Filtrer les éléments par date : samedi, 12 mai 2018

Au Burundi, 26 personnes ont été tuées et sept blessées, selon le dernier bilan de l'attaque qui a eu lieu dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 mai, dans la commune de Buganda (nord-ouest). Le général Alain-Guillaume Bunyoni, ministre de la Sécurité, s'est rendu, ce samedi matin, dans cette province frontalière avec la République démocratique du Congo. Vers 22h, vendredi soir, trente à quarante hommes, armés de Kalachnikov et de grenades, auraient traversé en pirogue la rivière Rusizi, depuis la RDC, pour attaquer un village de la colline de Ruhagarika.

Publié dans Afrique

Une odeur de poussière de métal, un ballon qui traîne, des rayonnages de pièces en laiton et en argent, le bruit des presses, un réchaud sur lequel de l'or est dissous dans l'acide et le "tac-tac" du marteau et du burin sur l'un des objets les plus connus de la planète: la Coupe du Monde se refait une beauté.

"Quand l'originale revient chez nous, c'est toujours un sentiment particulier, même si on voit la réplique tous les jours. L'originale c'est l'originale. C'est comme voir la Joconde ou une copie de la Joconde. L'émotion n'est pas la même", raconte Valentina Losa, directrice de la société Bertoni.

La petite entreprise fondée par son arrière grand-père - quelques bureaux, un atelier, 12 employés en tout - est installée dans une bâtisse rouge et anonyme d'une zone industrielle de Paderno Dugnano, près de Milan.

Et c'est là que la Coupe du Monde a été dessinée et créée en 1971 par Silvio Gazzaniga, sculpteur et directeur artistique de la société, aidé par Giorgio Losa, le père de Valentina, qui a suggéré de remplacer au sommet du trophée un ballon par un globe terrestre.

- "Bel objet" -

"Le Brésil venait de gagner la Coupe Jules Rimet pour la troisième fois et la Fifa a lancé un concours pour un nouveau trophée", raconte Valentina Losa devant une photo dédicacée de l'Allemand Franz Beckenbauer, premier capitaine à avoir levé au ciel la nouvelle coupe, en 1974.

"Il y a eu 53 propositions venues du monde entier. Mais nous étions les seuls à avoir fait un modèle, un produit physique, même s'il n'était pas fini. Le fait de l'avoir sous les yeux, pas seulement un dessin, ça a joué. Mais c'est surtout un bel objet", sourit-elle.

Tous les quatre ans, le bel objet de 38 cm et un peu plus de six kilos d'or massif et de malachite revient à la maison. La Fifa est l'unique propriétaire du trophée original mais, entre deux Mondiaux, elle confie à Bertoni et à ses experts le soin de lui redonner le meilleur aspect.

"Pendant quatre ans, elle est transportée, exposée. Elle s'abime un peu. Nous, on la remet en place", explique Pietro Brambilla, l'un des huit ouvriers spécialisés de l'atelier. Si le football ne lui procure en général "aucune émotion", il reconnaît qu'il n'en est pas tout à fait de même quand le capitaine de l'équipe titrée reçoit la Coupe.

"A ce moment-là, une larme m'échappe. Elle m'est passée entre les mains et je sais l'émotion qu'on éprouve", explique-t-il. "C'est un sentiment incroyable. Peu de gens dans le monde peuvent dire comme nous qu'ils ont eu cette Coupe en mains."

- "A l'oeil" -

En plus de la restauration du trophée original, Bertoni est chargé de fabriquer pour chaque tournoi une réplique unique, que l'équipe victorieuse pourra conserver.

Cette réplique n'est pas en or mais en laiton. Une fois fondu et moulé, le trophée subit différents traitements, fraisage, polissage, nettoyage dans des solutions d'acide puis dorage dans un bain d'or 24 carats.

"On fait ça à l'oeil. Quand on voit qu'elle est belle, on la sort", sourit Ahmed Ait Siti Abdelkader, un autre des ouvriers de Bertoni, avant de déposer au pistolet un vernis qui protégera la coupe du froid et du chaud et lui permettra de garder son éclat pendant près de dix ans.

"La Coupe du Monde est différente. On fabrique plein de coupes ici, pour l’Afrique, le Golfe, l'Europe, l'Amérique Centrale... Mais celle-là fait un effet exceptionnel, différent de toutes les autres", assure-t-il.

Le 15 juillet, Neymar, Messi, Lloris, Ramos ou un autre soulèvera la coupe dans le ciel moscovite. Mais quelques mois plus tard, elle sera de retour à Paderno Dugnano.

RFI

"C'est un trophée si convoité que quand les joueurs le remportent, ils le cajolent et en profitent. Un peu trop, même. Elle est parfois revenue avec un peu de travail à faire", raconte Valentina Losa. Certains auraient-ils un peu exagéré ? "Disons juste qu'en 2006, les Italiens l'ont vraiment bien fêtée."

Publié dans Sport

Le « toujours plus » de la FIFA inquiète le syndicat international des footballeurs  professionnels (FifPro). Celui-ci a prévenu jeudi 10 mai sur son site qu'il faudra connaître les effets sur la santé des joueurs causés par la refonte des compétitions projetée par le président de la FIFA Gianni Infantino.

Gianni Infantino, président de la FIFA, souhaite dépoussiérer la Coupe du monde des clubs qui serait organisée tous les quatre ans, dès 2021, avec 24 clubs. La compétition actuelle, organisée chaque année, regroupe sept clubs.

Le successeur de Sepp Blatter souhaite aussi créer une Ligue mondiale des nations, sorte de mini-Coupe du monde, qui regrouperait tous les deux ans huit sélections nationales, issues des Ligues des nations continentales.

Des gros sponsors en vue pour la FIFA

Infantino assure qu'un groupe d'investisseurs garantirait jusqu'à 25 milliards de dollars (20,9 milliards d'euros) de revenus pour ces deux compétitions. La FIFA envisage de convoquer une réunion extraordinaire de son Conseil, avant la fin mai, pour tenter de faire approuver ces réformes. Début mai, l'Association européenne des Ligues de football professionnel (EPFL) a déjà fait part de sa « ferme opposition » à ces projets.

« Si d'autres parties prenantes peuvent avoir d'autres priorités, la santé et le bien-être des joueurs doit être notre première priorité », a déclaré Bobby Barnes, président de la section européenne de la FifPro. « A la lumière des discussions actuelles, il serait inconséquent que la FifPro n'explore pas l'impact de ces propositions sur les joueurs », ajoute-il. Le dirigeant s'exprimait lors de l'assemblée générale du syndicat mondial des joueurs en Serbie.

Quels dangers pour les joueurs

« Il y aura encore plus de casse, avance l’ancien joueur de Marseille Marc Libbra, notamment consultant pour RFI. Il faut quand même un temps de récupération ! Il faut au moins 6 semaines d’arrêt par an ». Selon lui, avec des saisons à rallonges, « les joueurs sont éreintés ». « J’ai fait une saison à 60 matches, j’étais sur les genoux, et pourtant j’étais jeune ! C’est vrai que l’on a envie de jouer ! Moi, j’avais deux ou trois mois de fatigue dans la saison », ajoute Marc Libbra.

Quels sont les principaux dangers pour un joueur ? « Ce sont certainement les blessures à la suite de la répétition des efforts et de la multiplication des déplacements. Il peut y avoir aussi une lassitude psychologique », nous confie Stéphane Saint-Raymond, directeur de la communication de la division Afrique de la FifPro.

Une étude de la FifPro, auprès d’une soixantaine de fédérations - qui devrait être publique dans peu de temps - démontre que les joueurs aspirent à quatre semaines de coupure après leur championnat et demandent une vraie trêve en fin d’année. Ils mettent en avant la fatigue psychologique. « Les joueurs ne peuvent pas faire autrement que de donner le meilleur d’eux même. Il ne faudrait pas qu’ils aient recours à des pratiques dopantes pour se montrer à leur meilleur dans les périodes de transfert ou de complétions importantes. On sait que les grands rendez-vous FIFA peuvent être un révélateur pour un footballeur », avance Stéphane Saint-Raymond.

Trop de matches selon José Mourinho

En janvier dernier, le Français Rudi Garcia, entraîneur de l’Olympique de Marseille, avait plaidé pour une pause plus longue à la mi-saison et durant l'hiver.

L’entraîneur portugais José Mourinho qui officie à Manchester United a fait une sortie sur le trop grand nombre de matches que son équipe devait jouer en avril (8) et parlait de « calendrier pas humain ». Dans son effectif actuel, ils sont environ une douzaine à pouvoir prétendre jouer la Coupe du monde en Russie cet été.

Déjà, en 2003, la surcharge du calendrier international était évoquée par les grands clubs de foot européens. Une délégation de 14 clubs avait déposé une série d'exigences fermes sur la table de Joseph Blatter et de la FIFA. Ils voulaient supprimer la Coupe des Confédérations et réduire le nombre des matches amicaux.

Il n’y a pas que dans le football que la surcharge des calendriers est au cœur du problème. Dans le rugby, sport de plus en plus exigeant pour le corps, on dénonce depuis un moment les cadences infernales qui nuisent à la santé des joueurs. En 2013, Rory Kockott, demi de mêlée à Castres, avait lancé sur Twitter : « Trois matches en une semaine... C'est une première pour moi. Je pourrais finir sur un croc de boucher dans une chambre froide ! »

Publié dans Sport

La responsabilité de l'opératrice et des hôpitaux de Strasbourg est pointée par les parents de Naomi Musenga. Ils ont porté plainte pour non assistance à personne en danger. Leur fille de 22 ans est décédée peu de temps après un appel au SAMU. L'opératrice n'avait pas pris en compte la détresse de la jeune femme. L'autopsie a été réalisée plusieurs jours après sa mort. La famille pendant une conférence de presse demande ce jeudi que « justice soit faite ».

Avec émotion et douleur, les parents de Naomi Musenga sont à la recherche de réponses. « Qu'est-ce qui a tué ma fille ? Il n'y a pas de réponse à ça. Surtout, pour mi, c'est une institution qui devait me répondre. Mais nous n'avons pas été accompagnés. Pourquoi ? », interroge Bablyne Honorine Musenga. L'écoute de la conversation entre Naomi Musenga et l'opératrice du Samu est « un enregistrement qui nous foudroie », a souligné la mère de la jeune fille, Honorine Musenga.

Pour la mère de la victime, le comportement de l'opératrice est en cause. Comme celui de l'hôpital qui n'a pas suffisamment accompagné la famille pour déterminer l'origine du décès de la jeune femme. Difficultés à obtenir des rendez-vous, délai d'autopsie très long - 112 heures après la mort. Autant de zones d'ombre pour le père de Naomi, Polycarpe Moukolé Musenga : « Que justice soit faite. C'est cela notre première préoccupation. On a l'impression qu'on s'est moqué de nous. Pourquoi l'autopsie n'a pas été faite à temps ? Et pourquoi on a laissé le corps de ma fille en putréfaction comme ça, comme si c'était le corps de quelqu'un qu'on a oublié. »

 

L'enquête administrative du centre hospitalier universitaire de Strasbourg est en cours. Les premières pistes convergent uniquement vers le comportement de l'opératrice, la faute serait individuelle. L'enquête judiciaire est ouverte pour « non assistance à personne péril ».

Jeudi après-midi, la direction des hôpitaux universitaires de Strasbourg a réagi : « Nous sommes très affectés par ce drame, a déclaré le directeur Christophe Gautier. A ce stade-là, je ne veux pas préjuger des conclusions définitives de l'enquête, mais la présomption que nous pouvons avoir est celle d'une faute personnelle. Ce qui s'est passé ce jour-là, manifestement ce que l'on entend sur la bande, et ce que nous avons pu constater lors des premiers entretiens, c'est que cet appel n'a pas été transféré. L'auxiliaire de relation médicale, lorsqu'elle identifie un appel qui est un appel identique à celui qu'a passé Naomi, a obligation de transférer cet appel au médecin régulateur. Et c'est ce médecin qui doit prendre une décision médicale, et c'est bien là que se situe le manquement. Nous allons faire toute la lumière sur les conditions de traitement de cet appel. »

 

Fin décembre, Naomi Musenga avait composé le numéro du Samu, les services d'urgence français, souffrant de fortes douleurs au ventre.

Dans l'enregistrement de son appel, obtenu par la famille de la jeune femme, on l'entend qui peine à s'exprimer et semble à bout de force. « J'ai mal au ventre », « J'ai mal partout », « Je vais mourir... », dit-elle en soupirant. « Vous allez mourir, certainement, un jour comme tout le monde », lui répond l'opératrice des pompiers. On entend également les échanges qui précèdent, quand l'opératrice qui régule les appels du Samu et une femme du Centre de traitement des alertes (CTA) des pompiers se moquent de la malade.

Les urgences médicales ne seront finalement déclenchées qu'au bout de plusieurs heures, après un nouvel appel aux secours, qui débouchent cette fois-là sur l'intervention du Samu. Mais il est trop tard : emmenée à l'hôpital, la patiente est victime d'un infarctus puis transférée en réanimation avant de s'éteindre dans un hôpital de Strasbourg.

RFI

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