Filtrer les éléments par date : mardi, 11 avril 2017

Le drapeau vert, jaune, rouge flotte sur les Champs-Elysées à Paris, ce mardi 11 avril, pour la visite officielle d'Alpha Condé en France, la première d'un chef d'Etat guinéen depuis 35 ans. Alpha Condé est l'invité d'honneur de François Hollande pendant 48h.

Le président français, qui termine son mandat dans quelques semaines, a souligné la portée symbolique de cette rencontre. Car les relations entre Paris et Conakry, qui a proclamé son indépendance dès 1958, ont longtemps été « tumultueuses », a-t-il rappelé.

« La France n’intervient pas pour gérer ses propres intérêts, assure François Hollande. Elle a à faire valoir la qualité de ses entreprises. La France n’intervient pas pour faire infléchir ou faire changer des règles politiques ou des régimes électoraux. La France, elle est en soutien de l’Afrique parce qu’elle pense que ce continent a un grand potentiel, mais aussi des difficultés qu’il faut régler et que ce qui se passe en Afrique a des conséquences en Europe, ne serait-ce que l’immigration, le terrorisme, l’instabilité. Donc notre intérêt commun - la France, l’Europe, l’Afrique - c’est d’agir pour le développement, pour la paix et pour la sécurité. Et c’est pourquoi il était si important que le président de l’Union africaine vienne ici. C’est la dernière visite d’Etat que j’organise et j’ai souhaité que ce soit à la fois pour Alpha Condé, pour la Guinée et pour l’Union africaine. »

« La Guinée doit trouver sa propre voie »

De son côté, Alpha Condé a souligné l'évolution des relations entre les deux pays. « La Guinée comme l'Union africaine, doit trouver sa propre voie », a déclaré le président guinéen :

« L’Union africaine ne s’autofinançait pas, c’était souvent l’Europe. Or, nous avons décidé à partir de Kigali de consacrer 0,2 % de nos importations au financement pour être autonomes. Mais surtout que les problèmes africains soient désormais résolus par les Africains et je pense que c’est le point de vue du président Hollande. J’espère que ça continuera à être le point de vue des dirigeants français, parce qu’aujourd’hui nous sommes déterminés. Nous voulons coopérer avec les autres pays, mais en tant que pays majeur. C’est-à-dire coopération d’Etat à Etat et avec intérêts réciproques, opération gagnant-gagnant. Pour cela donc, il faut qu’on accepte que l’Afrique définisse sa voie pour le développement et sa voie démocratique. Bien sûr, il y a des principes universels de la démocratie, mais il faut qu’on cesse de prendre l’Afrique comme un seul Etat, il y a beaucoup d’Etats avec des différences, donc il y a moins de dogmatisme. Et qu’on nous laisse définir nos voies parce que s’il n’y a pas de stabilité de continuité nous ne pourrons pas nous développer. »

Alpha Condé sera de retour à l'Elysée ce mardi soir pour un dîner d'Etat.

RFI

Publié dans Afrique

La Syrie est au centre de la réunion annuelle des ministres des Affaires étrangères du G7 qui se tient à Lucques, en Toscane, depuis lundi 10 avril 2017. Les pays les plus industrialisés, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l’Italie - qui préside cette année le G7 -, cherchent à afficher leur unité pour une relance du processus politique en Syrie, et à faire pression sur Moscou, alors que le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson s’envole pour la Russie ce mardi 11 avril, en fin de journée. 

A l’issue de la réunion de ce mardi, élargie à plusieurs pays arabes (Qatar, Jordanie, Emirats arabes unis, Arabie saoudite) et à la Turquie, le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a déclaré qu’il n’y avait « pas de consensus » au G7 sur des sanctions supplémentaires contre des responsables syriens ou éventuellement russes. De son côté, le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a assuré que les ministres des Affaires étrangères du G7 sont tous d'accord pour reconnaître qu’« il n’y a pas d’avenir de la Syrie possible avec Bachar el-Assad » au pouvoir.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a déclaré ce mardi 11 avril 2017, à Lucques, espérer le départ du président syrien Bachar el-Assad afin de permettre une solution politique à la guerre qui ravage son pays. « Notre espoir est que Bachar al-Assad ne fasse pas partie de cet avenir », a-t-il indiqué, cité dans un communiqué, après avoir insisté sur la nécessité pour le peuple syrien de déterminer son avenir politique.

RFI

Publié dans International

Le maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, semble beaucoup plus proche d’une liste commune avec la plateforme de l’opposition Mankoo Wattu Senegaaal que d’une supposée liste Taxawu Sénégal. Pour cause, après la visite que lui a faite à Rebeuss hier, lundi 10 avril, et les probables manœuvres orchestrées entre les parties en présence, le patron de Rewmi Idrissa Seck a annoncé la tenue d’une réunion avec les autres leaders de l’opposition pour avancer dans la construction d’une liste commune de l’opposition aux prochaines législatives.                                

De sa cellule à Rebeuss, le maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, n’est pas de tout repos dans sa décision d’affronter la liste de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar aux législatives du 30 juillet prochain. Toutefois, contrairement à ce qui avait été soutenu, notamment l’idée d’y aller sous la bannière d’une liste Taxawu Sénégal, une coalition avec la plateforme de l’opposition semble être beaucoup plus plausible. Les ballets de leaders de l’opposition, notamment celui du président du Grand parti (Gp), Malick Gakou et celui d’Idrissa Seck, leader de Rewmi, à la prison de Rebeuss, en disent long. En effet, après s’être entretenu avec le maire de la ville de Dakar, en prison dans le cadre de la “Caisse d’avance“ de sa mairie, Idrissa Seck a annoncé «qu’au niveau de l’opposition, au sens large, nous travaillons ardemment à offrir une alternative au peuple sénégalais dès juillet prochain».

Mieux, concernant la liste commune de l’opposition, il dira que «nous avons d’ailleurs une réunion à 16h (ndlr : tout juste après sa visite)  pour avancer dans la construction de cette liste, parce que nous savons que c’est une demande du peuple sénégalais». Le patron de Rewmi demeure en fait persuadé qu’une cohabitation reste possible. Ce qui entrainerait, à son avis, un gouvernement et un Premier ministre sous le contrôle de l’opposition. Poursuivant, il a estimé que «cela permettra d’arrêter les dérives, de prendre un  certain nombre de mesures urgents pour arrêter la dégradation de notre pays».

Pour autant, Idrissa Seck n’a pas voulu épiloguer sur la potentielle tête de liste de la coalition de l’opposition aux prochaines joutes électorales. Il trouve d’ailleurs que non seulement la question n’a pas encore été abordée, mais surtout «c’est une question vraiment secondaire». Pour lui, le plus important est de parvenir à créer une vaste coalition de l’opposition pour aller vers les élections. «Parce que, si c’est le cas, quelle que soit la tête de liste, je pense que le peuple sénégalais choisira cette alternative».

Revenant sur l’emprisonnement du maire de Dakar, Idrissa Seck persiste et signe en affirmant qu’il y a une volonté manifeste du camp au pouvoir «d’assombrir l’avenir politique» de Khalifa Sall. Tout en rappelant qu’il a été le premier à être victime d’un «complot politique», “Idy“ exprimera tout son étonnement que «le président Macky Sall et son clan n’aient pas compris que le Sénégal a changé, que l’Afrique a changé». Il a indiqué dans la foulée que les populations n’acceptent plus qu’un dirigeant manipule la justice, utilise la corruption, l’achat de conscience, l’embrigadement de certains organes de presse pour s’attaquer à des adversaires politiques. «Ce sont des méthodes dépassées, révolues», a-t-il déploré.

IDY SNOBE TALLA SYLLA

Quid des propos tenus par le maire de Thiès, Talla Sylla, défiant son prédécesseur à la tête de la municipalité, pour les prochaines législatives ? Le président de Rewmi n’a pas voulu se prononcer là-dessus. Il a simplement fait savoir qu’il n’a «aucun commentaire» à faire par rapport à cette question. Pour rappel, le patron du Jëf Jël avait déclaré que pour les législatives du 30 juillet prochain, «les Thiessois devront choisir entre ceux qui dorment dans les hôtels et ceux qui sont sur le terrain».                              

Sudonline                                    

                                   

                                     

                                     

Publié dans Politique

Un nouveau camouflet diplomatique pour le Sénégal qui vient de perdre la présidence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) au profit du Niger. Le président Mahamadou Issoufou a réussi en effet, lors de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de cette instance sous régionale qui s’est tenue à Abidjan hier, lundi,  à «imposer» à la tête de l’institution son Commissaire Abdallah Boureïma, en remplacement de Hadjibou Soumaré. Ne serait-ce que pour un mandat unique ! Le Sénégal qui avait déjà désigné l’ancien ministre en charge du Budget, Abdoulaye Diop, pour succéder à l’ancien Premier ministre de Me Wade, devra encore attendre jusqu’en 2021 pour que ce poste lui revienne pour de bon. Le président Macky Sall aura finalement abdiqué, la Vice-gouvernance de la BCEAO en poche, en réponse à la sollicitation de ses pairs qui ont coupé la poire en deux.

«Dans un esprit de solidarité et de fraternité et dans le souci de permettre la poursuite du bon fonctionnement de l’Union, le président Macky Sall a répondu favorablement à la sollicitation de ses pairs pour l’attribution jusqu’en 2021, de la Présidence de la Commission de l’UEMOA au Niger, soit pour un mandat unique».

C’est un communiqué de la présidence de la République sur les conclusions de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine (UEMOA) tenue hier, lundi 10 avril 2017 à Abidjan, qui renseigne ainsi sur l’abdication du Sénégal face à l’entêtement du Niger à présider la Commission de l’UEMOA. Macky Sall a pris cette décision «en application des dispositions de l’Acte additionnel n°07/ 2011/ CCEG/ UEMOA qui stipulait que le Sénégal devait assurer un mandat unique de quatre ans au terme duquel le Niger seul devait présenter un candidat pour le poste de président de la Commission de l’UEMOA», explique la source.  Et de préciser qu’en outre, «la Conférence a décidé qu’à la fin du mandat du Niger, en 2021, le Sénégal reprendra de manière définitive la Présidence de la Commission de l’UEMOA».

LE SENEGAL OBTIENT LA PRESIDENCE DU CONSEIL REGIONAL DE L’EPARGNE PUBLIQUE ET…

Toutefois, le Sénégal qui a perdu une bataille, en gagne une autre car la présidence du Conseil Régional de l’Epargne publique et des Marchés Financiers va revenir à notre pays, avec effet immédiat, en plus de la vice-gouvernance de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). «D’autre part, dans le sens de rééquilibrer la répartition des postes, la Conférence a attribué, avec effet immédiat, le poste de la présidence du Conseil Régional de l’Epargne publique et des Marchés Financiers au Sénégal. En plus, en octobre 2018, le Sénégal occupera le poste de Vice-Gouverneur de la BCEAO pour un mandat unique. La Conférence a enfin salué l’esprit d’ouverture du Président Macky Sall et son leadership dans la sous-région».

La session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA à laquelle le président Macky Sall a pris part hier à Abidjan, à l’invitation du président en exercice de l’institution sous-régionale, le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a examiné, entre autres questions, le fonctionnement de l’Union, en particulier le renouvellement du mandat des membres de la Commission de l’UEMOA. Aussi, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont, après un profond échange, entériné la nomination des nouveaux Commissaires et d’autres fonctionnaires au sein des organes et institutions spécialisées de l’UEMOA, conclut la même source.

Pour info, alors que le 20 février 2017, Dakar a désigné, et la décision a été annoncée à Alassane Ouattara, le remplaçant de Cheikh Hadjibou Soumaré, en la personne d’Abdoulaye Diop, ancien ministre chargé du Budget, Niamey avait déjà notifié son souhait d’obtenir le poste de la présidence de la Commission de l’UEMOA à Alassane Ouattara, président en exercice de l’organisation sous-régionale dès début mars. Et, pour motiver sa demande, le Niger a invoqué l’accord ci-haut mentionné (l’Acte additionnel n°07/ 2011/ CCEG/ UEMOA), remontant en 2011, entre l’ancien chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade, et son homologue nigérien, Mahamadou Issoufou. Mais, pour Dakar, du moment où le Niger n’avait pas en contrepartie lâché au profit du Sénégal, comme stipulé dans le fameux protocole, le poste de Vice-gouverneur de la BCEAO, ce qui est désormais fait, notre pays était en droit de briguer la Présidence de la Commission de l’UEMOA.

RFI

Publié dans Economie
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