Filtrer les éléments par date : jeudi, 11 janvier 2018

Même s’il a mené sa tâche sans répit ni relâche depuis toujours, l’ange de la mort a frappé de plein fouet la communauté musulmane du Sénégal, en arrachant à son affection le Khalife général des Mourides, dans la nuit d’avant-hier, mardi 9 décembre. Ce rappel à Dieu de ce guide religieux n’est qu’une autre perte incommensurable pour le Sénégal.  En effet, rien qu’en 2017, six (06) Khalifes ont été rappelé à Dieu.

Le 15 mars 2017, le Khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy «Al Maktoum», s’en est allé. Une journée plus tard, la communauté maure du Djoloff de Darou Salam Ndogandou, un patelin dans le département de Linguère, a perdu son Khalife Shérif Cheikh Adramé Aïdara. Quelques semaines après, la grande fâcheuse a refait surface, emportant avec elle, le Khalife général de Pire, Serigne Moustapha Cissé. C’était dans la journée du 24 juin 2017. Sa prière mortuaire fut dirigée par Serigne Cheikh Abdoul Aziz Sy, «Al Amine», devenu khalife des Tidianes après le décès de son grand-frère.

Malheureusement, Al Amine ne restera pas trop longtemps sur le trône.  Le 22 septembre 2017, le successeur de Serigne Cheikh, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, a rejoint ses aïeux. Le 09 novembre 2017, le Khalife de Leona Niassène, Serigne Ibrahima Niass, est parti après une maladie qui l’a éloigné de la scène publique. Auparavant, le 11 août, le Khalife de la famille de Serigne Cheikh Gaïndé Fatma, Serigne Abdou Fatah Mbacké, a été rappelé à Dieu.    

Sudonline

Publié dans Société

L’Observatoire du football du Centre international d’études du sport (CIES) a rendu public son dernier rapport sur la valeur de transfert des joueurs évoluant dans les cinq grands championnats (Angleterre, Espagne, Italie, France, Allemagne). Si le podium n’est pas très surprenant (Neymar-Messi-Kane), il y a de belles surprises dans le classement mondial, mais aussi africain avec, par exemple, l’étonnante valeur marchande du Nigérian Wilfred Ndidi.

On peut s’appeler Cristiano Ronaldo, avoir gagné cinq Ballons d’or, dont les deux derniers, et n’apparaître qu’à la 49e place, sur 100, du classement sur la valeur de transfert de joueurs évoluant dans les cinq grands championnats. Les critères d’estimation utilisés par l’Observatoire du football (CIES) sont nombreux et concernent surtout l’âge, le poste, la durée de contrat, les performances ou le statut international. Et sur le premier critère, le Portugais de 32 ans ne fait pas le poids avec les premiers du classement.

Le Nigérian Ndidi derrière l’Egyptien Mohamed Salah

Le Brésilien Neymar (PSG) reste donc potentiellement le joueur le plus cher au monde avec une valeur de 213 millions d’euros devant son ancien coéquipier du Barça, l’Argentin Lionel Messi (202 millions), et l’Anglais de Tottenham, Harry Kane (194 millions). Ce trio est suivi par le Français Killian Mbappé dont la valeur a explosé en quelques mois et s’estime aujourd’hui à 192 millions.

Chez les Africains, l’Egyptien Mohamed Salah, récemment élu Joueur africain de l’année, est logiquement devant avec une valeur marchande de 140 millions, qui le place au 12e rang mondial. La surprise est venue du Nigérian Wilfried Ndidi (Leicester), deuxième derrière le joueur de Liverpool, et dont la valeur est estimée à 77 millions. Une belle somme pour ce défenseur central international capable de jouer aussi au poste de milieu défensif.

Trois autres Africains sont ainsi dans le Top 100 de ce classement de l’Observatoire du football : les Sénégalais Sadio Mané (Liverpool, 66 M) et Kalidou Koulibaly (Naples, 62M ), et le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang (64 M).

RFI

Publié dans Sport

En Tunisie, les manifestations contre la hausse des prix et l'austérité ne faiblissent pas. Ces protestations ont lieu dans tout le pays. Elles visent en particulier la nouvelle loi de finances, qui vient s'ajouter à une inflation de plus de 6% en 2017 et à un taux de chômage qui dépasse les 15%. Et cette nuit, pour la troisième nuit consécutive, les manifestations ont dégénéré en affrontements.

Jets de pierre et cocktails Molotov côté manifestants, gaz lacrymogènes côté forces de l’ordre. Plusieurs manifestations, qui avaient débuté pacifiquement dans l’après-midi ont tourné aux affrontements violents pendant la nuit, notamment à Tebourba, à une trentaine de kilomètres de Tunis. C’est dans cette ville qu’un homme de 43 ans a trouvé la mort lundi lors des manifestations.

Dans la cité Ibn Khaldoun, un quartier de Tunis, des affrontements ont duré une partie de la nuit. Youssef  habite près du centre commercial que des jeunes avaient pris pour cible, avant d’être repoussés par la police : « Hier quand je suis rentré chez moi le soir, j’ai commencé à pleurer à cause des gaz lacrymogènes ». Fatma, elle, ne cache pas ses craintes face à ces regains de violence : « La situation actuelle de notre pays ne supporte pas une deuxième révolution. Cela fait peur. Il y a des risques, car la sécurité est en péril dans notre pays ». Ahmed est resté tard dans la rue pour dire sa colère de voir son niveau de vie fondre d’année en année : « Le niveau de vie en Tunisie, c’est trop cher. C’est une catastrophe. Il y a deux niveaux, les riches et les pauvres. Il n’y a pas de moyenne classe ».

Le ministère de l’Intérieur a annoncé que 70 policiers avaient blessés lors des heurts. Des pillages de supermarchés ont été signalés, ainsi que l’attaque d’un poste de police à Thala dans le centre du pays. Et, face à cette situation les autorités réagissent très fermement. 565 personnes ont déjà été arrêtées. L’armée a été déployée autour de bâtiments gouvernementaux sensibles dans les grandes villes du pays.

Les protestations ne devraient pas faiblir

Le Premier ministre, Youssef Chahed, a déclaré que la loi serait appliquée fermement contre les casseurs. Les bâtiments publics, les magasins généraux, postes de police sont clairement des cibles de ces manifestants casseurs nocturnes. Il a également accusé des partis de gauche et des réseaux mafieux d'être derrière les violences. Le mouvement Fech Nestannew (Qu'est-ce qu'on attend), un réseau de jeunes activistes à l'origine des manifestations, a pourtant appelé à manifester pacifiquement.

Par ailleurs plusieurs militants ont fait remarquer que les déclarations du gouvernement étaient très semblables aux arguments utilisés à l'époque de la révolution par le régime de Ben Ali pour discréditer les protestataires. Alors, y aura-t-il une nouvelle révolution ? Certains observateurs s'interrogent. La situation économique et sociale, qui était au coeur des revendications en 2011, ne s'est pas améliorée, bien au contraire. Le taux de chômage est aujourd'hui de plus de 15% en Tunisie. L'inflation a atteint 6,4% l'an dernier et la nouvelle loi de Finances est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Pourtant Amin, comme nombre d’habitants, est persuadé que les rassemblements violents sont attisés par des responsables politiques ou économiques : « Il y a des gens qui aimeraient voir un petit peu un petit chaos dans ce pays franchement. Je vous donne juste pour la petite remarque, on a quand même la loi de finances qui est tombée le 30, et le 31 au soir, ça a commencé. Donc cela ne peut pas être aussi spontané que ça, honnêtement ».

Difficile de prédire l'avenir

Mais il est difficile de prédire l'avenir : ce n'est pas la première fois qu'on assiste à de telles flambées de colère. Traditionnellement, le mois de janvier est celui des mouvements sociaux en Tunisie. Et les protestations ne devraient pas faiblir dans les prochains jours :  une importante manifestation est prévue vendredi 12 janvier à Tunis.  Une autre doit avoir lieu dimanche, le 14 janvier, jour du septième anniversaire de la révolution, à l'appel notamment de l'UGTT, la principale centrale syndicale du pays. Chaque année aussi, depuis quatre ans maintenant, la grogne s’amplifie à l’approche de l'anniversaire de la révolution du Jasmin dont nous fêterons la septième édition dimanche prochain.

■ La Tunisie cherche toujours à redynamiser son économie depuis la fin de la révolution de 2011

Après voir ralentit pendant trois ans, l’inflation en Tunisie est repartie à la hausse depuis la fin de l’année 2016. Elle a dépassé les 6% à la fin de l’année dernière contre 5,7% en août. Malgré le marasme économique de ces dernières années, il y a eu des embauches massives dans la fonction publique, sans pour autant régler le problème du chômage, surtout des jeunes, qui a même augmenté.

Les statistiques officielles mettent en évidence « l’approfondissement des inégalités sociales » et la hausse du taux de pauvreté. Confronté à d'importantes difficultés financières, le gouvernement tunisien a dû faire appel au Fonds monétaire international, qui a débloqué 2,4 milliards d'euros sur quatre ans, en échange d'un programme visant à réduire les déficits. La loi des finances 2018, dont les manifestants réclament la révision, a d’ailleurs été conçue dans cet esprit.

Pour financer une partie des dépenses de fonctionnement, le gouvernement tunisien a recours à la dette publique, qui frôle maintenant 70% du PIB contre 40% en 2010. L’économie du pays est aujourd’hui tirée par le secteur des services. La production industrielle s’est contractée de 6,6% et les industries extractives affichent une croissance inférieure aux niveaux historiques, en raison des mouvements sociaux dans les régions minières.

RFI

Publié dans Afrique

Le chef de l’état-major, le général Cheick Guèye, est à Ziguinchor pour suivre de près la situation en Casamance. Treize bûcherons ont été assassinés par des hommes armés dans la forêt de Boffa Bayote. La piste des indépendantistes des indépendantistes n'est pas exclue. Et l’armée sénégalaise a mis les moyens pour traquer les auteurs du crime.

« Le maquis ne se prononcera pas sur les événements de la forêt de Boffa Bayote que nous condamnons », a déclaré Jérôme Diédhiou, le secrétaire national du maquis, joint au téléphone par RFI. « Nous laissons le soin à l’aile politique. Nos hommes observent et suivent de près la situation sur le terrain. Le MFDC [Mouvement des forces démocratiques de Casamance] est dans une dynamique de paix. Mais si l’armée sénégalaise nous déclare la guerre, nous nous défendrons chèrement », a-t-il ajouté.

Sur le terrain, le chef d'état-major sénégalais, le général Guèye, est à Ziguinchor depuis hier. Une longue réunion de l’état-major décentralisé a eu lieu au commandement de la zone 5. Rien n’a filtré de cette rencontre entre officiers supérieurs. Toutefois, une longue colonne d’une dizaine de camions remplis de militaires, avec armes et bagages, venant de la zone de Toubacouta a traversé la ville du sud vers le nord.

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Côté bissau-guinéen, il était prévu que Bissau envoie des troupes à la frontière. Mais devant ce que Bissau appelle « le flou des événements », les autorités préfèrent comprendre avant d’agir.

RFI

Publié dans Société
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