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C’est un secret de polichinelle de dire que le président Macky Sall est prêt à tout pour obtenir son second mandat et si possible dès le premier tour. Il est dans son droit, mais cette obsession n’est-elle pas en train de saper les fondamentaux de notre société et d’accélérer la crise des valeurs qui ronge notre société comme un cancer ?

Au-delà de son statut de chef de parti, le président de la République est considéré comme le père de la Nation et ce qui est attendu d’un père c’est qu’il s’occupe de tous ces enfants en bon père de famille le mieux qu’il peut et sans aucune discrimination ou préférence. Il doit protéger sa famille de tous les périls, veiller à ce que l’unité et la paix règnent dans le foyer et faire tout ce qui est nécessaire afin que ses enfants soient dans l’abondance.

La construction du Sénégal post-colonial a été porté par des hommes comme Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop pour ne citer que ceux-là et leur première préoccupation était de créer une Nation sénégalaise unie dans ses diversités. La réussite de Senghor est de gommer cette appartenance à une ethnique ou un terroir pour faire du Sénégal, malgré quelques échecs, la Nation qu’elle est devenue aujourd’hui. Ce n’est pas rien si la Constitution du Sénégal en son Article I « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion ». Mais depuis l’avènement du président Macky Sall, l’ethnicité commence à refaire surface et l’histoire est là pour nous démontrer que laisser prospérer des discours ethniques pour conserver ou conquérir le pouvoir est très risqué.

Le président Abdou Diouf qui « a gouverné dans la douleur » comme il aime à le dire, nous a légué un Etat ou la stature d’homme d’Etat n’était pas un vain mot. Les ministres de Abdou Diouf étaient quand même de grands commis d’Etat, rompus à la tâche et formatés pour gérer une administration moderne. Mais maintenant, non seulement nous avons une pléthore de ministres, mais le seul mérite de certains c’est d’être membres de la mouvance présidentielle.

Si nous parlons de démocratie au Sénégal, il indéniable que le président Abdoulaye Wade y est pour quelque chose. Au moment où le parti unique était la norme en Afrique, il s’est bataillé avec le président Senghor pour le multipartisme et l’instauration de la démocratie dans le fonctionnement politique de notre pays. Avec cette majorité, des pans de notre démocratie s’effritent chaque jour et c’est comme si une dictature est en train de s’installer au Sénégal sans que les sentinelles qui y veillaient naguère, ne pipent un mot, parce que plusieurs parmi eux, collaborent avec le régime, qui pour préserver des intérêts personnels, d’autres pour gérer une fin de carrière pour ne pas dire une fin de vie.

Sur le plan économique, ce n’est pas mieux surtout par rapport au mode de financement de notre économie qui est essentiellement basé au surendettement sur le marché obligataire ou avec des prêts en provenance de pays qui nous imposent en suite, leurs entreprises pour exécuter les travaux à la place de notre privé national. La dette du Sénégal est aujourd’hui à 5100 milliards de FCFA, alors qu’elle était à 3076 milliard en 2012, lorsque le président Macky Sall accédait au pouvoir. Le développement économique du Sénégal passe par le développement de notre privé national malheureusement comme le disait Mansour Kama, « Le secteur privé national considère que très souvent, il est un peu laissé au bord du chemin lorsqu’il s’agit de grands projets. Parce qu’à priori l’Etat pense qu’il n’a pas la capacité…L’Etat devrait nous faire confiance comme challengers sur des grands projets pour savoir si nous sommes capables… ».

La façon de faire la politique qui rebute les meilleurs parmi nous qui seraient aptes à développer notre pays s’est empirée avec l’apologie de la transhumance, l’achat de conscience, l’insulte et la violence comme argument à la place de faire la promotion de la méritocratie et de débattre des sujets qui intéressent notre pays, dans le respect des uns et des autres, sachant que nous sommes tous animés par le même désir de développer le Sénégal, normalement !

La gestion de nos ressources naturelles, est souvent dans une opacité totale et c’est la première fois qu’un premier ministre ou un procureur de la République interdit le débat sur des questions d’ordre national en lien avec les ressources naturelles, ou font dans la menace pour préserver certains politiciens qui ont vite oublié que leur pouvoir temporaire découle de celui du Peuple qui a élu le président Macky Sall. La justice sénégalaise est malade aujourd’hui de son accointance, voire même de sa complicité avec un régime qui a renié sa promesse de mettre « la patrie avant le parti ».

Pour toutes ces raisons non exhaustives, il y a lieu de penser que notre pays aurait à réparer des années après, les séquelles de cette obsession présidentielle du second mandat, qui pourrait se résumer à « touche pas à mon second mandat ».

Ibrahima Wade, secrétaire général Un Autre AvenirC’est un secret de polichinelle de dire que le président Macky Sall est prêt à tout pour obtenir son second mandat et si possible dès le premier tour. Il est dans son droit, mais cette obsession n’est-elle pas en train de saper les fondamentaux de notre société et d’accélérer la crise des valeurs qui ronge notre société comme un cancer ? 

Au-delà de son statut de chef de parti, le président de la République est considéré comme le père de la Nation et ce qui est attendu d’un père c’est qu’il s’occupe de tous ces enfants en bon père de famille le mieux qu’il peut et sans aucune discrimination ou préférence. Il doit protéger sa famille de tous les périls, veiller à ce que l’unité et la paix règnent dans le foyer et faire tout ce qui est nécessaire afin que ses enfants soient dans l’abondance.

La construction du Sénégal post-colonial a été porté par des hommes comme Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop pour ne citer que ceux-là et leur première préoccupation était de créer une Nation sénégalaise unie dans ses diversités. La réussite de Senghor est de gommer cette appartenance à une ethnique ou un terroir pour faire du Sénégal, malgré quelques échecs, la Nation qu’elle est devenue aujourd’hui. Ce n’est pas rien si la Constitution du Sénégal en son Article I « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion ».  Mais depuis l’avènement du président Macky Sall, l’ethnicité commence à refaire surface et l’histoire est là pour nous démontrer que laisser prospérer des discours ethniques pour conserver ou conquérir le pouvoir est très risqué.

Le président Abdou Diouf qui « a gouverné dans la douleur » comme il aime à le dire, nous a légué un Etat ou la stature d’homme d’Etat n’était pas un vain mot. Les ministres de Abdou Diouf étaient quand même de grands commis d’Etat, rompus à la tâche et formatés pour gérer une administration moderne. Mais maintenant, non seulement nous avons une pléthore de ministres, mais le seul mérite de certains c’est d’être membres de la mouvance présidentielle.

Si nous parlons de démocratie au Sénégal, il indéniable que le président Abdoulaye Wade y est pour quelque chose. Au moment où le parti unique était la norme en Afrique, il s’est bataillé avec le président Senghor pour le multipartisme et l’instauration de la démocratie dans le fonctionnement politique de notre pays. Avec cette majorité, des pans de notre démocratie s’effritent chaque jour et c’est comme si une dictature est en train de s’installer au Sénégal sans que les sentinelles qui y veillaient naguère, ne pipent un mot, parce que plusieurs parmi eux, collaborent avec le régime, qui pour préserver des intérêts personnels, d’autres pour gérer une fin de carrière pour ne pas dire une fin de vie. 

Sur le plan économique, ce n’est pas mieux surtout par rapport au mode de financement de notre économie qui est essentiellement basé au surendettement sur le marché obligataire ou avec des prêts en provenance de pays qui nous imposent en suite, leurs entreprises pour exécuter les travaux à la place de notre privé national. La dette du Sénégal est aujourd’hui à 5100 milliards de FCFA, alors qu’elle était à 3076 milliard en 2012, lorsque le président Macky Sall accédait au pouvoir. Le développement économique du Sénégal passe par le développement de notre privé national malheureusement comme le disait Mansour Kama, « Le secteur privé national considère que très souvent, il est un peu laissé au bord du chemin lorsqu’il s’agit de grands projets. Parce qu’à priori l’Etat pense qu’il n’a pas la capacité…L’Etat devrait nous faire confiance comme challengers sur des grands projets pour savoir si nous sommes capables… ».

La façon de faire la politique qui rebute les meilleurs parmi nous qui seraient aptes à développer notre pays s’est empirée avec l’apologie de la transhumance, l’achat de conscience, l’insulte et la violence comme argument à la place de faire la promotion de la méritocratie et de débattre des sujets qui intéressent notre pays, dans le respect des uns et des autres, sachant que nous sommes tous animés par le même désir de développer le Sénégal, normalement !

La gestion de nos ressources naturelles, est souvent dans une opacité totale et c’est la première fois qu’un premier ministre ou un procureur de la République interdit le débat sur des questions d’ordre national en lien avec les ressources naturelles, ou font dans la menace pour préserver certains politiciens qui ont vite oublié que leur pouvoir temporaire découle de celui du Peuple qui a élu le président Macky Sall. La justice sénégalaise est malade aujourd’hui de son accointance, voire même de sa complicité avec un régime qui a renié sa promesse de mettre « la patrie avant le parti ».

Pour toutes ces raisons non exhaustives, il y a lieu de penser que notre pays aurait à réparer des années après, les séquelles de cette obsession présidentielle du second mandat, qui pourrait se résumer à « touche pas à mon second mandat ».

Ibrahima Wade, secrétaire général Un Autre Avenir

Publié dans Contribution

Le ministre de l’intérieur organisateur des élections au Sénégal a dit publiquement qu’il fera tout pour que les électeurs potentiels du président Macky Sall, soient tous inscrits sur les listes électorales, qu’il veillera à ce qu’ils reçoivent tous leurs cartes d’électeurs et qu’il mettra les moyens qu’il faut afin qu’ils exercent tous leur vote dans les meilleures conditions. Cela veut dire que tous ceux qui sont catalogués potentiellement opposants n’auront pas la même attention pour s’inscrire, pour récupérer leurs cartes d’électeurs et pour voter. Est-ce que le ministre de l’intérieur connait bien son rôle définit par la loi électorale en son Article L.2. « Le Ministère chargé des Elections assure la gestion des listes électorales et du fichier général des électeurs », et ceci pour tous les citoyens sans aucune distinction ou discrimination. L’Article L.3, clarifie encore son rôle et dit « Sous l’autorité du Ministre chargé des Elections, les services centraux en relation avec les Autorités Administratives assurent la mise en œuvre des prérogatives indiquées dans les articles premier ».

L’Article L.76 nous dit que « Le scrutin est secret », pourtant le ministre de l’intérieur veut lui connaître le vote de chaque citoyen qui s’inscrit sur les listes électorales avant même le jour du scrutin. Donc ce ministre de l’intérieur a malmené au moins 3 articles fondamentaux de la loi électorale et ceci est impardonnable surtout pour celui qui est du début à la fin de tout le processus.

Si le PDS et aujourd’hui beaucoup de partis d’opposition réclament sa démission eh bien, ils sont dans leur droit et l’Article L.6 nous dit que « En cas de non-respect des dispositions législatives et règlementaires relatives aux élections ou référendums par une autorité administrative, la C.E.N.A, après une mise en demeure, peut prendre des décisions immédiatement exécutoires d’injonction, de rectification, de dessaisissement, de substitution d’action dans le cadre des opérations électorales et référendaires, nonobstant son pouvoir de saisine des juridictions compétentes ».

Ce que le ministre de l’intérieur oublie et qui est défini dans l’Article L.53, est que « La carte d’électeur est couplée à la carte d’identité biométrique CEDEAO. Celle-ci fait office de carte d’électeur ». Tout citoyen doit disposer de sa carte d’identité pour ses démarches administratives et pour des raisons évidentes de sécurité. Le PDS a raison de réclamer des sanctions contre le ministre de l’intérieur car l’Article L.108 dit que « Quiconque, en vue d’influencer le vote d’un corps ou collège électoral ou d’une fraction de ce corps ou collège, a fait des dons ou des libéralités de promesses ou des faveurs administratives, soit à une commune, soit à une collectivité quelconque de citoyens sera puni d’un emprisonnement de trois (03) mois à deux (02) ans et d’une amende de 20.000 à 200.000 FCFA ». Le ministre de l’intérieur dans sa déclaration devant les caméras de la 2STV, compte accorder des « faveurs administratives » aux électeurs potentiels du président Macky Sall. Pour toutes ces raisons, le mouvement Un Autre Avenir est en phase avec le PDS et toute l’opposition qui réclament la démission du ministre de l’intérieur et la nomination d’une personnalité indépendante pouvant garantir des élections libres et transparentes.

S’il est naturel pour une opposition de mener le combat politique, aujourd’hui il y a suffisamment de preuves de violation de notre loi électorale par le ministre de l’intérieur, pour nous pousser à mener le débat au niveau judiciaire afin d’écarter définitivement ce ministre qui clame haut et fort que son objectif est d’élire le président Macky Sall dès le premier. Si nous ne faisons rien, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer au soir du 24 mars 2019, lorsque le ministère de l’intérieur nous sortira des résultats avec 60% en faveur du BBY. Nous avons été abusés aux dernières élections législatives de 2017, nous devons nous préparer en conséquence pour ne pas être désabusés une nouvelle fois en 2019.

Ibrahima Wade, secrétaire général Un Autre Avenir

Publié dans Edito

Le PSE doit être pensé avec calme et point autrement. Comprendre avant de critiquer ( critique constructive- négative ou postive).

Dites-moi plutôt ce qui ne marche pas dans le pays : le PSE du Sénégal à la rescousse du pays. Un outil viable pour la Patrie et non le parti.

« Le PSE est un programme pour le pays. Un outil de prospective, un plan méthodologique pour agir vers des objectifs mesurables et quantifiables.
Tous les citoyens sans distinction d'appartenance politique ou non ont droit à l'expression, à l'engagement. Tout citoyen sénégalais doit et peut s'approprier ce plan et se dire et on doit écouter tout le monde et refuser la captation par un parti quelconque. De la vertu dans l'action politique. Le PSE doit survivre à un président et à un parti ». P B CISSOKO


Au Novotel Pullman des halles à Paris un groupe de citoyens d'horizons très divers sont conviés par Mme Diallo Mariam pour écouter et lancer le Club PSE paris. Etaient conviés à cette rencontre Mr Youssoupha DIALLO et Ibrahima WADE.


Mais qu'est-ce que le PSE « Le CLUB SENEGAL EMERGENT», qui selon ses membres, est une association privée à but non lucratif, qui se définit comme une Plateforme d'échange d'informations, de propositions et d'initiatives au service des acteurs engagés dans la réussite du Plan Sénégal Emergent (PSE).
Son but, assurent-ils, «est d'accompagner la mise en œuvre des politiques publiques, initiées par le Gouvernement, de mobiliser les énergies nécessaires à la conduite du processus d'émergence économique et de transformation structurelle du Sénégal, notamment, en contribuant à la consolidation et au développement d'une administration sénégalaise performante et efficiente»
Un processus d'installation des clubs du PSE est mis en place et c'est ainsi que Paris et sa diaspora sont à l'honneur et voici :


« Par la présente, nous vous invitons à la Première rencontre du Club Sénégal Emergent-France, organisée le 3 mars 2018, de 16 à 18h heures, au Novotel Paris Les Halles, 8 place Marguerite de Navarre 75001 Paris.


Cordialement Mariama Diallo Coordinatrice CSE-France.
Elle nous dit dans son préambule ceci « Messieurs les Présidents, Mesdames, Messieurs membres du bureau CSE-F.
Chers invité(e)s


Nous sommes heureux d'être parmi vous, en ce samedi 03 mars 2018, pour marquer l'inauguration du CSE-France, moment couvert par nos journalistes de la presse écrite et audio-visuelle.
J'ai le grand honneur de vous présenter notre jeune structure et également de porter sa parole.
Nous nous présentons devant vous, en qualité de membres du bureau, accompagné par la délégation du CSE.
Nous tenons tout d'abord à remercier nos camarades Membres fondateurs et responsables du CSE, venus depuis DAKAR, pour la confiance accordées en ses membres du CSE-F.
• Monsieur Youssoupha DIALLO PCA de la SONACOS Président du Club
• Monsieur Ibrahima WADE Directeur Général du Bureau Opérationnel de Suivi du
Plan Sénégal Emergent (BOS), Président adjoint en charge de la Diaspora.
Je tiens avant tout, à vous présenter le bureau CSE-F, composé comme suit :
1. M. Malik SECK, Secrétaire Général
2. M. Drame GAYE, Responsable de relations extérieures
3. M. Massar LY, Trésorier
4. M. Abdoul ANNE, Commissaire aux comptes
5. Nous vous demandons d'excuser M. Mamadou Abdoulaye Dème chargé de la
Communication
6. Et enfin Mme Mariama DIALLO, la Coordinatrice »


Après avoir accueilli les concitoyens et exposé le pourquoi de cette rencontre par la coordinatrice Mme DIALLO, Mr Youssou Diallo prend la parole pour nous parler du PSE.
Mr Diallo dans une attitude très détendue convoque la genèse des clubs et mouvements de pensées qui avaient précédé le PSE à travers les gouvernements successifs. Ce rappel est nécessaire pour démontrer que le pays a toujours eu des plans mais voici un énième plan qui se veut différent et innovant avec un programme des ambitions, des objectifs et une méthodologie bien transcrites. Il s'agira dira t'il de fonder et d'accompagner un projet de société.


J'ai trouvé un bel article de Abdoul khadre sur ces divers plans de Senghor à Macky et intellectuellement honnête je ne peux y déroger et voici « Depuis plus de quinze ans, les gouvernements successifs se fixent inlassablement pour objectif de faire du Sénégal un pays émergent dans un horizon relativement proche. En 1998, le Premier ministre Mamadou Lamine choisit, avec la bénédiction du Président Abdou Diouf, dans sa Déclaration de Politique Générale (DPG) devant l'Assemblée nationale, l'année 2010 comme cap pour l'émergence.


Une vision du développement industriel fut également élaborée par le ministère chargé de l'industrialisation. Arrivé au Pouvoir en mars 2000, M. Abdoulaye Wade confirma le même objectif d'émergence, en retenant, dans les documents de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté, l'année 2015 comme horizon pour rejoindre le rang des pays émergents. Pour atteindre le but désiré, il fit préparer, sous la houlette de l'Agence de Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX) et du ministère de l'économie et des finances, une stratégie de croissance accélérée (SCA) fondée notamment sur la promotion de cinq grappes sectorielles porteuses et dont la coordination fut confiée à un Secrétariat exécutif rattaché à la Primature. Parallèlement, le ministère du Commerce prépara, en 2002, un Diagnostic de l'Intégration commerciale du Sénégal (DICS), mis à jour par la suite, ainsi qu'une stratégie de développement des exportations (Stradex).


C'est dans ce contexte peu reluisant que M. Macky Sall a lancé le Projet Sénégal Emergent, en se fixant l'horizon 2035 pour l'émergence et en confiant sa conception à un Cabinet international, McKinsey, supervisé par un groupe de cadres sénégalais (regroupés dans un club dénommé Disso) et par des experts de l'Etat. Dans mes récentes notes, j'avais déjà évoqué les conditions dans lesquelles ce projet a été piloté. Je n'y reviendrai donc pas ici. Je m'appesantirai plutôt sur le fond du Projet Sénégal Emergent (PSE), à l'aune des recherches et analyses sur l'émergence que certains économistes mènent depuis plusieurs années.

D'emblée, il faut saluer l'idée de tracer les chemins de l'émergence du Sénégal dans un document. En effet, plusieurs pays africains aspirent à devenir émergents sans prendre la peine de déterminer, avec précision, les politiques et instruments à mobiliser pour atteindre l'objectif fixé. La SCA pouvait déjà légitimement revendiquer ce statut de cadre de référence pour l'émergence, surtout qu'elle a pris le soin d'identifier cinq grappes sectorielles porteuses ainsi qu'un plan d'actions chiffré et daté. Mais, elle a n'a pas bénéficié du soutien politique nécessaire à son opérationnalisation » A.K MBACKE

Il est question de lancer ou d'initier un modèle de développement. Pour lui « Youssoupha Diallo, Président du CSE :

« Notre Club est ouvert à tous les détenteurs de savoir, de savoir faire et/ou de savoir être »


En mettant en place un club France, les initiateurs ont voulu écouter la diaspora souvent mise à la périphérie alors qu'elle a son mot à dire.
Cette diaspora est une composante du pays et c'est une mine d'or à écouter et à accueillir dans tous les programmes pour le bien du pays.
Le club Paris devra travailler sur 3 axes ; responsabiliser les concitoyens, sensibiliser sur les réalisations et mobiliser la diaspora. Dans la construction collective du PSE le travail sera la différence.
On ne peut créer ou innover en croisant les jambes attendant de Dieu et de la fatalité que les choses se fassent.
Puis c'est au tour de Mr WADE Ibrahima qui est un acteur clé du PSE, il nous parle des 1100Kms de route de l'Ethiopie, du Rwanda, du Cap Vert, etc, sans oublier leurs divers séjours à travers le monde pour regarder comprendre et s'instruire pour mieux faire.


Cette mission du club des réformateurs est une mission d'éclaireurs actifs. Il parle d'une dynamique autour du PSE mais en citoyen critique il se demande si tout a été fait pour. Il enfonce le clou pour dire qu'il faut une liberté de réflexion de pensée pour que chacun puisse apporter son expertise dans la mise en œuvre du PSE.
Club Paris sera un relai pour informer, recruter et créer une mobilisation de toutes les structures les couches qui constituent la diaspora. Le Club paris n'est pas l'apanage des cadres, des intellos, mais de tous les sénégalais qui s'engagent pour donner un élan et réaliser des choses concrètes pour notre pays.


Mr Wade dans une explication très pédagogique bien appréciée d'ailleurs, nous parle d'un business plan c'est de la méthode et c'est important en Afrique ou la notion de projet est mal acceptée il faut le dire.
Avec Mr Diallo Mr Wade nous invite à repenser pour mieux intégrer la devise du PSE : Expertise, Engagement et Vertu.
Mr Wade et Mr Diallo nous ont surpris par le sens de la vérité qui n'est pas le fort des sénégalais, ils connaissent bien le pays et en parlent avec éloquence. Mais connaissant les travers de ce pays on peut se demander pourquoi leurs conseils ne sont pas exécutés pour le bien de notre pays.


Mr Diallo sait que notre société est malade et il faut un remède, une grande révolution qui risque de déplaire mais s'il faut passer par ce biais il faudra le faire. Mourir pour renaître et mieux avancer. Le « homelovisme » néologisme qui voudrait dire que le fait de rester dans son divan pensant ainsi que les choses vont se réaliser ou le lutteur en dehors de l'arène ne sont pas productifs il faut s'engager agir proposer discuter échanger dans le respect de chaque concitoyen. Le PSE est le creuset de toutes les sensibilités diverses, on peut appartenir à un parti politique et s'engager dans un club PSE, on peut être un citoyen libre apolitique et adhérer au PSE.


Il est question de faire bouger les lignes.


Il faut que le pays soit respectueux des règles et il faut une discipline pour bien fonctionner.
Le PSE érigé en2014 bénéficie d'un déficit de communication à grande échelle ce qui engendre des préjugés, des idées reçues, etc. Alors qu'il faut faire cesser le doute permanent, le pessimisme ambiant et la fatalité.


Le PSE doit créer l'optimisme et la critique constructive qui permettent d'd'innover pour réussir. Réformer et transformer sont nécessaires et il est grand temps.
Khaly Marame Ngouille NDIAYE, Umar Kane, Pape. B. CISSOKO, Dramé, diaspora soninké, etc, ont en se présentant dit ce qu'ils veulent pour ce pays, ce qui peut être fait. Mme Diallo interpelle les responsables du PSE sur un cas précis, la santé au Sénégal et des difficultés pour accéder à un médecin, d'autres ont parlé des routes et les priorités.
On peut même dire que les idées ont commencé à fuser lors de cette rencontre puisque les concitoyens sont des acteurs concrets et non des activistes. Il me semble même que chacun avait une fiche technique, un projet précis pour le Sénégal. Oui, oui le Club Paris a commencé fort et il faut continuer dans cette lancée en donnant l'occasion de diffuser l'information et de montrer les évolutions. Mais l'allègement des procédures, le foncier, la justice, les banques, la qualité d'accueil des entrepreneurs en leur facilitant les procédures en un clic comme ledit Mr WADE (je veux voir).
Lors des élections présidentielles j'avais soumis un certain nombre de points aux politiques mais je n'ai pas eu de réponses, hélas. J'ai envoyé ce type de listing à des députés pour prendre en charges des sujets et les défendre.


Il y a plusieurs secteurs en souffrance et que l'Etat peut corriger vite :


-L'Education les classes sans chaises, sans bureau, des abris provisoires qui durent ; les créations abusives des écoles privées sans contrôles : chômage des diplômés
-L'insécurité sur les routes les accidents les incivilités la gestion de l'espace public
- Les enfants de la rue, les handicapés
- La corruption et les lourdeurs administratives
-La santé, l'accès à la santé, la prise en charge rapide et chaque professionnel à sa place.
-La lutte contre les produits dangereux et cancérigènes ; le xessal les faux médicaments
-L'entreprenariat ; la simplification des procédures en un clic.
-L'agriculture, la transformation des produits agricoles et halieutiques anacardier fruits mangues plantes médicinales ; etc ; moringa ; carossol etc
-La moralisation des mass medias tv, pour une télé éducative
-la gestion des publicités aliénantes xess - gnoul etc
-le développement des axes routiers ; maritimes, aériens ; etc

-L'hygiène et la sécurité - L'éducation à la prévention
-La réhabilitation des canalisations et la création des nouvelles eu égard à l'urbanisation
- les problèmes fonciers et les divers ; délits-les arnaques : diaspora principale victime des problèmes fonciers au Sénégal
-La gestion rigoureuse des impôts et taxes
-Une justice ferme et rigoureuse
-Lutte contre la corruption
-Lutte contre les biens mal acquis
-L'électrification, l'éclairage, le numérique, accès aux livres ; les adresses dans les rues, l'identification des détenteurs de no de téléphones
- La gestion des déchets
-La gestion de l'environnement l'écologie le tri sélectif
- La gestion des espaces verts des poumons verts des parcs
-Le développement du tourisme
-L'innovation- l'artisanat
-La gestion culturelle
-L'éducation des femmes et leur insertion professionnelle
-Le développement des écoles professionnelles
-Le respect des normes de constructions
- Pour que l'architecte et l'urbaniste soient au cœur de la cité
-Des pourcentages dans les transferts d'argent
-L'éducation bancaire de la rigueur et du professionnalisme
-La formation professionnelle
-La laïcité : Pour une spiritualité sans radicaliser


Etc.... la liste est ouverte ; en 50 ans ont a eu du mal à avancer et il est temps de prendre le taureau par les cornes, de secouer le mammouth pour aller vers l'innovation efficace et hisser notre pays.

 

Publié dans Société

 

Le patrimoine architectural des villes coloniales  St-Louis et Gorée au Sénégal : entre décrépitude et programmes de réhabilitation : Les politiques culturelles au Sénégal


Conférence
Mercredi 07 mars 2018, 10h-13h au
Musée Théodore Monod d'art africain
1, Place Soweto, BP 206 Dakar

Le « Mamouth» qu'est l'IFAN bouge et il faut saluer le travail initial fait par le Pr Djibril Samb, et la suite se traduit par ces productions de hautes factures.

Bonne continuation aux équipes surtout : Dr El Hadji Malick Ndiaye et M. Abdoulaye Koundoul- Suggestion : Ce serait souhaitable que ces conférences oient retransmises pour ceux qui ne pourront pas se dépalcer ou qui sont à l'étranger.P B Cissoko

L'Institut Fondamental d'Afrique Noire Ch.A.Diop Département des musées
(Université Cheikh Anta Diop de Dakar)
et
Le Ministère de la culture
(Direction des Arts et Direction du Patrimoine Culturel)
Organisent le séminaire de recherche
Les politiques culturelles au Sénégal
Mercredi 07 mars 2018, 10h-13h
au
Musée Théodore Monod d'art africain
1, Place Soweto, BP 206 Dakar


Le patrimoine architectural des villes coloniales : entre décrépitude et programmes de réhabilitation

Saint Louis du Sénégal – ville durable ? Héritage urbain colonial et modernité
Mme. Suzanne HIRSCHI, Architecte DPLG, Sénégal


Construite ex nihilo sur un emplacement choisi pour sa situation stratégique, mais par ailleurs compliquée, la ville de Saint Louis montre bien le génie de ses bâtisseurs dont les ouvrages d'art ont progressivement transformé un banc de sable pour en faire cette cité rayonnante dans toute l'Afrique Occidentale Française, qui est entrée dans le 21ème siècle avec le label du patrimoine universel de l'humanité. La VUE (Valeur Universelle Exceptionnelle) du site, établie lors du classement, énumère les principaux trésors patrimoniaux de Saint Louis : son site paysager, son tissu urbain et son architecture coloniale. Le processus de patrimonialisation de l'architecture coloniale, engagé depuis longtemps, a permis de réaliser de nombreuses rénovations, mais il n'a pu éviter la dégradation, voire la destruction, de nombre d'autres bâtiments. C'est un processus lent, coûteux, alors que nous sommes engagés dans une course contre la montre avec un bâti vieillissant dont l'état d'usure est très prononcé. La finalité même de cette entreprise n'est pas toujours bien comprise et fait apparaitre des différences, entre des partisans d'une reconstruction à l'identique et ceux qui craignent qu'un cadre règlementaire trop strict ne fige l'île dans le passé. Il faut prendre un peu de recul et adopter une vue d'ensemble pour se rendre compte que la trame urbaine, si elle s'est globalement maintenue dans ses caractéristiques originelles, commence à être affectée. La rénovation du pont Faidherbe, l'aménagement de la place Faidherbe et la réhabilitation de la gouvernance (planifiées), vont dans le bon sens, car ces projets dessinent une continuité, qu'on pourrait encore prolonger par la revitalisation de la gare et des anciennes halles, à Sor, ou du marché, à Guet N'Dar. En effet, à quoi bon rénover scrupuleusement des bâtiments isolés si la cohérence de l'ensemble disparait ?


Madame Suzanne Hirschi, architecte DPLG, ancienne enseignante à l'école nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille. Co-auteur d'une monographie consacré à l'architecture du Yémen du Nord (ed. Berger Levrault 1983). Impliquée depuis 2001 dans la sauvegarde du patrimoine de Saint-Louis du Sénégal ; elle est chargée du co-pilotage de l'Inventaire architectural et urbain, contribue au PSMV, initie les ateliers de sensibilisation, participe enfin comme architecte d'opération au Projet de développement touristique de Saint-Louis et sa région (AFD). Depuis 2007 elle effectue plusieurs missions universitaires et individuelles aux Comores (identification du patrimoine bâti des anciens Sultanats, sensibilisation, expertise technique) pour le compte de l'Etat des Comores et de l'Unesco

L'île de Gorée, quel avenir pour un symbole du passé ?
M. Xavier RICOU, Architecte DPLG, Sénégal


Gorée est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 30 ans, labellisant ainsi le caractère exceptionnel du site. Tant bien que mal, le site a été préservé depuis lors, mais cela doit plus à des circonstances endogènes —caractère insulaire, dimensions modestes, éloignement de Dakar— qu'à l'action délibérée des gardiens de ce patrimoine. Pourtant, depuis toujours, les projets destinés à en modifier drastiquement l'aspect n'ont pas manqué et il s'en est fallu de peu qu'elle ne ressemble à Guédiawaye, à Manhattan ou à toute autre chose. Le patrimoine goréen nous a donc été transmis en l'état mais, les agressions et les menaces sur son état actuel sont nombreuses et incessantes. Nous passerons en revue quelques projets auxquels l'île a échappé depuis sa première occupation, nous analyserons les principales menaces auxquelles elle doit faire face et nous mentionnerons, enfin, quelques projets futuristes susceptibles de modifier drastiquement le regard que nous lui portons.
Monsieur Xavier Ricou, Architecte DPLG, Sénégal et Conseiller municipal à Gorée. Président de l'Association des Amis du Musée Historique du Sénégal. Depuis 2006, chargé des grands projets structurants à l'APIX (Autoroute à péage, Nouvelle Capitale du Sénégal, Cité des affaires, Zone Economique Spéciale, etc.). En 2005, Architecte conseil chargé de l'élaboration du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur de Saint-Louis du Sénégal. Auteur de Trésors de l'iconographie du Sénégal colonial – Riveneuve éditions, 2006 et La Maison Senghor – Riveneuve éditions 2015.

L'architecture coloniale pour la promotion des établissements humains durables : étude de cas pour la réhabilitation de l'Hôtel de Ville de Dakar


M. Mbacké NIANG, architecte, chercheur et enseignant


Comme zone d'intervention, nous avons structuré la typologie de l'habitat au Sénégal, en sept pôles en interaction évolutive à travers l'espace et le temps, qui comprend l'habitat traditionnel, l'habitat colonial, l'habitat moderne, l'habitat populaire régulier, l'habitat planifié en série, l'habitat populaire irrégulier, et l'habitat spontané et précaire appelé bidonville. L'Hôtel de Ville de Dakar, un monument historique et colonial remarquable de la capitale sénégalaise, fera l'objet d'analyse, d'évaluation et de recommandation pour une réhabilitation conforme aux principes directeurs des établissements humains durables (urbanisme, architecture, construction, paysage et décoration), grâce à la synergie de l'habitat bioclimatique, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables intégrées au bâti.
Monsieur Mbacké NIANG, architecte, chercheur et enseignant, est diplômé de l'Ecole Spéciale d'Architecture de Paris en 1980. Il est ancien vice- président de l'Ordre des Architectes du Sénégal ; Il est architecte conseil de la ville de Dakar ; Il est dépositaire de plusieurs brevets d'invention ; il est médaillé d'or de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et du Salon Internationale des Inventions de Genève ; il est l'un des architectes de l'extension de la Grande Mosquée de Touba ; il est formateur dans les domaines de l'habitat bioclimatique, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables intégrées au bâti ; il est consultant-expert en Développement Durable et Changement Climatique pour diverses organisations nationales, régionales et internationales.

Modérateur : M. Abdoul Aziz Guissé, Directeur du Patrimoine Culturel

COORDINATION
Dr El Hadji Malick Ndiaye : 77 198 10 73 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
M. Abdoulaye Koundoul : 77 635 52 46 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

E. H. Malick NDIAYE : Chercheur-Historien de l'art
Université Cheikh Anta Diop de Dakar
IFAN-Ch. A. Diop. Département des musées
Conservateur du Musée Théodore Monod d'art africain
Place Soweto. BP 206 Dakar. Tel : (+221) 77 198 10 73

Publié dans Société

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