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LETTRE A MON AMI LE PROFESSEUR HAMIDOU DIA- la problématique ethnique par DEME Mamadou/ France

DEME Mamadou- sociologue des migrations et du développement local

DEME Mamadou sociologue des migrations et du développement local : un intellectuel de terrain, un historien qui vous parle du Sénégal des profondeurs comme de la diaspora. Un intellectuel généreux qui aime partager et faire profiter, un homme à écouter, lire et suivre sans passion mais avec la raison. P B CISSOKO

Ko haala addata haala / wax mooy inndi wax / digaame bakkaado digaame / kumo lek kumo naati / kasankenaku egami kasankenaku / falay naa bisaada falay .

Cher ami Hamidou DIA
Pourquoi rectifies-tu ?. Le fais-tu pour faire plaisir à des amis avec qui tu as en partages l'héritage du Sénégal et ses mémoires plurielles ou le fais-tu par ce que tu te plies aux exigences de ceux qui, intellectuels ou lettrés comme toi , appartiennent à une autre socioculture sénégalaise importante mais qui , jamais à aucun moment n'avaient pas eu le courage qui a été le tien , pour dénoncer les manquements et les atteintes à la cohésion sociale sénégalaise lors que ceux – ci venaient des membres de leur communauté culturelle. Tes amis là , aux quels tu donnes des gages de fidélité allant jusqu'à dire que tu avais beaucoup de frères et amis wolofs ( ce qui est à ton honneur) que chez tes parents peuls, à chaque fois que le peul était victime d'atteintes verbales à caractère ethniciste, n'ont jamais eu à réagir et à condamner, contrairement à nous autres qui avons promptement réagi pour dénoncer fermement les propos de penda Ba et de nous en désolidariser.

J'ai admiré ton courage et ta lucidité dans ton premier article, car au lieu de te flageller pour présenter tes plates excuses comme l'ont fait certains parmi les nôtres , tu avais osé , comme je l'avais fait dans Facebook, de dénoncer la problématique de danger vers laquelle se dirigeait le Sénégal à travers des comportements chauvins nauséabonds et des paroles qui ne restituent en aucune manière l'histoire de notre cohésion sociale apaisée depuis des temps anciens .

Mais tes amis wolofs qui sont nos frères et sœurs se sont sentis visés. Et au lieu de te retrouver dans ce combat qui doit être celui de la république, ils ont préféré condamner et désapprouver tes propos .Ils te demandent de renoncer à ton espace de socialisation primaire qui est le peul depuis saldé –tébégoud ,village de la vallée antérieurement seereer comme tant d'autres de nos collectivités et villages du fuuta et ceux de la vallée du fleuve Sénégaal toute entière, pour te mouler sans discussion au modèle social mono culturel et linguistique wolof pour lequel ils dessinent les contours et la sociographie du Sénégal d'aujourd4hui et de demain.

Or cette hypothèse-là, ne restitue ni ne correspond en aucune façon à notre Sénégal historique, ni celui d'aujourd'hui et certainement pas à celui de demain. Ce Sénégal-là n'est pas le mien et pour une très large majorité de notre peuple .Cette perspective de détérioration des liens sociaux , de la coexistence interculturelle pacifique qui promeut notre cohésion nationale actuelle et la pluralité des mémoires culturelles ainsi que des diversités de territoires et de terroirs qui la composent, ne peut être la nôtre, elle n'est pas la mienne en tous les cas . Car , elle suppose , un nivellement d'autres ,pour créer les conditions d'une prévalence et d'une prééminence d'une ethnie sur d'autres pour en arriver à un monolithisme culturel et linguistique qui ne peut être qu'une perspective très dangereuse dont le Sénégal et les sénégalais n'ont pas besoin.

La phrase de ton ami Dieye qui te tend la main et qui t'invite à te relever grâce à son soutien ( admettons hamidou , que l'une de nos ethnies soit devant et les autres derrière, que l'une soit «supérieure» aux autres et après?) , y est explicite et particulièrement terrible par son chauvinisme revendiqué, pour notre histoire et notre appartenance commune caractérisée par des origines diverses, des socialisations multiples , des métissages féconds , des assimilations réciproques et des parentés plurielles dont les migrations sont les supports ainsi qu'une citoyenneté diversifiée revendiquée et enviée à l'échelle de notre continent.

Hamidou, pourquoi ne dis-tu pas à tes amis et frères et sœurs wolof qui sont les miens , que nous peuls, venus des villages lointains des régions périphériques et du centre du Sénégal , qui avons bénéficié des pluralités des socialisations éducatives sénégalaises ,et qui avons transcendé leurs continuités et discontinuités récurrentes, qui avons grandi dans une double socio-culture rurale et urbaine et qui avons vécu les continuités territoriales de notre pays, n'avons rien contre eux et contre leur communauté. Que nous ne comprenons pas leurs comportements chauvins à l'égard de notre communauté peul et à l'égard des autres communautés qui, comme elle, forment avec nous une nation en cours de construction avec une cohésion sociale historique apaisée. Que nous ne comprenons pas leurs désirs ardents d'être supérieurs aux autres et leurs volontés permanentes d'intégrer ceux qui sont différents. Que nous apprenons réciproquement avec eux et concomitamment nous inventons les méthodes et outils existentiels qui aideront nos communautés respectives à construire ensemble notre histoire d'aujourd'hui et celle de demain, comme l'avaient fait pour nous nos ancêtres qui nous ont légué le Sénégal.


Car pour nous, toutes les langues et ethnies se valent et peuvent rendre compte des mémoires séculaires, être des vecteurs des savoirs multiformes, des dynamiques de rencontres et d'échanges, des conservations et des restitutions diverses.
Pour nous, la vulgarisation des diversités culturelles et linguistiques est facteur de cohésion sociale. Celle – ci est celles des communautés, des hommes, et des femmes, des langues , des territoires et des terroirs qui , au-delà des métissages et des assimilations diverses , forment et animent une nation apaisée. La permanence de cette diversité passant nécessairement par le traitement équitable des langues nationales qui en sont les véhicules identitaires. Car hamidou, la détérioration d'une langue est un des critères de la destruction des mémoires et des civilisations. Une langue qui se meurt c'est des liens qui se détériorent et çà ce n'est pas acceptable pour le Sénégal.

Hamidou , pour quoi tu ne leurs dis pas , que jamais dans l'histoire de notre pays , jamais un intellectuel ou lettré peul francisant ou arabisant , n'a tenu un propos désobligeant ou à caractère ethnique voire ethniciste à l'égard du wolof , ni à l'égard du seereer, du joolaa , du mannding , du sooninke , du manjaak, du balante , du basari , du tennda, du malinke , du jaaxanke et du xaasonke, du mankany et tant d'autres communautés de notre nation. Dis leurs hamidou ,que dans aucune de ces communautés de notre nation qui sont sont à égal droit et devoir que les wolofs dans notre nation, qu'aucun lettré quelqu'il soit n'a jamais écrit quelque chose de désobligeant ou proféré une parole ou un comportement ethniciste à l'égard de son frère ou sa sœur wolof.

Hamidou , toi et moi comme beaucoup de jeunes lycéens originaires des régions périphériques du Sénégal, qui avons grandi à NDAR ,et qui y avons vécu toute notre adolescence dans cette contrée marquée par la pluralité de son peuplement et de sa téranga légendaire, nous avons bénéficié de l'hospitalité de ces familles wolofs qui nous ont accueilli , hébergé ,nourri , soutenu financièrement , non pas parce qu'elles étaient meilleures ou supérieures que nous , mais tout simplement parce qu'elles étaient et restent toujours des ndey -ji - reew et profondément humains.

Comment expliques alors hamidou, que certains de nos frères et sœurs wolofs , ne cessent en longueur de journées ,dans les différents évènements qui traversent notre pays , de tenir à tout va des propos désobligeants et ethnicistes à l'égard de notre communauté et exclusivement à l'égard de celle-ci ? . Ils ne s'attaquent pas aux seereer , aux sooninke, aux joolaa, aux mannding et autres ethnie. Seule notre communauté est leur cible privilégiée. Pourquoi alors des intellectuels et des lettrés wolofs ou devenus wolofs dans le temps et dans l'espace suite à des assimilations qui ont confirmé des ruptures avec des origines, s'attaquent aux peuls avec des propos ethno-raciaux , et que ceux et celles de tes amis qui te demandent de t'amender ne les dénoncent pas , ne les condamment pas ? .Pourquoi, lorsque le Professeur Malick Ndiaye intellectuel éminent a voulu mettre son intelligence au service d'une idéologie pourrie en voulant théoriser son concept nauséabond du « neddo bandoumisme » alors que chez nos parents wolof les expressions « nit , nit ay mbokkam, mba nit, nit ay garabam font légion , renforçant ainsi des milieux linguistes intégristes et rétrograde ,pour masquer sa trahison de Macky Sall en écrivant clandestinement un livre à charge contre lui et se donner bonne conscience quand il a été defenestré de la présidence de la république par ce dernier, tes amis ne l'ont pas condamné et ne l'ont pas demandé de s'amender comme ils le font avec toi? . Pourquoi, lorsque le journaliste de talent Babacr Justin Ndiaye que je lis fréquemment a osé faire le parallèle sur l'appartenance ethnique commune entre le président MACKY Sall et le Général Sow quand ce dernier a été choisi par le premier comme chef d'état-major des armées du Sénégal, tes amis et ceux qui grondent et glausent sur ton article, ne l'ont pas condamné et demandé de s'amender? Dans une ces livraisons, où il faisait une exégèse des propos de Amy collé , houleye Mané , et penda Ba , il fait appel à l'histoire de l'organisation sociale et institutionnelle de notre pays vantant les mérites de Senghor et de Abdou DIOUF, mais s'abstenant de parler curieusement d'Abdoulaye Wade et de sa gouvernance de 12 ans, comme s'il ne s'était rien passé. Alors que l'émergence du discours politique ethniciste institutionnel au Sénégal corrobore les présidences d'abdoulaye wade et sa gouvernance ethno- confrérique avec tout cela a eu comme conséquence sur l'abaissement du pouvoir politique, l'affaiblissement de l'Etat républicain. Mais apparemment cela n'offusque pas babacar jupiter Ndiaye. Des milieux ethno- linguistiques qui gravitaient autour d'abdoulaye Wade , ses ministres déchus et ses députés battus lors de l'alternance 2012 alimentèrent en toute impunité ce vocable ethnocentrique, bien que beaucoup d'entre eux dansent déjà du ndaw rabbiny pour macky sall sans qu'aucun procureur ne s'autosaisisse .Pourquoi ce grand journaliste qui honore son pays par ses écrits et ses analyses ne dénonce t – il pas les manquements de la gouvernance d'Abdoulaye sur cette question fondamentale qui menace notre pays et sa cohésion sociale jusqu'ici apaisée.
Pourquoi quand Penda Mbow dont tout le monde sait que sa haine contre Abdoulaye Wade est liée à sa défenestration comme ministre de la culture, lorsqu'elle proclama publiquement que le vote en faveur de macky Sall était de nature identitaire , ce vocable conceptuel pour ne pas dire tout simplement qu'il était ethnique n'a pas été dénoncée et condamnée par tes amis.


Aujourd'hui dans les faveurs de la gouvernance de Macky Sall , elle se souvient de ses origines peules allant jusqu' leur danser chaque matin du wango et du riiti pour plaire à la première dame quitte à lui rappeler au quotidien son métissage historique seereer et peule.


Pourquoi quand Abdoulaye Wade a tenu des propos désobligeants à l'égard du Fuuta lors de la camagne présidentielle de 2012 , allant jusqu'à menacer vertement cet espace géo-humain stratégique pour notre nation en devenir ,aucun de tes amis dont nombreux étaient à la source nourricière des wade , n'a condamné ni cherché à se désolidariser. Ils ont préféré taire leurs principes républicains pour continuer à manger. Or à notre connaissance un principe républicain ne peut et ne doit être sélectif.
Et pour tant ce même abdoulaye wade s'enorgueillait de ses origines fuutankaises , allant à les revendiquer publiquement dans les années 80 à 2000 en France ,cotisant dans les caisses villageoises des ressortissants des villages de joomanndu , tuldegaale , siwre et saare sukki du département de Podor résidents en France ,réputés être le berceau des Wade du Sénégal . Les députés Mody Sy et Amadou ciré Sall sont des témoins vivants de cette période .Celui-là même qui revendiqua son origine futankaise lorsqu'il donna une confidence à l'ancien ressortissant maurtinanien qui dirigeait l'OMVS, que son propre grand père Abdoulaye Wade dont il portait le prénom est mort entéré à Kaedi de l'autre côté de la rive du Fleuve Sénégal.
Pourquoi quand ce même Abdoulaye wade donna le micro à Macky à Matam pour qu'il parle à ses parents pulaar en 2007, cela n'a offusqué personne de tes amis qui t'interpellent ? Idem quand il a traité Macky et sa famille de jaam , de deum ( enthrophophages buveurs de sang) ils étaient où tes amis qui te tendent la main aujourdhui ? L'injure de penda ba que je ne partagerai jamais , est elle plus sale que celles -là tenues par des hommes et des femmes d'envergure qui le disent parcequ'ils se sentent impunis et non atteignables.

Il en est également de Cheikh Anta diop le digne fils de notre nation , quand Senghor disait de lui qu'il ne peut pas gouverner le Sénégal parce qu'il n'aimait pas les toucouleurs ,il répondu frontalement : « comment pourrais-je détester un peuple aussi noble et valeureux d'où je viens car je tire mes origines familiales de villages du département de Podor? »

Hamidou comment expliques tu que ce peuple indexé auquel tout le monde s'en orgueille d'appartenir , des politiques aux chefs religieux illustres, aux intellectuels de renom qui font le prestige de notre pays , n'ait jamais recherché une prévalence sur les autres ethnies sénégalaises et
soit dans son évolution historique temporelle et spatiale sénégalais , un objet de méfiance et de haine Voir de discours ethniciste de ceux ou celles qui revendiquent être en partie issus de lui?

Ces intellectuels et ces hommes et femmes politiques que tu dénonces disent-ils tout haut ce que beaucoup de personnes pensent tout bas ? Et parce qu'ils sont impunis dans leurs comportements et dans leurs propos, ils facilitent aujourd'hui les attitudes et injures à caractères ethnicistes qui pullulent dans les réseaux sociaux et beaucoup d'entre eux les défendent voire les soutiennent.

Vois-tu mon cher hamidou, notre nation a la chance et l'honneur d'avoir des fils et des filles du Sénégal qui l'ont porté et continuent à le porter au firmament des nations et dont les origines transcendent la pluralité des composantes ethniques qui la caractérisent, grâce à des métissages et des assimilations récurrentes valides depuis des temps anciens et dont les migrations sont les supports. Ceux -ci fondent nos personnalités et des identités communes connues ou méconnues par les générations actuelles que nous sommes. Et il y a va de l'intérêt de notre pays que les ndiaye seereer, Ndiaye joolaa, Ndiaye manding, Ndiaye wolof , Ndiaye pulaar , Ndiaye sooninke , Ndiaye manjak , se retrouvent autour de l'essentiel d'une appartenance commune malgré leurs différences et acceptent qu'entre eux il ne peut y avoir de prévalence , de prééminence , de supériorité ou d'infériorité .Car personne d'entre eux n'est ni l'original ni la photocopie, et qu'ils sont tout simplement sénégalais à multi-appartenances identitaires et fier de l'être ;
Comprendre cette boutade, la partager avec les réseaux qui animent toutes les structurations sociales qui sont les nôtres malgré leurs stratifications, facilitera sans aucun doute la disparition d'idées de mauvaise augure et renforcera l'idéal de notre état nation que nous avons à construire en communautés et ensemble

DEME Mamadou Sociologue des migrations et du développement local

Publié dans Contribution

 

La vie ailleurs, la vie des animaux, la vie tout court

SAUVÉE PAR LES LÉMURIENS par Geneviève Bobior-Wonner
Illustrations de Lionel Brun   Jeunesse l'Harmattan   OCÉAN INDIEN Madagascar


Hafiza, 12 ans, vit à Madagascar avec ses trois frères. Elle rêve de pouvoir aller au collège et au lycée et, qui sait, à l'université. Mais ses parents sont bien trop pauvres pour pouvoir lui payer des études, et privilégient ses frères. Pour assurer son avenir, ils décident de la marier. Hafiza, indignée, s'enfuit dans la forêt où elle fera de drôles de rencontres...

Publié dans Ex-libris

Poème trouvé dans le cabinet de mon dentiste à Choisy-le-Roi Dr COHEN
Je ne perds souvent pas mon temps, je ne viens pas au cabinet pour deviser avec les gens, il y a toujours de la lecture intéressante et là j'ai trouvé deux poèmes forts denses et l'assistante me dit «c'est une personne décédée de la famille du Docteur» Je réponds mais je ne trouve pas ce poème en ligne et le Dr tout ému me dit non vous ne trouverez pas ...
Ce poème exprime la souffrance d'une femme restée longtemps malade et qui soulage son cœur en écrivant ceci
Je vous propose cette belle poésie qui doit nous donner de l'espoir et nous battre pour exister face aux épreuves.Pape B CISSOKO

Une trace et rien d'autre

Je veux laisser derrière moi une trace et rien d'autre
Qu'une simple trace du temps qui passe
J'ai posé sur le papier tant de mots que ma mémoire me fait défaut
Une à une j'ai tourné des centaines de pages

Essayant de comprendre quel serait le message
J'ai creusé dans l'argile des montagnes de colères
Exhibant parfois mon côté fragile semblable à la danse
D'une femme craignant de rendre l'âme

Je veux laisser derrière moi une trace et rien d'autre
Qu'une simple trace du temps qui passe
Que d'effort pour sortir de l'abîme
Qu'importe j'ai trouvé ma terre promise

Afin d'accueillir mes lendemains à venir
Voici les oeuvres l'unique preuve de toute une existence
Faites de tourments et d'épreuves
C'est pourquoi je veux laisser derrière moi une trace
Et rien d'autre qu'une simple trace du temps qui passe

Jocelyne posmantier-S 2002 famille du Dr COHEN dentiste

Publié dans Poésie

Le championnat d’Afrique des nations masculin de basket-ball (Afrobasket 2017) se déroule du 8 au 16 septembre, à Tunis et Dakar. C’est la première fois que deux pays différents accueillent l’Afrobasket. La faute au désistement du Congo puis de l’Angola pour l’organisation de cette édition 2017.

Quoiqu’il arrive, cet Afrobasket 2017 restera dans les annales du basket-ball africain. Pour la première fois, le championnat d’Afrique des nations masculin va en effet avoir lieu dans deux pays différents : la Tunisie et le Sénégal.

La confédération africaine de basket-ball (FIBA Afrique) a toutefois davantage subi que souhaité cette situation. L’Afrobasket 2017 devait initialement avoir lieu du 19 au 30 août dans la banlieue de Brazzaville, à Kintélé, le site des Jeux africains 2015. Mais, s’estimant en trop grande difficulté financière, les autorités congolaises ont renoncé, en avril dernier.

Le Tunisie se propose, le Sénégal dispose

Après plusieurs jours de vaines discussions avec le Congo, la FIBA Afrique s’est donc tournée vers la Fédération angolaise de basket-ball (FAB). Nouveau problème : si la FAB est alors partante, les autorités angolaises, elles, ne sont pas emballées. Les élections générales sont en effet censées avoir lieu en même temps que l’Afrobasket 2017. L’Etat angolais n’a pas voulu avoir à gérer les deux événements à la fois.

La FIBA Afrique a alors fini par accepter l’aide la Tunisie qui n’avait cessé d’offrir ces services. Les Tunisiens avaient organisé la précédente édition, en 2015. Mais la confédération africaine n’avait plus vraiment le choix. Elle a tout de même demandé au Sénégal de prêter main forte.

Les autorités sénégalaises ont accédé à la demande de la FIBA Afrique et surtout de leurs propres joueurs. Pour les « Lions de la Téranga », l’occasion est en effet trop belle de reconquérir le titre continental, vingt ans après leur dernier sacre. Leur pivot-vedette du Sénégal, Gorgui Sy Dieng, a ainsi mis tout son poids dans la balance.

Plusieurs joueurs NBA ont renoncé

Gorgui Dieng sera d’ailleurs un des rares joueurs de la Ligue nord-américaine (NBA) présent à l’Afrobasket 2017. Suite aux difficultés d’organisation, plusieurs éléments de la prestigieuse NBA ont en effet renoncé à participer au tournoi biennal. Les Camerounais Luc Mbah a Moute, Pascal Siakam et Joël Embiid ainsi que les Congolais de RDC Bismack Biyombo et Emmanuel Mudiay se faisaient, pour certains, une joie de jouer au Congo voisin.

Mais, entre des polices d’assurance contre les éventuelles blessures non-délivrées et une compétition en septembre, tous ont décidé de faire l’impasse. A ce niveau-là, c’est l’Afrobasket 2017 qui est le grand perdant.

RFI

Publié dans Sport
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