Filtrer les éléments par date : lundi, 11 septembre 2017

Au Sénégal, après la présentation du gouvernement la semaine passée, cette semaine l’actualité politique va se jouer à l’Assemblée nationale. Les 165 députés élus feront leur rentrée ce jeudi 14 septembre et deux personnalités au moins seront absentes lors de cette rentrée. Abdoualye Wade et Khalifa Sall.

Le communiqué est tombé ce dimanche 10 septembre en début de soirée. Abdoulaye Wade l’avait dit et répété. S’il était tête de liste, c’était uniquement pour aider son parti. L’ex-président a donc démissionné de son poste de député.

« Je ne serai donc pas présent à la séance d’ouverture convoquée ce jeudi », indique Abdoulaye Wade qui conclut en taclant une fois de plus le président Macky Sall. « Mon parti et moi-même avons constaté la fin de ma mission qui s’est terminée avec l’arrêt du Conseil constitutionnel publiant les résultats controversés des élections ».

S’il ne siègera pas à l’Assemblée, Abdoulaye Wade n’en a pas terminé avec la politique, au contraire. Avec 20 députés, sa coalition est la première force d’opposition.

Sans doute en lien avec le dialogue politique proposé par Macky Sall, le doyen de la vie politique vient de tendre la main à Khalifa Sall qui sera, sauf coup de tonnerre, l’autre grand absent de la rentrée parlementaire qu’il suivra depuis sa cellule de la prison de Rebeuss.

RFI

Publié dans Politique

Au Sénégal, la mission est terminée pour Abdoulaye Wade. L'ancien président, élu député aux législatives fin juillet 2017, démissionne de son poste avant même l'installation du nouvel hémicycle. A 91 ans, il l'annonce dans une courte lettre adressée au secrétaire général de son parti, le PDS. Mais cela ne marque pas du tout la fin de sa carrière politique.

La démission d’Abdoulaye Wade s’étale dans toute la presse du Sénégal. « Maître Wade ne siègera pas », titre L’Enquête. « Wade démissionne de son poste de député », écrit Walfquotidien. Tous les journaux, y compris le journal d’Etat Le Soleil, reprennent ce lundi le communiqué envoyé par l’ex-chef de l’Etat.

Conséquence directe, « M. Wade ne présidera pas ce jeudi la séance d’installation de la nouvelle législature », indique Walfquotidien. Une présidence qui lui revenait, car il est le doyen des députés.

Abdoulaye Wade se passe donc de cette tribune politique. Un choix, une stratégie, car le « gorgui », malgré ses 91 ans, n’en a pas terminé avec la politique. Dans sa lettre de démission, il fustige Macky Sall en écrivant que les résultats des législatives sont controversés.

En début de week-end, l’ex-chef de l’Etat s’est aussi rapproché du camp Khalifa Sall, en promettant de tout faire pour aider le maire de Dakar à sortir de prison.

Etape par étape, Abdoulaye Wade met en place sa stratégie, cherche la position de force en vue, peut-être, d’accepter la main tendue, le dialogue proposé par l‘autre grand stratège de la vie politique sénégalaise, Macky Sall.

RFI

Publié dans Politique

L’attitude d'Aung San Suu Kyi est depuis longtemps très ambigüe sur la question des Rohingyas, persécutés en Birmanie. Comment expliquer la prudence quasi coupable de celle qui est désormais de facto la dirigeante du gouvernement ? Eléments de réponse, alors que la « dame de Rangoun » est attaquée de toute part pour sa passivité. Même le dalaï-lama, Nobel de la paix au même titre qu'elle, a fait part de son indignation.

De notre correspondant dans la région,

L’exode des Rohingyas musulmans de l’ouest de la Birmanie vers le Bangladesh se poursuit, atteignant au moins 250 000 réfugiés en trois semaines. Face aux condamnations émanant surtout des pays musulmans, des Nations unies et des organisations de protection des droits de l’homme, Aung San Suu Kyi s’est exprimée pour la première fois ce week-end.

La conseillère spéciale birmane a affirmé que son gouvernement protègerait toutes les personnes vivant sur le sol birman, « y compris ceux qui n’en sont pas citoyens ». Mais la dirigeante birmane tarde à prendre des mesures concrètes pour ces populations.

La première raison est qu’elle n’a pas vraiment les mains libres. L’appareil d’Etat est encore en grande partie contrôlé par les militaires. Ils tiennent les ministères de l’Intérieur, de la Défense et des Frontières ; ce sont justement les ministères qui sont en charge de tout ce qui se passe dans l’Etat d'Arakan, dans l’ouest de la Birmanie.

La situation actuelle dans cette région frontalière du Bangladesh est considérée comme une question de sécurité nationale, et selon la division des tâches entre la dirigeante birmane et les militaires, seuls ces derniers ont leur mot à dire sur ce sujet. D’où l’extrême prudence d’Aung San Suu Kyi et sa réticence à s’exprimer publiquement sur les Rohingyas.

Critiques sur la « dame de Rangoun »

Pourtant, la conseillère spéciale aurait pu en faire beaucoup plus, ne serait-ce qu'en dénonçant clairement les exactions dans l'ouest. C’est d'ailleurs ce que lui reprochent les organisations de protection des droits de l’homme. Elle pourrait utiliser une partie de sa crédibilité politique et de sa popularité pour prendre une position de principe contre les violations des droits dans l’Arakan.

Mais pour elle, cela comporte des risques : d’abord créer des tensions avec les militaires, qui pourraient dès lors s’appuyer sur le ressentiment général des bouddhistes birmans contre les Rohingyas pour l’affaiblir politiquement. Elle risquerait également de se couper de sa base politique.

Dans sa longue lutte pour ramener la démocratie en Birmanie, Aung San Suu Kyi a avant tout été la représentante des Birmans bouddhistes. Les minorités ethniques ne se sentaient pas représentées par elle. En déclarant par exemple que les violations des droits de l’homme dans l’Etat d'Arakan sont des inventions des médias étrangers, elle va dans le sens de ce que pense sa base politique.

Conséquences sur la transition politique

Cette crise a en tout cas des effets très négatifs sur la transition démocratique en Birmanie. D’abord, elle renforce la montée d’un bouddhisme ultra-nationaliste à travers tout le pays. Cet ultra-nationalisme vise en premier lieu les musulmans dans toutes les régions. On commence ainsi à voir des villages qui interdisent l’entrée aux musulmans.

Le boycott économique des musulmans se renforce également, mais même au-delà du clivage bouddhiste-musulman, ce fanatisme bouddhique peut aussi déstabiliser les relations avec les autres minorités ethniques du nord du pays, avec lesquelles le gouvernement a essayé de mettre en place des accords de coopération politique.

Plus largement, la question des Rohingyas focalise maintenant toute l’attention, non seulement à l’intérieur de la Birmanie, mais aussi dans les relations entre la Birmanie et les pays étrangers. Cela ne peut que ralentir et rendre plus difficile la transition démocratique, c’est-à-dire le désengagement progressif des militaires de l’appareil d’Etat.

RFI

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Le maire de Dakar, Khalifa Sall garde toujours ses chances d’obtenir une liberté provisoire. Ou du moins, c’est la conviction de Mouhamadou Ngouda Mboup, enseignant chercheur en droit public à la faculté des Sciences juridiques et politique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm (privée), l’enseignant chercheur a indiqué que l’ouverture de la treizième législature dont Khalifa Sall est membre constitue une possibilité offerte à ses avocats pour saisir le juge des référés dans un délai de quarante-huit heures à partir du 14 septembre prochain.

Invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm (privée), l’enseignant chercheur en droit public à la faculté des Sciences juridiques et politique de l’Ucad, Mouhamadou Ngouda Mboup, a indiqué que le maire de Dakar a toujours les chances d’obtenir une liberté provisoire en dépit des nombreux refus enregistrés par ses avocats.

Face à notre confrère Baye Oumar Gueye, Mouhamadou Ngouda Mboup a souligné que l’ouverture de l’installation de la treizième législature dont Khalifa Sall est membre constitue une possibilité offerte à ses avocats pour saisir le juge des référés dans un délai de quarante-huit heures à partir du 14 septembre prochain. «Depuis le 17 janvier 2017, il y’a eu une réforme judiciaire majeure. Le juge des référés a fondamentalement quarante-huit heures pour statuer à ce qu’une liberté fondamentale soit protégée sous les quarante-huit heures : c’est le président de la Cour suprême. Et, si les avocats de Khalifa Sall saisissent le juge des référés, il va statuer par ordonnance. Maintenant, l’urgence sera caractérisée lorsqu’à la veille de l’installation de l’Assemblée nationale, Khalifa Sall n’est pas libéré», indiqué Mouhamadou Ngouda Mboup.

La présence de Khalifa Sall est obligatoire

«A la veille de l’installation du parlement, à minuit, si Khalifa Sall a sa convocation, on devrait le laisser aller participer à l’investiture parce qu’on ne peut pas investir un député qui n’est pas présent. Dans le système sénégalais, pour investir un député, il faut qu’il soit présent, c’est la raison pour laquelle, on fait l’appel parce que si on fait l’appel et que Khalifa Sall n’est pas là, donc sa présence physique n’est pas avérée. Et, il faudrait s’assurer à ce qu’il soit là», ajoute encore l’enseignant chercheur en droit public à la faculté des Sciences juridiques et politique de l’UCAD. Et d’ajouter : «un député élu a le droit de demander à assister à son investiture. Le lui priver, revient à violer ses droits parce que c’est la constitution qui prime sur la loi pénale».

Auparavant, Mouhamadou Ngouda Mboup a estimé que la convocation du maire de Dakar, Khalifa Sall et sa présence à la séance d’ouverture solennelle de l’Assemblée Nationale prévue ce jeudi 14 septembre, sont obligatoires. Car dit-il, «au Sénégal, on n’a pas élu 164 députés mais on a élu 165 députés et c’est la raison pour laquelle, j’avais dit, les avocats de Khalifa Sall ont une procédure qu’ils n’ont pas utilisé que l’on appelle le référé administratif».

SudOnline

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