de la lutte contre les expositions aux UV" de la part du gouvernement.


Le débat autour des dangers des cabines de bronzage a été relancé en janvier par la revue 60 millions de consommateurs qui avait déjà réclamé leur interdiction.
L'Académie de médecine s'est prononcée en février pour l'interdiction des cabines de bronzage, à l'instar de ce qui a été fait par le Brésil et l'Australie.
© 2015 AFP
http://www.ladepeche.fr/article/

Page 4 sur 406

AUDIO

A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries