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mardi, 12 juin 2018 13:26

Alain : "Penser, c'est dire non"

Alain : "Penser, c'est dire non"
La pensée véritable suppose une élaboration critique, une table rase des idées reçues, un examen de ce qu'elle admet par facilité. Explications.
Par Sébastien Blanc

Émile Auguste Chartier, dit Alain.

Pour Alain, le refus est le signe d'une pensée authentique. Mais à qui, à quoi s'adresse ce refus  ? D'abord aux dogmatismes de tous ordres, politiques ou religieux, à l'opinion, aux préjugés, tous ces prêt-à-penser que la philosophie combat depuis son origine. Penser, pour peu qu'on prétende le faire radicalement, c'est d'abord se défaire des représentations communes, des idéologies, c'est accéder à une réflexion singulière qui, par principe et par nécessité, doit se révolter contre ce que Heidegger appelle «  la dictature du On  ». Car on ne pense pas : on opine, on accorde, consent ou convient. La pensée véritable, c'est-à-dire libre et autonome, suppose une élaboration critique, une table rase des idées reçues, un examen préalable de ce qu'elle admet par habitude, facilité ou conformisme, autrement dit sans y penser.


Mais le propos d'Alain ne relève pas seulement du conseil ou de l'injonction, il n'est pas seulement un garde-fou contre les errements de l'opinion.

Le doute est bien plus qu'une posture ou une tendance psychologique : c'est l'essence de la pensée en acte, c'est le «  sel de l'esprit  », dit encore Alain, inscrivant ses pas dans ceux de Descartes.

La pensée véritable n'est pas coïncidence tranquille de soi avec soi, certitude immédiate : elle est inquiétude, et son mouvement, celui d'une négation continue. «  Penser à  », «  penser que  », ce n'est déjà plus être tout à fait présent à ce à quoi on pense ou ce qu'on pense, c'est opérer ce léger pas de côté qu'on peut appeler ironie ou temporalité : «  Je pense, et puis je pense que je pense, par quoi je distingue Sujet et Objet, Moi et le monde. Moi et ma sensation. Moi et mon sentiment. Moi et mon idée. C'est bien le pouvoir de douter qui est la vie du moi. Par ce mouvement, tous les instants tombent au passé  », dit aussi Alain.

Cette distance de soi à soi signe tout autant le travail de la pensée que l'expérience d'un devenir irréversible.


Qui était Alain ?


D'origine modeste, Émile-Auguste Chartier, dit Alain (1868-1951) devient normalien et fait une carrière de professeur, tout en contribuant à La Dépêche de Rouen, puis à La Nouvelle Revue française, où il fait paraître ses Propos (1908-1919). Grand lecteur de Socrate et d'Aristote, il cherche à redonner à la philosophie sa valeur de voie vers la sagesse et ma maîtrise des passions. Démocrate radical, pacifiste, il est l'auteur, entre autres, de Mars ou la guerre jugée (1921), Éléments d'une doctrine radicale (1925), Propos sur le bonheur (1928), Les Dieux (1934).


Élise Lépine
Lepoint.fr

Publié dans Société
mardi, 12 juin 2018 12:24

Quel sport pour les femmes rondes ?

Chaque semaine, le Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et médecin de l'équipe de France de judo, présente sa chronique sport dans Priorité Santé.

Dr Sène , vous nous parlez régulièrement des bienfaits du sport et de l’activité physique. Aujourd’hui, vous vous intéressez aux femmes rondes qui n’osent peut-être pas se mettre au sport. Faire du sport, est-ce uniquement une perte de calories ?

Non, c’est aussi se réconcilier avec son corps ! Mieux vaut donc ne pas martyriser un corps qui l'est déjà bien assez comme ça. Il faut commencer en douceur et voir en l'exercice physique une façon de renouer contact avec son corps, de se réconcilier avec lui. L’important est d’être à l’écoute de son corps. Il s’agit de l’écouter respirer, d’apprendre à le relaxer, à l’étirer, à le renforcer, à l’assouplir. Partir à la découverte de son corps, de ses postures, de sa respiration, de ses mouvements est une profonde démarche de connaissance et d’affirmation de soi. En renouant ainsi contact avec son corps, on rétablit un certain équilibre intérieur, physique et psychologique.

Voilà le véritable intérêt de l’activité physique : retrouver le contrôle de son corps, de ses besoins, de ses envies, diminuer le stress et éviter les dérapages alimentaires qui ont été, le plus souvent, renforcés par la pratique des régimes.

Le sport quand on a des formes n’est donc pas impossible ! Quels sports peut on faire facilement quand on est ronde ?

Le sport pour les rondes, c'est possible. Diverses activités physiques sont recommandées :

  • La natation : Tout simplement parce que peu importe son poids, le corps ne pèse quasi plus rien lorsqu'on est immergé dans l'eau. Nos mouvements sont plus fluides et moins douloureux mais l'effort reste le même que sur terre ferme ! La natation permet de travailler son souffle et son rythme cardiaque
  • La marche à pied : l’activité la moins chère du monde et pourtant une des plus efficaces ! Elles ne nécessite qu’une bonne paire de basket et quelques grammes de motivation. Tout peut-être un prétexte : aller promener le chien, partir acheter sa baguette de pain, monter les escaliers plutôt que de prendre l'ascenseur,... Pour être en bonne forme, une petite demi-heure de marche par jour suffit à bien entretenir sa santé.
  • Le vélo ou le vélo elliptique : Tous deux sont basés sur le même principe : celui de pédaler ! Que ce soit en ville (où vous pouvez louer un Vélib' par exemple) ou à la campagne, pédaler, c'est bon pour les cuisses ! Le mouvement chauffe et étire les muscles de minute en minute et vous pouvez tout à fait y aller à votre rythme.

La natation, la marche et le vélo… mais pour celles qui n’aiment pas ces sports ?

Danse orientale, africaine, danse du ventre, salsa…Des activités physiques dans lesquelles on prend du plaisir et on apprend beaucoup, tout en développant une certaine sensualité, qui se font en groupe et/ou logiquement les formes sont bien acceptées. Ils nécessitent peut-être des aptitudes cardio dès le départ

Jonglage, Nunchaku acrobatique et autres…Développe coordination, réflexe, équilibre, expression corporelle. Peut être pratiqué à peu près n’importe où ou presque.

Tennis de table :Très amusant, très prenant. Pour tous, quel que soit l’ âge. Développe coordination, endurance, équilibre, réflexes. Encore un sport où on ne se voit pas faire un effort. Et pourtant quand le rythme d’un échange s’accélère le coeur peut battre très vite.

Par ces quelques conseils, j’espère que nos auditrices qui ont des formes pourront pratiquer leur sport favori…

Par Caroline Paré

Publié dans International

L'audience aura duré à peine une heure pour statuer sur le cas de Jean-Pierre Bemba. Les juges de la Cour pénale internationale ont promis de rendre leur décision sur la remise en liberté provisoire d'ici ce mercredi. Après son acquittement controversé dans l'affaire principale sur des crimes de guerre et des crimes commis en Centrafrique, l'ancien vice-président congolais a demandé à pouvoir être relâché en Belgique en attendant d'être fixé sur sa peine dans une deuxième affaire. Il n’était pas poursuivi à La Haye que pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, mais aussi pour atteinte à l’administration de la justice.

Ce qui se devait se décider ce mardi à La Haye, c’est une demande de remise en liberté provisoire. Jean-Pierre Bemba ne sera pas entièrement fixé sur son sort et devra encore attendre pour connaitre sa peine dans cette seconde affaire, l’audience qui doit en débattre est prévue le 4 juillet prochain. C’est ce que les juges ont dit dès le début de l’audience. La question qui se pose, c’est de savoir s’il doit rester en détention jusque-là, s’il pourrait fuir, ou s’il serait en position de continuer de faire obstruction à la justice dans cette affaire.

L’opposant congolais a déjà passé dix ans en prison. Mais dans le cadre de cette deuxième affaire, il a été arrêté en novembre 2013, le maximum de la peine, et ce qui est réclamé par le bureau du procureur, c’est cinq ans de prison pour la subornation de 14 témoins. Si on fait le calcul, si les juges décidaient de le condamner au maximum de la peine prévue, il ne lui resterait que trois ou quatre mois, c’est l’un des points sur lequel a insisté l’avocate de Jean-Pierre Bemba, Melinda Taylor.

Vers une libération en Belgique ?

Jean-Pierre Bemba peut être remis en liberté provisoire, il ne risque pas de fuir, pas pour trois-quatre mois, alors qu’il en a déjà passé dix. Il ne peut faire obstruction à la justice, alors qu’il est acquitté dans la première affaire. « Nous n’ignorons pas que ce verdict a bouleversé certaines personnes, mais il est final et les critères pour son maintien en détention ne sont pas remplis », a insisté Me Taylor.

Du côté du bureau du procureur, on a surtout insisté sur le fait que les deux affaires étaient séparées, que Jean-Pierre Bemba avait bel et bien été condamné pour subornation de témoins, qu’il allait devoir purger une peine de prison pour ça. L’accusation a aussi demandé à ce que la Cour demande plus d’information à la Belgique sur les conditions de sa remise en liberté, et notamment le lieu exact qui n’était pas précisé. La seconde affaire a sa « propre gravité », a insisté le bureau du procureur.

RFI

Publié dans Afrique

La rencontre tant attendue entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’est soldé par la signature d’un document commun, dont tous les détails n’ont pas encore été dévoilés.

Une poignée de main historique. Donald Trump et Kim Jong-un ont échangé une poignée de main historique à Singapour. Une image forte longtemps inimaginable, tant les tensions ont été vives pendant des décennies entre les deux pays. Les deux hommes se sont ensuite entretenus en tête-à-tête pendant près de 45 minutes, avant de partager un déjeuner de travail qui a duré une heure.

« C'était vraiment une rencontre fantastique », qui s'est déroulée « mieux que quiconque aurait pu imaginer », a lancé Donald Trump à l'issue de ce déjeuner avec le leader nord-coréen à Singapour. « On a tourné la page du passé », a affirmé Kim Jong-un. Les deux dirigeants ont également signé un document commun.

Que contient ce document ? Les photographies de ce document signé par le président Trump et le dirigeant nord-coréen indiquent que les deux hommes ont convenu de travailler à la « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». Les mots « vérifiable » et « irréversible » n’y figurent pas. Donald Trump a pourtant assuré que le processus de dénucléarisation sera vérifié. « Ce n'est pas un retour en arrière », assure-t-il. « On vérifiera. C'est une complète dénucléarisation. La vérification sera à la fois américaine et internationale ».

Les quatre points à retenir de l'accord commun :

  • « Les États-Unis et la Corée du Nord s'engagent à établir de nouvelles relations entre leurs deux pays conformément au souhait de paix et de prospérité des peuples des deux pays. ».
  • Les États-Unis et la Corée du Nord « uniront leurs efforts pour mettre en place un régime de paix durable et stable dans la péninsule coréenne ».
  • « Réaffirmant la Déclaration de Panmunjom du 27 avril 2018, la Corée du Nord s'engage à œuvrer pour la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ».
  • Les Etats-Unis et la Corée du Nord « s'engagent à rapatrier les dépouilles des militaires américains » disparus au combat lors de la guerre de Corée.

Invitation à la Maison Blanche. Ce sommet « ouvre une nouvelle ère », a déclaré Kim Jong-un. Le leader nord-coréen a par ailleurs reçu une invitation inattendue à se rendre à la Maison Blanche. « Nous allons nous rencontrer souvent », a déclaré Donald Trump, indiquant avoir noué « une relation très spéciale » avec son interlocuteur.

Pacification et dénucléarisation au menu. Les ambitions atomiques de Pyongyang, sous le coup de sanctions internationales draconiennes imposées au fil des années, étaient au cœur des discussions entre les deux dirigeants. Mais sont-ils tombés d'accord sur ces questions sensibles ? La dénucléarisation « commencera très vite », a annoncé Donald Trump.

Le gros morceau de ce sommet, le fond du dossier s’est joué à huit. Les deux dirigeants étaient accompagnés de leur garde rapprochée. Côté américain, Mike Pompeo, le chef de la diplomatie John Kelly, le chef de cabinet de la Maison Blanche et John Bolton, le conseiller national à la sécurité, étaient aux côtés de Donald Trump.

Donald Trump et Kim Jong-un ont été rejoints par leurs délégations respectives pour des discussions élargies.SAUL LOEB / AFP

Côté nord-coréen, Kim Jong-un était entouré de Kim Yong-chol. Considéré comme le numéro 2 du régime, il connaît très bien les questions nucléaires, il a déjà négocié dans le passé avec les Etats-Unis, c’est lui qui avait fait le voyage à Washington il y a 10 jours en vue de ce sommet. Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong-ho et le diplomate Ri Su-yong, chargé des Affaires internationales au sein du Parti unique de Corée du Nord étaient également autour de la table.

Si des engagements ont été pris, c’est dans cette pièce qu’ils ont été formulés, rapporte notre envoyé spécial à Singapour, Vincent Souriau.

Donald Trump a donné une conférence de presse après sa rencontre avec Kim Jong-un. Interrogé sur la question des garanties de sécurité vis-à-vis de Pyongyang, Donald Trump a assuré : « Nous ne réduisons pas nos capacités militaires dès aujourd'hui [32 000 soldats américains sont actuellement en Corée du Sud]. A un certain point oui, mais pas encore ». En revanche, il déclare qu'il mettra fin aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. « Nous économiserons beaucoup d'argent et ce sera moins provocant », a-t-il expliqué sans s'engager sur un calendrier. Le président américain a par ailleurs confirmé que les sanctions économiques seraient pour le moment maintenues.

« Nous sommes prêts à écrire un nouveau chapitre entre nos nations », a ajouté Donald Trump. Le président américain a aussi dit espérer la fin prochaine de la guerre de Corée. En effet, ce conflit s’est achevé en 1953 par un simple armistice et non pas par un traité de paix.

Réactions. Wang Yi, le chef de la diplomatie chinoise, a salué la rencontre et dit espérer que la Corée du Nord et les Etats-Unis vont ouvrir un nouveau chapitre… avec le soutien de la Chine, annonce notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt. « Aujourd'hui, le fait que les plus hauts dirigeants des deux pays soient assis côte à côte pour des pourparlers d'égal à égal a un sens important et constitue le début d'une nouvelle histoire », a déclaré Wang Yi.

Le président sud-coréen Moon Jae-in quant à lui arborait un immense sourire de satisfaction, alors qu’il regardait la rencontre à la télévision. Un sourire révélateur puisque c’est grâce à ses efforts de médiation depuis des mois que ce sommet a pu avoir lieu, rappelle notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias. « Je crois que chaque Coréen regarde ce qui se passe à Singapour », a déclaré Moon Jae-in, qui a ajouté : « Je n’ai pas pu dormir de la nuit ».

Un « pas significatif », selon Paris. Le document signé par les dirigeants américain et nord-coréen est un « pas significatif », a salué la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau sur la chaîne LCP, tout en doutant « que tout ait été atteint en quelques heures » lors de cette rencontre.

Optimisme mesuré du Japon. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a exprimé l'espoir que le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un mènera à une résolution des programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ainsi qu'à une solution en ce qui concerne le sort des ressortissants japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 70 et 80, relève notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles. En attendant, le Japon reste prudent et constate que la déclaration commune signée par le président américain et le dirigeant nord-coréen reste vague.

Denis Rodman en pleurs. En marge du sommet, on a pu assister à une image un peu surréaliste. Interviewé par la chaîne américaine CNN et affublé d'une casquette « Make America Great Again » en soutien à Donald Trump, l'ancien basketteur Dennis Rodman qui dit être un ami de Kim Jong-un a fondu en larmes en évoquant les critiques qu'il avait reçues pour s'être rendu à Pyongyang et avoir cru à un rapprochement entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

RFI

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