Erreur
  • Échec du chargement du fichier XML
  • http://ichrono.info/templates/sj_tech/templateDetails.xml
  • XML: failed to load external entity "http://ichrono.info/templates/sj_tech/templateDetails.xml"
Filtrer les éléments par date : jeudi, 12 avril 2018

Battue 3-0 à l’aller par le Real Madrid chez elle, la Juventus de Turin a réalisé un match de folie ce mercredi soir en quart de finale retour de la Ligue des champions. Les Turinois ont mené 3-0 face aux Madrilènes avec de voir leurs espoirs de qualification s’échapper après un but sur penalty dans les toutes dernières minutes du match. Dans l’autre rencontre de la soirée, le Bayern Munich s’est également qualifié face à Séville après un match nul 0-0. Les Bavarois l’avaient emporté 2-1 lors du match aller.

L’exploit de l’AS Roma face au FC Barcelone la veille avait certainement donné des idées aux Turinois pour leur quart de finale retour face au Real. A l’aller à Turin, les Bianconeri s’étaient inclinés 3 à 0, autant dire que peu de gens donnaient cher de la peau de Gigi Buffon et de ses coéquipiers à Santiago Bernabeu.

Les Turinois ont donc commencé la rencontre tambour battant sans aucun complexe. Dès la 2eminute de jeu, Mario Mandzukic a inscrit le premier but de la rencontre de la tête à la réception d’un centre de Sami Khedira. L’infatigable croate a remis ça toujours de la tête à la 37eminute, plongeant ainsi les joueurs de Zinedine Zidane en plein doute.

Un pénalty litigieux brise l’élan Turinois

Toujours aussi précis techniquement mais dominés physiquement, les Madrilènes vont une nouvelles fois craquer à la 61eminute sur une faute de main de leur gardien de but bien exploitée par le Français Blaise Matuidi. A 3-0, Ronaldo et ses coéquipiers ont commencé à retrouver de leurs couleurs sans pour autant réussir à trouver la faille dans le jeu.

Les deux équipes filaient dès lors vers les prolongations jusqu’à ce que l’arbitre siffle un penalty discutable en faveur du Real suite à une faute du Marocain Mehdi Benatia sur Lucas Vazquez. Hors de lui, Gianluigi Buffon s’est fait exclure pour contestation, le premier carton rouge de sa carrière en Ligue des champions.

L’incontournable Cristiano Ronaldo, pourtant très discret tout au long de la partie, s’est chargé de transformer ce penalty pour ouvrir au Real les portes des demi-finales aux dépends d’une Juve qui aurait toutefois bien mérité de défendre sa peau en prolongation.

Le Bayern tout en contrôle

Dans l’autre rencontre de la soirée, le Bayern Munich a lui aussi validé son ticket pour les demi-finales en obtenant un match nul 0-0 sur son terrain face au FC Séville. Battus 2-1 à l’aller chez eux, les Sévillans devaient s’imposer par au moins deux buts d’écart pour se qualifier.

Le Bayern s’est toutefois montré nettement plus dangereux que les Espagnols incapables de cadrer la moindre frappe. Même s’ils sont restés muets, les Bavarois ont une nouvelle fois rappelé qu’ils restaient des prétendants sérieux à la victoire finale. Ribéry et ses coéquipiers sont d’ailleurs la seule équipe en lice à pouvoir encore rêver d’un doublé Ligue des champions / championnat.

Publié dans Sport

Deux cent cinquante-sept personnes sont mortes ce mercredi 11 avril dans le crash d'un avion militaire algérien près de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d'Alger. Un deuil national de trois jours a été décrété. Il s'agit de la pire catastrophe aérienne qu'ait connu le pays.

C'est la pire catastrophe aérienne que l'Algérie ait jamais connue. Ce mercredi matin, à 7h50 heure locale, un avion militaire Iliouchine II-76, de fabrication russe, s'est écrasé juste après son décollage de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d'Alger. L'épave calcinée gît dans un champ à une centaine de mètres de la base.

A bord de l'avion se trouvaient 257 passagers, en majorité des militaires et leur famille. Tous ont été tués. Leurs portraits tournent en boucle sur les chaînes de télévision privées du pays.

Le président Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil national de trois jours à compter de ce mercredi. Il a également « ordonné » que soit récitée vendredi la Prière de l'absent en mémoire des victimes, après la grande prière hebdomadaire.

Car ce mercredi soir, c'est toute l'Algérie qui est sous le choc, témoignage Fayçal Métaoui, journaliste à Tout sur l'Algérie. « Certains parlent déjà d'un mercredi noir », dit-il. Par solidarité, les médecins résidents, en grève depuis cinq mois, ont mis fin à leur mouvement pour venir en aide aux services de secours, indique Fayçal Métaoui.

Les réfugiés sahraouis endeuillés

Pour l'instant, l'accident demeure inexpliqué. « Une aile de l'avion a pris feu dès son décollage, selon des témoins qui étaient à côté du lieu de l'accident. L'avion a commencé à perdre son équilibre. Le crash a été très rapide : il est tombé seulement 3 à 4 minutes après. » Selon la télévision officielle algérienne, le pilote aurait effectué un « acte héroïque » en opérant une manoeuvre pour éviter de tomber sur la grande autoroute très fréquentée qui relie Oran à Alger, et en pointant vers un champ à proximité.

L'avion a-t-il subi une défaillance technique ? Etait-il vétuste ? « On n'a pas de date de sa fabrication. Ce quadriréacteur est avion sûr, l'armée algérienne en possède beaucoup pour transporter des troupes notamment », précise le journaliste Fayçal Métaoui. L'accident est-il lié à la surcharge de l'appareil, les appareils de ce type étant prévus pour transporter entre 126 et 225 passagers ? Le ministère de la Défense algérien a annoncé la mise en place immédiate d'une commission d'enquête pour en déterminer les circonstances.

L'avion devait se rendre à Tindouf, à 1 800 kilomètres d'Alger, où sont installés les camp de réfugiés sahraouis. Le représentant du Front polisario à Paris indique que 30 ressortissants sahraouis, dont deux membres du mouvement indépendantiste, se trouvaient à bord de l'appareil. « Ce sont des civils sahraouis, des étudiants ou bien des malades et leurs accompagnateurs qui étaient soignés à Alger dans le cadre d'un accord de coopération signé entre l'Algérie et la République saharouie depuis les années 1970, explique Bachir Oubi Bouchraya, représentant du Front polisario à Paris. C'est un sentiment de douleur, de deuil. Le leadership du Polisario a décrété un deuil d'une semaine. C'est terrible dans les camps de réfugiés, parce que c'est la première fois que la population des camps se trouve dans une situation pareille. »

RFI

Publié dans Afrique

Le président français a lancé sa grande opération communication de la semaine, ce jeudi 12 avril 2018 à Berd’huis. Dans une classe d'école de cette localité normande, Emmanuel Macron a répondu aux questions de Jean-Pierre Pernaut, en direct sur TF1, pendant une heure. Il était question de Syrie, d'éducation, d'impôts, d'emploi, mais aussi de la réforme en cours à la société des chemins de fer, la SNCF. Extraits.

C'est au sujet de l'actualité la plus brûlante que le chef de l'Etat s'est d'abord exprimé ce jeudi sur TF1. Il a promis qu'une décision serait prise en « temps voulu » pour riposter à la possible attaque chimique survenue samedi dernier à Douma, dans la Ghouta orientale. Emmanuel Macron a assuré que la France avait la preuve qu'une attaque avait eu lieu, et l'a clairement imputée au régime.

Le président français a plus tard été interrogé sur le rapport de la France avec l'islam et sur les radicalisations. « C'est un problème dans notre pays. Mais il ne faut pas confondre avec tous nos concitoyens qui croient dans l'islam », a-t-il lancé.

Et d'annoncer notamment une clarification des règles de fonctionnement et de financement de l'islam, notamment concernant l'argent venant de l'étranger.

Puis le chef de l'Etat a été invité à discuter de la grève en cours au sein de la SNCF. Emmanuel Macron a confirmé son intention d'aller jusqu'au bout sur l'ouverture à la concurrence, la réforme du statut de l'entreprise et celle du statut des cheminots à l'embauche. Il a aussi confirmé que l'Etat reprendrait la dette de la future entité, « progressivement » mais « pour partie ».

Autre sujet évoqué, les occupations sur le site de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, où l'Etat a renoncé à construire un aéroport. Les forces de l'ordre sécurisaient jeudi les alentours de la ZAD, dans un calme inhabituel, afin de permettre le déblaiement de la trentaine de « squats » en cours de destruction depuis trois jours. Le président s'est montré sur ce sujet droit dans ses bottes.

Emmanuel Macron aura aussi eu l'opportunité de réexpliquer quel est le cap poursuivi dans les différentes réformes fiscales engagées au début de son mandat, rejettant notamment le quolibet de « président des riches », ou encore quelle est son ambition pour le système de soins français, qu'il a notamment promis de réorganiser et de doter en moyens supplémentaires dans les années à venir.

RFI

Publié dans International

 

Amélioration de la santé au Sénégal et si la solution était numérique ? Par Cécile Thiakane, Actrice du développement social


Pour rappel


« Le Sénégal compte un total de 3 084 structures de santé, indique l'Enquête démographique et de santé du Sénégal continue 2014 (EDS-Continue 2014) réalisée par l'Agence de la statistique et de la démographie (ANSD).
Un document reçu à l'APS, jeudi, fait état de 86 hôpitaux, 242 centres de santé y compris les centres médicaux de garnison (CMG), 1 250 postes de santé y compris les infirmeries des maisons d'arrêt et de correction (MAC) et 1 506 cases de santé.
''Cependant, souligne le rapport, en termes de couverture en infrastructures sanitaires, le Sénégal n'a pas encore atteint les normes3 préconisées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)''.
Par ailleurs l'EDS-Continue 2014 souligne que la part du budget de l'État allouée au secteur de la santé ''a été en hausse régulière ces dernières années''.
''La priorité accordée au secteur de la santé s'est traduite par une augmentation constante du budget du ministère de la Santé qui est passé de 36 milliards de Francs CFA en 1998, à 90,5 en 2008, 105,9 en 2011 et à 110,5 milliards en 2012'', selon le rapport. Le document précise que ce budget représente aujourd'hui 10,4 % du budget de fonctionnement de l'État.
L'EDS-Continue 2014 a été réalisée par l'ANSD, avec le concours technique d'ICF International et du laboratoire de parasitologie de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD).
OID/AD/APS »


http://yveslebelge.skynetblogs.be/archive/

 

Amélioration de la santé au Sénégal et si la solution était numérique ? Par Cécile Thiakane, Actrice du développement social

Le 7 avril, Journée Mondiale de la Santé, une occasion de plus pour s'interroger sur le modèle sénégalais de santé et notre système horizontal de santé. Je fais référence à celui qui doit couvrir la santé en général pour donner accès aux soins et aux médicaments à toute la population, de façon équitable.
Ce système doit avoir pour objectif premier une réduction de la mortalité infantile, de la mortalité maternelle et autres maladies qualifiées à tort, de « banales », car dues à l'extrême pauvreté. Elles tuent encore beaucoup trop de personnes au Sénégal.


Même si on note de grands progrès dans des programmes de santé verticaux ciblés, en préventif et curatif, pour éradiquer des pathologies bien précises : Tuberculose, Polio, SIDA..., ces avancées semblent tirer bénéfice de l'aide au développement. La santé au Sénégal des temps modernes, nécessite davantage de ressources dans le budget de l'Etat et exige une optimisation de la carte infrastructures sanitaires. Dans certaines contrées du Sénégal, l'offre de soins semble être d'une inconsistance pathologique. Malheureusement, l'on fait un constat alarmant, dans ces zones où les populations vivent majoritairement en milieu rural, elles doivent, en grande partie dans l'année, faire face à des urgences de survie. L'état de santé de ces populations peut être fragilisé par leur situation économique favorisant une sous-alimentation ou une malnutrition, mais aussi par la pénibilité de leurs conditions de vie. Dès lors, améliorer lesdites conditions seront corrélées à l'évolution de leur état de santé en général résultant de la réduction de leur vulnérabilité devant certaines infections bactériennes ou virales.


Urgence à mieux soigner les populations


Un peu partout au Sénégal, un secteur privé se développe dans le domaine de la santé et c'est une bonne chose. Malheureusement, il est limité à ceux qui ont les moyens de recourir à cette solution pour se soigner. Donner accès aux soins à toute la population dans des hôpitaux, dispensaires et cases de santé doit rester une priorité absolue dans nos politiques publiques de santé. Dans ces zones rurales difficiles d'accès, l'offre de soins reste insuffisante. Toute la population n'y a pas accès non plus, pour cause d'impécuniosité. Les infrastructures de santé existantes sont loin de couvrir les besoins basiques de soins médicaux de la population tant en préventif qu'en curatif. L'accès aux médicaments est tout aussi problématique. Beaucoup de décès dus à des infections bénignes pourraient être évités avec de meilleures et promptes prises en charge. La mortalité due aux morsures de serpents, d'animaux sauvages ou domestiques, mais aussi piqûres d'arthropodes requiert une attention toute particulière.
Il y a quelques mois, des images d'hôpitaux vétustes au Sénégal ont suscité beaucoup d'émotion dans les réseaux sociaux et l'on se demande comment on peut y recevoir des soins de qualité ou y échapper à des maladies nosocomiales ?


A cette vétusté des hôpitaux et autres centres d'accueil, s'ajoutent un déficit chronique de lits pour assurer des hospitalisations nécessaires pour sauver des vies. On y déplore aussi des plateaux techniques archaïques pour soigner de manière idoine les maux dont souffrent ces populations. Cette situation reste un mal qui gangrène l'efficacité de notre politique de santé pour bonifier certains indicateurs : espérance de vie, mortalité infantile et maternelle etc... Bon nombre de zones rurales affichent encore des taux « préoccupants » en termes de mortalité maternelle et infantile. Elles méritent un focus spécifique pour davantage sécuriser les grossesses et les accouchements. Hormis l'aspect purement médical, certaines de nos croyances, restent des freins à l'épanouissement et au suivi des grossesses. Effectivement, trop nombreuses sont les femmes enceintes qui n'ont aucun suivi médical sur le premier trimestre de leur grossesse, car une certaine tradition ou croyance veut qu'on ne parle de sa grossesse que le plus tard possible pour éviter le mauvais œil ! Un travail de déconstruction de ces croyances populaires est à opérer pour faire mieux comprendre à ces femmes enceintes l'importance capitale des consultations néonatales, des soins obstétricaux pour la future maman et l'enfant à naître.


Améliorer la santé, gage de progrès économique


Dans un cadre plus ciblé, faire un focus sur la santé des femmes et en particulier, celle du monde rural et celle des analphabètes, est indéniablement un levier de progrès socio-économique. Il n'est plus à démontrer qu'améliorer la santé des femmes en général, permet d'adresser de nombreux enjeux qui vont au-delà des soins de santé. Elles ont un rôle de pilier social à valoriser ! Tant qu'elles ne sont pas en bonne santé, elles ne peuvent pas tourner leur attention vers des activités plus créatrices de valeur au bénéfice de toute leur communauté à l'instar de l'éducation, du travail et encore du fait d'élever une famille. Tandis qu'une amélioration de leur santé porte les germes d'une embellie de beaucoup de composants de la vie et in fine au développement économique du pays.
Dans nos pays encore gangrénés par la pauvreté de la moitié de la population qui doit faire face à de nombreuses urgences de survie, assurer un accès large aux soins, mais aussi fertiliser une culture de la prévention est un facteur d'augmentation de l'espérance de vie, de développement et de bien-être.


Quelques solutions


L'amélioration des politiques publiques de santé au Sénégal sera un savant mélange entre solutions opérationnelles et applicables rapidement et au surplus la mise en mouvement d'une démarche prospectiviste de eSanté. De manière très opérationnelle il y a urgence à :
Premièrement, allouer une part plus conséquente du budget de l'Etat à la santé avec le développement de plus d'infrastructures sanitaires publiques dans la totalité du pays tout en jouant sur leur attractivité. Le personnel de santé, médecins, sages-femmes et infirmiers déplorent l'insuffisance de politique d'accompagnement quand ils sont affectés dans les zones rurales. On sait qu'en brousse, les plateaux techniques sont insuffisants ce qui complique leur travail au quotidien.


Deuxièmement, lutter contre les médicaments contrefaits qui inondent encore le marché. Favoriser une médecine alternative pourquoi pas les plantes médicinales et le savoir-faire de certaines méthodes de grand-mère et de tradipratique réglementée pour en tirer le meilleur profit est une voie de progrès.


Troisièmement, faire preuve de plus de justice sociale et d'équité en réglementant mieux les transferts médicalisés en Europe ou dans d'autres pays africains plus avancés que nous sur ces questions. Cela représenterait une réduction des coûts tout en faisant des économies considérables. Ils sont couteux et ne bénéficient pas à l'ensemble des nécessiteux, et ne répondent pas à l'urgence de certaines situations d'extrême urgence. Aujourd'hui force est de constater que seule une classe de privilégiés bénéficie de ce traitement « de faveur ».
Quatrièmement, au niveau des populations, mettre en œuvre plus d'actions visant à transformer la santé mère-enfant. La Réduction des grossesses à répétition qui inhibent le développement d'un point de vu socio-professionnel, car les maintenant dans une situation précaire de dépendance financière et les enfonçant davantage dans le dénuement, reste un défi majeur. Dans le changement des mentalités nécessaires à ces volets, les hommes auront aussi un rôle, et pas des moindres, à jouer pour davantage de femmes ayant recours à la santé de la reproduction. Tout aussi préoccupant, les grossesses précoces fréquentes chez les jeunes filles qui représentent un coup d'arrêt à leur scolarité en général. Au-delà de ce facteur, se pose aussi un problème de fragilisation de leur santé avec les fréquentes complications médicales spécifiques à leur jeune âge.


Toutefois, même si toutes ces méthodes constituent des réponses pour préserver la santé des populations, pour une transformation durable, il faudrait une approche holistique au-delà de l'aspect médical. Apporter une réponse idoine aux : a) questions alimentaires, b) style de vie et c) environnementales serait sans conteste un pas de géant sur la qualité de vie, la santé et du bien-être des populations.


La eSanté, une réponse à l'amélioration de la santé


Dans la perspective de s'arrimer au train du numérique pour la santé, Les NTIC , le Big Data et les avancées de l'Intelligence Artificielle (IA) offrent une pléthore de solutions. Celles-ci visant à renforcer la santé des populations dans les pays en développement. Mobiliser ces technologies permet de mettre en production des offres de télémédecine pouvant pallier au manque de spécialistes, mais aussi établir des diagnostics de maladies via de l'imagerie médicale grâce à des algorithmes de Machine-Learning (apprentissage d'ordinateur). La révolution du big-data qui est en marche dans la société actuelle, mais aussi l'émergence des objets connectés (IoT) offrent d'immenses perspectives pour améliorer la santé et le bien-être des populations. Notons que le Big Data offre aux pouvoirs publics de reconfigurer leur manière de fonctionner en ce qui concerne autant l'innovation que la gouvernance de leurs administrés. En considérant les avantages qu'offre ces technologies d'Intelligence Artificielle (IA) pour le diagnostic et la prévention de certaines pathologies, on pourrait dire que l'IA et le big data sont une chance pour l'homme de défier et pousser encore plus loin les limites de la médecine. La solution développée par l'entreprise DreamQuark via sa Spin Off DreamUp Vision illustre bien cet exemple : automatiser grâce au deep learning (apprentissage machine en profondeur) la détection de maladies de la rétine, notamment la rétinopathie diabétique (1ère cause de cécité chez les adultes) sur des images de fonds d'œil avec des performances aussi bonnes que celles des ophtalmologistes. Cette méthode démocratise le dépistage précoce et permet au plus grand nombre de diabétiques atteints de cette maladie de l'œil d'en profiter et d'éviter des cas de cécité.
Une réponse adéquate pour solutionner les nombreux cas de décès dus à des défaillances dans la disponibilité du sang est le transport des poches de sang par des drones comme c'est déjà le cas dans des pays comme le Rwanda. Cela les rend vite accessibles dans les zones difficiles d'accès via les voies de transports terrestres.


En Afrique et spécialement au Sénégal, même si certaines applications peuvent être onéreuses et difficilement supportables par le budget de nos Etats, il y a une fenêtre d'opportunité à explorer via de l'open innovation (innovation ouverte) et des hackathons (projet collaboratif de programmation informatique) spécial santé. Nous pourrions tirer un meilleur parti du potentiel de nos geeks (fans d'informatique) pour concevoir des applications adressant nos défis actuels. Sur le champ des Web/App nous avons la chance d'avoir un vivier de développeurs experts. En dynamisant leur écosystème par des programmes de financements, d'incubation et d'accélération, dans des FabLab et LivingLab, nous pourrions rendre favorable l'émergence de Start up en eSanté. Les geeks africains pourraient rivaliser sans aucun complexe avec leurs pairs des pays développés et rentrer pleinement dans la compétition mondiale.


A près de six décennies d'indépendance, si nous convenons que l'Afrique est aux Africains, nous serons bien inspirés de faire intervenir sur nos territoires des experts de l'émergence africaine par la mutation des mentalités. Nous pouvons tour à tour citer les travaux en sociologie prospective de Moussa Sarr PhD, sur le bien-être des populations du Dr Mathias Mondo ... etc.
Ces infimes exemples démontrent à eux tous seuls, qu'avec de la volonté, de la vision et du leadership, que nous avons une opportunité en mobilisant ces nouvelles technologies, de nous sortir de nos cercles vicieux du non développement et de son cortège d'urgences de survie pour entrer dans des cercles vertueux d'une économie inclusive.

Aurons-nous cette volonté au Sénégal ?
Cécile Thiakane, Actrice du développement social
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
(Source : Thiey Sénégal, 7 avril 2018) http://www.osiris.sn/Amelioration-de-la-sante-au.html

Publié dans Santé
Page 1 sur 2

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

BANNIERE 03 UNE IKRONO

Video galleries

logotwitterFacebook