CULTURE SOCIALE DE L'AUMÔNE ET PHÉNOMÈNE DES ENFANTS DES RUES AU SÉNÉGAL par Pascal Sène
Préface de Jean-Claude Angoula

Études africaines SOCIOLOGIE AFRIQUE SUBSAHARIENNE Sénégal


Les enfants des rues dont il est question dans ce livre sont ceux qui vont à la recherche de l'aumône. Ils en reçoivent, mais n'en bénéficient pas ; ils n'ont pas, ou rarement, la possibilité de quitter la rue, et demeurent dépendants de leurs « maîtres » qui les envoient. En clarifiant comment l'aumône exerce une capacité d'action dans le maintien des enfants dans les rues des grandes agglomérations sénégalaises, l'auteur contribue à la compréhension d'un ensemble complexe de facteurs internes empêchant les pays émergents de surmonter leurs obstacles.


Pascal SÈNE, né à Ngalagne, dans la région de Fatick, au Sénégal, est titulaire d'un doctorat de sociologie obtenu à l'université pontificale grégorienne de Rome. Il exerce actuellement comme directeur diocésain de l'enseignement catholique à Kaolack, tout en continuant ses recherches sur les réalités sociales des jeunes qui vivent dans les milieux urbains.


On pourra lire ceci


« Paru aux éditions L'Harmattan, l'ouvrage intitulé « Culture sociale de l'aumône et phénomène des enfants des rues au Sénégal », est présenté, dans un communiqué parvenu à FidesPost, comme « un excellent outil pour comprendre les problèmes classiques et institutionnels auxquels les enfants des rues sont confrontés en matière d'éducation et de pauvreté ». Il est préfacé par le Directeur de l'institut de Théologie pour les laïcs (ITL), le père spiritain, Jean-Claude Angoula.


L'auteur, l'Abbé Pascal Sène, prêtre du diocèse de Kaolack et professeur de sociologie des religions à l'ITL, aborde dans ce livre l'épineuse question de l'aumône et des enfants des rues qui en reçoivent, mais n'en bénéficient pas et qui, malheureusement, n'ont pas, ou rarement, la possibilité de quitter la rue, et demeurent dépendants de leurs « maîtres » qui les envoient.


L'aumône est, certes, une action d'orientation de la charité et de la promotion humaine, une forme d'attention au bien de l'autre, un soutien généreux pouvant aider les personnes à transformer leur existence, etc. Mais elle peut également exacerber les situations et les relations et dissimuler certains objectifs dans le cadre d'un discours plus large sur la solidarité sociale.


Le but de l'auteur est de contribuer à la compréhension d'un ensemble complexe de facteurs internes empêchant les pays émergents de surmonter leurs obstacles en clarifiant comment l'aumône exerce une capacité d'action dans le maintien des enfants dans les rues des grandes agglomérations sénégalaises.


L'abbé Pascal Sène, est titulaire d'un doctorat de sociologie obtenu à l'université pontificale grégorienne de Rome. Il exerce actuellement comme directeur diocésain de l'enseignement catholique à Kaolack, tout en continuant ses recherches sur les réalités sociales des jeunes qui vivent dans les milieux urbains. »


https://www.fidespost.com/index.php/2018/10/29/une-livre-sur-culture-sociale-de-laumone-et-phenomene-des-enfants-des-rues-au-senegal-par-abbe-pascal-sene/

L'AUDACE DE RÉFORMER-Plaidoyer pour une transformation économique de l'Afrique face aux Agendas 2030 et 2063 - Aurèle Mawudo Houngbédji

Préface de Vera Songwe - Entretiens avec Roch Sosthène Nepo


Les Impliqués


TÉMOIGNAGE, AUTOBIOGRAPHIE, RÉCIT AFRIQUE SUBSAHARIENNE


Aurèle M. Houngbédji, fonctionnaire de la Banque mondiale, a servi durant 4 ans aux côtés du Chef d'État béninois, en qualité de conseiller technique en charge de la promotion de l'investissement. Il lui échoit de conduire un train de réformes visant essentiellement à l'amélioration du climat des affaires, à l'accroissement de l'investissement privé et à la facilitation du dialogue public-privé. C'est cette expérience peu commune et riche d'enseignements que l'auteur partage à travers ce récit-témoignage.

Aurèle Mawudo HOUNGBÉDJI est titulaire d'un Ph. D. en mathématiques financières de l'Université de Pittsburgh et est membre de la Global Association of Risk Profesionals (GARP), basée à New York. Il justifie, à ce jour, d'une vingtaine d'années d'expérience professionnelle dont une bonne partie acquise au sein du Groupe de la Banque mondiale qu'il intègre en 2005. Il intervient, par ailleurs, comme professeur adjoint de finance quantitative, à la Johns Hopkins University.

 

Des thésards mis en difficulté comme dans un ring de boxe par " certains professeurs africains invités "

ichrono.info milite pour que rien ne soit tabou surtout dans le domaine du savoir. P B CISSOKO


Qu'est-ce qu'une thèse de doctorat ?


Une thèse de doctorat est une épreuve qui vous permet d'obtenir un diplôme de doctorant. Il s'agit d'un exercice rédactionnel important qui requiert d'importantes recherches et un investissement sur le long terme.
Décider de faire une thèse de doctorat n'est pas une décision facile. C'est un véritable engagement personnel, professionnel et intellectuel qui va durer 3 années après un Master 2, soit un Bac +8.- Justine Debret.

Combien de fois oa-t-on entendu que des ( certains africains) professeurs qui viennent participer à un jury de thèse mènent la vie difficile aux thésards.


Mais pourquoi cette façon de faire, dans quel but, quel intérêt ?


Qu'est-ce qu'un enseignant, c'est selon moi un homme instruit capable de transmettre du savoir avec une pédagogie qui favorise la réussite et non l'échec.
Il me semble que c'est tout le contraire pour une certaine caste de Professeurs.


Rappelons quelques faits.


Quand on vous autorisé à présenter votre thèse c'est que le travail est reconnu et vous avez un quitus pour la présenter devant votre directeur de thèse et d'autres enseignants spécialisés sur le sujet.


« En constituant le jury, le jeune chercheur entre dans la cours des grands ceux- la qui devront le juger Connaissant son domaine on pourra dire qu'il peut parler d'égal à égal avec ces doyens mais sans forfanterie comme le dit le Pr D SAMB dans son Manuel de méthodologie.
Une fois que vous avez fini d'exposer, chacun des membres du jury prendra la parole pour et le Pr Djibril SAMB de dire « Les questions vont alors fuser. Plus exactement, les suffragants vont discuter tour à tour avec vous. En général, ils connaissent très bien la question, mais pas nécessairement mieux que vous.
Leur érudition, souvent impeccable pourra vous éprouver durement. Rien n'échappera à leur vigilance, les fautes d'accent, de syntaxe, les solécismes, les barbarismes, les citations erronées, les omissions bibliographique, les contresens, les paralogismes, etc. Bref, par moment vous vous sentirez particulièrement modeste et pourrez avoir l'impression que votre thèse ne vaut rien. Pouvez-vous bien, à ce moment –là, que la loi du genre Vous êtes une sorte de bizut et vous êtes soumis, par les anciens, à un supplice semblable par certains côtés au bizutage
. Eux-mêmes ont connu cela dans un passé, il est vrai lointain. Pourquoi seraient-moins durs envers vous qu'on ne l'a été envers eux Donc pas de panique. »
Notez tout, reconnaissez des erreurs, repérez les critiques qui vous paraissent sévères et relativisez l'importance tout en argumentant».
Il y a eu une soutenance il n'y a pas si longtemps, une jeune thésard demande à son directeur de thèse d'inviter un professeur africain spécialiste de la question. Mais quelle ne fut sa surprise quand ce Pr prend la parole pour dire que du mal avec une arrogance et mépris.


Le directeur de thèse surpris , obligé de prendre la main en demandant à son collègue de dire ce qu'il y a de bien dans cette thèse approuvé par l'école doctorale.
C'est honteux quand on en arrive là et à présent une amie me dit il ne faut plus les inviter.
Je ne suis pas pour cette option, l'université à besoin de toutes les compétences mais les, syndicats des enseignants du supérieurs doit pouvoir organiser des séminaire sur la participation à un jury de thèse, pour éviter le ridicule qu'offrent certains professeurs en mal de publicité.


Je me rappelle la participation élégante du grand Pr Abdoulaye Bara DIOP à la thèse de mon ami le Pr Lamine Ndiaye à Besançon ( il est aujourd'hui à l'UCAD département t Sociologie).


Une amie était obligée de s'énerver et de répondre avec emphase au professeur invité et c'est le regard de son époux dans la salle qui lui a incité à se calmer, à respirer et répondre de façon savante exhaustive et érudite.


Pour préparer ce petit sujet mais important pour que le savoir ne soit un ring de boxe thaÏ, j'ai interrogé des professeurs et voici une belle réponse «Bonsoir pape on tente d'échanger demain dans tous les cas le rôle d'un intellectuel est de formuler des observations, en précisant ses arguments oui dans une thèse on peut toujours trouver quelques passages intéressants il faut le souligner Pr A BA habilité à diriger des thèses–France.


Au secours et évitons de faire du mal pour ridiculiser quelqu'un qui a travaillé fait des recherches poussées pendant 3 ans.


Un étudiant est une personne respectable et il vaut mieux le critiquer pour qu'il s'améliore mais non le casser pour le dégoûter de l'enseignement et de la recherche. Il y a de la place pour tout le monde.


On dit souvent en Afrique que si certaines personnes sont si dures, c'est qu'elles croient que leurs places sont menacées et donc il faut freiner les autres. >Nos pays ont besoins de jeunes intellectuels compétents et bien formés. Nous ne demandons pas la clémence, la générosité de façade mais du respect. On peut critiquer pour construire et il faut éviter le spectacle qu'on nos professeurs se donnent à l'étranger et même au pays et sur le continent.

La jeune génération écrit et publie beaucoup est-ce là la menace ; est-ce là le danger ?


Le syndicat des professeurs doit revoir cette question et travailler sur la manière de se conduire quand on est invité dans un jury ici ou là-bas.


Critiquer oui pour accompagner vers l'excellence tout en respecter les formes.


Infos trouvées ici et là


Qu'est-ce qu'une thèse de doctorat ?


Justine Debret. Une thèse de doctorat est une épreuve qui vous permet d'obtenir un diplôme de doctorant. Il s'agit d'un exercice rédactionnel important qui requiert d'importantes recherches et un investissement sur le long terme.
Décider de faire une thèse de doctorat n'est pas une décision facile. C'est un véritable engagement personnel, professionnel et intellectuel qui va durer 3 années après un Master 2, soit un Bac +8.
Qui est concerné par une thèse de doctorat ?


S'engager pour une thèse de doctorat, c'est un investissement de soi.


Les thésards sont des étudiants passionnés par leur domaine d'études, ainsi que par la recherche.
Un parcours particulier avant de faire une thèse de doctorat ?


Après leur Master 2 et leur mémoire de fin d'études, ils peuvent décider de continuer leur cursus universitaire avec un doctorat, c'est-à-dire de passer par la rédaction d'une thèse de doctorat en 3 ans.


Le titulaire d'une thèse, ou thésard comme on aime à les appeler, sera détenteur du grade universitaire le plus élevé. Il sera Docteur dans un domaine spécifique.
Dans le système LMD (Licence Master Doctorat) européen, les thésards sont Bac +8 et au niveau international ils sont détenteurs d'une Ph.D. (Philosophiae doctor).
Quel investissement pour une thèse de doctorat ?


L'investissement personnel d'un futur thésard est colossal, puisque le doctorant va devoir mener à bien des recherches théoriques et empiriques novatrices avant de rédiger sa thèse de doctorat


Le Jury


Le nombre des membres du jury est compris entre quatre et huit.


Il est composé au moins pour moitié de personnalités françaises ou étrangères, extérieures à l'école doctorale et à L'Université Paris-Saclay.
Sa composition doit permettre une représentation équilibrée des femmes et des hommes, c'est-à-dire comparable à la représentation dans la section du Conseil National des Universités concernée.
La moitié du jury au moins doit être composée de professeurs ou personnels assimilés ou d'enseignants de rang équivalent qui ne relèvent pas du ministère chargé de l'enseignement supérieur. Université saclay

L'éducation bienveillante: regarder l'élève /l'étudiant comme un humain


Ce n'est pas parce que les professeurs vous ont fait souffrir que vous devez faire subir à autrui la même chose. Et si ces enseignants n'avaient rien compris, parce qu'il y a d'autres façons de faire passer le message , la critique.


Elle nécessite patience, compréhension, écoute active, dialogue et une infinie souplesse dans sa manière notamment de pratiquer son autorité.
L'enfant / l'étudiant doit, certes, accepter les contraintes liées à l'exercice de la thèse mais il doit pouvoir également s'épanouir dans ce cadre nouveau qui n'est pas celui de la maison.


L'enseignant de son côté doit se montrer compréhensif, ouvert, juste dans ses décisions mais ferme à la fois.


L'élève, l'étudiant, en tant qu'humain est très sensible à la justice et à l'écoute qu'on lui porte. Je ne compte plus malheureusement le nombre de fois où j'ai vu un enfant/étudiant se faire rabrouer sans « aucune forme d'explication », le voir partir dans une colère noire qui de surcroît l'amena souvent à une sanction encore plus sévère. Ce genre de situation ne devrait plus exister dans nos écoles.
Un enseignant qui abuse de son autorité est en fait un enseignant dépassé. NOUS sommes des professionnels et nous devons garder sang-froid et calme (je sais comme ça peut être une rude épreuve).


Nous devons considérer les erreurs de nos élèves comme des expériences et non comme des fautes que ce soit dans l'appréciation de leur travail ou dans celle de leur comportement.

 

Ce professeur et chercheur UCAD Babacar Mbaye DIOP,vient de publier un nouveau calendrier 100% sénégalais- Les prénoms typiques Par: Khady Cisse

« Une nouvelle génération d'intellectuels productive et qui ne veut que découvrir et transmettre. Rien ne doit les polluer ; ils refusent de se compromettre. Tout reste dans le cœur de la science productive. Notre patrimoine a des choses à dire, il faut savoir enquêter et donner des réponses plutôt que de se lancer dans une certaine politique qui ne fait que corrompre les intelligences » P B CISSOKO

Le Pr. Babacar Mbaye Diop tenant le calendrier sénégalais, fruit de 12 années de recherche.


Correction : Cet article publié le mercredi 11 avril à 18h15 a été modifié et corrigé. En effet, notre rédaction a eu écho de la publication antérieure de deux autres calendriers sénégalais, dans les années 80 et en 2016, ce qui implique que le professeur Babacar Mbaye Diop n'est pas le premier à avoir eu cette idée. Ainsi, le titre de l'article est donc passé de « Ce professeur vient de créer le tout premier calendrier 100% sénégalais » à « Ce professeur vient de publier un nouveau calendrier 100% sénégalais ». Le corps du texte a également fait l'objet de quelques modifications, notamment la mention des calendriers antérieurs et de leurs initiateurs. Nous nous excusons auprès de nos lecteurs pour cette publication erronée et veillerons à ce que ce type d'erreur ne se reproduise plus.


Docteur en philosophie de l'art et Directeur de l'Institut Supérieur des Arts et de la Culture (ISAC), le professeur Babacar Mbaye Diop a récemment publié une nouvelle version du calendrier sénégalais, d'autres versions ayant été ultérieurement lancées, respectivement par trois jeunes concepteurs réunis en le collectif FayDiaFal, en 2016, et dans les années 80, par le défunt professeur Albert Thioungal Faye.
Tout commence en 2006. Cette année-là, le professeur Babacar Mbaye Diop et son épouse accueillent leur deuxième enfant, une petite fille. Las de se plier à la coutume sénégalaise qui veut que les nouveaux-nés portent le nom d'un membre de la famille, d'un ami proche ou d'une personnalité religieuse (musulmane ou chrétienne le plus souvent), ils décident de donner un nom typiquement africain à leur fille, sans connotation religieuse ni homonymie complaisante. Ainsi, l'enfant s'appelle Ndiambo Ayana et porte donc deux prénoms, respectivement d'origines sérère et swahili.

« Nous nous sommes dit que si nous ne le faisions pas, nos enfants oublieraient complètement que nous avions des prénoms africains avant de devenir musulmans ou chrétiens ». – Pr. Babacar Mbaye Diop
Cette anecdote familiale eu vite fait de se convertir en projet de recherche. Par conséquent, plutôt que de rédiger un article scientifique –qui aurait probablement pris la poussière dans une bibliothèque et profité à une petite portion de la population, le professeur de philosophie à l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a décidé de créer un calendrier gratuit et uniquement composé de prénoms issus des différentes ethnies présentes au Sénégal, notamment les Wolofs, les Peuls, les Séréres, les Manjaques, les Diolas, etc. Sans impulser un rapport confrontationnel entre culture et religion, cette initiative vise à promouvoir et préserver les prénoms africains, une partie intrinsèque de la transmission culturelle à travers les générations.


« On peut être musulman, chrétien, ce qu'on veut, mais il faut garder sa culture, ce que nous sommes réellement. On nous a fait croire que nous n'avIons pas de culture, que nos religions étaient des religions païennes, Et nous y avons cru. C'est là que se situe mon combat ». – PR Babacar Mbaye Diop


Au cours des dernières années, le Pr Diop, par ailleurs ancien Directeur de la Biennale des Arts (2012-2014), a pu répertorier plusieurs pépites linguistiques. Par exemple, en wolof, il suffit de rajouter le préfixe Ma à un prénom féminin pour que celui-ci devienne masculin. En l'occurrence, les prénoms Coura, Penda ou Yacine, régulièrement portés par des femmes, se transforment en Macoura, Mapenda et Mayacine pour les hommes. Autre exercice fréquent, placé devant un nom de famille, le préfixe Ma compose un prénom. Ainsi, Diop, Cissé ou Ndiaye étant des noms de familles, deviennent Madiop, Macissé et Mandiaye.


« Il y a une richesse extraordinaire dans les prénoms africains ». – Pr Babacar Mbaye Diop


Seul regret, il n'a jusqu'ici pas pu renseigner les noms de mois et de jours en wolof, sachant que ceux qui sont couramment utilisés sont, en réalité, des adaptations de la langue arabe et font référence à des évènements religieux (Tabaski, Korité, Koor, Tamkharit...). De fait, pour la prochaine impression, prévue en fin avril, le chercheur prévoit de mentionner les mois et jours en pulaar, s'il ne trouve pas les versions en wolof. En effet, il se trouve qu'au Sénégal, les Peuls font partie des quelques ethnies qui ont su préserver l'authenticité de leur langue. Pour lui, si leur influence se fait autant ressentir, c'est certainement parce que les Wolofs ont très tôt été en contact avec l'Occident et l'Orient.


Se réclamant disciple du professeur Cheikh Anta Diop et grand admirateur de l'ancien président Léopold Sédar Senghor, ces deux personnages historiques dépeints comme de farouches adversaires idéologiques, quitte à paraître ambigu, Babacar Mbaye Diop considère que leurs idées atteignaient parfois une phase de convergence. Il fait notamment référence à l'art africain et le rôle primordial de l'Egypte dans l'élaboration de la civilisation humaine.


Concernant les autres chantiers culturels qui devraient être soutenus davantage, le chercheur cite le projet Histoire du Sénégal des origines à nos jours, du Pr Iba Der Thiam, mais aussi la nécessité de diffuser plus de programmes locaux à la télévision et moins de séries hindoues, de telenovelas et de programmes américains.
« Si, au Sénégal, on préfère regarder un film américain plutot qu'un film de Sembène Ousmane, il y a un problème. Le développement, c'est d'abord un état d'esprit ». – Pr Babacar Mbaye Diop
Soulignant que la force de puissances économiques telles que les Etats-Unis ou la Chine est sans nul doute la culture, il souhaite que les Africains reprennent eux aussi possession de leurs identités et se débarrassent d'un quelconque sentiment d'infériorité. Musulman mais indiquant préférer les noms ceddo (traduit en le terme païens, en français), ce spécialiste en arts et culture considère qu'un individu ne peut et ne doit pas se départir d'une partie de lui-même.
« La pire des colonisations n'est ni politique ni économique, elle est culturelle parce qu'elle nous arrache notre identité ». – Pr. Babacar Mbaye diop
La première impression de 1 000 exemplaires ayant été financée par la Direction du patrimoine du ministère sénégalais de la Culture, le professeur Diop est en attente d'un autre financement pour distribuer gratuitement 10 000 autres calendriers, tout particulièrement dans les centres culturels régionaux. Le cas échéant, il affirme être prêt à financer cette seconde impression par ses propres moyens. Pour le moment, les recherches et l'éveil des consciences continuent. Dans le futur, à l'instar de sa jeune fille, Babacar Mbaye Diop souhaite que plus d'enfants portent fièrement des noms qui reflètent fidèlement leur héritage culturel.
« Je lance un appel à tous les Africains, toutes confessions confondues, afin qu'ils préservent leur identité, ce qui les distingue des autres. Avec la mondialisation, on peut s'ouvrir, mais avant cela, il faut s'enraciner, comme le disait le président Senghor ». – Pr Babacar Mbaye Diop
Si vous souhaitez vous procurer le calendrier, vous pouvez vous rendre à l'Institut supérieur des Arts et Cultures (ISAC), situé à l'intérieur du Musée Théodore Monod, à Dakar. Il est gratuit et destiné à être partagé dans un large réseau.
https://happyinafrica.com/reussite/ce-professeur-vient-de-creer-le-tout-premier-calendrier-100-senegalais


Quelques prénoms sénégalais


Sabi (garçon bassari)
Keeba (chef de famille en manding)
Maciya (prénom féminin bassari)
Pennda (3e fille)
Felwin
Goora (brave homme)
Wopaa (Ken Bigul en pular)
Sedar
Koode (étoiles en pular)
Daba (message)
Yero (4e garçon)
Mati (celle qui est juste)
Yumma (lait nourricier venant du NIl)
Ceerno (le savant)
Paate (2e fils en pular)
Musu (fille en socé)

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Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
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Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

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