Filtrer les éléments par date : vendredi, 09 février 2018

Il n’y aura pas d’immunité pour le président sud-africain Jacob Zuma. C’est ce qu’a confirmé Cyril Ramaphosa, le président du parti au pouvoir, l’ANC, ce jeudi après-midi 8 février. Le sort du président Jacob Zuma n’est toujours pas fixé. On sait que des négociations sont en cours pour un départ anticipé du chef de l’Etat embourbé dans les scandales. De nombreux Sud-Africains spéculaient qu'une immunité contre toute poursuite judiciaire était au centre des négociations.

Cyril Ramaphosa a mis court à toutes spéculations. Une immunité contre toute poursuite judiciaire ne fait pas partie des discussions entre lui et le président Jacob Zuma, a-t-il indiqué jeudi après-midi aux députés de son parti, l’ANC.

En effet, depuis que le leader de l’ANC a confirmé que des négociations étaient en cours avec le chef de l’Etat pour un départ anticipé, les spéculations vont bon train. Jacob Zuma menacé par des poursuites judiciaires serait en train de négocier une protection pour lui et sa famille.

L’ANC n’a pas les moyens de promettre une quelconque immunité, rappelle Pierre de Vos, juriste sud-africain.

« D’abord, si cela a été discuté, c’est totalement illégal, car que ce soit le président ou qui que ce soit, selon la loi sud-africaine, personne n'a le pouvoir d’accorder l’immunité. Deuxièmement, ça aurait été quelque chose de très mauvais pour l’état de droit, car ça voudrait dire qu’une personne en position de pouvoir n’est pas traitée de la même façon que les autres par la justice. De plus, si le président Zuma devait recevoir une quelconque immunité, ça ne serait pas une décision très populaire. Cela provoquerait la colère d’une grande majorité des électeurs s’il n’était pas poursuivi. De nombreux Sud-Africains attendent clairement que le président Zuma soit entendu par la justice comme toute personne accusée de corruption. »

Dans les mois qui viennent, le président Zuma pourrait avoir à répondre de 783 chefs d’inculpations pour fraude, racket et corruption. Il est accusé d'avoir touché des pots-de-vin lors d'un contrat d'armement.

Cyril Ramaphosa a également indiqué que les discussions avec le président Zuma seraient terminées d’ici 1 ou 2 jours.

L’opposition exige la fin de l'impasse

L’opposition en a assez. Le discours à la nation du chef de l’Etat, qui marque habituellement l’ouverture du Parlement pour l’année, a été reporté. Et aucune nouvelle date n’a été fixée.

Pour Narend Singh député de l’opposition cette attente n’est pas acceptable.

« Nous ne pouvons pas donner à l’ANC le temps dont ils ont besoin pour régler leur affaire en interne. L’Etat ne peut pas s’arrêter de fonctionner à cause d’eux. Nous avons été très clairs, nous voulons savoir, au plus tard lundi, quand aura lieu le discours à la nation », dit-il.

Toute l’opposition est catégorique, indique le député John Steenhuisen. Ils ne laisseront pas Jacob Zuma prononcer le prochain discours à la nation.

« Il ne s’agit pas d’une petite réunion du gouvernement. Il s’agit quand même du président de la République, du chef de l’exécutif et de son discours à la nation. Reporter ça indéfiniment est problématique. De plus, plus cela traîne, sans qu’aucune décision ne soit prise, plus cela affaiblit Cyril Ramaphosa », souligne-t-il.

Si le chef de l’ANC ne parvient pas à faire partir Jacob Zuma, l’opposition s’en chargera. Elle a d'ailleurs demandé que le vote d’une motion de défiance contre le chef de l’Etat, prévue le 22 février, soit avancé à mardi prochain.

RFI

Publié dans Afrique
vendredi, 09 février 2018 14:56

La vidéo d'un viol collectif secoue le Mali

Le Mali est sous le choc après la diffusion ce week-end, sur les réseaux sociaux de la vidéo d'un viol collectif. Sur les images, on voit une jeune fille victime de quatre assaillants, dont les visages sont à découvert. Un grand flou règne autour de cette vidéo dont on ne sait ni où, ni quand elle a été tournée. Une enquête a été ouverte, mais malgré cela, les associations de défense des droits des femmes s'inquiètent que cette affaire ne puisse être étouffée.

Il faut libérer la parole, ne pas laisser la honte étouffer l'affaire. C'est pour cette raison que le collectif de femmes Les Amazones a lancé un appel à témoins afin de soutenir la victime. « Le collectif met à la disposition de celui ou celle qui pourra nous mettre en relation avec la victime ou avec la famille de la victime une somme symbolique de 50 000 francs CFA. Cette histoire ne devrait même pas prendre une journée, parce que l'on voit clairement ces jeunes criminels », dit Diakité Kadidia Fofana, présidente du collectif.

Dès ce week-end, Les Amazones ont envoyé la vidéo du viol à la brigade des moeurs de Bamako. Les policiers ont alors ouvert une enquête. Pour l'heure, la victime n'a pas porté plainte et le parquet, qui en a la possibilité, ne s'est pas saisi de l'affaire. Plusieurs organisations de la société civile envisagent donc de se porter partie civile afin que le dossier ne soit pas oublié.

Car le viol reste un sujet tabou. « Il suffit que l'on découvre que les violeurs sont des proches de la fille et là, on règle le tout à la mosquée, à travers les imams et plus personne n'en parle. A chaque fois que ce genre de problèmr surgit, c'est tout le monde qui s'en mêle, les chefs de quartiers, et on trouve la solution pour étouffer l'affaire, en se focalisant toujours sur le fait que ce n'est pas bon pour la fille, ce n'est pas bon pour la famille », rappelle maître Moctar Mariko, président de l'Association malienne des droits de l'homme.

D'après la loi malienne, le viol est passible d'une peine de cinq ans de prison.

 

Publié dans Afrique

L’Afrique du Sud, l’Erythrée, le Ghana, le Kenya, Madagascar, le Maroc, le Nigeria et le Togo ont envoyé au moins un(e) athlète aux Jeux olympiques d’hiver 2018 (9 au 25 février à Pyeongchang). Au total, douze athlètes représenteront le continent en Corée du Sud.

A Pyeongchang, un nombre record de pays africains (huit) va donc prendre part aux 23e Jeux olympiques d’hiver. En comparaison, ils/elles étaient cinq représentant(e)s de l’Afrique venu(e)s de trois Etats (Maroc, Togo, Zimbabwe), à Sotchi (Russie) en 2014.

C’est donc même mieux qu’en 2010, à Vancouver (Canada), où sept Africain(e)s défendant les couleurs de six nations avaient concouru, et qu’à Turin en 2006 (neuf issus de six pays). Mais ce n'est pas encore le record d'engagé(e)s africain(e)s des Jeux de 1992, à Albertville.

Une première pour l’Erythrée et le Nigeria

Ces JO 2018 seront une grande première pour l’Erythrée et le Nigeria. Le skieur canadien d’origine érythréenne Shannon-Ogbani Abeda tentera de briller.

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De son côté, la délégation nigériane comptera trois membres grâce à l’équipe de bobsleigh-skeleton – deux sports ultra-rapides de luge – formée de Akuoma Omeoga, Moriam Seun Adigun et Simidele Adeagbo. Ces dernières qualifiées pour les Jeux de Pyeongchang ont déjà fait les titres de la presse mondiale.

Pour le Ghana, ce sera une deuxième apparition après 2010. Son champion, Akwasi Frimpong, qui a grandi aux Pays-Bas et s’est essayé à l’athlétisme, a créé lui-même la Fédération ghanéenne de bobsleigh et skeleton. Il rêve désormais de devenir le premier Africain médaillé dans l’histoire des JO hivernaux.

Une Malgache âgée de 16 ans

Pour le Togo et Alessia Dipol, sa globetrotteuse (italienne de naissance, elle a aussi skié pour l’Inde), ce seront les deuxièmes Jeux d’affilée. La porte-drapeau en 2014, Mathilde-Amivi Petitjean, sera aussi encore présente.

A 16 ans, Mialitiana Clerc s’apprête, elle, à découvrir la fête olympique, quelques mois après avoir décidé de représenter l’île où elle est née, Madagascar. « Il faut profiter, poursuivre ses rêves et essayer de les réaliser surtout, se battre parce que c’est très important, glisse-t-elle à l’adresse d’autres sportifs d’origine africaine, au micro de Christophe Diremszian, envoyé spécial de RFI à Pyeongchang. Comme ça, ça incitera les autres athlètes à poursuivre leurs rêves et à se dire qu’il y a toujours d’autres options pour continuer à vivre sa passion ».

L’Afrique du Sud et le Maroc, des habitués

L’Afrique du Sud, le Maroc et, dans une moindre mesure, le Kenya, sont davantage des habitués des Jeux d’hiver. La délégation marocaine compte deux membres dont le vétéran Samir Azzimani, âgé de 40 ans, aligné en ski de fond.

RFI

Publié dans Sport

Le président Macky Sall est arrivé, hier jeudi soir, à Nouakchott pour une visite de travail de deux jours en Mauritanie à l’invitation de son homologue Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a eu un tête-à-tête avec son hôte avant d’élargir l’entretien aux autres membres des deux délégations.

Après les salutations, formalités d’usage et les honneurs dus à son rang à l’Aéroport International de Nouakchott-Oumtounsy, où il a été accueilli à sa descente d'avion par le président de la Mohamed Ould Abdel Aziz, entouré du Premier ministre, de plusieurs autres autorités gouvernementales et politique et des chefs de l’Armée et de la Gendarmerie mauritaniennes, le Président Macky Sall a eu des entretiens en aparté (tête-à-tête) avec son hôte. Selon l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI),  les entretiens ont été élargis par la suite aux membres des deux délégations au niveau du pavillon présidentiel de l’Aéroport International de Nouakchott-Oumtounsy.

Les entretiens ont porté sur les voies et moyens de renforcer les relations existant entre la Mauritanie et le Sénégal, sur les derniers développements sur les scènes régionale et internationale et sur les questions d’intérêt commun. Cette visite dans la capitale mauritanienne intervient une dizaine de jours après le décès d’un jeune pêcheur du nom de Fallou Sall, originaire de Nguet-Ndar. Il a été tué par balle par des gardes-côtes mauritaniens, le samedi 27 janvier dernier. Une situation qui a réveillé les problèmes liés à la pêche entre le Sénégal et la Mauritanie qui n’ont pas signé d’accord de pêche depuis janvier 2016.

LES CLAUSES DU NOUVEAU PROTOCOLE D’APPLICATION DE LA CONVENTION DE PECHE LIANT LES DEUX PAYS

En effet, rappelle AMI, les ministres des pêches des deux pays ont signé en 2014 les documents d’un nouveau protocole d’application de la Convention de pêche liant les deux pays depuis 2001. Selon ce protocole, la Mauritanie délivrera 400 permis de pêche au Sénégal et autorisera aux mareyeurs sénégalais de capturer 50.000 tonnes de poissons pélagiques destinés à la consommation domestique. 12 groupes de pêche travaillant dans les eaux mauritaniennes doivent, en outre, décharger leur cargaison dans les ports mauritaniens pour renforcer la disponibilité du poisson sur les marchés mauritaniens.

Les clauses de l'accord comprennent, également, la coopération dans le domaine de la formation, notamment sur la pêche pélagique et continentale et la pisciculture. Elles comprennent, aussi, la coopération entre les institutions de recherche scientifique dans le domaine de la pêche et du contrôle maritime, les organisations professionnelles et les hommes d'affaires. Le protocole a également défini un ensemble de mesures pour mettre en œuvre et suivre le quota de capture autorisé à la partie sénégalaise.

LA MAURITANIE ET LE SENEGAL CONDAMNES A UNE COHABITATION PAISIBLE ET UNE COOPERATION FRUCTUEUSE

Les deux pays sont unanimes pour dire que les conditions d’un partenariat fructueux sont réunies, notamment, la volonté politique des dirigeants des deux pays frères. Ils ont intérêt à entretenir des liens étroits fondés sur des bases solides de coopération et de cohabitation ancrées par des relations de bon voisinage et des liens fraternels étroits. Déjà, depuis leur indépendance, les deux pays ont conclu de nombreux accords et traités pour promouvoir, consolider et développer cette coopération.  Et, la 12ème session du Comité Mixte de Coopération entre les deux pays, qui s'est tenue à Dakar le 23 octobre 2015, sous la coprésidence des deux Premiers ministres des deux pays, a été marquée par la signature de plusieurs accords reflétant la diversité et la profondeur de cette coopération, y compris une convention dans le domaine de l'éducation et de la recherche scientifique, un protocole d'échange culturel, un protocole d'accord de coopération énergétique, un protocole de coopération dans le domaine du pétrole brut et un protocole de coopération dans le domaine des carburants raffinés. Elle a, également, été marquée par la signature du protocole d'accord de coopération entre les deux ministères en charge de l'agriculture, un accord de coopération dans le domaine des minéraux, un accord sur l'industrie artisanale, un accord dans le domaine de santé et un accord dans le domaine d’évaluation et de promotion de la qualité. D’ailleurs, les deux dirigeants des deux pays, Mohamed Ould Abdel Aziz et Macky Sall, accordent une grande attention à cette coopération, notamment au projet de production de l'électricité à partir du champ de gaz de Banda et au projet du pont de Rosso, qui créera un réseau de liens stratégiques au bénéfice des économies des deux pays et de la sous-région. Les deux pays ont ainsi tracé la voie pour intensifier leur coopération fraternelle à la lumière d’une volonté politique de redoubler d'efforts et d'entrer dans la phase de concrétisation des décisions prises, relève toujours AMI.

RFI

Publié dans Société
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