Filtrer les éléments par date : vendredi, 11 août 2017

 

Innovation 2.0 : Kahi Lumumba, influenceur panafricain

Kahi Lumumba, dirigeant de l'agence de web marketing Totem Experience. © Cyrille Choupas pour JA
Petit-fils du leader congolais Patrice Émery Lumumba, Kahi Lumumba, jeune pousse de la com internet reste éloignée de la politique et vise à inspirer les managers africains.


Les Lumumba, on les croise surtout sur la scène politique congolaise.

Il y a eu le grand-père, Patrice Émery, figure du panafricanisme et héros de l'indépendance de la RD Congo, le père, François, ou encore la tante, Juliana. Mais ne cherchez pas Kahi dans ce microcosme-là ! Le petit-fils évolue dans l'univers du numérique. Très loin des arcanes du pouvoir, des QG de l'opposition ou des mouvements citoyens.

Le monde de Kahi, c'est l'entrepreneuriat. « C'est ici que je m'éclate », confie le jeune homme de 32 ans, voix maîtrisée, sourire contagieux.
Le dirigeant de l'agence de web marketing Totem Experience nous donne rendez-vous dans un bar afro-cubain du centre de Paris. Il revient de plus en plus fréquemment dans cet îlot exotique qu'il a tout récemment découvert. On y sert à volonté de la salsa, mais aussi des sons en vogue de l'afro-pop.

Ça tombe bien ! « Une génération qui peut être à la fois fan de Fally Ipupa et fière de Nelson Mandela ou de Thomas Sankara » passionne Kahi.


Au point qu'il a laissé tomber son boulot de consultant spécialisé, entre autres, dans la négociation des contrats, pour s'approcher davantage de cette génération. « Je voulais me lancer dans quelque chose de concret : avoir un impact direct sur les gens », justifie-t-il. Kahi ne se sentait « plus à sa place » dans son travail de l'époque. « Faire économiser 500 000 euros à une société » ne lui disait plus rien.
« Kahi président ! »


L'« impact direct » sur la communauté africaine, Kahi ne l'a trouvé ni à Londres ni à Paris, villes où il a effectué ses dernières missions pour le compte de l'agence de consulting qui l'employait. À la Défense, quartier d'affaires de la capitale française, le natif de Bruxelles était notamment intervenu dans le service informatique de la Banque postale en 2010, puis à Gaz de France (GDF) l'année suivante. Avant finalement de décider de voler de ses propres ailes vers les cieux lointains de la com et du brand content [contenu de marque].


La reconversion est totale, le challenge, « excitant ». Kahi s'entoure alors de deux autres jeunes motivés, Antony Bah et Ludovic Caffa. Le trio de choc multiplie les séances de travail et les échanges sur Skype. Malgré l'abandon d'un des associés, le projet avance. Année après année, Totem Experience gagne en crédibilité et en notoriété. « La créativité africaine demeure au centre de notre stratégie », théorise Kahi, qui vient de réussir le pari de réunir pour la première fois tous les « influenceurs » africains de renom à Paris. C'était lors des Africa Digital Communication Days (Adicom Days) coorganisés début mars avec l'agence de communication Hopscotch Africa.


« Nous avons franchi un cap », nous glisse-t-il entre deux réunions de panels. Fidèle à ses valeurs, c'est le « nous » qu'il met en avant, l'équipe de Totem. Mais le public n'a d'yeux que pour une personne. Avant la clôture de l'event, c'est unanime qu'il s'adonne à un vibrant « Kahi président ! Kahi président ! » Son destinataire, ému, esquisse un sourire.
Et profite du moment tout trouvé pour annoncer son nouveau-né. Avec des airs de Tim Cook en train de « pitcher » les prouesses de la nouvelle trouvaille de la marque à la pomme croquée, seul sur la tribune et devant un grand écran, Kahi dévoile Tina Africa, « la première plateforme qui met les annonceurs en relation avec les leaders d'opinion et les créateurs de contenus africains ». « Ce jour-là, beaucoup ont découvert ce que nous faisions de nos journées. Et ont changé de regard sur notre entreprise », décrypte le porteur du projet.


Bientôt des bureaux à Abidjan


Mais pas question de s'arrêter en si bon chemin. Totem Experience, déjà présente au Bénin, veut désormais ouvrir des bureaux ailleurs sur le continent, notamment à Abidjan, où se tiendra la deuxième édition des Adicom Days en 2018.
« On ne peut pas vouloir inspirer les managers africains dans le domaine de l'innovation et vivre éternellement à Paris », commente Kahi. Né durant l'exil de son père, il n'exclut pas de revenir s'installer en Afrique. Ce ne sera pas une première pour le jeune homme. Déjà à 13 ans, avec son frère, il avait suivi sa mère, cadre de l'Organisation internationale du travail (OIT), mutée à Abidjan.
Nous sommes tous des petits-fils de Patrice Lumumba


« C'est pendant cette période-là que j'ai vraiment saisi l'importance du nom que je porte : j'ai vu des personnes contentes parce qu'elles avaient croisé sur leur route un membre de la famille Lumumba. Alors qu'en Belgique les gens s'arrêtaient plus par curiosité », se souvient Kahi, un brin nostalgique.


Forcément, le poids historique de ce patronyme modèle son état d'esprit. « Inconsciemment, on s'interdit de faire n'importe quoi », confirme celui qui se dit « fier de l'héritage » du patriarche. Mais, en réalité, « nous sommes tous des petits-fils de Patrice Lumumba », conclut-il, raie bien placée à gauche. Hommage au grand-père ? « Juste un style », esquive Kahi, amusé. Vous étiez prévenus. Ne le cherchez point sur le terrain politique.


http://www.jeuneafrique.com/mag/463664

Publié dans Economie

 

Maroc : quand les citoyens guident le changement

Les Marocains ont attendu six mois pour avoir un gouvernement. Et il a suffi de quelques maladresses pour que la crédibilité de ce cabinet né dans la douleur soit entamée.
Des milliers de manifestants réunis en hommage à Mouhcine Fikri, un vendeur de poisson mort broyé dans une benne à ordures, le 4 novembre 2016, à Al Hoceïma, au Maroc. © Samia Errazzouki/AP/SIPA
Les Marocains ont attendu six mois pour avoir un gouvernement. Et il a suffi de quelques maladresses pour que la crédibilité de ce cabinet né dans la douleur soit entamée.


Maroc : double vitesse


Le 14 mai, un communiqué des partis de la majorité a qualifié les contestations qui agitent la province d'Al Hoceima depuis octobre 2016 de « séparatisme et [de] sédition ». Le lendemain, des milliers de Rifains lui répondaient par une grande manifestation, dénonçant une atteinte à leur dignité. Le gouvernement a tenté de renouer le dialogue en dépêchant des ministres sur place.
Début juillet, El Othmani lui-même a reconnu, au cours d'une interview télévisée, qu'il regrettait les termes de ce communiqué. Mais le mal était fait, et les manifestations dans le Rif – qui n'a jamais eu de relation simple avec l'Histoire – ont pris de l'ampleur. À la mi-juillet, à peine franchi le cap des cent jours, on pouvait dire que le gouvernement de Saadeddine El Othmani avait failli sur la gestion de ce dossier brûlant. La situation lui a tellement échappé que ses appels au calme n'ont rencontré qu'indignation, tristesse et saillies.


Une déchirure grandissante


Au-delà du Rif, cette séquence a surtout révélé la déchirure toujours plus grande entre le monde politique et la population. Depuis une dizaine d'années, les différentes élections affichent de bien piètres taux de participation. Excepté en 2011, quand les politiques ont été les porte-voix d'une rue arabe en ébullition, l'abstention a été le grand vainqueur des derniers scrutins.
Un phénomène qu'on observe d'ailleurs dans d'autres pays, comme l'Algérie ou la France. Partout ou presque, l'action politique dans sa configuration actuelle n'est plus au diapason des aspirations et de l'action citoyennes. Les sociétés se développent et évoluent si vite qu'elles se détachent de plus en plus de leurs représentants politiques, tel un corps se défait d'un vêtement qui ne lui sied plus, trop vieux, trop usé. Alors, quand les acteurs politiques se retournent contre les voix qui les ont élus, qu'ils leur reprochent d'exercer leur droit de manifester librement... bonjour les dégâts !


Certes, les marches de protestation dans le Rif ont récemment été émaillées par des scènes de violence, déclenchées par des groupes de casseurs, blessant des dizaines de membres des forces de l'ordre et incendiant une résidence de la police. Elles ont cependant eu aussi leurs moments de civisme, lorsque les manifestants eux-mêmes formaient des cordons de sécurité pour protéger les biens publics des tentatives de vandalisme. Par bien des aspects, ce mouvement social montre que la culture de la manifestation pacifique s'est normalisée au Maroc.
Associer les citoyens au processus décisionnel


Dans ce pays en mouvement, l'action politique n'a pourtant pas suivi ce changement sociétal. Pis, elle a cherché à enlever à l'action citoyenne tout ce que cette dernière a acquis au cours de décennies de « mûrissement ». Ce n'est pas pour rien que de plus en plus de voix s'élèvent, y compris parmi des personnalités officielles haut placées, appelant à réinventer les mécanismes de médiation avec les citoyens pour qu'ils soient associés au processus décisionnel.


Partout dans le monde, les politiques se sentent dépassés. Mais, lorsque la situation sociale devient tendue, il faut apprendre à se surpasser. À nouvelle société, nouveaux mécanismes d'intermédiation. Ce choix ne serait pas de trop dans un royaume qui a traversé sans dégâts l'épreuve des révolutions arabes, qui a su s'adapter à la mondialisation, devenir un champion économique et qui vient de réintégrer, avec savoir-faire et grande agilité, son corps africain.


par Nadia Lamlili


Nadia Lamlili est responsable de la zone Maghreb/Moyen-Orient sur le site de Jeune Afrique. Elle est en particulier spécialiste du Maroc.
http://www.jeuneafrique.com/mag/461686/politique

Publié dans Afrique

Il n’y a pas si longtemps, la « Rudimania » s'était emparée de la ville aux sept collines  : Rome. Dans la cité magnifiée par Federico Fellini dans le film La dolce vita, Rudi Garcia a vécu un conte de fée. Aujourd’hui, l’entraîneur compte ranimer la flamme marseillaise.

Depuis 1994 et ses premiers pas comme entraîneur à l’AS Corbeil-Essonnes en région parisienne, le quinquagénaire a fait du chemin. Un doublé Coupe de France-Ligue 1 avec Lille, une histoire d’amour avec la Roma, avant un divorce. « Je suis trop reconnu dans la rue. Mais on peut aussi imaginer que lorsque les choses iront moins bien, il y aura l’excès inverse », nous racontait-il à l’époque la tête sur les épaules.

La reconstruction d’un club devenu moribond

Celui qui a été démis de ses fonctions le 13 janvier 2016 et qui a été remplacé par Luciano Spalletti a déjà un curriculum vitae bien fourni grâce à un parcours deself-made-man, comme il l’écrit dans son autobiographie. « Je n’ai pas bénéficié d’un quelconque réseau d’entraide ou profité d’un lobby spécifique pour construire pas à pas ma carrière, notamment celle d’entraîneur », avance l’ancien milieu offensif qui a permis à Gervinho ou Eden Hazard de se révéler.

En octobre 2016, Rudi Garcia est arrivé du côté de Marseille avec comme mission la reconstruction d’un club devenu moribond, mais qui a été racheté par Frank McCourt. Pour son premier match, il affronte le Paris Saint-Germain et met fin, grâce à un nul, à une série de dix défaites consécutives face au rival historique.

Pour cette nouvelle saison, Rudi Garcia a l’ambition de ramener l’OM sur le devant de la scène nationale, de ranimer la flamme. Il avance dans les colonnes deL’Equipe : « L’enthousiasme est là, la passion aussi. Mais il ne faut pas vendre n’importe quoi à nos supporters. On vend du travail, de la sueur, du beau jeu et des buts marqués parce qu’on a envie de voir ça. »

Rudi Garcia souhaite attirer « un attaquant de surface »

Pour l’heure, Rudi Garcia dit compter sur les talents de Valère Germain, l’ancien Monégasque, qu’il considère « sous-coté ». Il se dit aussi heureux d’avoir à nouveau Adil Rami à ses côtés, un défenseur qui peut « rivaliser avec n’importe quel attaquant ». « La présence de Rudi Garcia ? C’est vrai que pour moi, ça a été important. J’ai fait des choix en fonction des clubs qui sont en Ligue des champions, et aussi en fonction des entraîneurs », répond l’intéressé.

L'Olympique de Marseille a bouclé jeudi 10 août sa cinquième recrue de l'été avec Jordan Amavi. Le latéral gauche de 23 ans est arrivé en provenance d'Aston Villa en prêt. Mais Rudi Garcia souhaite aussi attirer « un attaquant de surface, un buteur, bon de la tête, puissant athlétiquement. » De quoi compléter la recrue phare de l’été : Luiz Gustavo, ancien du Bayern Munich.

Lors de la première journée du Championnat de France, l’OM a reçu et battu Dijon 3-0. Samedi 12 août, les hommes de Rudi Garcia se déplacent à Nantes. Le technicien de la cité phocéenne ne veut rien promettre pour ne pas décevoir, car comme le dit le proverbe : « Rome ne s’est pas faite en un jour ».

RFI

Publié dans Sport

Après la victoire du «Oui» au référendum constitutionnel en Mauritanie du dimanche 6 août, l’opposition – qui avait pour une large part appelé au boycott du scrutin - a dénoncé une « farce électorale ». La Commission électorale nationale indépendante répond aux accusations de fraude et invite l’opposition à saisir le Conseil constitutionnel.

Le « Oui » au référendum constitutionnel l'a emporté avec 85% des suffrages exprimés, selon des résultats proclamés dimanche 6 août dans la soirée, qui font état d’un taux de participation de près de 54%.

Cette victoire du « Oui » entérine les réformes proposées dans ce texte, dont la modification du drapeau national de la République islamique de Mauritanie, qui se voit adjoindre deux bandes rouges, pour « valoriser les sacrifice des martyrs » de la lutte anticoloniale des années 1960. Mais c’est une autre réforme proposée qui a cristallisé l’opposition : la suppression du Sénat, qui doit être remplacé par des conseils régionaux.

Plusieurs sénateurs de l’opposition – dont une large part avait appelé au boycott du scrutin, ont d’ailleurs affirmé ne pas vouloir se conformer à cette disparition annoncée, arguant qu’il ne quitteraient leur poste qu’à la fin de leur mandat électif. Cheikh Ould Hanena, l'un de ces sénateurs, a expliqué lundi 7 août à RFI, au lendemain du vote, que cette consultation était pour lui un « non évènement », la jugeant « illégale » et « illégitime ».

La Céni se défend

Pour ce référendum, la Commission électorale nationale indépendante a travaillé sur la base d’un fichier biométrique qui « donne une liste électorale comprenant toutes les indications relatives à l’électeur » et « ne permet pas, par exemple, les votes multiples »,  rétorque Abdoulaye Diarra, directeur de la Communication et de l’Éducation citoyenne à la Céni.

Il insiste également sur le fait que le dépouillement « s’est fait en présence des différents acteurs impliqués dans le processus ». A l’issue de celui-ci, les résultats ont été affichés dans les bureaux de vote, offrant ainsi « la possibilité pour les acteurs du processus de comparer les résultats, les extraits, avec les résultats tels qu’ils sont proclamés sur le plan national », affirme Abdoulaye Diarra.

Recours possible devant le Conseil constitutionnel

Ce porte-parole de la Céni tient également à souligner que « les différents acteurs impliqués » ont la possibilité d’un recours devant le Conseil constitutionnel. « Cette possibilité leur est ouverte pour apporter toutes les preuves éventuellement si il y a eu des manquements », avance Abdoulaye Diarra. Un tel recours est possible jusqu’au 20 août.

Hier jeudi, Mahfoudh ould Bettah, le leader de la Convergence démocratique nationale -qui est le seul parti d’opposition à n’avoir pas appelé à boycotter le scrutin et à avoir appelé à voter pour le « Non »- a déjà dit son refus d’en passer par un recours devant la haute instance.

Au micro de RFI, l’ancien ministre mauritanien de la Justice a remis en cause la crédibilité des résultats, mais ne saisira pas le Conseil constitutionnel car il « ne veut pas donner une légitimité légale à ce scrutin, parce qu’il a été une opération de fraude de bout en bout ». Mahfoudh ould Bettah insiste : « On n’offrira pas cette occasion au pouvoir en place d’instrumentaliser le Conseil constitutionnel ».

RFI

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