Filtrer les éléments par date : samedi, 01 juillet 2017

Comment l'Union africaine peut-elle rester crédible si elle n'est pas financée par les Africains eux-mêmes ? C'est l'une des questions clés du 29e sommet de l'UA, qui doit se tenir lundi 3 et mardi 4 juillet à Addis-Abeba. Et dès vendredi, le nouveau président de la commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, élu en janvier dernier, a mis les pieds dans le plat, rappelant au passage que lorsque l’union de l’Afrique est réussie, elle a remporté des batailles.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Christophe Boisbouvier

Lors de l’ouverture du Conseil des ministres de ce 29e sommet de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat s’est voulu presque alarmiste : « Je dois ici être franc avec vous. Notre crédibilité internationale est très importante. Partout où j’ai été ces derniers cent jours, j’ai perçu la même réconfortante appréciation. Aucune organisation internationale, aucune grande ou moyenne puissance dans le monde n’entend plus désormais agir en Afrique sans l’Union africaine. Continuer à mériter cette immense reconnaissance nous impose de prendre les mesures, des réformes ,qui nous permettent de maintenir notre rang ».

La première réforme à faire, c’est l’autofinancement. L’Union africaine ne peut plus être financée par les Occidentaux et les Chinois, et c’est aux chefs d’Etat africains de prendre les bonnes décisions lundi et mardi prochain.

L’union fait vraiment la force…

Autre sujet abordé lors ce Conseil des ministres : la solidarité des Etats. Quand l'Afrique fait bloc, elle gagne de belles batailles. Ainsi l'élection le 23 mai dernier du médecin éthiopien Tedros Adhanom à la tête de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais à la veille du 29e sommet de l'UA, le nouveau président de la commission de l'UA a regretté que, dans bien des cas, les Africains restent divisés.

Pour ou contre Kadhafi en 2011 ? Pour ou contre la Cour pénale internationale aujourd’hui ? Il y a bien des sujets sur lesquels l’Afrique n’arrive pas à parler d’une seule voix. Vendredi à Addis-Abeba, le Tchadien Moussa Faki Mahamat l’a vivement regretté : « Chaque fois que nous avons gardé notre unité et parlé d’une seule voix, nous avons remporté des victoires. Malgré ces progrès, nous avons continué à donner l’image, dans beaucoup d’occasions d’un déploiement, en ordre dispersé. Certains partenaires continuent d’encourager cet état de fait, entre temps avec l’Afrique, en toute méconnaissance de notre choix de parler désormais d’une seule voix ».

Alors comment mettre fin à ces divisions ? Faut-il renforcer les pouvoirs de la Commission de l’UA, au détriment peut-être du pouvoir de chacun des 55 Etats qui composent cette Union africaine ? Encore une question sur laquelle se pencheront les chefs d’Etat africains lundi et mardi prochain.

RFI

Publié dans Afrique

C’est dans la ville de Strasbourg, ville frontalière où siège le Parlement européen, qu'a été rendu l'hommage à l'ancien chancelier allemand, Helmut Kohl, décédé le 16 juin 2017. Un hommage solennel dans l'Hémicycle, avant les funérailles en Allemagne à Spire. Une cérémonie sans précédent dans l'histoire de l'Union européenne.

De trèsnombreuses personnalités politiquesont participé, ce samedi 1er juin, au Parlement européen de Strasbourg, à cette cérémonie très émouvante à la mémoire d’Helmut Kohlqui s’est terminée à la mi-journée. Les participants ont pu se recueillir quelques instants devant le cercueil recouvert du drapeau européen, avant de signer le registre des condoléances.

Au son d’un orchestre de cors, le cercueil a été porté par huit militaires allemands dans l’Hémicycle. Puis il a été déposé près d’un grand portrait de Helmut Kohl au regard rayonnant. Les orateurs ont rappelé le souvenir de l’ancien chancelier : « Il a consacré sa vie au renouvellement de l’Union européenne », a notamment dit Antonio Tajani, l'actuel président du Parlement européen.

Moments partagés

L’ancien président américain, Bill Clinton, de manière très émouvante, ainsi que le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, ont rappelé - chacun de son propre point de vue - des moments de l’histoire qu’ils ont partagés avec Helmut Kohl. Ensuite, le président français Emmanuel Macron a souligné la responsabilité à long terme de la coopération entre Berlin et Paris au bénéfice de toute l’Europe.

Et la chancelière Angela Merkel, la dernière à s’exprimer, a évoqué l’héritage spirituel de celui qui fut son mentor en politique. Elle a parlé aussi de l’homme Helmut Kohl, en s’adressant directement à sa famille.

« Fraternité franco-européenne »

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, 62 ans, est le seul des dirigeants européens encore en fonction à avoir côtoyé Helmut Kohl : « Lui qui ne parlait pas le français n’ignorait rien de la France, de son histoire, de la France profonde, de ses régions notamment de l’Alsace qu’il visitait souvent et qu’il aimait de tout cœur, connaissant d’ailleurs par cœur les bonnes adresses culinaires alsaciennes qui sont nombreuses. »

« L’histoire, continue M. Juncker, retiendra une image qui dit tout sur Kohl et la relation intime qu’il entretenait avec la France, lorsqu’à Verdun, Helmut Kohl et François Mitterrand se sont pris par la main. Ils ont scellé ce jour-là à tout jamais la fraternité entre la France et l’Allemagne. Que nous lui disions adieu ici à Strasbourg, siège du Parlement, dont il était l’ami constant, cette belle ville de Strasbourg, pour lui la capitale de l’Europe parce que siège de la représentation des peuples européens, honore aujourd’hui la mémoire de Helmut Kohl, l’Européen. »

Publié dans International

Face à la pléthore de listes en compétition pour les législatives, les électeurs sénégalais auront la possibilité de prendre au moins 5 bulletins avant de procéder à leur choix au niveau des isoloirs. C’est du moins le consensus qui ressort de la réunion initiée par la Commission nationale électorale autonome (Cena) avec les représentants des listes hier, vendredi 30 juin. De l’avis du président de la Cena, Doudou Ndir, après un débat riche et fructueux, la majorité des acteurs politiques s’est prononcée favorablement à la proposition de son organe.

Si les autorités politiques suivent les conclusions issues de la réunion tenue hier, vendredi 30 juin, entre les représentants des listes en lice pour les législatives prochaines et les membres de la Commission nationale électorale autonome (Cena), l’article L.78 du Code électoral sera modifié. Donc, les électeurs ne seront plus obligés de prendre une enveloppe et l’ensemble des bulletins de vote mis à leur disposition avant de passer à l’isoloir, tel que stipulé dans ledit article.

Au sortir de la rencontre qui a duré de 10h30 à 17h30 avec une pause d’environ 1h de temps, le président de la Cena, Doudou Ndir, s’est félicité du «large consensus» qui s’est dégagé de la réunion après «un débat riche et fructueux». De l’avis de M. Ndir, les acteurs politiques étaient invités à réfléchir sur la proposition faite par ses services, notamment celle qui consistait à permettre à l’électeur de «choisir au moins 5 bulletins de vote». Estimant que ce chiffre 5 n’était pas fétiche, il a fait savoir que d’autres propositions ont été faites, augmentant ainsi le nombre de bulletins de vote à prendre jusqu’à 10.

Après un tour de table, avec au total 44 représentants de listes de coalitions et de candidats indépendants de la Société civile, «la majorité s’est prononcée favorablement pour la proposition de la Cena». Donc, sur cette base, le président de la Cena pense qu’il convient de remettre les conclusions à qui de droit, notamment aux autorités politiques en charge de donner une destination aux dites conclusions.

Toutefois, il a tenu à préciser que la décision n’est pas celle de la Cena, mais plutôt celle des acteurs politiques dans leur «large majorité» qui ont pris la résolution de s’aligner à la proposition de la Cena. Sur le but visé par ses services en faisant une telle proposition, Doudou Ndir explique que face à la multitude des listes, le respect scrupuleux de la loi avait pour conséquence de «retarder le processus du vote». Donc, pour lui, obliger l’électeur à prendre l’ensemble des bulletins «serait une perte de temps et prolongerait le scrutin».

Suite à une remontée des difficultés que rencontrent les Comissions électorales départementales autonomes (Ceda), notamment le problème de l’opération de vote, la Cena a décidé, comme le permet la loi, de convoquer les acteurs politiques afin de privilégier la concertation pour arriver à un consensus, indique-t-il.

LES ACTEURS POLITIQUES DIVISES

A noter qu’auparavant les cœurs se sont quelque peu chauffés dans la salle. En effet, la proposition faite par le président de la Cena, notamment de permettre à l'électeur de prendre entre 3 et 5 bulletins, avant d'aller faire son choix dans l'isoloir, n'a pas trouvé l'assentiment de tous les acteurs, surtout ceux de l’opposition dite «significative». Au delà du représentant de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (Mts), Déthié Fall, qui a tout bonnement boudé la rencontre, d'autres représentants de listes de l'opposition ont opposé leur niet catégorique à ladite proposition. C'est le cas du député Me El Hadj Diouf, tête de liste de la coalition Leeral, qui reste catégorique sur la nécessité de maintenir la loi telle qu'elle est. Pour lui, la majorité des intervenants, 21 sur 44, ont «rejeté la proposition faite par la Cena». Donc, il a estimé qu’il y a eu un «putsch» et non un consensus devant permettre de retoucher le Code électoral à moins de 6 mois des élections, comme le stipule le protocole de la Cedeao. L’avocat député a été suivi dans cette logique par le représentant de la liste Joyanti de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye qui est aussi pour le maintien de la loi. La directrice de campagne de liste Neneen, Ndella Madior Diouf, entre autres, fait aussi partie de ceux qui ont rejeté la proposition de la Cena.

De l'autre côté, on retrouve ceux qui sont pour la modification de la loi pour faciliter le vote des citoyens. Parmi ceux-là, il faut compter la liste Mbollo Wade, représentée par sa tête de liste nationale Farba Senghor. Pour lui, il faut procéder à la retouche de l'article L.78 pour faciliter le vote et ainsi avoir un taux assez élevé de participants. Il est emboîté par le représentant de la liste Mouvement pour la renaissance (M2r). Pour Ababacar Sadikh Ndoye, la majorité a accepté la proposition de modification de la loi, notamment 21 participants pour, 13 ont fait d'autres propositions de modification, contre seulement 11 qui sont pour le statu quo. Comme propositions faites, il a indiqué qu'il s'agissait pour les uns de numéroter les listes et que les représentants de ladite liste informent leurs militants du numéro qui leur a été donné. L'autre proposition consistait à mettre l'ensemble des bulletins dans un grand isoloir pour que le choix de l'électeur s'y opère. Enfin, il a été proposé l'augmentation du nombre de bulletins à prendre, environ 10. Au final, la majorité a retenu la proposition de Doudou Ndir et son équipe.

Sudonline

Publié dans Politique

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