L'homme aurait-il définitivement déraillé ? - Communiqué de l'association Energie Environnement - Ile de La Réunion. François-Michel MAUGIS

De nombreux auteurs, de nombreux scientifiques découvrent et nous expliquent depuis quelque temps que les choses de la vie sont beaucoup moins simples que ce que l'on croyait jusqu'à présent. La maxime : « Plus j'apprends plus je prends conscience de l'énormité de mon ignorance », n'a jamais été aussi vraie. Adieu nos certitudes, bonjour l'inconfortable incertitude.


Prenons le cas d'une espèce animale très particulière. Notre grande famille des mammifères n'est pas née d'hier. Si l'on s'en tient à la génétique et l'épigénétique, cette longue histoire a laissé des traces dans notre cerveau, dans notre comportement. En tant que mammifère, nous avons subi une curieuse évolution.

En effet, cette famille animale est apparue sur Terre il y a 240 millions d'années et a vécu terrorisée par la présence des dinosaures pendant plus de 150 millions d'années. Mais, avec leur disparition, le calvaire de notre famille de mammifères, ne s'est pas arrêté.

Il y eut ensuite l'apparition de mammifères carnivores tout aussi dangereux et terrifiant que les dinosaures. Et cela a duré quasiment jusqu'à la période préhistorique, soit plus de 60 millions d'années. Pourquoi croyez-vous que nos ancêtres étaient perchés dans les arbres ? Qui sont donc nos ancêtres les Anthropoïdes ?

Une famille de mammifères soumis, ayant vécu dans la terreur pendant plusieurs millions d'années ?

Si l'on en croit ces fameuses règles de la génétique et de l'épigénétique, cela laisse des traces.

D'ailleurs, pour ce qui est des humains proprement dit, cela se complique. La station debout entamée il y a 6 millions d'années, ne lui a pas réussi. Le bassin de nos femelles s'étant considérablement rétrécis, ne sont parvenu à naître que des petits humains prématurés. Et voilà la raison pour laquelle nous sommes le seul animal à ne produire que des enfants immatures que l'on doit élever et aider à survivre pendant plusieurs années.

Le petit poulain gambade sur ses quatre pattes, quelques minutes à peine après sa naissance. Cela fait mal de savoir que nous sommes tous les descendants de prématurés, c'est pourtant l'exacte vérité (1). Connaissant cette histoire, beaucoup de choses pourtant s'éclairent.

C'est un peu comme un enfant mal dans sa peau qui découvre sur le tard, ses véritables origines. Ça fait mal mais c'est indispensable pour se construire.


Au vu de tout cela, peut-on continuer à dire que l'homme n'est pas animal ?

Pire que tout, peut-on continuer à dire que l'homme est un être supérieur ?

Pas si sûr. Certains penseurs, certains philosophes, en tout cas, ont franchi le pas. Ayant tant subi, l'homme serait en réalité un sous-produit de la création, un être veule, soumis, agressif et quasiment schizophrène et notre prétendue intelligence ne servirait qu'à masquer cette tare congénitale. Sa folie des grandeurs et du « Toujours plus » ne serait qu'une réaction violente aux souffrances du passé. Et, nous le savons aujourd'hui, la colère, même rentrée, peut faire bouger les montagnes. Nous nous contentons de détruire notre planète.

Alors, être supérieur ? Je vous laisse juge.


(1) Ref: SAPIENS de Harari - Ed. Albin Michel.


François-Michel MAUGIS – La Réunion   Économiste, écrivain, philosophe et conférencier.     http://www.assee.fr

 

Enfants et écrans: peut-on les débrancher? Les smartphones nuisent aux relations sociales des ados - Un lycée anglais «désintoxique» ses élèves en les privant de leurs smartphones- Les jeunes se disent incapables de vivre une journée sans smartphone


Par Le Figaro Etudiant

46 % utilsent le téléphone la chambre, 18% au salon; 20% aux toilettes, 15% dans la cuisine et 1% autre....


51 % des étudiants déclarent réviser dans leur lit. Crédits photo: Peter Snaterse / Shutterstock


Le smartphone acquiert progressivement une place centrale dans les révisions des étudiants et change leur manière de travailler. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à réviser dans les WC ou allongés dans leur chambre.


Le mot «nomophobie», qui désigne la peur d'être sans son téléphone portable, a été élu mot de l'année 2018 par le Cambridge Dictionary. Et pour cause: ces appareils prennent de plus en plus d'importance dans nos vies, au point de ne plus pouvoir rien faire sans eux. Même étudier, selon une étude menée auprès de 724 étudiants par le site de soutien scolaire Kartable qui révèle que le smartphone serait en passe de devenir un outil de révision incontournable.


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Ils sont 56 % des jeunes interrogés à utiliser quotidiennement leur smartphone pour faire leurs devoirs ou réviser leurs cours. Pour presque la moitié d'entre eux, cette utilisation représente 10 à 30 minutes par jour, mais cela va plus loin pour 5 % des étudiants, qui passent plus d'une heure sur leur téléphone dans le cadre de leurs études. Dans les années à venir, le smartphone semble appelé à prendre encore plus de place dans le cadre scolaire et universitaire, puisque 93 % des jeunes interrogés prévoient de l'utiliser de plus en plus pour leurs études.
20 % des étudiants révisent aux toilettes


Et comme notre smartphone nous suit partout, cela signifie aussi que les adolescents révisent dans des lieux de moins en moins traditionnels. Terminée l'image de l'étudiant sagement assis pendant des heures devant le bureau de son studio. S'ils sont encore 44 % à travailler sur leur téléphone dans leur chambre, c'est surtout allongés sur le lit qu'ils aiment le faire, dans 51 % des cas. Enfin, 20 % d'entre eux se sentent à l'aise pour potasser leurs cours... aux toilettes.

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À l'extérieur, la possibilité de réviser sur son téléphone change aussi la donne. Le temps passé dans les transports en commun n'est désormais plus du temps perdu: 22% des jeunes interrogés l'utilisent pour travailler. Néanmoins, l'école demeure leur endroit favori pour se concentrer: ils sont 29 % à la citer en premier dans la liste de leurs lieux de prédilection pour travailler en dehors de leur domicile. Smartphone ou pas, pour réfléchir et se canaliser, un cadre de travail bien défini semble toujours aussi important pour les étudiants.


Par Guyonne de Montjou


ENQUÊTE - Tablettes, smartphones, ordinateurs... Les écrans sont partout. Entravent-ils durablement le développement affectif, intellectuel et social de nos enfants ou bien renforcent-ils leur capacité de déduction, leurs réflexes, leur ouverture sur le monde ? Nous avons enquêté, sans parti pris, auprès des psychologues, parents, éducateurs et enfants.


L'appartement est plongé dans la pénombre. Les habituels cris d'enfants ont laissé place au silence. Quelqu'un retient son souffle dans la pièce voisine.

Le parquet craque. «Y a-t-il quelqu'un?» Pas de réponse. Un bruit furtif. Dans la chambre, les enfants assis sur le lit viennent de cacher la tablette sous la couette. Au sein des familles, l'écran est devenu un objet stratégique autour duquel les vies tournent, les relations se structurent, les conflits naissent. «Connecté, il devient ce lien vers le monde extérieur qu'on ne peut plus lâcher», déclare la psychologue clinicienne Béatrice Copper-Royer, qui avoue consacrer 40 % de ses consultations à ce sujet avec les jeunes, souvent lors d'un décrochage scolaire.
Téléphones, ordinateurs, télévision, tablettes... Ces outils deviennent familiers dès le plus jeune âge, parfois bien ...
Les jeunes se disent incapables de vivre une journée sans smartphone


Par Le Figaro Etudiant


Les Français préfèrent abandonner l'alcool, le sport ou le sexe plutôt que de vivre une semaine sans smartphone. Crédits photo: Shutterstock/Prostock-studio
Selon une étude, 89% des 12-14 ans possèdent un smartphone. Les jeunes filles sont plus accros à leur smartphone que les garçons. Ils passent en moyenne 2h30 devant leur écran de téléphone.
Une étude de l'opérateur téléphonique Bouygues Télécom* confirme l'addiction des jeunes à leur smartphone. Les 15-25 ans sont bien plus connectés que leurs aînés. Ils n'hésitent pas à utiliser leur smartphone quand ils sont avec leurs amis (69%), dans les transports (63%), dans la rue (61%), lors de repas de famille (41%) ou lors d'une sortie culturelle (26%). Ils passent en moyenne 2h30 devant leur smartphone, soit une heure de plus que leurs aînés.


Le smartphone apparaît pour eux comme un véritable couteau suisse. C'est avant tout un outil de sociabilité pour 94% des jeunes, grands utilisateurs de réseaux sociaux. C'est aussi un moyen de regarder la télé (63%), utiliser des applications de jeux (73%), écouter de la musique (74%) ou regarder des films ou séries en streaming (73%).


Le premier smartphone à 11 ans et demi en moyenne


43% des Français n'éteignent jamais leur smartphone, notamment lorsqu'ils vont au cinéma ou assistent à un concert, indique l'étude. Cette proportion est plus élevée chez les 15-25 ans (57%) et plus encore chez les jeunes filles (64%). Et 84% des jeunes se disent incapables de se passer de leur smartphone pendant une journée, contre 62% pour l'ensemble des Français. Lesquels préfèrent abandonner l'alcool (79%), le sport (66%), le café (61%) ou le sexe (41%) plutôt que de vivre sans smartphone pendant une semaine.


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Les jeunes sont connectés de plus en plus tôt. Ils obtiennent leur premier mobile à 11 ans et demi en moyenne. Neuf préados (12-14 ans) sur dix possèdent un smartphone, offert par leurs parents à l'entrée au collège. Les jeunes Franciliens (95%) sont plus équipés qu'en province (88%). Facebook, YouTube et Snapchat sont leurs trois applications favorites des 12-14 ans. «Les préados redoutent les temps morts et les espaces sans wi-fi. Pour eux, il est important de pouvoir se connecter en Wi-Fi à leur domicile (98%), mais aussi chez leurs copains (83%) et dans les lieux publics (79%)», remarque l'étude.
* Étude menée en ligne par l'Observatoire Bouygues Telecom des pratiques numériques des Français auprès de 2005 individus disposant d'un smartphone, issus d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus et 201 individus âgés de 12 à 14 ans.
Les étudiants qui utilisent leur smartphone en cours ont de moins bons résultats
Par Wally Bordas •


Les élèves qui utilisent leur portable en cours ont de moins bonnes notes que leurs camarades. Crédits photo: ProStockStudio - Shutterstock


Une étude menée par deux universités belges démontre que les étudiants qui ont l'habitude d'utiliser leur smartphone en cours obtiennent de moins bons résultats aux examens que leurs camarades.
Regarder des vidéos de chats sur Facebook, tester le dernier filtre à la mode sur Snapchat, lire les dernières actualités sur Twitter. Faire tout sauf ce que l'on devrait être en train de faire: travailler. Qui ne s'est encore jamais retrouvé dans cette situation, lorsque l'amphithéâtre est plein et que le cours dure trois heures?
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Selon une étude menée par l'université de Gand et l'université d'Anvers, en Belgique, l'usage du smartphone en cours aurait un impact sur la réussite aux examens. Pour établir ce constat, les chercheurs ont interrogé 696 étudiants pour connaître la fréquence d'utilisation de leur smartphone pour neuf activités différentes, comme la lecture de courriels, la recherche d'informations et la prise de photos. Ils ont ensuite comparé les réponses des élèves aux résultats obtenus aux examens.


Smartphone et concentration ne font pas bon ménage


L'étude révèle ainsi que les étudiants ayant un usage du smartphone au-dessus de la moyenne affichent approximativement 1,1 point de moins sur 20 à leurs résultats d'examens que les autres élèves. D'ailleurs, l'échec aux examens est également plus élevé avec une utilisation accrue du smartphone. Selon l'enquête, les étudiants qui ont un usage du smartphone supérieur à la moyenne n'ont réussi que 60,6 % de leurs examens, contre 68, % pour les autres élèves.


«Ces résultats ne m'étonnent pas, témoigne Catherine Lejealle, sociologue spécialiste du digital et enseignant-chercheur à l'ISC Paris. Les étudiants pensent toujours, à tort, qu'ils sont multitâches. Or lorsque le cerveau doit faire deux choses à la fois de manière répétée, il se fatigue et il y a une saturation cognitive. Cela peut causer de vrais problèmes de fatigue», ajoute-t-elle.


Des cours plus ludiques pour accrocher les étudiants?


Simon Amez, l'un des chercheurs à l'origine de cette étude, explique sur Rtbf que les étudiants utilisent leur smartphone «pour ne rien manquer de ce qui se passe en ligne et interagir avec tout le monde». Un avis partagé par Catherine Lejealle, qui estime que si les jeunes ont tendance à utiliser leur smartphone en cours, c'est parce qu'il est «divertissant». «Les étudiants ont souvent du mal à rester attentifs en cours, et la tentation des réseaux sociaux est grande. Sur leur téléphone, ils ont accès à un contenu ludique, interactif», décrit-elle.


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L'étude révèle ainsi qu'en moyenne, les étudiants sondés consultent leur téléphone trois à cinq fois par cours et deux fois par heure d'étude. Catherine Lejealle, qui donne des cours en école de commerce, à l'ISC Paris, estime que l'«innovation pédagogique» est l'un des moyens de garder l'attention des étudiants et d'empêcher qu'ils consultent leur portable toutes les deux minutes. «Il faut trouver des formats plus motivants. Mais l'effort ne doit pas venir que des enseignants. Les élèves doivent également arriver à s'immerger, tout ne peut pas être que buzz et divertissement», argue-t-elle.
Le smartphone pourrait avoir une meilleure utilité


Sur Rtbf, Simon Amez rappelle également que des recherches antérieures avaient montré que les étudiants considèrent plus leur smartphone comme une source de divertissement plutôt que comme un outil de travail. Un aspect «regrettable» pour Catherine Lejealle. «Le smartphone, c'est l'accès gratuit au savoir, à la connaissance. C'est un outil d'égalité», exprime-t-elle.
Malgré tout, la sociologue reste optimiste. «J'observe qu'il y a souvent un sursaut chez les jeunes qui se disent, stop, je ne veux pas être tout le temps sur le portable», positive-t-elle. Et de conclure: «Quand ils ont une passion, les étudiants savent reprendre le contrôle, oublier leur smartphone et s'investir».
5 applications pour réviser le bac sur son téléphone


Par Jean-Marc De Jaeger •


Les applications permettent aux candidats au bac de réviser n'importe où et n'importe quand. Crédits photo: Syda Productions
Quiz, fiches de révision, cours audio... Des applications mobiles aident les candidats au bac à réviser leurs cours depuis leur smartphone ou tablette.
Entre deux cours, dans les transports en commun, sur la plage... Pour réviser son bac, des applications mobiles regroupent les programmes étudiés en première et terminale, agrémentés de fiches de révisions et de quiz. Voici une sélection de cinq applications mobiles qui vont permettre de réapprendre vos cours partout et tout le temps.


» Retrouvez tous les résultats du bac sur le Figaro Étudiant


1. EduQuest: quand jouer rime avec réviser
Les utilisateurs d'EduQuest incarnent un personnage.


Et si vous révisiez en mode multijoueurs? EduQuest surfe sur la vague des serious games (jeux sérieux) avec son application de révision digne d'un jeu vidéo. Les utilisateurs créent un personnage et peuvent évoluer dans l'application en solo ou avec d'autres joueurs. Les bonnes réponses délivrent des étoiles, débloquent des pouvoirs et trophées et permettent de monter de niveau. À l'origine de cette application, trois jeunes diplômés de Sciences-Po Paris et HEC. Les fiches de cours et certains quiz sont gratuits, mais certains contenus sont payants.


➔ Application disponible uniquement sur App Store.
2. Study Quizz: vérifier ses connaissances par des quiz


Une bonne manière de retenir des noms, dates ou notions? Répondre à des quiz. L'application Study Quizz en dispose de 7500 dans toutes les matières des filières ES, L, S, STMG et bac pro. Hiérarchisés par niveaux et classées par chapitres, ces questionnaires comportent des corrections rédigées par des professeurs. Les lycéens peuvent jouer en solo ou en duel et se constituer en équipe pour défendre les couleurs de leur lycée lors d'un concours annuel inter-lycées.


➔ Application disponible sur App Store et Google Play.
Entrainez-vous avec les annales du bac
3. MobiBac: le couteau-suisse de la révision


L'application MobiBac met à disposition des fiches de révision, des résumés audio, des concepts clés, des questionnaires et des conseils méthodologiques. Une application est disponible par niveau (première, terminale) et par série générale (ES, L, S). «Le contenu est adapté à un usage en temps limité pour faciliter les révisions entre deux cours, dans les transports, etc.», assure l'éditeur Rue des écoles, concepteur de l'application.


➔ Application disponible sur App Store et Google Play.


4. SnapSchool: se faire aider par d'autres lycéens


Bloqué sur un exercice de maths ou de français? Prenez-le en photo, partagez-la et faites-vous aider par un autre élève. C'est le principe de l'application d'aide aux devoirs SnapSchool. Basée sur l'entraide, elle repose sur un système de jetons: publier un devoir coûte un jeton, apporter une réponse à un devoir en fait gagner un.


5. Bac 2018: la plus complète


Cours au format vidéo, annales corrigées, sujets probables, simulateur de notes... Bac 2018, conçu par la plateforme d'éducation numérique Digischool, apparaît comme l'application de révision la plus complète. Elle contient les programmes des filières ES, L, S, STMG et STI2D. Des notifications vous informent lorsqu'une session de révisions vidéo débute en direct sur Youtube. Les candidats ayant souscrit à l'abonnement Premium (9,99€/mois) peuvent même se mettre en condition grâce à la fonctionnalité «bac blanc».
Et pour ne pas se laisser distraire...


Pour rester concentré et ne pas passer d'une tâche à une autre, utilisez des applications comme Flipd, Offtime ou QualityTimes. Elles bloquent les notifications pendant un temps donné et vous empêchent même d'ouvrir d'autres applications tant que vous n'avez pas terminé votre travail.


Solitude, manque de sommeil, émancipation plus difficile... L'usage du smartphone bouleverse les interactions sociales des adolescents, selon l'Américaine Jean M. Twenge, docteur en psychologie.
C'est un objet capable du meilleur comme du pire. L'usage du smartphone par les adolescents est au cœur d'une vaste étude menée par Jean M. Twenge*, docteur en psychologie et professeur à l'université de San Diego aux États-Unis, et relayée par le magazine américain The Atlantic . L'auteur s'interroge: «Le smartphone a-t-il tué une génération?» Et donne un début de réponse: «L'arrivée du smartphone a radicalement changé tous les aspects de la vie des adolescents, de la nature de leurs interactions sociales à leur santé mentale.»


Premier bouleversement: les outils numériques et les réseaux sociaux isolent les adolescents. La docteur, qui a mené son étude sur les jeunes nés après 1995, évoque une «génération disloquée». Elle aurait perdu l'habitude de se retrouver au skate-park ou à la piscine, préférant discuter dans des espaces virtuels. «Les jeunes qui utilisent quotidiennement les réseaux sociaux mais qui rencontrent leurs amis moins fréquemment sont les plus susceptibles d'être d'accord avec les affirmations "Je me sens souvent seul(e)", "Je me sens souvent exclu" et "Je souhaite souvent avoir de bons amis"», écrit l'auteur. La part de jeunes voyant leurs amis tous les jours ou presque a baissé de 40% entre 2000 et 2015, d'après les données qu'elle a récoltées. Selon ces données, leur activité sexuelle baisse et leur «première fois» intervient plus tardivement que dans les années 90.


Les accros au smartphone souffrent plus de solitude


Autre bouleversement: le confort et la sécurité que les adolescents éprouvent sur le Web réduisent leur volonté de s'émanciper. L'auteur cite l'exemple du permis de conduire, de plus en plus délaissé aujourd'hui, alors qu'il s'agit d'un «symbole de la liberté des adolescents inscrit dans la culture américaine». La docteur remarque, en outre, qu'ils travaillent moins que leurs aînés: à la fin des années 1970, 77% des lycéens travaillaient pendant leur année scolaire, contre 55% en 2015. De fait, l'indépendance financière est moins prioritaire qu'auparavant. Par ailleurs, les collégiens et les lycéens consacrent aujourd'hui moins de temps à leurs devoirs qu'il y a vingt ans.


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Jean M. Twenge observe une corrélation entre le temps passé devant les écrans et le sentiment de bien-être. «Toutes les activités avec écran sont liées à une baisse de bonheur et toutes les activités sans écran sont liées à une hausse du bonheur», résume-t-elle. L'usage intensif des appareils électroniques perturbe le sommeil des jeunes, ce qui peut «compromettre la réflexion et le raisonnement» et augmenter les risques de maladie, de prise de poids et d'hypertension. Un tel isolement peut conduire à la dépression, avertit l'auteur. Ceux qui utilisent des appareils électroniques au moins trois heures par jour ont 35% de risques en plus de développer des pensées suicidaires.


* L'article de The Atlantic reprend des éléments du livre «iGen. Pourquoi les enfants hyperconnectés d'aujourd'hui grandissent moins rebelles, plus tolérants et moins heureux et ne sont pas complètement préparés à l'âge adulte», de Jean M. Twenge, à paraître en septembre.
Dépression et anxiété : les réseaux sociaux impactent le moral des jeunes


Par Marine Dessaux


Une étude britannique a récemment interrogé les 14-24 ans sur leur rapports aux réseaux sociaux. Parmi les cinq réseaux les plus utilisés, quatre auraient un impact néfaste sur la santé mentale.
Instagram, Twitter, Facebook, Snapchat et YouTube: ces plateformes, à elles cinq, attirent l'attention de 91% des 16-24 ans. Entre narcissisme et harcèlement, créativité et expression de soi, les réseaux sociaux sont à l'origine d'une révolution sociale, surtout chez les «millennials» (nés entre 95 et le début des années 2000). S'appuyant sur différentes études, la Royal Society pour la santé publique a décidé de 12 facteurs pour évaluer les avantages et désavantages des réseaux sociaux chez 1 500 jeunes âgés de 14 à 24 ans.


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YouTube est le seul à sortir du lot


La conclusion de #StatusOfMind est sans appel: les réseaux sociaux sont, en grande partie, mauvais pour le moral de ses jeunes utilisateurs. Ainsi, Instagram est considéré comme le plus néfaste suivi de près par Snapchat, puis Facebook et enfin Twitter. YouTube est la seule à sortir du lot: elle serait bénéfique pour l'humeur de ses utilisateurs notamment parce qu'elle permet de partager ses expériences de santé avec les autres, permet l'expression de soi et aide à la construction d'identité.


Anxiété, harcèlement, solitude


Selon une étude de la fondation pour la santé publique (Mental Health Foundation, 2004), le taux d'anxiété et de dépression a fait un bond de 70% chez les jeunes depuis ces 25 dernières années. #StatusofMind a corrélé ces chiffres avec l'augmentation de l'usage des réseaux sociaux au Royaume-Uni (seulement 22 % des gens avaient un profil sur un réseau social en 2006 contre 89% en 2016) et en a déduit qu'il y avait un lien entre les deux.
L'étude a établi une liste des conséquences négatives des réseaux sociaux:
● le cyber-harcèlement
● L'addiction (ou le sentiment d «angoisse à l'idée de manquer quelque chose»)
● L'anxiété
● la dépression
● le sentiment de solitude
● le manque de sommeil
● le mal-être quant au physique


Les personnes interrogées n'ont pas manqué de confirmer le poids de ces effets nocifs. De nombreux témoignages sont venus appuyer les chiffres:


Un 20-24 ans témoigne: «Les réseaux sociaux m'ont amené à ne plus manger correctement, à perdre beaucoup de poids et à entrer dans une phase de dépression. Je m'en suis finalement sorti, ce qui a été très dur. J'ai ensuite été victime de harcèlement en 5ème. Si je devais revenir sur mon expérience des réseaux sociaux, je dirais qu'ils ont été pour moi sources de problèmes et de dépression».
Un 10-14 ans, ayant pris part à l'étude, parle de l'aspect chronophage de ces plateformes: «Je passe un temps fou sur les applications des réseaux sociaux. Cela peut être très addictif. À cause de ça, je perds du temps pour réviser, ne fais pas mes devoirs, n'interagis pas avec ma famille et manque de sommeil».


Quelques points positifs


Malgré de nombreux points négatifs, les réseaux sociaux offrent certains avantages. YouTube serait bénéfique pour ses utilisateurs. «Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles: ces plateformes peuvent promouvoir un esprit de communauté et permettent d'offrir un support émotionnel», ont déclaré Shirley Cramer et Becky Inkster, deux instigatrices de l'enquête, à propos de #StatusOfMind, dans le rapport d'étude.


Les points positifs soulignés par l'enquête sont les suivants:
● la capacité d'exprimer ses émotions et ressentis
● la construction d'une identité propre
● l'apport d'un support émotionnel
● la sensation d'appartenir à une communauté
● la possibilité de créer et maintenir des relations humaines
● avoir accès aux expériences de santé qui permettent de comprendre et de s'identifier à leurs expériences pour ensuite mieux gérer ses propres problèmes
Un jeune interrogé issu de la catégorie 17-19 ans abonde dans le sens de ces données en parlant de sa propre expérience: «Je souffre d'anxiété sévère et, à plusieurs occasions, j'ai trouvé des vidéos qui mettaient des mots sur mon mal-être. En expliquant pourquoi je me sentais mal, ces vidéos m'ont fait beaucoup de bien et m'ont permis d'être plus sûr de moi».


Un appel à l'action


«L'usage des réseaux sociaux a une incidence critique sur les 16-24 ans. Ces années sont cruciales dans le développement émotionnel et psychosocial, ce qui renforce la nécessité de mieux comprendre l'impact des réseaux sociaux», ajoutent Shirley Cramer et Becky Inkster.
Dans sa conclusion, l'enquête incite différentes institution à agir en prévention des dangers des réseaux sociaux. Des mesures sont envisagées comme:
-apprendre dans les écoles comment utiliser les réseaux sociaux en toute sécurité.
-indiquer quand les photos ont été retouchées sur les réseaux sociaux.
-pouvoir discrètement signaler sur la plateforme les utilisateurs qui ont besoin d'aide psychologique.
Certaines de ces mesures sont sérieusement considérées par le gouvernement britannique.

Un lycée anglais «désintoxique» ses élèves en les privant de leurs smartphone
Par Le Figaro Etudiant


Trois quarts des collégiennes disent répondre «instantanément» à tout message reçu sur un réseau social. Crédits photo: GLYN KIRK/AFP

FIGARO DEMAIN - Le lycée de Stroud, en Angleterre, a interdit à ses élèves tout objet connecté pendant une semaine. Après avoir dénoncé l'initiative, les élèves ont bien dû constater que les résultats étaient convaincants.


«Ce n'était pas aussi dur que prévu. Les premiers jours étaient un peu bizarres, mais au bout d'une semaine, ça ne me manquait plus du tout.» Laconique, Jess Houston, 16 ans, dresse le bilan de son expérience de la semaine: cinq jours privée de tout objet digital dans l'enceinte de son école, la Stroud high school. Après avoir constaté grande quantité de jeunes obsédées par le suivi de leurs notifications sur les réseaux, ce collège-lycée pour filles du Gloucestershire, région frontalière du pays de Galles en Grande-Bretagne, a décidé de trancher dans le vif et d'interdire tout objet connecté. Concrètement, les collégiens n'ont jamais eu le droit d'apporter leurs appareils à l'école (montres connectées, smartphones...), et les lycéens seulement pendant la pause déjeuner.


Dès le départ, les collégiens ont fustigé une décision qu'ils ne se sentaient pas les épaules de tenir. Mais très vite, les discussions adoucissent le courroux des plus anxieux et les premiers effets positifs se font sentir. «Tout le monde se disait 'C'est tellement ennuyeux' (comme décision, ndlr), raconte Libby, une collégienne de 14 ans. Mais on en a parlé entre nous, et on s'est dit que cela pouvait finalement être une bonne chose.» La jeune fille reconnaît même,, qu'«il n'y a rien de pire que de parler à quelqu'un qui fait comme ça (en mimant une personne qui écrit sur son smartphone)»
50% des élèves voudraient mieux contrôler leur usage d'internet


L'école de Stroud se dresse en pionnière dans la détermination à lutter contre les problèmes d'addiction au digital. Elle travaille aussi avec des écoles primaires de la région pour créer des programmes de «désintox» aux réseaux sociaux. «Les filles sont constamment en train de se comparer les unes aux autres, précise Cindi Pride, la proviseure adjointe Cindi Pride. 'Elle a des longs cheveux, des cheveux plus blonds, de plus jolis habits, des meilleures vacances...' Les gens ne postent que les facettes dorées de leurs vies. Cette comparaison constante est dévastatrice.»


Un peu plus tôt dans l'année, l'école avait lancé une étude dans laquelle les trois quarts des collégiennes avouaient répondre «instantanément» à tout message sur un réseau social. La moitié avouait apporter leurs smartphones jusque dans leurs lits. Pourtant, 50% d'entre eux déclaraient qu'ils aimeraient se sentir d'avantage en contrôle par rapport à cet usage d'internet. «L'école doit être un endroit où ils peuvent apprendre, s'amuser, avoir de vraies relations d'amitié, et non pas se parler entre eux via Snapchat» conclut à ce propos Cindi Pride.


J'écrivais une phrase, puis j'allais sur Snapchat. Alors je réécrivais cette même phrase.Jess Houston, 16 ans, élève de Stroud high school


«Avant, j'avais de grosses difficultés à faire mes devoirs, résume Jess. J'écrivais une phrase, puis j'allais sur Snapchat. Alors je réécrivais cette même phrase. Mes devoirs d'une demi-heure prenaient une heure et demie. Je n'ai jamais aussi bien travaillé que cette semaine, je n'étais pas fatigué. Normalement je vais au lit mais je reste une heure sur mon téléphone avant de dormir. Cette semaine j'arrivais bien à tenir mes huit heures de sommeil par nuit, et je me levais en forme!» Et de conclure, «Il faut éduquer les jeunes à ces nouvelles méthodes. La technologie, en soi, n'est pas un problème, c'est plutôt la manière de l'utiliser qu'il faut réapprendre.»


Stroud high school n'est pas tout à fait isolé dans sa démarche. Cette année, un collège américain avait déjà proposé 100 dollars à ses élèves s'ils se privaient de leurs téléphones pendant leurs vacances. De l'autre coté de la balance, certaines applications restent bien utiles pour réviser son sur son smartphone, ou encore trouver un emploi.

 

https://etudiant.lefigaro.fr/article/aux-toilettes-ou-au-lit-les-etudiants-revisent-de-plus-en-plus-sur-leurs-telephones_12bc9e9e-13eb-11e9-8616-0ced9439dd56/?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20190115_NL_FIGAROETUDIANT]&een=cb9e7c64cda2788553264e749862af7f&seen=6&m_i=uxOvrX35nobsPM%2BT494TpavRK6bphKaUVpiYLVlmQSTLi1FC3GJJYtM6IFwB8qMib8sfIeRhrjwxbfcfXJtQKnTbSB_QJJf9_g

 

Pape CISSOKO en Conférence Débats « Les relations parentales sont-elles différentes selon les cultures ? » à Ivry sur Seine  94200 france 

Maison municipale de quartier Monmousseau
Conférence sur la diversité culturelle et parentalité animée par Pape Cissoko, formateur en philosophie et interculturalité, à la maison de quartier Gaston Monmousseau


DIVERSITE CULTURELLE ET PARENTALITE
Samedi 19 janvier > 10h à 12h
Accueil à partir de 9h30


Conférence animée par Pape Cissoko, formateur en philosophie et interculturalité
« Les relations parentales sont-elles différentes selon les cultures ? »
Maison municipale de quartier Monmousseau-Vérollot
17 rue Gaston Monmousseau 94200 Ivry-sur-Seine

Téléchargez le programme complet au format PDF

«Diversité culturelle et parentalité ».


samedi 19 janvier 2019 sur la « diversité culturelle et parentalité ».

Nous prévoirons un accueil à partir de 9h30 autour d'un café, pour pouvoir démarrer la rencontre de 10h à 12h.
Un parent informé est un parent efficace pour soi-même, sa famille et ses enfants.


Etre ailleurs c'est accepter de vivre autrement sans se renier, ie être en phase, s'adapter pour respecter les codes, les lois et règles du pays d'accueil.
Les problèmes de parentalité seraient à la source de nombreuses difficultés sanitaires et sociales. Ils auraient d'importantes conséquences en termes de santé publique et seraient largement associés aux troubles de comportements, aux conduites à risque, aux troubles psychiques, à l'abus de substances psychoactives, à l'absentéisme, à l'échec scolaire, à la délinquance et à la criminalité.
La parentalité c'est aussi bien accompagner sa famille et comprendre la société d'accueil.


Apprendre le « Vivre en France »


Vivre dans pays demande de comprendre la vie pratique au quotidien comme les démarches à effectuer pour un logement. Vivre en France indique que l'intégration passe des « règles » obligatoires : savoir se déplacer et communiquer, avoir un logement, connaître les lois du pays, connaître également ses droits et scolariser ses enfants (carnet de correspondance, pronote en ligne, rythme scolaire et rythme de vie, les NTICS, etc) entre autres.


La différence n'est pas un obstacle pour vivre ensemble, au contraire chaque culture, chaque personne, chaque citoyen peut contribuer à améliorer le vivre ensemble s'il veut s'y atteler.
Pour vivre avec l'autre le comprendre et faire avec il faut connaître un tant soit peu sa culture, ainsi se faire une idée de la place de la mère, du père, de l'enfant, de l'oncle, etc.
On pourra comparer les différents types de familles et voir dans quelles mesures il y a compatibilité. On précisera ici que vouloir, c'est se donner les moyens pour pouvoir.
Etre ailleurs c'est s'adapter au rythme de la vie, le rythme scolaire.


Pour mieux accompagner les enfants dans leurs scolarités il est bon de comprendre le fonctionnement du système éducatif français et pour cela les associations, l'école, la mairie, etc, sont des partenaires pour y arriver.


Certains mettent tout sur le dos des cultures et pourtant il est dit que quand on va quelque part et pour mieux s'intégrer il faut d'adapter ce qui ne veut pas dire se renier : quand vous allez dans un village vous trouver les gens danser sur une jambe faites pareils. Avec le temps vous pourrez les inviter à danser sur deux jambes en expliquent pourquoi et ainsi expliqué la communication sera plus facile et il y aura moins de conflits et de méprises.


Avoir une autre culture est une richesse qu'on peut et doit partager. Il est important que les enfants connaissent les valeurs du pays d'origine sans manquer de maitriser celles du pays d'accueil pour être en phase.


Accompagner sa famille vers la réussite demande qu'on sache un peu lire, écrire et parler la langue du pays d'accueil d'autant qu'il y a des dispositifs dans ce sens. Savoir lire, écrire parler, comprendre les codes, les institutions facilitent l'intégration qui va favoriser la réussite.


Il faut ajouter que l'Etat mise beaucoup sur l'intégration des étrangers dans la société française, c'est un accueil efficace


Doublement des heures de français, réforme de la formation civique et meilleur accès à l'emploi : Edouard Philippe a annoncé ce mardi des mesures attendues pour favoriser l'insertion des étrangers en France.


L'apprentissage du français. Insertion dans la société. Le gouvernement veut réformer la « formation civique » du Contrat d'intégration républicaine (CIR), un programme pour les primo-arrivants obtenant un titre de séjour. Emploi et insertion économique.
Pour les jeunes, « Cette politique d'intégration, c'est un sujet essentiel, d'intérêt, de dignité pour l'ensemble de la nation française », a ainsi affirmé Edouard Philippe à l'issue d'un comité interministériel à Matignon.


Venez avec vos enfants (il y aura un coin jeux surveillé par un adulte animateur) pour échanger autour de vos préoccupations et ensemble trouvons les bonnes solutions. Ce sera aussi l'occasion de rencontrer d'autres parents et faire connaissance de façon simple et conviviale.
A l'occasion de cette rencontre la parole est libre vous êtes attendus.
Ensemble pour mieux vivre ensemble et aider nos enfants dans leur développement et éducation.


Pape Bakary CISSOKO
Philosophe Conférencier
Formateur interculturel
Animateur de café Philo

 

 

Un nigérian lance une ligne de poupées noires qui détrône barbie-Taofick Okoya
By AFRIKHEPRI

Taofick Okoya


Il ne trouvait pas de poupée noire pour sa fille, alors il l'a créée. Sept ans plus tard, les deux lignes de poupées créées par un père de famille Nigérian occupent 15% du marché du jouet dans le pays, dépassant Barbie.


Tout a commencé quand Taofick Okoya, 43 ans, voulait que sa fille soit «fière et heureuse d'être une petite fille africaine». «Il y a une forte influence occidentale au Nigeria, explique-t-il à Elle.com, ce qui explique peut-être qu'elle voulait être blanche.»


«Un symbole de fierté»


L'homme a alors créé deux lignes de poupées, modelées sur les trois ethnies les plus représentées au Nigeria. Il en existe deux lignes, Queens of Africa et Naija Princesses, moins chères. Toutes portent des vêtements de couleurs vives, avec des motifs populaires en Afrique de l'Ouest, ce qui a grandement contribué à leur succès selon Taofick Okoya.
Sept ans plus tard, il s'en vend entre 6.000 et 9.000 par mois, principalement dans le pays de 170 millions d'habitants, mais aussi à l'étranger via internet. La demande vient essentiellement des Etats-Unis, du Brésil, d'Europe, de Côte d'Ivoire et d'Afrique du Sud, selon l'entrepreneur.

Qui ne s'estime pas satisfait pour autant, «tant qu'elles n'auront pas atteint chaque enfant d'origine africaine à travers le monde», devenant «un symbole de fierté en leur faisant apprécier ce qu'ils sont, en tant qu'Africains».


Taofick Okoya a un regret: ses poupées sont minces, pas si éloignées du diktat des magazines de mode. Selon lui, les enfants n'aimaient pas ses premiers modèles, plus charnus, alors il a dû faire des concessions. Mais il ne s'avoue pas vaincu. «Pour l'instant, on doit se cacher derrière la poupée «normale». Mais une fois que la marque sera installée, on pourra faire des poupées plus grosses.»


SOURCE: http://www.20minutes.fr/monde/1530751-20150202-nigeria-lance-ligne-poupees-noires-detrone-barbie
https://afrikhepri.org/un-nigerian-lance-une-ligne-de-poupees-noires-qui-detrone-barbie?feed_id=336&_unique_id=5c376b7f86429

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