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Zygmunt Bauman, il avait vu la «société liquide» Par Robert Maggiori
Zygmunt Bauman, à Varsovie, 2010. Photo Jankowski.Sipa


Né en Pologne, il émigre en Angleterre, où il obtient une chaire de sociologie. Il est décédé lundi, à 91 ans, en laissant les outils théoriques et politiques aptes à saisir la spécificité de nos sociétés, passées de la minéralité à une liquidité insaisissable.


• Zygmunt Bauman, il avait vu la «société liquide»


Le théoricien anglo-polonais Zygmunt Bauman est mort lundi à Leeds. Il était l'un des plus grands sociologues du XXe siècle, et le grand témoin de ses horreurs, dont le nom restera toujours attaché à la notion de «société liquide», qui a suscité dans le monde des milliers de commentaires.
Né à Poznan le 19 novembre 1925, d'une famille juive, il se réfugie en 1939, après l'invasion de la Pologne par les nazis (sa femme Janina réchappera des camps de la mort), en URSS, et, alors marxiste convaincu, combat dans une unité militaire soviétique, puis occupe la fonction de commissaire politique. Revenu à Varsovie, il y enseigne la philosophie et la sociologie.


Société noix de coco


En mars 1968, à la suite de la campagne antisémite lancée par le régime communiste, il est forcé de quitter son pays et émigre en Israël, puis en Angleterre, où il devient citoyen britannique. L'université de Leeds l'accueille jusqu'en 1973 et lui confie la chaire de sociologie. Ses premiers travaux, sur le socialisme britannique, la stratification sociale ou les mouvements des travailleurs, ont un succès relatif, comme ceux qu'il consacre à la Shoah, au rapport entre modernité et totalitarisme, à la mondialisation. Ce n'est qu'au moment où il fait paraître ses études sur la disparition des «structures stables» et parvient, après avoir «dialogué» avec Marx, Gramsci, Simmel, puis Manuel Castells, Anthony Giddens, Robert Castel ou Pierre Bourdieu, à forger le concept de liquidité, qu'il devient un penseur de renommée internationale.
La notion de «société liquide» est aujourd'hui tombée dans le langage courant, en tout cas le langage médiatique, sans doute parce qu'elle est vraiment pertinente et permet d'indiquer en un seul mot les caractéristiques des sociétés contemporaines. Zygmunt Bauman l'emploie dans un sens précis. Une société est dite moderne-liquide si les situations dans lesquelles les hommes se trouvent et agissent se modifient avant même que leurs façons d'agir ne réussissent à se consolider en procédures et habitudes. Elle est apparue lorsque, à l'ère solide des producteurs, s'est substituée l'ère liquide des consommateurs, qui a fluidifié la vie elle-même, une vie frénétique, incertaine, précaire, rendant l'individu incapable de tirer un enseignement durable de ses propres expériences parce que le cadre et les conditions dans lesquelles elles se sont déroulées changent sans cesse.


Nos sociétés sont comme les nids de guêpes du Panama : non plus des «sociétés noix de coco», entourées de coque épaisse, qui correspondaient à la phase solide de la modernité, à la construction de la nation, à «l'enracinement et à la fortification du principe de souveraineté, exclusive et indivisible», à l'imperméabilité des frontières, mais des «sociétés avocat», prune ou kaki, à extériorité molle, qui correspondent à la modernité liquide, «changeante et kaléidoscopique», au multiculturalisme et au brassage des populations, à la «dévaluation irré pressible» des distances spatiales, aux interpénétrations et interconnexions en réseau, constantes mais modifiables sans cesse.


Si le concept de société liquide a fait la gloire du sociologue de Poznan, elle ne peut, à elle seule, résumer une œuvre considérable, attentive au moindre «changement» de nos sociétés mais également soucieuse, au nom de la morale et de la justice, de montrer les misères et les inégalités qu'elle secrète. Dans Les Riches font-ils le bonheur de tous ? par exemple, Bauman illustre cette thèse très simple : «La richesse amassée au sommet de la société n'a absolument pas "ruisselé" sur les niveaux inférieurs. Elle ne nous a pas rendus plus riches, ni plus heureux, ni plus sûrs, ni plus confiants dans notre avenir et l'avenir de nos enfants.» Depuis la «crise», les hommes les plus riches non seulement n'ont pas tenu leur prétendu rôle, qui est d'accroître le bien-être matériel (social, psychologique, moral) mais, par des choix économiques cyniques et irresponsables, ont provoqué la dégradation des classes moyennes en «précariat», et brûlé dans les chambres noires de la spéculation financière des milliards de dollars, dont le «manque» a été payé par les plus faibles.


«Dogme de l'injustice»


Comment est-ce possible que de telles blessures sociales infligées à la majorité des gens - qui se pense difficilement en «peuple» - soient supportées ? Bauman surligne, parmi d'autres explications, la persistance du «dogme de l'injustice», lequel repose sur «quelques présupposés implicites couramment considérés comme des "évidences"» . A savoir : la croissance économique, qui serait «la seule réponse possible aux défis posés par la cohabitation humaine» ; l'augmentation perpétuelle de la consommation, qui, par la «rotation accélérée des nouveaux objets», se pose et s'impose comme moyen de «satisfaire la recherche du bonheur» ; le caractère naturel des inégalités, présenté et accepté en tant que moteur performant de la machine sociale ; la rivalité, qui, dans ses deux aspects, «l'élévation du méritant et l'exclusion - dégradation du non-méritant», représente «la condition nécessaire et suffisante de la justice sociale». .


Il est impossible de citer tous les sujets sur lesquels Bauman a appliqué ses grilles d'analyse, des leçons à tirer du génocide nazi quant à l'interprétation de la modernité, jusqu'à la situation actuelle de l'Europe, du rôle des intellectuels à l'art, de la «vie pressée» à la pauvreté, à l'accueil des migrants, à l'identité. Cette dernière, du fait justement de la fluidité de la vie, de l'incessant changement de rôles, fonctions, statuts et objectifs, ne peut jamais être «finale» et est renégociée au coup par coup, dit-il. D'autant plus qu'elle ne peut se raccrocher à aucune structure stable, pas même les groupes d'appartenance, que le sociologue anglo-polonais dit avoir été remplacés par des essaims, des ensembles «d'unités autopropulsées reliées entre elles par la seule solidarité mécanique», n'assurant que la sécurité du nombre (de la même manière qu'un social network remplace l'amitié authentique par le «nombre d'amis») et jamais le partage de valeurs ni la coopération sociale ou politique.
De cette «non-irrévocabilité» de l'identité (laquelle, n'ayant plus de racines, ne peut même plus être déracinée, mais s'accorde à la métaphore «du jeter et du lever de l'ancre», de port en port, de cargo en cargo) naissent tensions et angoisses, encore accrues par le fait que la liberté individuelle entre en collision avec la peur de l'insécurité. La société liquide accorde la liberté à (presque) tous. Mais de manière perverse : elle donne aux individus la liberté et la responsabilité de résoudre des problèmes dont la solution ne peut pas être à la portée de la libre initiative individuelle.


Impuissance et frustration


De là une nouvelle source du sentiment d'impuissance et de frustration, qui fait qu'on finit, faute de réel exercice de la liberté, par préférer la sécurité, que les Etats modernes, s'auto-excluant de la tâche d'assurer la justice et l'égalité, se pressent de mettre en place, en provoquant cependant des divisions dans les essaims, des conduites irrationnelles, des affrontements, augmentant ainsi... l'insécurité.
De là, l'effort que, en s'ouvrant à la philosophie, à Emmanuel Levinas, aux positions de Freud ou à celles du théologien danois Knud Logstrup, fera Zygmunt Bauman pour fonder une nouvelle éthique sociale. Rarement un sociologue aura su si finement observer «ce qui se passe» réellement dans une société.
Robert Maggiori

http://www.liberation.fr/debats/
sociologue Zygmunt Bauman, théoricien de la "société liquide"


• Juliette Cerf


RencontreA quoi servent les intellectuels aujourd'hui ? Entretien avec le philosophe Zygmunt Bauman


Auteur d'une oeuvre consacrée aux inégalités sociales, le sociologue d'origine polonaise est mort dimanche à Leeds.
Son concept de modernité « liquide » l'a rendu célèbre dans le monde entier. Marqué par l'expérience fondatrice de l'exil, le sociologue anglo-polonais Zygmunt Bauman, a éprouvé une dernière fois l'instabilité de la vie, en s'éteignant dans sa maison à Leeds en Angleterre, le 9 janvier 2017, à l'âge de 91 ans. De 1925 à aujourd'hui, il aura pu voir le monde changer... Penseur très original, engagé dans son siècle, confronté aux totalitarismes aussi bien qu'à la futilité de son époque, Bauman a écrit autant sur la rationalité de la solution finale (Modernité et Holocauste) que sur la marchandisation du monde et du soi (S'acheter une vie).
Itinéraire inclassable


Attachée au départ à la philosophie, sa sociologie affiche une vaste ambition théorique, mais rétive à l'esprit de système et d'école. Ancêtre possible d'un Slavoj Zizek ou d'une Eva Illouz, volontiers narrative et attentive aux objets du quotidien, elle étonne et séduit par l'éclectisme de ses références : Karl Marx, Antonio Gramsci, Max Weber, Pierre Bourdieu, Hans Jonas, George Steiner ou Richard Sennett, et par la place de ses lectures littéraires, Jorge Luis Borgès et Italo Calvino en tête. Le parcours inclassable de Zygmunt Bauman fut d'ailleurs façonné par sa découverte de l'éthique d'Albert Camus, par « l'intériorisation du cogito de Camus " je me rebelle donc je suis" » selon ses propres mots : « j'ai appris comment se rebeller en étant armé d'outils sociologiques et comment faire de la vocation sociologique une vie de rébellion ». Fidèle à ses convictions, il épinglera ainsi le « coût humain de la mondialisation », titre d'un livre paru en 1999, et dénoncera les inégalités sociales : Les riches font-ils le bonheur de tous ?, demandait-il encore dans son dernier essai traduit en 2014.


Le monde à l'état liquide


Pour Zygmunt Bauman, l'exclusion est inhérente à la société liquide. A partir des années 1990, le sociologue montre en effet comment, à une ère solide de la modernité – celle des institutions et des producteurs –, a succédé une ère liquide – celle des individus et des consommateurs. La vie de ces derniers s'est fluidifiée au point de devenir précaire, incertaine, changeante. Le monde liquide est ainsi tout à la fois marqué par une extrême liberté mais aussi par une insécurité fondamentale, comme en témoignent les relations amoureuses, analysées par le sociologue (L'Amour liquide. De la fragilité des liens entre les hommes). Attentif au phénomène du speed-dating (et son pragmatique adage « S'ils ne vous plaisent pas, vous en êtes vite débarrassés »...), Bauman en synthétise la portée sociale : « La question de la mise au rebut est résolue avant même qu'elle ne soit posée »... Tout ce qui est liquide devient ainsi aisément rebut, miette, comme l'analysent avec force La Vie en miettes. Expérience postmoderne et moralité et Vies perdues. La modernité et ses exclus.


Sagesse désabusée


En inscrivant sa réflexion du côté des exclus, Zygmunt Bauman mêle en définitive sa théorie à sa vie. Celle, diasporique, d'un intellectuel juif confronté aux persécutions antisémites et aux soubresauts de l'histoire. Né en Pologne à Poznan, le 19 novembre 1925, il se réfugie en URSS avec sa famille en 1939, l'année où Hitler envahit la Pologne. Il s'engage dans l'armée polonaise exilée et participe en 1945 à la prise de Berlin, aux côtés de l'Armée rouge... Le jeune communiste retourne alors dans son pays natal à Varsovie où il enseigne un temps la sociologie. Mais victime du régime antisémite, il rend sa carte du Parti communiste en 1968, et fuit une seconde fois, rejoignant l'Angleterre après une halte en Israël à Tel Aviv. En 1971, il est nommé professeur à l'université de Leeds où il enseigne la sociologie jusqu'à sa retraite en 1990. En 1998, il reçoit le prestigieux prix Adorno.


Son style, profond et léger, désabusé mais jamais cynique, reste gravé dans cette leçon de sagesse matérialiste glanée dans Vies perdues : « Les jours comptent autant, et pas un de plus, que la satisfaction que l'on peut en prélever. La récompense que l'on peut espérer et pour laquelle travailler, en étant réaliste, est un jour différent, et non pas un lendemain meilleur. L'avenir est au-delà de votre portée (et en l'occurrence de celle de n'importe qui), donc il faut cesser de chercher le sac d'or au bout de l'arc-en-ciel. Les soucis du "long terme" sont pour les crédules et les imprévoyants. Comme le disent les Français : le temps passe vite, il faut profiter de la vie... Donc il faut essayer de profiter de la vie autant que possible dans les intervalles entre deux voyages aux tas d'ordures »... Message reçu.

Turbulences dans le monde, Trump, Poutine, Le PEN et le Sénégal : l'humanisme doit triompher du populisme.
Notre monde est comme englué dans une turbulence qui se voit, se manifeste et s'exprime avec une violence féroce et bestiale.


De quoi s'agit-il ?


Les populistes profitent des crises successives pour opposer les gens, pour pointer des boucs émissaires.


A présent il est question de penser à soi d'abord et de rejeter tout ce qui viendrait d'ailleurs et qui rognerait le peu qui reste pour les nationaux. On dira ici qu'il faut se protéger et promouvoir le protectionnisme comme idéologie.
Un pays qui voudrait vivre en autarcie risque de s'en croûter et de favoriser des ripostes appropriées.
Vous conviendrez avec moi qu'il ne faut pas beaucoup d'effort pour comprendre ce qui se passe dans le monde ; on pourra citer la violence de Poutine, l'ignominie de D TRUMP avec ses tweets et ses mots sans filet, l'Autriche qui a failli basculer, la Suisse qui s'était exprimée aussi dans un référendum mais, les démocraties et les droits de l'Homme sont ancrés dans plusieurs pays du monde.


Avant certains dirigeants avaient confiance aux humains à l'homme, mais les suprématistes eux veulent s'ériger en chef réveillant ainsi de vieilles pratiques hitlérienne.
En France et ailleurs le Front national surfe sur les crises, l'immigration, sur les malversations financières de certains élus pendant que le peuple, les agricultures, les ouvriers souffrent et n'y arrivent pas.


Depuis 2012, quand le FN a percé les citoyens qui hésitaient ont franchi le pas. On aurait pu dire qu'ils ont adhéré plus par dégoût ; que non ils avaient longtemps voulu y aller mais la pudeur et la morale leur disaient non.
Aujourd'hui la morale est battue en brèche et on ne pense qu'à soi, sa sécurité et sa bedaine, c'est juste mais limitée.
Des personnalités de qualité ont succombé aux discours populistes et ont usé de leur carnet d'adresses pour recruter et c'est ainsi que le FN a en son sein de hauts cadres capables de mener des réflexions actives et programmatiques.
Les petites gens ne se cachent plus, les jeunes y adhèrent.
Pire des français d'origine immigrée adhèrent ( magrébins, africains, antillais, etc) et les populistes sont fiers de les montrer comme signe, symbole : on n'est pas des monstres le Fn est fréquentable.
Pire encore des antillais, des noirs camerounais, ont franchi le pas.
C'est oublier la théorie du boomerang, les premières victimes ce seront eux, ceux-là qui sont différents et qui ignorent la stratégie de la dissimilation de la formation bleue marine.
Le parti populiste est très ingénieux il veut des voix, dans ce cas il ne trie, il brasse large, mais une fois bien assis, il regarde qui lui ressemble et la première ressemblance est la couleur de la peau, la religion, etc.
Tous ceux qui ont donné leur voix comprendront après qu'ils ont été floués mais c'est leur choix il faut le respecter
Le Fn a infiltré le milieu enseignant, la police, etc, des structures publiques qui refusaient à l'origine les amalgames, aujourd'hui certains affirment sans honte leur choix.
Comme le disait Pap NDIAYE « l'immigration ne vole pas le travail de quelques-uns, elle accompagne l'emploi de tous » De plus « présenter les migrants comme incapables d'évoluer et de s'adapter ne correspond pas à la réalité »
La France à travers M LEPEN doit comprendre que la majeure partie des musulmans sont bien intégrés dans le pays et il n'est pas normal de les assimiler à l'intégrisme et aux radicaux.
Obama est parti après 8 années de bons et loyaux services sans fracas. Il a initié beaucoup de choses, il a certes échoué sur certains points mais pour l'essentiel, la communauté internationale trouve qu'il avait fait une bonne diplomatie.
Une campagne électorale difficile avec des insultes, des coups bas etc. Voici Mr TRUMP un magnat de l'immobilier qui croit pour diriger son pays comme ses entreprises. A coup de tweets il s'exprime sur tout.


Des connivences avec le gouvernement Poutine, etc .


Le système électoral a voulu que ce soit lui qui gouverne et c'est la démocratie.


Avec son langage licencieux, insultant, sa haine, son populisme, les hommes du Droit, les journalistes etc, sont pris à partie.
Ayant trouvé un moyen facile pour parler à son peuple Donald TRUMP n'hésite pas à tweeter et ainsi il touche directement les gens. Une stratégie de communication simple et directe pour toucher ses destinataires.


Il critique les autres pays qui ont une politique migratoire.


Il confond islam et intégrisme ou terrorisme, il ferme ses frontières, bref Trump pense que la diplomatie c'est plus de murs et moins de ponts.
Trump a fait sa campagne sur la peur des autres et en voulant parler de ceux qui se disent oubliés il réhabilite la haine et les théories suprématistes.
L'Amérique profonde se réveille et se voit écoutée pour une fois. Mais au-delà de sa gouaille malsaine, de ses erreurs de castings, le pays de l'oncle Sam a forgé une démocratie à 3 niveaux qui permet de tenir le pouvoir à l'œil.


Les preuves ont été données en moins de 90 jours. Chaque jour Trump change de discours et chaque jour le juste et les autres institutions sonnent le tocsin.
POUTINE joue avec le monde. Il veut envahir grâce à la violence cybernétique l'espace et les démocraties des autres pays.

Et l'Afrique dans tout ?


En Afrique du Sud des africains ayant vécu l'apartheid tue et persécutent d'autres africains, mais il faut aussi que ceux qui viennent d'ailleurs respectent les lois du pays d'accueil et cessent de se comporter de façon compromettante.


La Gambie a failli tremper dans la violence et la raison a triomphé heureusement. Gare au nouveau président qui essaie de torpiller la constitution, les citoyens devront lui intimer d'agir juste et c'est en cela qu'il sera respecté et suivi.
Le Sénégal toujours dans le simulacre. Le niveau de pauvreté bat des records et les politiques et certaines personnes profitent allègrement des deniers publics et ce n'est pas juste.


La religion est devenue le gros masque sous lequel les citoyens se cachent et abusent des âmes fragiles.
La santé est déplorable. Depuis un certain temps on parle de cet appareil oh combien important dans le diagnostic du cancer qui est tombé en panne.

Que feront les patients pauvres ?
Certains sont pris en charge et conduit au Maroc, qui paie avec quel argent ?


Pourquoi ne pas investir dans des équipements de qualité, pour soigner les citoyens.


Pour lutter contre les maladies il faut développer la prévention. Un pays pauvre doit penser à sensibiliser, éduquer son peuple aux gestes qui sauvent et aux attitudes alimentaires qui préservent, mais aussi lutter contre l'invasion des produits toxiques que les femmes s'enduisent pour éclaircir leur peau et faire du xessal.
Une lutte acharnée contre la vente de faux médicaments doit être mise en place. La filière pharmaceutique doit être repensée pour éviter les faux et mauvais traitements. Les guérisseurs traditionnels qui enrichissent les télévisions du Sénégal grâce à la publicité doivent être contrôlés par la faculté de médecine et les journalistes doivent enquêter pour mieux comprendre ces faux dévots qui profitent de la misère et de la santé des gens.
Notre pays se fourvoie sans réfléchir dans des investissements couteux qui n'ont qu'un impact minime.


Le fameux train est important, mais est-ce le moment ?


Pourquoi ne pas investir cette manne financière à améliorer le parc routier tellement "accidentogène".


On aurait pu revitaliser le train bleu et ainsi désenclaver des régions. Il est possible aussi de développer la navigation fluviale ou maritime pour résorber les flux routier.
Le Sénégal est embourbé dans une gestion calamiteuse des biens publics, comme si ces biens appartenaient à la famille, au parti, ou aux chefs religieux.
Parlons-en, la laïcité doit être réelle, mais au Sénégal on confond les ordres et les marabouts véritables acteurs sociaux reçoivent des ressources moyennant la voix de leurs fidèles aux élections. Le ndiguel comme unique choix et dérive à la liberté d'expression et de choix.
La religion incomprise favorise les comportements intégristes et salafistes. La pauvreté y est pour quelque chose.
L'insécurité gagne le pays et les populations sont déboussolées.


La faute à la crise et l'absence de moyens des forces de sécurités. Il faut signaler que le Sénégal à une des meilleures polices en Afrique mais comment agir sans moyens.


L'éducation et la santé, les parents pauvres du Sénégal. Il faut former les jeunes, il faut faire de la prospective pour conduire les jeunes vers les nouveaux métiers.
Je suis ravi malgré tout de voir la prise en compte des personnes handicapées dans le monde du travail et la démystification de certains métiers. On ne nait pas femme on le devient.
Le transporteur Dakar dem dikk a recruté la 1 ère conductrice de bus, il faut savoir que cela se fait ailleurs depuis. On voit des femmes taxi, mécanicienne, technicienne etc.


La création d'Universités et des écoles ne doit pas répondre à des appels politiques, une université exige des moyens en personnels et en matériels, il vaut mieux avoir peu d'universités et investir dans la qualité.
Le Sénégal est un pays qui a en son sein des lanceurs d'alertes qui réveillent le peuple, ils disent ce qui ne va pas, ils dénoncent tout comme la société civile.
Les réseaux sociaux participent à la diffusion massive des informations. On a vu ces conducteurs /chauffeurs indisciplinés qui se croyaient à l'abri et grâce aux alertes sur Facebook, l'Etat était obligé de bouger pour montrer sa puissance.
On ne peut laisser perdurer cette indiscipline dans le pays.


Dans une pièce de théâtre Wiri Wiri, un épisode m'a beaucoup touché.


$*il s'agit du PDG qui était absent du bureau et les employés étaient incapables de faire fonctionner la société et ils sont venus lui annoncer la mauvaise nouvelle à savoir ; les voitures sont à l'arrêt, les assurances ne sont pas payées et les salaires idem.
Le PDG répond que les employés sont des incapables alors qu'ils devaient se saigner pour tenir la barque en le faisant ils assuraient leur quotidien. Le PDG est riche il a investi par amour de son pays mais les employés comme d'habitude n'ont rien à faire aucune initiative aucune rigueur pour faire fonctionner la boite. Hélas le Sénégal est dans son ensemble est dans cette dynamique, le travail est à revoir avec une conscience professionnelle sans pareil.
L'absentéisme, la tricherie, la dilapidation des biens publics crèvent les budgets et enlisent les entreprises qui risquent de licencier les travailleurs.
La morale quand on est dans une entreprise il faut tout faire pour que le travail tourne même en l'absence du chef le chef donne des directives et les employés ont une liberté pour innover. le monde du travail doit être repensé avec une tolérance zéro.
On ne doit pas scier la branche sur laquelle on est assis.


Le monde dérive et je me demande à l'instar de Hegel si ces moments ne sont pas les signes avant-coureurs d'une autre vie plus apaisée. La difficulté c'est de passer ce temps qui ne sera pas tranquille. Certains seront dans l'inaction, la fatalité et c'est là qu'il faut réinventer NIETSCHE avec sa puissance. Le peuple devra se lever ^pour dire non et se donner un avenir choisi ou désiré.


Une citation pour terminer cet essai.


« D'abord, il est nécessaire de le répéter, la société s'appréhende comme un ordre approximatif et toujours menacé; à des degrés variables selon les types ou formes, elle est le produit des interactions de l'ordre et du désordre, du déterminisme et de l'aléatoire. Ensuite, elle met en présence de configurations dont la reproduction n'est pas assurée. Ce terme même est rendu trompeur par l'effet de l'analogie, et néfaste parce qu'il cache la réalité du social qui résulte d'une production continue, jamais achevée. Enfin, la société se donne à voir comme un ensemble unifié, comme une forme dont la cohérence interne s'impose, mais avant tout par le jeu des écrans qui masquent les coupures et les désajustements. Ce qui est nommé « société » ne correspond pas à un ordre global déjà là, déjà fait, mais à une construction d'apparence et de représentations ou à une anticipation nourrie par l'imaginaire. Le social, peut-on dire par formule, est sans fin à la recherche de son unification; tel est son horizon. »
BALANDIER, Georges. Le désordre. Éloge du mouvement. Paris : Librairie Arthème Fayard, 1988, p. 68.


Cet essai pose les problèmes, invite à la réflexion, au partage et à l'action.

 

La morale dans la politique : Après l'affaire Le Roux, la gauche fait pression sur Fillon- Qu'en est-il au Sénégal ?
Sur europe1


• Après la démission de Bruno Le Roux, la gauche souligne l'entêtement de François Fillon.@ MARTIN BUREAU / AFP

Le Roux, soupçonné de détournement de fonds publics, a quitté son poste de ministre de l'Intérieur quand François Fillon, mis en examen, est toujours candidat à la présidentielle.
Les choses sont allées vite, très vite. Lundi soir, peu avant 20 heures, l'émission Quotidien révélait que le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, avait employé ses deux filles comme assistantes parlementaires alors qu'elles avaient chacune des activités prenantes (un stage ou une scolarisation en classe préparatoire) en même temps. Le lendemain, en milieu de journée, le parquet national financier se saisissait de l'affaire. Et à 18 heures, Bruno Le Roux n'était plus ministre de l'Intérieur.
Sous le nez de Fillon. Faute de pouvoir affirmer que l'ancien chef de son groupe à l'Assemblée est irréprochable, la gauche a souligné son sens des responsabilités et son respect de la justice. Et en profite aussi pour agiter le cas de Bruno Le Roux sous le nez de François Fillon. Cela fait désormais deux mois que le vainqueur de la primaire de la droite est soupçonné lui aussi d'avoir fourni des emplois fictifs à des membres de sa famille. Mis en examen la semaine dernière, il a refusé de se retirer de la campagne présidentielle.


"Absurdité".

Le Parti socialiste n'a pas manqué l'occasion qui lui était offerte de souligner cette différence d'attitude. Mercredi, dans un communiqué, il a demandé "expressément" à François Fillon de retirer sa candidature. "L'exemplarité et la célérité avec lesquelles Bruno Le Roux a présenté sa démission ne font que souligner l'absurdité et la dangerosité avec laquelle vous vous entêtez, sans aucunement vous soucier des effets délétères de votre obstination sur la démocratie", a-t-il écrit. "La présomption d'innocence ne peut plus servir à justifier votre présomption d'innocence."


Hollande s'en mêle. Devant son Conseil des ministres, mercredi, François Hollande a aussi ajouté sa petite musique à ce concert de reproches. "La République exemplaire" ne tolère aucune "suspicion à l'égard des personnes qui exercent les plus hautes fonctions ou qui briguent les plus hautes responsabilités", a-t-il déclaré, lui qui est pourtant très discret depuis le début de la campagne. "C'est l'image de la démocratie qui est en jeu, c'est la qualité et la dignité du débat électoral qui est menacé." Sans être nommés, ce sont bien François Fillon, mais aussi Marine Le Pen, elle aussi soupçonnée d'emplois fictifs, qui sont dans le viseur.
Sur LCP et Public Sénat mercredi, Emmanuel Macron en a remis une couche. Saluant la "décision difficile à prendre" de Bruno Le Roux, il a adressé une pique à ses deux adversaires à la présidentielle. "[Cette démission] montre aussi, si besoin était, à qui de droit, d'abord l'impartialité de la justice et des procédures et que d'autre part l'esprit de responsabilité existe en politique."


La droite riposte et parle de "manœuvres". Sans surprise, la droite et son candidat n'ont que peu goûté ces sorties successives. Dans un communiqué diffusé mercredi après-midi, Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, a accusé "le pouvoir socialiste, relayé par Emmanuel Macron" de commettre "un véritable hold-up démocratique". De fait, ces derniers appellent au retrait du vainqueur de la primaire de la droite alors que les candidatures pour la présidentielle sont closes et qu'il ne peut donc pas avoir de remplaçant. Surtout, Luc Chatel fustige les "manœuvres" de la gauche, sous-entendant une nouvelle fois que les poursuites engagées contre son champion relèvent d'une manipulation politique. "La chronologie est trop parfaite pour être le fruit du hasard. À chaque fois que le candidat de la droite et du centre s'impose comme le seul homme susceptible d'apporter des solutions concrètes au redressement de la France, sortent des pseudo-révélations pour l'atteindre."
- Un autre sujet
Le "cabinet noir de l'Elysée" évoqué par Fillon existe-t-il vraiment ?

Les auteurs du livre "Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat" dont a parlé François Fillon jeudi soir se sentent instrumentalisés.
Un candidat à la présidentielle qui crie au scandale d'Etat, l'Elysée qui crie aux "mensonges", et des journalistes qui rajoutent leur grain de sel... La campagne présidentielle a pris un tour encore un peu plus stupéfiant jeudi soir, lors de L'Emission politique de France 2.
Pas de "preuve" de l'existence d'un cabinet noir. En effet, selon François Fillon, François Hollande suit et influence quasiment toutes les procédures politico-judiciaires, grâce à un puissant réseau de fidèles haut placés. François Fillon ose aller aussi loin après avoir lu les bonnes feuilles d'un livre intitulé Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat. Mais vendredi matin, les auteurs du livre se sentent instrumentalisés. "C'est sa lecture, ce n'est pas celle que nous avons, ni le travail que nous avons fait. Nous écrivons noir sur blanc que nous n'avons pas trouvé la preuve de l'existence d'un cabinet noir. On le regrette d'ailleurs, parce qu'on a cherché. Mais ce n'est pas le cas, malheureusement pour lui", assure Didier Hassoux, journaliste au Canard Enchaîné et l'un des auteurs du livre.
Une enquête tout de même accablante. Didier Hassoux se montre bien plus prudent que dans son livre. Europe 1 l'a lu de A à Z, jeudi soir, et cette minutieuse enquête est accablante. "Plusieurs observateurs bien placés dans l'appareil policier nous ont décrit l'existence d'une structure clandestine, aux ramifications complexes", peut-on notamment lire dans ce livre.
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Parole contre parole. Jeudi soir, dans un communiqué, l'Elysée a démenti en bloc ces accusations, assurant "n'être jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire depuis 2012", et n'avoir été "informé que par la presse" de l'affaire Fillon. Pour l'instant, c'est donc parole contre parole au plus haut sommet.

Les commentaires

Emmanuel Macron a salué la démission de Bruno Le Roux, une "décision responsable" selon lui, visant sans le nommer François Fillon qui fait campagne malgré sa mise en examen.
La démission du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux montre que "l'esprit de responsabilité existe en politique", a affirmé mercredi Emmanuel Macron, visant sans le nommer son adversaire François Fillon, qui mène campagne malgré sa mise en examen.
Sa démission montre "l'impartialité de la justice". Le candidat d'En Marche! à la présidentielle a salué "une décision difficile à prendre" et "responsable". "Elle montre aussi, si besoin était, à qui de droit, d'abord l'impartialité de la justice et des procédures et que d'autre part l'esprit de responsabilité existe en politique", a-t-il dit au micro de LCP et Public Sénat.

Le "cabinet noir de l'Elysée" évoqué par Fillon existe-t-il vraiment ?


auteurs du livre "Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat" dont a parlé François Fillon jeudi soir se sentent instrumentalisés.
Un candidat à la présidentielle qui crie au scandale d'Etat, l'Elysée qui crie aux "mensonges", et des journalistes qui rajoutent leur grain de sel... La campagne présidentielle a pris un tour encore un peu plus stupéfiant jeudi soir, lors de L'Emission politique de France 2.


Pas de "preuve" de l'existence d'un cabinet noir.

En effet, selon François Fillon, François Hollande suit et influence quasiment toutes les procédures politico-judiciaires, grâce à un puissant réseau de fidèles haut placés. François Fillon ose aller aussi loin après avoir lu les bonnes feuilles d'un livre intitulé Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat. Mais vendredi matin, les auteurs du livre se sentent instrumentalisés. "C'est sa lecture, ce n'est pas celle que nous avons, ni le travail que nous avons fait. Nous écrivons noir sur blanc que nous n'avons pas trouvé la preuve de l'existence d'un cabinet noir. On le regrette d'ailleurs, parce qu'on a cherché. Mais ce n'est pas le cas, malheureusement pour lui", assure Didier Hassoux, journaliste au Canard Enchaîné et l'un des auteurs du livre.


Une enquête tout de même accablante. Didier Hassoux se montre bien plus prudent que dans son livre. Europe 1 l'a lu de A à Z, jeudi soir, et cette minutieuse enquête est accablante. "Plusieurs observateurs bien placés dans l'appareil policier nous ont décrit l'existence d'une structure clandestine, aux ramifications complexes", peut-on notamment lire dans ce livre.

Parole contre parole. Jeudi soir, dans un communiqué, l'Elysée a démenti en bloc ces accusations, assurant "n'être jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire depuis 2012", et n'avoir été "informé que par la presse" de l'affaire Fillon. Pour l'instant, c'est donc parole contre parole au plus haut sommet.


Viande avariée : comment être sûr de ce que l'on mange ?


Un scandale a éclaté au Brésil lorsque la police a annoncé avoir découvert que des gros exportateurs de viandes certifiaient de la viande avariée comme étant propre à la consommation. @ Miguel SCHINCARIOL / AFP
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Depuis vendredi dernier, le Brésil est empêtré dans un vaste scandale de viande avariée. Y a-t-il des raisons de s'inquiéter de la viande que nous consommons en France ?

Le Brésil étant le premier exportateur de viande bovine et de poulet, on peut légitiment se poser la question de la qualité de la viande que nous consommons actuellement en France. En effet, un scandale a éclaté au Brésil lorsque la police a annoncé vendredi avoir découvert que des gros exportateurs de viandes avaient soudoyé les inspecteurs des services d'hygiène pour certifier de la viande avariée comme étant propre à la consommation. Résultat, comment être sûr de la provenance de la viande en France ? Europe 1 vous propose quelques éléments de réponse.

Une présence marginale. Tout d'abord rassurez-vous, la viande brésilienne reste marginale en France. En effet, sur les 300.000 tonnes de viande importées par la France en 2016, seulement 1.600 tonnes provenaient du Brésil. Le reste vient à 95% des autres pays de l'Union Européenne qui respectent, comme la France, des règles très strictes de traçabilité ainsi que des cahiers des charges pour assurer une bonne qualité des produits. Au niveau européen, les importations annuelles de viande brésiliennes s'élèvent, quant à elles, à 110.000 tonnes.

Les exportations suspendues. Malgré ces faibles tonnages de viande brésilienne, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll a réclamé des contrôles plus poussés des importations brésiliennes. Et, en attendant la réunion des services vétérinaires des 28 pays européens, prévue vendredi prochain, la Commission européenne a demandé mardi au Brésil de suspendre ses exportations, en gelant la licence des quatre établissements brésiliens autorisés à vendre vers l'Europe même si au total, au Brésil ce sont 21 entreprises qui sont suspectées d'avoir vendu et exporté de la viande périmée, parfois contaminée à la salmonellose, avec la bénédiction d'agents d'État corrompus.

Malheureusement entre la découverte du scandale et cette suspension, de la viande a pu être importée et s'être retrouvée dans les rayons de nos grande-surfaces. Stéphane Le Foll s'est voulu rassurant en affirmant qu'aucun lot de viande avariée n'avait atterri en France mais il faut savoir que nous consommons régulièrement de la viande brésilienne, notamment de la volaille. Pour la viande bovine, la France importe 1.100 tonnes de viande par an du Brésil soit 0,1% de la consommation française. Et cette viande n'est utilisée qu'en restauration collective ou pour l'élaboration de produits transformés.

Fiez-vous aux logos !Pour autant comment savoir d'où provient la viande que nous consommons ? Guy Hermouet, président de la section bovine d'Interbev, l'interprofession française du bétail et de la viande, explique à Europe 1 que, "la première chose à faire quand on arrive dans un rayon c'est de regarder si le produit porte le logo 'Viande de France'". "Ce logo donne une valeur de traçabilité aux consommateurs. Il permet de savoir que l'animal est né, élevé, abattu et transformé en France, de la fourche à la fourchette", ajoute-t-il. Vous pourrez donc avoir une confiance totale dans les produits qui portent une sorte d'hexagone bleu, blanc et rouge dans lequel il est par exemple inscrit "Volaille Française". Une bonne manière de repérer les produits français mais pour autant, il ne faut pas non plus se méfier des produits européens dont les normes et les contrôles respectent tout autant une qualité irréprochable. Pour se faire, c'est l'étiquette du produit qu'il faut regarder, disponible sur tous les emballages de viandes depuis le mois d'avril 2015.

Que disent les étiquettes ? En lisant les étiquettes vous pouvez connaître le pays d'élevage désignant le nom de l'Etat membre de l'Union Européenne ou du pays hors UE dans lequel l'animal a été élevé. Vous aurez également accès au pays d'abattage ainsi que le code du lot identifiant les viandes proposées à la consommation, qui permet, en cas de problème, de remonter rapidement à la source. Si seul le mot "origine" apparaît alors sachez que l'animal est né, élevé et abattu dans le même pays. Une traçabilité très précise adoptée par tous les pays membres de l'Union Européenne...mais pas par le Brésil, comme le regrette Guy Hermouet. "Le scandale est arrivé parce que rien n'est contrôlé au Brésil. On leur faisait confiance mais on a toujours contesté leurs pratiques qui consistent à incorporer des hormones, des activateurs de croissance ou des OGM", détaille-t-il ainsi. Celui qui est à la tête de la section export d'Interbev souhaite donc la fin pure et simple de cet excès de zèle dans les importations de viande.

L'accord de libre-échange menacé. Il y a urgence à agir puisque lundi dernier, une ronde de négociations s'est ouverte à Buenos-Aires pour définir les contours du chapitre sanitaire de l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et le Mercosur. Interbev a donc envoyé une lettre au secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger, Matthias Fekl, dans laquelle on peut lire que, "la Commission européenne doit tirer les conclusions de cette affaire et doit immédiatement exiger l'exclusion de la viande bovine de tout éventuel accord avec le Mercosur". Pour l'heure ce courrier n'a toujours pas reçu de réponse. En attendant, Guy Hermouet va donc plus loin en réclamant « le boycott total de la viande brésilienne » car il le rappelle, en cas d'accord avec Mercosur, "200.000 à 300.000 tonnes de viande seraient importées en Europe, ce qui menacerait environ 30 000 exploitations en France"...en plus des éventuels risques sanitaires.

 

Par C.P.

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