Poésie (31)

A ma soeur ....

Avr 26, 2017 Écrit par
A ma soeur ....

« L'emporter en colère ou en vengeance. C'est ce faire battre par celui que l'on prétend surpasser.»Proverbe Algérien

A ma soeur

Non, ne pleure pas ma soeur !


Ils ont blessé ton coeur !
Ils ont blessé ton âme !
Mais ils n'ont pas salis ton corps !

Non, ne pleure pas ma soeur

!
La vérité triomphera et enfin la roue tournera !
Le vent se lèvera et te soulèvera !
Et tel un oiseau majestueux, tu triompheras !

Alors, non ! Ne pleure pas, ma soeur !
Car le sourire du bonheur est déjà là !
Et il est là pour toi !!!

Nadjia Omani du VDEM

Un poême simple et inspiré qui peut toucher beaucoup de gens, nos lecteurs et lectrices nous proposent des articles et nous vous les soumettons en toute humilité. L'écriture comme remède et moyen d'expression pour se dire et exister  P B C

DON QUICHOTTE par le Pr Ibra SOW de l'IFAN/UCAD Lyon, 1972

DON QUICHOTTE par le Pr Ibra SOW de l'IFAN/UCAD Lyon, 1972

Il va le Cavalier
Cherchant
L'ombre
Au-delà du jour
Servant
Le jour
Au-dessus des ombres


                        Il va le Cavalier
                        Vantant
                        La loi
                        De son épée
                        Le jour son nom
                        Louant
                        La nuit son cœur

                                           Il va le Cavalier
                                           L'étendard
                                           À la main
                                           Dressé
                                          Contre les forts
                                          Redresser
                                          Tous les torts

                                                       Il va le Cavalier
                                                       Marchant
                                                       Au-dessus des ombres
                                                       Sans se fier
                                                       Du nombre
                                                       Défier
                                                       Le sort sombre


                                                                                 Il va le Cavalier
                                                                                 Le regard
                                                                                 Haut et solitaire
                                                                                 Vers la mort
                                                                                 Chercher
                                                                                 Le jour
                                                                                 Pour toujours.


Par ibrahima SOW devenu le Pr Ibra SOW directeur du Laboratire de l'Imagninaire de l'IFAN/UCAD/Sénégal
In Wikipedia on dira ceci : À la fois roman médiéval — un roman de chevalerie — et roman de l'époque moderne alors naissante, le livre est une parodie des mœurs médiévales et de l'idéal chevaleresque, et une critique des structures sociales d'une société espagnole rigide et vécue comme absurde. Don Quichotte est un jalon important de l'histoire littéraire et les interprétations qu'on en donne sont multiples, pur comique, satire sociale, analyse politique. Il est considéré comme l'un des romans les plus importants des littératures espagnole et mondiale.
Le personnage est à l'origine de l'archétype du Don Quichotte, personnage généreux et idéaliste qui se pose en redresseur de torts1.

À surfer sur la vague, on confond le réel-La raison déraisonne par J Tribotté

 

À surfer sur la vague, on confond le réel-La raison déraisonne par J Tribotté

Je regarde sans croire
Les nouvelles du jour
Qui détruisent l'espoir
Que j'ai mis en l'amour

L'humanité tragique
Se révèle martyr
D'un acte fanatique
Que je n'ose décrire

Le dessein de ce geste
Résolument m'échappe
Je relâche du lest
Par des larmes en grappe

La liberté étouffe
On étrangle son cou
Elle meurt sans un souffle
Lapidée sous les coups

Qui donc est le bourreau
Qui a osé sévir?
Qu'on le jette aux barreaux!
Qu'on l'empêche d'agir!

La raison déraisonne
Au pays des Lumières
L'obscurantisme sonne
Son retour à la terre.

À surfer sur la vague
On confond le réel
Le courage divague
Le corps ploie sous le fiel

La folie nous gangrène
L'humanité se meurt
La toile étant l'arène
De moeurs et de rumeurs

On ignore quoi faire
Face à l'horrible crime
Qui risque de défaire
Ce qui tous nous arrime.

Julien tribotté
Mercredi 7 janvier 2015.

Merci à ce jeune homme philosophe en herbe

L'École normale supérieure, appelée aussi « de la rue d'Ulm » , « Normale Sup' », « ENS » ou « Ulm » tout court, est l'une des institutions universitaires et de recherche les plus prestigieuses et les plus sélectives de France, spécialisée en lettres

Ndongo Mbaye poête franco-sénégalais :  LE SILENCE...Poème inédit

 

Ndongo Mbaye
·
LE SILENCE...Poème inédit

Le silence le silence le silence
Tourbillon fatal
M'éloigne de toi
Obstrue nos chemins
D'amour
C'est le silence farouche
Eclipse astrale
Qui éteint la lumière
Entre nous
Et seul le silence
Est grand
Tout le reste est ivresse


Le silence le silence le silence
Ferme toutes les portes
Aux rayons de soleil
Aux éclats de rires
Aux esquisses des sourires
Mais le silence chante
Sa douce et criante solitude
Mélodie
Bouleversant l'entre-deux
De nos paroles


Le silence se rebelle
D'être relégué à la périphérie
D'être amputé de ses notes
De n'être que silence bruyant
Bruissant de mille chants
Il hurle le silence
Du sage
Proférant des largesses
Dans des actes
Tout en délicatesse


Le silence léger long
Pesant ou lourd
De tombe ou de méditation
Est silence qui veille
Entre des êtres
Qui se regardent
Sans se voir


Silence qui sommeille
Dans son lit de songes
Entre belligérants
En chiens de faïence
Dans son nid de rêves
Le silence le silence le silence
Tourne souffle devient endémique
Entre nous installe
Entre ses voyages
Des tours de Babel
Des murailles de Chine

Et sur son chemin de vertus
Soulève les vices
Des bruits mugissants
Des hypocrites gémissants
Entre deux souffles
Deux paroles qui s'entrechoquent
Se cherchent se retrouvent
Deux esprits féconds
Deux âmes fertiles
Se glisse le silence
Comme un air
De Liberté

Dr Ndongo MBAYE
Le 23 septembre 2016

Intellectuel franco-sénégalais

Polymathe et passeur de mémoire

CHANSON-POEME POUR CIRCONCIS.... A tous les poètes qui chantent des kassaks, même en plein jour ....à toutes les voix épousant la nuit...

 

Njuli oh toi circoncis
Voix muette qui crie
Dans le désert des selbés
Taguna mbaar njaay
Tagotuma mbaar njaay
Et le bâton chauffé
Dans le feu ardent
Sur ma tête claque
Tel un lingué docile
Et je ne crie point
Je ne dois pas crier
Ni geindre


Juste recevoir et me taire
Devant tous les silences complices
Les coups font l'initié
Assouplissent son corps
Son coeur
Son esprit
Jusqu'à ses velléités de violence
De rancune
De revanche
Samaa sa mbara welle mbar njaay
Mbara welle
Njuli njaay selbe joop
Kaay leen gnu mbara welle
Et les chants fusent
Pour configurer les entre-deux
Et s'exécutent les danses
Dans la transe collective ajustée
Choeurs plaintifs
Choeurs exaltés
Choeurs de dérision
Coeurs renoués


Tel le gland-en-devenir-qui-annonce-le-chêne
Je suis le njuli-initié-en-devenir-qui-chante-l'homme
Je réclame ma mémoire
Pour exalter mon épopée
Je réclame ma mémoire
Pour réunir tous les fils invisibles
De mon héritage
Je réclame ma mémoire
Pour grandir
Pour mûrir
Pour forcir
Pour résister
A la douleur
A la compassion
Aux larmes traitresses
Aux larmes honnies
Naaro luy sa bagn sa ganaar
Mu yëngël njanjam
Doone naar luy sa bagn sa ganaar
Mu yëngël njanjam
Une voix claire belle transparente
Dans la nuit soumise étoile
Sous la lune domptée
Dans nos yeux les éclairs
Du feu virevoltant
Les étincelles du feu naissant
Jaillissant


Les chants-danses entonnent
Des pas de Vie
Des mystères d'avenir
Une mystique du futur
Pendant que la nuit impassible
Dans les ténèbres s'enfonce
Pour mieux renaître
Aux frimas des lueurs de l'aube embusquée
Les grands maîtres chanteurs
Fourbissent leurs armes
Saisissent des effluves des paroles
Pour en décrypter les signes
Pour en décoder les symboles
Pour en délacer les noeuds
Pour en désengorger les bruits
Pour en éventrer les fureurs
Mbay joop solna mbubam njoobeen
Solna mbubam
Daraa la sol teksa baatu njandanke
Solna mbubam
Le feu ferme ses yeux dorés
En même temps que faiblissent
Les paupières lourdes des initiés
Les chants se parent
De silences enchanteurs mélancoliques
Volubiles


Le ciel rehausse son voile
De contours cristallins
La nuit à grands pas
Marche vers sa demeure
Les esprits familiers jinne propices
En leurs rondes joyeuses
Occupent leurs espaces
De prédilection
Les voix cherchent leurs voies
Dans les abysses noires
Amplifient les-au-revoir-teintés-de-sommeils
Salutaires


Njuli oh toi circoncis
Dans le cercle déconstruit
Tu as trouvé ton chemin

Dr Ndongo MBAYE
A Yeumbeul le 21 juin 2016

MES YEUX.....* Pour toi Khoudia Mbaye , luminescence en furie....

 

Ndongo Mbaye
·

MES YEUX.....* Pour toi Khoudia Mbaye , luminescence en furie....

Mes yeux rebelles
Enchantés devant la magie
De ton corps
De tes corps éclatés éclatants
Tes corps éclairés éclairant jusqu'à la voûte des cieux
Aiment te réinventer
Pour se ressourcer aux confluences
De tes couleurs
Aux influences de tes senteurs
Aux affluences de tes fleuves de Vie
Mes yeux charmés
Rendant armes à tes pieds graciles
Rendant grâce à tes jambes longilignes
Observent ta sveltesse
Toi qui altesse
Sculptes l'esthétique dans tes sourires
Tes rires esquissés
Tes câlins subreptices aux zéphyrs aquilins
Tes baisers à la nature


Mes yeux volcaniques
Scrutent tes éruptions chaleureuses
Tes irruptions généreuses
Etalées sur tes peaux à géométries variables infinies
Sur tes métamorphoses insaisissables indéfinies


Mes yeux éblouis
Caressent les silhouettes tracées dans l'espace
Dans tes sillages polyphoniques
Pour trouver la sérénité la paix l'amour
Dans les forêts des signes mots et symboles
Dans les méandres ésotériques
Que dessinent et chantent et clament
Les mille et un langages que tu exhales
Les belles langues dans lesquelles tu exultes
Les myriades d'arcs-en-ciel que tu exaltes
Diali de l'art du geste sublimé
Tu cisèles tes créations nées
Au gré de tes fantaisies
Buvant ton ambroisie
Perchée sur tes nuages bordés
De magie enchanteresse
Brodés
Des sentiments en délicatesse
D'une Diane chasseresse en ivresse


Mes yeux apaisés
Calmés apprivoisés
Voient défiler devant leurs voiles immaculés
Toutes les eaux miraculeuses
Où vont boire les lamantins
Pour renaître éternellement
Devant les lumières
De tes soleils intérieurs
De tes lunes environnantes
De tes étoiles protectrices
De ton coeur incitant
A d'incessants voyages initiatiques
Sur les dos des bolongs
Dans les feuillages hospitaliers
Des mangroves nourricières


Mes yeux rebelles reposés extatiques
Toujours de Bonheur
Devant tes appels symphoniques
Auront soif
Auront faim
De toi

Dr Ndongo Mbaye
Le jeudi 25 septembre 2014..

Poème inédit...TU ES REPARTIE...ou..LIBERTE RETROUVEE

La poésie est un art majeur qui exprime entre les lignes la force d'une pensée qui ne se dévoile pas totalement;  d'où la nécessité de faire appel à l'intelligence oh j'allais dire à la sagacité et à l'imagination libre. P B CISSOKO

Poème inédit...

Dans les méandres
De mon cerveau en fusion
Tu es repartie à la dérive
De tes songes de retrouvailles
Sur les berges
De nos fleuves d'affection
Dans la douceur chaleureuse
Dans les chaudes étreintes
De nos bras
Nous retrouverons les tendresses


De nos effusions
Entre sueur et sang
Nous nous sommes tant donnés
Pour escalader ensemble
Nos monts d'oliviers
Pour chanter en choeur
Les cantiques des cantiques
Pour éplucher en silence
Les incunables de nos temps
Antiques


Dans les méandres de nos savoirs
Nous avons recherché
Dans la frénésie
Des impatiences de jeunesse
Les portes des mondes parallèles
De toutes les autres dimensions
Pour en explorer les moindres
Interstices


Et tu m'as enchanté
Par ta sagesse épique
Quand tu as retrouvé
Le récit pluriel
De ton continent de la pleine
Lune
Marché sur le chemin tapissé
De nénuphars
Dans les méandres
De nos rites d'initiation
Nous avons retrouvé notre bâton
De Liberté

Dr Ndongo MBAYE
Dans l'avion du retour le 8 juillet 2016

ELLE ET LUI par  Caroline Gauthier ----- l’art des contraires

Une femme parmi tant d'autres, une femme qui veut exister sans atteindre la perfection, une femme qui veut reconnaître ses forces et ses faiblesses, une femme qui veut sortir des schémas.

Ni protégée, ni soumise, ni au foyer, ni femme d'affaires, je veux être sans avoir à me soucier des convenances et du paraître.

A travers les articles que j'écris ou que je relaye ici, je veux informer, questionner et surtout débattre.

Débattre de la société qui impose à la femme un modèle de construction, du bien-être, parce que c'est en partie grâce a lui que l'on va apprendre à s'écouter, et bien sur, de l'évolution de la femme dans le monde.

Parce que les femmes changent, on change./ Caroline Gauthier

ELLE ET LUI par Caroline Gauthier

Elle est un sexe en creux,
lui un sexe érigé vers les cieux.
Leur constitution était faite de contraire...
Là commençait une histoire extraordinaire.
Mais, elle pouvait tout aussi bien basculer dans les méandres de l'enfer.

Elle était comme le creux de la terre ;
lui, comme le soleil et sa lumière.
Elle était la traversée des ombres et l'initiation ;
lui, la montée vers la lumière et l'ascension.

Elle était le corps et ses sensations ;
lui la conscience et l'Esprit du retour à la maison.
Elle était l'émotion et l'énergie du vivant ;
lui, l'esprit et la vacuité du firmament.

Elle était les cycles des saisons et les mouvements de la terre ;
Lui, l'axe du soleil, des étoiles et des constellations de l'univers.
Elle était la force tellurique et volcanique ;
Lui, la force céleste et cosmique.
Elle était le 2, la dualité, la matière et la Terre Mère ;
Lui le 1, l'esprit, l'unité et l'énergie du Père.

Ils étaient faits pour s'emboîter et se compléter.
Pourtant, la religion les avait séparés.

Les figures de la religion sont censées être des références à notre évolution ;
pourtant les discours tenus nous on fait tourner en rond.

Il ne faut alors pas s'étonner que beaucoup de couples en chemin se soient paumés
Car, ils ont oublié de nous dire une chose essentielle : dans la religion, il y a aussi : Elle.

Or, Lui n'était pas fiancé. Et cela nous a égarés...
Les religieux ont donc coupé la spiritualité et le sacré, de la matière ; ce qui n'a pas fait notre affaire.

On est donc culpabilisé et non sacré,
si on se mettait à vouloir aimer vraiment celui ou celle reflétant notre altérité... ;
Parce qu'il n'existerait pas de couple dans la spiritualité...
On serait même des gros méchants, si on était désirant !
Ne trouvez-vous pas cela délirant !

Il n'existe dans les représentations christique qu'une seule femme qui est uniquement mère ;
Ce qui n'aide pas les femmes, elles, à être entières

Pourtant, elle et lui auraient pu être mariés, car telle était leur destinée.
Sans elle, il lui manque des pieds.
Elle est son ancre, son amarre et sa prise de terre pour mieux monter vers la lumière.
Elle est celle qui l'aide lui à plonger dans les sensations, pour ne pas être dans la raison et l'illusion.
Elle est celle qui l'aide à sentir son corps de chair, pour toucher le divin dans la matière.

Lui est sa lumière, son axe et sa conscience ;
qui l'aide à sortir de ses sens.
Lui est celui autour duquel, elle a envie de danser,
pour lui montrer sa beauté.

Elle est la crypte et la fondation ;
Lui est la voute céleste et l'ascension.
Elle est la grotte profonde et le puits ;
Lui est le mont Golgotha et le Nirvana.

Elle est vêtue du rouge du sang de la vie ;
Lui est drapé de blanc de la couleur de l'esprit.
Elle est la lune, la nuit et l'inspir ;
Lui est le soleil, le jour et l'expir.
Elle lui oint les pieds du parfum de ses sens ;
Lui, il lui touche la tête pour l'accès à sa conscience.

Tout cela est écrit dans le cantique des cantiques,
poème au combien magnifique
Pour nous montrer à quel point le couple peut être magique.
Les personnages de l'évangile incarnent des niveaux de conscience, dont on pourrait faire une science.
Mais on l'a oublié, car on a été trompé...
En entrant en résonnance avec eux, on est inspiré par la terre et par les cieux ;
et on est plus coupé en deux.

 

Caroline Gauthier
Auteur du Roman "Au Nom du corps"

LE TATA IMPRENABLE par le Dr Ndongo MBAYE

 


Voilà un poème-hommage écrit pour Youssou Tata Cissé, ce grand Africain Malien, un anthropologue-ethnologue-sociologue qui a tant travaillé pour exhumer la Charte Du Kurukan Fuga ou Serment du Mandé du 13 ème s, avec le Grand Sunjata Keyta.....N M
Ce Pr infatigable a contribué à transmettre les savoirs cachés pour que l'humanité n'ait pas à dire des contre-vérités. Je l'ai rencontré deux fois et c'était toujours un plaisir et on se dit en l'écoutant qu'on ne sait rien.P B Cissoko

Youssouf Tata Cissé
Tel un impérial tata
Où Samory Touré et Alboury Ndiaye
Accorderaient leurs histoires
Tu es une forteresse imprenable
Où l'humilité le disputait aux savoirs
Où l'ambition pour ta mère Afrique
Le disputait à tes inoxydables espoirs
Pour sa rédemption et sa renaissance
Je te tutoie pour ta modestie
Je te respecte pour ta reconnaissance
Je te parle pour ta grandeur
Je te rêve pour tes ambitions
Pour la douce et tendre et merveilleuse mère
A qui tu as tant donné
A qui généreusement tu as offert ta vie
Sur l'autel de ton amour aveugle et sacré

Youssou Tata Cissé
Par le nom du Mandé
Je te consacre combattant de la Liberté
Je te sacre homme grand
Chevaucheur de vents et d'esquifs zéphiriens
Arborant les mots sublimes magiques chantés déclamés
Des ères des grands parlers
De Kita à Kéla
Où résonnent koras et balafons et ngonis
Où les hymnes de tes mots
Et les passerelles de tes actes
Illuminent les sillons de notre Conscience Historique
Tel un roi digne altier fier
Tu es debout même couché à jamais
Dans la terre légère d'un pays aux abois
Tu as voyagé par les mythes et les cosmogonies
Arrosant les arbres miraculeux fabuleux
Des Malinkés et des Soninkés
Et de tous les autres
Ceux d'ici et d'ailleurs
Ces douces sources vives auxquelles
Assoiffé tu t'es abreuvé
Pour que baobab éternellement debout
Tu ne tombes jamais dans les mains sacrilèges
Des ennemis barbares

Youssouf Tata Cissé
De mémoire et pour ton Panthéon matriciel
Tu as mis au monde
Comme pour mieux et plus l'éclairer
La Charte du Kurukan Fouga
Comme pour mieux et plus t'envoler
Sur les dos de tous les oiseaux
De bon augure
Pour donner à tes peuples
La force d'aimer de sourire de rire
Pour apprendre et enseigner l'Histoire
La morale et l'éthique
Et toutes les valeurs cardinales
Et de spiritualité
Pour rappeler ta présence intrinsèque au monde
Et sublimer l'universel
Pour construire des ponts de lumières
Traçant superbe l'arc-en-ciel
De ta foi incommensurable
Aux couleurs de Sankara jusqu'à Mandela
Pour tous les morts qui ne sont pas morts
Pour toi l'unique
Le poète doit dire
La vie jamais ne meurt
Surtout quand comme toi
Elle parle aux goélands.

Dr Ndongo MBAYE
A Choisy Le Roi (France) le 8 Janvier 2014

QUE CHANTE LE GOELAND..Po

Juil 25, 2016 Écrit par
QUE CHANTE LE GOELAND..Po

 

Poème inédit par le Ndongo MBAYE

Que dit le goéland
Dans sa liberté ailée
Caressant les nuages enrobés
De soleil
Déployant large ses rêves d'oiseau
En quête de fragrances de Vie
Que dit le goéland
Aux nuées prolixes
Dans l'attente de ses frissons
Arc-en-ciel
En en-volée sur les volutes
Hospitalières océaniques
Porteuses de flux
De reflux
De pensées ondines
Savoureuses telle la fleur
De sel enrobée de miel
Azuréen
Que dit le goéland
Entre mots et entre-deux
Entre luminescence et abysses nocturnes
Entre être et néant
Entre passé présent à-venir
Que dit le goéland
Entre savanes et forêts traumatisées


Mutilées


Que chante le goéland
Aux enfants de la terre
Aux enfants fissurés
Aux enfants laissés pour compte
Pour les pertes et profits
D'une humanité exsangue
Que chante le goéland
A la terre qui regerme
Aux gouttes de lumières
Qui tel un grand vent
Balayent les violences du monde


Que clame le goéland
Dans les terres de nuit baignées
Que réclame le goéland
Pour la survivance des peuples
Spoliés pris en otages esclaves
Que déclame le goéland
Pour raconter l'infortune des faibles
Dans la chaleur moite
De la pénombre


Que raconte que murmure le goéland
Aux esprits des mânes tutélaires
Assoiffés de rituels
De lait caillé
De sang versé
De danses exécutées
De chants entonnés
De masques arborés
Je parle au goéland
Il me répond
Il me dit que des hommes
Du Nord sont arrivés
Avec leurs tonnerres de feux
Leurs chevaux de fer
Leurs vêtements d'acier
Ils ont emprisonné la Parole
Dans leurs filets l'ont attachée
Lui coupant un bout
De langue
Pour affliger son Bonheur
Pour faire de ses sourires
Des rictus
Et ainsi dans le néant
La plonger pour l'éternité
Mais ils ont assisté
A un miracle
Le bout de langue a repoussé
Et avec lui la rage de Liberté
A surgi des profondeurs
De l'insoumission
Et vaillamment ils ont résisté
Aux assauts barbares
Des chasseurs de civilisations
Que transmettra le goéland
De son récit épique pluriel
De vérité
Parlera-t-il de légende ou d'histoire
Je ferai fleurir les faits
Juste les faits
Dit le goéland

Dr Ndongo MBAYE
Le 15 juin 2016 , entre Bruxelles et Dakar.

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AUDIO

-Habiter ici et vivre
Habiter ici et Vivre la-bas au Bled : immigration en questions. La chaine YOUTUBE de pape Cissoko ...

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