Filtrer les éléments par date : jeudi, 14 juin 2018

Les 629 migrants sauvés en mer par l'Aquarius le week-end dernier seront accueillis à Valence en Espagne. C'est là que le bateau des organisations MSF et SOS Méditerranée accostera en fin de semaine, tout comme les deux navires italiens qui ont pris à bord une partie des passagers. RFI a joint dans la nuit l'équipe de SOS Méditerranée qui nous a raconté ce difficile voyage vers l'Espagne pour des migrants déjà éprouvés par des jours de mer dans des conditions extrêmement précaires.

C’est une traversée extrêmement longue et très éprouvante pour les 630 rescapés qui ont déjà « passé entre 12 et 18 heures en mer sur des canaux surchargés pour fuir l’enfer libyen», nous raconte Julie Mélichar de SOS Méditerranée.

« Ils ont vécu pour certains l’incertitude d’un transfert, après avoir été secourus par les garde-côtes italiens. Et pour d’autres, l’horreur lorsque l’un des canaux s’est brisé en deux en pleine mer et de nuit.

Sauter à l'eau plutôt que de retourner en Libye

Et avec le refus des autorités italiennes de laisser l’Aquarius débarquer les rescapés en Sicile, les 630 personnes ont passé 72 heures entassées sur le pont de l’Aquarius, exposées aux éléments sous un soleil de plomb et surtout dans l’incertitude de ce qui allait leur arriver. Certains ont menacé de sauter à l’eau s’ils devaient être renvoyés en Libye ».

«Valence est une ville solidaire»: écoutez le témoignage de Joan Ribo, maire de la ville
14-06-2018 - Par Juliette Gheerbrant
00:00 00:54

Que ce soit l'Italie ou l'Espagne, tout ce que demandent les rescapés, c'est d'échapper au plus vite à « l'enfer d'où ils viennent», poursuit Julie Mélichar. «Aujourd’hui, je parlais avec un homme qui m’a raconté sa tristesse d’apprendre que l’Italie fermait ses portes à l’Aquarius, mais qui m’a aussi fait part de son grand soulagement au moment où il a appris que, oui, il allait pouvoir venir en Europe et débarquer en Espagne, tout en restant inquiet de ce qui l’attendait encore pendant ce long trajet pour arriver à Valence.

Maintenant, l'important, pour ces rescapés, « c’est de trouver un endroit sûr où se remettre des horreurs qu’ils ont vécues ».

Quand le mal de mer s'en mêle

Ecoutez le témoignage de Julie Mélichar de SOS Méditerranée, jointe à bord de l'Aquarius
14-06-2018 - Par Benoît De Solminihac
00:00 01:04

« Après deux jours d’arrêt complet entre Malte et la Sicile, demandés par les autorités italiennes, l’Aquarius a repris sa navigation (mardi) soir, cette fois en direction de Valence. Ce sont quatre jours de navigation supplémentaires qui attendent les rescapés.

Nous n’avons pas suffisamment de vivres pour effectuer la traversée jusqu’en Espagne, mais les autorités italiennes en sont informées. Un premier réapprovisionnement a été effectué aujourd’hui (mercredi) et nous espérons que d’autres suivront bientôt.

Comme prévu, le temps est en train de se détériorer et complique encore la traversée. Nous attendons des vagues jusqu’à 4 mètres de haut et un vent jusqu’à 35 nœuds [près de 65 km/h NDLR]. Ce soir, beaucoup de rescapés ont commencé à avoir le mal de mer et ont dû recevoir un traitement médical pour y remédier.

« des souffrances supplémentaires et inutiles »

Nous avons tendu des cordes sur le pont pour permettre aux gens de se déplacer sans tomber et sans perdre l’équilibre. Nous avons dû faire rentrer tous les hommes qui dormaient sur le pont dans l’abri qui est normalement réservé aux femmes et aux enfants, car ils devenaient trop malades. Et on voit ainsi que ce sont des souffrances supplémentaires et inutiles qui leur sont infligées avec cette longue traversée vers l’Espagne».

 
Distribution de vêtements secs et chauds à bord de l'Aquarius qui a recueilli plus de 600 migrants qu'il emmène à Valence en Esapgne, le 13 juin 2018.
 
 
©Karpov / SOS Mediterranee/handout via REUTERS
Publié dans Afrique

C'était une promesse de sa campagne. Emmanuel Macron annonce que seront proposées des offres de prothèses dentaires et auditives et des lunettes remboursées à 100% par l'Etat. Cette annonce faite lors d'un discours à Montpellier sur sa vision de la protection sociale n’a cependant pas éteint l’incendie déclenché par les propos du président, extraits d’une vidéo mise en ligne par l’Elysée, sur l’inefficacité des minimas sociaux qui coûtent selon Emmanuel Macron un « pognon de dingue ». A l’Assemblée nationale, l’opposition et même certains députés En Marche n’ont pas du tout apprécié.

Les jours se suivent et se ressemblent à l’Assemblée nationale. Déjà en première ligne mardi pour dénoncer le silence d’Emmanuel Macron sur le dossier de l’Aquarius, la députée de la majorité Sonia Krimi regrette cette fois ces propos sur les minimas sociaux. « Il ne faut pas présenter les choses comme cela. Je suis très mal à l’aise avec cette phrase. Il faut faire attention à ce qu’on dit », dit-elle.

Un président ne devrait pas dire ça, appuie le député Les Républicains Daniel Fasquelle. « Un président de la République ne peut pas continuer à insulter son peuple. Je me mets à la place de celui qui a une allocation adulte handicapé, qui vit de minima sociaux. Quand il entend le président de la République qu’on dépense trop de pognon pour lui, vous imaginez comment il peut le recevoir ? »

L’Insoumis Adrien Quatennens y voit, lui, une manœuvre politique pour draguer un certain électorat. « Il utilise le langage d’une droite décomplexée dont il est devenu le chef sans le dire. Et c’est à eux qu’il donne un signal, un appel d’air en réalité. »

C’est finalement François Bayrou qui vient à la rescousse du chef de l’Etat. Le patron du Modem était de passage dans les couloirs de l’Assemblée : « A force de ne jamais dire les choses on est dans la situation dans laquelle la France se trouve, c’est-à-dire complètement bloquée et incapable de proposer un nouveau projet de société, moi je ne vois dans ces propos aucune stigmatisation. »

Des propos qui ont en tout cas occulté le discours d’Emmanuel Macron en lui-même censé « redonner, selon l’Elysée, de la cohérence à l’approche sociale » du président.

Nous nous ne comprenons pas pourquoi il y a un problème d’inflation de la dépense des aides sociales, mais qu’il n’y a pas de problème sur l’inflation de la dépense par le biais des cadeaux fiscaux aux plus aisés.

Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (Fas) qui fédère 800 associations de lutte contre les exclusions. 13/06/2018 -

Par Anna Piekarec RFI

Publié dans International

 

Être un grand monsieur : François-Michel MAUGIS – La Réunion-Économiste, écrivain et philosophe

Être un grand monsieur, ce n'est pas avoir une grosse voiture, une grosse fortune et une grande maison. Non, être un grand monsieur (ou une grande dame), c'est autre chose.


Comme notre ami Ératosthène, être un grand monsieur ce n'est pas seulement être le directeur de la plus grande bibliothèque du Monde, c'est aussi être capable de dialoguer avec le chamelier, c'est être capable d'observer, d'écouter, de voir les messages les plus subtils de la nature et des hommes, c'est être capable d'attendre et de comprendre les évènements les plus rapides aussi bien que les plus lents, c'est avoir la modestie d'admettre qu'on ne sait rien, c'est s'intéresser au petit autant qu'au grand, au local autant qu'au global.


Être un grand monsieur c'est savoir diriger les autres mais c'est surtout être capable d'autonomie, être capable de se contrôler, de se diriger soi-même.
Le résultat, en tout cas, est là. 1800 ans avant Galilée, il a pu découvrir que la Terre était une sphère et non un disque et il a même pu en mesurer la circonférence.
Et, comment parvint-il à ce fantastique résultat ?

En faisant appel à une pléthore d'experts, de chercheurs, de laboratoires et de fonds privés ou publics comme on le fait aujourd'hui ?

En utilisant des appareils élaborés, des équipements hors de prix ?

Non. Après avoir accumulé avec patience et détermination, mille observations, après avoir comparé, associé, manipulé ces observations dans tous les sens, un simple dessin sur le sable a suffi pour conclure sa réflexion.


Il est illusoire de croire que la quantité de cerveaux mobilisée sur un problème difficile ou une action complexe, est en mesure de remplacer la qualité d'un seul. Le génie ne se partage pas. On n'a jamais vue une idée géniale naître dans plusieurs cerveaux à la fois. La quantité ne remplacera jamais la qualité. Laissons la qualité de notre fantastique et mystérieux cerveau, s'exprimer, nous serons les premiers surpris.

Encombrés des bruits de fond d'une société mal organisée, les esprits libérés, épanouis, émancipés, sont fort rares.

Quand on connaît les potentialités de nos cerveaux et qu'on constate leur si mauvaise utilisation, on ne peut s'empêcher de bondir de colère devant tant de gaspillage. Finalement, un grand monsieur c'est comme une fleur qu'on a cultivé dans un bon terrain et qu'on a laissé s'épanouir en toute liberté.

Qui peut se vanter d'avoir élevé ses enfants de cette manière ?

François-Michel MAUGIS – La Réunion
Économiste, écrivain et philosophe.
http://www.assee.fr

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Pour les Africains, le vrai coup d’envoi de la Coupe du monde de football, c'est vendredi 15 juin 2018. Le Maroc et l’Egypte seront les deux premiers représentants du continent à entrer dans la compétition. Sénégal, Tunisie, Nigeria... au total, cinq pays africains sont présents en Russie. Il leur faudra du talent, mais aussi de la réussite pour arriver là où aucun n'est jamais parvenu : en demi-finale.

Avec notre envoyé spécial à Moscou,  Christophe Jousset

La question revient tous les quatre ans : y aura-t-il - enfin - un pays africain dans le dernier carré du Mondial de football ? Les supporters du continent sont toujours tentés d’y croire, mais jusqu'ici, ils déchantent toujours au soir des quarts de finale. Premier objectif, donc : survivre à la phase de groupe.

C'est un défi en soi pour la plupart des équipes. Pour passer le premier tour, le Maroc de Ziyech devra se classer devant l’Espagne d’Andrés Iniesta ou le Portugal de Cristiano Ronaldo. Quant à la Tunisie de Khazri, elle devra faire mieux que la Belgique d'Eden Hazard ou que l’Angleterre de Harry Kane.

Mais après tout, le principe même de la surprise, c’est qu’on ne la voit pas venir. Témoin numéro un : le Sénégal, de retour 16 ans après un parcours extraordinaire qui l’avait vu terrasser la France et s’arrêter en quart de finale. La génération Sadio Mané veut maintenant écrire sa propre histoire.

Le Nigeria, six Coupe du monde au compteur, seule nation déjà présente au dernier Mondial brésilien, sort d’une série de matches de préparation pas très rassurants. Mais le capitaine John Obi Mikel emmène une jeune troupe qui se verrait bien accompagner l’Argentine au tour suivant.

Quant à l’Egypte, elle avait la meilleure cote, car son groupe semblait à sa portée, jusqu’à ce que la blessure de sa star, Mohamed Salah, ne fasse plisser le front des pronostiqueurs. Prudence, donc, et ambition. En 2014, deux équipes africaines, le Nigeria et l’Algérie, s’étaient qualifiées pour les 8e de finale.

Rfi

Publié dans Sport

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