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Pr Étienne Balibar -Université de Colombia :Des Universels. ed galilée -Philosophie

Sur cet ouvrage on pourra lire dans la revue cairn une bonne fiche du Pr Souleymanne Bachir Diagne (son collègue à Colombia)
Essais et conférences

PRÉSENTATION


Dans ce recueil, on a voulu contribuer à la clarification des débats sur le sens et la valeur de l'universalisme en problématisant la notion de l'universel. Elle ne saurait être univoque, mais doit être pluralisée, ou plutôt différenciée, pour deux raisons dont l'ensemble fait une dialectique sans fin préétablie : d'une part, toute énonciation de l'universel (par exemple, les « droits de l'homme ») est située dans un cadre géographique et historique (on peut dire une civilisation) qui l'affecte dans sa forme et son contenu ; d'autre part, l'énonciation de l'universel n'est pas tant un facteur d'unification des êtres humains que de conflit entre eux et avec eux-mêmes. Encore faut-il essayer de mettre un peu d'ordre dans cette équivocité de l'universel, qui tout à la fois engendre la dérive des discours universalistes et aide à formuler l'exigence qui les traverse.


Au terme d'un parcours « constructif » et « déconstructif », trois apories sont énumérées, relativement au monde avec ses «places», au sujet collectif (le «nous» et ses « autres »), à la communauté politique (la « cité » ou « citoyenneté »). Leur ensemble confère à la nouvelle querelle des universaux dont nous sommes les témoins ou les acteurs son caractère indissociablement philosophique et politique. L'auteur propose de les articuler avec les thèmes venus au premier plan de son travail dans les dernières années : celui des différences anthropologiques et celui de la traduction inégalitaire des langues qui «se parlent» entre elles. À la notion d'un multiversum expressif qui se situerait au-delà de l'unité, répond la figure d'un sujet quasi transcendantal, pour qui la question ontologique qui le constitue en même temps qu'elle le condamne à l'errance est justement celle de la multiplicité des différences de l'humain.


Dans le monde on lira ceci


Philosophe de renommée internationale, Etienne Balibar est l'un des rares intellectuels français dont les textes sont traduits et discutés aux Etats-Unis. Il s'interroge ici sur les contradictions qui minent de l'intérieur tout discours à prétention universaliste.
Vous avez récemment publié un livre sur la question de l'universel (« Des Universels », Galilée, 2016). Or cette notion qui semble si familière demeure souvent obscure. ¬Si vous deviez en donner une définition devant des élèves de terminale, vous diriez quoi ?
Je dirais que c'est une valeur qui désigne la possibilité d'être égaux sans être forcément les mêmes, donc d'être citoyens sans devoir être culturellement identiques.
Justement, à notre époque, l'universalisme est parfois associé au consensus, et d'abord à une gauche « bien-pensante », présumée molle et naïve... Or, chez vous, l'universalisme est tout autre chose qu'un idéalisme. A vous lire, tout universalisme est porteur de tension, voire de violence.


D'abord, mon objectif n'est pas de défendre une « position de gauche », mais de débattre de l'universalisme comme d'une question philosophique. Mais, bien sûr, je suis de gauche, or la gauche est traversée par tous les conflits inhérents à la question de l'universel. L'universel ne rassemble pas, il divise. La violence est une possibilité permanente. Mais ce sont les conflits internes que je cherche d'abord à décrire.


Quels sont les principaux ?


Le premier, c'est que l'universalisme s'inscrit toujours dans une civilisation, même s'il cherche des formulations intemporelles. Il a un lieu, des conditions d'existence et une situation d'énonciation. Il hérite de grandes inventions intellectuelles : par exemple, les monothéismes abrahamiques, la notion révolutionnaire des droits de l'homme et du citoyen, qui fonde notre culture démocratique, le multiculturalisme en tant que généralisation d'un certain cosmopolitisme,...


Lemonde.fr

Publié dans Ex-libris

Allocution de Chantal GRASSET-PRIAN-Conseillère municipale associée, Droit de l'Homme et actions contre les discriminations-Abolition de l'esclavage
11 ème anniversaire Commémoration journée nationale pour l'abolition, de la traite et de l'esclavage du 10 mai 2017.

Le 11 ème anniversaire de la commémoration de l'abolition de l'esclavage a encore eu lieu à Choisy-le-Roi mais avec une absence remarquée encore : celle du Maire de la ville.


Mais c'est l'occasion de saluer la présence remarquée et assidue de certains élus : Hassan Aoummis ; Malika Benkahla ; Gilles Dupuy ; Christiane Moro.

Il est toujours important de marquer le coup pour ne pas oublier. Chaque commune célèbre cette journée de différentes façons et chaque commune se donne les moyens à la hauteur de l'intérêt que les élus portent à l'évènement. C'est là que certaines absences se voient et certaines présences se remarquent.


Les citoyens sensibles à cette cause félicitent l'élue en charge de cette commémoration et la question suivante c'est mais où est le Maire. On pensait qu'il serait là ! Et l'élue avance des excuses qui ne convainquent pas pour sauver le premier magistrat de la commune.
C'est ainsi que des citoyens, des individualités, vont se mobiliser pour corriger ces absences flagrantes et donner une empreinte plus importante à cette cause dans ce monde de crises et de fractures sociales attisée par le FN.


Un mot sur la Capoeira -Un art martial dissimulé derrière la danse
Après la belle chorale des enfants il y avait la capoeira :


Si les premières origines de la capoeira sont assez vagues du fait de sa naissance clandestine, on sait que cet art martial était pratiqué par les esclaves. Pour passer inaperçues, les techniques de combat de la capoeira se mélangent à des mouvements de danse. Musique et chant accompagnant les enchainements acrobatiques, les maîtres ne se doutaient pas que les esclaves mettaient au point de véritables méthodes de combat sophistiquées. Aujourd'hui encore, la capoeira est un véritable mélange de danse acrobatique et de coups de poing et de pied, parfois inspirés du monde animal. P B CISSOKO ichrono.ionfo


Voici la belle allocution de l'élue Mme Chantal PRIN-GRASSET

Allocution de Chantal GRASSET-PRIAN-Conseillère municipale associée-Choisy-le-roi, Droits de l'Homme et actions contre les discriminations-Abolition de l'esclavage -France

Au départ de l'Afrique, du 16ème au 19ème siècle, des millions d'africains ont été déportés et réduits à l'esclavage. Ces esclaves ont été victimes de la traite négrière qui a parcouru des traversées entre les pays de l'Europe, l'océan atlantique, l'océan pacifique et l'océan indien De nombreux navires, appelés négriers, ont transportés ces esclaves dans des conditions de voyage épouvantables, pour les vendre aux planteurs des colonies.


En mars 1685, Louis XIV applique Le CODE NOIR de COLBERT, qui légalise la traite négrière, et valorise les droits des maîtres sur leurs esclaves.
A ce moment-là, l'esclave est déchu de son patronyme, de sa liberté. Il devient une marchandise vendue à un prix fixé en fonction de son âge, son sexe et sa condition physique. L'esclave est marqué au fer rouge lorsqu'il désobéit à son maître. L'esclave révolté subit des châtiments corporels pouvant le conduire jusqu'à la mort.
Dans les colonies, les esclaves produisaient l'agriculture, les plantations de coton, de café et de canne à sucre, dans des conditions de travail atroces. Ces millions d'esclaves noirs exprimaient leurs colères et leurs souffrances à travers le chant et la danse, tout en luttant pour leur liberté.


Pendant la révolution française le mot Liberté s'affirme à travers deux déclarations : 1789, la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen qui considère que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. 1791, Olympes de Gouge rédige la déclaration des droits de la femme et de la Citoyenne, qui considère que la femme nait libre et demeure égale à l'homme en droits.


L'abolition de l'esclavage se prononce, sur la proposition de Danton, par la convention Nationale du 4 février 1794, et décrète que les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens Français, et doivent jouir de tous les droits assurés par la constitution.

Mais, en 1802, Napoléon BONAPARTE rétabli l'esclavage. Le 10 mai 1802, Louis DELGRES, colonel de l'armée française, signe sa proclamation anti-esclavagiste. Son combat très rude pour la liberté des esclaves, le conduit jusqu'à la mort. Danton, qui a vécu un peu à Choisy-le-Roi, était l'ami de Louis DELGRES
Enfin, le décret du 27 avril 1848 de Victor SCHOELCHER abolit définitivement l'esclavage en France, considérant que l'esclavage est un attentat contre la dignité humaine, qu'il est une violation flagrante du dogme républicain : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.


Cette période horrible et dévastatrice de l'esclavage a été reconnue par l'Etat français, en 2001, comme un crime contre l'humanité


Aujourd'hui, je pense à Hégésippe Jean LEGITIMUS, premier élu noir de la III ème République à l'Assemblée Nationale. Et, son fils Etienne LEGITIMUS, journaliste qui ont fondé deux mouvements pour l'émancipation humaine. Il s'agit de la (LICRA) Ligue Internationale contre le racisme et l'antisémitisme et le (MRAP) Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples.


Pascal LEGITIMUS, né d'une mère française d'origine arménienne Madeleine Kambourian et d'un père antillais Théo Légitimus, a vécu, une partie de son enfance à Choisy-le-Roi. Et son ami LUC SAINT-ELOY joue le rôle principal de Louis DELGRES dans le film intitulé « 1802 » l'EPOPEE GUADELOUPEENE.


Je termine mon discours par cette pensée qui est la mienne « Le battement de notre cœur anime le métronome de notre Société ». MERCI A TOUTES ET A TOUS.

Publié dans International

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La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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