Filtrer les éléments par date : dimanche, 02 avril 2017

Le volet de bois verts dont les membres du mouvement “Y’en a marre“ font l’objet pour avoir décidé d’organiser une manifestation le 7 avril prochain, afin de dénoncer les «dérives» et le «non respect» des engagements du président Macky Sall, pose au goût du jour la question du débat contradictoire dans une démocratie comme celle du Sénégal. La multiplicité des attaques et autres invectives qui touchent tous ceux qui s’aventurent à émettre des voies discordantes à celles du régime de Macky Sall, porte à croire que l’Alliance pour la République est «allergique» à la critique.

En effet, pour avoir annoncé un rassemblement de plus d’un million de Sénégalais le 7 avril prochain, à la place de la Nation (ex-place de l’Obélisque), le mouvement “Y’en a marre“  en voit de tous les couleuvres. Fadel Barro et sa bande sont traités de tous les noms d’oiseaux par les membres du parti au pouvoir, notamment ceux de l’Alliance pour la République (Apr).

S’ils ne sont pas considérés comme des «maîtres chanteurs» à la recherche de prébendes à la veille des législatives, ou de «parasites sociaux», ils sont traités de «corrompus», qui ont bénéficié de «l’argent de la drogue», allusion faite à l’affaire “Lamine Diack“. Pis, la légitimité des jeunes «activistes» est remise en cause par les «apéristes».

Pour couronner le tout, les poulains du chef de l’Etat, Macky Sall envisagent d’organiser une contre-manifestation le même jour, à la même heure, au même endroit, et de surcroit, tous de blanc vêtus pour contrecarrer la couleur noire retenue par les membres de “Y’en a marre“.

Les invectives et autres attaques contre ceux qui émettent des critiques contre le régime de Macky Sall semble être une pratique systématique chez les «apéristes». En effet, les «boucliers» du chef de l’Etat n’ont jamais apprécié que l’opposition organise une manifestation pour dénoncer ce qu’elle considère comme les «dérives» du régime et les «nébuleuses» qui entourent la gestion de Macky Sall.

Ainsi, Mankoo Wattu Sénégal avait été accusé de vouloir mettre le pays «à feu et à sang», lorsque ladite plateforme de l’opposition avait décidé de battre le macadam le 14 octobre dernier. Ces derniers, qui voulaient protester contre la «mal gouvernance d’Etat» et les contrats de concession liés à l’exploitation du pétrole et du gaz découverts dans notre pays, ont été accusés de vouloir «écorner» l’image du pays. Les mêmes reproches ont été portés contre l’opposition, accusée d’avoir un «comportement irresponsable, violent, irrévérencieux» lors de sa manifestation du 24 mars dernier, devant la résidence de l'ambassadeur du Sénégal à Paris.

La quasi-totalité des observations émises soit par l’opposition, soit par des analystes, est mal perçue, notamment les visites officielles du chef de l’Etat, les tournées économiques, ainsi que les Conseils des ministres décentralisés, sans oublier l’affaire du «protocole de Doha», entre autres. 

 

 

Publié dans Politique

La police et l'armée ont mené ces derniers jours, jeudi et vendredi, une nouvelle opération, dans la région de Foni, au sud-est de Banjul, pour tenter de retrouver les corps de victimes enterrées secrètement sous l'ancien régime de Yahya Jammeh. Les enquêteurs ont exhumé le corps de trois hommes et pensent qu'il pourrait s'agir de Lamin Sanneh, Njaga Jagne et Alhagie Jaja Nyass, suspectés par Yahya Jammeh d'avoir participé à la tentative avortée de coup d'Etat du 30 décembre 2014.

Il aura fallu deux jours de recherche. Deux jours entiers à remuer la terre pour retrouver ces trois corps. Ils ont été enterrés dans la forêt de Tintiba, près d'un champ de tir, fréquenté à l'époque par les très proches de Yahya Jammeh.

Selon le porte-parole de la police Foday Conta, s'il s'agit bien de leurs corps, cette découverte pourrait permettre de comprendre comment les assaillants du palais présidentiel ont réellement été tués.

 

« Officiellement, ils ont été tués lors de l'attaque, mais nous n'avons jamais pu le confirmer. Nous n'avions pas accès à leurs corps, enterrés dans un endroit inconnu. Nous les avons donc exhumés pour confirmer la cause de leur mort de façon scientifique. »

Les « jungulars »

Pour savoir où chercher, les enquêteurs ont été guidés par des « jungulars », d'anciens membres de la milice secrète de Yahya Jammeh. Sept d'entre eux ont été arrêtés après la crise, et acceptent aujourd'hui de collaborer.

« Lorsque l'ancien président a perdu les élections, il est parti en exil avec les "jungulars" les plus anciens. Mais nous avons réussi à en arrêter d'autres, ils nous ont avoué qu'ils avaient commis des crimes, et ils nous ont menés jusqu'aux tombes. »

« Ce n'est que le début »

Les enquêteurs ne vont pas s'arrêter là : ils ont de bonnes raisons de penser que beaucoup d'autres corps se trouvent encore dans la zone : « Ce n'est que le début, bien sûr que ce n'est que le début. Parce que l'on mène des investigations autour de possibles crimes commis pendant 22 ans. Donc, nous nous attendons à avoir encore beaucoup de travail. »

Les trois corps ont été transportés à la morgue de Banjul, en attendant l'arrivée d'experts capables de les identifier et de définir les causes de leur mort. Un premier corps, celui de l'opposant politique Solo Sandeng, avait déjà été exhumé le mois dernier.

RFI

Publié dans Afrique

L'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade appelle l'opposition à s'unir en vue des législatives du 30 juillet prochain. Actuellement, 118 des 150 députés de l'Assemblée nationale appartiennent au groupe présidentiel Benno Bokk Yakaar. Les démarches de l'ancien chef d'Etat interviennent dans un contexte où certaines forces de l'opposition envisagent aussi une union avec le camp de Khalifa Sall, le maire de Dakar actuellement emprisonné.

De la France où il vit, Abdoulaye Wade a passé quelques coups de fil à plusieurs leaders de l'opposition. L'ancien président sénégalais veut s'investir « personnellement » pour que se concrétise le rêve d'une grande coalition d'opposition, confie le porte-parole de son parti, le PDS.

Il y a une dizaine de jours il rencontrait déjà certains de ces mêmes leaders de l'opposition en Arabie saoudite. Le parti Rewmi de Idrissa Seck refuse pour le moment de commenter l'idée d'une liste unique aux prochaines législatives. Bokk Guiss Guiss s'y dit lui favorable, tout comme le Grand parti.

« Aller ensemble aux élections est une nécessite sinon nous serons battus », confient leurs représentants. Si cette liste unique se concrétisait, comprendrait-elle le camp des frondeurs du Parti socialiste, auquel appartient le maire de Dakar actuellement emprisonné ? « Khalifa Sall viendra avec nous ! », répondent certaines formations de l'opposition. Mais pour l'heure, rien n'est décidé.

RFI

Publié dans Politique

Quatre personnes soupçonnées d'avoir organisé un lucratif réseau d'immigration clandestine entre le Sénégal et la France ont été mises en examen, ce vendredi 31 mars, a indiqué le parquet de Bobigny.

Trois personnes ont été écrouées et la quatrième placée sous contrôle judiciaire, ce vendredi 31 mars. Le parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire pour aide au séjour en bande organisée, faux documents administratifs, escroquerie en bande organisée et association de malfaiteurs.

Parmi les mis en examen figure la tête de réseau présumée, un Sénégalais connu des services de police. « Ce réseau, actif depuis près de deux ans, a connu un pic d'activité récent grâce à un mode opératoire astucieux qui permettait à ses clients d'obtenir indûment la nationalité française en trompant le Service central de l'état civil (SCEC) de Nantes », selon une source judiciaire.

Le réseau déposait des dossiers de reconnaissance de la nationalité française, en disant que le demandeur était un enfant de Franco-Sénégalais ou de Français nés à l'étranger. Le bureau de Nantes envoyait alors un courrier au pays d'origine pour s'assurer de la véracité de ces informations. Grâce à des complices dans les bureaux d'état-civil, les courriers étaient interceptés puis remis à des faussaires qui fabriquaient à la demande les justificatifs réclamés. Les dossiers étaient alors renvoyés aux autorités françaises qui délivraient d'authentiques certificats de nationalité française.

Un business florissant

« Une soixantaine de dossiers » ont été interceptés par les policiers de l'Office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titres (Ocriest), qui estiment à une centaine le nombre de personnes susceptibles d'avoir fait appel au réseau.

Le trafic était prospère : l'obtention de la nationalité française étant facturée de 10 000 à 12 000 euros et payable à l'avance, a précisé une source policière. Les enquêteurs estiment que le patrimoine du chef de réseau s'élève à plusieurs centaines de milliers d'euros. Ce réseau proposait également des kits complets de documents trafiqués (fausses copies littérales d'actes de naissance, justificatifs de séjour, états civils contrefaits).

Avec AFP

Publié dans International
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