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Au Sénégal, la campagne pour les législatives du 30 juillet n'est pas officiellement ouverte, mais elle est déjà lancée. Mardi, la large coalition de l'opposition, lors d'un point presse, réaffirmait son soutien à Khalifa Sall. Le maire de Dakar, qui est l'un des leaders de cette coalition, est soupçonné de détournements de deniers publics, il est en prison depuis le 7 mars. L'opposition parle d'otage politique, elle accuse le pouvoir de chercher à casser la carrière de Khalifa Sall. La coalition de la majorité n'a pas trainé pour répliquer en organisant une conférence de presse ce mercredi et la réplique a été cinglante.

Avec notre correspondant à Dakar,  Guillaume Thibault

Ambiance feutrée, hôtel de luxe avec vue sur Dakar et l'océan. La toute nouvelle équipe de communication de la coalition au pouvoir, en l'absence de hauts dirigeants, ne voulait pas rater sa première sortie.

Sur le sensible dossier Khalifa Sall, précisément sur les conditions d'incarcération du maire, le responsable de la communication, Pape Mahawa Diouf, a été très clair : « Qu’est-ce que j’en sais moi des conditions d’incarcération de M. Khalifa Sall ? Je n’en sais absolument rien du tout et vous non plus d’ailleurs. Voilà ma réponse. »

Stratégie de la coalition au pouvoir, vanter le bilan de Macky Sall en le comparant à celui d'Abdoulaye Wade, qualifié de « vieil empereur déchu. Mais que ce soit dans le secteur social, dans le secteur économique, dans le secteur des infrastructures, il y a une rupture paradigmatique pour ne pas dire un processus révolutionnaire. »

Vanter un bilan donc et critiquer sèchement la coalition de l'opposition : « Nous avons en face une opposition tristement incendiaire qui tente d’arrêter la mer avec ses bras. Nous, nous serons sur le terrain de la lumière. » Une campagne qui va se poursuivre avec des face à face, les listes des candidats et leurs têtes de liste doivent être déposées la semaine.

RFI

Publié dans Politique

La coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar (Bby) aux Hlm est au bord de la scission à la veille des législatives prévues le 30 juillet prochain. Deux tendances semblent se former au niveau de ladite commune avec d’un côté Bby coordonné par Alassane Sow de l’Alliance pour la République (Apr), de l’autre, le maire des Hlm, Khalifa Ababacar Seck de l’Alliance des forces de progrès (Afp). Au moment où les pro-Alassane Sow, notamment le porte-parole Aliou Badara Diatta, tirent la sonnette d’alarme sur un éventuel vote sanction à cause de la position politique «ambigüe» du maire, tantôt membre de Bby, tantôt défenseur de Taxawu Dakar, le poulain de Moustapha Niasse réaffirme son ancrage dans Bby, non sans recadrer M. Diatta.

Ça sent vraiment le roussi dans le camp présidentiel, plus précisément au niveau de la commune des Hlm. Deux tendances rivales de Benno Bokk Yakaar (Bby) apparaissent dans cette collectivité en cette veille des élections législatives du 30 juillet prochain. Joint au téléphone hier, mercredi 17 mai, par la rédaction de Sud quotidien, le porte-parole de Bby sous la houlette du coordonnateur Alassane Sow, à savoir Aliou Badara Diatta «tire la sonnette d’alarme». Il informe, ainsi, que les «populations des Hlm menacent de voter contre Bby, si jamais le maire Khalifa Ababacar Seck est avec Bby».

Sur les raisons d’un vote sanction que suivraient les populations de la commune, M. Diatta laisse entendre que ces dernières disent ne pas comprendre «la position ambigüe du maire des Hlm, qui est tantôt membre de Bby, tantôt membre de la coalition Taxawu Dakar».

S’expliquant, Aliou Badara Diatta rappelle qu’en 2014, Khalifa Ababacar Seck de l’Alliance des forces de progrès (Afp) a été investi sous la bannière de Taxawu Dakar de Khalifa Sall. Au moment du référendum, poursuit-il, le maire «a été le coordonateur de Bby aux Hlm». Cependant, pour l’élection des membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), renchérit-il, le poulain du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a rejoint le camp du maire de Dakar pour briguer un poste de Haut conseillé, contre la liste de Bby. Aujourd’hui, «comme les législatives approchent, il (le maire) veut revenir pour diriger la liste de Bby», déplore-t-il.

Pis, il accuse le magistrat de la commune, aidé par son collègue au niveau du Hcct, non moins militant à l’Apr, Djaraf Ndao, de vouloir créer un «Bby bis» aux Hlm. Même si, par ailleurs, le maire «progressiste» se réclame toujours membre de Bby, M. Diatta soutient mordicus qu’il a «démissionné de fait». Plus précis, il trouve que juridiquement, on ne peut pas s’attaquer à un groupe dont on est membre, tout en continuant de réclamer son appartenance à ce même groupe attaqué. Soupçonnant, en réalité le maire d’avoir quitté Khalifa Sall car «il est dans de sales draps», M. Diatta se demande «si Khalifa Sall a une bonne santé politique, est-ce qu’il (M. Seck) ne va pas retourner dans Taxawu ?». A l’en croire, les populations, y compris les commerçants du marché Hlm, «se sont dit s’il est dans Bby on votera contre. Parce que les gens ne sont pas contents de lui».

KHALIFA ABABACAR SECK RECADRE ALIOU BADARA DIATTA

Pour en savoir un peu plus, la rédaction de Sud quotidien a interpellé le mis en cause, en l’occurrence le maire Khalifa Ababacar Seck membre de l’Afp. Joint au téléphone à son tour, l’édile des Hlm n’a pas changé d’un iota sur ses précédentes déclarations. Il soutient mordicus qu’il appartient à un parti politique, à savoir l’Afp, et qu’il suit fidèlement la ligne de conduite de son parti, notamment son ancrage dans Bby.

Donnant des précisions sur son compagnonnage avec Taxawu Dakar de Khalifa Sall et compagnie, le maire des Hlm explique que pour ce qui est des locales en 2014, l’Afp avait donné carte blanche aux gens de s’allier avec ceux avec qui ils peuvent aller ensemble. Poursuivant, il rappelle que lors de l’élection des membres du Hcct, en 2016, «le chef de l’Etat, responsable de Bby, avait dit que les départements qui avaient été gagnés par des coalitions telles que Taxawu Dakar et celle de Baldé à Ziguinchor, qu’on les laisse choisir leurs candidats». Sur cette base, les militants du Ps et ceux de l’Afp membres de la coalition Taxawu Dakar se sont retrouvés ensemble, indique-t-il.

Toutefois le maire précise qu’il n’est pas «venu pour créer un autre Bby. Je ne suis pas venu pour bousculer n’importe qui». Qui plus est, renchérit-lui, «je ne suis candidat à aucune liste». Mieux, il fait savoir d’ailleurs que la question des candidatures, ainsi que celle des responsabilités au sein de Bby n’est pas encore à l’ordre du jour. Par conséquent, il demande «amicalement» à Aliou Badara Diatta de ne pas le mêler «aux problèmes politico politiciens». D’attaque, il accuse M. Diatta et compagnie de vouloir au contraire créer un autre Bby. Mais, il prévient tout de même que «ils ne me trouveront pas sur leur chemin».

Toutefois, le poulain de Niasse a recadré le porte-parole de Bby aux Hlm, lui faisant comprendre que ce n’est pas à lui de déterminer sa position politique, ni de dire si les populations lui ont désavoué. «Si en 2019, les populations disent qu’elles n’ont pas confiance en moi, elles m’enlèveront», soutient-il, non sans informer qu’il est résolument concentré sur la mission qui lui a été confiée par les populations.

Sudonline

Publié dans Politique

Le gouvernement français a procédé jeudi 18 mai 2017 au premier Conseil des ministres de l’ère Macron-Philippe. Une découverte pour une bonne partie des 18 ministres et quatre secrétaires d'Etat nommés la veille.

Pour le premier Conseil des ministres de son gouvernement, Emmanuel Macron a inauguré une nouvelle méthode ce jeudi 17 mai 2017. Les journalistes ont pu assister à l’arrivée à l’Elysée des membres du gouvernement qui, les uns à la suite des autres, ont tous été déposés par leur voiture devant le perron de l’Elysée. Ils ont à ce moment-là posé pour les photos, mais n’ont pas dit un mot.

Pas question non plus de recueillir leurs premières impressions à la sortie du Conseil. L’Elysée a décidé, contrairement à l’usage, de fermer la cour aux journalistes pour faire tranquillement la fameuse photo de famille. Une photo qui doit, nous dit-on, incarner le début de ce collectif de manière solennelle, d’où la décision de n’autoriser aucune caméra à filmer cet instant, pour qu’il n’y ait pas d’images des coulisses.

Société civile et politiques d’horizons divers

Sur cette fameuse photo, on ne retrouve peut-être pas un renouvellement flagrant des générations, mais il y a incontestablement un renouvellement des visages. Parmi les politiques présents, seuls quatre – François Bayrou, Bruno Le Maire, Jean-Yves le Drian et Gérald Darmanin – ont déjà été ministres.

On retrouve également l’arrivée des experts de la société civile, notamment aux ministères du Travail, de la Santé, de l’Education et de la Culture. Il y a enfin ce dépassement des clivages partisans voulu par le chef de l’Etat. Il a réussi à faire venir dans la même équipe des socialistes, des radicaux de gauche, des centristes et des membres du parti Les Républicains.

« Collégialité absolument nécessaire »

A l’issue du Conseil des ministres, Christophe Castaner – le porte-parole du gouvernement – a pris la parole et a expliqué que le déroulement de cette réunion reviendrait à la normale dès la semaine suivante. Le Conseil repassera en même temps au mercredi, son jour habituel. Le porte-parole du gouvernement a aussi rapporté les propos d’Emmanuel Macron à propos des nouvelles règles de fonctionnement du Conseil des ministres :

« [Le président] a pu rappeler qu’au fond, la collégialité du Conseil des ministres était absolument nécessaire, pour réfléchir ensemble à l’avenir et à l’élaboration de la mise en œuvre du projet politique de ce contrat qu’il a passé avec les Français dimanche 7 mai à 20 h. Il a réaffirmé cela, en évoquant quelques règles, mais qui sont celles de la confidentialité, qui sont celles de la discipline nécessaire et de la solidarité. »

Solidarité, confidentialité

L’idée, c’est d’éviter des couacs et les prises de parole intempestives qui ont été nombreuses lors du dernier quinquennat de François Hollande. Emmanuel Macron veut faire en sorte qu’une fois les arbitrages réalisés au sein du Conseil des ministres, tout le monde s’y tienne et se taise en quelque sorte. C’est la méthode Macron : discipline, solidarité, confidentialité, pour assurer la cohérence de l’action gouvernementale.

RFI

Publié dans International

Le députée socialiste et mairesse de Podor (région de Saint-Louis), Aissata Tall Sall ne partira aux prochaines élections législatives, ni avec la coalition Benno Bokk Yakaar (coalition au pouvoir), ni avec Mankoo Takhawou Sénégal (coalition de l’opposition). Mais, elle compte participer aux élections sous la bannière de son propre mouvement politique. Ce mouvement dénommé «Osez l’avenir» sera lancé officiellement ce samedi 20 mai. Elle l’a fait savoir hier, mercredi 17 mai lors d’une face à face avec la presse.

Aïssata Tall Sall se démarque ! Elle ne sera ni avec Mankoo, encore moins avec Benno. Pour les prochaines élections législatives de 2017, le maire de Podor compte aller sous la bannière de son propre mouvement politique dénommé «Osez l’avenir» dont le lancement  officiel est prévu le samedi 20 mai. Elle l’a fait savoir hier, mercredi  17 mai lors d’une conférence de presse.

«Osez l’avenir a été porté sur les fonts baptismaux depuis 2014 à la suite de péripéties de renouvellement des instances de base du parti socialiste. Nous avions alors, quelques camarades et moi, pensé qu’il fallait changer les règles et les pratiques dans les  partis  politiques. Le mouvement Osez l’avenir marchant sur les traces de Léopold Sédar Senghor a fini de s’installer dans le pays en effectuant un difficile travail de maillage national. Dans sa marche de jeunesse, Osez prend son courage et va s’assumer. Ainsi, il participera aux élections législatives de 2017 sous sa bannière et en coalition avec d’éminentes forces politiques de notre pays qui croient qu’un autre Sénégal est possible », a annoncé Me  Aissata Sall Tall précisant par ailleurs que «Osez l’Avenir» n’est ni de Mankoo, ni de Benno.

«Osez est la troisième voie. Celle là même qui proposera au Sénégal et aux Sénégalais l’alternative des choix clairs car notre ambition est de faire renouer les Sénégalais avec la politique dans toute son essence. J’allais dire dans toute sa noblesse. Et nous y travaillerons avec toutes les forces qui y croient. Le bouillonnement politique que vit notre pays ne doit pas nous faire oublier la finalité de nos choix mais ceux-ci ne seront compris  que s’ils sont clairement exposés aux yeux de l’opinion», soutient-elle.

«JE N’AI JAMAIS ETE DANS MANKOO»

Interpellée sur les raisons qui l’ont poussé à se démarquer de l’initiative 2017, le maire socialiste martèle : «à tort ou à raison, de façon involontaire ou consciente, on a créé la confusion dans l’esprit de l’opinion et  Initiative 2017 a été créée par Cheikh Bamba Dièye, Moussa Tine, Khalifa Sall, Moussa Sy et Me Aissata Tall Sall. Nous avons mis en place et rédigé une plateforme qui nous permettait d’aller aux élections législatives. Malheureusement, Khalifa Sall s’est retrouvé en prison. Entre le moment où on portait le combat pour le défendre et le moment où on pensait porter Initiative 2017 sur les fonts baptismaux, ma mère est décédée. C’est pendant ce deuil que j’ai appris que d’autres camarades sont partis lancer Initiative 2017 pour en faire non seulement un mouvement de soutien à Khalifa Sall et qu’elle va aller avec Mankoo. Je n’ai jamais été avec Mankoo».

Sudonline

Publié dans Politique
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