Santé

Sida: Charlize Theron, Elton John, Harry, les célébrités s’engagent aussi

La 22e Conférence internationale sur le sida a lieu toute cette semaine à Amsterdam, aux Pays-Bas. Quelque 15 000 personnes participent : des politiciens, des militants, des scientifiques venus du monde entier, pour faire le point dans la lutte contre l'épidémie. Des stars aussi, qui mettent leur célébrité au service de la lutte contre le VIH.

Avec notre envoyé spécial à Amsterdam,  Simon Rozé

C'est une Charlize Theron survoltée, qui arrive sur scène pour animer un débat avec de jeunes militants. L'actrice sud-africaine est une habituée des conférences sur le sida. C'était en revanche une première pour le prince Harry, qui a lui aussi souhaité dialoguer avec la jeunesse.

« La jeune génération, c'est plus de la moitié de la planète qui a moins de 30 ans, constate le petit frère du prince héritier au trône d'Angleterre. Nous devons mettre le pouvoir entre leurs mains. C'est de là que la solution viendra, puisque c'est de là que viennent la passion et l'engagement. »

Plus âgé - il en convient -, Sir Elton John est venu avec un autre discours : lutter contre l'épidémie qui progresse en Europe de l'Est. Mais le chanteur britannique n'est pas dupe, il sait que les célébrités ne résoudront pas le problème toutes seules.

« Il ne faut pas des célébrités comme moi, il faut des putains de politiciens, lance-t-il. Ce sont eux qui ont le pouvoir d'arrêter cette maladie. On pourrait la battre beaucoup plus rapidement ! On n'aurait pas à se réunir comme ça tous les deux ans à répéter encore et toujours la même chose. »

Le chanteur entend en tout cas participer à la bataille et n'est pas venu les mains vides. Sa fondation s'engage à financer des programmes de prévention en Russie notamment.

→ À relire : A la Conférence internationale sur le sida, l'inquiétude plane sur les financements

22e conférence internationale de lutte contre le sida, le 24 juillet 2018: la comédienne sud-africaine Charlize Theron est une habituée de ces rendez-vous.Actor Charlize Theron, representing "Charlize Theron Africa Outr
Cécile Thiakane ethicienne et activiste :Et si notre environnement et notre alimentation favorisaient certains cancers et AVC au Sénégal ?

 

"Notre nature était généreuse et onnefaisait pas attention. lesmutations sociales ont  prisledessus et l'homme qui était au centre se retrouve en périphérie et coincée. Il doit tout penser pour mieux agir, on  ne doit plus vivre de façon incndérée. Il faut penser demain, le futur et commencer illico à vivre autrement". PB CISSOKO

Sénégal – Et si environnement et alimentation favorisaient cancers et AVC

Et si notre environnement et notre alimentation favorisaient certains cancers et AVC au Sénégal ? Environnement et cancer Même s'il est encore assez difficile de démontrer le niveau de « dangerosité » de certains facteurs polluants environnementaux, de plus en plus d'études scientifiques pointent la corrélation entre la pollution et certains cancers. En effet, selon l'Institut National du [...]

Cécile Thiakane ethicienne et activiste :Et si notre environnement et notre alimentation favorisaient certains cancers et AVC au Sénégal ?

Environnement et cancer

Même s'il est encore assez difficile de démontrer le niveau de « dangerosité » de certains facteurs polluants environnementaux, de plus en plus d'études scientifiques pointent la corrélation entre la pollution et certains cancers. En effet, selon l'Institut National du Cancer en France

« Les dernières données scientifiques disponibles confirment que l'exposition prolongée à des niveaux élevés de pollution atmosphérique constitue un facteur de risque non négligeable de cancers du poumon».

Sur la même ligne, les experts du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) ont passé au crible les études scientifiques disponibles évaluant le lien entre pollution atmosphérique et risque de cancer. Ils ont conclu, en octobre 2013, que la pollution atmosphérique est cancérigène pour l'homme.

Aujourd'hui, force est de constater que Dakar est une ville très polluée, d'autres grandes villes au Sénégal le sont aussi. Dakar suffoque, bien qu'étant une presqu'ile, Dakar manque cruellement d'air. L'urbanisation de Dakar s'est faite sans ceinture verte. Les arbres ont été les grands oubliés de son plan d'urbanisation. Aujourd'hui trouver un espace vert dans un environnement sain dans l'agglomération dakaroise est assez rare. Exceptés le parc forestier et zoologique de Hann et la forêt classée de Mbao, les grands espaces verts dans l'agglomération de Dakar sont malheureusement des endroits avec des eaux stagnantes, insalubres : zone de captage ou vallée de Mbeubeuss...

La gestion des déchets dans un cycle complet : collecte, tris, recyclage est assez problématique au quotidien. Les saletés jonchent fréquemment les rues de Dakar et de nos autres grandes villes. Très peu de quartiers sont épargnés par ce spectacle combien désolant. La décharge d'ordures à ciel ouvert non administrée de Mbeubeuss dans la banlieue dakaroise ajoute un crucial et préoccupant problème à cette gestion des déchets urbains.

Est aussi facteur de pollution la fumée, chargée de micro particules extrêmement dangereuses pour les poumons et émanant des pots d'échappement des vieilles carcasses de voitures fréquentes dans nos grandes villes notamment à Dakar. On se demande d'ailleurs comment celles-ci obtiennent l'autorisation de circuler à l'issue de leur contrôle technique. Plus préoccupant encore, certaines roulent de surcroit avec du mauvais carburant. A titre d'exemple : la zone de Point E, lieu de concentration dense d'activités -bureaux, banques, restaurants, universités, cliniques- offre un spectacle désolant surtout en heure de pointe. Il suffit de voir les embouteillages. Difficile de comprendre que des gens puissent respirer dans une telle atmosphère.

Les sources de pollution, nombreuses, sont malheureusement bien présentes dans le quotidien de beaucoup de sénégalais vivant dans les grands pôles urbains. Sachant que cette pollution a fort impact sur notre environnement, le problème de santé publique semble être saillant. Même s'il n'existe pas encore de données chiffrées tangibles sur la corrélation entre celle-ci et l'augmentation de certaines pathologies, le doute n'est pas permis. Cela cause déjà et causera davantage de gros problèmes de santé publique dans un futur proche. Ne serait-ce pas in-fine un terrain fertile à l'augmentation de certains cancers ?

Avec le boum démographique que connaitrons dans 20 ans, nous devrons faire face à de nombreux défis et à des enjeux sociaux et environnementaux de taille. La pollution de nos villes augmentera considérablement. Il y a urgence à penser les plans d'urbanisation de nos nouveaux pôles urbains dans une vision holistique en y intégrant des concepts de smart city ou sensitive city.

Habitudes alimentaires, cancer et AVC

Comme l'environnement, certains facteurs nutritionnels de notre alimentation ont aussi un fort impact sur notre santé. Dans ce domaine aussi, des études ont mis en évidence l'influence de certains facteurs nutritionnels sur le risque de développer un cancer ou un AVC.

Au Sénégal, nos succulents et prisés plats à base de riz, trop amidonné, ont tendance à être trop gras et ou trop salés par rapport à l'apport journalier recommandé dans le cadre d'une alimentation équilibrée. Les additifs culinaires, notamment les bouillons que nous retrouvons dans le panier de la ménagère sénégalaise ne sont pas sans danger pour notre santé. Nos modes de préparations qui consistent à faire mijoter longtemps nos plats, favorisent une cuisson trop longue des viandes et les légumes. La conséquence étant d'appauvrir leurs apports nutritifs. Le poisson grillé voire carbonisé, sujet à contenir l'acrylamide, substance reconnue récemment comme hautement toxique favorisant le cancer représente donc un vrai danger.

Des études ont démontré aussi que des cuissons à température élevée donnent naissance à des substances mutagènes et que des animaux exposés à ces substances, développent des cancers, notamment gastro-intestinaux. Par ailleurs les études épidémiologiques ont démontré que les personnes qui mangent le plus de viandes grillées, roussies, rôties ont plus de risques que les autres de développer un cancer du côlon, du sein, de la prostate ou du pancréas. Par ailleurs, certaines de nos habitudes alimentaires, notamment trop sucrer nos boissons chaudes et froides feraient monter le taux de sucre sanguin. Cela peut favoriser un index glycémique élevé, très mauvais à terme pour la santé. Il paraît même que consommer trop de sucres ou des aliments glycémiants serait un terrain fertile à certains cancers dus aux surpoids et à l'obésité.

Ces nombreux exemples mettent en exergue l'impact de certaines mauvaises habitudes alimentaires. Même s'il reste des zones d'incertitudes sur le rôle exact de certains d'entre eux, les prendre en considération permettrait d'amoindrir leur menace sur notre santé.

Ce panorama peu élogieux suscite des interrogations sérieuses autour des véritables facteurs de risque d'un cancer et d'un AVC dont l'incidence ne cesse de croître.

Au Sénégal, il manque encore de données statistiques fiables sur le cancer à l'échelle nationale. Ces insuffisances statistiques aussi bien sur l'incidence que sur la mortalité liée au cancer masquent l'ampleur du problème et détournent les stratégies vers d'autres priorités non moins préoccupantes (le paludisme, la tuberculose, le VIH/SIDA, l'insuffisance rénale, etc.).

Selon Fatima Guenoune, la présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), ce sont plus 20 800 nouveaux cas, dont les 20 000 concernent, pour la plupart, la tranche d'âge la plus productive, et les 800 concernent des enfants

En outre, selon les prédictions de l'Organisation Mondiale de la Santé, en 2020, le monde comptera 20 millions de cas de cancer, dont les 75% seront issus des pays en développement, notamment en Afrique.

Dans notre pays où la « prise en charge » des malades du cancer n'est pas optimale, mettre l'accent sur la prévention pourrait être une croisade efficace pour faire baisser le nombre de nouveaux cas.

Des mesures préventives et pas des moindres

Nous avons la chance de pouvoir encore jouir d'une agriculture pas trop touchée par les produits phytosanitaires. Notre alimentation est aussi composée de très peu d'aliments ultra-transformés, fréquents dans les pays occidentaux, qui peuvent favoriser certaines maladies. Préservons ces acquis et adoptons des gestes responsables pour une consommation alimentaire saine sur l'ensemble de la chaine de valeur. Favorisons les aliments moins salés, moins sucrés, moins gras et en respectant un certain degré de cuisson. Réduisons aussi l'apport calorique journalier recommandé (ACJR) par l'OMS.

Avec une alimentation équilibrée et diversifiée, privilégiant les fibres, les fruits et légumes, nous pourrons réduire le risque de développer certains cancers.

Toujours à titre préventif, les autorités compétentes, via des messages d'allégation santé devraient inciter davantage les populations en plus de ce changement dans notre mode d'alimentation, à pratiquer une activité physique régulière. La marche, rapide ou pas, peut avoir un effet bénéfique sur la réduction de certains risques sanitaires ou de maladies cardiovasculaires dues à une alimentation trop calorique et un mode de vie trop sédentaire. Dommage que nous n'ayons pas toujours des villes piétons-friendly avec des trottoirs accessibles aux piétons pour favoriser la marche pour le bien-être des populations et en prévention de certains problèmes de santé publique.

Aujourd'hui il semblerait qu'un environnement sain, en favorisant la réduction au maximum des émissions de polluants, dont celles du Diesel pourrait amoindrir la pollution dans nos villes. Au Sénégal, lors d'épisodes de pic de pollution atmosphérique (qui d'ailleurs sont de plus en plus fréquents), il est nécessaire d'accompagner les populations avec des messages de prévention comme cela se fait ailleurs. En France, par exemple, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) diffuse des messages lors de pics de pollution pour inciter les personnes à réduire les activités physiques à l'extérieur, pour éviter l'inhalation de trop de polluants. Les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, ou malades sont également invités à limiter le nombre et la durée de leurs sorties au minimum nécessaire...

Comment réduire durablement ces risques de santé publique ?

La ville africaine de demain devrait être smart en prenant davantage en compte les préoccupations de ses habitants tout en faisant converger au mieux différents domaines pour assurer le développement à long terme des sociétés sur les plans économique, social et environnemental.

Remettons l'homme, l'humain au centre des priorités pour faire émerger une nouvelle société !

Un cadre de vie mettant en exergue ces différents domaines : logements et espaces de vie, eau, assainissement, gestion des déchets, accès à l'énergie, santé, transports, mobilité, infrastructures seront repensés, conçus et intégrés dans les plans d'urbanisation pour offrir aux populations des cadres de vie agréables favorisant santé et « bien-être » des populations.

A quand ce nouveau modèle ?

Sources : www.lanutrition.fr ; http://www.e-cancer.fr ; http://www.cancer-environnement.fr ; www.scientificamerican.com ; www.pressafrik.com

Sida: des tests très prometteurs pour un potentiel vaccin

Un vaccin contre le Sida pourrait-il bientôt exister ? C'est l'espoir suscité par un nouveau traitement préventif. Le rapport des essais cliniques a été publié dans la revue scientifique The Lancet.

Les essais cliniques ont duré plus d'un an et les résultats sont encourageants. Le traitement préventif a d'abord été testé sur des singes. Les deux tiers d'entre eux ont été protégés quand les chercheurs leur ont inoculé le virus.

Puis près de 400 hommes originaires d'Afrique du Sud, d'Afrique de l'Est, de Thaïlande et des Etats-Unis ont reçu des injections de virus VIH rendus inoffensifs, et le test a montré des réactions immunitaires très prometteuses. Le directeur de l'étude, le virologue Dan Barouch, estime que ce n’est probablement pas le vaccin définitif, mais que cela pourrait être une avancée phénoménale.

Le seul et unique essai qui avait eu lieu en 2009 avec un autre modèle vaccinal, avait montré des résultats très insuffisants. Le risque d'infection de 16 000 volontaires en Thaïlande n'avait été réduit que de 31%.

Tests en Afrique Australe

Un test de ce vaccin potentiel appelé Imbokodo (rocher, en zoulou) sera lancé sur 2 600 femmes en Afrique Australe, le lieu au monde où le virus pose le plus de problèmes, explique Jean-Daniel Lelièvre, du Vaccine Research Institute (Agence nationale de recherches sur le sida) joint par RFI. En France, 150 000 personnes vivent avec le VIH, et ils sont chaque année 6 000 à découvrir leur séropositivité. « En Afrique Australe, c'est 100 fois plus ! », pointe le chercheur.

Les résultats de ce test très prometteur sont attendus vers 2021. Le professeur Darouch appelle néanmoins à la prudence, rappelant qu'en matière de recherche vaccinale, les déceptions sont souvent nombreuses.

On avait un premier vaccin qui avait montré une certaine efficacité, qui avait été fait en Thaïlande et le vaccin qui avait été utilisé à l'époque couvrait un seul type de virus VIH. (...) Et l'avancée importante avec cette nouvelle stratégie vaccinale c'est de couvrir largement l'ensemble des différents sous-types.
Professeur Jean-Daniel Lelièvre, du Vaccine Research Institute (Agence nationale de recherches sur le sida)

MUJAHID SAFODIEN / AFP

La fertilisation in vitro au secours des rhinocéros blancs du Nord ?

Reverra-t-on des rhinocéros blancs du Nord courir en liberté dans la nature ? Après la mort de son dernier mâle en mars 2018, l'espèce ne compte plus que deux femelles en vie. La science progresse cependant et l'espoir existe de parvenir à de nouvelles naissances grâce à la fécondation in vitro. Une équipe de chercheurs a publié ce mercredi 4 juillet dans la revue Nature Communications les résultats d’une étude durant laquelle ils sont parvenus à obtenir des embryons.

Leur nom vous est peut-être inconnu : Najin et Fatu sont les deux dernières représentantes vivantes de rhinocéros blanc du Nord, une sous-espèce décimée par le braconnage. Le dernier mâle, Sudan, est mort en mars dernier à l’âge de 45 ans.

Se dirige-t-on vers l’extinction totale de ces pachydermes ? C’est malheureusement très probable, mais des chercheurs gardent espoir. Ils ont réussi à obtenir les premiers embryons in vitro de rhinocéros blanc du Nord.

Pour le moment, les fertilisations n’ont pu produire que des hybrides

La méthode utilisée est simple sur le papier : les chercheurs ont utilisé du sperme congelé de mâles du Nord pour féconder des ovules de femelles du Sud, une espèce cousine, dont il reste 20 000 individus vivant à l’état sauvage dans le sud de l’Afrique. Pour la première fois, ces chercheurs ont obtenu des embryons à la suite de ces fécondations.

Il y en a eu sept au total, dont trois ont été congelés. Il y a cependant un bémol, ces embryons sont donc des hybrides entre les espèces du Nord et du Sud. Pour obtenir un petit rhinocéros 100% du Nord, il faut en effet du sperme congelé de mâle du Nord, ce dont on dispose, mais également des ovocytes d’une femelle du Nord également. Il n’en existe pas de congelés, il n’y a donc qu’une seule solution : les prélever sur Najin et Fatu. Pour ce faire, il faut l’autorisation des autorités du Kenya, où elles vivent actuellement, et celle-ci se fait encore attendre.

Les femelles du Nord trop vieilles pour mener les 16 mois de gestation

Si cet obstacle est levé, il faudra ensuite que la manipulation fonctionne pour donner un embryon qui devra ensuite être implanté dans une femelle porteuse. Cette dernière sera forcément du Sud : Najin et Fatu sont en effet trop vieilles pour mener à leur terme les 16 mois de gestation de ces mammifères.

Les résultats présentés sont donc pour l’instant prometteurs : ils établissent que la fécondation in vitro fonctionne chez les rhinocéros. Il faudra en revanche encore du temps pour assister à la naissance d’un premier bébé rhinocéros blanc du Nord. Les chercheurs sont assez optimistes pour y parvenir dans trois ans, mais il faudra attendre bien des années supplémentaires pour espérer voir des hordes courir et vivre à l’état sauvage, si cela arrive un jour.

Par Simon Rozé

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