Filtrer les éléments par date : mercredi, 04 avril 2018

Après avoir démissionné de la Magistrature, le juge Ibrahima Hamidou Dème a annoncé  son entrée en politique avec la création du mouvement «Ensemble». Il a fait la déclaration samedi dernier  31 avril, lors de l’émission «Ça me dit Mag» sur la 2Stv (privée), dont il était l’invité.

Le juge Ibrahima Hamidou Dème invité, samedi 31 mars, de l’émission «Ça me dit Mag» de la 2 Stv a annoncé son entrée en politique avec la création d’un mouvement dénommé «Ensemble». «Avec des amis et d’autres personnes, nous allons créer un mouvement politique dont le nom devrait être Ensemble», a confié M. Dème. Un choix motivé, selon le magistrat démissionnaire, par l’effritement des fondements de la société.

Des manquements qui commencent, déplore-t-il, par «la justice qui, une fois fragilisée, menace l’équilibre social». La justice sénégalaise qu’il estime être dans une «mauvaise posture est dirigée par une élite politique qui l’utilise à sa guise», s’est insurgé l’ex-magistrat.

Son engagement politique se justifie aussi par une volonté de mettre un terme à l’accaparement de la politique par des «gens qui a pris en otage les Sénégalais».

Par ailleurs, dans son face-à-face avec le présentateur de l’émission, Pape Alé Niang, Ibrahima Hamidou Déme, est revenu sur le procès du maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall.  Il a soutenu que la «procédure a manqué de pédagogie». Pour lui, le maire de Dakar devait être libéré juste après le cautionnement de biens supérieur à la somme incriminée. Il déplore en outre une justice sélective qui met de côté les partisans du régime pour s’attaquer à des opposants du pouvoir.

«La justice est malade» dit-il. Il parait nécessaire pour Ibrahima Hamidou Déme, que ceux qui gangrènent cette justice soient identifiés.  L’instrumentalisation de la justice par les hommes politiques est un danger qu’il faut combattre, trouve-t-il. Sur la 2Stv, le magistrat démissionnaire est aussi revenu sur l’organisation du Conseil supérieur de la magistrature. Celui-ci ne fonctionne pas sur des bases transparentes, confie-t-il. En guise d’exemple, il cite la tenue de six consultations à domicile en six mois.  Or, en temps normal, il n’y avait même pas trois consultations en trois mois. « Pendant ces consultations, toutes les décisions prises étaient des nominations », dénonce par ailleurs Ibrahima Hamidou Déme.

Sudonline

Publié dans Politique
mercredi, 04 avril 2018 12:28

MACKY SALL NE PASSERA PAS !

A l’occasion du 58e anniversaire de l’accession à l’indépendance du Sénégal, le président Macky Sall vient d’adresser un message à la nation.

Force est de constater son peu d’inspiration dans un moment qui fait référence à notre histoire nationale. Pour commémorer un tel évènement, qui a permis à nos compatriotes de recouvrer leur indépendance et à notre pays de retrouver sa souveraineté dans le concert des nations, on était en droit d’attendre du chef de l’Etat qu’il prenne de la hauteur et qu’il donne du sens à ses propos. Or nous avons entendu des incantations politiciennes.

On attendait mieux. On attendait notamment qu’il incarne davantage la posture présidentielle, qui n’est pas un privilège mais une charge qui lui a été confiée de façon temporaire par le peuple. A moins qu’il n’ait la tentation chinoise. Une charge, qui oblige celui en qui le peuple à placé sa confiance à déployer toute son énergie au service du Sénégal pour la prospérité du pays et le bien-être des sénégalais.

En réalité, dans ce message à la nation, le peuple sénégalais a eu droit un catalogue de promesses électorales, Macky Sall oubliant qu’il y a un temps pour tout. Un temps pour la campagne électorale, où il est un chef de parti parmi d’autres, et un temps, comme lors la célébration du 4 avril 1960, où il se doit d’apparaître comme le rassembleur de la nation.  Dans son discours nous avons eu droit à une confusion des genres.

Et au lieu de mettre en avant quelques mesurettes dans le domaine économique, en matière d’éducation et de sécurité, ou encore sur le rôle des femmes, et de vanter les bienfaits de son régime, comme on fait la promotion de produits au supermarché, il aurait dû faire preuve de plus d’humilité. Il aurait mieux fait d’en appeler à un sursaut national en songeant aux indispensables réformes, en profondeur, dont notre pays a le plus urgent besoin. L’arbre ne doit pas masquer la forêt.

Une fois de plus Macky Sall à déçu ! Une fois de plus il a montré qu’il n’était pas le leader charismatique dont le Sénégal a besoin pour engager la profonde et nécessaire transformation du pays afin d’être rendez-vous du 21e siècle. Aujourd’hui les sénégalais savent qu’ils n’ont rien à attendre, ou à espérer, de lui pour demain. En février prochain, ils s’engageront résolument dans la voie de l’alternance à un pouvoir qui a failli à sa mission et ils reprendront tous en chœur ce slogan : « Macky Sall ne passera pas ! »

Ibrahima Thiam

Président Un Autre Avenir

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