Filtrer les éléments par date : vendredi, 13 octobre 2017

En conférence de presse hier, mercredi 11 octobre, les avocats du maire de Dakar ont annoncé l’internationalisation de leur combat pour la libération de Khalifa Sall, avec la saisine dans les jours à venir de la cour de justice de la (Cedeao) et d’autres juridictions internationales. Face aux journalistes, Me Demba Sira Bathily et compagnie soulignent que l’objectif est de faire condamner l’Etat du Sénégal pour avoir violé les droits de ses citoyens d’une part et d’autre part pour n’avoir pas respecté ses engagements internationaux.

L’Etat du Sénégal est à nouveau au banc des accusés devant la cour de justice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao). Après le rejet, par les différents ordres de juridictions nationales de toutes les demandes de mise en liberté provisoire déposées par ses avocats, le maire de Dakar Khalifa Sall en détention préventive depuis plus de 200 jours, dans le cadre de l’affaire de la caisse d’avance de la mairie Dakar, a décidé de saisir la cour de justice de la (Cedeao). L’annonce a été faite hier, mercredi 11 octobre, par ses avocats, Me Demba Sira Bathily, Me Seydou Diagne et Me Khourechi Ba, lors d’une conférence de presse au siège d’Amnesty Sénégal. Face aux journalistes, les robes noires ont justifié cette décision par l’entêtement des autorités judiciaires à garder dans les liens de la détention leur client, alors que ce dernier est sous la couverture d’une immunité parlementaire depuis la proclamation des résultats définitifs des élections législatives par le Conseil constitutionnel. Ainsi, sans donner des détails sur la date à laquelle ils déposeront leur requête, encore moins le nom des autres juridictions internationales qu’ils comptent saisir, Me Demba Sire Bathily et compagnie soulignent que l’objectif est de faire condamner l’Etat du Sénégal pour avoir violé les droits de ses citoyens d’une part et d’autre part pour n’avoir pas respecté ses engagements internationaux.

Prenant la parole en premier lors de ce face à face, Me Demba Sira Bathily a précisé d’emblée que cette décision d’internationaliser le combat pour le respect des droits de «Khalifa Sall, un parlementaire qui fait l’objet d’une détention en violation de la Constitution du Sénégal n‘est pas pris par gaieté de cœur». Mais, «ne pouvant plus faire entendre nos droits et notre voix dans la justice, notre justice quotidienne, la justice de notre pays, nous sommes contraints d’internationaliser notre combat». Abondant dans la même sens, son confrère, Me Seydou Diagne a dénoncé les conditions actuelles de détentions du maire de Dakar qui «ne peut même pas recevoir des visites comme tous les autres détenus, mais aussi ne peut pas s’exprimer parce que le juge d’instruction et les autorités de poursuite le lui interdisent».

Poursuivant son propos, l’avocat profite pour apporter la réplique aux partisans du pouvoir dont l’ancien ministre de la Justice, Sidiki Kaba qui évoquaient l’antériorité du délit pour lequel le maire de Dakar est placé en détention préventive par rapport à son mandat de député en déclarant : «On ne peut pas dire aujourd’hui, que monsieur Khalifa Sall ne bénéficie pas de l’immunité parlementaire parce que les faits qu’on lui reproche se sont déroulés avant qu’il ne soit députés alors que sous la législature précédente, notamment la douzième, l’Assemblée nationale a vécu des cas pareils pour lesquels, le droit a été respecté. Citant ainsi, entre autres, les cas de Barthélémy Dias, Oumar Sarr et Ousmane Ngom, Me Seydou Diagne déclare : «Les faits, pour lesquels ces trois personnes étaient poursuivies par le parquet à l’époque, s’étaient déroulés dans une période où ces personnes n’étaient pas députées. Quand, ils sont devenus députés, la justice a demandé à l’Assemblée nationale la levée de leur immunité parlementaire et leurs collègues s’étaient réunis pour voter cette levée d’immunité». «Pourquoi, on accepte ce principe de droit pour ces trois anciens députés et pourquoi aujourd’hui, l’Etat du Sénégal ne veut pas appliquer cette règle très simple du droit à monsieur Khalifa Sall. Ce sont juste des illustrations de violation sans rentrer dans le fond du dossier», souligne encore Me Seydou Diagne.

Par ailleurs, Me Seydou Diagne lors de cette conférence de presse n’a pas également manqué de dénoncer la précipitation dans la conduite de cette procédure tout simplement, dit-il, parce que l’Etat, avant même de procéder à l’arrestation de leur client, avait un plan visant à faire juger et condamner Khalifa Sall au bout d’une procédure de trente jours avant les législatives passées.«Pour un rapport de 700 pages de l’Inspection générale d’Etat (Ige), la division des investigations criminelles (Dic) a entendu notre client et ses inculpés en l’espace d’une semaine et a clôturé le dossier. Le juge d’instruction pour ce dossier de 700 pages sans compter le procès-verbal de la Dic, en trois semaines, a voulu clôturer le dossier parce que l’objectif de l’Etat c’était de faire condamner monsieur Khalifa Sall un mois après son arrestation. Mais nous avons fait des procédures qui ont permis à Khalifa Sall de confectionner une liste et de le faire élire député à l’Assemblée nationale du Sénégal, même si on a violé son droit de vote».

SudOline

Publié dans Politique

Panne ou rodage? Lyon, sur cinq matches sans victoire toutes compétitions confondues, et Monaco, deux victoires seulement en septembre, se retrouvent pour un match charnière avant leur retour sur la scène européenne, vendredi au Parc OL en L1 (20H45).

A Lyon, le fil rouge de la saison reste le climat délétère, essentiellement sur les réseaux sociaux, autour de l'entraîneur Bruno Genesio.

"Je n'ai pas plus de pression que d'habitude. Nous sommes dans un club aux exigences très élevées où la pression est présente tous les jours, chaque week-end", balaye l'intéressé.

"Les résultats ne sont pas conformes à ceux espérés en début de saison mais vous êtes loin de la réalité. En football, il faut gagner, c'est tout. C'est toujours le moment de gagner", a-t-il encore lancé devant la presse cette semaine.

Quelles que soient les performances de l'OL, la légitimité de Genesio a toujours été mise en doute par une frange de supporters depuis sa nomination fin décembre 2016, à la place d'Hubert Fournier dont il était l'adjoint N.1.

Son manque de solidarité avec son prédécesseur, des expériences ratées à la tête d'équipes de divisions inférieures, un manque de charisme, sont les principaux griefs relevés sur les réseaux sociaux où les anonymes se lâchent à son encontre.

- 'Une défaite, c'est de ma faute...' -

"Si nous gagnons, c'est grâce aux joueurs et en cas de défaite, c'est de ma faute. Il faudrait que je m'appelle Ramirez ou Sanchez", avait-il déjà rétorqué il y a un an, en référence à la mode des entraîneurs étrangers dans les clubs français.

L'OL s'est pourtant classé 2e en 2016, 4e en 2017 avec une demi-finale d'Europa League: rien n'y fait. Heureusement pour lui que Jean-Michel Aulas reste son soutien N.1.

"Bruno a un président qui lui fait confiance. Il sait qu'on laisse penser que son président a dit du mal ou s'est posé des questions. Ce n'est pas vrai. C'est une interprétation que font les médias de mes propos", a encore dit mercredi soir le patron de l'OL.

JMA a prévu de faire un bilan le 5 novembre après le derby contre Saint-Etienne, certainement pour lancer un challenge en terme de points, comme à l'automne 2016 quand la situation n'était guère meilleure (10e après la 10e journée, cette fois l'OL est 8e après 8 journées).

A la décharge de Genesio, ses cadres Corentin Tolisso, Alexandre Lacazette et Maxime Gonalons sont partis cet été - après Samuel Umtiti en juin 2016 - avec en contre-partie huit nouveaux joueurs, jeunes et inexpérimentés au haut niveau pour certains.

Et face à Monaco, le défenseur Marcelo (30 ans) est suspendu après son exclusion rocambolesque à Angers: son bras a touché celui de l'arbitre dans un geste de dépit, ce qui a fait voler un carton jaune et lui a valu un rouge.

-'Pas le vrai Monaco'-

A l'ASM, tout ne va pas pour le mieux non plus. Au classement, rien d'inquiétant (2e à trois longueurs du PSG). Mais l'équipe de Leonardo Jardim ne s'est imposée en septembre que contre des mal classés, contre Strasbourg (3-0) et à Lille (4-0).

Elle a surtout subi un inquiétant revers à domicile en Ligue des champions contre Porto (3-0), avant de perdre deux points contre Montpellier trois jours plus tard (1-1).

Pour Lyon, le coach portugais sera privé des internationaux sud-américains rentrés tardivement des derniers matches de qualification au Mondial (Jorge, Jemerson et surtout Falcao). Il ménagera certainement Djibril Sidibé, joueur de l'équipe de France, et peut-être Youri Tielemans, qui a évolué avec la Belgique. Car mardi prochain, il y aura Besiktas en C1.

"Il est difficile de préparer ce match avec autant d'internationaux encore dehors", concède Jardim. "Nous n'avons pas aimé le dernier résultat ni le contenu du match contre Montpellier. Mais ce n'était pas le vrai Monaco", déclare de son côté le milieu Rony Lopes.

"Non, Lyon n'est pas notre premier gros test. Marseille, que nous avons battu (6-1) après un très bon match, est un grand club aussi. Cela dit, contre Lyon, ce sera très dur".

"Les nouveaux, arrivés cet été, ont eu besoin de temps d'adaptation mais nous restons deuxièmes du championnat", fait-il encore remarquer.

"Après la dernière trêve internationale, nous avions perdu 4-0 à Nice, c'est vrai. Mais c'est derrière nous. Nous ne parlons que du présent, pas du passé", conclut-il.

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Une forte délégation sénégalaise s’est rendue dans l’île, la semaine dernière, pour attirer les investisseurs mauriciens et s’inspirer des compétences des autorités de l’île. Les projets sénégalais de développement manufacturier cadrent parfaitement avec les ambitions des entreprises mauriciennes qui veulent s’implanter sur le continent.

Lancées dans les années 1980, les zones franches ont permis le décollage économique de Maurice avec un tel succès que le pays a connu un boom textile et une période de plein emploi. Aujourd’hui, moins compétitifs, les opérateurs mauriciens ont monté en gamme et acquis un précieux savoir-faire. C’est cela que Momath Ba, de la mission sénégalaise, est venue découvrir. Il est directeur général d’Aprosi, l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels au Sénégal :

« Ayant remarqué toute la capacité de l’économie mauricienne, des entreprises mauriciennes, leur expérience, le Sénégal a bien voulu nouer ce partenariat, pour d’abord faire participer Maurice dans la réalisation de la deuxième phase de ce projet et aussi dans la conduite de ce projet-là. »

La délégation a souhaité ainsi une assistance de Port-Louis pour le développement et la mise en service de plusieurs parcs industriels dont ceux de Diamniadio et de Sandiara. El Hadji Ndiogou Diouf, directeur de cabinet du ministre charge de la promotion des investissements au Sénégal.

« C’était une rencontre avec les services administratifs, ministère des Finances, dans le cadre de l’assistance technique en matière de parcs industriels, parce que nous avons une expérience pilote qui démarre. »

Une expérience qui cadre avec l’ambition d’expansion économique de Maurice, qui a créé il y a deux ans, un Mauritius Africa Fund, un fonds destiné entre autres à soutenir les opérateurs mauriciens qui veulent s’implanter sur le continent. Des opérateurs présents en grand nombre à la session de travail avec les représentants sénégalais.

Yash Mannick, Directeur du Mauritus Africa Fund : « On a eu 124 opérateurs qui ont manifesté leur intérêt pour la zone économique spéciale, dont 5 ou 6 déjà ont confirmé avoir commencé leurs opérations dans la zone. Ce qui nous encourage, au niveau du Mauritius Africa Fund et au niveau du gouvernement mauricien ».

Encourageant aussi pour la délégation sénégalaise qui s’attend à du concret à partir du mois prochain, annonce le Dr. Serigne Gueye Diop, maire de la commune de Sandiara.

« Nous avons pu avoir beaucoup de feedback, de jugements positifs, et qui concrètement vont venir au Sénégal pour manifester en novembre ou créer des sociétés dans ses zones industrielles, ou créer des partenariats, ça c’est très important. »

Les entreprises mauriciennes ne songent pas seulement aux activités manufacturières, mais aussi aux services de promotion et de marketing de la destination sénégalaise.

RFI

Publié dans Economie

Le bilan humain des incendies a dépassé les 30 morts depuis dimanche. Et les milliers de pompiers mobilisés ne parviennent toujours pas à contenir la progression de quelque 22 feux. Ils ont reçu des renforts de l’armée mais aussi, de manière plus inattendue, de détenus, volontaires, venus leur prêter main forte en première ligne. Reportage dans la Napa Valley dans petite ville viticole et touristique de Calistoga, entièrement évacuée et menacée par les feux qui s’approchent.

Avec notre envoyé spécial à Calistoga, dans le comté de Napa,  Eric de Salve

Au milieu du brasier californien, ils tentent d’éteindre les flammes en tenue orange. Curtis et ses camarades ne sont pas des pompiers mais des détenus, sortis de prisons par les autorités pour lutter contre les feux. « Oui, je suis un prisonnier. Ce camp incendies, c’est le meilleur aperçu de liberté que je peux avoir. Je me sens excité mais, excusez-moi, je dois y aller, y'a du travail ! »

Sur cette colline embrasée, le feu progresse toujours. Pompiers et détenus viennent in extremis de sauver une maison. « Oui nous avons une équipe de 20 détenus, hommes et femmes, qui nous aident ici avec les feux. Nous venons de perdre une grange mais nous avons sauvé la structure de la maison. Elle est maintenant sécurisée », explique Paul, responsable des opérations.

Ces secours tentent d’empêcher le feu d’entrer la ville de Calistoga, deux kilomètres en contrebas, cernée par les flammes. Alors, par précaution, les 5000 habitants ont été évacués.

Une région fantôme

Sous une pluie continue de cendre, la ville normalement touristique, célèbre pour ses bains et ses vignobles, est depuis fantomatique. Les pompiers sont en alerte depuis trois jours. « Le vent pousse le feu vers la ville. Notre inquiétude, c’est que des braises tombent sur la ville et déclenchent le feu ici. Tous nos efforts en ville visent à empêcher cela », explique l'un d'entre eux.

Avec les soldats du feu, seuls la police et quelques volontaires sont restés. Comme Shaun. Avec son camion citerne, ce retraité natif de la région ravitaille les pompiers en eau. « Toute la Napa Valley est une région fantôme, constate-t-il. J’ai des amis qui ont perdu leurs maisons. Ma famille a été évacuée. C’est triste. Vraiment Triste. Je suis resté pour aider, c’est ici que j’ai grandi. C’est dur de tout voir brûlé. La dévastation est très importante. »

Dans la ville de Santa Rosa toute proche, les pompiers n’ont rien pu faire. Des quartiers entiers ont été détruits par le feu. Laissant derrière le paysage lunaire de centaines d’habitations carbonisées. Seules leurs cheminées sont encore debout.

« Nous sommes loin d'en avoir fini avec cette catastrophe », a déclaré le responsable de la lutte contre les incendies pour la Californie, Ken Pimlott. Les autorités déploraient 31 morts dans la soirée et s'attendaient à voir le bilan s'alourdir encore.

RFI

Publié dans International

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