Filtrer les éléments par date : mercredi, 03 mai 2017

MARCHER-Écouter ce que nos pas nlous disent-Essai-Gérard Lefebvre
PHILOSOPHIE SPIRITUALITÉ

Page après page, et pas après pas, cet ouvrage est une invitation à écouter ce que nos pas nous disent.

Écouter ce qu'ils disent de nous, de notre corps et de nos pensées.

Ce qu'ils nous disent aussi de l'état du monde, de nos certitudes, de nos aspirations et de nos limites.

Somme toute, un prétexte pour se laisser aller à deviser le long des chemins.

Page après page et pas après pas, cet ouvrage est une invitation à écouter ce que nos pas nous disent ; écouter ce qu'ils disent de nous, de notre corps, de nos pensées et de nos in¬fi nies réflexions. Ce qu'ils nous disent de notre Histoire humaine, de l'état du monde, de nos certitudes, de nos bonheurs, de nos troubles, de nos ambiguïtés et de nos limites. Écouter ce que chacun de nos pas nous murmure dans l'inachevé de nos chemins et dans notre quête permanente de mieux nous comprendre. Nous laissons souvent, en des endroits connus de nous seuls, des traces, des fragments de ce que nous sommes, ou de ce que nous avons été.

Tels des éclats parsemés de nos états d'âme, de nos joies, de nos enchantements, de nos déceptions et de nos douleurs. Il arrive que longtemps, parfois très longtemps après, nous les retrouvions...

Ce livre est conçu comme « l'accompagnant » de nos multiples voyages à pied et de nos surprenants voyages intérieurs, con-fidentiels et secrets. Il est imaginé pour pouvoir être ouvert à la page et à la lettre de son choix. Mais il constitue surtout un prétexte pour se laisser aller à deviser le long de chemins dont l'identité est volontairement tenue secrète.


Gérard Lefebvre nous propose d'emprunter des itinéraires aux géographies incertaines et changeantes, semblables aux chemins hasardeux de nos destinées. Ce huitième ouvrage (à glisser dans son sac de randonnée) nous donne matière à aiguiser notre ré¬flexion tout en nous appliquant à marcher encore et toujours...

Publié dans Ex-libris

A quelques mois des législatives du 30 juillet prochain, caractérisées par des enjeux majeurs, le camp présidentiel semble être pris dans une tempête indescriptible. La démission ou limogeage du ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, ainsi que les accusations du maire de Guédiawaye, Aliou Sall sur un prétendu complot contre sa personne orchestré depuis le Palais,  sans oublier les clarifications du député Farba Ngom sur l’existence de supposés «faucons» au Palais, ainsi que la sortie au vitriol du président du groupe parlementaire Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), Moustapha Diakhaté, contre le frère du président Macky Sall, ont fini de constituer un cocktail explosif, aux risques non négligeables  pour le régime du président Macky Sall.

La barque de la mouvance présidentielle vogue en eaux troubles. C’est le moins que l’on puisse dire au regard des événements qui se succèdent ces temps-ci. A moins de 3 mois des législatives du 30 juillet prochain, le camp présidentiel est en effet sous le feu des projecteurs dans diverses affaires qui défraient la chronique, et qui risquent de porter un sévère coup à cette unité de façade que tentent de projeter le président de la République, Macky Sall, et ses camarades républicains. L’affaire de la démission ou destitution du ministre de l’Energie et du développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, semble  en être une preuve. En effet, si du coté des proches de l’ex-ministre, l’on soutient la thèse de la démission, du coté du Palais, un communiqué fait état d’un décret présidentiel relevant le ministre de ses fonctions. Une note de la présidence confirmée d’ailleurs par le porte-parole du gouvernement, Seydou Gueye, même s’il n’est pas revenu sur les raisons de la destitution du coordonnateur des cadres de l’Alliance pour la République (Apr). Ce qui porte à deux le nombre de fois que le leader politique de l’Apr à Thiès est relevé de ses fonctions, après avoir été éjecté de la tête de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), suite à sa défaite aux locales de 2014. Pour le moment, le communiqué de la présidence renseigne que c’est le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui prend en charge la question énergétique du pays.

ALIOU SALL ETALE LE LINGE SALE EN PUBLIC

Autre niveau, autre affaire en suspens pour l’Apr. Les accusations de complot portées contre les «faucons du palais» par Aliou Sall ont fini par approfondir à dire vrai le malaise au sein de la mouvance présidentielle. En effet, pour justifier son revirement à 130°, après avoir pourtant indiqué dans un communiqué, cosigné avec l’oncle du président, Abdoulaye Timbo, qu’il ne comptait pas figurer sur les listes pour ne pas gêner le président, Aliou Sall a soutenu être victime d’un acharnement de la part de l’entourage du président. Cela, même si, dès le lendemain, il a mis un peu d’eau dans son vin, en montrant qu’il ne défie pas son mentor et qu’il ne compte pas œuvrer à la défaite de son grand-frère. Abondant dans le même sens, le député Farba Ngom a tenté de jouer au sapeur pompier pour sauver les meubles. Apportant la réplique, il a récusé les accusations de complot orchestré au sein du palais, tout en précisant que «Macky Sall n’est pas manipulable. Macky Sall décide seul, même s’il a la capacité d’écoute».

MOUSTAPHA DIAKHATE MITRAILLE ALIOU SALL

Dans la foulée de cette affaire,  la sortie au vitriol du président du groupe parlementaire de Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), Moustapha Diakhaté, contre le frère du président et édile de Guédiawaye, vient augmenter le malaise au sein du camp au pouvoir. En effet, le député est sorti de ses gonds suite aux propos du maire de Guédiawaye, Aliou Sall, accusant les «faucons» d’orchestrer des complots contre sa personne depuis le Palais. Sur les ondes de la Télévision Futurs médias (Tfm) hier, mardi 2 mai, M. Diakhaté a balayé d’un revers de la main les accusations, non sans estimer qu’Aliou Sall doit s’en prendre à son frère de chef d’Etat, s’il parle de complot, d’autant plus que le président Macky Sall a pris seul la décision de l’écarter des listes aux législatives. Plus acerbe dans ses critiques, Moustapha Diakhaté a traité de tous les noms d’oiseaux l’édile de Guédiawaye, notamment de «menteur», de «manque de respect envers son supérieur», «d’inhumain», etc. Il s’en est aussi pris au chef de l’Etat, car a-t-il dit, «Macky Sall nous a un peu offensés en nous amenant son petit-frère, parce qu’au moment où des gens menaient le combat contre la liquidation de son grand-frère, personne ne connaissait Aliou Sall. Au moment où les gens se battaient pour faire de son grand-frère Président de la République, personne ne connaissait Aliou Sall». Allant plus loin, il est monté au créneau pour proposer au président d’interdire à son frère Aliou Sall de se présenter sur n’importe quelle liste, et aussi de l’exclure du parti si toutefois il ose intégrer une liste parallèle. Cela, non sans inviter le frangin du chef de l’Etat à descendre de son piédestal. 

Ces diverses oppositions ouvertes ou affaires témoignent en vérité du malaise qui couve au sein du parti au pouvoir. Un malaise que le président Macky Sall a intérêt à solutionner le plus rapidement s’il ne veut pas que son dessein de voir sa majorité confortée aux législatives soit écorné. Des législatives déjà germes de tensions avec des investitures problématiques au sein de Bennoo Bokk Yaakaar du fait de la boulimie de l’Apr et de la volonté affichée des partis membres de la coalition de voir leur quota de députés revu à la hausse. 

Sudonline

Publié dans Politique


Un livre osé qui pointe les errements d'un gouvernement d'amateurs ou de « griots ». Aucune prospective malgré les talents. Aucune stratégie malgré les conseils et les milliards de CFA prêtés ou donnés au pays. Un pays qui avance avec la seule idée que « dieu est grand » n'ira pas loin. Pape B CISSOKO


Merci à Ady Diop qui nous a soufflé cet ouvrage. ichrono.info grandit grâce à vous.

Harmattan Sénégal SCIENCES POLITIQUES SOCIOLOGIE AFRIQUE NOIRE Sénégal


«J'ai toujours considéré que l'Etat du Sénégal n'a pas de programme de développement. Ce qui est appelé Plan Sénégal émergent (Pse) n'est en réalité qu'un diagnostic de la situation économique et sociale du pays tiré de la Sndes (Stratégie nationale de développement économique et sociale) et une théorie du développement passe-partout dont on pourra juger la pertinence qu'à l'aune des projets en cours de réalisation.»


Dans cette analyse sociopolitique, l'auteur veut "oser dans une démarche de construction, écorcher à vif les tares de la société sénégalaise". Il avertit et interpelle la conscience citoyenne en offrant, au-delà de la critique acerbe, une alternative à chaque problème soulevé. Ce livre pose la nécessité pour le Sénégal d'engager une profonde réflexion en vue de corriger sa trajectoire politique, son modèle de développement et le mode de gestion de l'État.


« On n'abdique pas l'honneur d'être une cible » Edmond Rostand Voilà comment on pourrait résumer le regard critique et l'analyse sociopolitique de Cheikh Bamba Dièye. Dans cet ouvrage provocateur à souhait, il assume depuis le titre annonciateur, Sénégal : Thérapie pour un pays blessé, sa mission, celle « d'oser dans une démarche de construction, écorcher à vif les tares de la société sénégalaise ».
Il avertit et interpelle la conscience citoyenne : « Personne ne peut se prévaloir d'une pureté ou d'une probité qui l'exclurait du banc des accusés. Cela ne servirait à rien de réclamer un droit à l'exception puisqu'elle ne ferait que confirmer la règle ».

On découvre au fil des pages pour s'en délecter, la qualité de la plume de l'écrivain à côté de l'expertise de l'homme d'État soucieux, au-delà de la critique acerbe, d'offrir une alternative à
chaque problème soulevé.


Taquin, il déclare : « Mon intention n'est pas ici de faner qui que ce soit même si, à l'épreuve du temps, la nature de toute leur quelle que soit sa beauté est de se faner. C'est d'ailleurs dans le renouvellement, le travail et la veille constante qu'un jardin conserve sa beauté et que mille leurs s'y épanouissent ». Chacun se fera une idée à la fin de cet ouvrage inédit dans l'espace politique sénégalais. Un livre qui, par la qualité et la profondeur de son analyse, ne laissera indiffèrent ni le lecteur, ni le chercheur, ni l'acteur de la vie politique.

Cheikh Bamba DIÈYE est Ingénieur des Travaux publics, spécialiste en développement local et en aménagement du territoire. Il a été ambassadeur de l'Institut des Nations Unies pour la Réduction des Risques et Catastrophes (ISDR) sur le changement climatique.


Homme politique engagé, ancien ministre, député du Sénégal de 2007 à 2012 et maire de la ville de Saint-Louis de 2009 à 2014, Cheikh Bamba Dièye, Secrétaire général du FSD-BJ, incarne la nouvelle vague politique au Sénégal par sa constance, sa rigueur et sa crédibilité.


Lu ici et là : les bonnes feuilles


«Sénégal : Thérapie pour un pays blessé», le livre de Bamba Dièye démonte les projets de Macky Sall
Le leader du Fsnd-Bj, Cheikh Bamba Dièye, sort ce lundi 3 avril Sénégal : Thérapie pour un pays blessé(Harmattan), un livre qui passe au crible la gestion du Président Macky Sall. L'ancien maire de Saint-Louis flétrit le PSE et estime que le chef de l'Etat n'a pas le sens des priorités.
Cherté du Centre Abdou Diouf


«Le Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad) a coûté plus de 55 milliards de nos francs deux fois plus chers que celui d'Annecy en France. Ce dernier du même ordre plus moderne et plus aux normes a été réalisé en plein centre-ville avec des contraintes plus grandes (fondation au milieu des immeubles, difficulté de construire en ville, parking souterrain, acquisition foncière, etc.).


Le centre Abdou Diouf lui a été construit dans un espace ouvert sans contraintes. Son éloignement et le manque d'hôtels et de vie aux alentours font qu'il faudra plusieurs années avant de pouvoir y organiser plus de cinq conférences d'une envergure équivalente au standing de ce centre.
Si, pour prouver le contraire, l'Etat s'amuse à organiser des conférences sur ce site, le coût de chaque conférence sera 2 à 3 fois supérieur à une conférence faite à Dakar.

Sans compter l'entretien et les frais généraux qui sont estimés à 350 millions en 2016 et 230 millions pour 2017 dans le budget national. L'alternative à cet investissement, qui est un fait du prince, aurait été de venir aménager en anneau autour du monument de la Renaissance un complexe (parking, deux salles de conférences grand standing, plus d'une vingtaine de salle de réunion, des salles de cinémas, des salles d'exposition, des boutiques etc.).
Un tel projet est plus en conformité avec le Pse qui veut faire de Dakar un Hub de services réceptacle de conférences internationales. Un tel projet aurait eu au moins le mérite de rattraper le coût de la première bourde qu'a été le monument de la Renaissance. L'investissement serait vite rentabilisé et, lorsque la nouvelle ville de Diamniadio aurait atteint sa plénitude dans une quinzaine d'année, peut être qu'un centre approprié pourrait y être construit avec toute la pertinence qui sied.


Coût exorbitant de l'autoroute «Ila Touba»


«Un autre souci à se faire est relatif au projet d'autoroute Ila-Touba : un tronçon de 133 km en deux fois deux voies sur un terrain plat sans contraintes majeures pour un coût global de 418 milliards de francs CFA soit un coût de 3,14 milliards le kilomètre. Le projet sénégalais comporte la construction de : 6 échangeurs, 6 passages inferieurs, 19 passages supérieurs, 20 passerelles pour piétons, 2 postes de péages pleine-voies - 4 postes de péages sur bretelles, 100 dalots. Par opposition au projet autoroutier marocain Agadir - Marrakech financé par la Bad et la Bid, un tronçon de 233,5 km en deux fois deux voies dans une zone désertique et montagneuse pour un coût de 471 milliards soit un coût au kilomètre de 2 milliards de francs Cfa.


Le projet marocain comporte la construction de 4 échangeurs, 13 viaducs, 70 passages supérieurs, 12 passages inferieurs, 22 passages véhicules, 16 passages piétons, 350 dalots et 4 gares de péages. Avec 100 km en plus le projet marocain beaucoup plus contraignant revient approximativement au même prix que le projet sénégalais plus court et plus facile à réaliser. Si on devait comparer les deux autoroutes sur 133 km, le prix du projet Ila-Touba serait de 418 milliards et 266 milliards pour le projet marocain soit une différence de 152 milliards. Je mets au défi le gouvernement du Sénégal de prouver l'efficience de ce projet phare du Pse.
Une alternative à cette dépense électoraliste aurait été de confier ce projet au khalife général des mourides et à sa communauté en lui demandant de mobiliser avec ses disciples l'épargne intérieure comme dans un passé récent où il a fallu avec Mame Cheikh Anta Mbacké réaliser le chemin de fer Diourbel-Touba pour les besoins de la construction de la grande mosquée. Il ne fait aucun doute que sur une période relativement courte, cette communauté dynamique mobilisera les fonds nécessaires à ce projet. On évitera de ce fait un endettement inutile.


«Si on avait confié Ila Touba au khalife des mourides'»


«Ce projet serait, du point vue de son financement, un patrimoine bien sénégalais qui appartiendrait au mouridisme. Le péage serait aussi plus qu'abordable et les recettes générées pourraient alimenter un fond d'investissement qui va financer de grands projets comme le canal du Cayor vers Touba, en conformité avec une prédiction de Khadimou Rassoul , des projets modernes d'agriculture et d'élevage intensifs avec d'autres investissements structurants au profit de Touba et des mourides trouveraient un financement par ce biais.


Malgré toutes les déclarations, il est établi à ce jour qu'au moins 30 milliards ont été décaissés pour réhabiliter le building administratif. Alors qu'au même moment un projet pour délocaliser des ministères à Diamniadio est lancé. Là où le siphonage de nos ressources est effarant, c'est au niveau du coût stratosphérique de l'investissement si l'on sait que le bâtiment neuf qui a servi à reloger les ministères qui sont sortis du building n'a couté à son propriétaire que 7 milliards.
Il faudrait que nous soyons tous, complètement hermétiques, pour voir un intérêt à agir de la sorte avec les deniers publics. Et une fois de plus je les mets au défi de prouver l'efficience dans cette manière de faire. Il s'agit là d'un investissement qui prouve que nulle part dans la démarche en cours, il existe un souci d'aider le Sénégal et ses citoyens à sortir de la spirale de la pauvreté et du sous-emploi. La seule logique qui a court est celle de tirer un profit de ses investissements pharaoniques en sommes dépensées et «tchernobylesques» en conséquence


«Concernant le Train Express Régional, tous les records sont battus. La démarche frise la démence, le manque de compassion pour le Sénégal et une incapacité à recentrer nos dépenses autour de nos priorités et en phase avec la faiblesse de nos ressources. Comme d'habitude, pas de calcul de rentabilité avec la prétention loufoque de transporter journalièrement 150 000 passagers. Nous savons que l'aéroport de Dakar a environ 5 millions de passagers l'année soit un maximum de 14 000 à 20 000 voyageurs par jour.


Il faudra alors combler un gap de 130 000 voyageurs par jour si l'on considère que tous les passagers à l'arrivée comme au départ prendront le Ter. Mission impossible, rentabilité douteuse et affairisme de bas étages tels sont les caractéristiques de ce projet démentiel. En comparaison, le TGV nigérian sur le tronçon Abuja - Kaduna long de 187,7 km coûte environ 533 milliards de francs CFA. Notre Ter entre Dakar- Aibd (Aéroport international Blaise Diagne) sur une distance de 55 km va coûte
http://www.sen360.fr/actualite/

Publié dans Ex-libris

 

Le parcours de ce noir, ce metisse qui a élu domicile au FN de jean Marie à Marine nous invite à la retenue. Tous ceux qui  croient à la dédiabolisation doivent comprendre que le fond raciste est là. Comment comprendre qu'il ait de différence entre francais ?  Quand ils ont besoin de voix ils viennent vous chercher et quand il y a une crise économique on rejette en 1 ers les francais d'origine étrangère. C'est l'effet du boomerang quand vous la lancez il revient vers vous et vous tombe sur la bouche pour ne pas utiliser l'autre mot ( restons poli). Ceux qui pensent à l'élection de marine Le Pen comme condition de libeéation du CFA ou du continent douivent revoir leurs idées. P B C  

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Le conseiller régional d'origine antillaise Stéphane Durbec,-Le dernier "faire-valoir" du FN claque la porte+« être Français, ce n'est pas une couleur de peau mais une couleur de cœur »


Après vingt-cinq ans au Front national, le conseiller régional d'origine antillaise Stéphane Durbec a mis fin à sa relation avec le Front national, a-t-on appris samedi 30 avril par les Inrocks. Il ne veut plus mettre en avant sa "crédibilité".
chaque accusation de racisme, le président d'honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, se reposait sur Stéphane Durbec et Farid Smahi - lui aussi démissionnaire - pour balayer les critiques. M Durbec a dénoncé aux Inrocks l'orientation

"J'ai été devant une mosquée pour parler de la 'plus grande France', a-t-il souligné à France tv 2012. Cette démarche n'a pas été entendue au Front national qui refuse de voir l'Islam tel qu'il est."


"Je pense nécessairement que quelqu'un qui claque la porte comme moi, ça va faire réfléchir les militants du FN, mais aussi les électeurs d'Outre-mer, ainsi que mes compatriotes en métropole issus de l'étranger, sur le vote du Front national", a-t-il affirmé.


Le dernier "faire-valoir" du FN claque la porte
AVEC INROCKUPTIBKLES

Militant et responsable du FN depuis de longues années, Stéphane Durbec claque la porte du parti après les dernières déclarations de Marine Le Pen.
Après vingt-cinq ans de militantisme, le conseiller régional d'origine antillaise Stéphane Durbec, qui représentait la "caution black" du parti a claqué la porte du Front national.


"Quelles que soient leur race et leur religion"


Dans une lettre adressée à Michel Vauzelle, président socialiste du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur le 19 mars dernier, Durbec demande à être " enregistré comme élu non inscrit, non apparenté et démissionnaire du groupe Front national Paca présidé par Jean-Marie Le Pen ".
Interviewé par les Inrockuptibles, Stéphane Durbec explique "ne plus vouloir plus être un faire-valoir du FN ". Dénonçant l'orientation "islamophobe" de Marine Le Pen, il rajoute : "Je souhaite défendre les enfants de la République quelles que soient leur race et leur religion. J'espère qu'à un mois du premier tour, mon départ fera réfléchir ceux qui sont tentés par le vote Marine Le Pen".


Lors de l'accession à la présidence du FN de Marine Le Pen, Farid Smahi, ancien conseiller régional du FN, musulman de confession, avait lui aussi, quitté le parti en dénonçant "l'islamophobie de Marine Le Pen ".


http://www.midilibre.fr/


Stéphane Durbec : « être Français, ce n'est pas une couleur de peau mais une couleur de cœur » Eric Martin


« Un des plus anciens jeunes » du Front national. Ainsi se présente Stéphane Durbec, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et compagnon de route de Jean-Marie Le Pen depuis 1987. L'homme a récemment fait parler de lui en annonçant la création avec Omar Djellil, ancien responsable de SOS Racisme sur Bordeaux et Président de l'association « Présence citoyenne », du groupe de réflexion « Alliance République et éthique ». Nous avons voulu mieux comprendre le positionnement de Stéphane Durbec. Entretien :
Stéphane Durbec, dans votre dernier communiqué, vous écrivez : « Dès le règne de Louis XIV, lorsqu'un homme quel qu'il soit, et notamment un noir, était en condition d'esclavage, il devenait aussitôt un homme libre dès qu'il mettait le pied sur le territoire du Royaume ». C'est un républicain qui parle ?


Oui mais attention, je ne suis pas un républicain intransigeant. Je suis républicain car j'ai bénéficié de la République. En fait, je suis un amoureux de l'histoire de France. Et la monarchie a été un point important de notre histoire. J'ai autant d'admiration pour un preux chevalier du Moyen-Âge que pour un guerrier mandingue. Les deux défendaient leur territoire, leurs institutions. L'histoire de France, je la prends dans sa totalité. Et j'aime tous mes départements !


« L'histoire de France, je la prends dans sa totalité. »


Est-ce que vous pensez que l'islam est compatible avec la République ?


L'islam est compatible avec les valeurs républicaines. Je ne vois pas en quoi la pratique religieuse musulmane ne le serait pas. Il faut faire attention aux fausses informations : quand on édifie une mosquée, si on considère qu'il s'agit d'un endroit où s'applique la charia, je suis contre. Comme beaucoup, j'ai cru ça : ça n'est pas le cas. La charia ne peut s'appliquer que dans une République islamique, ce que la France ne sera pas.
Donc vous n'êtes pas contre la construction de mosquées...


Je pense que tout citoyen a le droit d'exprimer sa foi dans un lieu. Je sais bien que les musulmans n'ont pas l'obligation de se rendre à la mosquée pour prier. Un tapis, se déchausser et se prosterner vers La Mecque suffit. Mais la construction de mosquées avec l'argent des fidèles, à condition que leur architecture soit conforme à celle de nos villes, ne me choque pas. Par contre, je m'oppose à l'édification de minarets qui n'est pas une exigence des jeunes musulmans nés en France mais d'étrangers dont la vie au pays d'origine était rythmée par les appels du muezzin. L'imam al Albani, une référence spirituelle du salafisme affirmait, je cite : « il n'y a rien d'authentique qui affirme que le minaret sur la mosquée était connu du temps du Prophète ». Et puis, l'existence de micros permet de se passer des minarets comme moyen de transmission. En construire serait un véritable gaspillage d'argent !


« L'existence de micros permet de se passer des minarets. »


Que pensez-vous de la mosquée de Marseille ?


Je tiens à préciser que je suis contre les mosquées cathédrales et opposé à une vision hégémonique de l'islam. Bref, je ne suis pas islamophile !
Et le concept de la taqîya (selon lequel la fin justifie tous les moyens), vous ne le craignez pas ?
Il ne me perturbe pas. J'ai pu constater que mes interlocuteurs musulmans étaient des Français de cœur et d'âme qui ont donné, ou leurs parents, leur sang pour la France. Je pense aux tabors marocains ou aux tirailleurs sénégalais qui ont aidé à libérer la France au siècle dernier... Les musulmans que j'ai rencontré ont une vie mystique et rayonnent.


Qu'est-ce que vous pensez des initiatives comme la « marche des cochons » ou les apéros saucisson-pinard ?


Cela me fait penser à ceux qui, sur Internet, me déclarent la guerre. Ils feraient mieux d'aller un peu plus souvent à l'église et d'avoir une vie spirituelle. Pour ma part, j'essaye de mener une vie chrétienne en m'inspirant de la règle de Saint Benoît. Je suis d'ailleurs attaché à une famille monastique d'obédience bénédictine. Quelque soient les circonstances dans lesquelles nous place la Providence, je crois que nous devons chercher à être les plus charitables possible. Ça n'est pas toujours facile... Je pense que si les gens avaient une vie spirituelle, il n'y aurait pas les événements dont vous me parlez. Bien sûr, là, ça n'est plus l'élu de la République qui parle mais le catholique pratiquant. Distribuer du cochon, du saucisson ou du pinard près d'une mosquée n'est pas respectueux et peut susciter des heurts. Je dis aux jeunes gens qui organisent de telles distributions, une vie religieuse permet de dépasser cela et de gagner en maturité.


« Les organisateurs de « la marche au cochon » ?

Ils feraient mieux d'aller un peu plus souvent à l'église et d'avoir une vie spirituelle. »
Vous fréquentez depuis longtemps des musulmans ?


Quelques mois. Ils ont été surpris quand ils sont rentrés pour la première fois dans mon bureau : ils y ont vu mes 24 cartes d'adhésion au FN depuis 1987, les paroles du Chant des Africains, une photo de Jean-Marie Le Pen qui date de 1954, le portrait d'un moine qui m'a apporté une paix intérieure, Dom Gérard du Barroux avec cette phrase du livre d'Isaïe : « Une grande lumière a resplendi sur le peuple qui habitait dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort ». Vous l'avez compris, je suis un homme libre de ton, d'esprit, une force de proposition et profondément conservateur. Je crois que dans le passé, il y a nos forces. Il n'y a rien à inventer – au niveau des idées, j'entends, seulement à adapter. Je n'ai pas honte d'être patriote, d'aimer mon drapeau et je suis fier, fier d'être Français et descendant d'esclave. Je mets au même niveau le petit savoyard qui parcourait les routes de France pour ramoner les maisons que le petit Africain réduit à l'esclavage.


« Je suis fier d'être Français et descendant d'esclave. »


Vos prises de position tranchent parfois avec celles du Front national. Avez-vous déjà eu des réactions négatives ?
Je suis serein. J'ai le calme des vieilles troupes. Depuis longtemps, je dis et je répète qu'être Français, ce n'est pas une couleur de peau mais une couleur de cœur.
Est-ce que vous souscrivez à la phrase du Général de Gaulle : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » (1) ?


Cette phrase valait pour les années 50. Aujourd'hui, je constate qu'en France comme aux Etats-Unis, les gens de couleur sont plus conservateurs que les blancs et défendent plus les valeurs traditionnelles occidentales.


Puisque vous nous parlez des Etats-Unis, vous identifiez-vous à Obama ?


Je suis McCain dans l'âme et Obama dans le physique. La démarche de Barack Obama est par certains côtés sympathique mais ça reste un Démocrate américain... Mais aux Etats-Unis, mon modèle reste Clarence Thomas (juge à la Cour suprême). Lui aussi vient d'un milieu modeste, lui aussi sert son pays avec fierté. Et puis, c'est un conservateur...


« Je suis McCain dans l'âme et Obama dans le physique. Mais mon modèle reste Clarence Thomas. »


Que pensez-vous du positionnement de Marine Le Pen sur l'islam ?


Ce positionnement n'est pas le mien. Je ne fluctue pas en fonction des sondages. Sur l'islam, j'ai la position de Jean-Marie Le Pen qui n'est ni pro-black power, white power ou islam. Jean-Marie Le Pen a fait élire Roger Sauvage. Il a été le premier à présenter à Paris la candidature d'un musulman à une élection législative partielle, celle d'Ahmed Djebbour. Mon combat n'a jamais été identitaire, ethno-différencialiste ou racialiste mais pour la défense de la plus grande France, la France unie. Je connais bien mon passé et souhaite un avenir à mon pays, un avenir commun. Une petite image vous permettra sans doute de mieux comprendre mon positionnement : imaginez une petite centrifugeuse qui agite le lait. Elle prend de la vitesse et le mélange prend forme. Tout ce qui reste part sur les extrêmes et s'expulse... Le groupe de réflexion « Alliance République et éthique » que je lance avec Omar Djellil, ancien responsable bordelais de SOS Racisme va réussir là où ont échoué le CRAN, SOS Racisme ou le CRCM. Nous interpellerons nos dirigeants nationaux...


Quelles sont vos relations avec d'autres élus du groupe FN au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur comme Frédéric Boccaletti ou Stéphane Ravier qui sont opposés à la construction de la Grande mosquée de Marseille ?


Cordiales. On se voit assez régulièrement.


Le problème n°1 en Europe pour vous, ça n'est pas l'islamisation ?


Le problème n°1, c'est que les jeunes de notre pays écoutent tous du rap, se tournent vers l'Oncle Tom, parlent en « verlan », sont matérialistes. Les jeunes musulmans aussi. Le problème n°1, c'est plutôt le matérialisme, l'hédonisme ambiant. L'ivresse d'une société décadente, ça n'est pas ma ligne de conduite. Je préfère lever la tête vers le Ciel.


« Le problème n°1, c'est le matérialisme, l'hédonisme ambiant. »


Vos prises de position entraînent-elles des réactions au sein du Front national ?


Il n'y a aucun désaveu. Je suis, au FN, le 3ème (derrière Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen) en nombre de fans sur Facebook. Bien sûr, il y a sur ma page des discussions et même, parfois, des désaccords avec des gens qui n'ont pas tous les éléments. Récemment, je m'y suis fait traité de « courageux parmi les courageux ».
On entend parfois dire que vous avez reçu des propositions de la part de l'UMP...


C'est vrai et je ne dois pas être le seul au Front national à en recevoir. Elles sont toutes restées lettre morte jusqu'à ce jour.


(1) « C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ?

Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! » (Conversation entre De Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d'Algérie in C'était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994, page 52)

http://www.ndf.fr/identite/12-05-2011/stephane-durbec-etre-francais-ce-nest-pas-une-couleur-de-peau-mais-une-couleur-de-coeur/

Stéphane Durbec annonce officiellement son départ du Front national Eric Martin


Ce mercredi matin, on sent de l'amertume dans la voix de Stéphane Durbec. La veille au soir sur Facebook, le conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur a rendu publique sa démission « du groupe Front National depuis le 19 mars 2012 ». Il explique aussi n'avoir pas apporté son parrainage à Marine le Pen, « n'étant plus adhérent du FN depuis le mois de février 2011 ». Stéphane Durbec est désormais « élu non inscrit, non apparenté ». Voilà qui explique peut-être une « cover » postée le 20 mars représentant un panneau qui dit : « Place aux nouveaux nègres » :


Le même jour, Stéphane Durbec postait un portrait du célèbre tirailleur sénégalais de Banania et commentait : « Ces 25 dernières années m'ont contraint à une vie austère, comparable à celle des Moines Soldats... » Il assurait dans la foulée : « Non, rien de rien, je ne regrette rien ! » et postait une image de panneau disant « Place à la tâche », commentant : « Après vingt-cinq ans de militantisme loyal et désintéressé, j'ai été surpris des propos... » tenus par un (célèbre) interlocuteur, à deux reprises par téléphone. Contacté par Nouvelles de France, Stéphane Durbec n'hésite pas à comparer la façon dont il a été traité à la manière avec laquelle le départ de Jean-Marie Le Chevallier, ancien maire de Toulon, fut considéré par le Front national...


Amoureux comme jamais de « la plus grande France », résolument hostile à l'« islamophobie » de Marine Le Pen, l'élu explique sa démission par un « souci d'honnêteté ».

Lui « n'a rien à voir avec la clique marseillaise du Front national » et souhaite axer son discours sur la défense des « valeurs ». Stéphane Durbec devrait nous en dire davantage dans les prochains jours...


http://www.ndf.fr/poing-de-vue/28-03-2012/stephane-durbec-annonce-officiellement-son-depart-du-front-national/

Stéphane Durbec: «Français d'abord, noir après»


On l'a soupçonné d'être la « caution black » du Front national. Toujours est-il que pendant près de quinze ans, le Marseillais Stéphane Durbec a traîné ses basques avec Jean-Marie Le Pen qui semblait alors l'avoir adopté comme un fils. Les choses se dégraderont quand Marine prendra la tête du parti. Aujourd'hui membre de Les Républicains, soutien de Bruno Le Maire à la primaire, Stéphane Durbec n'en continue pas moins à jurer que Jean-Marie Le Pen n'est pas raciste. Portrait.
par Jérémy Collado


Stéphane Durbec aurait pu terminer tranquillement cette tarte aux pommes, mais pas avec Jean-Marie Le Pen. Nous sommes en juin 1988. Le vieux chef s'est exilé dans le Sud pour y conquérir la terre de la famille Masse, élus depuis des générations sur les hauteurs de Marseille. Ray-Ban vissées sur le nez, Le Pen déboule avec ses gorilles. Et fait la rencontre fortuite d'un garçon de la DASS coiffé comme un Jackson Five. Stéphane Durbec n'a pas franchement le faciès d'un militant du Front mais très vite il accompagne Le Pen partout.

Vingt-six ans plus tard, Stéphane Durbec, costume impeccable et serviette qui dépasse de la poche, a la preuve que « Jean-Marius » – c'est ainsi que se surnomme Le Pen quand il descend dans le midi – n'est pas raciste. Ce jour de juin 1998, « Jean- Marius » est convié par un boulanger pour un tour du propriétaire : « Le boulanger nous avait préparé un entremet. Il y avait aussi quelques tartes aux pommes. J'avais d'ailleurs pris la dernière part ! Le président avait le dos tourné mais il avait repéré la part que je venais d'entamer... Je m'apprêtais de nouveau à mordre dans mon gâteau quand le président a mangé "ma tarte" de bon appétit. Quelqu'un qui serait raciste ne pourrait avoir une telle réaction... » Sur l'ordinateur de Stéphane Durbec, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 1996 à 2015, les dossiers s'empilent comme autant de preuves. Grâce aux procès-verbaux de l'institution régionale, il a fait des tableaux pour noter sa présence, ses questions, mais aussi celles des autres. Goguenard, il fait remarquer qu'il est l'un des orateurs les plus actifs de ces deux décennies de mandat. Absorbé par l'écran, il clique sur la mention : « Soldat de Le Pen ». Les photos défilent, les souvenirs remontent.

Durbec a 16 ans. Il est né le 26 octobre, « comme Mitterrand », fait-il remarquer, mais « comparaison n'est pas raison ». À l'époque, Durbec est à Marseille, devant la préfecture. Jeune collégien, il manifeste contre le projet de loi Devaquet. Un garçon « peace and love » lui tend une pétition de soutien à un travailleur immigré. Durbec lui rétorque que le jeune Français qu'il est n'est pas concerné : « Mécontent de ma réponse, mon pote essaya de me convaincre du bien-fondé de "notre lutte" contre le fascisme, l'antisémitisme, les bourgeois, le racisme... et Le Pen ! » Quelques jours plus tard, le 4 avril 1987, le chef du FN défile le long de la Canebière pour la réforme du code de la nationalité. Durbec décide de s'y rendre. Ce qu'il voit le fascine déjà : « Ce jour-là, tout ce que j'ai entendu n'avait rien à voir avec ce que m'avait raconté ce type. C'est la raison pour laquelle j'ai adhéré au Front national de la jeunesse dès la fin du mois. » Voilà comment un métis qui mesure 1m90 et ressemble à s'y méprendre à...


http://revuecharles.fr/stephane-durbec-francais-dabord-noir-apres/

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La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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