Filtrer les éléments par date : samedi, 03 juin 2017

Au terme d'une finale intense, le Real Madrid a dominé la Juventus (4-1, doublé de Ronaldo) pour s'offrir un 12e titre européen, le 2e d'affilée.

Ce Real-là est définitivement irrésistible. Et ce cru 2017 vient d'entériner sa place au Panthéon des plus grandes équipes de l'histoire. Qu'importe le style, tant que la cohérence y est. Alors qu'il pouvait résolument s'inquiéter de voir s'avancer une Juve qui n'avait plus semblé si forte depuis bien longtemps, le Real a répondu avec ce qui a fait sa réussite cette saison : du calme, et une assurance à tout épreuve. Des ingrédients qui lui ont permis de prendre la mesure des Turinois (4-1) au terme d'une finale qui a parfois atteint des sommets d'intensité.

Pour la première fois depuis 17 ans et l'AC Milan d'Arrigo Sacchi, un club remporte deux fois d'affilée la plus prestigieuse des coupes européennes. Et qui mieux que le Real Madrid, cet ogre insatiable à l'ADN tellement européen pour y parvenir ? Les Merengue ont réussi là où ont échoué les grandes équipes des trois dernières décennies, que ce soit la Juve de Marcelo Lippi dans les années 1990 ou le Barça de Pep Guardiola des années 2010.

C'est donc Zinédine Zidane qui aura réussi cette performance rare, ce qui devrait asseoir un peu plus sa place dans la légende du club merengue. Le Français, qui n'est à la tête de l'équipe que depuis 18 mois, réussit par ailleurs le premier doublé Coupe-championnat du Real depuis 1958. Son rôle est central dans ce succès. Et si son équipe ne dégage pas une identité tactique claire, les vertus qu'il lui a inculquées suffisent aujourd'hui à le classer parmi les grands managers. Sa gestion des forces vives, la rotation qu'il a mise en place dans un effectif où cohabitent les égos, ainsi que certains choix au niveau des hommes – l'insertion de Casemiro au milieu aux dépens de James Rodriguez, pourtant payé 80 M€ il y a trois ans – mettent en avant une autorité et une capacité managériales hors du commun.

La Juve s'est éteinte

Pourtant, il n'a pas tout de suite été évident que le Real allait finir par ainsi marcher sur son adversaire. Dans une configuration sans surprise d'un côté comme de l'autre, c'est la Juve qui a montré le plus de mordant en première période. Navas a fait rempart devant Higuain (4e) et Pjanic (7e), et le Real, après un quart d'heure de mise en route a rééquilibré les débats pour mieux piquer. Et il n'en a pas fallu quinze aux Merengue pour faire une première différence.

Dans leur style tout en vitesse d'exécution et en verticalité, ils ont pu compter sur l'inévitable Ronaldo pour virer en tête d'une frappe sèche au ras du piquet après un mouvement orchestré par Kroos, Benzema et Carvajal (0-1, 20e). La Juve pouvait alors regretter cette petite erreur défensive venue gâcher un travail de sape plutôt efficace au milieu, où le pressing exercé a souvent empêché Madrid d'aller au bout de ses actions offensives. La Vieille Dame a eu le mérite de maintenir ce tempo et égalisé de manière très méritoire sur un chef d'œuvre de Mandzukic, venu conclure de façon acrobatique un numéro de jonglage avec Alex Sandro et Higuain (1-1, 27e).

Seule ombre au tableau d'une première période somme toute aboutie, la Juve avait parcouru à la pause 4 km de plus que son adversaire. Un écart qui allait finir par accabler les Bianconeri, qui n'ont jamais été en mesure de remettre cette intensité par la suite et le Real, toujours sûr de sa technique, a gratté du terrain et fini par faire la différence. Avec d'abord un peu de réussite, Casemiro voyant sa frappe lointaine déviée par Khedira (1-2, 61e) quand quelques secondes plus tard, Cristiano Ronaldo s'offrait un doublé après un numéro de Modric sur le côté droit (1-3, 64e).

Supérieur techniquement avant de l'être physiquement, le Real ne pouvait plus être inquiété. La Juve, inoffensive en 2e période hormis sur un coup de tête d'Alex Sandro (82e), terminera même à dix après les deux jaunes reçus coup sur coup par Cuadrado. Et quand Asensio est venu donner un ampleur plus grande au score (1-4, 90e), elle était déjà résignée depuis bien longtemps. Le Real reste sur le toit de l'Europe. Et le constat est aussi implacable qu'il est cruel pour cette Juve, battue deux fois en trois ans en finale, et dont les légendes devront encore attendre avant de goûter à un titre décidément insaisissable.

Le Point.fr

Publié dans Sport

Les professionnels des Tic demandent aux autorités de leur faire confiance dans la mise en œuvre de la stratégie Sénégal numérique 2025. Antoine Ngom, président d’Optic Dakar l’a réitéré hier jeudi, à Dakar, en conférence de presse.

Lésée dans l’alléchant marché de numérisation des cartes d’identité numériques, chiffré à hauteur de 50 milliards de francs CFA au bénéfice des indonésiens, l’Organisation des professionnelles des Tic au Sénégal (Optic) admet avoir perdu un combat et non une guerre dans la Stratégie Sénégal numérique 2025. Pour ce faire, elle n’entend pas lâcher du lest pour celui relatif à la numérisation de l’Etat civil du Sénégal.

En conférence de presse hier jeudi, à Dakar Antoine Ngom, président de l’Optic a réitéré le vœu pieux de voir l’expertise sénégalais s’arroger de droit le marché de la modernisation de l’état civil et de faire valoir toute son expertise en la matière. «Nous avons été éliminés expertement dans l’octroi du juteux marché de confection des cartes d’identité biométriques de la Cdeao au profit de la Société indonésienne Iris. Et pourtant notre expertise est avérée», a-t-il expliqué. Pour preuve, dira-t-il: «50 à 80% de notre expertise est monnayée à l’étranger. Donc, c’est dire que «nous sommes à la hauteur des ambitions numériques de notre pays. Nous demandons aux autorités de nous faire confiance», a-t-il lancé.

Attribution de licences Mvno

A ce sujet, il dira: «Même si l’initiative arrive trop tardivement, nous pensons que c’est une bonne initiative. Car le schéma Opérateurs mobiles virtuels (Mvno) est plus adapté à la voix qu’aux Data. Car la voix représentait une part faible des revenus  des opérateurs». Toutefois, il n’a pas manqué de dénoncer les conditions d’éligibilité trop contraignantes pour l’expertise locale.

Selon les clauses: «Le candidat à l’attribution ne peut être qu’une société de droit sénégalais». A cela, «il  faut une expérience avérée d’au moins 4 ans dans l’activité de Mvno; avoir exercé l’activité Mvno dans pays; justifier d’une moyenne de trois milliards de FCFA de chiffre d’affaires sur les 3 dernières années; avoir mis en œuvre un projet similaire d’un montant d’au moins un milliard de FCFA». Avec de telles dispositions «aucune entreprise ou groupement d’entreprise sénégalais dans ledit secteur ne saurait les remplir pour espérer gagner le marché», a-t-il vigoureusement dénoncé.

Sudonline

Publié dans Economie

Alors que certains militants et autres responsables attendent avec impatience la publication des listes en perspective des élections législatives du 30 juillet pour savoir quelle posture adopter, ce, nonobstant l’appel de Macky Sall, les femmes de l’Alliance pour la République (APR) de Nguénar (Matam), elles, anticipent la réponse à donner. Elles ont décidé de suivre à la lettre les recommandations de leur leader.

Selon leur porte-parole, Aïssatou Dieng, «quel que soit le choix qui sera fait, nous allons voter et faire voter la coalition Bennoo Bokk Yaakar». Mme Dieng d’ajouter : «je parle au nom des femmes de l’APR de Nguénar. Nous allons suivre les instructions de notre leader. Entre Macky Sall et les femmes de Nguénar, c’est une vieille histoire. Ça remonte à 2008. Et nous n’entendons pas fléchir. Ce, quels que soient les mécontentements».

Toutefois, Aïssatou Dieng n’a pas manqué d’inviter le président de la République à regarder dans son rétroviseur. «Nous lui demandons au moins de penser souvent quand même à nous. Nous sommes des militantes fidèles et méritons d’être récompensées».

Rouguy Niang de Ourossogui ne dit pas le contraire. «Nous sommes des militantes de la première heure. Nous avons cru à Macky Sall dès le début. Nous n’avons pas attendu qu’il prenne le pouvoir pour le rejoindre. Par conséquent, je trouve qu’il est tout à fait légitime que nous, femmes, demandons à occuper des postes selon nos compétences».   

Sudonline

Publié dans Politique

Ils ont été brûlés par les flammes de l’enfer libyen. Ces migrants miraculés Sénégalais … se sont retrouvés sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor par la magie d’un coup de dés. Le hasard qui maintient en vie ceux qui ont goûté au bonheur du désespoir. S’ils ont échappé à la mort physique, nos compatriotes sont ensevelis dans le linceul de la mort sociale. Ils ont mené une vie de chien en Libye. Là-bas… leur dignité a été souillée par le venin de la cupidité d’une partie de la population que le conflit libyen a transformé en monstres. Ce pays a basculé dans l’innommable, depuis l’assassinat du défunt guide libyen, Mouammar Khadafi. La loi de la jungle y règne en maître et répand au quotidien les graines de la mort.  Eux, ont échappé à la faucheuse. Les 170 rapatriés, sauvés par l’Etat du Sénégal grâce à l’appui de l’organisation international pour la migration (Oim). Ce contingent qui a débarqué en terre sénégalaise, a profité de la présence des journalistes pour faire part des difficiles conditions de vie des migrants en Libye. Arnaques, tortures et emprisonnement sont, entre autres sévices infligés aux candidats à l’immigration, qui séjournent en Libye. Des récits où les mots sont moins forts que le silence parce qu’il y a des douleurs qui ne peuvent être traduites par la parole.

Ils sont 170 jeunes à arriver hier, jeudi 1er juin, à l’aéroport de Dakar en provenance de Lybie.

Les visages croulent sous le poids de la fatigue, dans des habits ordinaires, couvrant des corps soumis aux pires douleurs, ces migrants ont été brûlés par les flammes de l’enfer libyen. Là-bas, ils ont mené une vie de chien où leur dignité a été souillée par le venin de la cupidité d’une partie de la population que le conflit libyen a transformé en monstres.

Mais grâce à l’appui de l’Organisation internationale pour la migration (Oim), ces migrants ont préféré retourner au bercail. Accueillis hier, à l’aéroport de Dakar, trois d’entre eux se sont adressés aux journalistes. El Hadj Ali, originaire de la région de Tambacounda, et ancien étudiant au département de géographie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a laissé tomber ses études pour aller à l’aventure.  «Je suis parti en Libye dans le seul but de rejoindre l’Italie. Je suis un soutien de famille et pour venir en aide à mes parents, j’ai pris la responsabilité de passer en Libye pour aller en Italie. Mais malheureusement ça n’a pas réussi ». Vivre en Libye, c’est côtoyer la mort au quotidien, estime-t-il.  «En Lybie, à tout moment, on peut t’attraper, te tuer, ou te cribler de balles. J’ai vu des gens qui ont été froidement assassinés », dit-t-il.

 Arrivé en Libye en janvier, El Hadji a été emprisonné pendant 3 mois. Aucune infraction ne lui a été reprochée.  «Le jour où on m’a amené en prison, on m’a réveillé en plein sommeil. J’étais dans notre foyer ». Depuis son départ du Sénégal, le 3 décembre 2016, sa vie n’est que misère en dépit d’un bailleur qui a financé son voyage. «Je suis arrivé en Libye au mois de janvier, mais malheureusement je n’ai pas pu travailler là-bas, j’avais quelqu’un qui finançait mon voyage. Ils n’aiment pas les noirs.  A tout moment, s’ils te voient, ils ont des cœurs brûlés.         

A chaque fois ils veulent te tuer, s’ils te voient, ils t’agressent, ils te demandent de l’argent ».  Si ce n’est donc ce mauvais traitement, les migrants ouest africains sont victimes d’arnaques. « Les migrants sont très souvent capturés. Et en pareil cas, il faut que les familles payent une rançon. Le cas contraire, on te bat à mort », soutient-il.  El Adji a quitté la Libye mais, il est encore soucieux de ses compatriotes qui sont encore dans la galère.  «Les Sénégalais sont nombreux là-bas.

La prison est dure. Il faut qu’on leur vienne en aide », plaide-t-il. Un autre migrant ramené de la Libye et qui a accepté de témoigner est Daouda Dramé. Agé de 29 ans, il est originaire de Sédhiou.  Son désir de rallier l’Italie l’a fait vivre une vie de pitance pendant plus d’un an. «J’ai fait presque 1 an et demi en Libye. J’ai éprouvé beaucoup de difficultés pendant ce séjour libyen. C’est ce matin seulement, en revenant à Dakar, que je suis sorti de prison. Je n’ai jamais vécu en paix depuis que j’ai quitté le Sénégal». Les agressions et autres actes violents, Daouda les a vécus. «Il y’a chaque jour des agressions. Je suis maintenant habitué aux armes », dit-il. Comme El Hadji, Daouda est soucieux de ses compatriotes restés en terre libyenne. «J’ai laissé plus de 80 Sénégalais dans la prison que j’ai quitté. L’Etat du Sénégal doit faire des efforts pour leur venir en aide».  

Un autre Sénégalais migrant sénégalais qui a préféré garder l’anonymat estime quant à lui que les autorités sénégalaises doivent veiller à la réouverture de l’ambassade du Sénégal en Libye. Emprisonné comme ses pairs, il a mené une vie dure, très dure en Libye. Son retour en terre Sénégalaise ne relève que d’un miracle.

 PLUS DE 1000 JEUNES RAPATRIES DE LA LIBYE DEPUIS LE DEBUT DE L’ANNEE :Le Sénégal en phase de battre le record de 2016

Les jeunes Sénégalais en partance pour l’Europe rapatriés de la Libye en ce début d’année se chiffrent à 1000. En conséquence, le directeur des Sénégalais de l’extérieur Sory Kaba qui était hier, jeudi 1er juillet, à l’accueil de 170 jeunes rapatriés, craint que les rapatriements soient beaucoup plus importants cette année. «Depuis le début de l’année, nous avons plus de 1000 jeunes qui ont été rapatriés de la Lybie.  Ce qui est clair, on va battre cette année, le record des rapatriés de la Libye. L’année dernière nous avons enregistré entre 1200 et 1300 retours. Si à mi-année, nous sommes à plus de 1000, cela veut dire que nous serons environ à 2000 à la fin de l’année », a-t-il dit.  En plus de ces derniers qui ont atterri hier, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, une autre vague de 180 personnes est attendue le 6 juin prochain. Vingt autres jeunes reviennent au bercail par la route, affirme Sory Kaba.  Ce qui est clair c’est que, selon le directeur des Sénégalais de l’extérieur,        « chaque semaine, il y’a au moins 10 ou 15 jeunes qui arrivent par la route». 

Selon le directeur des Sénégalais de l’extérieur,  la Lybie est un pays dans lequel il y’a beaucoup de difficultés.     «Les familles nous sollicitent au quotidien par rapport à certaines considérations de leurs enfants qui cherchent à transiter par la Libye. Si ce n’est des arnaques ou des emprisonnements, on demande aux familles des rançons ».   Le Sénégal et ses partenaires dont l’Organisation international de la migration développent des initiatives pour trouver à ces jeunes des activités génératrices de revenus. «On met un dispositif de réintégration économique et sociale pour leur offrir de la perspective parce que si nous ne prenons garde ils vont encore reprendre la route migratoire», a dit Sory Kaba. 

Fatou NDIAYE et Cheikh Sarr (stagiaire)

Sudonline

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