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CHRONIQUES POLITIQUES DE CÔTE D'IVOIRE ET D'AILLEURS 2011 - 2016 Au nom de notre foi par Jean Kouadio


HISTOIRE MÉMOIRES, RÉCIT HISTORIQUETÉMOIGNAGE, AUTOBIOGRAPHIE, RÉCIT AFRIQUE SUBSAHARIENNE Côte d'Ivoire

L'analyse que Jean Kouadio réalise de la crise africaine est que l'Afrique se complaît dans sa soumission, sa domination et son humiliation forcées par ceux qui continuent de la régenter. La conjonction simultanée et déchaînée des événements en Côte d'Ivoire et en Libye ont plongé l'auteur dans une méditation douloureuse. Le combat pour la liberté en Afrique doit se poursuivre à tout prix.

L'analyse que Jean Kouadio réalise de la crise africaine, vieille de plusieurs décennies – et dont le 11 avril 2011 n'est qu'un point d'aboutissement épisodique et éphémère qui ne clôt malheureusement pas cette époque – est que l'Afrique se complaît dans sa soumission, sa domination et son humiliation forcées par ceux qui continuent de la régenter. La conjonction simultanée et déchaînée des événements dans le pays et en Libye, avec les mêmes acteurs internationaux, ont plongé l'auteur, pour toujours, dans une méditation douloureuse.

Le silence grave et assourdissant observé par les autorités africaines, dont la voix porte, ou leur soutien à Nicolas Sarkozy – qui ne luttait pas pour sauver un peuple d'un « dictateur », mais seulement pour installer son propre ami à la présidence d'un pays encore colonisé – ont décidé définitivement Jean Kouadio à croire que le combat pour la liberté en Afrique devait se poursuivre à tout prix. Tant pis pour ceux d'entre nous qui, vautrés dans leur tour d'ivoire ou profitant malicieusement et indignement de quelque avantage souvent ambigu, continuent de croire que nos aînés l'ont déjà mené et que nous autres, leurs descendants, ne devons qu'en profiter, quelles que soient les circonstances...

Jean KOUADIO (né en 1974 à Zuénoula en Côte d'Ivoire) est prêtre du diocèse de Daloa depuis le 7 juillet 2001. En novembre 2016, il a soutenu une thèse de doctorat en théologie dogmatique à l'Université de Strasbourg sur le thème de recherche Eucharistie et libération en Afrique. Pain du ciel, pain des hommes. Auparavant, il a étudié à l'Ucao/ uua et a obtenu un master en théologie dogmatique, rédigeant le mémoire Foi et libération dans les œuvres de Jean-Marc Ela. Perspective christologique. Jean Kouadio a également publié Jean-Marc Ela ou l'honneur de faire de la théologie en Afrique, où il démontre qu'il s'intéresse en profondeur aux questions de la foi et de la libérté

Publié dans Ex-libris

 

Il est des articles qu'il faut connaître pour comprendre comment nos hommes politiques certains leaders oppressent et oppriment le peuple. Socrate disait que l'ignorance est mère de tous les vices et- j'ajouterai que la connaissance préserve. P B C

L'art de soumettre les citoyens : Lisons Aldous Huxley-Certains gouvernants s'en inspirent ....
La fameuse citation d'Aldous Huxley ne serait pas de lui...

texte à méditer


Le texte ci-dessus attribué à Aldous Huxley en 1939... Bizarre ?
Pourtant on trouve un peu partout sur le web le même texte repris avec différentes dates mais toujours attribué à Huxley :
Il existe une autre version avec une phrase en plus au début et une suite......dans ce cas il y a souvent de nombreux commentaires sceptiques voire affolés ! Déjà la référence à la télé obligeait les posteurs à préciser :

Après enquête il semble que le texte ait été écrit par Serge Carfantan, vers 2007 ... Il s'agirait d'une prosopopée, dans notre cas : une figure de style qui consiste à faire parler un mort. L'auteur nous indique bien :


« Le livre de Huxley est paru en 1932. Son caractère visionnaire est stupéfiant. Presqueinquiétant. Tous les ingrédients du roman sont aujourd'hui effectivement réunis pour que le scénario soit ... en passe d'être réalisé. Si nous devions formuler dans un discours une prosopopée du cynisme politique incarnée par le personnage cynique d'Huxley, cela donnerait quoi ? »

 

Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s'y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d'Hitler sont dépassées.

Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l'idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des hommes.


L'idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées (cf. les individus de type alpha, béta, gamma). Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l'éducation, pour la ramener à une forme d'insertion professionnelle. Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l'accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste.

Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l'information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie.

Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l'émotionnel ou l'instinctif.

On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique.

Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d'empêcher l'esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n'y a rien de mieux. (cf. le rôle de la drogue et du sexe dans le roman de Huxley).

En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l'existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d'entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l'euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu'il faudra entretenir – sera celle d'être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L'homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu'il est :

un veau, et il doit être surveillé comme doit l'être un troupeau.

Tout ce qui permet d'endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l'éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d'abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu'il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l'argent et du pouvoir (la proposition est dans le roman!).


avec la confirmation de l'auteur : Serge Carfantan, 2007, leçon 163 : Sagesse et révolte

Publié dans Opinions et Débats

 

Jeux de mots, raccourcis... : les plus belles perles d'enfants récoltées par une institutrice

Si le métier d'institutrice est loin d'être de tout repos, il peut aussi s'avérer très drôle. Michèle Guérin, qui a enseigné dans plusieurs classes de maternelles, a compilé les perles de ses élèves dans son livre "Maîtresse".


Personnage incontournable de l'enfance, la maîtresse est souvent la confidente des enfants... pour le meilleur et pour le rire ! Michèle Guérin, institutrice en maternelle, recueille ainsi depuis plusieurs décennies les jolis mots de ses têtes blondes, attendrissants ou comiques, mais toujours spontanés ! Allant du simple jeu de mots (involontaire) au raccourci qui en dit long, ces quelque 300 perles enfantines sont autant de créations originales détonantes ! Entre autres aphorismes, on trouve des vérités lumineuses que nos chérubins énoncent avec un aplomb charmant : « J'aurai bien le temps de travailler quand je serai plus grand ! », « T'es bien plus belle sur la photo qu'en vrai... », « Mes mains sont trop petites pour travailler ! », « Je veux picoler, avec des outils comme papa ! » Sans oublier des formulations inventives époustouflantes qui ont de quoi faire réfléchir : « Mon chat, c'est un céréale killer de mulots ! », « Je me suis fait mal au genou du pantalon. », « Maîtresse, j'arrête pas d'atchoumer ! » Bienvenue dans le monde enchanteur de la maternelle, car c'est bien connu, la vérité sort toujours de la bouche des enfants...


SOMMAIRE
1-Le sens de la répartie
• 2-Le problème des mots polysémiques
• 3-Mais pourquoi apprend-on à lire ?
• 4-Faut-il toujours dire la vérité?
• 5-À quelques lettres près
• 6-Il y a des jours avec et des jours sans
• 7-Il faut toujours écouter les enfants
• 8-Les oreilles n'arrêtent jamais de grandir
• 9-La générosité, c'est important !
• 10-Heureusement que mémé Georgette est là

• Le sens de la répartie


• "Le remplaçant du maître :
• - Dis donc toi, la petite brune aux yeux bleux, tu ne dois rien entendre de ce que je dis puisque tu n'arrêtes pas de bavarder.

Rappelle-moi ton prénom.
• Charlotte (3 ans et demi) :


• Le problème des mots polysémiques
• "La maîtresse :
• - Les enfants je vous présente une nouvelle élève. Voici Oxana, elle vient d'un pays très loin de la France.

Elle ne parle pas français car, dans son pays, les habitants n'ont pas la même langue que nous.
• Kevin (4 ans), intrigué :
• - Maîtresse, elle peut ouvrir grand la bouche Oxana ? Je voudrais bien voir à quoi elle ressemble, sa langue !"


• Mais pourquoi apprend-on à lire ?
• "La maîtresse :
• - Pourquoi tu n'es pas pressé d'aller à la grande école, Justin ?

Toi qui adores qu'on te lise des histoires tu pourras bientôt les lire tout seul. C'est formidable, ça !
• Justin (5 ans et demi) :
• - Pourquoi j'apprendrais à lire alors qu'à la maison j'ai maman pour me lire des histoires et qu'à l'école, c'est toi qui m'en lis ? C'est pas la peine !"
• Mais pourquoi apprend-on à lire ?
• "La maîtresse :
• - Pourquoi tu n'es pas pressé d'aller à la grande école, Justin ? Toi qui adores qu'on te lise des histoires tu pourras bientôt les lire tout seul. C'est formidable, ça !


• Justin (5 ans et demi) :
• - Pourquoi j'apprendrais à lire alors qu'à la maison j'ai maman pour me lire des histoires et qu'à l'école, c'est toi qui m'en lis ? C'est pas la peine !"
• Faut-il toujours dire la vérité?
• "Hugo a apporté un gâteau au chocolat pour son anniversaire. Il s'aperçoit que l'enseignante prend une seconde part de gâteau.


• Hugo (5 ans) :
• - T'es gourmande, maîtresse, c'est pour ça que tu deviens grosse.
• La maîtresse vexée :
• - Ce n'est vraiment pas gentil, ce que tu me dis.
• Hugo :
• - Peut-être, mais tu dis toujours qu'on doit dire la vérité et c'est vrai que tu grossis.

Alors, je sais plus moi : tu veux que je te dise des choses gentilles ou que je te dise la vérité ?"
• À quelques lettres près


• "Juliette (5 ans et demi) :
• - Maîtresse, hier j'ai écouté mon grand frère pendant qu'il apprenait sa leçon d'histoire et j'ai appris plein de choses.

Il y a très longtemps, avant qu'il y ait les allumettes, eh bien, les hommes, ils frottaient deux... deux... ah oui, ça me revient, ils frottaient deux sexes l'un contre l'autre pour faire du feu."


• Il y a des jours avec et des jours sans


• "La maîtresse :
• - On dirait, Louis, que tu n'as pas très envie de travailler aujourd'hui.

D'habitude, tu es content de venir à l'école et tu es plus dynamique.

Qu'est-ce qui se passe ?


• Louis (5ans) :
• - Je suis comme tout le monde. Des fois, j'ai pas envie d'aller au boulot, ça t'arrive jamais, maîtresse ?"
• Il faut toujours écouter les enfants
• "Mélie (5 ans et demi) :
• - Maman m'a emmenée au cinéma hier.

J'ai eu mal aux oreilles car le son était beaucoup trop fort. Je suis fâchée après maman car c'est à cause d'elle que j'ai eu mal aux oreilles !
• La maîtresse :
• - Mais enfin, Mélie, ta maman n'est pas responsable si le son était trop fort !
• Mélie :
• - Si, c'est de sa faute. Je lui avais dit de prendre la télécommande, mais elle a pas voulu.

Si elle m'avait écouté, on aurait pu baisser le son !"
• Les oreilles n'arrêtent jamais de grandir
• "Journée orageuse, on entend le tonnerre gronder.
• La maîtresse :
• - Ne pleure pas, Lucie, tu ne crains rien, tu es en sécurité dans la classe.
• Lucie (5 ans) :
• - C'est le bruit que me fait peur.
• Justine (4 ans), très fière d'elle :
• - Moi j'ai même pas peur !
• Lucie :
• - Oui, mais c'est normal. Comme tu es plus petite, tu as de plus petites oreilles.

Alors, tu entends moins le bruit que moi !"
• La générosité, c'est important !
• Elliot (4 ans) :
• - Tiens maîtresse, je te donne des bonbons.
• La maîtresse :
• - C'est très gentil, mais ce sont tes bonbons, je ne peux pas les manger.
• Elliot :
• - T'inquiète pas. Je te donne que ceux que j'aime pas !
• Heureusement que mémé Georgette est là
• "Titouan (5 ans) :
• - T'en as vu, toi, maîtresse des mammouths quand tu étais petite ?
• La maîtresse :
• - Non, je suis bien trop jeune pour les avoir connus. Les mammouths n'existent plus depuis très longtemps.
• Titouan :
• - C'est pas grave, je demanderai à mémé Georgette."
• La maîtresse :
• - Non, excuse-moi, tu peux répéter s'il te plait ?
• Anthony :
• - Maîtresse, t'as déjà des lunettes parce que tu vois pas bien, si en plus tu deviens sourde, va falloir que tu partes en retraite, comme mon pépé Georges

• Il n'y a pas d'âge pour le franc-parler


"Anthony (5 ans) :
• - Maîtresse, t'as pas encore entendu ce que je viens de te dire ?
• La maîtresse :
• - Non, excuse-moi, tu peux répéter s'il te plait ?
• Anthony :
• - Maîtresse, t'as déjà des lunettes parce que tu vois pas bien, si en plus tu deviens sourde, va falloir que tu partes en retraite, comme mon pépé Georges !"
• !"
• Un livre qui met de bonne humeur


• "Maîtresse" a été écrit par Michèle Guérin, institutrice dans différentes classes de maternelles. Depuis plusieurs décennies, elle récolte les phrases rigolotes de ses élèves. Le livre, disponible aux Éditions de l'Opportun, compile pas moins de 300 perles enfantines. Si certains élèves font preuve de beaucoup d'honnêteté, d'autres misent sur des jeux de mots plutôt drôles. Quoi qu'il en soit, ce petit livre vous mettra de bonne humeur à coup sûr.


http://www.planet.fr/magazine-jeux-de-mots-raccourcis-

Publié dans Société

La crise diplomatique autour du Qatar a gagné l’Afrique. Après la rupture des relations diplomatiques de l’Arabie saoudite avec l’émirat, plusieurs pays du continent ont, à leur tour, pris position.

D’abord la Mauritanie mardi, puis les Comores mercredi ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha. Nouakchott accuse le Qatar de « soutenir des organisations terroristes, de propager des idées extrémistes et de semer l’anarchie ».

Ensuite, c’est le gouvernement sénégalais, solidaire de l’Arabie saoudite, qui a rappelé son ambassadeur au Qatar. Un geste fort qui ne rompt pas pour autant tous liens avec les Qatariens. Dakar dit vouloir consulter son diplomate sur les suites à donner à cette crise.

Qatar: le Sénégal rappelle son ambassadeur à Doha

Dans le même esprit, Djibouti a décidé de réduire sa représentation diplomatique dans l’émirat. Une prudence compréhensible puisque le Qatar est le médiateur du conflit territorial qui l’oppose à l’Erythrée.

Quant au Gabon, le pays appuie la décision de l’Arabie saoudite et condamne « les agissements récurrents du Qatar en faveur du terrorisme ». Libreville invite Doha à se conformer aux accords internationaux en matière de lutte antiterroriste.

Enfin, en Afrique de l’Est, Khartoum regrette la décision des « cinq pays arabes frères ». Le Soudan, comme la Somalie, appelle les parties au dialogue. Les deux Etats proposent d’ailleurs leur aide pour une médiation afin de « protéger les intérêts des pays et des peuples arabes ».

Face à la pire crise diplomatique que connait la région du Golfe depuis des années, plusieurs pays du Maghreb préfèrent la neutralité. Ils ne prennent position ni pour l'Arabie saoudite, ni pour le Qatar. Le Maroc, l'Algérie et la Tunisie agissent avec beaucoup de prudence et optent pour le dialogue.

Etre à la même distance de deux parties, un équilibre délicat que ces trois pays du Maghreb cherchent à maintenir depuis le début de cette crise il y a quatre jours.

L'Algérie a été la première à réagir. Dès mardi, dans un communiqué officiel, elle exhorte les pays du Golfe à dialoguer et appelle à respecter sous toutes conditions le « principe de bon voisinage, de ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures du Qatar ».

La Tunisie quant à elle exprime son inquiétude, tout en espérant voir les pays du Golfe dépasser cette crise. Le ministre des Affaires étrangères déclarait mardi à la presse : « Nous ne voulons plus de divisions, nous souhaitons que les pays du Golfe surmontent leurs différents en adoptant une solution qui satisfasse tous les partis ».

De son côté le Maroc, n'a pas encore réagi officiellement. Selon un diplomate à Rabat, le Royaume préfèrerait rester neutre. Le Maroc possède de très bonnes relations avec Riyad comme avec Doha. Il développe actuellement plusieurs grands projets économiques avec le Qatar.

Par ailleurs, la RAM, compagnie aérienne nationale marocaine, annonce la suspension de ses vols vers Doha. Elle assure que cette décision est due à des raisons techniques et non politique, ce que confirment les Affaires étrangères.

RFI

Publié dans Afrique
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