Filtrer les éléments par date : vendredi, 10 février 2017

Grâce à sa victoire face à Arsenal, Chelsea compte une confortable avance de 9 points en tête de la Premier League. En Ligue 1, Monaco est toujours leader, alors que le PSG s'empare de la deuxième place.

• Liga : Séville marque le pas

Le FC Séville a manqué l’occasion de revenir à un point du Real en tête du championnat espagnol. Les Andalous ont concédé dimanche le match nul contre Villareal (0-0) avec notamment un penalty manqué par le Français Samir Nasri. Le FC Séville (3e, 43 pts) laisse ainsi s'échapper le FC Barcelone à la deuxième place (45 pts). Avec une équipe remaniée, le Barça battu l'Athletic Bilbao à l'économie (3-0). De son côté, le Real Madrid (1er, 46 pts) a vu son match à Celta Vigo reporté en raison d'intempéries qui ont endommagé le stade Balaidos. Le leader compte désormais deux matchs de retard.

• Premier League : Chelsea, solide patron

La voie vers le titre semble de plus en plus ouverte pour Chelsea. Après leur facile victoire face à Arsenal (3-1), les Blues comptent neuf points d'avance en tête de la premier League. À la deuxième place, les Spurs s'accrochent (50 pts) : seul dauphin de Chelsea, Tottenham s'est imposé face à Middlesbrough (1-0). Mais la bonne affaire du week-end a été obtenue par Manchester City, qui s'est relancé en battant Swansea (2-1), remontant ainsi au troisième rang (49 pts). Manchester United (45 pts) se rapproche aussi du podium grâce à sa victoire à Leicester (0-3).

• Ligue 1 : Monaco intouchable

Après avoir tenu en échec la semaine précédente le PSG au Parc des Princes (1-1), Monaco a écrasé une équipe de Nice pourtant loin d'être insipide (3-0) et pris seul la tête de la Ligue 1, avec trois points d'avance sur les Niçois et sur le PSG, vainqueur samedi soir à Dijon (1-3). En quatrième position, les Lyonnais ont encaissé leur troisième défaite d'affilée lors du derby les opposant à Saint-Étienne (2-0). Grâce à ce succès, les Stéphanois, 5e, reviennent à un petit point de l'OL.

• Serie A : la Juventus au-dessus

La Juventus Turin a remporté dimanche le "derby d'Italie" face à l'Inter Milan (1-0) et s'est ainsi encore rapprochée d'un sixième titre de champion consécutif. Les bianconeri ont désormais six points d’avance sur Naples, qui s'est emparé de la deuxième place après avoir écrasé Bologne (1-7). Mais il est encore trop tôt pour faire le bilan définitif de cette 23e journée car la Roma (3e) ne jouera que mardi contre la Fiorentina.

• Bundesliga : Le Bayern tenu en échec

Le Bayern Munich a concédé samedi le match nul face à Schalke (1-1). Malgré cette petite baisse de régime, les Bavarois restent confortablement installés au sommet du championnat avec 46 points. Deuxième au classement (42 pts), Leipzig a été battu sur la pelouse du Borussia Dortmund (1-0). Francfort a de son côté repris la 3e place du championnat après sa victoire sur la lanterne rouge Darmstadt (2-0).

France 24

Publié dans Sport

C’est une photographie historique, car elle symbolise le départ de Yahya Jammeh. L’histoire de ce cliché est hors du commun. Une photo qui a fait le tour du monde en quelques minutes, mais qui n’a jamais été publiée par les journaux et les médias en ligne. Car elle est restée, le temps d’une nuit, anonyme. Son auteur, le photographe indépendant, Misha Somerville n’aurait même pas dû se trouver à Banjul. RFI a décidé de vous raconter l’histoire de cette image qui fixe à jamais la chute, le départ de celui qui a régné sur le Gambie durant 22 ans.

Samedi 21 janvier 2017, aéroport de Banjul, 20 h 50. La tension monte d’un cran, l’atmosphère est électrique. La Garde présidentielle investit le tarmac. Armes lourdes et soldats d’élite prennent position. Une limousine arrive à grande vitesse. A bord Yahya Jammeh et Alpha Condé. Pour l’ex-maître de la Gambie, l’heure du départ a sonné. Les journalistes - télévisions, radios et photographes - sont bloqués derrière des barrières à une centaine de mètres du jet loué par l’Etat guinéen dans lequel vont monter les deux présidents. Les hymnes sont exécutés, le cérémonial sommaire.

Alpha Condé presse le pas, Yahya Jammeh le suit vers l’avion. Les fidèles de l’ex-président, parqués comme la presse, loin de l’aéronef se mettent à avancer. Les militaires paniquent, mais la foule, comme si elle était aimantée, se rapproche de l’avion. Le président guinéen ne s’attarde pas, il monte immédiatement dans le jet. Jammeh, entouré par sa cour et ses gardes du corps, prend son temps comme s’il cherchait à gagner quelques minutes, car cette fin, ce départ synonyme de défaite et d’humiliation, a pour lui, forcément un goût amer.

« Un sourire narquois »

Dans la cohue, un caméraman de la BBC, qui tente une dernière question, se prend des coups. Les photographes sont repoussés par les forces de l’ordre. Jammeh finit par monter dans l’avion, en haut de la petite passerelle, il se retourne, salue une dernière fois ses proches en levant son Coran. La majorité des photos diffusées dans les médias montrent cette scène.

Misha Somerville est, lui aussi, repoussé par les gardes de Jammeh : « C’était le chaos total, c’était difficile de tenir compte de ce qui se passait autour et en même temps de prendre des photos. Et là, je me suis rendu compte que Jammeh était assis au hublot, j’ai continué à prendre des photos. Et c’est lorsqu’il a souri du coin de lèvres, avec ce petit sourire narquois, que j’ai déclenché et je me suis rendu compte tout de suite que c’était LA photo ».

Une image qui aurait pu ne jamais exister. La veille, le photographe, pigiste donc attentif à ses dépenses, était monté dans un avion pour rentrer chez lui. Alors que son bagage était en soute, lui installé sur son siège, il a changé d’avis « car, dit-il, je devais aller au bout de cette histoire, attendre le départ de Jammeh ».

Ce cliché, esthétiquement, graphiquement, même s’il est pris au téléobjectif, est parfait. Dans leur jargon, les photographes parlent d’une « plaque ». La lumière intérieure de l’avion contraste avec le gris nocturne de la carlingue. Le visage de Jammeh est centré sur le hublot de droite, son regard, son sourire, pousse celui qui regarde à se demander ce qui se passe dans la tête du président déchu. Cette photographie illustre parfaitement la fin de ce règne, ce départ si difficile à obtenir.

Comme un oiseau dans une cage, un poisson dans un bocal, Jammeh, enfermé dans cette coque de métal ne peut plus faire marche arrière. Il est encore là, mais en fait déjà parti. « C’est la photo qui illustre cette soirée, celle que tout photographe aurait aimé prendre », explique Sylvain Cherkaoui, photoreporter indépendant, présent ce soir-là sur le tarmac de Banjul et habitué à trainer ses appareils en zone de conflit. « Le cadrage est bon, elle raconte une histoire. Jammeh a un sourire qui est à la fois faux et nostalgique. C’est d’après moi, la photo qui aurait dû faire la Une des journaux », estime le photoreporter.

La puissance des réseaux sociaux

Ça ne sera pas le cas. Car s’il a compris qu’il avait une image très forte, Misha Somerville ne travaille pas pour un grand média ou une agence photo. Immédiatement, alors que le jet transperce la nuit, se pose pour lui la question, le problème, de la diffusion de ce cliché. « J’ai eu un moment d’indécision. Je me suis rendu compte que ça pouvait être publié par les journaux du monde entier, mais je n’avais pas les contacts pour pouvoir distribuer la photo de cette façon. Donc, après un temps d’hésitation, j’ai décidé de tweeter l’image, dix minutes, en gros, après le départ de Jammeh. » Rentré à son hôtel, Misha Somerville se reconnecte sur les réseaux sociaux. Sa photographie, qui n’est pas signée, « après coup, je me suis rendu compte que c’était une erreur » est déjà diffusée partout dans le monde, reprise notamment par l’importante diaspora gambienne, qui a fui durant l’ère Jammeh, présente aux quatre coins de la terre.

Pour tous ceux qui ont lutté contre le président déchu, ce cliché confirme, au cœur de cette nuit du 21 janvier, que Jammeh a bel et bien quitté la Gambie. Une image symbole de la fin d’une ère difficile pour la majorité des Gambiens, qui reste encore aujourd’hui, anonyme, pour le plus grand nombre. L’histoire retiendra que c’est un photographe écossais, âgé de 36 ans qui a pris cette image capitale. Son nom : Misha Somerville.

RFI

Publié dans Afrique

Trois hommes et une adolescente ont été interpellés vendredi par les services antiterroristes dans l’Hérault.

Les services antiterroristes ont interpellé, vendredi 10 février dans la région de Montpellier, quatre personnes – trois hommes et une adolescente de 16 ans –, a annoncé le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, dans un communiqué.

Cette opération « a permis de déjouer un projet d’attentat imminent sur le sol français », précise le ministre dans ce texte. « Les enquêteurs pensent qu’un passage à l’acte était prévu, mais on ne sait pas où et comment », a affirmé une source proche du dossier à l’Agence France-Presse (AFP). Des explosifs « en cours de fabrication » ont été découverts au cours de cette opération antiterroriste réalisée dans l’Hérault à Marseillan, Clapier et Montpellier.

Un des suspects a prêté allégeance à l’EI

La jeune fille de 16 ans, interpellée dans la matinée, avait été repérée sur les réseaux sociaux, après avoir exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France. « L’un de ses mentors était un des objectifs de la Direction générale de la sécurité judiciaire (DGSI) », précise une source policière à l’AFP. Mais même si le « mentor » de l’adolescente était un objectif de la DGSI, cette enquête est menée par la sous-direction antiterroriste (SDAT).

Pour les interpellations, la SDAT était appuyée par la police judiciaire de Montpellier et par la force d’intervention de la police nationale. Selon les informations du Monde, l’enquête a démarré très récemment, « il y a quinze jours ». Trois suspects étaient visés initialement : la jeune fille de 16 ans, son « mentor » âgé de 20 ans et un troisième homme, né en 1983, qui ont tous été interpellés vendredi matin. Le quatrième a été arrêté car il a été trouvé sur place avec les autres.

Les enquêteurs n’ont toutefois pas pu encore déterminer si les trois suspects devaient passer à l’acte ensemble ou si la jeune femme s’apprêtait à partir en Syrie une fois son « mentor » passé à l’acte. Selon les informations du Monde, l’un des trois suspects avait en tout cas « prêté allégeance » [à l’organisation Etat islamique].

Appel de Cazeneuve à des « initiatives européennes »

En début d’après-midi, le premier ministre Bernard Cazeneuve a déclaré : « Nous sommes face à un niveau de menace terroriste extrêmement élevé qui nous oblige à chaque instant à prendre toutes les précautions pour assurer la protection de nos concitoyens. »

Le premier ministre a également appelé à des « initiatives européennes pour renforcer la protection que les institutions européennes doivent aux ressortissants de l’Union », citant en exemples « l’interconnexion des fichiers, la mise en place du dispositif entrée-sortie, l’application du PNR [données des dossiers passagers] européen et la réforme du système d’information Schengen ». « Ce sont tous ces sujets qui ont été portés par la France, souvent en liaison avec l’Allemagne, et qui doivent permettre également au plan européen de renforcer notre dispositif de protection contre le terrorisme », a-t-il ajouté.

Le Monde.fr

 

Publié dans International

Les avocats de François et Penelope Fillon ont demandé au PNF de se dessaisir de son enquête ouverte sur des soupçons d’emplois fictifs.

Les avocats de François et Penelope Fillon ont annoncé, devant la presse, avoir demandé, jeudi 9 février, au Parquet national financier (PNF) de se dessaisir de son enquête ouverte sur des soupçons d’emplois fictifs pour le travail d’assistante parlementaire de l’épouse de M. Fillon. La charge des avocats contre la justice s’explique par le contexte tendu et inédit de la situation à un peu plus d’un mois de la date limite du dépôt des parrainages et de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle. Les avocats du couple Fillon tentent ainsi d’influer sur le cours de l’enquête, sur laquelle ils n’ont à ce stade préliminaire aucun pouvoir.

Les avocats de François Fillon peuvent-ils arrêter l’enquête ?

En aucun cas. Le PNF a confié l’enquête préliminaire aux policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, il est maître de l’opportunité des poursuites et décide seul s’il lui faut ou non se dessaisir. Il n’existe pas, à ce stade, de juridiction d’appel. Les avocats du couple Fillon pourront, le cas échéant, contester les poursuites devant un juge, si une information judiciaire est confiée à un magistrat instructeur, ou devant un tribunal si François Fillon et ses proches sont renvoyés en correctionnelle.

Affaire Fillon : « Il n’y a aucune contestation en interne sur la compétence du parquet national financier »

Les contradictions de la défense de François Fillon

Si le PNF n’est pas compétent pour enquêter sur l’affaire, il est étrange que les Fillon aient demandé à être entendus « rapidement ». Ils l’ont d’ailleurs été en présence de leurs avocats, qui n’ont ni souligné l’incompétence de la juridiction, ni invoqué la prescription des faits. La défense de M. et Mme Fillon a attendu quinze jours après l’ouverture d’une enquête pour annoncer, devant la presse, jeudi 9 février, l’envoi d’une demande de dessaisissement du PNF.

Le PNF est-il compétent pour les affaires de détournements de fonds publics ?

L’article 705 du code de procédure pénal définit exactement ses compétences, notamment pour les détournements de fonds publics. La circulaire du garde des sceaux du 31 janvier 2014 confirme sa spécialisation pour « les atteintes à la probité que sont la corruption dans le secteur public, le trafic d’influence, la prise illégale d’intérêts, le pantouflage, le favoritisme, le détournement de fonds publics et les délits d’obtention illicite de suffrage en matière électorale ». Même si un tribunal requalifiait le détournement de fonds publics en abus de confiance, le PNF resterait compétent.

Le détournement de fonds publics s’applique-t-il aux parlementaires ?

C’est le principal argument des avocats. L’article 432-15 du code pénal indique que « le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public (…) de détourner ou soustraire (…) des fonds publics ou privés (…) ou tout autre objet qui lui a été remis en raison de ses fonctions ou de sa mission, est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende. » Un député est-il chargé d’une mission de service public ? Les avocats du candidat n’ont pu produire, jusqu’à présent, une décision judiciaire qui prouve le contraire.

Y a-t-il des précédents ?

Il y en a de nombreux. Le juge René Cros instruit depuis cinq ans une enquête sur les détournements de fonds publics des sénateurs du groupe Les Républicains, il a perquisitionné en mai 2016 les bureaux du Sénat. Le député de Polynésie française Jean-Paul Tuaiva a été condamné à deux ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité le 16 juin 2016 pour détournement de fonds publics – il avait ponctionné 13 à 15 millions d’euros dans la réserve parlementaire pour une association de complaisance. L’ex-sénateur Roland Povinelli, enfin, a été mis en examen, notamment pour détournement de fonds publics le 10 juin 2015 en raison de l’emploi fictif de sa belle-fille, comme l’a indiqué Mediapart. La cour d’appel d’Aix a annulé les mises en examen pour vice de forme, mais n’a en rien réformé la qualification.

« En colère », François Fillon attaque tous azimuts

Y a-t-il une atteinte à la séparation des pouvoirs ?

L’argument est juridiquement faible. L’article 26 de la Constitution dispose qu’« aucun membre du Parlement ne peut faire l’objet, en matière criminelle ou correctionnelle, d’une arrestation ou de toute autre mesure privative ou restrictive de liberté qu’avec l’autorisation du Bureau de l’assemblée dont il fait partie » et que « la détention, les mesures privatives ou restrictives de liberté ou la poursuite d’un membre du Parlement sont suspendues pour la durée de la session ». François Fillon ne peut donc pas être placé en garde à vue ou en détention. Rien n’empêche pour autant d’enquêter sur son cas, ni de l’entendre en audition libre.

Le PNF « peut-il voler le grand rendez-vous électoral qui attend les Français » ?

Le calendrier judiciaire ne dépend en rien du calendrier électoral ; il existe en effet « un usage républicain » qui veut que les magistrats s’abstiennent de toute mise en cause d’un candidat à moins de trois mois des élections. Cet usage, défendu par Jean-Claude Marin, l’actuel procureur général près la Cour de cassation, ne repose sur aucun texte et son bien-fondé se discute : peut-on voter pour un candidat sans savoir s’il est sans taches ? C’est pour l’élu lui-même un boulet qu’il traînerait, s’il était élu à la présidence de la République, pendant cinq ans – l’immunité présidentielle lui assure certes une provisoire impunité, mais lui ôte aussi tout moyen d’être mis hors de cause.

Comment s’explique la vigoureuse contre-attaque des avocats de François Fillon ?

Sans pouvoir agir sur la procédure en cours, les avocats agissent sur le terrain politique. « On n’a jamais vu une situation comme celle-ci où un candidat investi par 4,4 millions d’électeurs dans le cadre de la primaire se retrouve à ce point suspendu à la décision d’un juge », ont-ils déclaré lors de la conférence de presse. Tout en admettant qu’ils n’avaient « aucun pouvoir, aucun recours dans le cadre d’une enquête préliminaire ». « C’est un geste désespéré, un rideau de fumée », estime un magistrat, faute d’avoir les moyens d’agir sur l’enquête, sauf par une mise en scène médiatique.

Le Monde .fr

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