Filtrer les éléments par date : jeudi, 06 avril 2017

Après un passage par le Parlement européen de Strasbourg, l'eurodéputée et candidate du Front national, Marine Le Pen, s'est rendue mercredi soir 5 avril dans une petite ville d'Alsace, Monsweiler, dans l’est de la France, pour y tenir une réunion publique devant 800 personnes. Un meeting au cours duquel elle a surtout parlé d'immigration, en évitant soigneusement de trop évoquer la sortie de l'euro dans cette région frontalière de l'Allemagne.

RFI

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Les Gambiens votent depuis ce jeudi matin 6 avril 2017 pour élire leurs députés. Ce sont les premières élections depuis la chute de Yahya Jammeh qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant plus de 22 ans. 886 000 électeurs, sur près de 2 millions d'habitants, sont appelés à choisir leurs députés parmi 238 candidats issus de 9 partis ou de listes indépendantes. Reportage.

A l’ouverture du bureau de vote de Bakau, ce jeudi matin à Banjul, une longue file s’était formée devant les isoloirs. Mais, à la mi-journée, les électeurs arrivaient plutôt au compte-gouttes, un scénario observé dans la plupart des bureaux de vote de la capitale.

Le nouveau président, Adama Barrow, était particulièrement attendu. Il a voté à Old Yundum, à Banjul, sur la route de l'aéroport, en compagnie de sa première épouse [la polygamie est légale en Gambie, NDLR].

Les électeurs qui se sont déplacés ne voulaient vraiment pas manquer ce scrutin crucial et ce qu’il représente : le droit de jouer un rôle dans cette « nouvelle Gambie ».

Modou, un électeur gambien, était parmi les premiers à aller déposer une bille (qui remplace les bulletins) dans le bidon (qui remplace l’urne) du candidat de son choix. Pour lui, c’est un grand jour pour son pays où « tout est à reconstruire ».

Un test pour les partis

L’enjeu de cette élection est de renouveler l’Assemblée qui était jusqu’à présent presque entièrement contrôlée par le parti de l’ancien président. L'Alliance pour la réorientation et la construction patriotiques (APRC), le parti de Yahya Jammeh, espère tout de même conserver un grand nombre de sièges, malgré la fuite du dictateur.

Le scrutin devrait apporter plus de diversité parmi les députés et redonner un vrai rôle au Parlement. C’est aussi une forme de test pour les différents partis gambiens, ceux de la coalition, qui n’ont pas présenté de candidat commun, comme ceux de l’opposition. Ils vont pouvoir se comparer. Ils sauront qui aura le plus d’influence dans cette « nouvelle Gambie » post-Yahya Jammeh et sera donc en mesure de faire passer les réformes du gouvernement. Les premiers résultats sont attendus vendredi 7 avril. Une élection très suivie par la communauté internationale

Pour la première fois, l’Union européenne a été invitée à déployer une mission d’observation, en Gambie. Elle rendra un rapport sur le déroulement de l’élection dans quelques jours.

Sur place aussi, on trouve des observateurs de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union africaine (UA), ce qui prouve une fois de plus la volonté d’ouverture vers l’international de cette « nouvelle Gambie », et surtout l’importance de ces premières élections législatives libres du pays.

RFI

Publié dans Afrique

Craignant pour leur sécurité ainsi que celle de leur famille, lors des manifestations politiques qui tournent le plus souvent à de sanglants affrontements entre  manifestants et forces de l’ordre , les jeunes riverains de la mythique place de l’Obélisque ont tenu un point de presse, hier 05 mars, en dénonciation des débordements dont les seules victimes sont les populations innocentes.

Par le biais de leur porte-parole du jour dont le rappeur de la vielle école Chaka Babs et un étudiant du nom d’Ibrahima Baldé, les jeunes riverains de la place de l’obélisque qui fait souvent office de lieu de rendez-vous de manifestations qui tournent le plus souvent à la dérive, ont dénoncé avec fermeté les violences que celles-ci occasionnent.

Les derniers affrontements avaient conduit à l’arrestation puis l’emprisonnement de jeunes de Colobane, Cheikh Diop et Cheikh Sidaty, qui, après la fin d’une manifestation ont été interpellés  par les policiers alors, dit-on, qu’ils n’y avaient pas pris part. Ce qui fait dire à Chaka Babs que «toutes les manifestations violentes ont eu lieu à la place de l’obélisque et c’est nous les riverains qui  en payons les frais. J’en prends à témoin l’arrestation des jeunes de Colobane à la fin d’une  manifestation à laquelle ils n’avaient pas pris part», renseigne-t-il.

Dans la même occasion,  il invite l’opposition, la société civile et le gouvernement pour qu’ «à défaut de ne pas manifester  sur la Place de l’Obélisque, qu’ils le fassent en paix sans porter préjudice aux riverains», supplie-t-il. Par ailleurs, le rappeur ne voit comme alternative pour lutter contre l’insécurité des populations riveraines, la carte d’électeur glissée dans l’urne : «attendre la venue des élections et voter pour le candidat de son choix», dit-il.

L’étudiant Ibrahima Baldé pour sa part invite les manifestants à respecter leur quartier qui est souvent en proie aux jets de grenades lacrymogènes, de pierres etc. Il dira à l’endroit des politiciens :  «Il y a des problèmes plus pressants comme les gens qui ne mangent pas assez bien, la mendicité des jeunes, pendant ce temps les politiciens restent là à bouffer notre argent. Mais où va le pays ?», demande-t-il.

Publié dans Société

La volonté du chef de l’Etat, Macky Sall de marcher sur les pas de son prédécesseur Wade, concernant la valorisation de la fonction de chef de village, semble trouver l’approbation au sein de la classe politique. Ce qui divise cependant la majorité présidentielle du camp de l’opposition, c’est en fait le rétropédalage à la veille des législatives, 5 ans après son accession à la magistrature suprême. Si du côté de l’opposition l’on avance la thèse du calcul politicien, visant à faire les yeux doux aux chefs de village en prélude des législatives du 30 juillet prochain, il n’en demeure pas moins que le camp au pouvoir réfute ledit argument, estimant que l’agenda du chef de l’Etat ne se définit pas en fonction des rendez-vous électoraux.

MAYORO FAYE, CHARGE DE LA COMMUNICATION AU PDS : «C’est une décision électoraliste d’attendre au moment où il n’est plus sûr de rien...»

Le président Abdoulaye Wade voulait doter les chefs de village d’un statut et des émoluments. Il avait également prévu, dans le cadre des quotas des billets pour la Mecque et pour Rome, de leur octroyer une partie. Une manière pour lui de valoriser la fonction de chef de village qui est véritablement un auxiliaire de l’Etat. Le président Abdoulaye Wade voulait aussi réparer une injustice qui fait que les chefs de village abattaient un important travail pour l’Etat, sans pour autant en retour être reconnu par cet Etat. Il s’est rendu compte qu’au niveau de certains villages, il y avait des difficultés réelles de certaines populations que le chef de village est obligé de prendre en charge avant l’intervention de l’Etat. Toutes ces considérations avaient amené le président à démarrer le paiement d’émoluments mensuels aux chefs de village, à qui il avait doté de véhicules. Ils avaient conscience que ces véhicules n’étaient pas personnels et n’aillaient pas servir simplement les chefs de village, mais serviraient toute la localité pour diverses occasions.

Malheureusement, Macky Sall était revenu sur la décision du président Wade. Si aujourd’hui, il veut reprendre cette initiative de Me Wade, tendant à aider les chefs de village, ça veut dire simplement que la décision prise par Wade était une décision sage, qu’il ne faisait que rendre à César ce qui appartient à César. Maintenant, je ne sais pas encore dans quelle mesure veut-il appliquer cette vision de Wade. J’espère qu’il pourra avoir le véritable contenu de l’esprit de cette décision pour pouvoir satisfaire toute l’étendue de cette mesure comme l’avait entamé Me Wade pour rendre service aux populations à la base, à travers leur chef de village.

Maintenant, vous savez que Macky Sall nous a habitués à reprendre des projets de Wade. Malheureusement, à chaque fois, c’est la mise en œuvre qui pose réellement problème. Parfois même la mise en œuvre fausse l’esprit et même la destination des objectifs fixés par les projets laissés par Wade. C’était un projet très ambitieux et très pertinent de Wade. S’il attend à la veille des législatives pour vouloir penser à ces chefs de village à qui il a ôté des dizaines de mois de salaire, les véhicules, ainsi que certaines conditions de vie pendant 5 ans, c’est simplement une décision politique. C’est une décision électoraliste d’attendre au moment où il n’est plus sûr de rien, dans la mesure où les législatives se pointent à l’horizon et il sait qu’il est minoritaire. En même temps, la présidentielle est dans moins de 2 ans. C’est dans ces conditions qu’il veut faire les yeux doux aux chefs de village. Mais, ces chefs de village sont des citoyens très avertis, qui sauront faire la part des choses et qui prendront la bonne décision. C’est-à-dire en sanctionnant le régime de Macky Sall qui leur a pris ce que Wade leur a donné.

MAWLOUD DIAKHATE DIRECTEUR DU CFDC DE L’AFP : «Ce serait un mauvais procès fait au chef de l’Etat de dire...»

Il faut peut-être comprendre que dans l’agenda politique, il y a des périodes où on peut noter des changements dans l’action politique et l’action administrative. Je crois que le fait que le président ait annoncé, dans son adresse du 4 avril, que ce ne serait que justice rendue de rémunérer ou de donner une certaine indemnité aux chefs de village, est une vieille doléance. Il ne faudrait pas faire la comparaison des agendas et de trouver que c’est une sorte de procédé qui vise à fausser le jeu, à la veille des législatives.

Parce que, tout simplement, le chef de l’Etat est dans la dynamique de l’Acte III de la décentralisation.

Dans cet objectif, il y a des décisions à prendre pour rendre cette planification ascendante, que commande la phase II de l’acte III. Vous savez que ce qu’on appelait les communautés rurales sont des communes de pleins exercices, d’égale dignité avec les anciennes communes qui étaient situées en ville. Même si ces communes ont la particularité d’avoir encore des villages, on peut penser qu’avec les nouvelles ruralités, ces villages pourraient être des quartiers ultérieurement. Donc, le fait de pouvoir octroyer un certain état administratif à ces chefs de villages est une juste mesure, parce que cela contribue au renforcement de la démocratie locale. Mais aussi, cela permet à ces chefs de village de pouvoir remplir leurs missions dignement.

Ce serait un mauvais procès fait au chef de l’Etat de dire qu’il veut influer sur les législatives. En tout cas, je pense que ce n’est pas cela. Parce que les chefs de villages sont de toutes les obédiences, de tous les partis politiques. Penser que le chef de l’Etat vise à enrôler par l’indemnisation ce personnel administratif pour en faire une clientèle politique, serait une lecture très courte de la réalité administrative. Il faut savoir qu’un Etat a un calendrier et des tâches à remplir quelle que soit la nature du rendez-vous électoral.

ZAHRA IYANE THIAM CONSEILLERE DU PRESIDENT : «Il faut déplorer qu’on puisse, pour chaque acte posé par le chef de l’Etat en trouver un corolaire politique »

Je voudrais d’abord préciser que l’agenda du chef de l’Etat ne se définit pas en fonction des élections. Il se dessine en fonction de ses ambitions, de sa vision et du contexte de l’heure. Et cela sur la base des tournées économiques faites dans le pays et des réalisations qui ont été faites depuis son accession au pouvoir. Puisque vous vous souvenez qu’en 2012, nous avions un pays qu’il fallait remettre à l’endroit, en termes économique, social, d’infrastructures. Donc, il y avait plusieurs retards d’investissements et il fallait également stabiliser le front social, que ce soit le panier de la ménagère ou l’accès à la santé, etc. Donc, sur la base des projections que le chef de l’Etat a eu à faire, notamment la question relative à la réduction du train de vie de l’Etat qui lui permet aujourd’hui de faire des économies qu’il redistribue dans des secteurs clés de ce pays. Parce que c’est une décision qui aura des incidences financières, si nous devons rémunérer tous les chefs de village de pays-là .Donc cela ne peut pas se faire du jour au lendemain. C’est dire que c’est un processus qui a été réfléchi mûrement et peut-être qui aboutit aujourd’hui.

Maintenant, les malintentionnés peuvent penser que c’est fait à la veille d’élections. Mais, aujourd’hui, la planification impose que pour tout acte qui est en train d’être fait qu’on puisse y réfléchir profondément. Je saisi l’opportunité pour rappeler que seuls ceux qui ne savent pas ce que c’est le rôle de chef de village peuvent penser que ce n’est qu’une question politicienne. Ce sont des personnes qui vivent non seulement dans des situations précaires, mais qui ont une charge du fait de leur statut de chef de village. Vous allez dans un village où les gens, au cas où ils n’ont nulle part où aller, ils vont chez le chef de village. Donc, ce sont des gens qui vivent dans une certaine précarité mais qui de par leur statut ont des surcharges financières. Si le chef de l’Etat voit que ce sont des personnes qui méritent d’être accompagnées, pour mieux servir leur pays, moi je pense que c’est une excellente chose. Il faut s’en féliciter. Par contre, ce qu’il faut déplorer, c’est qu’on puisse pour chaque acte que le chef de l’Etat pose, qu’on veuille en trouver un corolaire politique.

DETHIE FALL VICE-PRESIDENT A REWMI : «Cette décision peut nous laisser penser qu’il s’agit d’une approche électoraliste et propagandiste»

C’est dommage de voir le Président se rendre compte de l’importance de la mission des chefs de village que 5 ans après. Parce que les chefs de village constituent la première courroie de transmission entre les populations et l’Etat. Il est à rappeler que quand il est arrivé au pouvoir, il avait décidé de retirer les véhicules des chefs de village oubliant que c’étaient des moyens de locomotion dans le village qui aidaient à transporter des malades dans les postes de santé. Maintenant, attendre à moins de 4 mois des élections législatives pour se rappeler des moyens pouvant accompagner la mission des chefs de village peut nous laisser penser qu’il s’agit d’une approche électoraliste et propagandiste.

L’idée est très bonne. Mais, il faut juste rappeler que c’est lui même qui avait dessaisi les chefs de village des moyens que l’ancien régime leur avait donné pour leur permettre de faire correctement leur travail. Je répète que les véhicules étaient des véhicules du village qui pouvaient servir à transporter des malades. Maintenant, vouloir rémunérer les chefs de village, à 4 mois des élections, l’idée est bonne, mais on peut penser que c’est une approche électoraliste, propagandiste. Parce qu’en réalité, il est obnubilé que par son deuxième mandat. Aujourd’hui, il a énormément de craintes pour ces élections législatives parce qu’il sait qu’il a perdu beaucoup de terrains et que les populations ont compris sa manière de gouverner et ils ne sont pas satisfaits de ses résultats.

L’exécution des tâches sans prise en compte des rendez-vous électoraux devrait être le cap, car l’Etat est une continuité. Il doit travailler pour les générations à venir et non pour un mandat à venir. Force est de constater que le président de la République, Macky Sall, à travers sa démarche électoraliste, travaille pour un deuxième mandat. Aujourd’hui, de façon unilatérale, il a augmenté le nombre de députés de 150 à 165  pour satisfaire une clientèle politique et de pouvoir intéresser les personnes capables de lui donner une majorité à l’Assemblée nationale aux prochaines élections. Il a des schémas assez courts avec comme seul objectif d’avoir une majorité à l’Assemblée.

SudOnline

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