Filtrer les éléments par date : mardi, 10 avril 2018

C’est la polémique au Sénégal où les autorités veulent instaurer un système de parrainage citoyen pour les élections, en vue de réduire le nombre de candidats et d'éviter « les candidatures fantaisistes ». A un an de la présidentielle, l'opposition est vent debout contre la réforme et dénonce « un projet d'attentat au pluralisme politique ».

Limiter grâce au parrainage le nombre de candidatures dans un pays qui compte près de 300 partis politiques, voilà l'objectif des autorités sénégalaises. Pas moins de 47 listes se sont présentées aux dernières législatives et la plupart n'ont obtenu que très peu de voix.

« C’est un changement qui est nécessaire, témoigne Babacar Ndiaye, analyste politique et coordinateur du groupe de réflexion citoyen Wathi. On ne peut pas aller à des élections avec 50, 100 candidats. Même pour le citoyen lambda il y a un problème d’offre politique. Est-ce qu’il peut prendre le temps de consulter et d’écouter les différents programmes qui vont lui être proposés par une pléthore de candidats ? Ça peut poser un problème. »

Si le projet est adopté, pour valider une candidature il faudra obtenir 1% des inscrits sur le fichier électoral sous la forme de parrainages citoyens dans 7 régions du Sénégal. Ce système existe déjà, mais ne concernait jusqu'ici que les candidats indépendants. L’opposition la plus significative parle de manipulation constitutionnelle et de risque pour la démocratie. Pour Babacar Ndiaye, l'enjeu est surtout d'arriver à une transparence totale dans le décompte des signatures, « et aussi sur les voies de recours pour permettre à tout candidat de pouvoir dire qu’il a bien réuni le nombre de signatures requises. »

Avec le parrainage, ce sont en fait les petits candidats ou les nouveaux partis sans véritable ancrage régional qui risquent d'avoir du mal à  réunir les signatures nécessaires. Les députés ont, eux, déjà le projet entre les mains. Sa date d'examen doit être fixée par l'Assemblée cette semaine.

RFI

Publié dans Politique

Le Maroc en parade, à Laâyoune, ancienne capitale du Sahara occidental. Les autorités ont organisé lundi 9 avril une grande journée patriotique pour «défendre l'intégrité territoriale du royaume». Chefs de partis politiques, responsables locaux et régionaux et chefs de tribus ont défilé pour faire allégeance au roi Mohammed VI. Un appel a été signé par l'ensemble des partis politiques marocains pour dénoncer les incursions à répétitions de troupes du Polisario dans la zone tampon. Des mouvements qui remettent en question selon Rabat les accords de cessez-le-feu signés en 1991.

Regalvaniser l’opinion en faveur de la cause dite nationale… Chefs de partis, notables sahraouis, responsables régionaux, soit près d’un millier de personnes étaient réunies au Palais des congrès de la place el-Mechouar de Laâyoune, avec en chef de cérémonie Saad Eddine el-Othmani, un Premier ministre venu sous la casquette de chef du Parti de la Justice et du Développement. « Les anciens combattants, les notables du Sahara… Ils étaient tous présents quand on a signé ce mémorandum, qui stipule l’unanimité du peuple marocain derrière Sa Majesté, pour défendre l’intégrité territoriale et dire qu’on refuse totalement toute manipulation des séparatistes contre le Maroc… »

Un message de fermeté marocain, avec en toile de fond la voie ouverte à une opération militaire, si les incursions se poursuivent dans la zone tampon.

La députée de l’opposition Fatima Zahra Mansouri, membre du Bureau politique du PAM, Parti Authenticité et Modernité, renchérit. « Nous n’accepterons pas de changement de statut ou de changement juridique. Parce que nous voyons bien ce que le Front Polisario essaie de faire, c’est passer d’une volonté de faire valoir son existence à une guerre des frontières. Or, il n’y a pas de guerre de frontières. Ceci est le sol marocain, il n’y a pas de relecture possible sur cet état de fait ».

Cet appel symbolique intervient à moins de trois semaines des débats à l’ONU sur le renouvellement de la Minurso, la force onusienne en charge du maintien du cessez-le-feu entre le Polisario et le Maroc. Le Sahara occidental est le seul territoire d'Afrique dont le statut n'a pas été réglé depuis la décolonisation. Le Maroc en contrôle 80%, le reste est administré par le Front polisario qui réclame l'intégralité du pays au moyen d'un référendum d'autodertermination.

Pour le Polisario, ce rassemblement est juste de la « mise en scène »

Pour Oubi Bouchraïa Bachir, représentant du Front Polisario à Paris, la manifestation de lundi n'est qu'une mascarade organisée par un Maroc de plus en plus isolé, sur cette question, sur la scène internationale. « Quand les autorités marocaines commencent à sentir une pression forte de la part des Nations unies, elles commencent des actions orchestrées, comme [celle de] Laâyoune occupée, qui démontre une fois de plus le manque de volonté politique du gouvernement marocain pour coopérer avec les Nations unies à décoloniser le territoire du Sahara occidental ».

Un dossier source de tensions pour le Maroc sur la scène internationale, rappelle Oubi Bouchraïa Bachir. « Donc, le Maroc ayant des problèmes avec l’Union africaine après la dernière décision du sommet d’Addis-Abeba en janvier, avec la décision de la Cour de justice européenne concernant les accords de pêche entre l’Union européenne et le Maroc, le Maroc a recours à ce genre de mises en scènes qui sont habituelles. On se souvient toujours des marches gigantesques qui étaient organisées contre Ban Ki-moon en mars 2016, après sa visite dans la région.

Pour nous, le Polisario est un non-événement par excellence. Ce que le Maroc craint aujourd’hui le plus, c’est le référendum d’autodétermination, parce que le résultat est connu: les Sahraouis voteront d’une façon massive pour l’indépendance ».

Publié dans Afrique

Le derby madrilène entre le Real et l’Atletico s’est achevé sur un match nul 1-1, ce 8 avril 2018, en Championnat d’Espagne de football (Liga). Résultat : le FC Barcelone reste toujours largement en tête de la Liga devant les « Colchoneros », deuxièmes, et les « Merengue », troisièmes.

L'ersatz de suspense en tête du Championnat d’Espagne de football (Liga) a sans doute pris fin, ce 8 avril 2018 à Madrid. Le FC Barcelone file désormais vers un 25e titre en Liga. L’Atletico Madrid est en effet deuxième avec 11 points de moins que le Barça, à sept journées de la fin de saison.

Les « Colchoneros » ont en revanche repoussé les assauts du Real Madrid, troisième à 4 points. Ils ont en effet décroché le match nul 1-1 chez leurs voisins et rivaux.

Le Real Madrid reste sous la menace du Valence CF

L’attaquant Cristiano Ronaldo a pourtant mis son 23e but en Championnat avec une reprise de demi-volée (53e). Mais l’attaquant Antoine Griezmann a égalisé pour les visiteurs, dans la foulée (57e).

La frappe à bout portant du Français a toutefois été un moindre mal pour les « Merengue ». L’Atletico Madrid aurait ainsi pu s’imposer si Keylor Navas, le portier du Real, ne s’était pas interposé devant Koke (59e) et si Saul Niguez avait cadré sa tentative (70e).

Une chose est toutefois sûre : ce score fait encore moins les affaires de l’équipe entraînée par Zinedine Zidane. Car, au classement de la Liga, le Valence CF n’est qu’à deux longueurs des double champions d’Europe en titre…

RFI

Publié dans Sport

L’opération des forces de l'ordre à Notre-Dame-des-Landes (ouest de la France) se poursuit ce mardi 10 avril. La mission des 2 500 gendarmes mobilisés est d’expulser les occupants illégaux de la Zad (Zone à défendre). Sept personnes ont été interpellées lundi, et près de dix lieux évacués. Les zadistes pourraient compter sur de nouveaux renforts sur place. Dans l'Ouest, mais aussi à Paris, Lyon et Marseille, des rassemblements de soutien ont eu lieu dans la soirée. A Nantes, la manifestation a rassemblé près de 1 200 personnes, selon la police.

« Inexpulzad » ou encore « La terre à ceux qui en prennent soin », proclament des pancartes brandies par des manifestants très remontés dans les rues de Nantes. Pas de heurts avec les CRS, mais sur les visages, beaucoup de tristesse après les premières expulsions de zadistes, rapporte notre envoyé spécial sur place, Alexis Bédu. L'évacuation de la Ferme des « 100 noms », lieu de vie emblématique de la Zad, a particulièrement choqué ce jeune manifestant.

« L’expulsion de la ferme des "100 noms" est symptomatique du fait qu’on ne peut absolument pas faire confiance à l’Etat et en particulier à l’Etat macroniste puisque derrière la communication millimétrée et les grands sourires, la parole de la préfète c’était qu’évidemment les projets agricoles ne seraient pas attaqués et ils les ont attaqués avec une force totalement délirante. C’est un gouvernement qui passe son temps à parler de dialogue et à planter le couteau dans le dos des gens. Donc il faut évidemment ne plus écouter ce qui dit ce gouvernement », dit-il.

Henri, lui, estime que malgré l'abandon de l'aéroport, rien n'est encore décidé pour ce territoire. Il est prêt à aller sur place pour le défendre : « Il y a eu tellement de malversations et de mensonges dans cette histoire. Est qu’on devrait croire les gens parce qu’ils se sont engagés à ne pas le faire cet aéroport. Rien n’a encore été fait sur ce territoire, donc il est encore bon à être protégé et surtout par les gens qui ont mené cette lutte et qui sont en fait les héros de l’histoire. »

La pluie et quelques jets de gaz lacrymogènes des CRS ont mis fin à ce rassemblement. Il y en aura d'autres si les expulsions se poursuivent.

Opération massive d’expulsions et heurts

Les forces de l'ordre ont déclenché lundi à l'aube dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes une opération massive d'expulsions d'occupants illégaux, qui a donné lieu à des affrontements, près de trois mois après l'abandon d'un projet d'aéroport.

L'opération de grande ampleur entamée vise à expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation en déclarant de nouveaux projets agricoles individuels. La quasi-totalité des quelque 250 zadistes ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de réaliser des projets non agricoles.

Des affrontements ont éclaté une demi-heure après le début de l'opération entre zadistes et gendarmes. Une dizaine de tracteurs barraient la route, ainsi que des meules de foin et des poteaux électriques. En milieu de matinée, des engins de chantier sont arrivés. Un mirador et un chapiteau ont été détruits par deux pelleteuses.

Un peu plus tard, c'est le squat des « 100 noms » dont les habitants ont été expulsés. Un lieu de vie qui « portait un vrai projet agricole, un projet solide et pérenne », déplore L'Acipa, la principale association d'opposants à l'ex-projet d'aéroport, parlant de « ligne rouge franchie ».

Les gendarmes ont dû déloger plusieurs dizaines de personnes présentes pour s'opposer pacifiquement à la destruction du lieu. « Les " 100 noms " n'ont pas déposé de projet agricole », a déclaré la préfète, assurant aussi que seules les installations précaires seraient détruites et « rien qui soit en dur ».

« Au moins neuf lieux de vie collectifs ont péri, avec leurs divers habitats particuliers brisés, leurs ateliers en miettes, leurs jardins piétinés », a indiqué le mouvement d’occupation.

Selon un bilan du ministère français de l'Intérieur, 13 squats ont été démantelés et dix personnes expulsées. Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Un gendarme a été légèrement blessé.

La journée s’est terminée par des tirs de grenades de gaz lacrymogène de la police après de longues heures de résistance des zadistes. Des opposants qui entendent « empêcher » les forces de l'ordre de poursuivre leur intervention et de « s'enraciner » sur les lieux. Ils appellent « tous ceux qui le peuvent à se rendre sur place dès l'aube » mardi « pour leur faire obstacle ».

Rfi

Publié dans International
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