Filtrer les éléments par date : mercredi, 06 décembre 2017

Accusée d’avoir organisé un dopage d'Etat, la Russie ne pourra pas participer aux prochains Jeux olympiques d'hiver, en Corée du Sud. La sanction était attendue. Elle a été annoncée ce mardi 5 décembre par le Comité international olympique. Le CIO propose néanmoins aux sportifs russes « propres » non dopés de participer sous drapeau olympique et non sous drapeau russe.

Avec notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot

Cette décision est un véritable coup de massue pour la Russie, un pays qui accorde beaucoup d’importance aux Jeux olympiques d’hiver, sans doute beaucoup plus d’importance qu’à d’autres évènements sportifs.

C’est donc un coup de massue, même si la Russie s’y attendait. Tous les signes avant-coureurs étaient en effet défavorables avec notamment la cascade de disqualifications touchant les athlètes russes médaillés à Sotchi. La Russie en quelques semaines a perdu le tiers des médailles remportées il y a quatre ans.

Quelle sera la réponse des autorités russes ? Laisseront-elles les athlètes russes décider eux-mêmes s’ils iront en Corée du Sud sous drapeau neutre, ou y aura-t-il une décision collective ?

C’est trop tôt pour l’affirmer. La Russie aura le choix de jouer la carte de la conciliation pour réintégrer rapidement les instances olympiques ou bien jouer la confrontation et boycotter les Jeux. Ce qui plongerait sans doute l’olympisme dans une crise majeure étant donné le poids de la Russie dans les sports d’hiver.

Les Moscovites sidérés

Le président russe Vladimir Poutine avait parlé au préalable d’une décision considérée comme une humiliation pour la Russie et à Moscou, les habitants de la capitale se disent sidérés par cette annonce du CIO.

Les athlètes obligés de renoncer à leur drapeau et à leur hymne national ? Pour Julia, c’est une condition inacceptable qui a est posée par le CIO. Cette jeune juriste estime d’ailleurs que les sportifs de son pays devraient refuser collectivement de se rendre en Corée du Sud : « C’est injuste qu’ils ne puissent pas participer à la compétition sous leur drapeau. L’objectif d’un sportif, c’est quand même d’apporter la victoire à son pays. Sinon, à quoi bon ? »

Pour les habitants de Moscou, très attachés à ces Jeux olympiques d’hiver, la décision du CIO est un choc. Mais pas question d’incriminer les instances sportives de Russie, et encore moins les autorités politiques.

Pour Axana, la Russie est victime d’un complot ourdi par les Etats-Unis. « Je pense que le CIO a tort et qu’il a pris une décision politique. C’est une discrimination à l’encontre des sportifs russes et de la Russie. Chez les Américains il y autant de dopage, mais ce sont eux qui nous dictent leurs conditions », dit-elle.

■ Réaction d’Alexandre Joukov, président du Comité olympique russe

« Pour parler du côté positif, le CIO a autorisé la participation de tous les athlètes propres, dans les sports d’équipe et dans les sports individuels, a affirmé Alexander Joukov à la télévision. En outre, cette équipe portera le nom "équipe des sportifs russes". Pour parler des côtés négatifs de cette décision, ce qu’on propose aux sportifs russes, c’est de participer sous drapeau neutre. En outre, il n’y aura pas d’hymne russe. Je pense que toute la communauté sportive, et pas seulement sportive, doit discuter de cette décision. Nous pensons qu’elle sera discutée lors d’une réunion du Comité olympique russe avec la participation des sportifs russes, des présidents des fédérations, des entraîneurs. Notre décision finale sera prise à ce moment-là. »

rfi

Publié dans Sport

C'est un pied de nez à Laurent Wauquiez et une nouvelle illustration de la division de la droite. A cinq jours du premier tour de l'élection à la présidence des Républicains (LR), Maël de Calan, quasi inconnu du grand public, a reçu le soutien d'Alain Juppé lors d'une conférence de presse à Bordeaux.

Lorsqu'il arrive, Alain Juppé fait mine d'être étonné par le nombre de journalistes : « Une déclaration qui déchaîne l’enthousiasme ! ». A seulement cinq jours d'une élection dont Laurent Wauquiez est le grand favori, le maire de Bordeaux apporte pourtant son soutien à Maël de Calan, chantre de la droite modérée : « Je ne fais pas campagne dans le cadre de cette élection, mais à titre personnel, mon choix est fait. Et je lui apporterai donc mon suffrage. »

« Ce que j’aime en lui, poursuit Alain Juppé, c’est d’abord l’homme qu’il est. J’aime aussi ses idées, c’est un homme de droite, d’une droite humaniste qui met la dignité de la personne humaine et le respect d’autrui au cœur de tout. » Pour enfoncer le clou, Alain Juppé motive sa décision : s'il vote Calan, c'est entre autre pour sa position face à l'extrême-droite, « il ne se contente pas de récuser toute alliance avec le Front national, cela va de soi. Il combat vigoureusement les idées du Front national. »

Une pique adressée à Laurent Wauquiez qui donne des ailes à Maël de Calan. Une heure plus tard, l'homme anime une réunion militante à quelques kilomètres de là : « Je suis très heureux d’être à Bordeaux. Je suis fier qu’Alain Juppé tout à l’heure m’ait apporté son soutien. » La grande question est désormais celle de l'impact de cette annonce d’Alain Juppé. Peut-elle permettre à Maël de Calan de faire un score dimanche lors de l’élection ? Réponse dimanche 10 décembre au soir.

RFI

Publié dans International

Emmanuel Macron a débuté ce mercredi sa première visite en tant que président français en Algérie où il dit se rendre « en ami », refusant d'être « otage du passé » douloureux entre Paris et son ancienne colonie. Lors de cette visite consacrée à la coopération économique ou encore à la lutte antiterroriste, la question de la mémoire est inévitable. Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait marqué les esprits en Algérie en déclarant que la « colonisation était un crime contre l’humanité ».

Avec notre envoyé spécial à Alger, Anthony Lattier

Après avoir déposé une gerbe au monument des martyrs de la guerre d'Algérie, Emmanuel Macron s’est adonné à l’un de ses exercices favoris : le bain de foule. Au son des youyous et de la cohue, le président français s’est rendu à pied dans une artère commerçante en plein centre-ville.

Les habitants, réunis dans la rue et aux fenêtres, lui ont réservé un accueil chaleureux sous le soleil et le ciel bleu l’Alger. Emmanuel Macron s’est ensuite engouffré dans une librairie, avant d’aller déjeuner avec des personnalités de la société civile algérienne.

Approfondir le partenariat

L'enjeu de cette première visite du président français à Alger est d’approfondir le partenariat que l’Elysée juge spécial entre la France et l’Algérie en raison de leur histoire commune. Emmanuel Macron veut ainsi se tourner vers l’avenir et construire une nouvelle relation avec le pays.

La lutte contre le terrorisme au Sahel est aussi au menu de cette visite. Paris voudrait impliquer davantage Alger. Enfin, comme la semaine dernière au Burkina Faso, au Ghana et en Côte d’Ivoire, le président français est venu aborder la coopération économique entre les deux pays. Ce sont surtout les jeunes entrepreneurs qui accompagnent le président français. Emmanuel Macron devrait donc aborder tous ces dossiers avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, lors d’une rencontre qui aura lieu dans sa résidence privée.

Emmanuel Macron veut convaincre la nouvelle génération

Lors de cette visite à Alger, le président français entend notamment s'adresser aux jeunes de sa génération qui n'ont pas connu les périodes coloniales. L’une des préoccupations principales des Algériens, notamment des jeunes, est la question des visas. Ils souhaitent plus de facilité pour circuler, comme l’explique cette jeune cheffe d'entreprise : « J’ai fait trois demandes, j’ai eu trois refus, alors que je suis cheffe d’entreprise. Moi, j’aurais aimé avoir cette facilité-là de tout de suite pouvoir partir en France voir mes clients, voir mes partenaires, pour pouvoir assister à des événements. J’ai eu des invitations à des événements, etc. auxquels je n’ai pas pu me rendre ».

RFI

Publié dans Afrique

Pour son dernier match de la première phase de la Ligue des champions (groupe B), ce 5 décembre, le PSG s'est incliné en Allemagne face au Bayern Munich (3-1). Après le revers subi samedi à Strasbourg, le club parisien enchaîne une nouvelle contre-performance. Mais à la faveur de sa victoire à l'aller contre les Bavarois, Paris termine en tête de son groupe.

Il y a deux lectures possibles de ce match disputé à l'Allianz Arena ce mardi 5 décembre entre le Bayern Munich et le PSG. La première, négative, douche l'enthousiasme des supporters parisiens: leur équipe a perdu dans ce choc avec les champions d'Allemagne (3-1). La seconde, positive, retient cette information: le PSG termine premier du groupe B devant le Bayern Munich.

Le PSG a tremblé à la pause

La rencontre a mal débuté pour les visiteurs. Unai Emery a eu beau aligner son équipe-type du moment, le Bayern a vite pris les devants quand Robert Lewandowski s'est retourné dans la surface pour ouvrir le score de près (8e). La défense parisienne s'est arrêtée, pensant le Polonais hors-jeu. Les images démontreront qu'il l'était bien, mais l'arbitre n'a pas bronché.

Peu inspirés dans leurs actions malgré quelques branderilles, les Parisiens ont à nouveau cédé quand Corentin Tolisso a smashé de la tête sur un centre de James Rodriguez (38e). A 2-0, Paris s'est mis à trembler; mathématiquement, sa première place dans le groupe B était alors très menacée. Et le souvenir du cauchemar barcelonais commençait à se réveiller dans les mémoires parisiennes.

Thiago Silva blessé, Tolisso assomme Paris

La pause a permis aux Rouge et Bleu de se remettre la tête à l'endroit. Sur une passe lobée parfaite d'Edinson Cavani, Kylian Mbappé a relancé les siens de la tête (50e), confirmant les meilleures intentions du PSG. Sven Ulreich, le portier du Bayern, a dû s'employer plusieurs fois pour repousser les tentatives de Neymar, Draxler et des autres Parisiens.

Un fait de jeu est néanmoins venu enrayer cette bonne phase. A la 66e, Thiago Silva s'est blessé au genou gauche. Le capitaine parisien a demandé à Presnel Kimpembe d'accélérer son échauffement, mais le remplacement n'a pu avoir lieu à temps. L'hyper rapide Kingsley Coman a submergé Daniel Alves - hors du coup ce soir - et a trouvé Corentin Tolisso dans la surface. Thiago Silva, incapable de se jeter pour tenter d'intervenir, n'a pu qu'assister au second but du Français du Bayern (69e).

Le PSG attendu au tournant en février

Sans quelques parades du gardien munichois, Paris aurait pu prétendre à un peu mieux. Mais la réalité du terrain a parlé. Ce mardi, le PSG a été bousculé par un grand d'Europe, et sa défaite ne souffre d'aucune contestation. La dynamique du club de la capitale subit un sérieux coup d'arrêt: après la toute première défaite de la saison samedi à Strasbourg en Ligue 1, en voici une seconde.

A la faveur de son succès 3-0 au match aller contre le Bayern Munich - qui vivait à l'époque une période plus trouble -, le PSG termine premier du groupe B avec 15 points, 5 victoires et 1 défaite. Une première phase nettement positive avec la qualification pour les huitièmes de finales donc. Mais la fin laisse un goût amer.

Contre un cador européen en forme, Paris n'a pas fait le poids. Le chemin vers les succès est ardu, en dépit des investissements financiers consentis durant l'été. Les prochains rendez-vous du PSG en Ligue des champions, à partir du mois de février, ne s'annoncent pas faciles.

RFI

Publié dans Sport
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