Filtrer les éléments par date : mardi, 04 juillet 2017

Entre le ministre de l’Economie, non moins coordonnateur de l’Alliance pour la République (Apr), Amadou Ba, et le maire de la commune des Parcelles assainies, Moussa Sy, adversaire politique déclaré du premier nommé, on ne se fait décidément pas de cadeaux. La preuve, la rencontre entre le ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Mansour Faye, et les conseillers municipaux des Parcelles, élargie aux délégués de quartier, aux imams, ainsi qu’aux organisations associatives de base, a servi de cadre au maire pro-Khalifa Sall pour jeter de grosses pierres dans le jardin de son ennemi politiques juré.

En effet, prononçant le mot de bienvenue à la délégation conduite par le ministre Mansour Faye, Moussa Sy a salué la démarche de son invité du jour. Il a en fait apprécié que son collègue-maire de Saint-Louis l’ait avisé avant d’effectuer une visite dans sa commune, contrairement à un de ses collègues ministres qui ne procède pas de la sorte. Il a ainsi averti son visiteur que s’il avait procédé comme son camarade de parti (Amadou Ba-ndlr), les choses ne se seraient pas passées comme elles l’ont été. A savoir, la mobilisation qu’il a pu faire regrouper autant de composantes de la population des Parcelles assainies.

Donc, pour Moussa Sy, ce sont des actions à magnifier dans la mesure où cela entre dans la recherche de solutions pour les populations. Des piques qui font allusion à la visite surprise qu’avait effectuée le ministre Amadou Ba au niveau de la mairie de la commune, lors d’une tournée au niveau des bureaux d’enrôlement des électeurs dans la commune des Parcelles assainies. Un geste mal apprécié à l’époque par le maire Moussa Sy qui a d’ailleurs tout bonnement éconduit la délégation du ministre en refusant de la recevoir dans son bureau.

A noter par ailleurs que le maire des Parcelles assainies a tenu à faire régner l’ordre dans la salle de délibération de sa municipalité pleine à craquer. En effet, avec la forte présence des militants apéristes de la commune, venus accompagner le ministre Mansour Faye, Moussa Sy a fait comprendre à tout le monde que la rencontre du jour n’a rien de politique. Pour lui, tous ceux qui veulent faire de la politique n’ont qu’à aller dehors. Il a d’ailleurs menacé de faire expulser toute personne récalcitrante par les forces de l’ordre présentes dans la salle.

Pour la prise de parole, après l’exposé du ministre Mansour Faye sur l’alimentation en eau potable de Dakar, ainsi que les solutions immédiates retenues par ses services, sans oublier la projection de film faite par un agent de son ministère, Moussa Sy a repris le micro pour distribuer la parole. Il a ainsi décidé de ne donner la parole qu’aux délégués de quartier, en dépit des incitations de certains conseillers municipaux, a l’image de Khadim Gadiaga. A préciser que le ministre de l’Economie, Amadou Ba attendu parmi la délégation du ministre Mansour Faye n’a finalement pas effectué le déplacement. De l’avis de son collègue, il a été retenu par une réunion de dernière minute avec le président de la République. 

Sudonline

 

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Les nombreuses contestations de l’opposition dite «radicale» suite à la proposition validée de la Commission électorale nationale autonome (Cena), notamment de modifier l’article L.78 du Code électorale, plongent le pays dans une situation politique délétère à la veille des élections législatives. C’est le sentiment partagé de certains analystes politiques interpellés par Sud Quotidien hier, lundi 3 juillet, pour un regard croisé sur la situation politique actuelle du pays. A l’instar du journaliste analyste politique, Momar Seyni Ndiaye, qui reste  persuadé que cette situation colporte des risques d’incidents postélectoraux, tout comme le professeur analyste politique, Momar Diongue, qui estime pour sa part qu’on tend vers «une pagaille électorale».

Une bonne partie de l’opposition dite «radicale» se démarque du consensus dégagé lors de la rencontre initiée par la Commission électorale nationale autonome (Cena), avec les représentants des listes en compétition pour les législatives. Comment appréciez-vous cette situation?

Momar Seyni Ndiaye : Il faut dire que cette modification et tout le bruit qu’il y a autour démontre au moins une chose. C’est l’absence de capacités à planifier les étapes du processus électoral. C’est extrêmement dommage parce qu’un pays comme le Sénégal qui a tant d’expérience en organisation des élections, dans le management d’une démocratie de manière générale, n’aurait pas dû se retrouver dans cette situation qui est digne de petits pays, ou de pays à petite démocratie. Le Sénégal est un pays à grande démocratie. C’est la première chose à noter. La seconde chose en réalité, c’est que le contexte dans lequel on a proposé cette modification est très chargé. Parce que c’est un contexte marqué par une très forte conflictualité entre les acteurs politiques, notamment entre ceux de l’opposition et du pouvoir, et à l’intérieur même du pouvoir comme dans l’opposition. Dans des conditions pareilles, trouver un consensus relève du miracle, parce que personne ne peut imaginer qu’un consensus puisse se dégager facilement. Cela veut dire simplement que la proposition de la Cena arrive trop tard et ne permet pas dans des conditions idéales d’avoir non pas une majorité, parce que c’est plus facile d’avoir la majorité, mais un véritable consensus. Autrement dit, une convergence de sincérité parce que c’est ça le consensus. S’il n’y a pas de convergence de sincérité, il n’y aura pas de consensus. C’est la raison pour laquelle c’est regrettable.

Momar Diongue : Je voudrais partir d’abord d’un constat : les élections législatives ne mobilisent pas généralement les Sénégalais. Ces dernières années, le taux de participation à une élection législative n’a jamais atteint 40%. Ça veut dire que tout ce qui peut militer pour augmenter le taux de participation devrait être la bienvenue pour la classe politique sinon on risque d’aller vers l’élection la moins populaire qu’on ait eue dans ce pays. Pour diverses raisons liées au fait que les législatives ne mobilisent pas les Sénégalais généralement, aux difficultés pour obtenir la carte électorale, à la pléthore de listes (47 précisément), à l’hivernage qui fait qu’il sera très difficile de mobiliser l’électorat du monde rural en pleins travaux champêtres,  aussi à l’impraticabilité des voies.

Pour faciliter le vote, la formule qui me parait la meilleure, c’est celle qui est proposée par la Cena et qui consiste à prendre 5 bulletins au minimum et 10 au maximum. Prenez le cas de la France dont on s’inspire beaucoup pour ce qui est des élections et du processus électoral. Là-bas, quel que soit le nombre de bulletins en lice, l’électeur n’est tenu de prendre au minimum que deux bulletins. Parce que le fait de prendre deux bulletins  permet de sauvegarder quelque chose qui est fondamentale, c’est-à-dire le secret du vote. La formule qui est proposée par la Cena est très sincèrement la meilleure formule. Il faudrait que les acteurs politiques en prennent conscience et aillent dans cette direction si on veut la tenue des élections et avec un taux de participation appréciable.

Comment comprendre la radicalisation de l’opposition qui se démarque dudit consensus ?

MSN : Il faut dire qu’une partie de l’opposition fait preuve d’une radicalité incompréhensible. Quand bien même le pouvoir n’aurait pas créé toutes les conditions pour amorcer un véritable dialogue, la radicalité de l’opposition ne se justifie pas. Choisir au moins 5 bulletins pour voter, c’est beaucoup plus facile que d’en choisir 47. D’un coté comme de l’autre, il y a une radicalisation et de l’autoritarisme qui ne se justifient pas. Malheureusement, nous sommes dans une situation délétère et on risque d’avoir des difficultés. Il faut ensuite constater que c’est une tempête dans un verre d’eau. Parce que tout simplement, lors des dernières élections législatives, nous étions à un taux de participation de moins de 40%, avec 2 ou 3 fois moins de listes. Donc, c’est un faux problème en réalité qu’on a posé. Aujourd’hui, le véritable enjeu, c’est comment mobiliser les acteurs pour qu’ils aillent aux élections. Quels sont les moyens de communication, les moyens matériels logistiques, les argumentaires, les propos de campagne qu’on doit tenir pour intéresser les gens à la politique ? Parce que si on avait réuni ces moyens, ces thématiques de campagne  crédibles, il n’y aurait pas eu cette désaffection comme on l’a senti lors du référendum et des élections locales. Le problème est mal posé, à mon avis.

MD : L’opposition dite radicale est en train tout simplement de faire payer au président Macky Sall sa gestion presque unilatérale du processus électoral. C’est aussi simple que cela. Il y a eu le choix du nombre de députés de la diaspora qui a été adopté à l’Assemblée autour de 15 députés alors qu’à l’origine, on s’était entendu autour de 10. On avait fini de faire les discussions et le président a utilisé sa majorité pour faire porter ce nombre-là à 15. La deuxième chose, c’est que beaucoup de membres de l’opposition disent que si on en est arrivé à cette situation d’inflation de listes, c’est parce que Macky Sall aurait suscité un certain nombre d’autres listes pour diviser les voix de l’opposition. On est dans un jeu où les principales forces de l’opposition estiment que Macky Sall est à l’origine de l’inflation des listes et elles ne feront rien pour sortir de cette situation compliquée. Voila en fait ce qui se joue. Il n’y a rien d’autre… Maintenant, au delà de cette analyse contextuelle, il faudrait que vraiment au sortir de ces élections… que toute la classe politique puisse se retrouver pour dialoguer, discuter entre acteurs. C’est comme ça qu’on doit faire dans un système démocratique. Vous voyez aujourd’hui le Président en être réduit à demander à la Cena d’intervenir pour réconcilier les parties...Et bien, si on en est arrivé à cette situation, c’est parce qu’il n’y a jamais eu de dialogue sincère, franc entre acteurs politiques dans ce pays depuis que Macky Sall a pris le pouvoir.

Au regard de ces nombreuses contestations, n’avez-vous pas le sentiment que le scrutin risque d’être dévoyé ?

MSN : C’est vrai. Ces nombreuses contestations vont alimenter le climat déjà délétère. Aujourd’hui, la décision des partis de l’opposition, à mon avis, qui veulent assiéger l’Assemblée nationale le jour du vote, ne me parait pas une bonne décision. Parce qu’il n’y a pas vraiment matière à mobiliser autant de gens, autant de conflit pour une chose qui aurait pu être réglée dans un dialogue. La conflictualité est déjà réglée. Les bases d’un conflit postélectoral sont d’ors et déjà posées. Il y a de fortes chances qu’au lendemain du 30 juillet, le Sénégal prenne le risque, encore une fois, de plonger dans la conflictualité, dans des incidents postélectoraux. C’est dommage, parce que nous avons tous les moyens pour éviter une telle perspective.

MD : Il est clair qu’on va vers un scrutin qui ne ressemblera à rien du tout. On risque d’aller à une pagaille électorale. Imaginez-vous que  47 représentants de listes plus les membres du bureau de vote, représentants de Cena, l’assesseur vont se retrouver dans une salle de classe.  Plus d’une cinquantaine de personnes dans une classe où vont passer les électeurs pour voter. On risque d’aller vers une bataille électorale… Je ne suis pas contre l’idée d’un report ou un décalage des élections pour permettre que ça puisse se faire dans les meilleures conditions. Qu’est-ce qu’il y a de mal à proroger le mandat des députés de deux mois encore pour aller dans ces élections-là dans les meilleures conditions possibles…Entre acteurs politiques, on peut s’entendre. C’est pour cette raison que je dis que tout cela est lié à l’absence de dialogue parce qu’en cas de dialogue permanent, les deux parties se seraient rendues compte qu’il serait difficile d’aller vers des élections dans ces conditions.

Sudonline

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La fragilité des écrans est l'un des éléments les plus saillants de ce rapport de Greenpeace.


L'ONG Greenpeace a dévoilé mardi son classement des smartphones, tablettes et ordinateurs les moins réparables. Les géants des high-tech sont les plus mauvais élèves.


Réparations impossibles, produits ultra-fragiles, batteries irremplaçables, réparations hors de prix, manuels de réparation introuvables... Le constat dressé par Greenpeace sur la stratégie d'obsolescence programmée des grandes marques high-tech est très sévère. Apple, Microsoft et Samsung font même figure de cancres.

Dans un rapport publié mardi, l'ONG a ainsi comparé 44 smartphones, tablettes et ordinateurs portables parmi les plus vendus sur le marché entre 2015 et 2017. Avec le savoir-faire du site de réparation iFixit, elle a classé du plus facilement réparable (10) au plus difficilement (0), selon une dizaine de critères. Parmi eux : la capacité à remplacer la batterie ou l'écran, la présence d'un manuel de réparation et de pièces de rechange ou encore l'universalité de la visserie.
Batteries irremplaçables pour 70% des smartphones


Côté smartphones, c'est Samsung qui ferme la marche avec trois de ses modèles (Galaxy S8, Galaxy S7 et Galaxy 7 Eddge). Avec leur écran en verre entourant toute la surface de l'appareil, ces téléphones portables sont hyper fragiles. «Samsung aurait sans doute pu éviter de rappeler des millions de téléphones défectueux si elle avait prévu que leur batterie puisse s'enlever facilement. Ce problème concerne malheureusement près de 70% des appareils que nous avons testés», ajoute Greenpeace.
Microsoft est bon dernier niveau tablettes avec sa Surface Pro 5, juste derrière l'Ipad 5 d'Apple.
Quant aux ordinateurs portables, avec 1 sur 10, ce sont deux produits d'Apple (Macbook Pro 13 pouces, Retina Macbook 2017) et le Surface Book de Microsoft qui récoltent la pire note.


HP, Fairphone et Dell salués


Bref, le paradoxe veut que plus une marque est connue, plus la réparation de ses appareils est susceptible d'être longue et/ou très coûteuse. A noter également que parmi les 17 marques testées, trois d'entre elles (Dell, Fairphone et HP) reçoivent les félicitations de Greepeace pour leurs «téléphones réparables». Ce sont par exemple les seules à transmettre à leurs clients des informations sur la possibilité de réparer leurs appareils.


«Nos gadgets électroniques sont à l'origine de nombreux impacts environnementaux, de l'extraction des matières premières à la mise au rebut de produits chimiques dangereux, en passant par les processus de fabrication énergivores», conclut GreenPeace. Interrogé par Le Monde, Microsoft assure que ses produits composés d'éléments de haute qualité sont conçus par des «professionnels» et destinés à ceux-ci. Apple insiste quant à lui sur les «performances environnementales» de chaque matériau et l'usage de «matériaux plus sûrs». Silence radio enfin pour Samsung devant ce carton rouge.

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Des sommets moins nombreux et plus efficaces, c'est le souhait du Guinéen Alpha Condé qui préside l'Union africaine depuis six mois. Actuellement il y a deux sommets par an, un en janvier et un en juillet, et à l'occasion de ce 29ème sommet, qui se tient actuellement à Addis Abeba, nombreux sont ceux qui pensent que l'on parle trop et qu'on n'agit pas assez... 

C’est le comité de réforme de l’Union africaine piloté par le Rwandais Paul Kagame qui propose un sommet par an. L’idée est que se réunir tous les six mois pour prendre de multiples décisions dont les 9/10èmes ne sont pas appliquées ne sert à rien. Interrogé par nos confrères de France 24, le président ivoirien Alassane Ouattara se dit très favorable à cette réforme.

« Moi je crois que ce serait une bonne chose. Un seul sommet – je l’ai même dit au président Alpha Condé – un seul sommet pendant une seule journée ce serait mieux. L’Union européenne fait le sommet – ça dure une journée – nous devons faire en sorte, si nous devons avoir plus d’un sommet, qu’on s’assure que le sommet tienne en une seule journée ».

Un ou deux sommets par an cela ne règle pas la question centrale : qui gouverne l’Union africaine ? Est-ce la commission présidée actuellement par le Tchadien Moussa Faki Mahamat ou est-ce l’Assemblée des chefs d’Etat ?

Il y a un an et demi la commission a voulu prendre une initiative sur le Burundi, mais elle a été stoppée immédiatement par des chefs d’Etat très jaloux de leur autorité.

RFI

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La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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