Filtrer les éléments par date : vendredi, 05 mai 2017

Dakar a abrité hier, jeudi 04 mars, la cérémonie de lancement d’un nouveau parti politique dénommé Far Ak Senegal et dirigé par le Dr Ousmane Kane. Un responsable politique qui a démissionné de son poste de l’ONU pour présenter le nouveau-né au sein de la famille politique sénégalaise et expliquer aux militantes et militants de la nouvelle formation politique les raisons fondamentales et les objectifs du nouveau parti.

Dans une allocution plus ou moins longue et consistante en français puis en langue nationale (wolof), Dr Ousmane Kane est ainsi revenu sur les raisons qui l’ont poussé à créer son parti politique. « Nous constatons amèrement que les Sénégalais ont faim, et ils ont soif. L’éducation et la santé sont en crise. Le régime actuel ne parvient pas, au terme de 5 ans d’exercice du pouvoir à apporter les ruptures promises et continue de confiner notre pays au déclassement et à la misère. Partout, c’est la rogne et la grogne ». Et le président Kane de marteler dans la foulée : «il y a historiquement deux partis politiques qui se succèdent au pouvoir depuis l’indépendance et qui font semblant de réussir des alternances. Mais concrètement, il s’agit de deux revers de la même médaille de l’incompétence. Ça suffit ! Dafa doy ».

Par rapport aux élections législatives qui approchent à grands pas, le coordonnateur du mouvement Far ak Sénégal laissera entendre : « ces élections législatives présentent un enjeu capital. Il nous faut insuffler un nouvel élan à la représentation nationale, en étant les premiers à designer des candidats issus des entrailles du pays réel et non les candidats parachutés par les états-majors des partis politiques ».

Et l’ancien mandataire des Nations Unies de promettre : « notre liste sera celle de l’espoir, du vrai changement. Elle sera celle de la prise en compte exclusive des intérêts de toutes les couches de la société, qu’il s’agisse des jeunes précarisées, des femmes vulnérabilisées, du monde rural martyrisé et de la diaspora déconsidérée».   

Sudonline

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La liste unique ou unitaire de l’opposition, dans ses segments les plus représentatifs, serait-elle en passe de voir le jour, à moins de trois mois des élections législatives ? En tout cas, force est de reconnaître que le camp opposé à Macky Sall, décidé à imposer la cohabitation au sein de l’Assemblée nationale, vient d’en poser un jalon décisif hier, jeudi 04 mai 2017. Pour cause, en direction des joutes devant consacrer le renouvellement de la douzième législature, l’opposition a porté sur les fonts baptismaux la coalition « Mankoo Taxawu Senegaal». Une coalition regroupant les principaux partis anti-Macky Sall avec le Pds de Me Wade, Rewmi d’Idrissa Seck, le Grand Parti de Malick Gakou, Bokk Gis Gis de Pape Diop, Aj/Pads de Mamadou Diop Decroix, le Fsd/Bj de C B Dièye, Initiative 2017 de Khalifa Sall, Bës Du Ñakk de Mansour Sy Djamil, Ldr /Yeesal) de Modou Diagne Fada et autre Tekki du député Mamadou Lamine Diallo.

La bataille des Législatives est partie pour ne pas être de tout repos pour Bennoo Bokk Yaakaar et son chef de file Macky Sall. Alors qu’elle est déjà sous la pression d’investitures de tous les dangers, du fait de la boulimie de l’Apr et des requêtes sourdes de certains partis alliés à un plus grand quota de députés, la coalition présidentielle risque de se confronter à une liste unitaire de l’opposition. Et pour cause, cette éventualité que beaucoup d’observateurs taxaient de « chimérique» en raison des divergences et du choc des ambitions entre leaders de l’opposition significative, est de plus en plus en train de prendre forme. Après d’âpres négociations et conciliabules, cette opposition significative a en effet porté sur les fonts baptismaux la coalition dénommée Mankoo Taxawu Senegaal, exclusivement destinée à imposer la cohabitation à l’Assemblée nationale.

La nouvelle coalition sortie des flancs de Mankoo Wattu Senegaal regroupe les grands partis de l’opposition et leurs principaux leaders, fervents adversaires de Macky Sall et au poids électoral plus ou moins lourd dans leurs localités respectives, pour ne pas dire d’implantation nationale. On recense de fait dans cette nouvelle coalition en route vers juillet 2017 et la liste unitaire de l’opposition, le Pds de Me Abdoulaye Wade, Rewmi d’Idrissa Seck,  le Grand Parti de Malick Gakou, le  Front pour le socialisme et la démocratie-Benno Jubël (Fsd-Bj) de Cheikh Bamba Dièye, Aj/Pads de Mamadou Diop Decroix, Tekki de Mamadou Lamine Diallo, ainsi Les Démocrates Réformateurs (Ldr /Yeesal) de Modou Diagne Fada. Qui plus est, ces forces politiques déjà en œuvre dans Mankoo Wattu Senegaal font la jonction avec le maître incontesté de Dakar depuis les Locales de 2009, en l’occurrence Khalifa Sall dont les partisans (Taxawu Dakar avec Barthélémy Dias, Moussa Sy et cie, Ad/Pencoo de Moussa Tine…) viennent de se coaliser à travers Initiative 2017.

Reconnaissant la « nécessité d’un dépassement historique pour présenter une liste unique de l’opposition, obtenir une majorité parlementaire et mettre en œuvre un véritable programme de transformations politiques, économiques et sociales », ces diverses composantes de l’opposition ont engagé l’un des derniers jalons dans la contestation de l’emprise que le camp de Macky Sall exerce sur la représentation parlementaire. Question à mille balles : le chef de file de l’Apr et de la mouvance présidentielle saura-t-il surpasser aux élections législatives cette dynamique unitaire de l’opposition, si jamais celle-ci ne vole pas en éclats d’ici juillet ? 

Sudonline

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I'm not your négro –Je ne suis pas votre nègre--Emission spéciale avec Raoul Peck, ½- La Grande table par Olivia Gesbert–arte

'Amérique de James Baldwin à Raoul Peck. A l'occasion de la diffusion de son documentaire, le cinéaste haïtien Raoul Peck revisite les luttes sociales et politiques des Afroaméricains au cours de ces dernières décennies, à travers les propos et les écrits de l'écrivain noir américain James Baldwin


Un réalisateur politiquement incorrect, traversé par l'exil, les luttes, la mémoire. Documentariste haïtien, ancien ministre de la culture à Port-au-Prince, président de la femis à Paris... Raoul Peck signe aujourd'hui I am not your Negro : un retour aux fondamentaux, diffusé en avant-première ce soir sur Arte, et au cinéma le 10 mai, après un carton dans les salles américaines.


Ce documentaire – déjà multiprimé, ce week-end à Los Angeles après les festivals de Berlin, Toronto, et nominé pour l'Oscar du meilleur film en février dernier – revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains à travers les mots et la figure de l'écrivain James Baldwin. Sans être une histoire de la question noire mais une histoire de l'Amérique.


Né en 24, mort en 87, James Baldwin est un écrivain profondément américain, chroniqueur de son pays natal, qui raconte dans ses textes, romans, essais, poésies, l'Amérique sous toutes ses formes, les tensions sociales, raciales, qui agitent son Siècle.


"Le manuscrit de Baldwin m'a ouvert une porte d'entrée, pour raconter l'histoire que j'attendais."


"Je cherchais une voix atypique, de rébellion, inattendue. Mon choix s'est arrêté sur Samuel Jackson. En ce qui concerne la version française, j'avais l'impression d'avoir moins de choix... Joey Starr s'est imposé."


"Au-delà de l'exemple des Noirs aux Etats-Unis, James Baldwin dénonce la civilisation occidentale dans son ensemble et son traitement de l'autre"
"Baldwin est dans la position du passeur, du sage, de celui qui interprète et transmet les grandes voix qui l'ont précédé."
"Lire Baldwin m'a permis d'ordonner et de structurer les contradictions auxquelles j'ai toujours été confronté."


In France inter on lira ceci


Raoul Peck : "Il y a une réalité du racisme dans la vie de tous les jours à laquelle vous ne pouvez échapper" par Patrick Cohen France inter
Son documentaire "I am not your negro" a été nommé aux Oscars cette année, et salué par la critique aux Etats-Unis: le cinéaste haïtien Raoul Peck est l'invité de Patrick Cohen.

L'état de nos démocraties face au racisme, aux populismes, à la radicalisation, à travers le regard de l'artiste engagé Raoul Peck, qui met à nu les fractures de la société contemporaine.
Suite de notre émission grand témoin, avec le cinéaste et réalisateur haïtien Raoul Peck, à l'occasion de la diffusion de I am not your Negro, ce soir sur Arte, le 10 mai au cinéma.
I am not your Negro : tout est dans le titre, ne pas laisser l'autre vous définir, décider de ce qui constitue une identité... Les questions sont posées d'emblée : à quel point dans nos sociétés, l'identité est une question politique, instrumentalisée, exacerbée, au cœur des rapports de domination et des inégalités économiques ?
"Il est temps de nous mettre face à face et de commencer à parler, de cesser d'occulter des parts d'une histoire commune."
"Chair de l'accumulation du capital sur le sol américain, l'esclavage illustre cette relation entre pouvoir et profit."
"Les armes démocratiques sont aujourd'hui insuffisantes pour combattre les problèmes auxquels ns faisons face : il reste les êtres"
"Mon identité est mienne, toujours en mouvement, définissable uniquement par moi. Je refuse les amalgames réducteurs."
Raoul Peck, La Grande Table
Il y adapte les écrits et les propos de l'écrivain noir américain James Baldwin, autour des luttes pour l'émancipation des Afro-Américains depuis plusieurs décennies.
Pour Raoul Peck, "c'est une histoire qui est totalement urgente aujourd'hui", dans une période où le racisme est encore très présent dans les sociétés occidentales. Il a constitué son film à partir du propos de Baldwin, bien sûr, mais aussi d'images et de documents d'archives. Des documents inédits mais aussi des documents connus, qu'il a présentés autrement, "des documents auxquels les gens se sont habitués. Ils ont oublié comment les voir. Baldwin parle des images, du poids des images, de ce que les images portent comme idéologie".
Raoul Peck y dénonce le racisme latent dans la société. "Quand on prend les critères de logement, d'éducation, de santé, il n'y a pas eu de changements fondamentaux. Ce qui est dur, ce n'est pas le racisme violent qu'on voit à la télévision. C'est que ça ne s'arrête jamais. Même dans un milieu privilégié, il y a une réalité de la vie de tous les jours à laquelle vous ne pouvez échapper."
L'élection d'Obama a-t-elle amélioré les choses ? "Baldwin disait : la vraie question c'est pas d'avoir un président noir, c'est de quel pays il sera le président. Il avait raison : aujourd'hui on voit que c'est ce même pays qui a élu Donald Trump. Les problèmes sont des problèmes de société qui ne peuvent pas être résolus par une femme ou un homme." Pour lui, les vraies questions sont des questions de société profonde, sur son fonctionnement : "Le blanc, c'est une métaphore du pouvoir", résume-t-il. "Si les richesses étaient mieux réparties, le débat serait totalement différent." Tout en rappelant que "les États-Unis ont une histoire particulière de violence, c'est un pays qui s'est construit sur deux génocides : celui des Indiens puis l'esclavage."

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En Algérie, les élections législatives ont eu lieu jeudi 4 mai. Le taux de participation, vrai enjeu de ce scrutin, n'a pas été annoncé le soir, contrairement aux usages habituels des autorités. A 17h, la participation était de 33, 53% selon les autorités. En 2012, ce chiffre avait atteint 43%. Retour sur cette journée de vote.

A sa Une, le journal Liberté prévenait : c'était le jour de l'épreuve de crédibilité. Plus de 45 000 policiers avaient été déployés autour des bureaux de vote. Pourtant, la matinée a commencé timidement. En Kabylie, le taux de participation n'avait, officiellement, pas dépassé les 10% à 14 heures. Autour de Bouira, des bureaux de vote ont été saccagés et des affrontements avec les forces de l'ordre ont eu lieu.

L'événement de la mi-journée était dans la capitale. Le président Bouteflika a voté, assis sur son fauteuil roulant, accompagné de ses deux frères et de ses deux neveux. Il n'était pas apparu en public depuis le mois de décembre.

Dans l'après-midi, le Parti des travailleurs, dirigé par Louisa Hanoune, a dénoncé des fraudes. Plusieurs responsables de partis islamistes affirment eux que les walis, l'équivalent des préfets, fraudent en faveur du parti historique, le FLN.

Les bureaux de vote ont eu du mal à se remplir. A 17h, le taux de participation a atteint 33%. A 19h, le ministère de l'Intérieur a fini par annoncer que l'ouverture des bureaux de vote était finalement allongée jusqu’ à 20h dans presque toutes les régions du pays.

RFI

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