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mardi, 06 février 2018 11:05

La polygamie en questions

La polygamie en questions : elles veulent 4 épouses pour un homme, le sida rode ; l'infidélité sape les couples et la conjoncture freine; sidagamie..le polyamour..morceaux choisis Sénégal et ailleurs-les mutations complexes ou les traditions dangereuses.


« Chacun a le droit de choisir en fonction de sa confession, de son éducation, ou autre mais que fait-on de son esprit ? Le monde est de plus en plus difficile et on voit beaucoup de mutations dans la société. Libre mais il ne faut pas livrer les enfants à la géhenne, ce sont eux qui souffrent plus de la polygamie. Voici l'article en question. Bien avant certains avaient abordé la question. Lisons des extraits pour nous faire une opinion. Je ne juge pas je respecte, je ne condamne pas mais je n'adhère pas, L'Afrique doit repenser sa démographie. Les femmes doivent aller à l'école et disposer de la liberté de leur corps. Ma collegue haitienne me dit que le sujet est simple et il y a beaucoup de malhonnêteté; les hommes ont une épouse déclarées et plusieurs bureaux. Elle me raconte que c'est c'est sur le lit de mort que la femme cachée est venue présenter son fils illégitime.  tout ça à méditer. est-ce à dire que l'homme ou lla femme est fait pour la polygamie ou lma polyandrie, aujourdhui on parle du polyamour  ». P B CISSOKO

Sénégal : le collectif « Mon mari a droit à quatre (04) femmes » voit le...
4 février 2018 Aissatou Sane Societé


Sénégal : le collectif « Mon mari a droit à quatre (04) femmes » voit le jour.


Au Sénégal une association de femmes vient d'être mise sur les fonds baptismaux. Il s'agit du collectif, « mon mari a droit à quatre (04) femmes » regroupant de femmes mariées qui partagent la conviction qu'en plus d'elles, chacun de leur époux à droit à trois autres femmes afin que les épouses fassent quatre sous le même toit.
Elles entendent accompagner leurs époux dans l'accomplissement des saintes écritures du Coran qui permettent à un homme musulman, de prendre au delà d'une femme. Une démarche qui vient prouver que la polygamie est désormais reconnue dans le pays conservateur de Macky Sall.
Par définition, la polygamie désigne la situation dans laquelle un individu dispose au même moment de plusieurs conjoints. dans le cas d'espèce, c'est l'homme qui devra se marier à plusieurs femmes.
En effet, la polygamie est à distinguer des mariages de groupes, cette forme de polyamour impliquant plusieurs partenaires de chaque sexe, et de la bigamie, situation dans laquelle une personne contracte plusieurs mariages séparément, sans avoir juridiquement obtenu la dissolution du précédent ou sans que les deux conjoints soient au courant de cette situation.


beninwebtv.com
https://sanslimitesn.com/senegal-collectif-mari-a-droit-a-quatre-04-femmes-voit/

http://geopolis.francetvinfo.fr/senegal-deux-epouses-sinon-rien-35825
Sénégal : deux épouses sinon rien


Par Valérie Kowal@GeopolisAfrique | Publié le 27/05/2014

Des femmes peintes sur un portail dans le centre de Dakar, le 19 juin 2007. Les jeunes Sénégalais optent de plus en plus en plus pour le ménage à trois voire à quatre. © Biosphoto/Françoise Lemarchand


C'est un vrai recul pour les féministes. Au Sénégal, pays majoritairement musulman, la polygamie est en vogue. Le célibat prolongé, fréquent chez les étudiantes, les rend suspectes. Si on n'est pas mariée à 30 ans, on a forcément un problème «inavouable». Alors, de plus en plus de femmes, pour rentrer dans la «norme sociale», acceptent la polygamie. Mais pas seulement.
C'est un vrai regain de popularité pour la polygamie au Sénégal. Fait étonnant, voire déroutant pour les Occidentales, de nombreuses jeunes femmes instruites en quête d'indépendance déclarent la plébisciter.


http://geopolis.francetvinfo.fr/senegal-deux-epouses-sinon-rien-35825

« Deuxième Femme » : la polygamie vécue par une Française au Sénégal
Par Sabine Cessou 27 février 2013

« Deuxième Femme » de Caroline Pochon (Buchet Castel, 2013)


Caroline Pochon, documentariste française, a été pendant quelques mois la seconde épouse d'un homme au Sénégal. Une expérience de la polygamie qu'elle raconte dans « Deuxième Femme » (Buchet Chastel, 2013), un premier roman très fortement inspiré de la réalité.
Dans le livre, elle s'appelle Hortense et elle étouffe dans son milieu, la petite bourgeoisie de la bonne ville de Caen. Ses premières rencontres avec des Africains lui donnent de l'oxygène. Dès les premières pages du roman, elle écrit :
« Les hommes que j'ai aimés m'ont donné l'Afrique, sa chaleur, ses nuits sans fin, sa musique, sa danse, ses improvisations, son bricolage quotidien, ses langues qui chantent dans la grisaille, ses éclats de rire sans Banania, sa connivence de parias, ses combines miraculeuses. L'ailleurs dans ma vie provinciale, la joie d'être belle et heureuse – par moments. »


« Moi, l'affreuse petite Blanche »


Cette jolie blonde aux yeux bleus, apprentie scénariste, s'échappe du carcan familial et se retrouve à 27 ans, un peu larguée et sous anxiolytiques, au Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) de 1997.
Elle y rencontre Seydou, réalisateur sénégalais. C'est le coup de foudre. Elle le suit chez lui, à Dakar, où elle accepte de se convertir à l'islam pour l'épouser et partager son existence avec sa première femme, Awa, alors enceinte.
https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-rues-dafriques/20130227.RUE7244/deuxieme-femme-la-polygamie-vecue-par-une-francaise-au-senegal.html
-Claude Njiké-Bergeret : la "reine blanche" du Cameroun 20 ème épouse d'un chef camerounais /selon elle la polygamie est liberté.
Sa vie est un roman. C'est d'ailleurs en lisant son premier ouvrage, autobiographique que j'ai voulu la rencontrer chez elle à Bangangté, dans le pays Bamiléké, à l'ouest du Cameroun. Je voulais comprendre comment une femme blanche, française et diplômée de l'Université, avait pu tomber amoureuse d'un chef traditionnel, camerounais et polygame, vivre dans la chefferie, puis partir s'installer en brousse, au bord du fleuve Noun, où elle se trouve encore aujourd'hui. Claude Njiké-Bergeret n'a pas tenté d'expliquer, elle a simplement raconté.

-Sénégal : Ces femmes qui militent pour la polygamie
mercredi 19 juillet 2006

Les jeunes femmes s'intéressent de plus en plus à ce type d'union maritale. Co-épouses par choix, de nombreuses femmes sénégalaises se tournent vers la polygamie. Dans ce pays où l'homme est « roi », ce phénomène semble prendre de l'ampleur. Qu'elles soient journalistes, cadres, informaticiennes, la polygamie touche tous les milieux. Les racines de la tradition sont plus vivaces qu'elles n'y paraissent. Facteurs sociaux, économiques et personnels, autant d'arguments pour expliquer cet état de fait.

Louise Simondet


« Je suis co-épouse et je défends la polygamie », revendique Siga Ndiour, journaliste et responsable du service culturel, sur la radio municipale de Dakar (Rmd) au Sénégal. Jeune femme indépendante, elle anime une émission quotidienne féminine, nommée « Trucs et Astuces de femmes ». Seconde épouse, Siga a accepté « par amour » que son mari partage sa vie entre deux maisons et explique posément que ce choix de vie « la comble pleinement ». Stigmatisée en France, la polygamie est reconnue au Sénégal comme régime matrimonial, au même titre que la monogamie. Elle est inscrite dans le code de la famille depuis 1972.
Comme Siga, « elles sont nombreuses au Sénégal à accepter que leur mari prenne plusieurs femmes, rapporte Mamadou Moustapha Wone, sociologue sénégalais, auteur du livre Faudrait-il supprimer la polygamie ?.

Cependant on constate que cette pratique est de moins en moins courante en ville mais reste toujours importante en milieu rural ». Une affirmation que dément avec vigueur Siga : « C'est faux, la polygamie est présente en ville. Moi qui présente une émission féminine, qui dialogue avec mes auditrices et qui connaît bien ce sujet, je peux vous affirmer qu'elle est toujours d'actualité ». Une amie de Siga, commerçante à Dakar et monogame, confirme : « Il y a beaucoup de mariages polygames ici ».


Les jeunes femmes de plus en plus tentées par la polygamie


Selon une enquête sur les ménages sénégalais, publiée en 2004 par l'Institut de la statistique et de la démographie du Sénégal, un quart des mariages au Sénégal en 2002 sont polygames (24,6%). Malgré un déclin significatif de la polygamie entre 1994 et 2002, le taux d'union polygame reste conséquent. Selon le rapport, 6,6% des femmes à Dakar en 2002 contractaient ce type d'union. Elles représentaient le double en milieu rural. Mme Mbenge Matel-Bocoum, journaliste à l'hebdomadaire sénégalais Le Témoin précise : « Il y a une diminution en ville. Mais parallèlement les jeunes femmes s'intéressent de plus en plus à ce type d'union. C'est un phénomène qui prend de l'ampleur et que les statistiques de 2004 ne montrent pas ».


Contacté par Afrik.com, M. Sylla, auteur de cette enquête admet : « La tendance actuelle contredit l'étude. Nous pensions que la polygamie allait régresser grâce à l'éducation. Mais il semblerait que la tradition reprenne une place importante. Ainsi, des jeunes filles, qui sont pourtant allées à l'école, reproduisent le modèle familial. De plus, on trouve la polygamie dans des endroits où on ne la soupçonnait pas. Comme par exemple chez les cadres, les journalistes... L'Institut réalise une étude sur la polygamie qui devrait voir le jour d'ici trois ans et démontrera certainement ce phénomène ».


Et Binta, informaticienne à Dakar d'ajouter : « C'est vrai, les jeunes femmes sont de plus en plus attirées par la polygamie. Elle ne trouvent pas de travail et préfèrent épouser un homme plus âgé qui les sécurise ». Binta a reproduit ce schéma. Son mari a vingt-trois ans de plus qu'elle et partage sa vie entre sa première épouse française et sa seconde épouse sénégalaise.... Il n'est pas surprenant au Sénégal de voir des femmes assumer pleinement cette union et plaider en sa faveur. D'après les témoignages recueillis par Afrik.com, les femmes qui défendent la polygamie sont la plupart du temps seconde épouse. Ces dernières sont unanimes : Plus choyées que la première épouse qui est délaissée, elles y trouvent largement leur compte.


Le paradoxe des Sénégalaises : des femmes indépendantes et soumises


« Je préfère savoir mon mari chez son autre épouse, plutôt qu'il me trompe », rapporte la journaliste de Rmd. Infidélités consenties pour se prévenir de l'adultère, c'est l'un des arguments de ces femmes qui revendiquent avec conviction ce choix marital. « C'est notre liberté de pouvoir décider si oui ou non nous souhaitons être co-épouse. Personne ne nous l'impose, c'est une décision personnelle », rapporte une autre Dakaroise qui a souhaité garder l'anonymat. Appartement personnel, les Sénégalaises sont nombreuses à ne pas partager leur foyer entre épouses. Siga a opté pour cette solution. Elle dispose de sa propre maison et ne rencontre la première femme de son mari que lors des cérémonies familiales. Pour Siga, ce régime matrimonial permet aussi à une femme autonome de garder son indépendance : « La polygamie donne plus de liberté. Avec mon mari, nous nous voyons tous les deux jours. Ce qui me permet, le reste du temps, de vivre ma vie et de vaquer à mes occupations. Et je peux vous assurer que beaucoup de femmes préfèrent cette situation ».


La tradition de « l'homme roi » implantée dans ce pays joue aussi un rôle important. « L'homme est considéré comme un bébé, rapporte Siga. Lorsque mon mari vient à la maison, je délaisse tout pour m'occuper entièrement de lui. Je suis aux petits soins. Je lui coule son bain, je cire ses chaussures, je lui prépare un bon repas, je lui repasse ses habits (...). Notre objectif est d'être des expertes pour pouvoir retenir notre homme le plus longtemps possible à la maison. Les hommes sénégalais sont trop gâtés. Ils sont choyés et ne font rien ». Et d'ajouter : « C'est un grand sacrifice, mais quand on aime, on ne compte pas... C'est dans les coutumes. Et puis, ça me fait plaisir de le cajoler ». Au Sénégal, ces femmes qui savent bien s'occuper de leur mari sont appelées « mok-pothie ». Habituée à faire les quatre volonté de son homme, une autre Sénégalaise ajoute sereinement : « Tout ce qu'il demande, j'exécute comme une esclave, jusque dans l'intimité. Je suis la pute de mon mari ».


D'autres facteurs explicatifs


D'autres facteurs interviennent pour expliquer le regain du phénomène au Sénégal. Pays musulman à 90%, le Coran autorise l'homme à avoir au maximum quatre femmes. Siga, qui est de confession musulmane, explique que « lors du mariage, un accord est signé. Le mari s'engage à donner autant de temps à ses femmes. Il doit respecter cet accord car sinon dans notre religion c'est 'Halam', c'est-à-dire un péché ». « Cependant, la polygamie existait au Sénégal bien avant l'Islam », précise M. Wone. Des coutumes, ancrées dans ce pays depuis la nuit des temps que l'Islam a renforcé.


En plus du facteur religieux s'ajoute la conjoncture économique et la pauvreté. « Le travail est accaparé par les hommes. Résultat : les femmes ne peuvent pas subvenir à leurs besoins et préfèrent se marier », explique M. Wone. De surcroît, note Siga : « Il est difficile de trouver un mari. Les dotes sont très élevées (700 000 Fcfa, soit 1 067,14 euros) et la cérémonie est très coûteuse. Elle est payée par le mari, d'où ses réticences pour s'engager ». Des facteurs sociaux expliquent aussi ce choix. « Nous sommes dans une société où ne pas se marier constitue un véritable drame. Les femmes qui ne trouvent pas de maris après 25-30 ans sont stigmatisées et pointées du doigt. Elles sont considérées comme des « Thaga » (prostituées), des femmes stériles ou porteuses de maladies », rapporte M. Wone. Des qualificatifs qui jouent pour beaucoup sur cette envie, coûte que coûte, de trouver chaussure à son pied. Et quitte à être deuxième ou troisième épouse, la bague en vaut la chandelle.


La place de la femme : entre « légende » et « religion »


Pour comprendre la polygamie au Sénégal, il convient aussi de prendre en considération l'image et la place que l'homme occupe au sein même de la communauté. « C'est une société patriarcale. L'homme tient donc une place prépondérante », explique M. Wone. Cette domination prend aussi ses racines dans des interprétations faussées de la religion qui voudraient que les femmes restent aux foyers. Les mythes relayent, eux aussi, ce préjugé. « Un conte, très connu au Sénégal raconte que Dieu créa l'homme et la femme. Un jour, il appela l'homme, lui donna un couteau et lui demanda, pour faire preuve de piété, de tuer dans la nuit son épouse. L'homme préféra jeter le couteau. Dieu renouvela l'opération avec la femme. Mais celle-ci, à la différence de l'homme, voulu exécuter l'affaire. Pour la punir, Dieu la condamna à enfanter dans la douleur, à s'occuper des tâches domestiques (...) », raconte M. Wone.

Des interprétations anthropologiques expliquent aussi le statut de l'homme dans la société sénégalaise. « La polygamie fait de l'homme, un individu qui appartient à tout le monde. Cela empêche la nucléarisation de la famille », résume le sociologue.


Une situation maritale dénoncée par bon nombre d'associations féminines qui combattent cette pratique qu'elles considèrent comme « une régression ». « La polygamie est une atteinte à la liberté de la femme, à son épanouissement personnel. Il faut la supprimer au Sénégal. Cette pratique n'est ni bonne pour l'homme, ni pour la femme. Les explications de ces femmes qui défendent ce type d'union sont de faux arguments. Comme toutes les femmes, il va de soit qu'elles préfèreraient avoir leur homme pour elles », rapporte Siggil Jigeen, un réseau qui regroupe dix-huit associations féminines au Sénégal. Pour ou contre la polygamie ? Les deux camps restent sur leurs positions. « La polygamie, c'est un choix de vie », souligne Siga. Le cœur a vraiment ses raisons que la raison ne connaît pas...


http://www.afrik.com/article10121.html


Sénégal: Une association de femmes exige la polygamie aux hommes
• Imatin.net | par Christ Boli | 30 Mars 2017 à


Au Sénégal, une association de femme milite pour l'adoption de la polygamie comme régime matrimonial légal. Cette association a officiellement exigé cela des hommes sénégalais sur les réseaux sociaux.
C'est à travers la page Facebook de culturebene.com que les femmes d'une association au Sénégal dont le nom n'a pas été révélé, ont officiellement exigé aux hommes d'adopter la polygamie comme le régime matrimonial.
Il faut dire que ces femmes qui sont célibataires souhaitent nécessairement vivre aussi les délices d'un foyer, même s'il s'avère qu'elles occupent la seconde place. Il ne reste plus qu'aux hommes de prendre en considération cette doléance des femmes célibataires du Sénégal et de voir comment ils vont réduire leur célibat.

Avec Cuturebene.com


La polygamie perçue comme un mal nécessaire pour la plupart des hommes
• Source: : Maliweb.net | Le 29 avril, 2012


La polygamie perçue comme un mal nécessaire pour la plupart des hommes
Permise par la société, la religion et les cultures, la polygamie est conçue par beaucoup d'hommes comme un mal nécessaire pour assurer la stabilité dans leur foyer. A tort ou à raison, certain hommes volent en seconde noce pour s'attirer l'attention de leur première femme.
Convoler en seconde noce, telle semble la solution de certains hommes ; s'attirer la pleine attention de leur épouse.
En effet de plus en plus les foyers monogames virent en polygamie par faute d'entente entre les conjoints et sous conseils de leurs entourages, des hommes optent pour une seconde noce dans le but d'attiser la jalousie de leur partenaire et espérer qu'ainsi qu'elle rivalise en gestes attentionnés avec sa coépouse. Le phénomène s'incruste de jours en jours dans les habitudes. « Quand tu épouses une femme et qu'elle sait que vous avez signé la monogamie, elle change et te mène la vie dure ainsi pour la calmer tu épouses une autre pour qu'elle s'occupe mieux de toi », nous a expliqué Modibo Sangaré, un agent comptable, marié à deux femmes.


http://seneweb.com/news/Societe/la-polygamie-percue-comme-un-mal-necessaire-pour-la-plupart-des-hommes_n_65479.html

SIDAGAMIE


http://seneweb.com/news/Societe/la-polygamie-percue-comme-un-mal-necessaire-pour-la-plupart-des-hommes_n_65479.html

Polyamour : j'ai partagé un homme durant 2 ans. De la théorie à la pratique, il y a un cap
Par Corinne P. Internaute


LE PLUS. Corinne a un peu moins de 40 ans. Il y a quelques années, elle a rencontré un homme qui lui a proposé une relation polyamoureuse. Sur le moment, l'idée lui a plu. C'était une forme de liberté. Et puis au bout d'un moment, tous les deux se sont rendus compte qu'ils ne s'y retrouvaient plus. Qu'a-t-elle appris de cette relation ? Témoignage.
Édité par Henri Rouillier

Le polyamour n'est pas synonyme de libertinage ni d'infidélité, au contraire (Flickr/Botgirl Questi/CC)

 

Le polyamour est arrivé dans ma vie il y a quelques années, avec une rencontre. Au hasard d'internet, j'ai fait la connaissance d'un garçon qui a tout de suite été très honnête avec moi.

 

Il m'a dit qu'il était marié et qu'il aimerait avoir des relations sensuelles et amicales avec plusieurs personnes. Sa femme était au courant de sa démarche, elle la comprenait et la partageait.

 

Le polyamour, en théorie et en pratique

 

De mon côté, j'étais plutôt en recherche d'expériences... J'ai pris son invitation comme l'opportunité de vivre quelque chose à deux, sans être pour autant engagée dans une relation monogame plus classique. Je me suis sentie très libre dans cette configuration.

 

Il m'a proposé d'aller consulter quelques forums pour en savoir un peu plus, c'est là que j'ai compris que ce qu'il me proposait portait un nom : le polyamour, et que cela regroupait un certain nombre de pratiques, de codes et de traditions particulières. C'est-à-dire un attachement, un amour, une passion pour plusieurs personnes, à qui l'on consacre dans l'idéal une quantité ou une qualité de temps équitable.

 

En théorie, dans cette relation, je me sentais comme sa maîtresse... sans pour autant vivre dans la culpabilité de blesser son épouse, puisqu'elle était d'accord. En pratique, la situation s'est compliquée quand il a dit à sa femme qu'il était amoureux de moi. Elle l'a mal vécu. Même si elle comprenait son envie, elle n'était pas dans la même optique que lui.

 

Le retour à la relation exclusive

 

Je me suis dit que j'arriverais à gérer la situation. Dès le début de notre relation, j'ai décidé de cloisonner ma vie avec lui, et la vie qu'il avait avec sa femme. Ce que nous faisions tous les deux ne regardait que nous, et je ne voulais pas entendre parler de ses activités avec son épouse. Cette posture a été facile à tenir jusqu'à ce que nous ayons envie de faire des trucs de couple, comme partir en week-end ou en vacances ensemble. Quand on se partage un homme, on se partage aussi un emploi du temps. Ça devenait très compliqué pour tout le monde.

 

Cette histoire a duré environ deux ans. Entretemps, il a divorcé, pour des raisons qui n'avaient pas grand chose à voir avec moi et nous sommes restés ensemble encore quelques temps. Ce qui ne nous empêchait pas de voir d'autres personnes en parallèle. Et puis un jour, il a rencontré une autre fille dont il est tombé profondément amoureux, jusqu'à vouloir vivre avec elle et fonder une famille. C'est à ce moment-là qu'il a entamé le chemin inverse : celui de la relation exclusive.

 

On s'est rendu compte que ni lui ni moi n'étions capable de gérer cette nouvelle relation et qu'elle n'avait pas sa place dans notre couple, en l'état actuel des choses.

 

J'ai appris beaucoup de choses sur moi

 

Les polyamoureux arrivent à faire coïncider ces relations dans le temps, ils sont en mesure d'aimer profondément plusieurs personnes et d'aménager leur vie en conséquence (avec ce que cela implique en termes de conversations, de franchise et d'écoute). Je pense qu'à ce moment-là de l'histoire, ce n'était pas notre cas.

 


-Bonne lecture avec calme et sérénité. Nous avons le droit d'aborder tous les sujets en respectant chaque position. Ichrono.info

Publié dans Société
mardi, 06 février 2018 10:37

Fénelon, penseur de la volonté

 

FÉNELON, PENSEUR DE LA VOLONTÉ Lecture spirituelle d'un philosophe par Miklos Vetö-l'harmattan

Ouverture Philosophique PHILOSOPHIE

Lecture spirituelle d'un philosophe par Miklos Vetö-l’harmattan  Ouverture Philosophique  PHILOSOPHIE  Fénelon est connu aujourd'hui surtout par ses écrits de spiritualité. La volonté joue aussi un rôle central dans la société.


Fénelon est connu aujourd'hui surtout par ses écrits de spiritualité. La volonté joue aussi un rôle central dans la pensée fénelonienne. Le livre de Miklos Vetö l'analyse à partir de cette notion-clef - la volonté. Elle apparaît finalement comme la faculté par excellence de l'Homme, être radicalement fini mais aspirant à l'infini.

Auteur de l'un des livres les plus populaires du Xviii esiècle,


Les Aventures de Télémaque, Fénelon est connu aujourd'hui surtout par ses écrits de spiritualité.


Théoricien de la vie spirituelle, sa réflexion s'exerce d'abord dans la grande discussion avec Bossuet sur l'acceptation de la damnation. Par la suite, comme l'atteste une immense Correspondance, sa pensée s'élargit et s'enrichit à travers l'accompagnement de la vie de prière de religieux et de laïcs. Parallèlement
à ces lettres, Fénelon rédige d'importants ouvrages polémiques qui, tout en combattant vigoureusement le Jansénisme de l'époque, contribuent à l'édification d'une doctrine riche et cohérente de la vie religieuse et de la vie morale. Ces développements, au soubassement philosophique profond, font de l'Archevêque de Cambrai l'un des derniers représentants importants de l'École cartésienne.

Comme chez Descartes et ses disciples, la volonté joue un rôle central dans la pensée fénelonienne. Le livre de Miklos Vetö l'analyse à partir et en fonction de cette notion-clef. La volonté est présentée d'abord à l'œuvre dans l'élaboration des structures et des catégories de la passiveté.

. Par la suite, elle est étudiée à travers sa composante centrale, la liberté. Elle apparaîtra finalement
comme la faculté par excellence de l'Homme, être radicalement fini mais aspirant à l'infini.
Miklos Vetö, membre extérieur de l'Académie Hongroise des Sciences, Professeur Honoraire à l'Université catholique australienne, a été successivement professeur
aux universités de Yale, d'Abidjan, de Rennes et de Poitiers. Parmi ses dernières
publications :


L'élargissement de la métaphysique(2012),
La métaphysique religieuse de Simone Weil

Publié dans Ex-libris

Eduquées à séduire au Sénégal- Aïcha Macky est Nigérienne. Sociologue

Aïcha Macky est Nigérienne. Sociologue, elle a choisi le film documentaire pour s'attaquer aux tabous de la société de son pays et en particulier ceux liés aux droits des femmes.


Au cours de ses études, elle a passé une année au Sénégal où elle a découvert un mode de vie radicalement différent et notamment une approche de la sexualité par les femmes très éloignée de sa propre éducation où ce sujet n'est jamais abordé publiquement.
Dans son film « Savoir faire le lit » elle décrit comment les Sénégalaises sont initiées dès leur plus jeune âge à l'art de la séduction.

A l'invitation de l'association MATA, Aïcha Macky a présenté son film le 7 mars dernier à la Maison Internationale de Rennes.

« Je suis sociologue de formation – témoigne la jeune femme – j'ai ressenti le besoin de faire des films parce que je viens d'un pays où la moitié de la population est analphabète donc on ne peut pas les atteindre avec des ouvrages alors que l'image est un langage universel. Il y a beaucoup à faire par rapport à la condition des femmes au Niger, c'est pour ça que j'ai décidé de toucher un peu les tabous dans des films documentaires pour amorcer un dialogue dans la société. Mon prochain film traitera du problème de l'infertilité. Au Niger, les femmes ont encore en moyenne plus de six enfants chacune et l'infertilité est très mal vue. Je suis mariée depuis quatre ans et je n'ai pas d'enfant. J'y parlerai d'une sage-femme qui milite pour installer son laboratoire et réaliser des fécondations in-vitro comme elle l'a appris en France. C'est aussi un regard croisé entre ma mère qui a eu six enfants et qui est décédée en couches à la sixième naissance et moi qui n'arrive pas à en avoir. »


Une féminité sculptée dès le berceau


Pour son Master 2 de réalisation documentaire, Aïcha Macky passe une année à Saint-Louis au Sénégal. Cette année d'étude est sanctionnée par la réalisation d'un film court, « Savoir faire le lit », qu'elle compte prolonger prochainement par un documentaire de 52 minutes afin d'y inclure notamment la parole des hommes. Son objectif : « faire une étude comparative entre les deux sociétés » - celle du Niger et celle du Sénégal - « toutes les deux musulmanes et africaines. » Dans le grand format, elle souhaite aussi « voir la perception des Nigériennes par rapport à cette question et comment elles arrivent à séduire les hommes qui est différente de celle du Sénégal.»
En effet, dans sa vie quotidienne avec les femmes du Sénégal, en particulier les autres étudiantes du campus qu'elle fréquente, Aïcha s'étonne d'un certain nombre de traditions. Au centre de celles-ci, toutes celles qui touchent à la sexualité des femmes. Elle découvre ainsi que dès leur naissance et jusqu'à l'âge de deux ans environ, les petites filles font l'objet de massages quotidiens, assez douloureux semble-t-il si l'on en juge par les cris des bébés filmés ; une façon de préparer le corps à ce qu'il devra être à l'âge adulte.


« Sculpter le corps du bébé c'est la base de la féminité qui prend source dès le berceau - raconte la jeune cinéaste à l'issue de la projection - Ce n'est pas la même façon de faire pour les garçons ou pour les filles. Pour les garçons les massages développent le haut du corps pour leur donner une certaine autorité et les mères sont très attentives à la façon de positionner le sexe dans les couches. Les petites filles, elles, doivent avoir des cambrures, des hanches et des fesses rebondies. On leur manipule les jambes pour que leurs talons touchent leurs fesses car elles doivent avoir une grande souplesse pour danser. Les grands-mères apprennent aux fillettes comment danser et dès cinq ans, la fille sait qu'il faut qu'elle sache danser pour son homme. (...) Quand tu as une fille, il y a l'obligation de la masser pour faire en sorte qu'une fois grande, elle attire les garçons et trouve un mari. Quand il y a des querelles entre voisines, elles se lancent des piques du genre : « tu es une femme incapable, tu n'as même pas été capable de bien masser ta fille ; elle ne ressemble pas à une Sénégalaise, mais à une Européenne toute plate ! »
Des avis partagés par les jeunes femmes rencontrées au campus.


« Toutes les filles que j'ai rencontrées dans mon bâtiment pensent de la même façon. Pour elles, la vraie Sénégalaise répond à ce modèle-là ; c'est à travers son corps qu'on la reconnaît partout en Afrique, avec des rondeurs, avec des hanches, avec des fesses. C'est une culture et même si elles ne sont pas très ancrées dans le reste de la culture, elles tiennent aux fesses ! Même si elles veulent maigrir, il faut qu'il reste les hanches et les fesses ! J'ai rencontré une fille qui avait presque la même taille que moi ; je lui ai demandé pourquoi elle n'était pas comme les autres Sénégalaises et elle m'a dit qu'elle avait eu la malchance de naître hors du Sénégal et que sa mère avait raté son massage. Et d'ailleurs, pour rattraper, elle met de fausses hanches pour sortir ; c'est un complexe pour elle ! »


Une menace permanente : la polygamie


Autre choc culturel pour Aïcha, la pratique du maquillage.


« Je ne sais pas me maquiller ; je n'ai pas l'habitude. Je mets juste un lipstick pour protéger mes lèvres et à la rigueur un peu de crayon - raconte-t-elle encore avec beaucoup d'humour - quand il y a eu la fête d'intégration, partout dans le bâtiment, elles étaient toutes à se mettre des couleurs, des faux cils, des faux ongles... et moi je leur disais : je vous trouve toutes fausses ! On se tournait en dérision : elles, elles trouvaient que je ne suis pas un modèle de femmes et moi, je trouvais qu'elles sont toutes artificielles et fausses ! Comme quand je les vois marcher... elles marchent toutes comme des mannequins sur un podium, un peu comme si elles avaient des ressorts ! »


Pour elle, une des raisons à cette culture de la séduction réside dans la polygamie.


« Au Sénégal, j'ai discuté avec pas mal de femmes, elles disent en fait que c'est une rivalité. Saint-Louis est une ville réputée pour être ville de séduction où il y a de jolies femmes élégantes qui savent marcher, qui savent ferrer les hommes et les dompter ! Les Dakaroises par exemple, si on affecte leurs maris à Saint-Louis, elles font tout pour aller avec eux, même si elles doivent quitter leur travail parce qu'elles ont peur d'être remplacées. (...) Dans mon premier projet, je devais rencontrer des hommes pour avoir leur point de vue par rapport à ces pratiques mais comme il y avait une exigence de format à 26 minutes, le projet n'est pas allé au bout. J'étais restée sur ma soif et c'est pour ça que je prépare maintenant un 52 minutes.


Pour les Sénégalais, une femme qui ne sait pas utiliser les perles, les petits pagnes et qui n'a pas de rondeurs, ce n'est pas une femme. Et d'ailleurs, il y a des hommes qui sont prêts à donner de l'argent chaque semaine pour que la femme change ses petits pagnes et ses perles. Il faut avoir tous ces atouts-là, et surtout savoir danser !


(...) Les Sénégalaises, en fait, leur but c'est de satisfaire leur homme. Et derrière la satisfaction de l'homme, il y a la question de la polygamie qui se pose. Si vraiment tu n'arrives à maintenir ton homme, à le garder pour toi, il peut aller voir ailleurs, donc pour le retenir à la maison, il faut lui faire des danses obscènes, porter des petits pagnes, le séduire... et aussi utiliser les aphrodisiaques qu'elles appellent les secrets des femmes. Tout ce qu'elles font, c'est par rapport à l'homme, tout est lié à lui.

La femme s'efface et n'a pas de désir ; son plaisir c'est le désir de l'homme.


(...) Chez nous, il y a des moments où la femme cède le terrain aux femmes moins âgées ; au Sénégal, on peut voir une femme de soixante-dix ans avec des faux cils, des faux ongles et maquillée avec plein de couleurs. Elles le disent haut et fort : quel que soit son âge, la femme devient vieille quand elle le veut ; et elles ne sont pas prêtes à vieillir. Même à soixante-dix ans, un homme peut toujours vouloir se marier, donc, il faut marquer son territoire ! »


Difficile, semble-t-il, d'être différent-e dans la société du Sénégal telle que la décrit Aïcha. Pourtant, toutes les filles sans doute n'acceptent pas ces normes imposées. La jeune Nigérienne évoque une cinéaste rencontrée à l'université qui se revendiquait « garçon manqué ».


« Une étudiante qui faisait le même master que moi a fait un film, un autoportrait, pour dire tout ce qu'elle a vécu comme frustration quand elle était plus jeune parce que tout le monde la trouvait moche. Il y a des salons de coiffure où on ne lui permet pas d'accéder parce qu'on lui dit : de toute manière, on ne sait pas comment faire pour que tu sois femme ! Elle n'a pas de rondeurs, elle n'a pas de formes ; elle avoisine la quarantaine et elle n'est pas mariée. C'était un moyen pour elle de libérer la parole en s'adressant aux autres femmes qui lui font vivre ça ! »


Témoignage recueilli par Geneviève ROY


Pour aller plus loin : visionner le documentaire de Aïcha Macky « Savoir faire le lit »

https://www.breizhfemmes.fr/index.php/8-a-la-une/201-eduquees-pour-seduire

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