Filtrer les éléments par date : lundi, 05 juin 2017

Le président togolais Faure Gnassingbé a été élu à la tête de la Cédéao, ce dimanche 5 juin. Il remplace la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf.

La décision a été prise ce dimanche en clôture du 51e sommet des chefs d’Etat de la Cédéao à Monrovia. Faure Gnassingbé a appelé à plus d'intégration et encouragé un peu plus encore la mobilité économique dans cet espace régional d'Afrique de l'Ouest, alors que l'une des décisions de ce sommet est de construire une autoroute entre Abidjan et Dakar.

« Il nous faut maintenant opérer des sauts qualitatifs vers notre objectif unique qui est de faire de notre organisation une Cédéao des peuples. Il nous faudra sans plus tarder enlever les dernières barrières au brassage et à l'imbrication de nos populations, responsabiliser notre jeunesse en encourageant sa mobilité économique dans l'espace régional, mettre à contribution nos hommes d'affaires, mettre à profit notre potentiel démographique, miser sur l'agriculture et l'industrialisation... Autant de défis que nous devons relever ensemble pour l'épanouissement de nos populations », a déclaré le président togolais.

Israël au premier plan

Cette journée a été marquée par l’absence du roi Mohammed VI, qui a annulé sa visite au dernier moment, officiellement en raison de la présence d’un autre invité de marque : le Premier ministre Israélien Benyamin Netanyahu. Une visite avec les honneurs qui marque selon le chef de l’Etat hébreux le retour diplomatique d'Israël sur le continent.

« Israël est de retour en Afrique et l’Afrique est de retour en Israël. J’espère que nous parviendrons à concrétiser deux accords très importants pour approfondir notre coopération », a-t-il salué, rappelant qu'Israël ouvre deux nouvelles missions commerciales : l’une en Afrique de l’Ouest, l’autre en Afrique de l’Est.

Le Niger n'était représenté à Monrovia que par son ambassadeur. Selon des sources proches des autorités, Mahamadou Issoufou a décliné l'invitation en raison de la présence du Premier ministre israélien. Le Niger n'a pas de relations diplomatiques avec Israël depuis des années.

Une délégation de plus de 200 personnes, beaucoup de promesses et une douzaine d'entretiens bilatéraux, la visite du Premier ministre israélien au sommet avait tout d'une opération de séduction à l'encontre des Etats d'Afrique de l'Ouest. Pour Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministre des Affaires étrangères israélien, l'Etat hébreu peut apporter beaucoup au continent africain : « Dans le domaine de l’agriculture, de l’eau, de la haute technologie aussi, dans le domaine de la sécurité, je crois qu’il y a un dialogue très important qui est en train de se former entre Israël et les Etats de l’Ouest africain. Le mot-clé, c’est celui de partenariat et de coopération, et c’est ce que nous avons fait aujourd’hui pendant la journée. »

Un plan d’investissement de « 1 milliard de dollars » dans les énergies renouvelables a ainsi été annoncé. L'enjeu pour Israël est de renforcer les relations économiques, mais aussi contrer les pays africains qui votent « contre Israël » au sein des institutions internationales.

Et effet immédiat de cette visite, la levée des mesures de rétorsion diplomatiques d'Israël vis-à-vis du Sénégal. Depuis décembre 2016 et après le vote d'une résolution  à l’ONU condamnant la colonisation israélienne, décision parrainée par le Sénégal, Israël avait rappelé son ambassadeur et annulé son programme d'aide au Sénégal. Hier, tout a été pardonné. Le retour d'un ambassadeur israélien à Dakar et la reprise de la coopération entre les deux pays ont donc été décidé.

Adhésion du Maroc

Autre grand sujet sur lesquel les 15 pays membres de la Cédéao devaient statuer : la demande d’adhésion du Maroc à la Communauté des pays ouest-africains. Une demande acceptée sur le principe ce dimanche. La Décision finale sera prise au prochain sommet de l'organisation sous-régionale en décembre prochain. Un « oui » de principe, car la Cédéao doit maintenant se pencher sur les aspects techniques et juridiques qu'implique une possible adhésion du Maroc.

Mais en réalité, plus grand-chose ne s'oppose à l'entrée du Maroc dans cette organisation sous régionale. Seul le Ghana a émis des réserves sur ce nouveau venu. « Il faut relativiser les clivages géographiques » (dans un contexte de mondialisation), commentait ainsi une source sénégalaise dimanche soir, mettant en avant les relations commerciales importantes que ce pays du Maghreb entretient déjà avec l'Afrique de l'Ouest. Notamment avec le Sénégal, la Côte d'Ivoire et le Nigeria.

Crise en Guinée Bissau

Enfin, la crise en Guinée-Bissau, véritable casse-tête des pays d'Afrique de l'Ouest, a également été évoquée. Les institutions y sont bloquées depuis près de deux ans et les accords de Conakry proposés par la Cédéao en octobre dernier restés lettre morte.

Au final, il n'a pas été question de sanctions. La Cédéao a donné trois mois supplémentaires au président bissau-guinéen pour trouver une solution à la crise. Les troupes de la communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest resteront plus longtemps sur place, au vu de la situation fragile de ce pays.

■ Pour l’opposition togolaise, le président Gnassingbé n'est le mieux placé pour diriger la Cédéao

Le nouveau président de la Cédéao ne fait pas l'unanimité dans son pays. L'Alliance nationale pour le changement, principal parti de l'opposition, ne voit pas d'un bon œil la désignation de Faure Gnassingbé à la tête de l'institution sous régionale.

RFI

Publié dans Afrique

C’est un véritable séisme diplomatique au Moyen-Orient. L'Egypte et quatre Etats du Golfe -  Arabie saoudite, Emirats Arabes Unis, Bahreïn, Yémen - ont annoncé, ce 5 juin, la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Doha est accusée par ses voisins de soutenir le terrorisme. Les autorités qatariennes régissent avec colère et dénoncent une décision sans fondement. Elles rassurent néanmoins leur population, il n’y aura pas d’impact sur le quotidien des Qatariens.

Le Qatar est une presqu'île dans le Golfe, il partage une seule frontière terrestre, avec l’Arabie saoudite, et cette frontière est désormais fermée. La décision de ses voisins, avec à leur tête Riyad, est sans appel : la rupture n’est pas seulement diplomatique, elle est totale. Les diplomates qatariens, ont 48 h pour faire leurs valises. Ils sont sommés de quitter l’Egypte, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn, le Yémen et bien sûr le royaume saoudien. Même chose pour les ressortissants qatariens résidents ou touristes dans les pays de la région. Ils disposent de deux semaines pour rentrer chez eux.

Problème... Comment rejoindre leur petite monarchie ? Presque plus aucune compagnie aérienne, ou maritime ne dessert désormais le Qatar ; même Qatar Airways a suspendu ses liaisons avec l’Arabie saoudite. Doha, qui s’est érigée ces dernières années en pôle d’attractivité se retrouve bien seule. Et ce n’est pas la première fois que le Qatar est mis à l’écart, isolé par ses voisins. En 2014 déjà, Riyad, Abou Dhabi et Manama, avaient rappelé leur ambassadeur au Qatar, pour protester contre le soutien apporté par Doha aux Frères musulmans.

Des conséquences immédiates

Conséquences immédiate de cette crise; la Bourse de Doha a chuté de 8% dès son ouverture reflétant les inquiétudes des investisseurs liées aux mesures prises par ces pays arabes. Ils ont décidé d’interrompre d’ici mardi leurs liaisons aériennes, terrestres et maritimes avec le Qatar.  Ces pays vont également interdire leur espace aérien à la compagnie Qatar Airways obligeant cette dernière compagnie à modifier ses itinéraires, rallongeant les vols et induisant une baisse d’activité pour la compagnie qatarienne. A titre d’exemple, Qatar Airwais opère douze vols par jour entre Doha et Dubaï.

Autre mesure, l’Arabie saoudite a donc décidé de fermer ses liaisons terrestres avec le Qatar. Problème ; la seule voie par la terre qui relie le petit émirat  avec d’autres pays de la région est la frontière avec l’Arabie saoudite. Chaque jour des centaines de camions la traversent avec des marchandises et surtout des produits alimentaires. Il faut noter qu'une fermeture de l’espace aérien et des frontières terrestres compliquera le calendrier des livraisons des matériaux pour les travaux que ce pays a entrepris pour l’organisation de la Coupe du monde de football en 2022.

Les Qatariens s'y attendaient un peu

La presse qatarienne s’attendait presque à cette annonce, indique notre correspondante à Doha, Sabrina Bennoui. Depuis plusieurs semaines, les éditorialistes dénoncent une campagne médiatique des voisins du Golfe dirigée contre le Qatar. Pour eux, les sanctions diplomatiques sont donc une suite logique. Depuis ce matin, la grande chaîne qatarienne Al Jazeera suit cette affaire de près.

Fait remarquable, elle s’est fait le relais d’un représentant iranien proche du président Hassan Rohani. Il a jugé que cette décision n’était pas une bonne solution pour résoudre la crise. Les liens diplomatiques du Qatar avec l’Iran sont pourtant justement l’un des motifs qui a conduit à cette escalade des tensions.

Sur Twitter, ce sujet a été tweeté près de 100 000 fois. Le Qatar a assuré qu’il n’y aurait aucune incidence sur les citoyens, mais, pourtant déjà l’Arabie saoudite compte retirer toutes les troupes qatariennes de la coalition présentes au Yémen.

RFI

Publié dans International

 


Préface d'Alain Richard, ofm

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Du latin « res publica », la République est une forme de gouvernement où le pouvoir et la puissance ne sont pas détenus par un seul et où l'autorité signifie servir sous le respect strict de la Loi fondamentale : la Constitution. Homme de terrain et assoiffé de vérité, l'auteur ausculte, diagnostique afin de proposer un remède social à une situation socio-politico-économique pour les sociétés africaines dites « anarchisées » et dans nos mondes ruinés par la terreur d'autre part.
Cœur des violences. Des Républiques privées, un titre embarrassant ! Surtout de par sa seconde partie où le thème apparaît en contradiction avec la notion de République laquelle, par définition, est une propriété commune.

 Cette notion est fondamentale pour que naisse, grandisse et se consolide la cohérence de « l'Être-homme » au sein des sociétés africaines « anarchisées » d'une part, et dans nos mondes ruinés par la terreur d'autre part.


Homme du terrain, assoiffé de vérité et combattant pour la redécouverte et le respect de la dignité humaine, l'auteur tout au long de l'ouvrage ausculte, diagnostique afin de proposer un remède social à une situation socio-politico-économique face à laquelle rester indifférent signifie se trahir soi-même. Membre de l'Ordre des Frères Mineurs (Franciscains), passionné d'un vivre ensemble humain et cohérent, Oscar OMARI NGABO est très engagé dans l'Education à la culture de la fraternité et de la paix par la pratique de la Non-violence active dont il assure la formation continue auprès de jeunes en République Démocratique du Congo. Il est l'initiateur de l'École de « Fraternité et Réconciliation », dans un contexte des violences endémiques et a été maître des postulants franciscains de 2012 à 2015. Actuellement, il vit à Jérusalem/Israël où il poursuit des études spécialisées en Ecritures saintes (la Bible) et archéologies bibliques.

Publié dans Ex-libris

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A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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