Filtrer les éléments par date : mercredi, 06 juin 2018

Au Sénégal, Khalifa Sall était à nouveau devant les juges ce mardi matin. La décision était attendue: le procès en appel du maire de Dakar, qui a été condamné à 5 ans de prison pour escroquerie fin mars, a été reporté pour permettre à la défense de se préparer… Un renvoi au 9 juillet, un délai de plus d’un mois donc pourtant jugé insuffisant par les avocats de Khalifa Sall.

Cette première audience ouverte sous les cris des partisans de Khalifa Sall a permis à toutes les parties de se jauger. Et le juge Demba Kandji a cherché dès ses premiers mots à imposer son style directif ; à faire comprendre qu’il était le maître du jeu.

La défense qui estime que les règles n’ont pas été respectées a demandé un report au mois de novembre. Le juge a tranché pour le 9 juillet. Un délai trop court pour maître Seydou Diagne. « Les personnes accusées doivent bénéficier du temps nécessaire pour préparer leur défense, explique à RFI l'avocat de Khalifa Sall. Pour nous c’est cinq à six mois, c’est connu par le monde entier que le régime du président Macky Sall s’évertue à utiliser la justice sénégalaise pour écarter des candidats potentiels. Ça, on le sait ». Pour l'avocat, « ce n'est pas quelque chose de rassurant de voir que dame Justice s'empresse pour organiser ce procès en appel », et ce délai selon lui « ne garantit pas les conditions minimales d'un procès équitable ».

La mairie de Dakar, partie civile demandait aussi un report du procès pour la fin novembre. Une date jugée aberrante pour le parquet comme pour les avocats de l’Etat qui estiment que Khalifa Sall tente d’imposer son agenda politique à la cour d’appel. « Bien sûr, ils ont un agenda qui est politique, pas judiciaire, nous explique maître Yerim Thiam. Nous, notre agenda, il est purement judiciaire. Il y a un délit, il doit être jugé. Maintenant, s’il veut être candidat… Franchement, nous, cela ne nous concerne pas ». Pour le parquet et les avocats de l'Etat, ce renvoi n'était pas nécessaire car ce dossier est en état d'être jugé. Maitre Yérim Thiam n'attend qu'une chose : que la peine en première instance soit confirmée. « Leur tactique est simple, il faut que le dossier soit mis en état d'abord. Ca veut dire qu'une fois la mise en état faite, ils vont encore demander un renvoi. On connaît tous ces vieilles ficelles. On demande à ce que la cour confirme le jugement de première instance, c'est tout. »

Le juge Demba Kandji a donc affirmé, comme le veut l’Etat, que les débats débuteront le 9 juillet. Mais les avocats de Khalifa Sall comptent bien user du droit et demander de nouveaux renvois.

RFI

Publié dans Politique

 

Biens mal acquis par les hommes politiques africains et sénégalaisIl faut auditer lancer une plainte collective


Depuis peu je me sens pas bien, j'ai des amis qui sont devenus riches alors qu'ils n'ont pas d'héritage, ni de postes à plus de 10000 euros ; ni d'entreprises, etc. Un autre était cartouchard à la fac puis a réussi à réussir un concours et a fini ministre. Du coup il passe du statut d'hébergé à propriétaire de sa maison et d'autres biens. Comment peut-on si vite arriver à un niveau de richesse alors que le peuple souffre.


Que fait-on de l'argent qui entre dans le pays pour le fonctionnement du pays, qui en profite ?


Je pense que ces gens abusent et se partagent les biens publics et c'est pourquoi il faut instaurer les audits. Je commencerai par Macky SALL qui a une fortune colossale.
Avant d'entrer au gouvernement j'avais demandé à la société civile de demander au nouveau gouvernement ou de créer une instance qui vérifie et consigne les biens des candidats avant leurs entrées dans le gouvernement. Ceci pour mesurer les écarts et juger en conséquence.
La politique que je sache n'est pas faite pour s'enrichir, mais mon ami feu le Pr Ibrahima SOW de l'IFAN dans son ouvrage pour un mandat Unique disait que le moyen le plus rapide au Sénégal pour s'enrichir c'est de faire de la politique.
Il avait tout dit, alors il faut auditer les gens, ces hommes politiques et quiconque sera en faute sera puni et l'argent retiré servira au peuple et au pays
Qu'en pensez-vous ? Il faut constituer un collectif d'avocats et se faire aider par des organisations comme Transparency et Sherpa pour mener ces batailles.
Je vous livre ces extraits pour comprendre les choses et comment il faut faire avec ces voleurs qui contribuent à paupériser les citoyens.
P B CISSOKO


« Quand je dis que dans toute la province il n'a rien laissé de tous ces objets précieux, je ne parle pas en accusateur, j'énonce simplement un fait. Je vais plus loin ; j'affirme qu'il n'a rien laissé dans les maisons, ni même dans les villes ; dans les édifices publics, ni même dans les temples ; rien chez les Siciliens, rien chez les citoyens romains ; en un mot, que dans la Sicile entière, tout ce qui a frappé ses regards ou excité ses désirs, décorations privées et publiques, ornements profanes et sacrés tout est devenu sa proie.(Extraits de "Oratio de Signis", quatrième discours contre Verrès ; Cicéron - 70 av. J-C)2
Plus que tout autre citoyen, les personnes investies d'une mission de service public ou d'un mandat électif devraient être d'une probité à toute épreuve.
Il n'est cependant pas rare que ces mêmes individus tirent un profit abusif de leur position pour s'enrichir au détriment de la collectivité.
Si le fameux procès contre Verrès, dans lequel Cicéron s'était illustré, nous interroge sur le caractère inéluctable de la corruption, dans toute forme d'organisation politique de la société, il
nous invite à adopter une approche pragmatique de l'exercice du pouvoir.

Ainsi que le souligne le Professeur Ndiva Kofele-Kale, "Il est peu probable qu'il y ait déjà eu une classe dirigeante qui n'ait pas exploité son pouvoir politique pour favoriser ses propres intérêts financiers"3
Lorsque les élites dirigeantes pratiquent la corruption à grande échelle et de manière systématique, l'on préfère alors l'expression de grande corruption.


Des régimes prédateurs de Ferdinand Marcos (Philippines), du général Suharto (Indonésie), de Mobutu Sese Seko (Zaïre devenu la République Démocratique du Congo), du général Sani Abacha (Nigéria), de Jean-Claude Duvalier (Haïti)...

Aux exemples plus récents dans l'affaire dite des « Biens Mal Acquis » en France (Gabon, Congo-Brazzaville, Guinée Equatoriale) ou bien aux régimes de Zine El-Abidine Ben Ali (Tunisie), d'Hosni Mubarak (Egypte), ou encore de Viktor Ianoukovitch (Ukraine)... Les exemples sont malheureusement légio


L'audit citoyen


Il s'agit d'un droit humain inscrit dans les textes majeurs de droit international que sont la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et dans le Pacte international sur les droits civils et politiques (PIDCP) de 1966.


Ainsi l'article 21 de la DUDH dispose que : « Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays soit directement, soit par l'intermédiaire des représentants »

5. L'article 25 du PIDCP pose la liberté d'expression : « Tout citoyen a le droit de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce »

6. La quasi-totalité des États l'a signée, à l'exception des États-Unis.


Organisé par des mouvements sociaux, s'il n'a pas de valeur juridique, son intérêt réside dans son caractère pédagogique et mobilisateur. Deux audits citoyens ont été effectués au Brésil sous la forme de Tribunal populaire contre la dette en septembre 1999 et janvier 2002 dans le cadre du deuxième Forum social mondial à Porto Alegre. Un autre a été effectué au Sénégal en décembre 2000 lors de la Rencontre Sud Nord: Des Résistances aux Alternatives


Un cas d'école


Après dix ans d'un intense combat judiciaire, le premier procès historique dans l'affaire des Biens mal acquis s'est tenu à Paris, du 19 juin au 05 juillet 2017. Teodorin Obiang, Vice-président de Guinée Equatoriale était soupçonné de s'être constitué un patrimoine considérable en France avec de l'argent public détourné de son pays d'origine.
Le 27 octobre 2017, Le Tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement : 3 ans de prison avec sursis, une amende de 30 millions d'euros avec sursis et à la confiscation intégrale de ses biens saisis sur le territoire français, d'une valeur estimée à plus de 150 millions d'euros.
C'est la première fois qu'un un haut dirigeant étranger en exercice est condamné en France pour des faits de blanchiment, notamment de détournement de fonds publics et de corruption.


Retrouver les moments clefs des audiences


Sherpa et Transparency International France sont à l'origine de ce procès historique. En 2008, les deux organisations ont également déposé une plainte avec constitution de partie civile à l'encontre de deux autres chefs d'État visant les conditions d'acquisition d'un important patrimoine immobilier et mobilier en France : Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Oma Bongo (Gabon) ainsi que des membres de leur entourage. Les juges français ont achevé en août 2017 l'instruction du volet gabonais de l'affaire et l'enquête concernant les patrimoines français de la familles Bongo Sassou-Nguesso est toujours en cours.


La genèse : publication d'un rapport accablant


1 mars 2007
Le CCFD-Terre solidaire publie le rapport « Biens mal acquis profitent trop souvent : La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales » qui recense l'ampleur des avoirs détournés par des dirigeants corrompus des pays du Sud et critique l'impunité accordée par les démocraties occidentales. A la suite de ce rapport, les associations SHERPA, Survie et la Fédération des Congolais de la Diaspora déposent une première plainte contre les familles dirigeantes de l'Angola, du Burkina Faso, du Congo-Brazzaville, de la Guinée équatoriale et du Gabon devant le Procureur de la République de Paris pour « recel de détournement de fonds publics ».

 

Affaire Teodorin Nguema Obiang : l'enquête est élargie
1 janvier 2012
L'enquête est finalement élargie aux faits postérieurs à la plainte déposée en 2008
Plainte de Transparency jugée recevable
1 mai 2009
La doyenne des juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris juge recevable la plainte déposée par TI France. Elle ne reconnaît cependant pas l'intérêt à agir de Grégory Ngbwa Mintsa. Le parquet fait appel de la décision.
Mandat d'arrêt international contre Teodorin Nguema Obiang
1 juillet 2012
Les juges d'instruction émettent également une ordonnance de saisie de son hôtel particulier du 42 avenue Foch. En réaction, le personnel diplomatique de Guinée équatoriale occupe le lieu et réclame sa reconnaissance comme ambassade de la Guinée équatoriale en France.
Saisie de biens immobiliers de la famille Nguesso
1 août 2015
Les juges ordonnent la saisie de deux biens immobiliers, à Courbevoie et au Vésinet, dont le propriétaire serait Wilfrid Nguesso, neveu du président Denis Sassou Nguesso. Les juges soupçonnent ces biens d'avoir été acquis puis entretenus grâce à des fonds provenant de détournements de fonds publics. »


Lecture -https://transparency-france.org/aider-victimes-de-corruption/biens-mal-acquis/dates-clefs/

Publié dans Afrique

 

La confiance en soi, une philosophie par Charles PEPIN

Le livre qui éclaire le mystère de la confiance en soi.


D'où vient la confiance en soi ? Comment fonctionne-t-elle ? Qu'est-ce qui la renforce ? L'affaiblit ? Pourquoi certaines personnes sont-elles plus confiantes que d'autres ? Est-ce une question de tempérament ? Le fruit d'un travail sur soi ? Un regard sur le monde ? Quelle relation la confiance en soi entretient-elle avec la confiance en autrui, avec la confiance en la vie même ?

En puisant dans les grands textes de la philosophie et des sagesses anciennes, dans les travaux des psychanalyses et des psychologues, mais aussi dans l'expérience de grands sportifs, d'artistes ou d'anonymes, Charles Pépin éclaire le mystère de la confiance en soi.


Pensez, Ecoutez, Décidez !


Basé sur une approche philosophique, l'auteur puise dans de nombreux témoignages alliants psychologie, expériences de sportifs ou d'anonymes ou bien psychanalyse pour démêler l'écheveau du vaste sujet qu'est la "confiance en soi". Une manière de dépasser le "simple" cadre du développement personnel. Passionnant !


Un mode de vie.


Pourquoi la confiance en soi n'est pas la même pour tous, est-ce le tempérament, le travail sur soi ?

Dans ce livre Charles Pepin explore les facettes de la confiance pour la définir et mieux la comprendre.
Cultivez les bons liens. Entraînez-vous. Ecoutez-vous. Emerveillez-vous. Décidez. Mettez la main à la pâte. Passez à l'acte.

Admirez. Restez fidèle à votre désir.

Faites confiance au mystère.

En puisant dans les textes des philosophes et des sages, dans les travaux des psychanalystes et des psychologues, mais aussi dans l'expérience de grands sportifs, d'artistes ou d'anonymes, ce livre éclaire le mystère de la confiance en soi.


Et nous montre le chemin pour avoir davantage confiance en nous.

Publié dans Ex-libris

A la veille de l'examen de la très controversée loi asile-immigration au Sénat, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé ce mardi sa feuille de route pour l'intégration des étrangers en France.

La réforme de la politique d'intégration dont Edouard Philippe a présenté ce mardi 5 juin la feuille de route est censée constituer le versant « humaniste » d'une politique qui se veut intraitable contre l'immigration irrégulière. « La qualité de notre politique d'intégration est au coeur de l'équilibre général de notre politique d'immigration et d'asile », a affirmé le Premier ministre à l'issue du premier Comité interministériel à l'intégration.

Ce plan s'inspire du rapport remis en février dernier par le député LREM Aurélien Taché. Il listait 72 propositions ambitieuses pour un coût évalué à 607 millions d'euros. Edouard Philippe, lui, n'a pas avancé de chiffres. Mais selon différentes sources de l'AFP, il pourrait se situer entre 100 et 200 millions d'euros par an.

Doublement des heures de français

La principale mesure annoncée par le gouvernement est le doublement des heures dédiées à l'apprentissage du français : 400 heures, voire 600, pour les personnes ne sachant ni lire ni écrire. Quelque 55 000 personnes étaient en formation linguistique en 2017 et le programme de 600 heures pourraient concerner environ 3 500 personnes, selon des chiffres de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

Le doublement des heures de formation civique (elle passera de 12 à 24 heures), la garde d'enfants pour les jeunes parents pendant les cours de langue, l'attribution d'un « pass culture » pour les jeunes sont d'autres mesures annoncées.

Mais c'est surtout l'accès à l'emploi des personnes immigrées que le gouvernement souhaite améliorer. Car dans ce domaine, la France est à la traîne. Selon l'OCDE, seul un tiers des immigrés arrivés il y a moins de cinq ans ont trouvé du travail. Pour inverser la tendance, plusieurs pistes sont avancées, parmi lesquelles l'amélioration de l'accompagnement des primo-arrivants et le développement des formations en apprentissage chez les jeunes.

Le logement, grand oublié

Le logement est en revanche le grand oublié du plan présenté cet après-midi, malgré la difficulté que les réfugiés rencontrent pour y accéder. « C'est indispensable » pour que ces personnes « ne perdent pas toute perspective d'intégration », a pourtant souligné Edouard Philippe. Dans son rapport, le député Aurélien Taché préconisait notamment des subventions pour les communes ouvrant des logements à destination des réfugiés ou des réductions d'impôts pour les citoyens abritant des étrangers. Des recommandations qui n'ont donc pas été entendues par le gouvernement.

Avec AFP

Publié dans International
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Epouses africaines
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