Santé

La dengue cette variante de la maladie provoquée par un moustique

 

La dengue cette variante de la maladie provoquée par un moustique

Merci à notre ami Dankumpa kumpa le grand G Diop de Paris un citoyen discret mais efficace. P B CISSOKO


Le Sénégal vient d'enregistrer pour la première fois la dengue de type 3. On dénombre une soixantaine de cas à Dakar. Le professeur Bernard Marcel Diop, spécialiste des maladies infectieuses, conseille les populations de se débarrasser de tous les points d'eau susceptibles de favoriser l'éclosion des gîtes larvaires, de dormir sous moustiquaire, de se promener dans les rues de Dakar avec des chemises à manches longues à défaut d'induire leurs bras de produits répulsifs. Il déconseille la prise d'aspirine et d'anti-inflammatoires qui exposerait le malade à des accidents hémorragiques.

*Professeur, des cas de dengue ont été confirmés au Sénégal. Comment se manifeste cette maladie ?*
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La dengue est une maladie infectieuse virale fébrile qui est transmise par des moustiques. Elle était appelée la fièvre rouge à cause des signes hémorragiques. Le mot dengue vient de l'espagnol « dengueiro » qui signifie guindé, parce que lorsque les personnes contractent cette fièvre, elles ont très mal aux articulations. Les malades donnent l'impression d'être guindés lorsqu'ils marchent. La maladie est due à un virus qui appartient à la même famille que la fièvre jaune et le Chikungunya. Il existe 4 stéréotypes (caractéristiques antigéniques) du virus de la dengue (Den-1, Den-2, Den-3, Den-4).

Le virus est transmis à l'homme par la femelle de ce moustique appelée Aedes aegyptia. C'est le même moustique qui transmet le Chikungunya et la fièvre jaune. Ce moustique ne se développe que dans de l'eau propre, dans les gîtes artificiels créés par l'homme (eau des canaris, dans les soucoupes mis sous les pots de fleurs, dans les récipients mis pour recueillir l'eau des climatiseurs, vieux pneus...) et dans des gîtes larvaires naturels (creux des troncs d'arbres, creux de certaines feuilles de végétaux...). Ce moustique vit en général en zone urbaine ou périurbaine.

Une fois le virus transmis à l'homme par l'Aedes femelle, les signes apparaissent au bout de 3 à 7 jours. Cet intervalle entre pénétration du virus et premiers signes de la maladie est appelé, incubation. Le début de la maladie est brutal, contrairement au paludisme dont le début est souvent progressif. La fièvre atteint d'emblée les 39°-40° Celsius associée à des frissons pouvant faire penser à un paludisme.

La personne souffre de céphalées ou maux de tête, de douleurs rétro-orbitaires, c'est-à-dire derrière les yeux. Ce qui est typique, cette fièvre de la dengue ne cède pas à la prise de paracétamol (médicament qui baisse la fièvre et calme les douleurs). La fièvre persistera tout le cycle de l'infection virale accompagnée de douleurs articulaires atroces. S'il n'y a pas d'amélioration après la prise du paracétamol, le malade ne doit prendre ni aspirine, ni d'autres médicaments qui calment fièvre et douleur, il y a risque d'accidents hémorragiques. Dans ces cas, il est conseillé de prendre un bain d'eau tiède ou de s'envelopper avec un drap humide pendant une quinzaine de minutes. Il faut aussi boire de l'eau selon sa soif car la Dengue déshydrate le corps. L'eau qui est dans le sang fuit pour aller dans les tissus.

Dans la majorité des cas, le malade guérit sans séquelles après plusieurs semaines. Dans environ 1% des cas, la maladie va s'aggraver et on peut avoir des signes hémorragiques. La fièvre baisse et remonte à un moindre degré pendant 2 jours. C'est lors de la remontée qu'il peut y avoir des accidents hémorragiques avec ou non un choc cardio-vasculaire. Il faut dès lors orienter le malade vers les structures de prise en charge adéquate (hôpital).

En général, le malade est guéri au 6e jour et sans séquelle. Mais, la convalescence peut durer 6 à 8 semaines. Durant la convalescence, le malade va ressentir une fatigue intense avec parfois la persistance de douleurs articulaires comme dans le cas d'une fièvre de Chikungunya. Il faut retenir que la dengue, dans 70% des cas d'infection, est asymptomatique (sans signes cliniques). On n'observe les symptômes que dans 30% des cas. Lorsqu'un agent de Santé suspecte un cas, il doit effectuer un prélèvement de sang pour une confirmation de la maladie par l'Institut Pasteur de Dakar. La confirmation se fait en général dans les 72 heures.

*Aujourd'hui, on dénombre une soixantaine de cas. Qu'est-ce qu'il faut faire pour limiter la propagation de la dengue ?*


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Ce n'est pas la première fois qu'on parle de la dengue au Sénégal et dans le monde.

Déjà en 1974, il y avait la dengue-2. Entre 1980 et 1990 il y a eu la dengue-4. A cela, s'ajoute une nouvelle épidémie de dengue-2 entre 1999 et 2000.

Ces épidémies sont passées presque inaperçues. Mais, c'est la première fois que la dengue-3 arrive au Sénégal. Elle sévit en Amérique latine, en Inde, en Asie du Sud-Est, en Indonésie... Le Cap-Vert a enregistré des milliers de cas et 6 décès depuis le 1er octobre 2009. Le Sénégal a enregistré son premier cas à partir du 13 octobre 2009. C'est un Sénégalais qui vit à Naples en Italie qui est venu passer des vacances dans son village, dans la zone de Louga. Lorsqu'il est rentré en Italie, il a présenté une fièvre rebelle et les médecins italiens ont diagnostiqué une dengue. C'est à partir de là que l'ambassadeur a envoyé un message aux autorités sénégalaises.


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Depuis lors, nous travaillons à limiter la propagation. Des investigations ont été faites pour trouver les gîtes de larves et les moustiques adultes chez lesquels le virus de la dengue a été retrouvé. Durant le week-end dernier, le service d'Hygiène a commencé à faire des pulvérisations. Le ministère de la Santé, avec l'appui d'autres ministères, des collectivités locales et du secteur privé, cherchent d'autres moyens pour continuer la désinsectisation et la lutte contre les larves. Parallèlement, le volet information des populations est en train d'être développé par le service d'Education pour la santé. Il ne faut pas laisser stagner l'eau. C'est un moustique qui vit dans l'eau propre. Le moustique pond dans l'eau propre, les larves se développent et au bout d'une semaine à 15 jours on a une autre famille de moustique adulte. Il ne faut pas laisser la plus petite parcelle pour l'eau propre. Le moustique peut pondre même sur le creux des feuilles d'un végétal (bananier), dans les coques de noix de coco, dans les boites de conserves...

Ce n'est pas un moustique qui aime le soleil. Il aime l'ombre et la fraîcheur. Le moustique pique le jour et la nuit. La femelle a besoin de piquer les hommes pour prendre du sang pour la maturité de ses oeufs. Ce qui est dramatique, la femelle est infectée toute sa vie (15-21 jours) et va transmettre le virus à sa descendance avant de mourir. Les larves qui sont dans l'eau sont déjà infectées. La lutte contre les vecteurs est essentielle. Il n'y a pas de médicaments contre le virus, ni de vaccin pour le moment.


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*Comment expliquiez-vous la réapparition de la dengue au Sénégal ?*
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On pense que c'est lié au réchauffement de la terre, parce que c'est un moustique qui vit à 18 -30 degré, mais au-delà de 40 degré, il meurt. En dessous de 10 degré, ce moustique ne peut plus se développer. C'est l'une des principales raisons. Il faut que les personnes dorment sous moustiquaire imprégnée d'insecticide, portent des chemises à manches longues, des pantalons ou robes longues lorsqu'on se promène dans les rues de Dakar ou mettent les produits répulsifs sur la peau et allument des spirales d'insecticide dans les grandes salles, les salons ou dans les vérandas surtout lorsqu'il fait chaud.

LE NEEM, Le margousier- L'ARBRE AUX 1001 VERTUS pour purifier le corps

 

LE NEEM, Le margousier- L'ARBRE AUX 1001 VERTUS pour purifier le corps

Merci à l'ami seydina MBAYE qui utilise cette plante comme herbicide naturel / traitement bio des plantes.P B CISSOKO

 

Arbre tropical originaire du sud de l'Himalaya, le neem (Azadirachta indica), dont le nom commun français est « margousier », appartient comme l'acajou (Swietenia) à la famille des Meliaceae.

C'est une plante aux vertus légendaires et pourtant avérées, qui aujourd'hui fascine par son potentiel d'exception.

Dans la culture traditionnelle de l'Inde, le neem est considéré comme sacré et protecteur. Il fait partie intégrante de la culture Harappa, une des plus grandes civilisations qui s'est développée dans la vallée de l'Indus (nord-ouest de l'Inde) dès le sixième millénaire av. J.-C. En sanskrit, les textes Veda, datant d'il y a 4500 ans, mentionnent la plante. Dans cette langue, le neem se nomme « nimba », terme qui dérive d'un mot signifiant : « qui donne la bonne santé ». Dans ces anciens écrits religieux, l'arbre est « celui qui guérit tous les maux ». Le neem fait partie des ingrédients courants de la médecine ayurvédique. Dans les campagnes de l'Inde, on l'appelle « le pharmacien du village ».

Selon la mythologie indienne, le neem serait issu de la crème du « lait de l'océan », ce nectar des dieux, dont quelques gouttes seraient tombées sur terre suite à une maladresse de Indra, le dieu de la guerre et du temps. Ces perles d'ambroisie auraient germé pour produire cet arbre merveilleux.

Connues de manière empirique, les propriétés du neem ont été confirmées scientifiquement dès 1942, à la suite des travaux du chimiste pakistanais Salimuzzaman Siddiqui (1897-1994) qui le premier isola trois composés amers dans l'huile extraite de graines. Depuis, plus d'une centaine de substances actives ont pu être extraites des diverses parties de la plante.

Imprégné dans la culture ancestrale et mystérieuse de l'Inde, le neem est resté jusqu'à tout récemment un de ses secrets les mieux gardés. Les vertus exceptionnelles et multiples de cet arbre n'ont été que récemment reconnues en Occident. Mais elles sont si prometteuses que les Nations Unies ont officiellement qualifié Azadirachta indica de « arbre du XXIe siècle ».

Tout est bon dans le Neem : écorce, bois, graines, feuilles regorgent de bienfaits pour les hommes, les animaux et les plantes. L'huile de Neem contient des principes actifs connus et utilisés depuis des millénaires en pharmacopée indienne et cosmétologie. Pour l'agriculture, c'est « l'arbre aux merveilles » en raison de ses nombreuses propriétés insecticides, nématicides, antifongiques et fertilisantes pour le sol.

Process de fabrication :


Une fois les graines de Neem récoltées, elles sont décortiquées. On ne garde que « l'amande » de ces graines qui passent alors au pressage. Sont ainsi produits l'huile de neem d'une part, mais aussi les tourteaux de neem constitués des résidus solides après pressage.

Matières actives et modes d'actions :


Le Neem contient différentes matières activent qui agissent efficacement de la manière suivante :


· L'Azadirachtine interrompt la croissance de l'insecte, en bloquant la métamorphose.
· La Nimbidine, la Salannine, le Meliantriol et l'Azadirachtine bloquent l'alimentation de l'insecte (paralyse l'appareil piquer-suceur de l'insecte et le mouvement de l'intestin).
· La Nimbidine est une molécule amère qui empêche les insectes de se nourrir des parties traitées (foliaires et racinaires).
· L'ensemble des matières actives du Neem sont répulsives par l'odeur « soufrée » qu'elles dégagent, perturbent la ponte et le comportement sexuel des adultes.

Actions sur les pathogènes (insectes, maladies, nématodes) :

JARDINEEM :
Lutte contre les Insectes :


· Larves des insectes du sol
· Larves de doryphores, larves de mouches (légumes)
· Vers blancs
· Tipules.

Lutte contre les Nématodes :
· Nématodes de la tomate
· Nématodes de la pomme de terre
· Nématodes de l'aubergine
· Nématodes du concombre

ARENE :
Lutte contre les Insectes :
· Pucerons (vert, noir, cendré)
· Aleurodes
· Thrips
· Cochenilles farineuses
· Noctuelles
· Mineuses
· Fausses-teignes
· Tordeuses
· Chrysomèles
· Sauterelles
· Criquets
· Cicadelles
· Charançons

Lutte contre les Maladies :


· Oïdium
· Botrytis
· Alternania
· Verticiliose
· Fusariose
· Phomopsis
· Rhizoctone de la pomme de terre


https://m.fermedesaintemarthe.com/A-7747-decouvrez-le-neem-l-arbre-aux-1001-vertus.aspx
Autre lecture
Le margousier pour purifier le corps

 

Le margousier, Azadirachta indica de son nom latin, est un grand arbre originaire d'Asie et qui pousse en climat tropical. Attention, il ne faut pas le confondre avec l'argousier, un arbre de petite taille produisant des petits fruits oranges et très nutritifs.


On retrouve le margousier jusqu'en Amérique, notamment en Jamaïque où les colons d'origine indienne l'on laissé en héritage. Il a été déclaré l'arbre du 21e siècle par les Nations Unies à cause de ses bienfaits pour les populations villageoises à travers le monde. À ce jour, plus de 140 constituants actifs ont été identifiés dans les diverses parties de la plante.
Dans cet article, nous utiliserons aussi son nom d'origine qui nous provient de la pharmacopée ayurvédique : le neem. Plusieurs compagnies occidentales offrent désormais des produits à base de neem puisque du haut de ses 20 mètres, cet arbre produit une abondance de feuilles que l'on utilise dans les produits cosmétiques et les produits naturels. L'écorce et les branches de l'arbre sont également utilisées, ces dernières font d'ailleurs office de brosse à dent pour l'hygiène buccale.


Nettoyer le sang


La principale vertu de cet arbre remarquable est sa capacité à éliminer les toxines en excès qui se retrouvent dans le sang et causent des problèmes de peau. Parmi la vaste sélection de plantes utilisées pour la désintoxication, le neem permet d'éliminer les toxines en circulation, sans nécessairement déloger les toxines enfouies plus profondément dans le corps.
Certains aspects de la désintoxication font remonter à la surface les toxines enfouies dans les graisses, la lymphe et les articulations, augmentant ainsi les effets secondaires des cures et des protocoles de nettoyages du corps, notamment les problèmes de peau, les odeurs et une sensation de lourdeur.


En médecine naturelle indienne, l'ayurvéda, on utilise donc le neem pour soigner les problématiques de peau de type « pitta » soit les symptômes « de feu » ainsi que les excès de liquide et/ou de gras : acné et autres éruptions cutanées, rougeurs, inflammations, infections, champignons, peau grasse, suintements et suppurations.
Cet effet purificateur s'exprime d'ailleurs par la saveur très amère du margousier (neem), ce qui laisse présager ses fonctions utiles à la désintoxication. On retrouve les bases de cette science des saveurs dans l'article « Comment et pourquoi utiliser les six saveurs en alimentation ayurvédique ».


Fortifier la muqueuse intestinale


Il est très courant parmi la population occidentale de souffrir de dysbiose intestinale. Cela signifie que notre flore intestinale n'est pas optimale et que certaines bactéries prolifèrent en trop grand nombre, réduisant par le fait même la quantité de nutriments bien digérés et absorbés par le corps. La plupart des pathologies modernes sont associées ou reliées du moins en partie à une flore intestinale déséquilibrée.
L'effet antibactérien prononcé du neem aide à élaguer les populations bactériennes excessives. De plus, il stimule l'excrétion de la bile dont la qualité et la libre circulation influe grandement sur l'état de la flore intestinale. Enfin, le neem fortifie peu à peu le tissu épithélial qui recouvre la muqueuse intestinale, lui redonnant toute son intégrité et maximisant ses fonctions.
Concernant les fonctions digestives, notez aussi que le neem régularise la glycémie, active le foie et aide à réveiller l'appétit.


Élimine parasites et champignons


Le neem est puissamment antiseptique, capable de repousser des parasites, des vers intestinaux et des champignons coriaces. On l'emploie autant à l'interne sous forme de capsules qu'à l'externe sous forme d'huile végétale ou d'huile essentielle. Le neem dégage une forte odeur déplaisante lorsque pure mais elle est habilement dosée et camouflée parmi les parfums exotiques des produits corporels indiens.
Son huile végétale est si antiseptique que l'on peut s'en servir pour combattre les punaises de lits et tuer les poux. Le margousier figure parmi les antiparasitaires les plus efficaces que l'on puisse trouver et sa matière première est très peu couteuse.


Usages cosmétiques


Il est quasiment impossible de commercialiser un produit corporel en Inde qui ne contient pas au moins un peu de neem... Dentifrices, crèmes, shampooing, savon, lotions capillaires, on retrouve le neem absolument partout ! Ce sont ses effets antiseptiques, nettoyants mais aussi astringents qui sont sollicités dans ce cas. La désintoxication opérée par le neem est également efficace pour réduire les odeurs corporelles.
L'astringence est considérée comme une « saveur » en herboristerie ayurvédique et ses effets sont décrits avec force de détails. L'astringence resserre et protège les tissus des attaques bactériennes tout en éliminant peu à peu les masses indésirables comme les agglomérations de gras, les tissus cicatriciels et les kystes.


En cas d'excès


Au-delà d'un ou deux grammes par jour et dans certaines circonstances, le neem consommé à l'interne peut provoquer des effets secondaires tels que diarrhées ou vomissements. On évite aussi d'ingérer son huile essentielle et ses graines. Les femmes enceintes doivent éviter le neem en usage interne ainsi que son huile essentielle en usage externe, bien que les produits cosmétiques à base de neem soient sans problèmes car beaucoup moins concentrés. Le neem peut aussi affecter à la baisse la glycémie et la pression artérielle en combinaison avec des médicaments ayant ces mêmes effets.


http://www.mangersantebio.org/20400/margousier-purifier-corps

Sida: Charlize Theron, Elton John, Harry, les célébrités s’engagent aussi

La 22e Conférence internationale sur le sida a lieu toute cette semaine à Amsterdam, aux Pays-Bas. Quelque 15 000 personnes participent : des politiciens, des militants, des scientifiques venus du monde entier, pour faire le point dans la lutte contre l'épidémie. Des stars aussi, qui mettent leur célébrité au service de la lutte contre le VIH.

Avec notre envoyé spécial à Amsterdam,  Simon Rozé

C'est une Charlize Theron survoltée, qui arrive sur scène pour animer un débat avec de jeunes militants. L'actrice sud-africaine est une habituée des conférences sur le sida. C'était en revanche une première pour le prince Harry, qui a lui aussi souhaité dialoguer avec la jeunesse.

« La jeune génération, c'est plus de la moitié de la planète qui a moins de 30 ans, constate le petit frère du prince héritier au trône d'Angleterre. Nous devons mettre le pouvoir entre leurs mains. C'est de là que la solution viendra, puisque c'est de là que viennent la passion et l'engagement. »

Plus âgé - il en convient -, Sir Elton John est venu avec un autre discours : lutter contre l'épidémie qui progresse en Europe de l'Est. Mais le chanteur britannique n'est pas dupe, il sait que les célébrités ne résoudront pas le problème toutes seules.

« Il ne faut pas des célébrités comme moi, il faut des putains de politiciens, lance-t-il. Ce sont eux qui ont le pouvoir d'arrêter cette maladie. On pourrait la battre beaucoup plus rapidement ! On n'aurait pas à se réunir comme ça tous les deux ans à répéter encore et toujours la même chose. »

Le chanteur entend en tout cas participer à la bataille et n'est pas venu les mains vides. Sa fondation s'engage à financer des programmes de prévention en Russie notamment.

→ À relire : A la Conférence internationale sur le sida, l'inquiétude plane sur les financements

22e conférence internationale de lutte contre le sida, le 24 juillet 2018: la comédienne sud-africaine Charlize Theron est une habituée de ces rendez-vous.Actor Charlize Theron, representing "Charlize Theron Africa Outr
Cécile Thiakane ethicienne et activiste :Et si notre environnement et notre alimentation favorisaient certains cancers et AVC au Sénégal ?

 

"Notre nature était généreuse et onnefaisait pas attention. lesmutations sociales ont  prisledessus et l'homme qui était au centre se retrouve en périphérie et coincée. Il doit tout penser pour mieux agir, on  ne doit plus vivre de façon incndérée. Il faut penser demain, le futur et commencer illico à vivre autrement". PB CISSOKO

Sénégal – Et si environnement et alimentation favorisaient cancers et AVC

Et si notre environnement et notre alimentation favorisaient certains cancers et AVC au Sénégal ? Environnement et cancer Même s'il est encore assez difficile de démontrer le niveau de « dangerosité » de certains facteurs polluants environnementaux, de plus en plus d'études scientifiques pointent la corrélation entre la pollution et certains cancers. En effet, selon l'Institut National du [...]

Cécile Thiakane ethicienne et activiste :Et si notre environnement et notre alimentation favorisaient certains cancers et AVC au Sénégal ?

Environnement et cancer

Même s'il est encore assez difficile de démontrer le niveau de « dangerosité » de certains facteurs polluants environnementaux, de plus en plus d'études scientifiques pointent la corrélation entre la pollution et certains cancers. En effet, selon l'Institut National du Cancer en France

« Les dernières données scientifiques disponibles confirment que l'exposition prolongée à des niveaux élevés de pollution atmosphérique constitue un facteur de risque non négligeable de cancers du poumon».

Sur la même ligne, les experts du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) ont passé au crible les études scientifiques disponibles évaluant le lien entre pollution atmosphérique et risque de cancer. Ils ont conclu, en octobre 2013, que la pollution atmosphérique est cancérigène pour l'homme.

Aujourd'hui, force est de constater que Dakar est une ville très polluée, d'autres grandes villes au Sénégal le sont aussi. Dakar suffoque, bien qu'étant une presqu'ile, Dakar manque cruellement d'air. L'urbanisation de Dakar s'est faite sans ceinture verte. Les arbres ont été les grands oubliés de son plan d'urbanisation. Aujourd'hui trouver un espace vert dans un environnement sain dans l'agglomération dakaroise est assez rare. Exceptés le parc forestier et zoologique de Hann et la forêt classée de Mbao, les grands espaces verts dans l'agglomération de Dakar sont malheureusement des endroits avec des eaux stagnantes, insalubres : zone de captage ou vallée de Mbeubeuss...

La gestion des déchets dans un cycle complet : collecte, tris, recyclage est assez problématique au quotidien. Les saletés jonchent fréquemment les rues de Dakar et de nos autres grandes villes. Très peu de quartiers sont épargnés par ce spectacle combien désolant. La décharge d'ordures à ciel ouvert non administrée de Mbeubeuss dans la banlieue dakaroise ajoute un crucial et préoccupant problème à cette gestion des déchets urbains.

Est aussi facteur de pollution la fumée, chargée de micro particules extrêmement dangereuses pour les poumons et émanant des pots d'échappement des vieilles carcasses de voitures fréquentes dans nos grandes villes notamment à Dakar. On se demande d'ailleurs comment celles-ci obtiennent l'autorisation de circuler à l'issue de leur contrôle technique. Plus préoccupant encore, certaines roulent de surcroit avec du mauvais carburant. A titre d'exemple : la zone de Point E, lieu de concentration dense d'activités -bureaux, banques, restaurants, universités, cliniques- offre un spectacle désolant surtout en heure de pointe. Il suffit de voir les embouteillages. Difficile de comprendre que des gens puissent respirer dans une telle atmosphère.

Les sources de pollution, nombreuses, sont malheureusement bien présentes dans le quotidien de beaucoup de sénégalais vivant dans les grands pôles urbains. Sachant que cette pollution a fort impact sur notre environnement, le problème de santé publique semble être saillant. Même s'il n'existe pas encore de données chiffrées tangibles sur la corrélation entre celle-ci et l'augmentation de certaines pathologies, le doute n'est pas permis. Cela cause déjà et causera davantage de gros problèmes de santé publique dans un futur proche. Ne serait-ce pas in-fine un terrain fertile à l'augmentation de certains cancers ?

Avec le boum démographique que connaitrons dans 20 ans, nous devrons faire face à de nombreux défis et à des enjeux sociaux et environnementaux de taille. La pollution de nos villes augmentera considérablement. Il y a urgence à penser les plans d'urbanisation de nos nouveaux pôles urbains dans une vision holistique en y intégrant des concepts de smart city ou sensitive city.

Habitudes alimentaires, cancer et AVC

Comme l'environnement, certains facteurs nutritionnels de notre alimentation ont aussi un fort impact sur notre santé. Dans ce domaine aussi, des études ont mis en évidence l'influence de certains facteurs nutritionnels sur le risque de développer un cancer ou un AVC.

Au Sénégal, nos succulents et prisés plats à base de riz, trop amidonné, ont tendance à être trop gras et ou trop salés par rapport à l'apport journalier recommandé dans le cadre d'une alimentation équilibrée. Les additifs culinaires, notamment les bouillons que nous retrouvons dans le panier de la ménagère sénégalaise ne sont pas sans danger pour notre santé. Nos modes de préparations qui consistent à faire mijoter longtemps nos plats, favorisent une cuisson trop longue des viandes et les légumes. La conséquence étant d'appauvrir leurs apports nutritifs. Le poisson grillé voire carbonisé, sujet à contenir l'acrylamide, substance reconnue récemment comme hautement toxique favorisant le cancer représente donc un vrai danger.

Des études ont démontré aussi que des cuissons à température élevée donnent naissance à des substances mutagènes et que des animaux exposés à ces substances, développent des cancers, notamment gastro-intestinaux. Par ailleurs les études épidémiologiques ont démontré que les personnes qui mangent le plus de viandes grillées, roussies, rôties ont plus de risques que les autres de développer un cancer du côlon, du sein, de la prostate ou du pancréas. Par ailleurs, certaines de nos habitudes alimentaires, notamment trop sucrer nos boissons chaudes et froides feraient monter le taux de sucre sanguin. Cela peut favoriser un index glycémique élevé, très mauvais à terme pour la santé. Il paraît même que consommer trop de sucres ou des aliments glycémiants serait un terrain fertile à certains cancers dus aux surpoids et à l'obésité.

Ces nombreux exemples mettent en exergue l'impact de certaines mauvaises habitudes alimentaires. Même s'il reste des zones d'incertitudes sur le rôle exact de certains d'entre eux, les prendre en considération permettrait d'amoindrir leur menace sur notre santé.

Ce panorama peu élogieux suscite des interrogations sérieuses autour des véritables facteurs de risque d'un cancer et d'un AVC dont l'incidence ne cesse de croître.

Au Sénégal, il manque encore de données statistiques fiables sur le cancer à l'échelle nationale. Ces insuffisances statistiques aussi bien sur l'incidence que sur la mortalité liée au cancer masquent l'ampleur du problème et détournent les stratégies vers d'autres priorités non moins préoccupantes (le paludisme, la tuberculose, le VIH/SIDA, l'insuffisance rénale, etc.).

Selon Fatima Guenoune, la présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), ce sont plus 20 800 nouveaux cas, dont les 20 000 concernent, pour la plupart, la tranche d'âge la plus productive, et les 800 concernent des enfants

En outre, selon les prédictions de l'Organisation Mondiale de la Santé, en 2020, le monde comptera 20 millions de cas de cancer, dont les 75% seront issus des pays en développement, notamment en Afrique.

Dans notre pays où la « prise en charge » des malades du cancer n'est pas optimale, mettre l'accent sur la prévention pourrait être une croisade efficace pour faire baisser le nombre de nouveaux cas.

Des mesures préventives et pas des moindres

Nous avons la chance de pouvoir encore jouir d'une agriculture pas trop touchée par les produits phytosanitaires. Notre alimentation est aussi composée de très peu d'aliments ultra-transformés, fréquents dans les pays occidentaux, qui peuvent favoriser certaines maladies. Préservons ces acquis et adoptons des gestes responsables pour une consommation alimentaire saine sur l'ensemble de la chaine de valeur. Favorisons les aliments moins salés, moins sucrés, moins gras et en respectant un certain degré de cuisson. Réduisons aussi l'apport calorique journalier recommandé (ACJR) par l'OMS.

Avec une alimentation équilibrée et diversifiée, privilégiant les fibres, les fruits et légumes, nous pourrons réduire le risque de développer certains cancers.

Toujours à titre préventif, les autorités compétentes, via des messages d'allégation santé devraient inciter davantage les populations en plus de ce changement dans notre mode d'alimentation, à pratiquer une activité physique régulière. La marche, rapide ou pas, peut avoir un effet bénéfique sur la réduction de certains risques sanitaires ou de maladies cardiovasculaires dues à une alimentation trop calorique et un mode de vie trop sédentaire. Dommage que nous n'ayons pas toujours des villes piétons-friendly avec des trottoirs accessibles aux piétons pour favoriser la marche pour le bien-être des populations et en prévention de certains problèmes de santé publique.

Aujourd'hui il semblerait qu'un environnement sain, en favorisant la réduction au maximum des émissions de polluants, dont celles du Diesel pourrait amoindrir la pollution dans nos villes. Au Sénégal, lors d'épisodes de pic de pollution atmosphérique (qui d'ailleurs sont de plus en plus fréquents), il est nécessaire d'accompagner les populations avec des messages de prévention comme cela se fait ailleurs. En France, par exemple, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) diffuse des messages lors de pics de pollution pour inciter les personnes à réduire les activités physiques à l'extérieur, pour éviter l'inhalation de trop de polluants. Les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, ou malades sont également invités à limiter le nombre et la durée de leurs sorties au minimum nécessaire...

Comment réduire durablement ces risques de santé publique ?

La ville africaine de demain devrait être smart en prenant davantage en compte les préoccupations de ses habitants tout en faisant converger au mieux différents domaines pour assurer le développement à long terme des sociétés sur les plans économique, social et environnemental.

Remettons l'homme, l'humain au centre des priorités pour faire émerger une nouvelle société !

Un cadre de vie mettant en exergue ces différents domaines : logements et espaces de vie, eau, assainissement, gestion des déchets, accès à l'énergie, santé, transports, mobilité, infrastructures seront repensés, conçus et intégrés dans les plans d'urbanisation pour offrir aux populations des cadres de vie agréables favorisant santé et « bien-être » des populations.

A quand ce nouveau modèle ?

Sources : www.lanutrition.fr ; http://www.e-cancer.fr ; http://www.cancer-environnement.fr ; www.scientificamerican.com ; www.pressafrik.com

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