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TYPOLOGIE DES DÉMOCRATIES SAUVAGES-Dieu a-t-il puni les Noirs? Par Jean-Claude Shanda Tonme

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Que de préjudices contre la race, soutient-on au vu du drame permanent des Afro-Américains, plombés par un lourd passé d'esclaves qui les poursuit. Cependant, d'un bout à l'autre de la mère Afrique, les adeptes d'un machiavélisme tropical et d'une gestion solitaire du pouvoir règnent. Ces fous prônent une démocratie d'un autre genre, sèment impunément le génocide, la misère et la souffrance. Est-ce un statut métaphysique incontrôlable, une tare génétique scientifiquement explicable, une punition divine ? Voici pour une fois, élevée en profession de foi, une autocritique sévère.

Une des vérités politiques de notre temps contemporain, c'est qu'il existe dorénavant un modèle de gestion humaine obscurantiste, de pensée génocidaire, et globalement de gouvernance féodale et totalitaire que l'on pourrait coller à l'Africain, au Noir, sans aucun doute, et lui en délivrer le brevet d'authenticité. La « race » était déjà très mal en point dans un monde à peu près tolérant, elle est aujourd'hui en danger devant l'exacerbation des nationalismes et le recul de la convivialité. Ce faisant, elle est trahie par son institutionnalisation de l'obscurantisme et par l'irresponsabilité de ses gouvernants autant que par la démission de ses élites internes et diasporiques.

Personne mieux que nous-mêmes, je le soupçonne, ne comprend véritablement ce qui au fond commande notre être, notre âme tout court. À l'analyse de certains actes et comportements, peu de sujets d'autres races croient le Noir capable de transcender les réflexes de barbare qui le confinent à la marge de la « civilisation moderne ». Que de préjudices contre la race, soutient-on au vu du drame permanent des Afro-Américains, plombés par un lourd passé d'esclaves qui les poursuit.

Cependant, d'un bout à l'autre de la mère Afrique, le continent berceau, les adeptes d'un machiavélisme tropical et d'une gestion solitaire du pouvoir règnent. Ces fous prônent une démocratie d'un autre genre, sèment impunément le génocide, la misère et la souffrance. Est-ce un statut métaphysique incontrôlable, une tare génétique scientifiquement explicable, une punition divine ? Voici pour une fois, élevée en profession de foi, une autocritique sévère qui revêt la forme d'une codification académique. L'auteur qui avait déjà étonné en commettant avec un courage extraordinaire La malédiction de l'Afrique noire, chez le même éditeur, en 2010, repose le problème du rôle des uns et des autres dans l'avancement du monde, comme pour faire écho à Senghor et à Césaire, comme pour relativiser Koi Annan et Barack Obama..

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Le Pr. SHANDA TONME est auteur de nombreux ouvrages de relations internationales et de science politique. Ses analyses mettent en exergue des capacités de prévision et d'anticipation qui en font un expert unanimement respecté. Conseiller des institutions internationales ainsi que des sociétés industrielles et commerciales, il anime par ailleurs plusieurs structures de lutte contre la corruption et de défense des droits de l'homme et des libertés.

Publié dans Ex-libris

Le président Macky Sall a donné trois directives au secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République pour obtenir une majorité confortable aux élections législatives de 30 juin 2017 et gagner, au premier tour, la présidentielle de 2019. Il invite les militants à «raffermir l’unité, renforcer la discipline du parti et rester mobilisés ».

Au lendemain de l’élection des hauts conseillers des collectivités territoriales, Macky Sall avait décliné deux grands défis devant le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République pour accentuer les changements en cours et accélérer la réalisation du projet d’émergence du Sénégal.  Il s’agissait bien évidemment, selon lui, d’obtenir une majorité confortable aux élections législatives de juin 2017 et gagner, au premier tour, la présidentielle de 2019. En relevant ces deux défis, il est question, dit-il, de conforter l’option de cohérence et d’efficacité de nos institutions soutenue par le peuple sénégalais à l’occasion des différents scrutins depuis 2012.

Pour ce faire, le président de la République invite les militants et responsables du Parti et de la Coalition Benno Bokk Yaakaar, de «raffermir l’unité, de la solidifier davantage, de conforter la discipline de parti et de rester mobilisés pour les batailles à venir et de nouvelles victoires ». Ainsi, le président de l’Apr donnait le tempo en perspective des élections législatives du 30 juillet 2017. Car l’enjeu principal, selon lui, est de « conquérir ou de conserver le Pouvoir. La conquête acquise, il reste à pérenniser son unité, renforcer sa capacité à gérer cette diversité en mettant en avant le projet collectif et l’intérêt général».

« L’unité nous renforce dans un espace de compétition qui laisse peu de place à la concession, la compromission et les polémiques stériles. Nos adversaires veulent nous affaiblir et nous, nous voulons nous renforcer. Nos divisions nous affaiblissent, donc elles renforcent nos adversaires. De la même manière, notre unité nous renforce, donc elle les affaiblit nos adversaires », persiste le président de l’Apr.

Si l’unité nous a permis de gagner toutes les batailles électorales depuis 2012, il n’en demeure pas moins qu’elle n’est, insiste Macky Sall, cependant jamais acquise définitivement, elle est un combat.

«Chaque militant doit avoir la claire conscience que la construction et la sauvegarde de l’unité du parti lui incombent au premier chef. C’est dans l’unité que nous pouvons faire efficacement face à l’adversité », a t-il déclaré devant le Secrétariat exécutif.

Développer l’esprit de solidarité et renforcer la discipline

Poursuivant son discours, le président de la République prône aussi le développement de l’esprit de solidarité qui doit, selon lui, guider notre action collective lorsque le consensus est trouvé ou lorsque la règle du jeu est appliquée. En plus de cela, Macky Sall préconise « la discipline qui cimente le parti et lui donne la force et la cohérence qu’il faut pour entreprendre des actions collectives. Déplorant certains comportements de ses responsables, Macky Sall s’est indigné de la latitude de certains «prompts à se répandre dans la presse tandis que d’autres se livrent à des chantages inadmissibles dans le parti ».

« On assiste également à des pratiques qui n’honorent personne, encore moins leurs auteurs. Comment comprendre que des militants de haut niveau prennent sur eux la responsabilité de divulguer les délibérations du parti à usage strictement interne? Et que d’autres étalent sur la place publique les minutes de réunions d’instance? », avait fustigé le Président Sall. Non sans inviter les militants à maintenir cette grande tradition de dynamisme, du sens de l’initiative et de la solidarité.

Des réalisations brandies

Dans le domaine du social, Macky Sall rappelle la baisse substantielle des prix des denrées de première nécessité, la revalorisation des pensions de retraite, la baisse de l’impôt sur les salaires, la bourses de sécurité familiale, le renforcement du transport public urbain. Il ajoute : « la couverture maladie universelle, la gratuité des soins de santé pour les enfants de 0 à 5 ans ainsi que pour les femmes qui doivent subir la césarienne ou encore les insuffisants pénaux, la carte d’égalité des chances, les initiatives hardies pour apporter l’eau potable et l’électricité aux populations rurales, représentation des Sénégalais de l’extérieur à l’Assemblée nationale, entre autres mesures en faveur de la diaspora.

Sur le plan économique, Macky Sall a fait savoir que le « pays présente une signature crédible sur tous les marchés financiers. Une véritable révolution s’opère en faveur des paysans avec la mécanisation de l’agriculture, la maîtrise de l’eau. Notre objectif d’autosuffisance alimentaire, en riz en particulier, est à portée de main ».

Revenant sur les programmes d’urgence mis en œuvre pour améliorer les conditions et le cadre de vie des populations, Macky Sall avait cité en exemple le «Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), du Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma) et de Promovilles (Promotion des Villes) ».

Sudonline

Publié dans Politique

 

Au musée du quai Branly

Georges Léon Émile Balandier, a été l'un des plus grands sociologues et anthropologues africanistes français du XXe siècle. Enseignant charismatique et brillant pédagogue, en 1952 il a assuré à l'Institut d'études politiques de Paris les premiers cours sur les pays dits « en voie de développement » (c'est là qu'avec Alfred Sauvy, il inventa le concept de « tiers-monde »).


Par la suite, il a inauguré le cours de sociologie de l'Afrique noire et fondé le Centre d'études africaines (CEAF) à l'École Pratique des Hautes Études (EPHE). Puis, en 1962, il a occupé à la Sorbonne la première chaire de sociologie africaine où il avait été élu professeur. Il a été aussi fondateur des Cahiers d'études africaines, et directeur des Cahiers internationaux de sociologie ainsi que de la collection Bibliothèque de sociologie contemporaine aux Presses universitaires de France. Georges Balandier est décédé le 5 octobre 2016 à l'âge de 95 ans.


Son dernier ouvrage Du social par temps incertain, est paru en 2013 chez PUF.

À propos du conférencier


François Gaulme, docteur d'État ès Lettres et docteur en Ethnologie, est africaniste de formation, spécialisé en anthropologie politique dans la longue durée. Á l'issue de plus de deux décennies d'activité éditoriale sur les problèmes contemporaines du continent africain,
il a intégré la direction de la stratégie de l'AFD (Agence française de développement) en 2002, puis le MAE (Ministère des affaires étrangères) de 2007 à 2010, en se concentrant sur la problématique des situations de conflit et de fragilité. Il a rejoint fin 2012 le Département de la Recherche, où il est en charge des travaux et études conduites sur la thématique de la gouvernance des institutions publiques, avec une approche socio-anthropologique tant des partenaires extérieurs de l'aide de l'AFD que de l'outre-mer français. Il travaille également sur les thèmes de la « résilience » sociale

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Publié dans International

 

Réalisateur et auteur : Bernard Surugue Conseiller scientifique :
Gil Mahé Production : IRDMali, 2015, 52'

jeudi 1er juin 2017, 18h00 musée du quai Branly à Paris

Les « vieux qui savent » racontent le mythe d'origine du monde, et l'arrivée de l'eau sur la terre avec la naissance du fleuve Niger qui, long de 4200 km, dépend aujourd'hui de 9 pays d'Afrique de l'Ouest.

Le changement climatique durable perturbe l'équilibre de cette merveille de la nature et inquiète les populations riveraines. Des aménagements du Fleuve pourront-ils préserver cette ressource vitale pour le Mali et les
Bernard Surugue rencontre Jean Rouch en 1966. Ensemble, village après village, avec caméra et Nagra ils étudient les représentations du Mali et des pays limitrophes.


rituelles de la mythologie songhay-zarma. Depuis cette « initiation », Bernard Surugue utilise le cinéma pour promouvoir le développement social, économique et culturel des populations les plus démunies. Directeur de Recherche honoraire à l'IRD, il a réalisé une soixantaine de films, et enseigne le cinéma documentaire de l'Université Panthéon-Sorbonne.

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Notre Lettre mensuelle informe sur les activités de la Société ainsi que sur les principales manifestations scientifiques ayant trait à l'Afrique : colloques, séminaires, soutenances de thèses ou d'habilitations à diriger des recherches, avis de nomination, publications d'ouvrages et d'articles, appels à contribution, bourses et prix, expositions, films.
Pour nous signaler un événement, merci de nous transmettre des informations complètes avant le 15 de chaque mois, en vous adressant à : Daniela Bognolo

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