Filtrer les éléments par date : samedi, 08 avril 2017

L'organisation séparatiste basque ETA a « fourni aux autorités françaises une liste de caches d'armes », a confirmé ce samedi, lors d'une conférence de presse à Bayonne, la Commission internationale de vérification (CIV), une structure indépendante. Cette annonce intervient dans le cadre de son « désarmement total ».

Lors d'une conférence de presse à Bayonne samedi matin, la Commission internationale de vérification (CIV), une structure indépendante, a confirmé que lETA a « fourni aux autorités françaises une liste de caches d'armes ».

La remise a été effectuée par l'intermédiaire d' « artisans de la paix » de la société civile française et de la CIV, a indiqué son porte-parole, le Srilankais Ram Manikkalingam, professeur en sciences politiques à l'Université d'Amsterdam (Pays-Bas).

Depuis des années, la CIV œuvre à la solution du conflit basque mais n'est reconnue ni par Madrid, ni par Paris. Ces caches d'armes et d'explosifs, qui constitueraient ce qu'il reste de l'arsenal d'ETA, seraient au nombre de huit, et seraient situées dans le Sud-Ouest de la France. Selon des experts de la lutte anti-terroriste, l'arsenal d'ETA comprendrait environ 130 armes de poing et deux tonnes d'explosifs disséminés dans plusieurs caches.

Un jour historique

Cette remise aux autorités françaises est « un grand pas », est « un jour incontestablement important », a déclaré le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl. « Cette étape de neutralisation d'un arsenal d'armes et d'explosifs est un grand pas », un « jour incontestablement important », a-t-il affirmé.

L'organisation séparatiste basque espagnole ETA, qui avait mis fin en 2011 à quatre décennies de lutte armée, a promis de procéder ce samedi à son « désarmement total ». « Nous entrons dans une situation irréversible, la violence ne sera plus utilisée pour obtenir l'autodétermination et l'indépendance », a assuré vendredi Arnaldo Otegi, dirigeant du parti indépendantiste basque espagnol EH Bildu.

(Avec agences) RFI

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Emmanuel Macron, le candidat à la présidentielle d’En marche, s'est rendu ce vendredi 7 avril en Corse pour une visite d'une journée. Juste le temps de délivrer quelques messages à deux semaines du premier tour de la présidentielle.

Emmanuel Macron est en pleine discussion avec des enfants : « On est heureux en Corse alors ? » « Oui », répondent ces derniers. Comme souvent, ce sont des enfants qui sont d’abord venus à la rencontre d’Emmanuel Macron lorsqu’il est arrivé à Vescovato, un petit village corse accroché à la montagne.

Ambiance joyeuse et soleil radieux pour l’escapade dans l’île de Beauté du candidat qui a déjeuné en plein air au milieu des habitants, après avoir dit quelques mots : « Dans presque deux semaines, nous serons au premier tour de cette élection présidentielle. Je voulais en effet entamer cette dernière phase de campagne en me rendant ici. »

Et c’est à Vescovato qu’il a rencontré Jean-Guy Talamoni, le président indépendantiste de l’Assemblée de Corse, qui a fait une mise au point : « Je ne vais pas faire appel pour voter pour qui que ce soit. » Il s'agissait d'une simple prise de contact comme le confirme Emmanuel Macron : « On peut parler, même quand on ne partage pas les mêmes visions des choses. »

« Vous n'êtes pas des enfants »

Même s’il est campagne, Emmanuel Macron n’est pas venu en Corse les bras chargés de cadeaux électoralistes. Lors d’une petite réunion publique devant des centaines de personnes à Furiani, à côté de Bastia, il s’en est expliqué : « Je ne suis pas le Père Noël, et vous n’êtes pas des enfants. »

Un déplacement sans promesse mais avec un message : « Je ne veux pas d’une Corse sous perfusion. Je veux l’émancipation. » Une formule de circonstance qui ressemble un peu à une incantation.

RFI

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Le Mouvement “Y’en a marre“ réclame son droit de tirer la sonnette d’alarme lorsque constat est fait d’une justice sélective, du non-respect des promesses tenues, voire de l’emprisonnement tous azimuts d’adversaires politiques,  etc. Face à une foule nombreuse acquise à sa cause hier, vendredi 07 avril, à la Place de la Nation (ex-Obélisque), Fadel Barro a invité les jeunes à s’inscrire massivement sur les listes électorales pour récupérer leur pays et ainsi permettre que le rêve sénégalais ne soit pas vain.

Le mouvement “Y’en a marre“ a repris du service. Ou du moins, il est passé à la vitesse supérieure depuis hier, vendredi 7 avril. En effet, Fadel Barro, Fou Malade et compagnie ne se limitent plus à dénoncer les pratiques et autres comportements du régime en place, mais plutôt veulent tout simplement le changement. C’est en tout cas l’invite lancée à la jeunesse venue nombreuse répondre à l’appel au rassemblement lancé par ledit mouvement. Prenant la parole au nom de son mouvement, Fadel Barro a invité les jeunes à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales. Pour le rappeur «activiste», cette jeunesse ne peut pas «continuer à regarder ses dirigeants qui sont là depuis Senghor, qui ont les mêmes pratiques depuis Senghor, et qui ne laissent pas l’espace aux jeunes». A son avis, cette jeunesse doit être présente pour «récupérer son bien qui est le Sénégal». Elle doit se battre, pour lui, afin que «ce rêve sénégalais ne soit pas vain».

Sur les raisons de cette radicalisation, le coordonnateur de “Y’en a marre“ a estimé qu’ils ont le droit de tirer la sonnette d’alarme lorsqu’ils constatent certaines anomalies dans ce pays. Fadel Barro a ainsi fustigé qu’au Sénégal, un procureur se permet d’interdire aux Sénégalais d’exprimer leur opinion sur la marche de sa justice. Tirant à boulets rouges sur le régime de Macky Sall, il a trouvé anormal que des jeunes continuent de prendre des pirogues pour se rendre en Europe. Toujours d’attaque, Fadel Barro a dit normal que le mouvement alerte quand il constate que la «justice est sélective» et que «des adversaires politiques sont emprisonnés tous azimuts». Qui plus est, il a réclamé le droit d’alerter quand les promesses faites aux ménages, pour l’amélioration de leurs conditions de vie, ne sont pas respectées. Toujours dans sa diatribe contre le régime actuel, Fadel Barro trouve anormal que le pouvoir se targue d’avoir atteint un taux de croissance de 6% sans pour autant entretenir les Sénégalais sur le niveau d’endettement et le déficit du pays. Il s’est aussi offusqué qu’un financement de plusieurs milliards soit fait pour le TER, au moment où la Sar dit ne pas être à mesure de raffiner les quantités de pétrole attendues. 

Pour autant de dysfonctionnements dans ce pays, Fadel Barro pense qu’il est temps que le régime se ressaisisse pour prendre en charge les préoccupations des Sénégalais. D’autant plus que, trouve-t-il, «nous avons le droit d’avoir un rêve sénégalais, d’y croire et de se battre pour ce rêve».

Dans la foulée, le coordonnateur du mouvement “Y’en a marre“ a tant soit peut répondu à ceux qui soutiennent que ledit mouvement ne s’agite qu’à la veille des élections. En effet, Fadel Barro a rappelé que le mouvement a organisé une manifestation, un an après l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, pour lui dire que «la promesse est une dette». Mieux, il a indiqué que le mouvement a initié le programme «wax ak sa député», «wax ak sa maire», etc. Dans la même dynamique, il rappellera que Y’en a marre était là avec Niani Bagne Na, lors du référendum.

A noter que la quasi-totalité des partis politiques de l’opposition ont répondu présent à la manifestation. Cependant, il convient de préciser que presque tous les leaders politiques des grands partis se sont faits représenter, comme c’est le cas pour le Rewmi représenté par Déthié Fall et Thierno Bocoum, le Pds par son porte-parole Babacar Gaye, le Grand parti par Bamba Ndiaye. A noter aussi la présence d’Ousmane Sonko du Pastef, du professeur Malick Ndiaye, d’Abdourahmane Sow du Cos/M23, tout comme du Premier adjoint au maire de Dakar, non moins membre de la Ld, Cheikh Guèye, etc. Ils ont tous pris la parole pour tirer à boulets rouges sur le régime de Macky Sall, non sans inviter les populations à imposer une cohabitation à Macky Sall, dès 2017. 

ESQUISSES DE POLITISATION  DU RASSEMBLEMENT  DE Y’EN A MARRE :  Fou Malade joue au gendarme

Même si les leaders de l’opposition ou leurs représentants à la manifestation de Y’en a marre d’hier, vendredi 7 avril, ont eu droit à la parole, il n’en demeure pas moins que le mouvement a veillé au grain pour qu’il n’y ait pas de récupération politique. En tout cas, tous ceux qui ont essayé de manifester leur appartenance politique, ou leur soutien à une quelconque personnalité politique ont vite été rappelés à l’ordre. Et c’était Fou Malade qui a mené la barque de la veille.

En effet, le rappeur «activiste» n’a pas hésité à rappeler à l’ordre les jeunes qui ont brandi des plancardes contenant les photos du maire de la Médina, Bamba Fall. Du haut du podium, il a invité ces derniers à attendre qu’ils soient à une manifestation politique pour montrer leur appartenance. Il les a ainsi invités à baisser leur pancartes, non sans rappeler que le rassemblement du jour est à inscrire sur le nom de Y’en a marre.

Dans la même dynamique, il a sommé les accompagnants du maire de Mermoz Sacré Cœur, Barthélémy Dias de passer par derrière, où il est ouvert une porte pour accéder au podium, constatant un mouvement devant le podium à l’arrivée de “Barth“. Pour les rappeler à l’ordre, il leur a indiqué qu’une maison a toujours une porte et qu’il faut y entrer pour ne pas être considéré comme un voleur. Cependant, Barthélémy Dias a expliqué qu’il n’était là que comme simple spectateur.  Au final, Fou Malade a tenu à préciser que les paroles tenues lors de la manifestation par les différents intervenants n’engagent que ceux qui les ont proférées. Pour lui, seul le discours de leur coordonateur, Fadel Barro, engage le mouvement Y’en a marre.

PLACE DE LA NATION, EX-OBELISQUE : Un important dispositif sécuritaire mis en place

Pour manifester leur désaccord contre ce qu’elle qualifie d’oppression ou de confiscation des libertés, de promesses non-tenues ou encore de dérives du pouvoir en place, la bande à Fadel Barro en l’occurrence Yen a marre, a drainé hier, vendredi 07 avril, à la Place de la Nation ex-Place de l’Obélisque une foule de personnes tout de noir vêtues. C’est aux environs de 16h et sur une note de l’hymne national  du Sénégal que démarre la cérémonie. Etaient présentes à la rencontre de nombreuses personnalités parmi lesquelles les membres de l’opposition, à l’image de Babacar Gaye (Pds), des partisans des maires de Dakar et de la Medina emprisonnés, Déthié Fall et Thierno Bocoum(Rewmi), Bamba Ndiaye (Grand Parti), Barthélémy Dias (Ps). Mais on notait aussi la présence d’organismes pour la défense des droits de l’homme tels qu’Amnesty International, Forum du Justiciable ou encore de medias internationaux, à savoir RFI et AFP (Agence France Presse). Le peuple avait également répondu à l’appel. Toutes les tranches d’âge s’y retrouvaient : jeunes, vieux et femmes brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire les slogans « Lu euppe Tuuru », « Libérez Khalifa/Bamba » ou encore « Je regrette d’avoir voté Macky en 2012 ». Même les vendeurs de sifflets, de brassards et banderoles à l’effigie des couleurs verte, jaune et rouge, et du coup s’ajoutant à la longue liste des manifestants, y trouvaient leur compte. Pour contenir les manifestants et prévenir tout risque de débordement, un important dispositif sécuritaire à été déployé, constitué pour l’essentiel d’agents de la police nationale et de la gendarmerie massés le long du boulevard De Gaulle jusqu’à la route qui mène vers Colobane. A ce dispositif s’ajoutaient aussi des policiers en civil infiltrés dans la foule. Le rassemblement aura duré 02 tours d’horloge avant que Thiat et compagnie ne déclarent la fin de la cérémonie de contestation.        

REACTIONS… REACTIONS…REACTIONS…

LA CLASSE POLITIQUE SE PRONONCE SUR LE RASSEMBLEMENT

OUSMANE SONKO, LEADER DE PASTEF : « Le peuple est en train de subir des agressions d’un pouvoir autocratique…»

Nous venons apporter notre soutien à Y’en a marre. Mais, au delà du mouvement, à tout le peuple sénégalais qui, depuis 4 ans et de manière continue et progressive, est en train de subir des agressions d’un pouvoir autocratique qui tend à confisquer les libertés, à s’attaquer à toute opinion contraire à sa façon de voir et de penser. Et de surcroit, qui gère le pays de manière scandaleuse au plan de la gouvernance économique. Autant de choses qui doivent interpeller tous les Sénégalais, parce que c’est notre avenir qui est en jeu. Je crois que beaucoup de combats et de luttes ont été menés dans ce pays pour en arriver là. Ce serait dommage qu’après 56 ans de lutte et de conquête, le pouvoir du président Macky Sall veuille nous ramener à l’époque coloniale ou même à la période de la traite négrière. C’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui, comme ces milliers de Sénégalais

Y’en a marre est un mouvement citoyen qui mène un combat citoyen. Ce n’est pas un mouvement politique que je sache. Nous, nous sommes un parti politique. Mais, j’ai toujours dit qu’il n’y a pas de frontière étanche entre les mouvements citoyens et les partis politiques parce qu’il s’agit de mener un combat citoyen. La seule différence qui existe entre les partis politiques et les mouvements citoyens, c’est que les premiers ont pour vocation de conquérir le pouvoir, et les seconds ne vont pas jusque là. Mais, nous partageons le même espace. Nous nous préoccupons tous de la gouvernance, des acquis démocratiques. Sur ces questions, tous les Sénégalais, quel que soit leur bord, doivent pouvoir se retrouver de temps en temps. On a voulu nous embrouiller en disant qu’on doit voir, d’un coté, les mouvements citoyens et, de l’autre, les partis politiques. Moi je ne crois pas à cela, car je pense que le pays ne peut pas être construit uniquement par les mouvements citoyens ou par les partis politiques.

BABACAR GAYE PORTE-PAROLE DU PDS : «Etre-là d’abord parce que je suis un citoyen sénégalais…»

Il fallait être là d’abord parce que je suis un citoyen sénégalais, démocrate dans le sang, et avoir participé à l’édification de cette Nation démocratique, de cette République que je chérie tant. Je suis là en tant que porte-parole du Secrétaire national du Parti démocratique sénégalais qui m’a demandé de venir le représenter à cette manifestation pour exprimer la solidarité du Pds au mouvement Y’en a marre, mais aussi notre soutien vaillant à cette jeunesse qui a compris qu’il faut se battre pour libérer ce peuple en otage par Macky Sall et son gouvernement.

Je suis d’autant à l’aise que les questions qui sont en jeu aujourd’hui, tournant autour des libertés publiques, de la séparation des pouvoirs, de l’instrumentalisation de la justice contre des citoyens sénégalais, de la gabegie, d’une gestion monarchique du système font de telle sorte que tous les Sénégalais devaient se mobiliser pour répondre à cette manifestation qui a été organisée sous l’égide de Y’en a marre, mais qui n’est pas leur apanage, leur propriété. C’est l’histoire qui fonctionne comme ça. C’est la dynamique des rapports sociaux qui nous oblige d’être avec ceux qui nous combattaient hier, sans que nous n’ayons aucun sentiment de regret. Car, c’est légitime de mener un combat contre Abdoulaye Wade, comme c’est tout à fait légitime de mener un combat contre le gouvernement du président Macky Sall. En dehors de cela, on devient des garçons de porteurs de valise comme ceux qui étaient de la société civile et qui sont aujourd’hui au pouvoir. Je ne pense pas que le mouvement Y’en a marre a accepté de gérer le pouvoir parce que ce n’est pas sa vocation en réalité.

DETHIE FALL, VICE PRESIDENT DE REWMI : «Je pense que Macky Sall parviendra à lire et à interpréter ce message»

Depuis que Macky Sall est arrivé au pouvoir, les libertés sont gravement menacées. Tous les leaders politiques d’une certaine envergure, capables de le remplacer sont soit attaqués, soit injuriés, soit emprisonnés. Donc, il est temps que tous les Sénégalais épris de démocratie, de justice et de paix se lèvent et viennent combattre ces dérives qui ne cessent de se multiplier et se consolider. Elles sont extrêmement dangereuses pour notre démocratie, vu la modernité qu’on veut lui donner. C’est pour cela qu’on est là.

C’est heureux de voir que les populations sont venues répondre massivement. Je pense que le président Macky Sall parviendra à lire et à interpréter ce message et par conséquent à dévier de son chemin pour revenir sur l’axe républicain par lequel il a été élu et par lequel il doit gouverner de manière exclusive.

Ce n’est pas de récupération. La ligne de Rewmi a toujours été connue. C’est une ligne pour les libertés, les démocraties, pour le renforcement des acquis obtenues après plusieurs années de lutte. De ce point de vue, notre présence doit être facile à comprendre et tous ceux qui sont là ne peuvent l’assimiler à de la récupération politique. Nous répondons présent à tous ceux qui nous invitent pour la démocratie, pour les libertés. Avec le régime de Macky Sall, les libertés sont gravement menacées. 

Jean Michel DIATTA et PAPA ALIOUNE DIENG (STAGIAIRE) Sudonline

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