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mercredi, 15 février 2017 16:38

Fillon : Sarkozy, au secours !

L'échange entre les deux hommes a été "chaleureux et franc". Le candidat est venu chercher soutien et réconfort auprès de son meilleur ennemi. Un déjeuner amer.

François Fillon s'était juré de ne plus retourner rue de Miromesnil dans les bureaux de Nicolas Sarkozy. Mais nécessité fait souvent loi. Englué dans plusieurs affaires, bousculé au sein de sa famille politique où la grogne monte, le candidat Les Républicains à la présidentielle a choisi de s'en remettre à l'ancien chef de l'État. C'est dans l'avion qui le ramenait de l'île de La Réunion lundi que l'ancien Premier ministre s'est résolu à téléphoner à son rival de la primaire pour le rencontrer dans les meilleurs délais. Le candidat espérait bien convaincre l'ex-président de calmer les ardeurs des députés de terrain – dont certains sarkozystes – qui tirent la sonnette d'alarme...

Lire notre dossier : La rude campagne de François Fillon 

Il n'y avait ni photographes ni caméras pour immortaliser cette rencontre difficilement concevable il y a encore quelques mois. Vers 13 heures, François Fillon a emprunté le long couloir qui mène au salon où Nicolas Sarkozy l'attendait. L'entretien d'une heure et demie a été chaleureux, mais aussi franc. L'hôte a ainsi rappelé à son invité qu'il resterait attentif à la bonne tenue de la famille politique des Républicains. « Il est nécessaire de s'entourer des talents du parti et de ne négliger personne. Surtout pas les quadras », a déclaré en substance Nicolas Sarkozy au candidat, tout en le rassurant sur le fait qu'aucun ténor de sa chapelle n'avait encore fait défection. Pas même François Baroin, souvent présenté comme le plan B le plus sérieux si Fillon devait abandonner la partie. Le sénateur-maire de Troyes – ce n'était pas un hasard – succède au Sarthois dans les locaux présidentiels.

 La figure paternelle, c'est encore Sarkozy. 

Un déjeuner sous le signe de « l'apaisement » et de « l'unité », selon des fillonistes. Pour un sarkozyste, il s'agissait plutôt d'un « cri de détresse » du candidat venu « baiser la babouche » de celui qu'il critiquait sans retenue hier. Reste à savoir si ce dernier écoutera les recommandations du « boss ». Aux dires de plusieurs proches de François Fillon, celui-ci est marqué physiquement par la tempête qu'il traverse et ne se fait plus guère d'illusions sur les suites juridiques des révélations du Canard enchaîné. L'ancien président a donné un accord de principe pour s'investir -un peu- au printemps dans la campagne de son ancien Premier ministre.

Ce tête-à-tête suffira-t-il à sauver le soldat Fillon ? La manœuvre est à risque, juge un cacique LR : « On voit désormais qu'il n'est pas le patron de la droite, qu'il en est juste le candidat, et rien de plus. La figure paternelle, c'est encore Sarkozy qui l'incarne. Fillon ne pourra pas mener campagne en balayant, comme il l'a fait, ses prédécesseurs et ses rivaux. »

Le Point

Publié dans International

La crise au sein de l'éducation se poursuit en Guinée. Les autorités ont ordonné officiellement la fermeture de toutes les écoles du pays lundi soir à partir du mardi 14 février y compris les établissements d'enseignement supérieur, après les manifestions de jeunes lycéens et étudiants qui protestaient, lundi, pour soutenir les enseignants en grève.

Le gouvernement a ordonné la fermeture de toutes les écoles du primaire, secondaire et du supérieur pour éviter que les enfants ne se retrouvent dans la rue. Dans un communiqué lundi soir, le gouvernement assure que « les cours reprendront dans le calme et la sérénité après les négociations avec les syndicats ».

Dans le centre de la Guinée, dans toutes les préfectures du Fouta-Djalon, même les plus reculées, les écoles et les universités sont fermées, indique un habitant de Labé. En Haute Guinée, à Kouroussa, les élèves ne se sont pas rendus en cours selon le maire adjoint, aucune manifestation, les syndicats avaient demandé aux parents d'élèves sur la radio rurale de garder leur enfant à la maison. Au sud du pays, à N'zérékoré, au nord à Boffa, ou au centre à Mamou, les alentours des écoles sont également déserts. A Conakry ce mercredi matin, les rues également étaient calmes contrairement à lundi et mardi où des élèves ont érigé quelques barricades et brûlé quelques pneus.

Dans une déclaration, la coalition des élèves et étudiants de Guinée demande à l'Etat de prendre toutes les dispositions pour la reprise des cours jeudi 16 février à 8h. 

D'ici là, les tractations se poursuivent, avec la rencontre entre une partie des syndicats grévistes et le chef de l'Etat Alpha Condé ce mercredi après-midi. Une dizaine d'organisations de travailleurs sont pour autant exclues des négociations.

Grilles de salaires et embauche de contractuels

RFI s'est rendu à la Bourse du travail et a tendu son micro à quelques syndicalistes. « Nous faisons cette grève pour défendre des intérêts obtenus de haute lutte, rappelle le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, Souleymane Sy Savané... Nous demandons aux autorités de bien vouloir comprendre l’importance de ce mouvement », un mouvement d’ensemble soutenu par tous les personnels de l’éducation et les parents d’élèves, assure le syndicaliste.

«Si les écoles sont fermées, ce n’est pas de la faute des syndicats mais celle des décideurs»

15-02-2017 - Par Moktar Bah

00:00  00:54

Le ministre de l'Enseignement technique et de l'Emploi, également porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, a réagi après la fermeture des écoles guinéennes suite aux violences enregistrées lundi.

Il est au centre de toutes les négociations avec les syndicalistes en grève et fait le point pour RFI sur les avancées et blocages.

Albert Damatang Camara: «Aujourd'hui, sur les 9 points de revendications des syndicalistes, il en reste 4 qui achoppent»

15-02-2017 - Par Moktar Bah

00:00  01:00

Parmi les blocages : les grilles salariales, l'embauche de contractuels qui n'ont pas réussi le concours d'entrée dans la fonction publique et quelques autres points. La préoccupation du gouvernement est de ne pas augmenter la masse salariale globale mais le ministre se dit confiant. « Objectivement, il ne devrait plus exister aujourd'hui de raison pour que la grève continue », assure Albert Damantang Camara.

Le président Alpha Condé, dans ce communiqué, réitère sa « volonté de promouvoir le dialogue, la tolérance et le respect de l’intérêt général ».

RFI

Publié dans Afrique

Alors qu’une vingtaine de députés étaient décidés, mardi, à le contraindre à convoquer un bureau politique, François Fillon a réaffirmé qu’il ne reviendrait pas sur sa décision et a finalement reçu le soutien "unanime" des députés LR.

Comme dirait Jacques Chirac, voilà une affaire qui fait "pshitt !". Attendu par une vingtaine de députés Les Républicains (LR) qui réclamaient la tenue d’un bureau politique du parti pour décider du sort de sa candidature à l’élection présidentielle, François Fillon a martelé, mardi 14 février, son désir d’aller jusqu’au bout et est reparti de l’Assemblée nationale avec "le soutien unanime" des députés LR.

Le groupe politique des députés LR "est totalement rassemblé derrière François Fillon", a assuré de son côté Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine et porte-parole du candidat à l’élection présidentielle, après une réunion qui a duré plus d’une heure et demie.

Selon lui, certaines voix ont effectivement exprimé des difficultés sur le terrain, mais il y a "aujourd’hui un groupe de parlementaires qui est derrière son candidat". "Personne dans notre famille politique ne souhaite autre chose qu’une alternance", a-t-il affirmé, insistant sur le "soutien unanime" des députés.Les députés de Seine-et-Marne Christian Jacob et des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer ont eux aussi répété en boucle les mêmes éléments de langage. Le message était clair : circulez, tout va bien, Les Républicains vont de l’avant.

Georges Fenech retire sa demande de convocation du bureau politique

Les velléités de fronde de la vingtaine de députés emmenée par le député du Rhône Georges Fenech ont donc rapidement été douchées par François Fillon. Le député sarkozyste a exprimé ses inquiétudes, faisant part des difficultés à faire campagne sur le terrain.

Mais reconnaissant qu’il était peu suivi et qu’il n’y avait, comme une semaine auparavant, toujours pas de plan B, Georges Fenech a fini par retirer sa demande de convocation du bureau politique et s’est fait discret en sortie de réunion, évitant soigneusement les médias.

Selon plusieurs participants, François Fillon était arrivé à la réunion déterminé à éteindre ce nouveau début d'incendie. "Honnêtement, ça serait peut-être plus facile pour moi personnellement et ma famille de ne pas être dans cette compétition aujourd'hui. Cette décision, je l'ai prise, je ne reviendrai pas dessus", a-t-il ainsi lancé aux députés.

"Je suis harcelé par la presse nationale. J'ai le harcèlement judiciaire. Je ne voudrais pas avoir en plus le harcèlement parlementaire parce que ça va commencer à devenir difficile", a-t-il ajouté.

"Vous n’avez pas honte ?"

Il n’y avait finalement que le député de Paris Pierre Lellouche, qui ne faisait pourtant pas partie des parlementaires réunis lundi soir par Georges Fenech, pour oser venir exprimer devant les journalistes une certaine amertume quant à la tournure des événements.

"J’ai le devoir comme député de remonter ce que j’entends : la partie des Français qui nous soutiennent et nous disent de tenir bon, car ils existent, mais aussi tous ceux qui nous critiquent et nous interpellent. Quand on nous demande ‘vous n’avez pas honte ?’, c’est très ennuyeux quand même", a reconnu l’ancien secrétaire d’État aux Affaires européennes.

François Fillon, qui doit déjeuner mercredi midi avec l’ancien président Nicolas Sarkozy, répond qu’il reste du temps pour renverser la tendance. Et sans alternative légitime, c’est sans trop de difficultés que le candidat à l’Élysée est reparti de l’Assemblée nationale avec une fronde à nouveau étouffée.

France 24

Publié dans International

Le Canard Enchaîné affirme dans son édition de mercredi que Thierry Solère, porte-parole de François Fillon pour la présidentielle, est soupçonné de fraude fiscale et fait l'objet d'une enquête préliminaire du Parquet de Nanterre.

Le Canard Enchaîné, qui multiplie les révélations sur l’entourage de François Fillon, a encore frappé. Thierry Solère, le porte-parole du candidat de la droite pour la présidentielle, a "omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu" pendant trois ans, affirme l’hebdomadaire dans son édition de mercredi 15 février.

Le parquet de Nanterre a confirmé mardi à l'AFP sans plus de détails qu'une enquête préliminaire est en cours depuis le 6 septembre 2016 suite à la plainte pour fraude fiscale de Bercy visant Thierry Solère, pour des faits s'étalant de 2010 à 2013.Le Canard Enchaîné assure aussi que l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) et la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) se sont penchés sur les déclarations du parlementaire qui "avaient déjà alerté (...) quant à de possibles conflits d'intérêts", car Thierry Solère était simultanément parlementaire mais aussi salarié par le groupe Chimirec en tant que conseiller pour 12 000 euros brut par mois. Un dirigeant de Chimirec interrogé par le Canard Enchaîné dit ne l'avoir "jamais vu".

"Chasse à l'homme"

L'entourage du député Les Républicains a précisé à l'AFP que celui-ci avait l'intention de porter plainte pour diffamation contre l'hebdomadaire satirique. "Je vois bien que le Canard Enchaîné poursuit la chasse à l'homme à maintenant 70 jours de la présidentielle. Il recycle avec six mois de retard un vieux papier de Mediapart", a affirmé Thierry Solère devant la presse mardi soir. Le site d'informations en ligne avait révélé cette plainte début septembre.

"Je suis à jour de tous mes impôts, j'avais eu un redressement fiscal sur lequel j'avais communiqué à l'époque, avant mes activités parlementaires, qui n'avait donné lieu à aucune pénalité pour fraude fiscale", a-t-il souligné. Dans son communiqué en réponse à Mediapart de l'époque, Thierry Solère n'avait toutefois pas mentionné de redressement.

Avec AFP

Publié dans International
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