Filtrer les éléments par date : samedi, 07 avril 2018

Ce samedi 7 avril, la députée française Sira Sylla, présidente du groupe d’amitié France-Rwanda, devait assister, à Paris, à la cérémonie commémorant le génocide des Tutsis. Un premier pas vers une normalisation, encore largement virtuelle, de la relation bilatérale ?

L’an prochain à Kigali… une parlementaire française assistera officiellement à la 25e commémoration du génocide commis en 1994 contre les Tutsis du Rwanda. C’est en tout cas l’engagement pris par Sira Sylla, députée (La République en marche, LREM) de la Seine-Maritime et présidente depuis peu du groupe d’amitié France-Rwanda-Burundi à l’Assemblée nationale française.

Belle relation diplomatique

Mardi 3 avril, cette parlementaire de 38 ans, d’ascendance sénégalaise, recevait au Palais Bourbon, à Paris, l’ambassadeur du Rwanda en France, Jacques Kabale. « De riches échanges qui présagent d’une belle relation diplomatique », résume Sira Sylla dans un Tweet posté au terme de la rencontre.

« Notre dîner s’est très bien passé. La prochaine étape sera une rencontre de l’ambassadeur Kabale avec l’ensemble du groupe d’amitié », indique-t-elle à Jeune Afrique.

De son côté, le diplomate rwandais, en poste à Paris depuis 2009, qualifie la rencontre d’« excellente ». « L’entretien a été franc et riche. J’ai ressenti une volonté d’œuvrer au rapprochement de nos deux pays à laquelle je n’étais pas habitué avec le groupe d’amitié qui a officié durant la précédente législature », indique Jacques Kabale à JA.

Le précédent groupe d’amitié n’avait d’amical que le nom

Depuis juillet 1994, la relation bilatérale entre la France et le Rwanda a alterné entre phases de glaciation diplomatique et crises ouvertes, sur fond d’accusations portées par Kigali contre le rôle trouble joué par Paris avant, pendant comme après le génocide. À l’exception d’une courte phase de réchauffement, durant le mandat de Nicolas Sarkozy, jamais la normalisation de la relation entre les deux pays n’a été inscrite à l’ordre du jour.

« Le précédent groupe d’amitié n’avait d’amical que le nom, ajoute Jacques Kabale. En cinq ans, ils n’ont jamais fait le déplacement au Rwanda. Sa présidente, membre de la commission de la défense, avait une position alignée sur celle de l’armée française. Lors de nos rares rencontres, jamais les députés du groupe n’ont été plus de trois – sur une quinzaine de membres – à me recevoir. »

Challenge

« Le Rwanda est un grand pays, je voulais relever le challenge », répond Sira Sylla quand on l’interroge sur les motivations qui l’ont conduite à assumer la fonction, sensible, de présidente de ce groupe d’amitié si particulier. « Outre l’ambassadeur Kabale, j’ai également reçu des membres de la diaspora rwandaise. »

Née en France de parents sénégalais originaires du département de Matam, dans la vallée du fleuve Sénégal (Nord), Sira Sylla revendique une certaine conscience panafricaine. « Je ne renie pas ma double culture. J’ai accompagné le président Macron lors de son voyage au Sénégal, et je serai le 8 avril à Dakar dans le cadre de la Francophonie. »

Diplomatie parlementaire

À l’en croire, le ministère français des Affaires étrangères verrait d’un bon œil cette initiative visant à réduire le fossé entre Paris et Kigali : « L’exécutif nous encourage à développer la diplomatie parlementaire », confie-t-elle.

Sira Sylla aurait souhaité être présente à Kigali ce 7 avril afin d’assister à la commémoration officielle, aux côtés de quatre ou cinq autres députés français. Mais le groupe d’amitié qu’elle préside, créé fin 2017 et officiellement constitué le 21 février dernier, n’a pas été en mesure de concrétiser ce projet à temps, du fait d’une absence de budget et de conflits d’agenda.

Une délégation à Kigali en 2019

Elle assure en revanche qu’elle sera présente lors des deux commémorations organisées cette année à Paris : le 7 avril, au parc de Choisy, sous le patronage de la maire de la capitale, Anne Hidalgo, et de l’association de rescapés Ibuka France ; et le 10 avril, à la mairie du IIIe arrondissement, dans le cadre de la cérémonie organisée par l’ambassade du Rwanda en France.

« Nous effectuerons une mission au Rwanda cette année, où nous comptons notamment nouer des liens avec des parlementaires rwandais », indique Sira Sylla. La députée assure en outre qu’une délégation du groupe d’amitié sera présente à Kigali le 7 avril 2019, pour la 25e commémoration du génocide perpétré contre les Tutsis.

À ses côtés pourrait bien figurer son collègue Hervé Berville, député (LREM) des Côtés-d’Armor, l’un des trois vice-présidents du groupe d’amitié. Né au Rwanda en 1990, rescapé du génocide, durant lequel ses parents ont perdu la vie, ce Breton d’adoption envisagerait lui aussi de rallier cette mission de bons offices au « pays des mille collines ».

La France s’associe à la population rwandaise pour honorer le souvenir des victimes

Dans un communiqué publié ce 7 avril, le Quai d’Orsay signifiait quant à lui une évolution notable dans la manière dont la France officielle évoque le génocide de 1994.

« Le 7 avril 1994 commençait l’une des pires atrocités de notre temps. En quelques mois, le génocide des Tutsis au Rwanda, que la communauté internationale n’a pas su empêcher, faisait près d’un million de victimes innocentes parce qu’elles étaient Tutsis ou s’opposaient à la folie meurtrière du régime rwandais.

La France, sur son territoire comme à l’étranger, s’associe à la population rwandaise pour honorer le souvenir des victimes et saluer la dignité des survivants et la capacité de réconciliation du peuple rwandais. […] »

Reste à savoir si les actes à venir, côté français, seront conformes à ces éléments de langage renouvelés.

Jeune Afrique

Publié dans Afrique

Le projet de loi déposé par le gouvernement sénégalais, qui entend limiter l'inflation de candidats, pourrait empêcher Karim Wade de concourir à l’élection présidentielle de 2019. Autre disposition critiquée par l'opposition : l’obligation d’obtenir le parrainage d’au moins 1 % du corps électoral.

À la mi-mars, Karim Wade a annoncé sa volonté d’en découdre avec Macky Sall lors de l’élection présidentielle de 2019. Mais le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade pourra-t-il seulement passer le cap de la candidature ? « Si ce projet de loi est voté par les députés, il ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle », estime Babacar Guèye, professeur en droit constitutionnel à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). En cause : l’ajout d’un simple mot dans le code électoral, susceptible d’invalider la candidature de l’opposant, en exil au Qatar depuis bientôt deux ans.

L’ancien « ministre du Ciel et de la Terre » avait été condamné en mars 2015 à six ans de prison pour « enrichissement illicite », avant d’être gracié par le président Macky Sall en juin 2016. En vertu de l’article L.32 du code électoral, sa peine l’empêche de s’inscrire sur les listes électorales pendant une durée de cinq ans. Mais, paradoxalement, elle n’interdit en rien à Karim Wade de concourir à l’élection présidentielle.

Brèche juridique

Interdit de vote, mais éligible à la magistrature suprême… Cette brèche juridique – qui n’existe pas dans le cas de l’élection des députés – pourrait être colmatée à l’occasion de l’examen d’un projet de loi déposé par le gouvernement au bureau du président de l’Assemblée nationale. Ce texte prévoit de modifier très légèrement, avec l’insertion d’un seul mot, l’article L.57 du code électoral, en disposant que « tout Sénégalais électeur peut faire acte de candidature et être élu, sous réserve des conditions d’âge et des cas d’incapacité ou d’inéligibilité prévus par la loi ».

En d’autres termes, être candidat nécessiterait désormais d’être inscrit au préalable sur les listes électorales. Ce que le Conseil constitutionnel pourrait – dans le cas où le projet de loi serait adopté – opposer à Karim Wade au moment de l’examen de sa candidature.

Suivant la même logique, les ambitions présidentielles prêtées à l’opposant et maire de Dakar Khalifa Sall pourraient également pâtir du vote de ce projet de loi. Le 30 mars, l’édile a été condamné à cinq ans de prison ferme dans l’affaire de la caisse d’avance de la municipalité. Si Khalifa Sall épuise ses recours avant le dépôt des candidatures auprès du Conseil constitutionnel, il serait alors interdit d’inscription sur les listes électorales et, par conséquent, dans l’impossibilité de concourir à la présidentielle.

« Une volonté d’écarter Karim Wade »

« Il y a clairement une volonté d’écarter Karim Wade de la course, dénonce Me El Hadj Amadou Sall, militant de la première heure du Parti démocratique sénégalais (PDS) et ancien ministre de la Justice de Abdoulaye Wade. Ce n’est pas pour autant que le pouvoir y parviendra. La seule question à se poser, c’est de savoir si les juges seront capables de faire respecter le droit. »

La loi a une portée générale, elle ne s’intéresse pas à des cas particuliers, qu’ils s’appellent Karim Wade ou Khalifa Sall

« La loi a une portée générale, estime pour sa part Aymérou Gningue, le chef de la majorité parlementaire Benno Bokk Yakaar (la coalition au pouvoir au Sénégal). Elle ne s’intéresse pas à des cas particuliers, qu’ils s’appellent Karim Wade ou Khalifa Sall. En l’occurrence, le fait qu’un Sénégalais souhaitant être candidat à la présidentielle doive au moins être inscrit sur les listes électorales ne me choque pas. »

Loin de se cantonner à un seul article, le projet de loi du gouvernement introduit une autre innovation majeure, en obligeant tous les impétrants à la présidentielle à obtenir le parrainage d’au moins 1 % du corps électoral – qui compte environ 6,5 millions de personnes. Au grand dam du Parti démocratique sénégalais, qui a dénoncé dans un communiqué une disposition imaginée par l’exécutif « pour contrôler les candidatures à l’élection présidentielle ».

L’inflation des prétendants

Jusqu’à présent, l’obligation du parrainage concernait uniquement les candidats indépendants, qui devaient obtenir au moins 10 000 signatures. Désormais, tous devront recueillir les signatures d’environ 65 000 personnes provenant obligatoirement de sept régions. Même chose pour les législatives, où l’ensemble des candidats devront réunir les signatures d’au moins 0,5 % des électeurs.

On ne peut pas se permettre d’avoir 60 ou 70 listes l’an prochain. Ce serait ingérable

Objectif affiché du gouvernement : limiter l’inflation des prétendants, dont le nombre est allé croissant de scrutin en scrutin. « Lors des élections locales de 2014, les Sénégalais avaient le choix entre plus de 2 960 listes, dénonce El Hadj Hamidou Kassé, ministre conseiller en charge de la Communication du chef de l’État. Pour les législatives de 2017, on a vu s’opposer 47 listes. Or, seulement trois d’entre elles ont dépassé les 5 % [le seuil minimal pour pouvoir être remboursé de la caution électorale, ndlr]. On ne peut pas se permettre d’avoir 60 ou 70 listes l’an prochain. Ce serait ingérable. »

Reste que le parrainage par les citoyens présente plusieurs inconvénients, déjà mis en évidence lors de la présidentielle de 2012. Un scrutin marqué par la décision de la Cour constitutionnelle de rejeter les candidatures indépendantes de Kéba Keinde, Youssou Ndour et Abdourahmane Sarr, en jugeant que ces derniers n’avaient pas recueilli les 10 000 signatures exigées pour participer à la compétition électorale.

Des milliers de signatures invalidées

Chargée de l’examen des signatures, la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) – une instance directement rattachée au ministère de l’Intérieur – avait invalidé plusieurs milliers de signatures des trois candidats indépendants. Une opération réalisée sans le concours de la Commission électorale nationale autonome (Cena), qui a pourtant pour mission de « contrôler et superviser l’ensemble des opérations électorales et référendaires ».

Après avoir consulté des listes partielles d’électeurs, les observateurs de la mission électorale de l’Union européenne avaient calculé qu’au moins 500 signatures rejetées par la DAF auraient dû être validées.

« Une transparence absolue »

« Il y aura une transparence absolue autour de la procédure de collecte, de vérification et de validation des signatures, promet El Hadj Hamidou Kassé. Pour le reste, il faut savoir raison garder. Ce n’est pas le président Macky Sall qui peut dire si tel ou tel candidat peut se présenter. Cette prérogative appartient aux institutions, qui se basent uniquement sur des textes légaux. »

À mesure que s’approche l’élection présidentielle, l’incertitude sur la présence des deux principaux opposants pèse lourd sur le climat politique. Dans son communiqué, le PDS « rappelle à Macky Sall que lorsque le gouvernement, les députés et les juges exercent les pouvoirs qui leur sont délégués en violation des droits du peuple, celui-ci se donne le devoir sacré de s’y opposer par tous les moyens prévus par la Constitution de la République ».

Jeune Afrique

Publié dans Politique
samedi, 07 avril 2018 19:37

Le Havrais Samba Diop est décédé

Samba Diop, défenseur du centre de formation du Havre AC (2e division française), est décédé à l’âge de 18 ans, ce 7 avril 2018. Le match du HAC à Reims a été reporté, a annoncé la Ligue de football professionnel (LFP).

Choc et stupeur au Havre : Samba Diop, âgé de 18 ans, a été retrouvé inanimé chez ses parents avant d’être transporté en vain aux urgences. Ce défenseur de l'équipe réserve du HAC (2e division française) est décédé, ce 7 avril 2018.

En conséquence, la Ligue de football professionnel a décidé de reporter la rencontre que le groupe pro havrais devait disputer ce samedi à Reims. « Il s'agit d'un moment horrible pour l'ensemble des joueurs et joueuses, de l'école de football jusqu'au groupe professionnel, des membres des staffs comme des bénévoles, des administratifs comme des dirigeants », a écrit le plus vieux club de football de France sur son site.

«Il ne présentait aucun antécédent particulier»

«Il s'est entraîné normalement cette semaine et ne présentait aucun antécédent particulier», a expliqué un dirigeant au site lequipe.fr.

Le jeune Samba Diop était né au Havre et avait fait ses classes de footballeur dans la cité portuaire. Il avait notamment été vice-champion de France des moins de 19 ans, lors de la saison 2016-2017.

 

Publié dans Sport

Manchester United s’est imposé 3-2 sur le terrain de Manchester City, ce 7 avril 2018, retardant ainsi le sacre des « Citizens » en Championnat d’Angleterre de football et les plongeant ainsi un peu plus dans le doute avant leur quart de finale retour de Ligue des champions face à Liverpool (défaite 3-0 à l’aller).

Sale semaine pour Manchester City ! Les « Citizens » ont en effet été battus 3-2 à domicile par leurs voisins et rivaux de Manchester United en Championnat d’Angleterre de football (Premier League), trois jours après avoir été balayés en coupe d’Europe 3-0 (Ligue des champions) par Liverpool.

Cette pilule-là risque d’être tout aussi difficile à avaler même si elle est moins lourde de conséquences. Ce revers face aux « Red Devils » ne fait certes que retarder le sacre quasi-inévitable de City qui compte encore 13 points d’avance sur United, en tête de la Premier League. Mais cette contre-performance va plonger un peu plus dans le doute le manager Pep Guardiola et ses protégés, à trois jours d’un quart de finale retour de Ligue des champions très difficile.

La revanche de Paul Pogba

Le début de ce derby a pourtant été parfait pour Manchester City. Un coup de tête rageur du défenseur Vincent Kompany (1-0, 25e) et un tir subtil du milieu de terrain İlkay Gündoğan (2-0, 31e) ont semblé propulser tout droit les « Citizens » vers le cinquième titre de champion de leur histoire, après ceux de 1937, 1968, 2012 et 2014.

Mais ils se sont effondrés en seconde période, sous les coups notamment de Paul Pogba. Le Français a tout d’abord réduit le score à bout portant (2-1, 53e) avant d’égaliser dans la foulée sur un coup de tête décroisé (2-2, 55e). Ce dernier a au passage pris sa revanche sur un Guardiola qui avait lancé une mini-polémique la veille, en assurant que l’agent du milieu de terrain avait proposé ses services au rival d’United, l’hiver dernier…

La malchance de City

C’est toutefois Chris Smalling qui a porté le coup de grâce aux locaux. Le défenseur central, laissé un peu trop seul sur un coup de pied arrêté, a donné l’avantage au score aux visiteurs (2-3, 69e).

Guardiola fait alors entrer en jeu le trio d’attaque Kevin De Bruyne-Sergio Agüero-Gabriel Jesus qu’il avait préservé en vue du match contre Liverpool. Ce choix s’avère presque payant lorsqu’Agüero place un coup de tête à la 89e minute. Mais le gardien adverse David De Gea est à la parade. C’est ensuite un poteau qui repousse un ballon qu’avait repris le défenseur Nicolas Otamendi (90e)…

RFI

Publié dans Sport
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