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Homo Deus-Une brève histoire de l'avenir par Yuval Noah Harari (Auteur)

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La force des données, des algorithmes


Selon cet auteur dieu est mort depuis, seule corps résiste mais il mourra
Yuval Noah Harari Sapiens
Traducteur : Pierre-Emmanuel Dauzat


Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme ? À dépendre de l'argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?
Véritable phénomène d'édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d'Histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l'Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l'humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage... et notre futur.

Jean-François Caillard
Pourquoi HOMO DEUS de Yuval Noah Harari est un livre majeur pour l'innovation (et pour Homo Sapiens).

"SAPIENS, une brève histoire de l'humanité", le premier livre à immense succès de l'historien Yuval Noah Harari, est sorti en anglais en 2014 et en français fin 2015.
La thèse de l'auteur est que l'Homo Sapiens, l'espèce qui domine le monde sans partage aujourd'hui, la votre très probablement si vous lisez ces lignes, doit son hégémonie à sa capacité à coopérer de façon massive et très flexible. Celle-ci nous a permis de dominer, jusqu'à leur extinction, des espèces plus fortes, et pour certaines plus "intelligentes" comme l'Homo Neandertalis. La soif de croissance de l'espèce Homo Sapiens l'a poussé à éteindre des milliers d'espèces, à endommager la planète de façon irréversible, et souvent au détriment de son propre bonheur.
L'auteur étaye l'hypothèse que les 5 millions d'humains que comptait la Terre il y a 10000 ans étaient probablement plus heureux que les 200 millions du début de l'ère chrétienne.
Yuval Noah Harari démontre que la puissance d'Homo Sapiens est due à ses capacités collaboratives, elles-mêmes liées à sa capacité à partager des croyances communes : Religion, Etats, Argent, Droit, Institutions... Et plein d'autres faits passionnants qui font que l'auteur a été traduit en 30 langues et compte des célébrités influentes comme Mark Zuckerberg parmi ses dizaines de millions de lecteurs.
Bananas in heaven | Yuval Noah Harari | TEDxJaffa
"HOMO DEUS, une brève histoire de demain", la suite en quelque sorte, a été publié fin 2016 et est disponible en français depuis septembre 2017.
Extrapolant les derniers développement de l'innovation, notamment en médecine et en intelligence artificielle, il envisage la suite d'Homo Sapienssous un jour nouveau. Ces développements récents permettent aux humains un pouvoir décuplé et aussi d'aspirer à la quasi immortalité. Il élabore sur le fait que ce pouvoir accru et la forte augmentation de la durée de vie, dont l'arrivée s'étalera sur quelques décennies, permettront à notre espèce de devenir des super-humains, quasi immortels, ou "Homo Deus".
De nombreux ouvrages de "futurologues" anticipent le potentiel des technologies, le QUOI de l'innovation, mais très peu d'ouvrages envisagent le potentiel du SUJET utilisateur de l'innovation qu'est l'homme, et ce qu'il va devenir.
Concernant l'objet de l'innovation, on sait que la vitesse d'adoption progresse de façon quasi exponentielle, qu'il s'agisse des technologies de l'information, et notamment l'intelligence artificielle, la robotique, la réalité virtuelle, mais aussi les déplacements, l'énergie, la santé ou encore les matériaux. Cela va de plus en plus vite et il n'y a pas de pédale de frein. L'humanité a trouvé (techniquement en tout cas) la clé à ses trois grands fléaux historiques, qui ont décru rapidement dans les dernières décennies : Famine, Epidémies et Guerres. Jusqu'à la contradiction : il y a aujourd'hui trois fois plus de décès dus à l'obésité qu'à la malnutrition. La seule chose que l'innovation ne parvient pas encore bien à faire, c'est réparer la planète, notamment concernant le réchauffement climatique ou la pollution — mais des initiatives existent.
Concernant l'augmentation de la durée de vie, de nombreuses recherches actuelles visent à identifier tous les ressorts de la longévité, notamment pour permettre de remplacer les organes endommagés, et ils progressent vite. Les fondateurs de Google ont investi massivement dans Calico, une société qui a pour modeste mission de "Résoudre la Mort". De nombreuses initiatives existent pour faire émerger des "nano-robots" qui viendront surveiller et réparer le corps humain. La maîtrise de la génétique, initialement pour des fins thérapeutiques, aura très rapidement d'autres usages. La bionique, initialement tournée vers la réparation des infirmités, pourra également doter l'Homme de super pouvoirs. Depuis qu'Harari a écrit son livre, Elon Musk a même investi dans un nouveau projet, Neuralink, qui vise à connecter le cerveau et les ordinateurs.
L'innovation technologique a déjà eu une influence considérable sur le fonctionnement de notre cerveau et de nos interactions sociales.
Il y a encore 20 ans, nous connaissions tous au moins une dizaine de numéros de téléphone par coeur, aujourd'hui ce sont nos mobiles qui s'en souviennent pour nous. Nous avons externalisé à Google une partie de ce dont le cerveau se souvenait car on sait que nous pouvons le retrouver en quelques secondes. Nous passons nos temps de transport en commun, et d'attente, le nez sur nos mobiles, qui ne servent plus qu'exceptionnellement à téléphoner. Les jeunes détestent devoir se déplacer ou passer un appel pour réserver une prestation : tout doit se faire en ligne. Mais nous ne sommes pas, physiquement, fondamentalement différents de nos ancêtres nés il y a 1000 ans, et dont certains — un très faible nombre — vivaient déjà centenaires.
Ce qu'Harari souligne, et qui est stupéfiant, est que ces futures technologies vont changer profondément la nature même d'Homo Sapiens en tant qu'espèce, dans la centaine d'année qui vient, ce qui est un temps minuscule par rapport à l'histoire.
En tout cas ceux qui passeront par cette transformation, vous peut-être si vous lisez ces lignes. Chacun restera vulnérable aux morts violentes, mais vu la vitesse d'évolution des technologies, il apparait que les premiers qui accèderont à cette quasi immortalité sont probablement déjà nés.
Enfin, la fameuse Singularité, moment où les machines dépasseront dans tous les domaines le fonctionnement du cerveau, va finir par arriver. La première fois où j'ai rencontré Ray Kurzweil en 2005, principal apôtre de la Singularité, il prédisait que ce serait en 2017. Il a prudemment repoussé à 2029 sa prédiction depuis mais la théorie reste parfaitement valide : une fois la singularité dépassée, la vitesse de progression des systèmes d'information vont évoluer de façon exponentiellement plus rapide que les cerveaux humains. Et les "Homo Deus" dont les cerveaux seront connectés à ces systèmes d'information également : ils ne joueront plus dans la même catégorie aux examens universitaires. Pour compléter le tableau de sa divinité, Homo Deus aura la possibilité d'aller se promener dans l'espace grâce à Virgin Galactic.

Ce transhumanisme pose des questions absolument vertigineuses sur l'évolution de la société, dès 2030, et nous prenons conscience du fait qu'il va falloir revisiter une grande partie de ce que nous croyions savoir, basé sur notre conviction de connaitre le "Sujet" du monde, Homo Sapiens.
L'auteur montre dans ses deux ouvrages qu'au cours des siècles, Homo Sapiens a fait énormément progresser les conditions matérielles de son existence, mais sans impact statistique fort sur son bonheur, parfois même à son détriment : Homo Deus trouvera-t-il, lui, la clé du bonheur ? Celui-ci peut-il être contrôlé par la biochimie ?
Yuval Harari n'est plus à proprement parler dans son métier d'historien quand il annonce l'apparition prochaine de cette nouvelle espèce supra-humaine. Mais il ouvre en quelque sorte une nouvelle branche de l'histoire.
Q&A — The Future of Humanity — with Yuval Noah Harari
Reste à savoir comment se fera cette transition : les 10 milliards d'individus que comptera prochainement notre planète ne pourront pas tous s'offrir les clés de cette immortalité et de cette technologie décuplant nos pouvoirs.
Ce sera probablement une infime minorité. Homo Deus cohabitera-t-il durablement avec Homo Sapiens ou notre espèce actuelle disparaitra-t-elle, ce que semble penser Harari ? Rien ne prouve que ce soit inéluctable. Ce qui semble prévaloir dans ce début de XXIè siècle, c'est bien son imprévisibilité, et l'auteur n'est pas le seul à le souligner.
Jean-François Caillard est COO de NUMA, dont l'objectif est de soutenir les entrepreneurs tech qui se donnent pour mission de répondre aux enjeux mondiaux de 2030. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Publié dans Ex-libris

 

Michaëlle Jean fait une demande à Joseph Kabila
AFRIQUE CONNECTION 
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Le 26 septembre, le rapport annuel sur la situation des droits de l'Homme en République démocratique du Congo (RDC) était présenté devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.
La Secrétaire générale de la Francophonie s'est dite fortement préoccupée par les violations graves des droits de l'Homme dont fait état ce rapport.
« Ce qui est rapporté est terrible et accablant : tueries, actions de terreur, viols, massacres et vagues de répression meurtrières. Je pense aux populations ainsi malmenées, aux victimes", a déclaré Michaëlle Jean dans un commuiqué transmis à Afrique Connection.
Avant d' exhorter les autorités congolaises, "qui se sont engagées à faire la lumière sur ces violences, à prendre toutes les mesures pour établir la vérité et sanctionner les responsables de ces actes cruels et criminels".
« À cet égard, insiste Michaëlle Jean, une coopération franche et décisive entre les autorités congolaises et le Groupe d'experts des Nations unies, chargés d'enquêter sur la violence dans les Kasaï, est non seulement essentielle, mais pressante».
Afrique Connection
http://www.afriqueconnection.com/

Publié dans International

 

En Afrique du Sud, les victimes de viol fuient la police
AFRIQUE CONNECTION 
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C'était il y a deux ans. Comme tous les jours, Nthabiseng Mabuza se rendait à son travail à bord d'un minibus. Mais ce matin-là, son trajet a tourné au cauchemar. Seule passagère du véhicule, la cuisinière sud-africaine est violée par le chauffeur.
Alertée par ses cris, une patrouille de police intervient et arrête immédiatement l'agresseur. Placé en détention provisoire, celui-ci est toutefois remis en liberté sous contrôle judiciaire quelques mois plus tard malgré les preuves accablantes retenues contre lui. Le suspect s'est depuis volatilisé.
"Le jour où le procès devait s'ouvrir, personne n'a pu retrouver mon agresseur", raconte à l'AFP Nthabiseng Mabuza, dont le nom a été modifié pour préserver son anonymat. "Il avait disparu".
Très amère, la jeune femme, 35 ans, qui vit dans le township de Vosloorus dans l'est de Johannesburg, blâme aujourd'hui l'incurie de la police et des magistrats de son pays.
Car son cas est loin d'être isolé. Comme elle, des dizaines de milliers de femmes sont victimes de viols ou d'agressions sexuelles chaque année en Afrique du Sud. Et comme elle, la plupart peinent à obtenir justice.
Dans une étude à paraître dont l'AFP a obtenu copie, le Conseil sud-africain de la recherche médicale a recensé qu'en 2012, seuls 8,6% des procès pour viol s'étaient conclus par une condamnation.
Selon ce document, le parquet a refusé cette même année de poursuivre 47,7% des dossiers de viol transmis par la police: il se concentre en priorité sur les cas les plus susceptibles d'aboutir à des condamnations, en fonction notamment des preuves collectées et de la perception qu'il a de la gravité des faits.
Nombre de victimes ne se sont même pas signalées en raison de "l'attitude discriminatoire de la police", relève encore le Conseil sud-africain de la recherche médicale. Les policiers sud-africains, très exposés au stress, développent peu de compassion pour les victimes de viol et sont insuffisamment formés pour traiter ces affaires, selon l'étude.
'Notre faute'
"A la radio et à la télévision, les campagnes de prévention nous encouragent à porter plainte en cas de viol. Mais quand on va voir la police, on nous dit que c'est de notre faute. Parfois, les policiers dissuadent les femmes de porter plainte en disant que le violeur est leur petit ami", explique Nthabiseng.
Un sentiment partagé par Lu-Meri Kruger, une autre victime, pour qui aller porter plainte fut une épreuve. "Lorsque je suis entrée dans le commissariat, ce fut le moment le plus froid, le plus sombre et le plus difficile de ma vie", confie-t-elle, "le moment le plus douloureux du viol".
Aujourd'hui âgée de 35 ans, Lu-Meri explique avoir été agressée par un homme quand elle n'en avait que 15, dans les douches d'une auberge de jeunesse de la ville du Cap (sud-ouest).
Beaucoup d'associations de défense des droits accusent la police de négligence, de lenteur et de manque de sensibilité envers les victimes. Militante au sein de l'ONG "Sonke Gender Justice", Marike Keller dénonce notamment ses méthodes d'interrogatoire.
"Les policiers posent des questions qui n'ont rien à voir avec le viol, demandent comment la personne était habillée", déplore-t-elle, "le genre de questions qui vous font penser que vous êtes responsable de ce qui est arrivé".
'Contre un système'
Les autorités sud-africaines ont recensé pas moins de 51.895 cas de viol d'avril 2015 à mars 2016, soit plus de 100 par jour.
Un chiffre largement sous-estimé, affirme Mara Glennie, la directrice de Tears.
Ce centre téléphonique d'aide aux victimes reçoit chaque année des dizaines de milliers de coups de fil de victimes de viol ou d'agression sexuelle, souligne-t-elle.
Or il existe des dizaines d'ONG s'occupant des questions de violences faites aux femmes.
Si Tears reçoit autant d'appels à elle seule, "vous pouvez imaginer" ce qu'il en est réellement, relève Mme Glennie.
Selon une enquête réalisée par l'ONG Sonke Gender Justice et l'université de Witwatersrand, plus de la moitié des hommes à Diepsloot, un township du nord de Johannesburg, ont déjà violé ou frappé une femme.
Les victimes "ne se battent pas seulement contre leurs agresseurs, elles se battent contre un système", constate elle aussi Shaheda Omar, médecin spécialisée dans les cas de viols sur mineurs.
Sous le feu des critiques, le ministre sud-africain de la Police, Fikile Mbalula, reconnaît des "erreurs dans l'administration de la justice dans nos commissariats".
Il a promis de réformer entièrement le système d'accueil des victimes de viol par ses fonctionnaires.
"La population doit retrouver confiance en nous. Nous devons entendre le cri de ces millions de personnes qui dénoncent l'incapacité de nos forces de police à réagir comme il se doit (face aux cas de viols)", indique-t-il à l'AFP.
"Nous faisons maintenant ce qui est nécessaire pour que nos commissariats soient fonctionnels et pour que les policiers aident les victimes avec les moyens à leur disposition", insiste M. Mbalula. "Les agresseurs doivent savoir que leurs actes auront des conséquences."
Il y a quelques années, l'Afrique du Sud a créé une soixantaine de tribunaux spécialisés dans les infractions sexuelles, dans le but d'accélérer les procédures judiciaires. Aujourd'hui encore, une plainte met encore entre deux et six ans avant d'être jugée.
Avec AFP
http://www.afriqueconnection.com/article

Publié dans International

En République démocratique du Congo (RDC), les évasions de prison sont monnaie courante. 
Un total de 38 prisonniers se sont évadés d'une prison de l'est du pays.
Selon l'administrateur du territoire de Mwenga, Désiré Masumbuko, cité par notre confrère de VOA, il était 17 heures sous une pluie battante le dimanche 24 septembre lorsque 34 détenus profitant de l'inattention des gardiens se sont évadés de la prison centrale de Mwenga en passant par un trou d'environ 60 centimètres de diamètre qu'ils ont creusé le long du mur opposé à l'entrée principale de ce lieu carcéral.
La source de notre confrère de préciser que parmi ces évadés il y avait 27 condamnés pour viol et 9 autres condamnés pour d'autres infractions.
Cette évasion intevient en moins de deux mois après une autre intervenue à Bukavu, la capitale provinciale du Sud-Kivu.
Jean OLOHOU, Afrique Connection

Publié dans Afrique

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