Filtrer les éléments par date : mardi, 03 avril 2018

La grève à la SNCF a commencé fort ce mardi avec un trafic ferroviaire très perturbé. Il en sera de même demain. Le Premier ministre Edouard Philippe prévoit des « jours difficiles », car ni le gouvernement ni les syndicats de cheminots ne semblent prêts à lâcher du lest.

Comme l’avait annoncé la SNCF, cette première journée de grève au long cours a fortement perturbé le trafic. Sur les grandes lignes, seul un TGV sur huit roulait. En Ile-de-France, la circulation des RER allait d’un train sur deux à un sur cinq, tandis que dans les régions, un TER et un Transilien sur cinq étaient annoncés.

On a vu ainsi des gares noires de monde et d’autres presque vides parce que les voyageurs avaient anticipé la grève en optant pour d’autres moyens de transport. Devant les panneaux d’affichage, il y a ceux qui prennent sur eux et ceux qui ne décolèrent pas contre les grévistes. « C’est un moyen de pression qui n’impacte que la population, et principalement celle qui a peu de moyens », estime une femme rencontrée gare de Lyon à Paris.

La situation ne devrait pas s’améliorer ce mercredi. La direction de la SNCF table ainsi sur les mêmes fréquences que ce mardi, à l’exception des TGV qui devraient être un peu plus nombreux. En moyenne, seul un train à grande vitesse sur sept devrait ainsi rouler en ce deuxième jour de grève, tandis que les prévisions annoncent un TER et un Transilien sur cinq. Le trafic international devrait quant à lui être quasi-normal.

Lors de la séance de questions à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a dit entendre « autant les grévistes » que « ceux qui veulent aller travailler ». « Je respecte les grévistes », a-t-il affirmé. « Mais si les grévistes doivent être respectés, les millions de Français qui doivent aller à leur travail (…) doivent également être respectés », a-t-il poursuivi. S’adressant aux clients et usagers de la SNCF, Edouard Philippe a dit vouloir les saluer « car ils ont des jours difficiles devant eux, la grève ayant été organisée pour (leur) porter un impact maximal ».

« On ne peut pas complètement se satisfaire d’une situation où les usagers souffrent d’une conséquence d’une grève », admet Kevin Quehen, secrétaire général de la CGT-Cheminots pour la région Paris-Nord, tout en attribuant la responsabilité de cette situation au gouvernement et à l’entreprise ferroviaire. « Qu’ils prennent la défense du service public », lance-t-il. Les syndicats s’opposent ainsi à la privatisation du secteur ferroviaire et de la SNCF et réclament une vraie qualité de service pour les usagers. « Plus tôt le gouvernement entendra raison, plus tôt la grève s’arrêtera. »

Les cheminots ont engagé une grève qui doit se prolonger jusqu’au 28 juin, à raison de deux jours de blocage sur cinq. Après la première séquence de mardi et mercredi, la prochaine est prévue les 8 et 9 avril.

Publié dans International

Arrêté vendredi soir, l'ex-député d'opposition sénégalais Barthélémy Dias, proche du maire de Dakar, est toujours en garde à vue. Il est reproché à l'homme politique, très mobilisé depuis l'incarcération de Khalifa Sall il y a un an, d'avoir tenu des propos injurieux à l'encontre de la justice sénégalaise suite à la condamnation du maire de la capitale à cinq ans de prison.

L'ex-député d'opposition Barthélémy Dias est en garde à vue pour outrage à magistrat et injures publiques. Des propos tenus lors d'interviews, dans la foulée de la condamnation du maire de Dakar, très vite dénoncés par l'Union des magistrats du Sénégal. Ces injures lui ont valu une arrestation à la sortie des locaux d'un organe de presse sénégalais.

Barthélémy Dias est un proche du maire de la capitale sénégalaise, condamné vendredi 30 mars à cinq ans de prison ferme. Celui que la presse surnomme le « lieutenant » de Khalifa Sall considère que la justice a été instrumentalisée dans l'affaire de la caisse d'avance de la mairie de Dakar. Comme Khalifa Sall, l'homme politique s'est vu exclure de sa formation, le parti socialiste, dont il critiquait l'alliance avec la majorité.

Fils de l'ancien ministre Jean-Paul Dias, Barthélémy Dias est un habitué des polémiques et des tribunaux. En février 2017, dans un contexte de fortes tensions au sein du parti socialiste, il avait été condamné à deux ans de prison dont six mois fermes, pour coups mortels et détention d'armes sans autorisation administrative, à l'issue d'un procès lui aussi qualifié de politique par le camp du maire de Dakar.

■ Condamnation de Khalifa Sall: la Ligue des droits de l'homme

Au Sénégal, la condamnation, vendredi du maire de Dakar Khalifa Sall à cinq ans de prison pour escroquerie portant sur des fonds publics et faux en écriture, crée des remoux et sucite de nombreuses critiques, au sein de la classe politique, mais aussi des organisations de défense des droits de l'homme. Cette décision, qui élimine Khalifa Sall de la course à la présidentielle sénégalaise de février 2019, est considérée comme un verdict politique.

Maître Assane Ndiome Ndiaye est président de la Ligue sénégalaie des droits humains (LSDH). Il se dit dubitatif et critique ce qu'il considère comme un emprisonnement systématique de tout opposant au chef de l'Etat.

On admet qu'il ne s'est pas enrichi personnellement [...] On ne peut pas continuellement emprisonner des opposants. Je pense que ce n'est pas bon pour l'image du Sénégal, ce n'est pas bon pour la démocratie en général

Mercredi dernier, le juge Ibrahima Dème avait décidé de quitter la magistrature. Une démission expliquée dans une longue lettre dans laquelle l’ex-magistrat fustigeait sa corporation et les « manquement du président de la République à son obligation de garantir l’indépendance de l’institution ».

RFI

Publié dans Société

En Afrique du Sud, les hommages se poursuivent pour saluer la mémoire de Winnie Mandela, « Mama Winnie », comme l’a surnommaient affectueusement les Sud-Africains. L’ex-épouse du héros de la lutte contre l’apartheid est décédée ce lundi à 81 ans. Dans le quartier de Soweto, devant la maison où vivait Winnie Mandela, l’émotion reste très forte.

A Soweto, l’émotion est encore forte et les hommages se succèdent. Des hommages très politiques, au lendemain de sa mort. On ne compte plus les personnalités qui se sont présentées ce mardi matin devant le portail de sa maison à Soweto, pour faire part de leurs condoléances à la famille.

On a vu l’ancien président Thabo Mbeki, plusieurs ministres, des responsables de la Ligue des femmes de l’ANC que Winnie Mandela avait dirigée à l’époque, mais aussi, et surtout, le parti de gauche radical, l’EFF.

Alors que les hommages restaient discrets jusque-là, ils sont venus en nombre, ont marché et chanté à la gloire de « Mama Mandela », tout en se dirigeant vers sa maison à Soweto. On ne parle pas de récupération politique, mais d’une démonstration de force, quelque part, du parti qui revendique une partie du combat radical de Winnie Mandela. On savait le leader de l’EFF Julius Malema très proche de l’ex-épouse de Nelson Mandela. Certains le voient même comme son dauphin en politique.

Après un hommage appuyé devant les médias, Malema a grimpé sur une table, en tribun, et a tenu un véritable meeting improvisé, entouré par ses sympathisants. « Que personne ne nous dise qui était Winnie Mandela, car Winnie Mandela c’était nous, a-t-il dit. Winnie Mandela savait ce qu’était défendre les Noirs sud-africains, a-t-il ajouté, avant d’haranguer la foule, assurant que lui et l’EFF feront tout pour faire vivre l’héritage et le combat de la mère de la nation. La lance du combat est tombée à nous de la ramasser et de continuer le combat ».

Il n’y a donc pas de grande foule, pas de grande marche populaire. Les Sud-Africains, eux, sont restés discrets aujourd’hui. Ils attendent peut-être ses funérailles nationales le 14 avril.

RFI

Publié dans Afrique

Me Mame Adama Guèye, le président du mouvement « Senegaal Bu Bees »n’en démord pas : « la République du Sénégal est en danger ». Invité de l’émission Objection de Sud Fm avant-hier, dimanche 01 avril 2018, l’ancien bâtonnier s’est insurgé contre la façon dont le pouvoir se gère au plus haut sommet de l’Etat, contribuant ainsi à fausser la vraie nature de la République.

Me Mame Adama Guèye n’a pas usé du dos de la cuillère avant-hier, dimanche 01 avril, pour dire son appréciation de la marche du pays. . Analysant en effet les problèmes qui se posent au Sénégal, à l’émission Objection de Sud Fm animée par Baye Oumar Guèye, le président du mouvement « Senegaal Bu Bess » n’a pas manqué de marteler que « la République est en danger ». Celui qui fut ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats a martelé dans la foulée et sans fioritures que « Le problème est que nous avons les signaux apparents d’une République mais nous ne sommes pas une République».

Suffisant pour qu’il en conclue que pour juguler ce fléau, il faut envisager des « réformes systémiques, réformes en profondeur pour aller à une autre République ». Me Mame Adama Guèye poursuivra en disant : « Nous avons un système avec une personne centrale qui est le président de la République, omnipotent avec des pouvoirs exorbitants, qui est l’alpha et l’oméga de tout ». A en croire par ailleurs l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats qui a récemment annoncé sa candidature à la présidentielle de 2019, « nos présidents de la République utilisent les pouvoirs qu’on leur confère. Les pouvoirs qu’on confère à un président de la République ont une finalité. Il doit les utiliser conformément au terme de sa prestation de serment dans l’intérêt général ». Toutes choses qui l’ont poussé à constater « un détournement permanent du pouvoir d’Etat au service du pouvoir en place et à des fins politiciennes ».

Et Me Mame Adama Guèye de citer comme preuve la manière dont le pouvoir est distribué et qui pose problème. « Ces responsabilités sont distribuées sur quelles bases ? Elles sont distribuées sur la base de l’intérêt général? Elles sont distribuées sur la base du système de clientélisme politique. Et il n’y a pas de contrôle, parce que c’est le système qui est ainsi élaboré », conclura le patron du mouvement « Senegaal Bu Bees ».

Pour rappel, Mame Adama Guèy a annoncé en février dernier sa candidature pour l’élection présidentielle de 2019. Il avait fait cette annonce à l’occasion du lancement officiel de son mouvement « Sénégal Bu Bess ». A l’occasion, il avait juré devant Dieu et devant les populations sénégalaises  que sa candidature est motivée par le désir de servir le peuple sénégalais : « Je fais le serment solennel devant Dieu et devant le peuple sénégalais que j’aspire à la haute responsabilité de Président de la République dans le but exclusif de servir notre vaillant peuple et ses intérêts supérieurs ».

Sud Quotidien

 

 

Publié dans Politique
Page 1 sur 2

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries

logotwitterFacebook