Filtrer les éléments par date : lundi, 17 avril 2017

Le ministre français de l'Economie Michel Sapin a refusé vendredi d'évoquer le débat sur le Franc CFA en Afrique, se retranchant derrière la souveraineté des Africains sur le sujet lors d'une réunion des ministres des finances de la zone franc à Abidjan.

« Ce n’est pas un sujet que j’aborde car c’est un sujet qui appartient aux Africains. Le Franc malgré son nom est la monnaie de Africains, ce n’est plus la monnaie de la France, il a disparu en Europe. Sur toutes ces questions-là, c’est aux Africains de se prononcer et ce n’est pas à nous de le faire à leur place », a affirmé le ministre le 14 avril.

« Il y a un rôle institutionnel bien connu: nous sommes un élément de garantie de la monnaie mais pour le reste le rôle est avant tout d’écouter, de faciliter et d’appuyer lorsqu’il le faut », a-t-il précisé

« La France est là en amie pour soutenir, aider des pays qui sont puissants, ont beaucoup d’avenir, mais qui doivent faire face à un certain nombre de difficultés », a-t-il ajouté alors que de nombreux pays de la zone CFA ont actuellement des problèmes budgétaires touchés par un ralentissement de l’activité et une baisse de certaines matières premières.

Un lien fort avec l’euro qui divise

Le « CFA », utilisé par 15 pays francophones d’Afrique de l’ouest et du centre (155 millions d’habitants), est lié à l’euro par un système de parité fixe. Pour garantir cette parité, les États africains doivent déposer 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français.

La zone Franc comprend 14 pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique et Tchad). Le quinzième membre est l’archipel des Comores.

Ce lien fort avec l’euro est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité. Mais certains économistes, responsables africains et aussi militants accusent le CFA de freiner le développement de l’Afrique et considèrent que ce lien avec l’ancienne puissance coloniale est une perte de souveraineté, les pays étant tributaires de la zone euro.

Paris s’est dit ouvert, à la mi-mars dernier, « à toutes les propositions » que les 15 pays de la zone franc pourraient formuler lors de la réunion d’Abidjan où il sera aussi question des programmes du FMI et l’accès des pays à des emprunts.

Jeune Afrique

Publié dans Economie

C'est l'une des plus importantes grèves de la faim de prisonniers palestiniens que l'on ait vues depuis vingt ans. Ils seraient plus de 1 000 selon l'administration pénitentiaire israélienne, 1 500 selon les associations de défense des prisonniers, à avoir entamé ce mouvement collectif ce lundi 17 avril, répondant ainsi à l'appel de Marwan Barghouti, dirigeant emblématique du Fatah, condamné à la prison à vie. L’objectif de cette grève de la faim illimitée est de dénoncer les conditions de détention des 6 300 palestiniens incarcérés en Israël. De nombreuses manifestations de soutien étaient organisées aujourd'hui en Cisjordanie. A Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne, 300 à 400 personnes étaient rassemblées, dont des familles de détenus, inquiètes mais déterminées.

Des portraits de prisonniers sont brandis haut dans le ciel par les familles de détenus rassemblées à Ramallah. Mahmoud Zayeh lui, presse la photo de son fils contre sa poitrine. «Il a été arrêté il y a 15 ans, ici à Ramallah, il s'appelle Majd Zyadeh», détaille-t-il.

D'une voix chevrotante, Fadwa Barghouti prend le micro pour dénoncer les conditions de détention des 6 300 palestiniens incarcérés en Israël. La femme de Marwan Barghouti, le dirigeant emblématique du Fatahcondamné à la prison à vie qui a lancé ce mouvement ne cache pourtant pas ses craintes. «Je suis inquiète, très inquiète, pas seulement pour mon mari mais pour tous les prisonniers,explique-t-elle.Mais les familles des détenus se reposent sur moi, il faut que je sois forte.»

« L'ultime recours »

Cette grève de la faim est nécessaire, selon Majed Bamya, diplomate palestinien en charge du dossier des prisonniers politiques. « C’est l’ultime recours pour se faire entendre et appeler le monde à intervenir auprès de la puissance occupante pour qu’elle arrête ces violations des droits des prisonniers qui sont des personnes protégées en vertu des conventions de Genève », affirme-t-il.

La grève pourrait bien durer. L'administration pénitentiaire israélienne a déjà annoncé qu'elle ne négocierait pas avec les prisonniers.

RFI

Publié dans International

L'Organisation internationale pour la migration (OIM) a dénoncé la semaine dernière l'existence de « marchés aux esclaves » en Libye. Un jeune Sénégalais dit avoir été le témoin, dans le Sud libyen, de pratiques qui rappellent l’esclavage. Ce Casamançais a quitté son pays en novembre dans l’espoir de refaire sa vie en Europe. Non seulement il a été « dépouillé » par les passeurs, mais il a aussi vu des Africains de l’Ouest travailler sans salaire pendant des mois dans des plantations libyennes.

Appelons-le Mamadou. Il a 34 ans, a longtemps travaillé dans l’hôtellerie et parle plusieurs langues. En novembre dernier, il décide de tenter sa chance, de traverser le Sahara et la Méditerranée pour gagner l’Europe.

Après Niamey et Agadez, il arrive à Sabha, dans le sud de la Libye. Contre toute attente, il est fait prisonnier par ses propres passeurs et enfermé dans un garage avec des centaines d’autres Africains de l'Ouest, y compris des enfants.

Les passeurs demandent à leurs otages d’appeler leurs familles pour exiger le paiement d’une rançon. « On te frappe, on te maltraite, pendant que tu appelles au téléphone, tu es aussi frappé pour que tes parents entendent tes cris. Ils nous frappent pour qu’on envoie de l’argent. »

Mamadou est, malgré tout, mieux traité que bien d’autres. Comme il parle plusieurs langues, il sert d’interprète aux passeurs qui finissent par le libérer. Il constate alors que des Guinéens, des Ghanéens, des Nigérians, sont forcés à travailler sans salaire dans des plantations pendant des mois.

« Les gens vous font travailler sans vous payer. On est maltraité comme des esclaves, on vous vend, on vous frappe. Il y a champs d'oranges et de tomates là-bas, on vous y fait travailler sans être payé, c’est de l’esclavage », ajoute Mamadou.

Révolté par ce qu'il voit en Libye, découragé, Mamadou décide de faire demi-tour. Avec l’aide de l’OIM, il est retourné au Sénégal, son point de départ, lundi dernier 10 avril.

A (re) écouter: Réfugiés: «Il y a des migrants qui sont achetés et vendus», selon Leonard Doyle (Invité Afrique soir)

MSF alerte sur les traces de violences sur les migrants secourus

Près de 4 500 migrants ont été secourus au large de la Libye depuis le 15 avril. Ce dimanche, le navire Prudence de MSF a débarqué au port de Reggio de Calabre avec 649 migrants, dont des enfants isolés. D’autres personnes, dont des Syriens, sont arrivées par leurs propres moyens toujours en Calabre. L’ONG Moas (Migrant Offshore Aid Station) a également porté secours à plus de 1 500 migrants. La Sicile et la Calabre attendent ce lundi les autres rescapés, encore en route vers la terre ferme.

Les migrants secourus par Médecins sans frontières, dont beaucoup sont originaires de l’Afrique subsaharienne, présentent presque tous des traces de violences subies en Libye, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.

Un porte-parole de l’association humanitaire rappelle que les médecins « sont habitués à constater des signes de violences et tortures ». Mais que pour la première fois, ils ont observé « les signes des guerres », « à travers des blessures par arme à feu ».

De son côté, l’ONG Moas, qui a secouru plus de 1 500 femmes et hommes en 24 heures, a fait savoir que le naufrage d’un bateau pneumatique dégonflé a provoqué la mort de 20 personnes au large de la Libye. Sept corps, dont celui d’un enfant, ont été récupérés.

Et en Calabre, une embarcation est arrivée seule sur une plage, avec des dizaines de Syriens à bord. La météo clémente favorisant les traversées, les autorités italiennes vont devoir trouver des solutions d’urgence, car les centres de premier accueil sont désormais saturés.

RFI

Publié dans Afrique

La rencontre entre Bastia et Lyon a tourné au fiasco dimanche 16 avril en fin de journée. Des échauffourées brèves mais violentes ont eu lieu avant le début de la rencontre et le coup de sifflet a été donné avec plus de cinquante minutes de retard. A la pause, de nouveaux incidents sont intervenus et le match a été interrompu.

A Bastia, ce sont des supporters corses qui ont envahi la pelouse. Une cinquantaine d'entre eux, provenant de la tribune occupée par le groupe de supporters Bastia 1905, ont interrompu l'échauffement des Lyonnais en les prenant brièvement mais violemment à partie.

La LFP condamne ces actes

Au retour aux vestiaires, une altercation a éclaté entre le gardien lyonnais Anthony Lopes et le secrétaire général de Bastia, Anthony Agostini. Elle a rapidement dégénéré en de nouvelles échauffourées qui ont duré moins d'une minute.

Le match a ensuite été officiellement arrêté par la Ligue de football professionnel (LFP), interruption définitive prise « conformément aux instructions émises par le directeur départemental de la sécurité publique, représentant le préfet de Haute-Corse, lors de la réunion de crise avant le début de la rencontre », selon un communiqué de l'instance qui a « condamné avec la plus grande fermeté » ces incidents.

Les joueurs lyonnais se sont engouffrés dans leur bus pour tenter de quitter précipitamment le stade Armand-Cesari, avant d'en redescendre. Les joueurs et les dirigeants de l'Olympique Lyonnais ont finalement quitté vers 20h00 le stade. Il a fallu l'intervention des gardes mobiles, qui ont dispersé une centaine de supporteurs massés devant les grilles à l'aide de gaz lacrymogènes. Les joueurs de l'OL ont décollé après 22h00 dans un avion privé.

La semaine est décidément très agitée pour les Lyonnais qui avaient déjà débuté leur quart de finale aller d'Europa League avec 45 minutes de retard jeudi dernier face à Besiktas, la faute à l'envahissement du terrain par des supporteurs lyonnais voulant se mettre à l'abri de jets de pétards et de projectiles lancés par leurs homologues turcs.

Un contexte malsain

Une enquête en flagrance pour « violences » a été ouverte sur ces faits, a annoncé le procureur de la République Nicolas Bessone, arrivé sur place durant la rencontre. L'enquête a été confiée à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

Le contexte est explosif depuis plusieurs semaines à Bastia où des groupes de supporteurs réclament la démission des dirigeants du club lanterne rouge de Ligue 1.

Ces débordements peuvent aussi avoir pour explication les mots de l'ancien entraîneur corse, François Ciccolini, qui après un match aller tendu à Lyon avait déclaré : « Il va falloir venir chez nous. Il ne faut pas avoir la grippe quand tu vas venir à Bastia, ni la gastro car cela va se régler comme d'habitude, comme des hommes, comme des Corses ».

Ces échauffourées risquent en tout cas de coûter très cher au club en lutte pour le maintien et qui sera dès jeudi 20 avril visé par l'ouverture d'une procédure disciplinaire. Le Sporting venait tout juste d'enregistrer la réouverture de sa tribune Est qui avait été fermée pour trois journées à la suite de cris racistes proférés contre l'attaquant italien de Nice Mario Balotelli fin janvier. A cette occasion, la commission de discipline de la LFP avait infligé à Bastia le retrait d'un point avec sursis.

La réaction du club de Bastia

« Le Sporting Club de Bastia condamne fermement les incidents qui ont émaillé la rencontre de ce dimanche face à l’Olympique Lyonnais. Le club regrette que ce match comptant pour la 33ème journée n’ait pas pu aller jusqu’à son terme mais respecte la décision de la LFP et de ses officiels. Le Sporting Club de Bastia réunit, d’ores et déjà, tous les éléments nécessaires afin de prendre les mesures fortes et adéquates qui s’imposent suite à ces incidents. Et ce sans attendre la réunion de la commission de discipline de la LFP devant laquelle le club se présentera, jeudi, afin de fournir toutes les explications qui lui seront demandées », indique un communiqué du club corse publié sur leur site internet.

RFI

Publié dans Sport
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