Contribution (59)

Dialogues National et Politique : Une communication à contresens ou un déni de démocratie

Le dialogue est au cœur de notre vie sociale, un pilier de la démocratie. C’est un remède aux tensions politiques ou un rempart contre les passions et les dissensions. Nous avons tous en mémoire les concertations entre les présidents Diouf et Wade, guidés par leur patriotisme et qui tentaient de résoudre des crises ou des conflits menaçant les fondements de notre société. Ces dialogues avaient un sens, aboutissant même à la mise en place d’un observatoire national des élections (ONEL). L’objectif était de rechercher la cohésion ou la remise en marche du système politique jugé défaillant. Le dialogue apparaît ainsi comme un moyen d’apaisement et de restructuration du tissu politico-social. Par contre quels enseignements pouvons-nous tirer des dialogues voulus par la majorité présidentielle actuelle ?

La forme de ces dialogues « makyllés » met à l’évidence le caractère galvaudé de ses concertations, transformées en outil de communication politique. Le pouvoir actuel pense que la crise de la confiance qui les atteint peut-être résolue par le miracle de la communication politique. Cette dernière, objet de suspicion, est rejetée à juste titre par les acteurs politiques de l’opposition. Il y’a en effet un préalable à respecter avant de convoquer un débat national ou politique. Le dialogue fait appel à la raison et à l’écoute. Le but ultime dans ce type de communication est de trouver une complémentarité des points de vue, de rechercher ensemble et de manière désintéressée, le consensus. C'est un des vecteurs essentiel et nécessaire pour obtenir l’adhésion et sans doute, apporter une contribution constructive et positive de tous les acteurs de la vie politique.

Une des premières étapes - qui semble évidente ! – est de positionner le débat public bien en amont de la décision, de façon à ce que plusieurs options soient encore ouvertes, et qu’il soit encore possible d’en examiner ou co-construire de nouvelles. Cela implique d’une part, que le pouvoir accepte d’organiser un débat de fond sur le contentieux électoral, et d’autre part, qu’il ait la volonté politique de tenir réellement compte des résultats qui en émergent pour élaborer leur décision.

Il n’est point besoin de démonter l’importance du processus électoral dans la consolidation des systèmes démocratiques. L’Etat a la responsabilité d’établir les préalables indispensables à des élections libres, régulières et transparentes et d’instaurer un dialogue permanent entre les acteurs autour du processus électoral. Mais il doit tout autant être conscient que sans la sincérité et la franchise dans le dialogue, il est illusoire d’espérer arriver aux consensus nécessaires au renforcement de notre système électoral.

Nous constatons malheureusement l'autoritarisme dont fait preuve Macky Sall dans l'exercice de ses fonctions ne favorise aucun dialogue constructif. Nous rappelons que pour l’adoption d’une nouvelle constitution, le gouvernement a rejeté le principe de la consultation mutuelle permanente et a procédé à la modification unilatérale du système électoral. La rupture du consensus politique a ainsi conduit à la confection d’un nouveau fichier. Cette manœuvre politicienne a d’ailleurs empêché une partie de l’électorat à exercer leurs droits civiques lors des dernières élections. C’est l'ultime duperie d'un pouvoir en perte de repères et en mal d'inspiration. Son souci de premier rang réside dans le perfectionnement de la technologie ou de la tricherie lui permettant de conserver le pouvoir. Il faut surtout se rendre à l’évidence que ce régime est à bout de souffle. Plus que sa méthode, c’est l’homme politique qui est en cause. Le Président Macky Sall doit être conscient de sa responsabilité personnelle et celle de son clan sur le chaos dans lequel il est en train de plonger le Sénégal. Les dirigeants « aperistes » ainsi que de la majorité présidentielle relèguent au second plan les préoccupations et les attentes du peuple. Et ils se disputent à couteaux tirés pour des prébendes et des coordinations politiques illusoires. La presse est devenue le lieu du spectacle affligeant de ses empoignades. Alors des hommes incapables de s’entendre dans leur propre formation politique peuvent-ils conduire un débat national ou politique ?

L'urgence est donc d’appeler un dialogue sincère et inclusif afin de permettre l’audit du fichier électoral, la nomination d’une personnalité indépendante chargée d’organiser les prochaines échéances électorales, la délivrance des cartes électorales en souffrance, le financement des partis, statut de l’opposition, etc...

Le mouvement d’UN AUTRE AVENIR reste très attaché aux principes de la démocratie participative pour donner un nouveau souffle pour le Sénégal. C’est pourquoi nous invitons le Président Macky Sall d’arrêter sa chevauchée solitaire à cœur et à corps perdus dans un mouvement paroxystique. La conjoncture actuelle exige une vision plus large et plus claire dans le domaine de la gouvernance de notre pays.

Ibrahima Thiam

Président dUN AUTRE AVENIR

L’esclavage en Libye

Nov 21, 2017 Poster par
L’esclavage en Libye

« Je condamne avec la dernière énergie l’esclavage en Libye

La diffusion, il y a quelques jours, par la chaîne américaine CNN d’un documentaire sur une vente aux enchères de migrants africains en Libye à scandalisé le monde. En voyant ces images épouvantables on avait le sentiment de revenir plusieurs siècles en arrière, au temps de la traite négrière. Bien sûr le reportage a suscité une multitude de réactions révoltées un peu partout mais on était en droit d’espérer davantage de la part de certains dirigeants africains. On peut cependant se féliciter de l’indignation exprimée par le président en exercice de l’Union Africaine, le guinéen Alpha Condé et le gouvernement sénégalais. C’est à leur honneur. Il est d’ailleurs question que ce sujet soit à l’ordre du jour du prochain sommet Union Africaine-Union Européenne des 29 et 30 novembre prochains à Abidjan.

Assister impuissant à la présentation de « garçons grands et forts pour le travail de ferme pour un prix de 1 200 dinars libyens » l’équivalent d’environ 400 dollars était en effet proprement insoutenable. De telles scènes ont fait l’effet d’un épouvantable cauchemar dans l’inconscient collectif africain qui ne s’est jamais remis des siècles de déportation et d’exploitation du peuple noir.

L’histoire de l’esclavage remonte à loin si l’on songe à la Rome antique puis plus récemment à la période coloniale et à la traite des anglais et des français au XVIIe et XVIIIe siècles. Mais nous ne devons pas oublier qu’à partir du VIIe siècle et jusqu’à la fin du XIXe siècle s’est aussi mis en place un système de traite des Noirs d’Afrique par caravanes à travers le Sahara et par mer à partir des comptoirs d’Afrique orientale. Les esclaves noirs représentaient alors un enjeu commercial dans les sociétés arabes, que ce soit à l’armée, dans les mines ou aux champs.

Avec ce qui se passe en Libye on a l’impression de voir le passé ressurgir de plus belle avec ces passeurs, sans foi ni loi, qui après avoir dépouillé les migrants de leurs maigres moyens contre la promesse d’une traversée de la Méditerranée afin accéder aux côtes européennes, les vendent comme une vulgaire marchandise sur des marchés. On peut ainsi y acheter là des soudanais, des guinéens, des maliens, des érythréens, des ivoiriens, des somaliens, etc.  On avance des chiffres effrayants.

Cette situation doit interpeler certains dirigeants africains dont la gestion calamiteuse est à l’origine de l’exil souvent mortel de leurs compatriotes et de l’enfer vécu par les populations noires. Pour ma part en qualité de président d’UN AUTRE AVENIR, en même temps que je condamne avec la dernière énergie cette pratique d’un autre âge (et pourtant plus actuelle que jamais) j’en appelle à des changements profonds dans la politique conduite aujourd’hui au Sénégal. Il est en effet essentiel de réaliser les réformes indispensables au pays qui permettront à chaque sénégalais de vivre au pays décemment, dans la dignité. C’est seulement dans ces conditions que nos compatriotes renonceront à prendre le chemin de l’exil avec ses terribles souffrances.

Ibrahima Thiam

Président UN AUTRE AVENIR 

Quelle politique des NTIC au Sénégal?

Au Sénégal, sommes-nous au courant des transformations technologiques qui sont en train de s’opérer au niveau mondial et ne risque-t-on pas de rater encore une fois, «d’être mal parti» comme à chaque fois qu’une transformation du monde s’opère ? 

Il y a un jour, j’ai assisté à Namur en Belgique à un forum sur les NTIC. On nous parlait d’un nouveau monde qui est en train de naître sous nos yeux et que rien ni personne ne peut arrêter et, ne pas prendre le train en marche serait synonyme de sombrer dans le sous-développement.

Dans ce monde, rien ne sera plus comme avant, et la révolution technologique en cours serait le marqueur essentiel des mutations à venir.

Les intervenants nous parlaient d'intelligence artificielle, dans le monde de la santé, dans le secteur de l’automobile, dans l’automatisation de tous les systèmes, ce qui va concerner l'éducation, l'agriculture, les services, tout le monde du travail etc.

Dans un futur proche, les logiciels vont transformer la plupart des industries traditionnelles et le robot va de plus en plus prendre la place de l’homme dans tous les circuits de fabrication et de production. Avec un simple logiciel, on peut posséder tout et dominer quasi tout le monde et avoir des influences sur toutes les entreprises et dans la vie de tout être humain quel que soit l’endroit où il se situe sur cette planète. 

On a donné l’exemple de Uber qui, avec un simplement logiciel, et ne possédant aucune voiture, est devenu la plus grosse compagnie de taxi au monde. Airbnb est présentement la plus grosse chaîne hôtelière au monde alors qu'il ne possède aucun établissement hôtelier.

Aux États-Unis, les avocats ne trouvent plus de travail, parce que l'ordinateur Watson de IBM peut donner un avis légal en quelques fractions de secondes, pour des cas plus ou moins compliqués, et avec un taux de satisfaction de 90% en comparaison des 70% pour les avocats.

Le modèle économique que nous connaissons actuellement va disparaître et tous les emplois avec et une nouvelle forme de travail va prendre le relai avec de nouveaux emplois.

Mais en écoutant tous ces discours, j’ai une pensée pour mon pays le Sénégal, et je me suis posé la question de savoir si nous sommes conscients des transformations qui sont en train de s’opérer dans le monde.  Tous ces nouveaux emplois qui vont se créer nécessitent une bonne formation de notre jeunesse et en voyant la situation de l’école sénégalaise, on se demande si nous n’allons pas rater encore une fois le départ du train et rester en retard par rapport au reste du monde.

Au moment où les pays développés entrent dans l’ère de l’alphabet numérique, 70% des Sénégalais sont analphabètes et 90% ne maitrisent pas ou non pas accès aux NTIC.

Nous sentons non plus aucun engagement de nos gouvernants pour connecter notre pays à ce train en marche qui risque de passer la gare Sénégal sans prendre aucun passager. Notre ambition devrait être de créer des Google, WhatsApp et autre Facebook à la sénégalaise. De pouvoir créer des logiciels pour accompagner le développement de notre agriculture, de pouvoir penser et concevoir des systèmes informatiques made in Sénégal, qui donneraient à l’humain la place qu’il mérite dans ce big-bang technologique qui risque de nous anéantir si on n’y pas garde.

C’est aujourd’hui que nous devons élaborer les stratégies nécessaires pour éviter à nos enfants et petits-enfants d’être les analphabètes numériques comme notre génération qui a été victime de l’analphabétisme, qui nous a maintenu dans cette pauvreté car étant incapable de penser et créer des solutions par nous-mêmes et pour nous-mêmes.

Si nous voulons vivre un Autre Avenir différent de celui des damnés éternels de la terre, nous devons insuffler un nouveau souffle, dynamique et énergique à notre pays et travailler ensemble pour l’accrocher sur le train déjà en mouvement de la révolution numérique.

Ibrahima Wade

Secrétaire général Un Autre Avenir

Faut-il s’inquiéter du niveau d’endettement du Sénégal ? (Par Ibrahima Wade)

Suite à l’alerte du FMI sur le niveau d’endettement du Sénégal qui frôle la barre des 65% de son PIB, le ministère de l’Economie et des finances nous sort un communiqué pour nous tranquilliser en nous indiquant la notation de Moody’s comme preuve de la solidité de notre économie. A mon avis, il faut essayer d’expliquer de manière pédagogique à la population sénégalaise ce qui se cache derrière ces notations, sur le recours systèmantique à l’endettement par nos autorités et essayer de voir s’il faut s’inquiéter de cette tendance ou pas.

D’abord, il faut comprendre que ces notations attribuées par ces agences sont destinées aux investisseurs et ne constituent aucunement un marqueur de développement. L’attribution de ces notes correspond aux perspectives de remboursement et à la capacité de tenir ses engagements envers ses créanciers. La notation financière constitue pour un investisseur (privé, institutionnel ou Etat), un critère pour estimer le risque lié à ses investissements dans un pays donné.

D’ailleurs, tous les points sur lesquels Moody’s se base pour attribuer une note sont liés aux situations qui permettent à l’Etat de garder une certaine solvabilité pour rembourser ses dettes, et il n’est nullement fait référence dans ces notes d’un développement quelconque du pays.

Les quatre principaux critères de notation sont : la solidité économique, la solidité institutionnelle, la solidité fiscale et le risque événementiel.

La solidité économique du Sénégal est portée pour une grande partie par les activités des entreprises étrangères (françaises, chinoises, indiennes, turques, marocaines etc.) Ainsi, une grande partie de la croissance économique est captée par des étrangers. Donc le pays est économiquement solvable pour Moody’s, mais ce que l’histoire ne dit pas c’est que notre économie est organisée pour permettre à des entreprises étrangères de faire des affaires et de rapatrier 100% de leurs bénéfices nets, ce qui nous prive de capitaux pour un développement endogène.

La solidité institutionnelle est vérifiable sur le respect d’un Etat de droit, sur les comportements et la respectabilité des gouvernants, mais si on voit la facilité de reniement de la parole présidentielle, la confusion dans laquelle s’est installée notre justice, les comportements au niveau de l’Assemblée Nationale, il y a lieu de se demander si nous avons des Institutions solides.

La fiscalité de l’Etat, dépend essentiellement des facteurs de production, des activités économiques, de la consommation, des impôts divers etc. Cela veut dire, qu’il faut qu’il y ait une certaine activité économique pour générer une fiscalité positive pour l’Etat. Malheureusement, nous constatons chaque jour une dégradation du tissu économique, ce qui n’augure pas une bonne collecte fiscale pour l’Etat.

Lorsque Moody’s parle de risque événementiel, il pense à des événements qui peuvent menacer la stabilité d’un pays ; par exemple des guerres, des révoltes ou des émeutes. Même si ces genres de menaces ne sont pas imminentes pour le Sénégal, il y a lieu de penser qu’une certaine instabilité liée surtout à la gestion de l’affaire Khalifa Sall ou celle de Karim Wade peut pousser Moody’s à dégrader sa note.

Le ministère de l’Economie et des finances nous parle de la note attribuée au Sénégal comme étant une preuve du succès de sa politique économique et financière. La note du Sénégal, d’après le document que j’ai lu est de Ba3. Il faut comprendre ce que cette note signifie avant de tirer des conclusions hâtives. Dans sa classification, Moody’s a un rating de Ba qui est divisé en Ba1, Ba2 et Ba3. Donc dans cette catégorie, il y a le bon, le moins bon et le mauvais. La notation Ba signifie en anglais, « Non-investment grade,speculative » que l’on peut traduire simplement comme spéculatif, c’est-à-dire, une dette spéculative qui peut ainsi être attaquée par des spéculateurs. En plus ça concerne des emprunts long terme ce qui veut dire que ces dettes seraient payées par les générations futures. Le Sénégal est donc dans la zone dangereuse et c’est pour cela que le FMI a sonné l’alerte. Il faut savoir qu’après Ba qui signifie spéculatif, vient B qui veut très spéculatif et ensuite, Caa qui correspond à une situation risquée.

Eh bien, si le ministère de l’économie et des finances veut nous faire croire que tout va bien et en plus sa seule stratégie de levée de fonds vers le Sénégal est l’endettement, il est de notre devoir d’alerter la population que de l’austérité n’est pas à exclure car si nous continuons à s’endetter au-delà des 70% du PIB autorisé dans la zone CEDEAO, nous allons payer des taux d’intérêt plus élevés, ce qui va augmenter le service de la dette.

Certains disent que l’Etat s’endette pour faire des investissements, mais encore faudrait-il qu’il y ait un retour sur investissement car si nous prenons le cas de l’aéroport de DIAS dans lequel l’Etat s’est endetté et qu’aujourd’hui, on nous dit que c’est un grand groupe français qui a la concession du Duty free, alors que le bon sens serait de permettre à des privés sénégalais de l’exploiter afin que les retombées soient directement injectées dans l’économie sénégalaises au lieu de se volatiliser encore une fois vers l’étranger.

Je pense qu’il y a lieu de s’inquiéter du niveau d’endettement du Sénégal et il faudrait que les Sénégalais sachent que ces notations des agences internationales même très positives, ne mesurent pas notre niveau de développement, mais notre capacité à rembourser nos dettes. Si vous ramenez ça au niveau d’un père de famille qui s’endette pour construire sa maison, ce n'est pas parce qu’il rembourse son loyer qu’il y a toujours à manger à la maison. Et pour que la maison puisse être soldée et entrer dans le patrimoine familial, le papa doit pouvoir payer la totalité de l’emprunt.

Ibrahima Wade

Secrétaire général Un Autre Avenir

Hommage à mon Professeur de Philosophie de l’Université de Franche-Comté parti rejoindre Socrate à Hadès : Pr R. DAMIEN est mort à 68 ans le 26/10/2017.  «Pr R DAMIEN «  Les qualités de l’homme d’autorité : c’est trois choses :  -il doit être instru

 

Hommage à mon Professeur de Philosophie de l'Université de Franche-Comté parti rejoindre Socrate à Hadès : Pr R. DAMIEN est mort à 68 ans le 26/10/2017.

«Pr R DAMIEN « Les qualités de l'homme d'autorité : c'est trois choses :
-il doit être instruit de la situation ( comme le juge d'instruction )
-Il doit être juste et judicieux dans l'action ici et maintenant ( ne pas penser le passé qui peut polluer le jugement)
-Il doit assumer les conséquences heureuses ou malheureuse de ses actions ou choix
En conclusion il dira que l'homme d'autorité est un Chef et il n' y a de pire autorité que l'homme qui n'assume pas . »

C'est en 1990 que j'ai débarqué à l'Université de Franche-Comté au département de philosophie. J'avais vécu deux années blanches et je ne pouvais en subir une 3 ème.
Dans cette université j'ai rencontré des professeurs qui avaient une obsession : faire comprendre à leurs étudiants le contenu de leurs enseignements, les préparer au monde du travail, et les faire réussir en leurs donnant tous les rudiments du savoir.
Parmi ces enseignants , il y avait Louis UCCIANI ( Licence et Maitrise : Initiation à la lecture des Stomates de Clément d'Alexandrie, patrologie), DEA avec le Pr Robert DAMIEN ( La prière chez Origène) puis il accepte de m'encadrer en thèse ( Ethique et vie esthétique : l'exemple des arts africains-non soutenue).
Tout ceci pour en arriver à mon Professeur qui vient de rendre l'âme et le ballon de rugby sans parler de la bibliothèque augmentée comme condition du savoir organisé.
Le Pr R DAMIEN nous a toujours impressionné mais en même temps savait nous rassurer. Il aimait nous dire que celui qui le choisit pour diriger son travail universitaire doit s'armer de patience et se mettre à la re-correction jusqu'à trouver la bonne formule, la bonne phrase, la phrase intelligente.
Avec moi votre bagage sera bien et bon pour la suite. Oui il était exigent, mais gentil et proche de ses étudiants.
Il savait écouter et donner le conseil adapté. Sous cette «carapace de rugbyman » il y avait un cœur, et le geste paternel et affectueux.
Lors d'un cours de DEA, le Pr pour détendre l'atmosphère lors d'un cours sur HOBBES, il nous parla de rugby. Une expérience qui l'avait fortement marquée. Dans son équipe il y avait un homme d'origine africaine bref un homme noir, et ce dernier avait fait un mauvais geste et le Professeur entraîneur de lui crier dessus en lui disant ce n'est pas une noix de coco. Ce dernier se met en colère rouge et Mr Damien alla s'excuser et il compris qu'il avait blessé l'homme. Depuis il retourne 7 fois sa langue avant de sortir un «mot». Ce moment était difficile pour lui qui aimait tant les gens et il comprit qu'on pouvait blesser sans le vouloir.


Quand j'ai su que le Professeur R Damien a trouvé un poste à l'Université de Nanterre alors que je l'avais cherché partout ( annuaire, email, etc) je reçois une réponse tardive : oui c'est bien moi.

Comment allez-vous Mr Cissoko des cafés-philo) ?
J'étais content comme un jeune enfant et je me suis hâté de lui répondre et de lui demander un rendez-vous à l'Université de Nanterre.

Il répondit vite et j'arrive avec des mangues bien mures. Il me dit que sa femme aime beaucoup les mangues. On parle de ses enfants et de son travail universitaire. Nous parlons aussi de l'université de Besançon, de mes activités diverses, de Anne Merker brillante étudiante devenue brillante professeure à Strasbourg. On a échangé sur les écoles platoniciennes et les différentes querelles.

Un fait a marqué et perturbé le Pr DAMIEN, sorti de la messe il fait un faux pas dans un trou qui lui valut de marcher avec des béquilles. Le fait d'être dans cette situation lui a beaucoup atteint et on dirait qu'il déprimait : difficile d'accepter de boiter....


Le Pr R DAMIEN nous a initié la réflexion sur la bibliothèque augmentée, à lire le livre des livres la Bible.

Le must c'est quand il nous parle du philosophe conseiller du roi.

La figure du conseil dans les livres anciens et nouveaux.

Il a su concilier la notion d'autorité, de chef, de conseil dans ses travaux monumentaux et érudits.


Trois ouvrages à son actif mais beaucoup de collaboration et d'articles.


Ce n'est pas un philosophe des médias même si je l'y voyais bien, avec R ENTHOVEN, il nous a séduit avec ses éclairage sur l'obéissance et la contrainte. Un homme bon comme ses anciens collègues André TOZEL, Ucciani, Cotten, Martin, etc, tous de l'Université de Franche-Comté.

Le Pr R DAMIEN aimait que toute action soit efficace comme au rugby et c'est à l'université de Besançon qu'il nous permis d'entendre tout un pan de cette réflexion action : la théorie de l'agir. Selon lui c'est méconnaître la philosophie que de penser qu'elle est simplement spéculative.


http://www.ichrono.info/index.php/gadgets/item/3823-le-professeur-de-philosophie-robert-damien-est-aussi-entraineur-et-jouer-de-rugby-a-68-ans-il-rejoint-naude-et-socrate.


Je voulais ici juste témoigner de ma gratitude au Pr R DAMIEN qui m'a pris son aile, m'a appris à être plus rigoureux et quand il m'a dit Mr CISSOKO vous avez beaucoup progressé, j'avais les larmes aux yeux. Vous m'avez appris cette notion ("la prière actantielle, cette prière qui transforme). Il ajoute vous avez acceptez de travailler avec moi et par votre courage vous êtes toujours resté avec moi qui vous demandais sans cesse de réécrire, de lire ou relire tel ouvrage, à présent vous êtes prêts et je vous le dis sérieusement en levant la main gauche pointée vers moi et le ciel. Beaucoup de vos camarades ont abandonné en cours de chemin et vous avez tenu. C'était ainsi avec le Pr Damien.
Christine Grenaud la secrétaire du département de Philo me disait toujours je ne sais pas mais le Pr R Damien t'aime beaucoup, il parle souvent de tes activités ( le café philo, les conférences, tes cours à l'IUFM, etc).
Cher Pr vous partez si tôt, 68 ans, c'est jeune mais il faut accepter l'autorité de Dieu qui nous arrache à la vie quand on ne s'y attend pas.
A votre famille je présente mes plus sincères condoléances.


P Bakary CISSOKO

Avis d'obsèques

USSEL - BOURG-EN-BRESSE
LONS-LE-SAUNIER - BESANÇON - PARIS
Sa femme, Martine DAMIEN ;
Ses enfants,
Ses frères et soeurs, et leur famille,
Sa belle-mère, Mme Yvette FOURNAJOUX ;
Son gendre,
Sa petite Elsa
ont la tristesse de faire part du décès de
Monsieur Robert DAMIEN
Professeur émérite Paris X, Nanterre
Docteur en philosophie
survenu le 26 octobre 2017, à Paris, à l'âge de 68 ans.
Une cérémonie aura lieu vendredi 3 novembre, à 15 heures, en l'église Saint-Pierre de Montrouge, Paris XIVe, Métro Alésia.

Pour mieux faire connaissance avec les travaux de mon Pr R DAMIEN

Robert Damien
ISBN : 2200271875
Éditeur : ARMAND COLIN (23/10/2013) Résumé :
Omniprésents, dans la famille, la société, au travail, l'autorité et son exercice ne font étonnamment plus l'objet du questionnement philosophique. Pourquoi obéir et à qui ? Pourquoi y a t il des chefs ? Faut-il qu'il y en ait ? Comment s'en passer afin de se gouverner soi-même ? Cet ouvrage délibérément provocateur s'appuie sur une relecture des philosophes les plus classiques mais aussi sur l'expérience personnelle de l'auteur
Robert Damien : de la figure de l'entraîneur à celle de Mandela .Robert Damien, professeur émérite de philosophie (Paris X) publie un ouvrage trapu et stimulant : ?Éloge de l?autorité. Généalogie d?une (dé)raison politique? (Armand Colin). Qu?est-ce qu?un chef ? Peut-il y en avoir de bons ? Pourquoi obéir et à qui ? Pour Mediapart, Antoine Perraud l'interroge sur la figure de l'entraîneur.
Le philosophe conseiller du prince : une nouvelle figure (XVII-XVIII siècles), le bibliothécaire voyageur
par Robert Damien Thèse de doctorat en Lettres Sous la direction de Bernard Bourgeois et de Bernard Bourgeois.
Soutenue en 1992 / Sorbonne


Résumé


Le philosophe a toujours voulu conseiller le prince. Cette volonte, contestee, contestable, sera etudiee a travers l'analyse d'un conflit majeur qui structure l'histoire de cette requisition philosophique. Le service du conseil ne se peut revendiquer comme un privilege de droit que si le conseiller parle le langage de l'universel. Il permet ainsi a chaque libre-arbitre qui l'ecoute et le suit, de faire face a la contingence, l'incertitude, la finitude qui paralysent la realisation historique des fins d'une humanite accomplie. Son autorite tient a sa capacite reconnue de traduire la voix du principe naturel et divin a la source de l'ordre. Cette voix de l'ordre est deposee dans un livre unique et total qui assigne a chaque liberte sa place et sa fonction dans la totalite harmonique que constitue l'ordre du monde. Plusieurs bibles pretendront detenir et exprimer la voix de l'universel ordonnateur : bibles de l'idee, de la nature, de la grace, de la raison, de la conscience. Plusieurs conseillers emergeront et se combattront pour occuper cette fonction strategique du service de l'universel qu'est le conseil : le philosophe-demiurge, le pretre, le noblenotable, l'expert, l'influent objecteur (de conscience). Mais la concurrence des bibles entraine leur relativisation. S'il n'est plus de voix de l'universel deposee dans le livre, il n'est plus d'ordre, plus d'autorite, plus de conseil. L'homme est-il alors condamne au seul combat des interets particuliers, a l'hegemonie des rapports de force ? que peut faire le philosophe s'il veut toujours assumer le requisit du conseil qui le definit ? des bibliotheques.
L'œuvre de Robert Damien se construit autour de la notion d'autorité : autorité du livre, de la bibliothèque et de son classement ; du chef : cet ouvrage, issu d'une journée d'études organisée à la Bibliothèque nationale de France en 2014, s'ouvre en deux parties cohérentes à la pensée de Robert Damien : la première traite d'abord du « testament bibliothécaire », et la seconde se consacre ensuite au « principe autorité ».
Mots clés : classements - culture numérique - démocratie - élaboration des savoirs - institutions - Gabriel Naudé - lecture - politiques culturelles - Robert Damien
Université Paris Nanterre 200 avenue de la République 92001 Nanterre Cedex
www.parisnanterre.fr

https://dep-philo.parisnanterre.fr/les-enseignants/damien-robert-127965.kjsp
DAMIEN, Robert

Robert Damien est professeur émérite au département de philosophie de l'Université Ouest, qu'il avait rejoint comme professeur des Universités en juin 2006. Il est membre du laboratoire SOPHIAPOL, directeur honoraire de l'EA 139 et membre du bureau du Labex Passés Présents de l'Université Université Paris Nanterre. CV Complet

Domaines d'enseignement et de recherche
histoire de la philosophie politique; philosophie politique; histoire et épistémologie des sciences humaines, sociales et politiques; épistémologie et philosophie du conseil et de l'expertise; histoire et philosophie de la bibliothèque (livre, lecture, lecteur) et de la culture
Travaux et publications
Ouvrages en nom propre
Bibliothèque et Etat, naissance d'une raison politique. Paris, PUF, 1995, 316 p
La grâce de l'auteur, essai sur la représentation d'une institution publique, l'exemple de la bibliothèque publique, La versanne, Encre marine, 2001, 232 p
Le conseiller du Prince, de Machiavel à nos jours, genèse d'une matrice démocratique, Paris, PUF, 2003,445 p
Direction d'ouvrages collectifs

François Dagognet, une philosophie à l'œuvre, Paris, Les empêcheurs de penser en rond, Diff.Seuil, 1998, 303 p
L'action collective, coordination, planification, conseil, avec André Tosel, Besançon, PUFC/Belles-lettres, 1998, 521 p
Faut-il brûler Régis Debray? avec R.Dumas et F.Dagognet, Champ Vallon, Seyssel, 1999, 207 p
Gabriel Naudé, La politique et les mythes de l'histoire de France, avec Y.C.Zarka, Paris, Corpus, n°35, Fayard, 1999, 202 p
Naudé, Addition à l'histoire de Louis XI, avec Y.C.Zarka, Paris, Fayard, 1999, 194 p
La représentation et ses crises avec J. P. Cotten et A. Tosel, Besançon, PUFC/ Belles-Lettres, 2000, 411 p
L'expertise, Besançon, PUFC/ Belles-Lettres, 2002, 349 p
Proudhon, avec H.Touboul, Paris, Revue Corpus, n°47, 2004, 366 p
Confiance raisonnée et défiance rationnelle, autour de Gaston Bachelard, avec Benoît Hufschmitt, PUFC/Belles Lettres, Besançon, Juin 2006
Conflits et confiances dans les philosophies politiques du XX siècle avec Christian Lazzeri, PUFC/Belles Lettres, Besançon, Octobre 2006
Edition
Qu'est-ce que la propriété ? Réédition de l'ouvrage de Proudhon avec une présentation et une introduction de Robert Damien et d'Edward Castleton, Le livre de poche, Paris, 2009, p.9-42

Articles et chapitres d'ouvrage, 2007-2012
« Bible et bibliothèque, lecture et lecteur dans l'Encyclopédie : la naissance d'un électeur » in L'ordre des renvois dans l'Encyclopédie, Revue Corpus, n° 51, 2007, pp.131-152
« Montesquieu conseiller du prince, une tentation contrariée » in L'héritage de la raison, Emmanuel Cattin et Franck Fischbach, édit., Ellipses, 2007, pp.35-6070 « Jean Leclerc ou la « République des Lettres » comme modèle politique d'une révolution ? » in Monarchie et République au XVII° siècle, Yves Charles Zarka édit., PUF, Paris, 2007, pp.235-26071 « François de Neufchâteau, la craie et l'ardoise » in Médium, n°10, Paris, Janvier-Mars, 2007, pp.197-205
« Trois écritures bibliothécaires du style philosophique : Machiavel, Montaigne, Diderot » in Le style des philosophes, B.Curatolo et J.Poirier dir.,Editions universitaires de Dijon et PUFC, Dijon-Besançon, 2007, pp.45-61


« Pour une épistémologie politique de l'informatique : questions à Gérard Chazal » in Automates, réseaux, interfaces, sous la direction de J.C.Beaune, F.Dagognet et D.Parrochia, Publications de l'Université Jean Moulin Lyon 3, Lyon, 2007, pp.63-77
« Pour un Nouvel Esprit Politique » in L'Internet entre savoirs, espaces publics et monopoles, SENS PUBLIC, n°7-8, Paris, Octobre 2008, pp.39-53
« Les idéologues ou le démon des lumières », in Médium, n°11, Paris, Avril-Juin 2007, pp.154-167
« Mégalomanie et mélancolie » in Qu'est ce qu'un chef ? Médium, n°14, Paris, Juillet-Septembre 2007, pp.115-123
« The theory of plural subjects of Gaston Bachelard", traduit en chinois, in Tongji University Journal Social Science section, Shanghai, n°3, 2008, pp.26-33
« Jean Le Clerc et la république des bibliothèques », Médium, n°15, Paris, Avril-Juin 2008, pp. 149-168
« Trait d'un maître, François Dagognet » in Portraits de maîtres, J. M. Joubert et G.Pons éditeurs, CNRS Editions, Paris, 2008, pp.143-146
« Deux ou trois choses que je sais à propos du rugby » in Activité physique et exercices spirituels, D.Moreau et P.Taranto éditeurs, Paris, Vrin, 2008, pp.169-176
Notices, in L. Foisneau (ed.), Dictionary of Seventeenth-Century French Philosophers, London/New York, Thoemmes-Continuum, 2008: "Aubery, Antoine (1616-95), vol. 1, p. 59; "Barclay, John (1582-1621)", vol. 1, p. 84-85; "Béthune, Philippe de (1561-1649)", vol. 1, p. 150-151; "Corbinelli, Jean (1622-1716)", vol. 1, p. 277-278; "Naudé, Gabriel (1600-1653), in L. Foisneau (ed.), Dictionary of Seventeenth-Century French Philosophers, London/New York, Thoemmes-Continuum, 2008, vol. 2, p. 912-918.
« Eloge du rasoir ou introduction à une petite métaphysique de la barbe », Médium, n°19,Avril-Juin 2009, pp.203-223
« Le concept de ville chez Paul Claudel : une matrice politique » in Claudel Politique, Pascal Lécroart édit., Actes du colloque international de l'université de Franche Comté, Aéropage, Lons le Saunier, 2009, pp.185-193


« La figure de l'expert : autorité et conseil dans Le Léviathan » in La forme de la bibliothèque, Sur l'œuvre de Robert Damien, Publications de l'université de Lyon III, Lyon, 2009, pp.157-198
Présentation, introduction et notes avec Edward Castleton de « Qu'est ce que la propriété? », (1840), Paris, Le Livre de Poche, 2009
« L'esprit d'équipe » in Le NOUS, Médium n°20, p.183-200
« Daniel Parrochia, une épistémologie politique des révolutions scientifiques » in Mathématisation du sensible, sur l'œuvre de Daniel Parrochia, Editions universitaires de Dijon, Dijon, 2009, p.97-104
« Basket, Abécédaire de la crise » in Multitudes, 37-38, p.39-41, Automne 2009
« La position du missionnaire », in Les cahiers de médiologie, une anthologie, CNRS Editions, p.540-547, Paris, 2009
« Fraternité, fin et suite », in Fraternité, regards croisés, F.Brahami et O.Roynette éditeurs, PUFC, Besançon, 2009
« Internet et la société de contrôle, le piège ?, « avec P.Mathias, présentation et organisation du numéro 39 de la revue Cités, PUF, Paris, 2009
« La balle et le ballon, essai de ludographie culturelle », in Médium, 22, 2009, p.138-145
Préface à l'ouvrage de Sophie Dreyfus, Généalogie du délit politique, LGDJ, Paris, 2009
« L'urgence écologique, un nouvel objet politique » in Le monde émergent, les nouveaux défis environnementaux, Paris, Armand Colin, 2010, p.33-45
« Proudhon : propositions pour une nouvelle lecture » in Bulletin de la société française de philosophie, Paris, Vrin, Avril-Juin 2010, p.1-50
« Les tentations bibliothécaires du conseil : Montesquieu entre Machon et Lamy » in Lambertiana, Hommage à Jacques Lambert, Paris, Vrin, 2010, p.189-209
« La compétition entre conflit et combat, une matrice de la société démocratique ? » in Repenser la démocratie, Yves Charles Zarka édit., Paris, Armand Collin, 2010, p.205-221
Présentation et coordination du numéro 43/ de la revue Cités, PUF, Paris, 2010 Socialismes : y revenir ?
Marly BULCAO, O gozo do conhecimento e da imaginaçào, Préface de Robert Damien, Rio de Janeiro, MAUAD X, 2010, p.19-23, inclus la traduction brésilienne de deux textes de Robert Damien, Dagognet, O Paradigmo Bibliothécàrio do Saber ou As Colunas de Hércules, p185-199 et Dagognet, a Arte e o Objeto, p.207-220
« François Dagognet, philosophe politique et éthique » in François Dagognet, un nouvel encyclopédiste ? sous la direction de Daniel Parrochia, Champ Vallon, Seyssel, 2011, p.67-76
« Pour un nouvel esprit bibliothécaire ou le re/médiations de la bibliothèque numérique » in Horizon 2019, Bibliothèques en prospective, coord.A.M.Bertrand, Presses de l'ENSSIB, Villeurbanne, 2011, p.49-62
« PROUDHON, propositions pour une nouvelle lecture », traduction chinoise, Etudes de philosophie française, Tongji University Press, Shanghai , 2011, p.98-145
« Les identités plurielles de l'Europe, Entre l'Empire et l'Eglise, entre les Etats-Unis et l'Orient », Tongji University Press, Shanghai, 2012, p.27- 58
« Bibliothèque et politique, le cas exemplaire de Gabriel Naudé », Philosophia, Bolletino de lla sociètà italiana di Storia di filosofia, 2/2011, p.23-46
« Pensée de l'acte et conseil de l'action : la perspective proudhonienne du travail industriel » in Penser et agir, Contexte philosophique, praxéologique et langagier, I, sous la direction de Victor Alexandre, Paris, Le Manuscrit, Recherche –Université, 2009, p.61-83
« Eloge du rasoir, introduction à une petite métaphysique du rasoir in Formes, systèmes et milieux techniques après Simondon, Sous la direction de Daniel Parrochia et Valentina Tirloni, Lyon, Jacques André éditeur, 2012, p.41-55
Le conseiller du prince de Machiavel à nos jours
Genèse d'une matrice démocartique Robert Damien (Auteur) Paru en septembre 2003 Essai

Avec Machiavel apparaît le conseil au Prince et la raison politique de l'Etat moderne. Ainsi une bibliothèque des conseils se constitue à partir des oeuvres de Bodin, Bacon. Tocqueville saisira fort bien les dérives de cette autorité démocratique, Proudhon proposera des remèdes et Bachelard favorisera un nouvel esprit politique pour assurer le pluralisme cohérent d'une démocratie des conseils. Confrontée à la révolution de la société information, une politique démocratique peut y trouver ses ressources.


Vous avez la liberté de chercher pour trouver le travail encyclopédique du Pr R DAMIEN élève de Bourgeois et ami de Pr Philosophe et médecin Dagognet etc.
En guise d'hommage et de reconnaissance par son ancien étudiant de l'Université de Besançon département de philo. Pape Bakary CISSOKO

Les partis politiques sénégalais, crise de confiance ou désintérêt ?

Les partis politiques n'ont plus la cote. Et c'est un euphémisme au pointqu’on évoque leur disparition un jour ou l’autre pour laisser la place à des mouvements plus participatifs. Nous constatons une dégénérescence presque programmée des structures partisanes et les militants désertent depuis des années ces partis traditionnels dans lesquels ils ne se reconnaissent plus. Il y’a aujourd’hui une forte tendance au sein de la population sénégalaise pour considérer que ceux-ci ne comprennent pas les problèmes du pays. Ce sentiment est lié au fait que les notables qui lesdirigent refusent d’élargir tout processus de renouvellement et de réformes. Et cetteabsence de renouvellement entraîne la désaffection politique. Comme dans toute activité humaine, la non-concurrence et l’instauration de monopoles de situation finissent par étouffer toutes initiatives. 

Des partis à l’ancienne

Ce sont ces partis à l’ancienne où des milliers de personnes encartées sont toujours convoquées à des réunions de fédérations, de sections, de cellules toutes les semaines pour satisfaire les caprices du chef. Aucune proposition, ni d’offre politique alternative sérieuse n’émane de ses réunions de comité. Ces pratiques finissent par lasser les militants politiques qui luttent en faveur du développement du pays. On peut déplorer que ces partis se contentent de jouer le rôle de machine électorale au service d’aventures personnelles. La politique reste pour eux un territoire où la souveraineté populaire et la citoyenneté ne sont que des illusions. L’absence de débat interne, de structuration, de propositions concrètes et de stratégies de gouvernance engendre une profonde fracture entre le monde politique et les citoyens. En même temps qu’une grande frustration de l’électorat.

Une défiance forte des citoyens vis-à-vis des responsables politiques

Face à cette situationles citoyens aspirent de plus en plus à sortir de ce schéma traditionnel et à mettre en place des formes de démocraties directes ou participatives afin de reprendre en mains leur destin. On voitainsi émerger de nombreux mouvements qui entendent revitaliser la démocratie en remettant le citoyen au cœur du débat public. Le phénomène grandissant de ces nouvelles organisations témoigne d’une volonté de changement. Les mouvements politiques de citoyens sont aujourd’hui une réelle alternative pour une opposition éclairée, forte, lucide, imaginative et déterminée, contre la gouvernance actuelle du pays dans laquelle nos compatriotes sentent captifs.

Le renouveau politique, un vaste chantier

Ma conviction, c’est que nous avons besoin d’un renouveau politique, une nouvelle force capable de dessiner un projet émancipateur, social et économique. Pour être légitime, les mouvements devront s’adresser, rassembler le plus grand nombre en acceptant l’hétérogénéité des cultures et en assurant une cohérence d’ensemble. Mais, et ce point est fondamental, cette mutation ne saurait résulter d’un simple réagencement de l’existant, d’une recomposition à partir des appareils politiques actuels. Le renouveau politique appelle à un vaste chantier, celui d’un véritable « contrat démocratique ». Le potentiel existe dans notre pays dès lors que l’on sort de la politique électoraliste permanente qui bloque toutes les initiatives et interdit toute émancipation citoyenne. Il est impératif de revivifier le débat public afin d’associer toutes les forces vives sénégalaises à la restauration d’un véritable Etat démocratique porteur d’ambitions et d’espoir. Les mouvements politiques citoyens sont les seuls en mesure de pouvoir l’initier. Le mouvement UN AUTRE AVENIR s’inscrit dans cette dynamique pour redorer le blason de la politique et réinventerle dialogue au service des vrais préoccupations et des aspirations de la population sénégalaise.

Ibrahima Thiam, Président d’UN AUTRE AVENIR

Ichrono.info

DISCOURS DE WILLIE LYNCH et l’art de contrôler les esclaves pour mieux en profiter ; asservissement

 

DISCOURS DE WILLIE LYNCH à lire avec calme 

Ce discours a été prononcé par Willie Lynch au bord du fleuve James dans la colonie de virginie en 1712. Lynch était un propriétaire d'esclaves anglais des Caraïbes. Il fut invité pour enseigner ses méthodes aux propriétaires d'esclaves. Le terme « lynching » (lynchage) serait dérivé de son nom
SALUTATIONS
Messieurs, je vous salue ici sur la rive du fleuve de James en l'année mille sept cents douze de notre Seigneur. D'abord, je vous remercie, messieurs de la colonie de la Virginie, de me faire venir ici.
Je suis ici pour vous aider à résoudre certains de vos problèmes avec les esclaves. Votre invitation m'a atteint sur ma modeste plantation des Antilles, où j'ai expérimenté quelques-unes des plus récentes et des plus anciennes méthodes pour le contrôle des esclaves. La Rome antique nous envierait si mon programme était mis en application. Alors que notre bateau accosta au sud du fleuve James, nommé après notre roi illustre, dont nous chérissons sa version de la bible, j'en ai vu assez pour savoir que votre problème n'est pas unique. Tandis que Rome utilisait des cordes de bois comme croix pour tenir les corps humains en grand nombre le long de ses chemins, vous utilisez ici l'arbre et la corde occasionnellement.

J'ai aperçu le corps d'un esclave mort pendu à un arbre quelques kilomètres en arrière. Vous ne perdez pas seulement des réserves de valeurs par la pendaison, vous avez des soulèvements, les esclaves s'enfuient, vos collectes ne rapportent pas le bénéfice maximum, vous souffrez d'incendies occasionnels, vos animaux sont tués. Messieurs, vous savez quels sont vos problèmes. Je n'ai pas besoin de les énumérer, je suis ici pour vous présenter une méthode afin de les résoudre.

Dans mon sac ici, J'AI UNE METHODE COMPLETE POUR CONTRÔLER VOS ESCLAVES NOIRS. JE GARANTIS À CHACUN D'ENTRE VOUS QU'ÉTANT INSTAURÉE CORRECTEMENT, ELLE CONTRÔLERA LES ESCLAVES PENDANT AU MOINS 300 CENTS ANNÉES.
Ma méthode est simple ; n'importe quel membre de votre famille ou de votre entourage peut l'utiliser.

J'ai tracé les grandes lignes d'un certain nombre de différences parmi les esclaves, et je prends ces différences et les rends plus grandes.
J'utilise la MÉFIANCE ET L'ENVIE pour la commande. Ces méthodes ont fonctionné dans ma modeste plantation des Antilles et elles fonctionneront dans tout le Sud. Prenez cette simple petite liste de différences, et méditez dessus.

Au top de ma liste il y a l'ÂGE, mais il est là seulement parce qu'il commence par A. Puis il y a la COULEUR ou teint, l'INTELLIGENCE, la TAILLE, le SEXE, la TAILLE DES PLANTATIONS, le STATUT dans les plantations, l'ATTITUDE DES MAÎTRES, si les esclaves vivent dans la vallée, sur une colline, à l'est, à l'ouest, au nord, au sud, ont les cheveux fins, cheveux bruts, ou sont grands ou courts.

Maintenant que vous avez une liste de différences, je donnerai un contour d'action, mais avant, je vous assure que LA MÉFIANCE EST PLUS FORTE QUE LA CONFIANCE, et L'ENVIE PLUS FORTE QUE L'ADULATION, LE RESPECT OU L'ADMIRATION.
L'esclave noir, après réception de cette endoctrinement, sera « auto-réapprovisionnant » pour des CENTAINES d'années, peut-être des MILLIERS.

N'oubliez pas que vous devez monter le VIEUX mâle noir contre le JEUNE mâle noir, et le JEUNE mâle noir contre le VIEUX mâle noir. Vous devez utiliser les esclaves à peau FONCÉE contre les esclaves à peau CLAIRE, et les esclaves à peau CLAIRE contre les esclaves à peau FONCÉE.

Vous devez utiliser la FEMELLE contre le MÂLE, et le MÂLE contre la FEMELLE. Il faut également que vos domestiques blancs et les contrôleurs se méfient de tous les Noirs, mais il est nécessaire que VOS ESCLAVES VOUS FASSENT CONFIANCE ET DÉPENDENT DE VOUS. ILS DOIVENT VOUS AIMER, VOUS RESPECTER ET NE FAIRE CONFIANCE QU'À VOUS.

Messieurs, ces kits sont vos clés pour la commande. Utilisez-les. Que vos épouses et vos enfants les utilisent, ne manquez jamais une occasion. Utilisez cette méthode de façon intense pendant une année, les esclaves eux-mêmes resteront perpétuellement méfiants.
Merci messieurs,
Willie Lynch


Willie Lynch ou la théorisation de l'esclavage


Ce discours a été prononcé par Willie Lynch au bord du fleuve James dans la colonie de virginie en 1712. Lynch était un propriétaire d'esclaves anglais des Caraïbes. Il fut invité pour enseigner ses méthodes aux propriétaires d'esclaves. Le terme « Lynching » (lyncher) est dérivé de son nom.
MESSIEURS, JE VOUS SALUE ICI SUR LA BANQUE DU FLEUVE DE JAMES EN L'ANNÉE MILLE SEPT CENTS DOUZE DE NOTRE SEIGNEUR. D'ABORD, JE VOUS REMERCIE, MESSIEURS DE LA COLONIE DE LA VIRGINIE, DE ME FAIRE VENIR ICI.


JE SUIS ICI POUR VOUS AIDER À RÉSOUDRE CERTAINS DE VOS PROBLÈMES AVEC LES ESCLAVES. VOTRE INVITATION M'A ATTEINT SUR MA MODESTE PLANTATION DES ANTILLES, OÙ J'AI EXPÉRIMENTÉ SUR QUELQUES-UNES LES PLUS RÉCENTES ET LES PLUS ANCIENNES MÉTHODES POUR LE CONTRÔLE DES ESCLAVES. LA ROME ANTIQUE NOUS ENVIERAIT SI MON PROGRAMME ÉTAIT MIS EN APPLICATION. ALORS QUE NOTRE BATEAU ACCOSTA AU SUD DU FLEUVE JAMES, NOMMÉ APRÈS NOTRE ROI ILLUSTRE, DONT NOUS CHÉRISSONS SA VERSION DE LA BIBLE, J'AI VU ASSEZ POUR SAVOIR QUE VOTRE PROBLÈME N'EST PAS UNIQUE. TANDIS QUE ROME UTILISAIT DES CORDES DE BOIS COMME CROIX POUR TENIR LES CORPS HUMAINS EN GRAND NOMBRE LE LONG DE SES CHEMINS, VOUS UTILISEZ ICI L'ARBRE ET LA CORDE OCCASIONNELLEMENT.


J'AI APERÇU LE CORPS D'UN ESCLAVE MORT PENDU À UN ARBRE QUELQUES KILOMÈTRES EN ARRIÈRE. VOUS NE PERDEZ PAS SEULEMENT DES RÉSERVES DE VALEURS PAR LA PENDAISON, VOUS AVEZ DES SOULÈVEMENTS, LES ESCLAVES S'ENFUIENT, VOS COLLECTES NE RAPPORTENT PAS LE BÉNÉFICE MAXIMUM, VOUS SOUFFREZ D'INCENDIES OCCASIONNELS, VOS ANIMAUX SONT TUÉS. MESSIEURS, VOUS SAVEZ QUELS SONT VOS PROBLÈMES ; JE N'AI PAS BESOIN DE LES ÉNUMÉRER, JE SUIS ICI POUR VOUS PRÉSENTER UNE MÉTHODE AFIN DE LES RÉSOUDRE. DANS MON SAC ICI, J'AI UNE MÉTHODE COMPLÈTE POUR CONTRÔLER VOS ESCLAVES NOIRS. JE GARANTIS A CHACUN D'ENTRE VOUS QU'ÉTANT INSTAURÉ CORRECTEMENT, ELLE CONTRÔLERA LES ESCLAVES PENDANT AU MOINS 300 CENT ANNÉES. MA MÉTHODE EST SIMPLE ; N'IMPORTE QUEL MEMBRE DE VOTRE FAMILLE OU DE VOTRE ENTOURAGE PEUT L'UTILISER.


J'AI TRACÉ LES GRANDES LIGNES D'UN CERTAIN NOMBRE DE DIFFÉRENCES PARMI LES ESCLAVES, JE PRENDS CES DIFFÉRENCES ET LES RENDS PLUS GRANDES. J'UTILISE LA MÉFIANCE ET L'ENVIE POUR LA COMMANDE. CES MÉTHODES ONT FONCTIONNÉ DANS MA MODESTE PLANTATION DES ANTILLES ET CELA FONCTIONNERA DANS TOUT LE SUD. PRENEZ CETTE SIMPLE PETITE LISTE DE DIFFÉRENCES, ET MÉDITEZ DESSUS. AU TOP DE MA LISTE IL Y A L'AGE, MAIS IL EST LÀ SEULEMENT PARCE QU'IL COMMENCE PAR A. LA SECONDE EST COULEUR OU TEINT, IL Y A L'INTELLIGENCE, LA TAILLE, LE SEXE, LA TAILLE DES PLANTATIONS, LE STATUT DANS LES PLANTATIONS, L'ATTITUDE DES PROPRIÉTAIRES, SI LES ESCLAVES VIVENT DANS LA VALLÉE, SUR UNE COLLINE, À L'EST, À L'OUEST, AU NORD, AU SUD, ONT LES CHEVEUX FINS, CHEVEUX BRUTS, OU SONT GRANDS OU COURTS.


MAINTENANT QUE VOUS AVEZ UNE LISTE DE DIFFÉRENCES, JE DONNERAIS UN CONTOUR D'ACTION, MAIS AVANT CELA, JE VOUS ASSURE QUE LA MÉFIANCE EST PLUS FORTE QUE FONT CONFIANCE, ET L'ENVIE EST PLUS FORTE QUE L'ADULATION, LE RESPECT OU L'ADMIRATION. L'ESCLAVE NOIR, APRÈS RÉCEPTION DE CETTE ENDOCTRINEMENT, SERA « AUTO-RÉAPPROVISIONNANT » POUR DES CENTAINES D'ANNÉES, PEUT-ÊTRE DES MILLIERS.


N'OUBLIEZ PAS QUE VOUS DEVEZ MONTER LE VIEUX MÂLE NOIR CONTRE LE JEUNE MÂLE NOIR, ET LE JEUNE MÂLE NOIR CONTRE LE VIEUX MÂLE NOIR. VOUS DEVEZ UTILISER LES ESCLAVES À PEAU FONCÉE CONTRE LES ESCLAVES À PEAU CLAIRE, ET LES ESCLAVES À PEAU CLAIRE CONTRE LES ESCLAVES À PEAU FONCÉE. VOUS DEVEZ UTILISER LA FEMELLE CONTRE LE MÂLE, ET LE MÂLE CONTRE LA FEMELLE. IL FAUT ÉGALEMENT QUE VOS DOMESTIQUES BLANCS ET LES CONTRÔLEURS SE MÉFIENT DE TOUS LES NOIRS, MAIS IL EST NÉCESSAIRE QUE VOS ESCLAVES NOUS FASSENT CONFIANCE ET DÉPENDENT DE NOUS. ILS DOIVENT NOUS AIMER, NOUS RESPECTER ET NE FAIRE CONFIANCE QU'A NOUS UNIQUEMENT. MESSIEURS, CES KITS SONT VOS CLÉS POUR LA COMMANDE. UTILISEZ-LES. QUE VOS ÉPOUSES ET VOS ENFANTS LES UTILISENT, NE MANQUEZ JAMAIS UNE OCCASION. UTILISEZ CETTE MÉTHODE DE FAÇON INTENSE PENDANT UNE ANNÉE, LES ESCLAVES EUX-MÊMES RESTERONT PERPÉTUELLEMENT MÉFIANTS.


FAISONS UN ESCLAVE


C'ÉTAIT DANS L'INTÉRÊT DES ESCLAVAGISTES D'ÉTUDIER LA NATURE HUMAINE, LA NATURE DE L'ESCLAVE EN PARTICULIER, EN VUE DE RÉSULTATS PRATIQUES. MOI-MÊME ET BEAUCOUP D'ENTRE EUX ONT ATTEINT D'ÉTONNANTES CAPACITÉS DANS CETTE DIRECTION. ILS N'AVAIENT AFFAIRE NI À LA TERRE, NI AU BOIS NI À LA PIERRE, MAIS À DES HOMMES, ET POUR LEUR PROPRE SÉCURITÉ ET PROSPÉRITÉ ILS AVAIENT BESOIN DE CONNAÎTRE LE MATÉRIEL SUR LEQUEL ILS ALLAIENT TRAVAILLER. CONSCIENT DE L'INJUSTICE ET DU MAL QU'ILS PERPÉTRAIENT CHAQUE HEURE ET SACHANT CE QU'ILS FERAIENT EUX-MÊMES ILS SURVEILLAIENT CONSTAMMENT LES PREMIERS SIGNES DE « CRAINTIVES RÉCOMPENSES ». ILS OBSERVAIENT DONC AVEC UN ŒIL HABILE, APPRIRENT À LIRE AVEC UNE GRANDE EXACTITUDE L'ÉTAT D'ESPRIT ET LE CŒUR DE L'ESCLAVE, À TRAVERS SON VISAGE.


UNE INHABITUELLE SOBRIÉTÉ, DES DISTRACTIONS APPARENTES, UNE MAUSSADERIE OU UNE INDIFFÉRENCE, TOUTES HUMEURS HORS DE L'ORDINAIRE ÉTAIENT SUFFISANTES POUR LA SUSPICION ET LES ENQUÊTES. « LET'S MAKE A SLAVE » DE FREDERICK DOUGLAS EST UNE ÉTUDE DU PROCÉDÉ SCIENTIFIQUE DU « CASSAGE » DE L'HOMME ET DE LA FABRICATION D'ESCLAVE. CELA DÉCRIT LES RÉSULTATS DES IDÉES ANGLO-SAXONNES ET DES MÉTHODES POUR ASSURER LA RELATION MAITRE/ESCLAVE.


DE QUOI AVONS-NOUS BESOIN?

TOUT D'ABORD IL NOUS FAUT UN HOMME NÉGRO, UNE FEMME NÈGRE ENCEINTE ET SON BÉBÉ NÉGRO. ENSUITE, NOUS UTILISERONS LE MÊME PRINCIPE DE BASE EMPLOYÉ POUR CASSER UN CHEVAL, COMBINÉ AVEC QUELQUES FACTEURS PLUS DURABLE.


CE QUE NOUS FAISONS AVEC LES CHEVAUX C'EST LES CASSER D'UNE FORME DE VIE À UNE AUTRE QUI LES SORT DE LEUR ÉTAT NATUREL. TANDIS QUE LA NATURE LES POURVOIT AVEC LES CAPACITÉS NATURELLES POUR PRENDRE SOIN DE LEUR PROGÉNITURE, NOUS LES CASSONS DE CET ÉTAT D'INDÉPENDANCE ET NOUS CRÉONS DONC UN ÉTAT DE DÉPENDANCE, AINSI NOUS SOMMES CAPABLES D'OBTENIR D'EUX UNE PRODUCTION UTILE POUR LES AFFAIRES ET LE PLAISIR.
PRINCIPES CARDINAUX POUR FAIRE UN NÉGRO


NOUS SAVONS QUE LA MAUVAISE PLANIFICATION ÉCONOMIQUE RÉSULTE EN DES PÉRIODES ÉCONOMIQUES CHAOTIQUES ; DONC POUR ÉVITER DES DOMMAGES DANS L'ÉCONOMIE, NOUS DEVONS PLANIFIER EN DÉTAILS. DE PEUR QUE NOS GÉNÉRATIONS FUTURES NE COMPRENNENT PAS LES PRINCIPES DU CASSAGE : SACHEZ QUE LE CHEVAL ET LE NÉGRO SONT MAUVAIS POUR L'ÉCONOMIE DANS LEUR ÉTAT SAUVAGE. ILS DOIVENT TOUT DEUX ÊTRE CASSÉ ET ATTACHÉ POUR UNE PRODUCTION ORDONNÉE. À DES FINS DE CONTRÔLE, UNE ATTENTION SPÉCIALE ET PARTICULIÈRE DOIT ÊTRE ACCORDÉE À LA FEMELLE ET AU JEUNE ENFANT. CES DERNIERS DOIVENT ÊTRE HYBRIDES POUR PRODUIRE UNE VARIÉTÉ ET UNE DIVISION DE TRAVAIL. TOUS DEUX DOIVENT ÊTRE ENSEIGNÉS À RÉPONDRE À UN NOUVEAU LANGAGE PARTICULIER. DES INSTRUCTIONS PSYCHOLOGIQUES ET PHYSIQUES DE CONTENTEMENT DOIVENT ÊTRE CRÉÉES POUR EUX.


UN ANIMAL ET UN NÉGRO SAUVAGE SONT TOUS DEUX DANGEREUX MÊME SI ILS SONT CAPTURÉS, CAR ILS AURONT TENDANCE À CHERCHER À RETROUVER LEUR LIBERTÉ, ET EN FAISANT CELA, ILS POURRAIENT VOUS TUER PENDANT VOTRE SOMMEIL. VOUS NE POUVEZ PAS VOUS REPOSER. DORMANT QUAND VOUS ÊTES ÉVEILLÉS, ET ÉVEILLÉ LORSQUE VOUS DORMEZ. ILS SONT DANGEREUX PRÈS DE LA MAISON FAMILIALE ET CELA DEMANDE TROP DE TRAVAIL À LES SURVEILLER HORS DE LA MAISON. PAR-DESSUS TOUT, VOUS NE POUVEZ PAS LES FAIRE TRAVAILLER DANS CET ÉTAT NATUREL. C'EST POURQUOI LE CHEVAL ET LE NÉGRO DOIVENT TOUS DEUX ÊTRE CASSÉ; IL S'AGIT DE LES CASSER D'UNE VIE MENTALE À UNE AUTRE. LAISSEZ LE CORPS, PRENEZ L'AME ! EN D'AUTRES TERMES, CASSEZ LA VOLONTÉ DE RÉSISTER. LE PROCÉDÉ DU CASSAGE EST LE MÊME POUR LE CHEVAL ET POUR LE NÉGRO, IL VARIE SEULEMENT ET LÉGÈREMENT EN DÉGRÉ.


MAIS COMME NOUS L'AVONS DIT PLUS TÔT, IL Y'A UN ART DANS LA FAÇON DE FAIRE. VOUS DEVEZ GARDER VOS YEUX ET VOS PENSÉES SUR LA FEMELLE ET SUR L'ENFANT DU CHEVAL OU DU NÉGRO. UN BREF DISCOURS SUR LE DÉVELOPPEMENT DE L'ENFANT VA METTRE DE LA LUMIÈRE SUR LA CLÉ DE CE PRINCIPES ÉCONOMIQUE.
PRÊTEZ PEU D'ATTENTION SUR LA GÉNÉRATION DU CASSAGE ORIGINAL, MAIS CONCENTREZ VOUS SUR LA GÉNÉRATION FUTURE. AINSI, SI VOUS CASSEZ LA MÈRE, ELLE VA CASSER L'ENFANT DANS SES PREMIÈRES ANNÉES DE DÉVELOPPEMENT ET LORSQUE L'ENFANT EST ASSEZ ÂGÉ POUR TRAVAILLER, ELLE VA VOUS LE LIVRER COMME SUR UN PLATEAU CAR SES TENDANCES PROTECTRICES AURONT ÉTÉS PERDUES DURANT LE CASSAGE ORIGINAL.


PAR EXEMPLE PRENEZ LE CAS DE DEUX CHEVAUX SAUVAGES, UNE JUMENT ET UN PONEY, ET COMPAREZ LE PROCÉDÉ DU CASSAGE AVEC DEUX NÉGRO CAPTURÉS DANS LEUR ÉTAT NATUREL, UNE NÈGRE ENCEINTE AVEC SON ENFANT. PRENEZ LE CHEVAL ET CASSEZ-LE POUR UN « CONTAINMENT » LIMITÉ. CASSEZ LA FEMELLE COMPLÈTEMENT JUSQU'À CE QU'ELLE DEVIENNE TRÈS DOCILE, JUSQU'À CE QUE VOUS OU N'IMPORTE QUI PUISSE LA CHEVAUCHER CONFORTABLEMENT. ÉLEVEZ LE CHEVAL JUSQU'À CE QUE VOUS OBTENIEZ LE "MIXAGE" DÉSIRÉ. ENSUITE VOUS POUVEZ LIBÉRER, RENDRE LA LIBERTÉ AU CHEVAL JUSQU'À CE QUE VOUS AYEZ À NOUVEAU BESOIN DE LUI. ENTRAINEZ LA FEMELLE AFIN QU'ELLE VOUS MANGE DANS LA MAIN, ET ELLE ENSEIGNERA SON ENFANT À VOUS MANGER DANS LA MAIN ÉGALEMENT. QUANT AU CASSAGE DU NÉGRO SAUVAGE, UTILISEZ LE MÊME PROCÉDÉ, MAIS VARIEZ LES DEGRÉS ET AUGMENTER LA PRESSION POUR CRÉER UN RETOURNEMENT D'ESPRIT COMPLET. PRENEZ LE NÉGRO MISÉRABLE ET AGITÉ, DÉNUDEZ-LE DEVANT LES AUTRES NÉGROS, LA FEMELLE ET L'ENFANT, BRULEZ-LE, ATTACHEZ CHACUNE DE SES JAMBES À UN CHEVAL DIFFÉRENT FAISANT FACE À UNE DIRECTION OPPOSÉE, FAITES PARTIR LES CHEVAUX POUR LE "DÉCHIRER" DEVANT L'AUTRE NÉGRO. L'ÉTAPE SUIVANTE CONSISTE A PRENDRE UN FOUET ET DE BATTRE AU POINT DE MORT, DEVANT LA FEMELLE ET L'ENFANT. NE LE TUEZ PAS, METTEZ CRAINTE DE DIEU EN LUI AFIN QU'IL SOIT UTILE POUR LES FUTURS REPRODUCTIONS.


LE PROCÉDÉ DE CASSAGE DE LA FEMME AFRICAINE


PRENEZ LA FEMELLE ET FAITES UNE SÉRIE DE TESTS SUR ELLE POUR VOIR SI ELLE SE SOUMETTRA VOLONTAIREMENT À VOS DÉSIRS. TESTEZ LA DE TOUTE LES MANIÈRES, PARCE QU'ELLE EST LE FACTEUR LE PLUS IMPORTANT POUR UNE BONNE ÉCONOMIE. SI ELLE MONTRE LE MOINDRE SIGNE DE RÉSISTANCE À SE SOUMETTRE COMPLÈTEMENT À VOTRE VOLONTÉ, N'HÉSITEZ PAS À UTILISER LE FOUET SUR ELLE POUR EXTRAIRE LA DERNIÈRE PART DE SA NÉGRITUDE D'ELLE. PRENEZ GARDE À NE PAS LA TUER, CAR DANS CE CAS VOUS GASPILLEREZ UNE BONNE ÉCONOMIE. EN ÉTAT DE SOUMISSION COMPLÈTE, ELLE ENTRAINERA SON ENFANT DÈS SON PLUS JEUNE ÂGE À TRAVAILLER QUAND IL SERA EN ÂGE DE LE FAIRE. COMPRENDRE CELA EST LA MEILLEURE DES CHOSES. NOUS ALLONS DONC ALLER PLUS PROFONDÉMENT DANS CE DOMAINE CONCERNANT CE QUE NOUS AVONS PRODUIT DANS LE PROCÉDÉ DU CASSAGE DE LA NÉGRESSE. NOUS AVONS INVERSÉ LA RELATION.


DANS SON ÉTAT NATUREL SAUVAGE LA NÉGRESSE EU UNE GRANDE DÉPENDANCE SUR LE NÉGRO SAUVAGE, ET ELLE AURAIT EU UNE TENDANCE PROTECTIVE LIMITÉE ENVERS SON ENFANT, ET ELLE L'AURAIT ÉDUQUÉ POUR QU'IL SOIT DÉPENDANT COMME ELLE. LA NATURE A CRÉÉ CE TYPE DE BALANCE. NOUS AVONS INVERSÉ LA NATURE EN BRULANT ET "ARRACHANT" UN NÉGRO SAUVAGE ET EN FOUETTANT L'AUTRE AU POINT DE MORT, TOUT CELA EN SA PRÉSENCE. EN ÉTANT SEULE, NON PROTÉGÉE, AVEC L'IMAGE DU MÂLE DÉTRUIT, LA SITUATION L'A POUSSÉE À QUITTER SON ÉTAT PSYCHOLOGIQUE D'INDÉPENDANCE À UN ÉTAT DE DÉPENDANCE FIGÉE. DANS CET ÉTAT, ELLE VA ÉDUQUER SON ENFANT MALE ET FEMELLE EN RÔLE INVERSE. PAR CRAINTE POUR LA VIE DES JEUNES MÂLES ELLE VA LES ENTRAINER PSYCHOLOGIQUEMENT À ÊTRE MENTALEMENT FAIBLE ET DEPENDANT, MAIS PHYSIQUEMENT FORT. PARCE QU'ELLE EST DEVENUE PSYCHOLOGIQUEMENT INDÉPENDANTE, ELLE ENTRAINERA SES ENFANTS FEMELLES À ÊTRE PSYCHOLOGIQUEMENT DÉPENDANTES. QU'AVEZ-VOUS DONC ? VOUS AVEZ LA NEGRESSE À L'AVANT ET LE NÉGRO À L'ARRIERE ET APPEURÉ. C'EST UNE SITUATION PARFAITE POUR L'ÉCONOMIE.


AVANT LE PROCÉDÉ DE CASSAGE, NOUS DEVIONS ÊTRE SUR NOS GARDES À TOUT MOMENT. DÉSORMAIS NOUS POUVONS DORMIR TRANQUILLE, CAR À CAUSE D'UNE GRANDE CRAINTE SA FEMME SE TIENT EN TANT QUE GARDE POUR NOUS. L'ENFANT NE PEUT PAS ÉVITER LE PROCÉDÉ, IL EST UN INSTRUMENT UTILE PRÊT À ÊTRE ATTACHÉ AU CHEVAL DÈS LE PLUS JEUNE ÂGE. LORSQUE L'ENFANT NÉGRO ATTEINT L'ÂGE DE 16 ANS, IL EST COMPLÈTEMENT CASSÉ ET PRÊT POUR UNE LONGUE VIE DE TRAVAIL. PÉRIODIQUEMENT, PAR LE CASSAGE DU NÉGRO SAUVAGE, EN JETANT LA NÉGRESSE SAUVAGE DANS UN ÉTAT PSYCHOLOGIQUE FIGÉ, EN TUANT L'IMAGE PROTECTIVE DU MÂLE, ET EN CRÉANT UN ESPRIT SOUMIS ET DÉPENDANT DU MALE NÉGRO, NOUS AVONS CRÉÉ UN CYCLE QUI TOURNE SUR SON PROPRE AXE POUR TOUJOURS, À MOINS QU'UN PHÉNOMÈNE AIT LIEU ET RÉTABLISSE LA POSITION DE L'ESCLAVE MÂLE ET FEMELLE. NOUS SAVONS DE QUOI NOUS PARLONS PAR EXEMPLE. PRENEZ LES DEUX UNITÉS ÉCONOMIQUES D'ESCLAVE ET EXAMINEZ-LES AVEC ATTENTION.


UNITÉ DE MARRIGAGE DES NÉGROS


NOUS ÉLEVONS DEUX NÉGROS AVEC DEUX NÉGRESSES. ENSUITE NOUS ÉLOIGNONS LE NÉGRO D'EUX ET NOUS CONTINUONS À LES FAIRE TRAVAILLER. SUPPOSONS QU'UNE DES FEMELLES ENFANTE UNE NÉGRESSE ET QUE L'AUTRE ENFANTE UN NÉGRO. LES DEUX NÉGRESSES ÉTANT SANS L'INFLUENCE DE L'IMAGE DU MALE NÉGRO, FIGÉES AVEC UNE PSYCHOLOGIE INDÉPENDANTE, VONT ÉDUQUER LEUR ENFANT DANS DES POSITIONS INVERSES. CELLE AVEC L'ENFANT FEMELLE LUI APPRENDRA À ÊTRE COMME ELLE, INDÉPENDANTE ET NÉGOCIABLE (NOUS NÉGOCIONS AVEC ELLE, À TRAVERS ELLE, PAR ELLE, NOUS LA NÉGOCIONS À VOLONTÉ). CELLE AVEC L'ENFANT NÉGRO ÉTANT SUBCONSCIEMMENT FIGÉ, CRAINT POUR SA VIE ET L'ÉDUQUE AFIN QU'IL SOIT MENTALEMENT DÉPENDANT ET FAIBLE, MAIS PHYSIQUEMENT FORT, EN D'AUTRES TERMES, LE CORPS AU-DESSUS DE L'ÂME. DANS QUELQUES ANNÉES, LORSQUE CES DEUX ENFANTS DEVIENNENT FERTILES POUR UNE REPRODUCTION PRÉCOCE, NOUS LEUR FERONT PERPÉTRER LE CYCLE.

CECI EST UN PLANNING LONG ET DÉTAILLÉ.

ATTENTION : POSSIBILITÉ D'INTRUSIONS NÉGATIVES


NOS EXPERTS NOUS ONT AVERTI À PROPOS DES POSSIBILITÉS QUE CE PHÉNOMÈNE SE PRODUISE ET RÉTABLISSE LES POSITIONS DES SAUVAGES MÂLE ET FEMELLE CAR ILS DISENT QUE L'ESPRIT A UNE FORTE TENDANCE À SE DIRIGER ET SE CORRIGER SUR UNE PÉRIODE DE TEMPS DONNÉ SI CELA TOUCHE À CERTAINES BASES HISTORIQUES SUBSTANTIELLES, ET ILS NOUS ONT AVERTI QUE LE MEILLEUR MOYEN DE GÉRER CE PHÉNOMÈNE EST "D'EFFACER" L'HISTOIRE MENTALE DE LA BRUTE ET DE CRÉER UN MULTITUDE DE PHÉNOMÈNES D'ILLUSIONS, AFIN QUE CHAQUE ILLUSION TOURNOIE DANS SON PROPRE ORBITE, QUELQUE CHOSE SIMILAIRE À UNE BALLE FLOTTANTE DANS UN ASPIRATEUR. CETTE CRÉATION DE MULTIPLES PHÉNOMÈNES D'ILLUSIONS ENTAILLE LES PRINCIPES DE REPRODUCTION DU NÉGRO ET DU CHEVAL COMME MENTIONNÉ PLUS HAUT, LE BUT EST DE CRÉER UNE DIVISION DIVERSIFIÉE DE TRAVAIL, CRÉANT AINSI DIFFÉRENTS NIVEAUX DE TRAVAIL ET DIFFÉRENTES NIVEAUX D'ILLUSIONS À CHAQUE NIVEAU DE TRAVAIL. LE RÉSULTAT EST LA SÉPARATION DES POINTS DE DÉPARTS ORIGINAUX POUR CHAQUE SPHÈRE D'ILLUSION.


POUR NE PAS RENDRE LE SUJET PLUS COMPLEXE CONCERNANT LE BUT, LA RAISON ET L'EFFET DE LA REPRODUCTION DES CHEVAUX ET DES NÉGROS, NOUS ALLONS DONNER LES TERMES DE DÉFINITION SUIVANTS POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURES. LE CYCLE OU ORBITE SIGNIFIE QUELQUE CHOSE QUI TOURNE ET AYANT UNE TRAJECTOIRE. L'AXE SIGNIFIE SUR QUOI OU AUTOUR DE QUOI LE CORPS TOURNE. LE PHÉNOMÈNE SIGNIFIE QUELQUE CHOSE AU-DELÀ DES CONCEPTIONS ORDINAIRES, INSPIRANT UN RESPECT MÊLÉ DE CRAINTES ET DE RÊVES. LA MULTIPLICITÉ SIGNIFIE UN GRAND NOMBRE. CELA VEUT DIRE UN GLOBE.


LA REPRODUCTION CROISÉE D'UN CHEVAL SIGNIFIE PRENDRE UN CHEVAL ET LE L'ACCOUPLER AVEC UN ÂNE, VOUS OBTENEZ DONC UNE MULE QUI N'EST PAS PRODUCTIF. LA REPRODUCTION CROISÉE DES NÉGROS SIGNIFIE PRENDRE AUTANT DE BONNES GOUTTES DE SANG BLANC ET LES METTRE DANS AUTANT DE NÉGRESSES QUE POSSIBLE, EN VARIANT LES DOSES AVEC LE TON VOULU, PUIS LES LAISSER S'ACCOUPLER ENTRE EUX JUSQU'À CE QU'UN AUTRE CYCLE DE COULEUR APPARAISSE COMME VOUS LE DÉSIREZ. CELA SIGNIFIE CECI : METTEZ LE NÉGRO ET LE CHEVAL DANS UN POT DE REPRODUCTION, MÉLANGEZ-LE AVEC DES ÂNES ET DU BON SANG BLANC ET QU'EST-CE QUE VOUS OBTENEZ? VOUS AVEZ UNE MULTITUDE DE COULEURS, DES NÉGROS INHABITUELS, CERTAINS AUTO-PRODUCTIFS, D'AUTRES NON, LES UNS ROBUSTES ET LES AUTRE S MOURANTS, NOUS GARDONS CEUX QUI SONT ROBUSTES CAR NOUS NE POUVONS REMPLACER LES MULES PAR D'AUTRES INSTRUMENTS.


LANGAGE CONTRÔLÉ


LA REPRODUCTION TERMINÉE, POUR UN RENFORCEMENT DE LEUR POINT DE DÉPART, NOUS DEVONS COMPLETEMENT ANNIHILER LA LANGUE NATIVE DU NOUVEAU-NÉGRO ET DE LA NOUVELLE MULE ET INSTITUER UN NOUVEAU LANGAGE QUI IMPLIQUERA LA NOUVELLE VIE DE TRAVAIL DES DEUX. VOUS SAVEZ QUE LA LANGUE EST UNE INSTITUTION PARTICULIÈRE. CELA MÈNE JUSQU'AU CŒUR DES GENS. PLUS UN INDIVIDU CONNAIS LA LANGUE D'UN AUTRE PAYS, PLUS IL EST CAPABLE DE SE DÉPLACER DANS TOUS LES NIVEAUX DE CETTE SOCIÉTÉ. DONC, SI UN ÉTRANGER EST UN ENNEMI DU PAYS, AU POINT QU'IL MAITRISE LA LANGUE, À CE POINT, LE PAYS EST VULNÉRABLE À L'ATTAQUE OU L'INVASION D'UNE CULTURE ÉTRANGÈRE. PAR EXEMPLE, SI VOUS PRENEZ UN ESCLAVE ET QUE VOUS LUI ENSEIGNEZ VOTRE LANGAGE, IL CONNAITRA TOUS VOS SECRETS ET IL N'EST PLUS UN ESCLAVE CAR VOUS NE POUVEZ PLUS LE TROMPER, ET ETRE DUPE ET L'UN DES INGRÉDIENTS BASIQUES DE LA MAINTENANCE DU SYSTEME ESCLAVAGISTE. PAR EXEMPLE, SI VOUS DITES À UN ESCLAVE QU'IL DOIT RÉCOLTER "NOTRE CHAMP" ET QU'IL CONNAIS BIEN LA LANGUE, IL SAURA QUE "NOTRE CHAMP" NE SIGNIFIAIT PAS "NOTRE CHAMP" ET LE SYSTÈME ESCLAVAGISTE S'ÉCROULERAIT, CAR IL RELATERAIT LA SOURCE DE CE QUE "NOTRE CHAMP" SIGNIFIAIT VRAIMENT.


VOUS DEVEZ DONC FAIRE ATTENTION EN METTANT EN PLACE LE NOUVEAU LANGAGE CAR LES ESCLAVES SERONT BIENTÔT DANS VOTRE MAISON, VOUS PARLANT "D'HOMME À HOMME" ET C'EST LA MORT DE NOTRE SYSTÈME ÉCONOMIQUE. DE PLUS, LES DÉFINITIONS DE MOTS OU DE TERMES SONT UNE PETITE PARTIE DU PROCÉDÉ. LES VALEURS SONT CRÉÉES ET TRANSPORTÉES À TRAVERS LE LANGAGE. UNE SOCIÉTÉ TOTALE POSSÈDE BEAUCOUP DE SYSTÈMES DE VALEURS "INTERCONNECTÉES". TOUTES LES VALEURS DE LA SOCIÉTÉ ONT DES RELAIS DE LANGAGE POUR LES CONNECTER AFIN DE FONCTIONNER CORRECTEMENT DANS LA SOCIÉTÉ.


MAIS DANS CES RELAIS DE LANGAGE, LES SYSTÈMES DE VALEURS POURRAIENT PROFONDÉMENT ÊTRE INTERFÉRÉ ET CAUSER DES CONFLITS OU UNE GUERRE CIVILE, LE DEGRÉ DE CONFLIT ÉTANT DÉTERMINÉ PAR LA MAGNITUDE DES PROBLÈMES OU DES FORCES RELATIVES D'OPPOSITION PEU IMPORTE LA FORME. PAR EXEMPLE, SI VOUS METTEZ UN ESCLAVE DANS UN ENCLOS DE COCHON, QUE VOUS L'ENTRAINEZ À Y VIVRE ET QUE VOUS LUI INCORPOREZ DE LE CONSIDÉRER COMME UNE SITUATION DE VIE NORMALE, LE PLUS GRAND PROBLÈME QU'IL VOUS CAUSERA ET QU'IL VOUS ENNUIERA POUR QUE L'ENCLOS SOIT PROPRE. ET SI QUELQUE CHOSE EST INCORPORÉ DANS SON LANGAGE AU POINT QU'IL VALORISE UNE MAISON PLUS QUE SON ENCLOS DE COCHON, VOUS AUREZ UN PROBLÈME : L'ESCLAVE SERA BIENTÔT DANS VOTRE MAISON.


MERCI MESSIEURS. WILLIE LYNCH

Le discours de l'esclavagiste William Lynch commenté et analysé par Léon Kidjimalé GRANT


Ce discours a été prononcé par un esclavagiste européen, William Lynch, en 1712. Il avait été invité par ses collègues afin de venir présenter une nouvelle technique de contrôle des Africains déportés aux États-Unis mais qui se révoltaient chaque jour, et mettaient ainsi à mal leurs « affaires ». William Lynch de par sa compétence et l'expertise qu'il avait développé, était devenu un « consultant » en ce domaine.

« Mesdames, Messieurs, Je vous salue ici, en cette année de notre seigneur, 1712. J'aimerais d'abord vous remercier de m'avoir invité. Si je suis là aujourd'hui, c'est pour vous aider à résoudre les problèmes que vous avez avec vos esclaves. J'ai expérimenté dans ma modeste plantation, des méthodes nouvelles de contrôle des esclaves. La Rome antique nous envierait si mon programme était appliqué. Non seulement vous perdez de l'argent en pendant vos esclaves, vous avez aussi des insurrections, des révoltes, vos champs restant ainsi longtemps sans être cultivés, vos propriétés sont souvent victimes d'incendies, votre cheptel est tué. Je ne suis pas là pour énumérer tous les problèmes que vous avez avec ces esclaves, mais pour vous aider à les résoudre.

Je dispose d'une méthode qui vous permettra de contrôler définitivement vos esclaves noirs, et qui a fait ses preuves dans ma propriété. Je vous garantis à tous que si vous l'appliquez correctement, elle vous permettra de contrôler vos esclaves pendant au moins 300 ans. Ma méthode est simple, tout membre de votre famille ainsi que vos ouvriers blancs peuvent l'utiliser. Je fais ressortir un certain nombre de différences parmi les esclaves; il me suffit de reprendre ces différences, de les agrandir, de les exagérer. Puis je suscite la peur, la méfiance, l'envie, la méfiance en eux, afin de les contrôler; par exemple, prenez cette liste de différences: l'âge, la couleur, l'intelligence, la taille, le sexe, la superficie des plantations, l'attitude des propriétaires, le lieu d'habitation des esclaves (vallées, montagnes, l'est, l'ouest, le nord, le sud), le type de cheveux des esclaves (fins ou crépus), la taille des esclaves (grands de taille ou courts).

Je vais ensuite vous donner une stratégie d'action pour mettre tous ces éléments ensemble; mais avant tout, j'aimerais vous dire que la méfiance, le manque de confiance en soi, est plus efficace que le respect ou l'admiration. L'esclave noir, après avoir reçu ce lavage de cerveau, perpétuera de lui-même et développera ces sentiments qui influenceront son comportement pendant des centaines voire des milliers d'années, sans que nous n'avions plus besoin d'intervenir. Leur soumission à nous et à notre civilisation sera non seulement totale mais également profonde et durable. N'oubliez jamais que vous devez opposer les adultes et les noirs âgés aux plus jeunes, les noirs à peau foncée aux noirs à peau plus claire, la femme noire à l'homme noir.

Mesdames, Messieurs, ces solutions sont les clefs qui vous serviront à contrôler vos esclaves. Utilisez-les, faites-en bon usage; faites en sorte que vos femmes, vos enfants, vos ouvriers blancs les utilisent aussi; ne manquez pas cette opportunité. Si vous l'appliquez intensément pendant une année, les noirs eux-mêmes les développeront, les accentueront, et manqueront à tout jamais de confiance en eux-mêmes Cela vous permettra d'asseoir une domination quasi éternelle sur eux. »

Commentaire et analyse du discours par Kidjimalé Léon Grant.

Ce discours est encore d'actualité. Sa portée a été réelle dans l'Amérique esclavagiste. L'esprit de la méthode de William Lynch est tout simple : la mise en évidence d'un certain nombre de différences entre les individus d'un même groupe social, en l'occurrence les Noirs. Il s'appuie pour cela sur l'âge, la couleur de la peau plus ou moins foncée, le sexe, la taille, les cheveux lisses ou crépus...

Par ce moyen, il peut séparer les Noirs. Il peut les empêcher de constituer un groupe pour résister à leur propriétaire blanc. C'est le fameux « diviser pour régner ».
Le texte ne nous dit pas si la méthode a été suivie par les autres fermiers blancs. Mais on peut l'imaginer ...

Pour nous, Africains, des leçons sont à tirées de ce discours face à l'oppression d'où qu'elle émane !
Dans tous les cas, beaucoup de leaders négro-africains tels que Martin Luther King, Nelson Mandela et Gandhi, qui connaissaient ce discours, ont su tirer les conséquences politiques et sociales. Ils ont su maintenir unis ceux avec qui ils menaient le combat pour la liberté des droits.

Gandhi, contre qui les colons anglais, ont opposé Muhammad Ali Jinnah avait essayé en vain de sensibiliser celui-ci contre les ruses de ce discours que les anglais ont adaptées à la situation de l'Inde de l'époque, mais sans succès – c'est-à-dire si la méthode est redoutable !

Mandela, lui, aussi a déployé une énergie immense pour ne pas tomber dans le piège que le régime de l'apartheid avait monté notamment en créant des bantous tans et en attisant les haines tribales entre les Xosas et les Zoulous ...Cela ,malgré les trahisons de Buthélézi et son Inkata...

En Afrique centrale, B. Boganda rêvait d'un Etats-Unis en Afrique centrale. Celui que la France gaullienne lui avait opposé pour faire échouer ce fabuleux projet, fût Léon Mba au Gabon. Sans trop effort, l'on avait réussi à le convaincre que son pays risquerait de partager ses richesses avec d'autres plus pauvres.

En Afrique de l'ouest, la même méthode a été appliquée avec « succès ». Félix Houphouèt-Boigny refusera une fédération des états de l'ancienne colonie française que les panafricanistes de l'époque lui avaient proposée !

« L'esclave noir, après avoir reçu ce lavage de cerveau, perpétuera de lui-même et développera ces sentiments qui influenceront son comportement pendant des centaines voire des milliers d'années, sans que nous (les colons blancs esclavagistes)n'avions plus besoin d'intervenir. Leur soumission à nous et à notre civilisation sera non seulement totale mais également profonde et durable. »

Si je rappelle cette partie du discours de William Lynch, c'est que je pense que c'est le but qu'il recherchait – à savoir soumettre l'homme noir ad vitam aeternam à l'homme blanc, un peu à la manière des dominos qui, succombent les uns après les autres dès la première impulsion.

Lavage de cerveau en vue de pervertir le comportement de l'homme noir, pour le dominer pendant des siècles !
Nous soumettre à leur civilisation. Je ne commenterai pas cette partie, et je renvoie aux écrits de Cheikh Anta Diop et autre Boubou Hama...

Vous avez peut-être constaté que je n'ai pas évoqué un point qu'avait souligné William Lynch, sur les différences qu'il avait citées. En effet il avait mentionné les lieu d'habitation des uns et des autres . Il avait suggéré aussi l'intelligence comme moyen de division !

J'ai été parfois estomaqué de constater que (certains parmi nous qui avant eu l'opportunité d'étudier, de décrocher des diplômes, bref, ceux qui se trouvent intelligents ou intellectuels) expriment un profond mépris pour nos compatriotes moins lotis.
Pire d'ignorer que l'analphabétisme a atteint un record en Centrafrique et parmi les populations noires.

Nous ne devons pas nous laisser instrumentaliser voire flatter comme étant différents des autres. Mais nous devons savoir que si intelligents nous sommes cela nous confère plus d'obligation envers les autres. Je bats ma coulpe pour n'avoir pas aidé nos compatriotes comme j'aurai voulu, à combattre l'ignorance et l'asservissement.

Le tribalisme et le régionalisme participent de cette duperie !

En effet qui n'a pas vu près de lui ou entendu des propos stigmatisant telles ou telles ethnie en R.C.A. ! Surtout lorsqu'un ressortissant d'un groupe ethnique est au pouvoir....

Dans tous les cas, sachons-le, la mayonnaise a bien pris. En être conscient, c'est déjà un début ...
Plus l'on occupe un position sociale importante, plus l'on doit se battre pour l'unité et pour l'épanouissement du plus grand nombre. Se battre pour que la veuve l'orphelin et mes moins nantis aient autant de droit et de chance que les autres.

Notre aliénation remonte donc de loin. Culturellement apprivoisés, nous sommes comme un fleuve qui s'est délité ! Et au premier rang, se trouvent nos dirigeants...

Alors que faire pour commencer ?

Diffuser largement le texte de discours de William Lynch, l'analyser et se l'approprier.

Agir toujours ensemble même si c'est difficile. Sans condamner ou rejeter un individu de bonne volonté ou un groupe qui veut contribuer à un projet politique, économique ou culturel.
Surtout sensibiliser que nous luttons contre une volonté de nous dominer éternellement !!!
Ainsi chacun parviendra progressivement à modifier son comportement. Les actions que nous poserons ensemble seront plus efficaces dans l'intérêt de nos peuples.

Penser aux legs aux générations futures !

Comprendre pour mieux agir....P B Cissoko

La nomination du frère du président à la tête de la Caisse des Dépôts démontre qu’il est urgent de moraliser la vie publique (Par Ibrahima Thiam)

L’un des premiers décrets que signa le président Macky Sall à l’issue du son premier conseil des ministres, au lendemain de la formation du nouveau gouvernement fût la nomination du directeur de la Caisse des Dépôts, en l’occurrence son propre frère, Aliou Sall. Cette décision a soulevé dans le pays un mouvement de protestations car une telle décision, si elle relève de la prérogative constitutionnelle du chef de l’Etat, n’est pas sans rappeler de fâcheux précédents. Tout le monde à encore en mémoire Léopold Sédar Senghor qui nomma son neveu Adrien Senghor ministre à plusieurs reprises, Abdoulaye Wade qui fit de même avec son fils Karim. Et que dire d’Abdou Diouf qui nomma un de ses frères, Maguette Diouf, plusieurs fois ministre et un autre, Badara Diouf, vice-consul ? Ce genre de comportement, indigne d’une démocratie, s’apparente au népotisme à moins qu’il ne se réclame de la transmission héréditaire comme au temps des Buurba Djolof, à la période des royaumes du Walo, où le sceptre revenait de droit à l’héritier de la couronne. Faut-il rappeler qu’il s’agissait alors d’un régime monarchique lui-même héritier de pratiques féodales. Et il n’a échappé à personne que nous avons fait le choix de la République, que nous sommes entrés dans le 21e siècle, et que les privilèges de caste ont été abolis. Nation souveraine ne signifie pas que le président de la République est un souverain, en démocratie seul le peuple l’est. Et ce n’est pas parce que toute une lignée de chefs d’Etat a agi de la sorte qu’on ne doit pas remettre en cause une telle jurisprudence. C’est, au contraire, l’honneur d’un homme d’Etat que de remédier aux dysfonctionnements des institutions où de l’interprétation qui en est faite, et non pas de justifier l’injustifiable.

Eternel débat entre légalité et légitimité

Loin de moi l’idée de contester la légalité de la décision de l’actuel président qui nomme à la tête d’une de nos principales institutions financières (dont le bilan annuel se situe autour de 130 milliards de CFA) et à un poste stratégique un membre de sa famille. Mon propos se situe au regard de la légitimité. De quelles compétences Aliou Sall peut-il se prévaloir pour occuper un emploi à un tel niveau de responsabilité, certainement pas celles de maire de Guédiawaye. Or le favoritisme n’a jamais été un gage d’efficacité dans nos sociétés modernes où le mérite et les compétences doivent être les seuls critères retenus. Une telle nomination créée la suspicion et donne l’image de prébendes distribuées à un affidé du régime, de surcroît frère du président.

Faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait

Il s’agit bien là du fait du prince ce qui soulève un problème éthique, de moralité publique et notre pays s’honorerait à l’avenir de renoncer à de telles pratiques qui n’envoient pas le meilleur signal à la population sénégalaise et à nos différents partenaires étrangers. Le président Macky Sall aurait dû se souvenir qu’un an plus tôt il affirmait « qu’il ne mêlerait jamais sa famille à la gestion de l’Etat ». Une belle intention, malheureusement vite démentie par les faits. Il est vrai que pour certains dirigeants les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent et c’est précisément ce type de comportement qui jette le discrédit sur la classe politique. C’est la raison pour laquelle « Faire ce que l’on a dit et dire ce que l’on fait » sera pour ce qui concerne notre mouvement UN AUTRE AVENIR une ligne de conduite où nous serons inflexibles car c’est à ce prix que nous regagnerons la confiance de nos concitoyens.

Des pratiques contestables à défaut d’être condamnables

Et comme à l’évidence il faut changer, ou plutôt faire évoluer le droit, dans les mois qui viennent nous ferons des propositions pour moraliser la vie publique et faire en sorte que demain les nominations aux plus hautes fonc de l’Etat soient impartiales et au-dessus de tout soupçon. En même temps nous présenterons au pays une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques plus vertueux, qui aspirent à servir le pays et non se servir, car de tels mœurs ne sont plus acceptés par les Sénégalais , en particulier notre jeunesse.

Ibrahima Thiam

Président du mouvement UN AUTRE AVENIR

Ichrono.Info

Sénégal : Evaluation du Code des marchés 2014 et propositions pour optimiser la commande publique par Seybani SOUGOU

 

Sénégal : Evaluation du Code des marchés 2014 et propositions pour optimiser la commande publique par Seybani SOUGOU


Ce compatriote est un robuste intellectuel sénégalais. Technicien dans ses domaines. Chaque fois qu'il s'exprime, qu'il nous livre une production écrite, il nous enseigne, nous alerte et nous ouvre les yeux et l'esprit. Notre pays regorge de talents, que fait-on de ces gens prêts servir, conseiller, proposer, etc. pape Cissoko
Les marchés publics sont des contrats administratifs dont la passation est soumise à une procédure particulière. Le terme de marché public recouvre à la fois une catégorie générique de contrats administratifs et la procédure de dévolution de ces contrats.
Au Sénégal, les passations de marchés étaient auparavant réglementées par le Décret n°82-690 du 07 septembre 1982. 32 ans après, le Décret n°2014-1212 du 22 septembre 2014 portant nouveau code des marchés publics (abrogation du Décret n°2011-04 portant code des marchés publics de 2011), était censé procéder à une refonte complète de la commande publique, avec un double objectif : alléger les procédures, et accroitre l'efficacité de l'achat public.
L'élaboration du code des marchés de 2014 découlait d'une logique simple : rassurer les opérateurs économiques nationaux et étrangers, et initier une politique d'achat public dont le maître mot est la transparence.


Le débat portant sur les entorses au code des marchés publics n'est pas nouveau.
Une étude publiée par la revue Politique africaine (n° 83) en octobre 2001, intitulée « Dessus de table, la corruption quotidienne dans la passation des marchés publics locaux au Sénégal », dévoile un véritable système où la corruption est la norme. Cette étude basée sur des données recueillies au cours d'enquêtes de terrain qui se sont déroulées entre 2000 et 2001, dépeint un univers opaque, où les dossiers d'appels d'offres sont tronqués, où la collusion entre décideurs, fonctionnaires véreux et entrepreneurs est la règle, et où la corruption « légale » règne en maître, faisant dire à un Inspecteur Général d'Etat, sous couvert d'anonymat « Les Sénégalais sont très forts en matière de procédures, ils savent comment les respecter tout en les vidant de leur contenu ».
Une enquête menée par le Forum Civil en 2002 conforte cette étude et concluait que 40 % des chefs d'entreprise considéraient la corruption comme un moyen efficace pour gagner les marchés publics au Sénégal.


Dans un registre similaire, un dossier réalisé par le quotidien Wal Fadjiri en décembre 2004 relatif à la passation des marchés publics au Sénégal révélait une impunité généralisée dans les infractions à la réglementation des marchés publics, le non-respect des règles de mise en concurrence, l'entente illicite, le recours abusif aux marchés de gré à gré, l'entorse au principe d'égalité entre les candidats, le début d'exécution des travaux avant la notification du marché au titulaire, etc.....
En 2015, le rapport de l'Autorité de régulation des marchés publics rendu public (résultat d'audits menés par 5 cabinets entre 2013 et 2014) a fini de démontrer que certains acteurs publics sont de véritables prédateurs de deniers publics.
Ces différentes études démontrent si besoin en était, la nécessité d'établir de nouvelles règles reconnues et respectées par tous en matière de commande publique.
Au vu de ce tout ce qui précède, revoir le dispositif lié à la commande publique est une exigence fondamentale pour permettre au contribuable sénégalais d'avoir une plus grande lisibilité quant aux actions de l'Etat et des collectivités locales dans la passation, la gestion et l'exécution de la commande publique.

A l'instar de la France où 4 réformes majeures ont été initiées dans le domaine des marchés publics en 2001(Décret n°2001-210), en 2004 (Décret n°2004-15), en en 2006 (Décret n°2006-975), en 2016 (Décret n°2016-360). Ces réformes ont pour objet de renforcer la transparence et d'assurer l'efficience dans les procédures de contrats publics. La réforme de 2016 a permis la transposition dans le droit national de 3 directives communautaires : Directive 2014/23/UE, Directive 2014/24/UE, Directive 2014/25/UE.


Pour le Sénégal, s'engager dans une démarche similaire permettrait non seulement de définir une politique d'achat claire où les principes majeurs d'égalité de traitement, de libre concurrence, de liberté d'accès à la commande publique, et de transparence seraient valables, mais également de responsabiliser les acteurs en sanctionnant les dérives émanant d'entrepreneurs, d'agents de l'Etat ou des collectivités territoriales, contrevenant à ces règles.
Le présent document a pour objet de suggérer des axes d'amélioration.


1. Simplifier le Code des marchés publics


La rédaction du code des marchés publics doit se traduire par la mise en évidence des objectifs recherchés (mise en concurrence, transparence, efficacité du choix) et des principes fondateurs du droit de la commande publique, préalablement à la description des procédures.
La simplification des textes est une nécessité pour alléger les contraintes administratives qui pèsent sur les fournisseurs. Une présentation plus pédagogique doit être recherchée, afin de rendre le texte plus lisible et plus opérationnel, depuis l'expression des besoins et des critères de choix jusqu'au contrôle de l'exécution du marché. L'objectif de simplification doit aussi viser à supprimer certaines dispositions, qui sous couvert de responsabiliser les autorités contractantes constituent une prime au laxisme.
La simplification des textes et des règles issus du code des marchés public doit aller de pair avec la modernisation des procédures de passation, en particulier par le recours aux nouvelles technologies, facteur d'allégement et d'accélération des échanges.


2. Propositions


Proposition n°1 : Harmoniser la législation nationale avec les normes juridiques régionales


Le code des marchés doit permettre une meilleure articulation entre les règles d'origine nationale et celles d'origine régionale (OHADA « Organisation pour l'harmonisation du Droit des Affaires en Afrique »). L'harmonisation des normes juridiques nationales dans le cadre de l'UEMOA s'inscrit dans un processus de coopération accrue entre les pays africains doit être poursuivie. L'application des règles issues de la Directive N°01/2009/CM/UEMOA portant code transparence dans la gestion des finances publiques de l'UEMOA, révèle de nombreuses insuffisances, notamment s'agissant du volet « réglementation relative aux marchés publics».


Proposition n°2 : Appliquer les principes fixés par le code des marchés publics de 2014


Une procédure de passation de marchés publics se construit autour d'un mode de consultation et de dévolution. La réglementation impose une discipline de comportement respectant l'égalité de traitement des candidats, l'équité des choix et exige une construction formaliste constituée de règles de publicité, de délais, et de conditions d'accès.
Du point de vue formel, des avancées notables ont été notées dans la rédaction du code des marchés de 2014. Toutefois, elles ne sont guère suivies d'effets.
Des améliorations pourraient être apportées portant sur les points suivants :


• Mise en place d'indicateurs de performance dans les dossiers d'appel d'offres afin d'éclairer au mieux le choix du titulaire qui doit d'effectuer sur la base de critères objectifs et impartiaux,
• Garantir l'égalité des offres lors de la mise en concurrence en accordant des délais identiques à toutes les entreprises concurrentes, en ne faisant pas bénéficier une entreprise, précédemment attributaire, d'informations essentielles de nature à lui procurer un avantage sur les autres candidates, et en harmonisant les délais de communication des informations et documents qui doivent être raisonnables et identiques,
• Faciliter l'accès à la commande publique aux entreprises nouvellement créées, en leur per

mettant de justifier leurs capacités par toutes des pièces équivalentes, lorsqu'elles ne sont pas en mesure, compte tenu de leur date de création, de produire les documents et renseignements exigés,
• Assurer la gratuité totale du dossier d'appel à la concurrence (article 58 du code), qui continue à être monnayé « au prix fort » par certaines autorités contractantes,
• Faciliter l'accès du Dossier d'appel d'offre aux petites entreprises situées à Ziguinchor, à Thiès, à Kaolack, à Diourbel ou à l'intérieur du pays, un moyen de favoriser la décentralisation et l'implantation d'entreprises dans ces localités,


• Elargir la chaîne des sanctions au niveau pénal (aggravation des peines aussi bien pour les agents de l'Etat ou des collectivités territoriales contrevenant aux règles de l'achat public que les chefs d'entreprise ou hommes d'affaires coupables de pratiques visant à favoriser la corruption ou les dessous de table).
De telles réformes doivent être au cœur des préoccupations des pouvoirs publics. De même, la prise en compte de la dimension éthique, comme le prévoit la charte de la transparence et d'éthique en matière de marchés publics, adoptée par le Sénégal en 2005 (Décret n°2005-276), pourrait faire l'objet d'une vulgarisation au niveau des acteurs en charge de la passation des marchés publics.


Proposition n°3 : Privilégier l'achat responsable dans la définition des critères de jugement des offres


La soumission des entreprises aux marchés publics implique de leur part une attention toute particulière aux lois, réglementations et conventions collectives en vigueur. A ce titre, l'engagement des entreprises soumissionnaires au titre des exigences sociales pourrait être un des éléments d'appréciation de la pertinence de l'offre.
Le critère social (recrutement de personnes en difficulté, lutte contre le chômage des jeunes), de même que le critère environnemental concourent à accroître les bénéfices sociétaux par la mise en place d'une commande publique responsable. A terme, pour faire le meilleur usage possible des deniers publics, l'achat public devrait combiner 3 critères :


o 1-les critères permettant d'évaluer le rapport qualité/prix de l'offre,
o 2-les critères évaluant la performance environnementale,
o 3-les critères permettant d'évaluer la valeur sociale de l'offre.


A titre d'exemple, le législateur belge a adopté une loi du 27 février 2002 visant à promouvoir une production socialement responsable. Ce texte crée un label que les entreprises peuvent utiliser dans la promotion des produits et qui est octroyé selon des critères qui comprennent le respect des normes définies dans les conventions de base de l'Organisation internationale du travail, l'interdiction du travail forcé, l'interdiction de toute discrimination en matière de travail et de rémunération, l'âge minimum fixé pour le travail des enfants ainsi que l'interdiction des pires formes de travail des enfants.


Proposition n°4 : Définir des critères d'évaluation des offres clairs et objectifs


La notion de pondération des critères doit permettre d'établir une grille et un système de notation afin de pouvoir comparer de manière objective les offres entre elles. Or, les critères établis par la personne publique sont des indicateurs qui permettent, d'une part de décrire et qualifier le besoin à satisfaire, d'autre part de juger de l'adéquation entre l'offre proposée par le candidat et l'attente de l'acheteur. De ce point de vue, le critère est susceptible d'une évaluation qui, théoriquement peut varier de 0% à 100% selon l'application du principe de pondération.


L'évaluation ainsi attribuée reflète la performance de l'entreprise candidate par rapport au critère défini et permet de motiver suffisamment le choix du titulaire. La définition de critères clairs et objectifs limite le référé précontractuel. Le référé précontractuel (recours suspensif) permet aux soumissionnaires évincés dans le cadre d'une consultation, « qui ont un intérêt à conclure le contrat et qui sont susceptibles d'être lésées par le manquement invoqué », de contester la procédure. C'est une garantie de transparence et d'équité pour le prestataire. A ce titre, le délai observé entre la date d'information des candidats non retenus et la date de notification du marché doit être scrupuleusement respecté par les entités publiques. C'est une garantie de transparence et d'équité pour le prestataire. A ce titre, le délai observé entre la date d'information des candidats non retenus et la date de notification du marché doit être scrupuleusement respecté par les entités publiques.


Proposition n°5 : Alléger le formalisme et supprimer les contraintes pour les entreprises


Une procédure de marché public se construit avec les prestataires. La présentation du dossier de candidature des entreprises pourrait être simplifiée. La procédure de délivrance des documents administratifs doit être allégée en privilégiant, si nécessaire, les attestations sur l'honneur. La possibilité de régulariser les dossiers de candidature (erreurs matérielles) doit être étudiée. La transmission de certains documents obligatoires pourrait être exigée au moment de l'attribution du marché. Les délais de paiement doivent être réduits et respectés pour ne pas pénaliser les entreprises.


Proposition n°6 : Uniformiser les seuils et exercer un contrôle approfondi sur les procédures DRP


Le Code des marchés publics actuel se réfère à plusieurs seuils (cf article 53 du code des marchés publics), en fonction du montant du marché et selon qu'il s'agit d'un marché de travaux, de fournitures et de services ou de prestations intellectuelles.


o Pour les marchés de travaux (Etat, Collectivités territoriales et Etablissements publics), le seuil pour un appel d'offres ouvert est fixé 70 millions CFA.
o Pour les marchés de fournitures et de services, (Etat, Collectivités territoriales et Etablissements publics), le seuil pour un appel d'offres ouvert est fixé 50 millions CFA.
o Pour les marchés de prestations intellectuelles (Etat, Collectivités territoriales et Etablissements publics), le seuil pour un appel d'offres ouvert est fixé à 50 millions CFA.
On dénombre ainsi différents seuils dont la pertinence n'est pas forcément établie. On pourrait abaisser le seuil prévu pour les marchés de travaux (uniformisation avec les marchés de fournitures et services, et de prestations intellectuelles). Parallèlement, il serait judicieux d'exercer un contrôle approfondi des procédures DRP qui permettent à des acteurs de contourner les principes de la commande publique.


Proposition n°7 : Supprimer la disposition figurant dans le code 2014 relative aux offres spontanées


Il s'agit d'une innovation introduite dans le code 2014, dont les motivations sont suspectes. En matière de marchés publics, le principe de base, préalable à tout achat public, concerne la définition du besoin. L'article 5 du code des marchés publics de 2014 précise « qu'avant tout appel à la concurrence, consultation ou négociation, l'autorité contractante est tenue de déterminer aussi exactement que possible la nature et l'étendue des besoins à satisfaire ». La notion d'offre spontanée (article 81) part du principe que l'autorité contractante peut donner suite à une offre d'un fournisseur, sur initiative de ce dernier, lorsqu'elle « présente un intérêt général manifeste ». En fait, la « notion d'intérêt général manifeste » est floue, incertaine, et ouvre la voie à toutes sortes de dérives (entente illicite en amont, corruption active ou passive, détournement de procédures, etc...).

Lors de la rédaction du nouveau code des marchés de 2014, la Banque Mondiale avait adressé une sévère mise en garde au pouvoir en place, liée à la nature de cette « disposition ». Il serait judicieux de supprimer cette disposition qui n'a pas sa place dans le code des marchés publics.


La simplification et le souci de réduire les délais ne doivent pas conduire à détourner l'acte d'achat public de sa vocation initiale. L'article 6 du code des marchés publics est extrêmement clair quant à son libellé « les plans de passation des marchés doivent être transmis à la Direction centrale des marchés publics au plus tard le 1er décembre de l'année budgétaire considérée ; celle-ci vérifie la conformité du document et en assure la publication dans les 03 jours francs suivant la réception. L'acte d'achat n'est pas un acte spontané. Un besoin doit être identifié en amont, et formalisé dans un cahier des charges.
L'idée selon laquelle le code des marchés publics est un frein pour la réalisation de programmes de développement ne repose sur aucun argument convaincant. Cette posture a surtout pour objet de permettre à certains acteurs de se soustraire au jeu de la concurrence, et de pouvoir s'adonner en toute impunité à des pratiques de malversations et de corruption par la technique des retro commissions.


Proposition n°8 : Clarifier la portée du premier alinéa de l'article 48 concernant la sous-traitance


Le premier alinéa de l'article 48 relatif aux conditions de la sous-traitance mérite une clarification pour éviter une collusion entre l'autorité contractante et le prestataire. En effet, l'article 48 du code des marchés portant sur les modalités de la sous-traitance précise « qu'un titulaire de marchés publics de travaux ou d'un marché public de service peut sous-traiter l'exécution de certaines parties du marché jusqu'à concurrence de 40% de son montant, à condition d'avoir « obtenu l'accord préalable de l'autorité contractante». Cette formulation est suffisamment floue pour créer les conditions d'une entente (pratique de rétro commissions). La forme de cet accord n'étant pas définie par le code, il convient de réécrire l'article 48 du code des marchés, d'en définir précisément les modalités ou de supprimer tout simplement ladite mention pour lever toute équivoque.


Proposition n°9 : La dématérialisation des procédures : une exigence des temps modernes


La dématérialisation des procédures est une exigence des temps modernes. Dans l'Union Européenne, les soumissionnaires peuvent retirer le dossier de consultation des entreprises et déposer leur candidature par voie électronique. Un prestataire situé en Pologne, en Espagne ou aux Pays Bas, a la possibilité de consulter un avis d'appel public à la concurrence au JOUE (Journal officiel de l'Union européenne) et soumissionner à un appel d'offres dans n'importe quel pays de l'Union. S'engager dans une démarche de dématérialisation des procédures d'achats, pourrait permettre au Sénégal de tirer profit des formidables opportunités offertes par les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Par exemple, une entreprise domiciliée au Mali, en Côte d'Ivoire ou en Afrique du Sud pourrait soumissionner en ligne.


Proposition n°10 : La formation d'un personnel qualifié dans la passation, la gestion et l'exécution des marchés


La formation des agents de l'Etat et des collectivités territoriales est un enjeu majeur dans la vie d'une Nation. La formation des agents permet de rationaliser l'achat public : uniformisation des process, homogénéisation des pratiques, recours à des marchés transversaux, mutualisation des achats de plusieurs services de l'Etat ou des collectivités territoriales, négociation, réduction des coûts.


Proposition n°11: Promouvoir le Partenariat Public Privé (PPP)


Les contrats passés dans le cadre de la loi Partenariat Public Privé (partenariat entre administrations publiques et des entreprises du secteur privé) participent aussi de cette logique qui consiste à favoriser la satisfaction des besoins des pays émergents ou en voie de développement en termes d'infrastructures ou d'équipements. Ces contrats qui se distinguent en droit français à la fois de la délégation de service public et du marché public, trouvent leur source d'inspiration dans le droit anglais (Private Financial Investment) ; ou le droit canadien (contrats globaux avec transfert d'équipements). Ils figurent en bonne place des contrats mis en place par la Banque Mondiale pour financer des opérations de développement. Les contrats partenariat public-privé permettent d'associer sur une longue durée (20 ou 30 ans) une entreprise privée au financement, à la réalisation ou à la gestion d'un équipement public. Compte tenu des enjeux financiers colossaux, ces partenariats doivent être valorisés.


Proposition n°12 : Instaurer un régime de quota pour les marchés passés par « par entente directe »


Les dispositions relatives à l'article 76 du code des marchés publics qui régissent les marchés passés par entente directe sont totalement dévoyées du fait de stratégies de contournement opérées par les autorités contractantes. La prolifération des marchés de gré à gré, dont les montants sont faramineux favorisent les ententes illicites et la corruption à grande échelle. Il est urgent de clarifier la portée de l'article 76 qui constitue un régime dérogatoire. Deux options peuvent être envisagées :
- Renforcer les attributions de la Direction centrale des marchés publics, en conférant à son avis (article 76) un caractère contraignant, sous la forme d'un « Avis conforme ; et supprimer du code la possibilité de saisine du Comité de règlement des différends (ARMP) offerte aux autorités contractantes, ainsi que le Pouvoir octroyé au Premier Ministre d'ordonner la poursuite de la procédure, « au motif impérieux d'intérêt général »,

- D'autre part, instaurer un régime drastique de quota pour les autorités contractantes, de façon à limiter sensiblement le recours à ce type de procédure.


Proposition n°13 : Recentrer l'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) sur sa mission


Autorité administrative indépendante, l'ARMP a entre autres, pour mission de réguler le système de passation de marchés publics et de délégations de service public et de formuler des propositions.


Néanmoins, le fonctionnement de cette structure est loin d'être satisfaisant, surtout s'agissant des décisions rendues par un de ses organes, le Comité de règlement des différends statuant en Commission des litiges, dans le cadre d'une saisine. Dans de nombreux dossiers de marchés publics traités par l'ARMP, les décisions rendues ne prennent en compte ni les avis de la DCMP (fondés en Droit), ni le principe de l'intérêt général (bon usage des deniers publics).


A titre d'exemple, dans une procédure ouverte relative à un marché de fournitures de bureau et de consommables informatiques passé par la Direction de l'Imprimerie nationale en 2016, l'ARMP a rejeté l'offre d'un candidat au motif que son offre « est anormalement basse » ; le candidat n'ayant pas, selon l'instance « justifié la réalité économique du prix de son offre ». Dans les procédures de marchés publics, la notion d'offre anormalement basse est l'une des plus complexes à appréhender par les acheteurs publics. Démontrer qu'une offre est anormalement basse suppose que l'autorité contractante soit en mesure, d'identifier les caractéristiques d'une offre basse, ensuite de demander des justifications au candidat, et dans un troisième temps ,d'apprécier la pertinence des éléments de réponse fournis par le candidat au regard desquels ; le mode de fabrication des produits, les solutions techniques adoptées, les conditions exceptionnellement favorables dont dispose le candidat pour réaliser les prestations, l'originalité de l'offre, etc.. Une offre anormalement basse ne se présume pas et ne se décrète pas à l'emporte-pièce. Elle doit être prouvée et attestée de manière objective.


Dans le cas d'espèce, l'ARMP s'est simplement bornée à « confirmer » l'appréciation de l'autorité contractante, sans procéder à une vérification de fond, lésant un prestataire dont l'offre était moins disante, tout en étant conforme aux prescriptions du cahier des charges. Les pratiques de certaines autorités contractantes, voire de certains administrateurs de crédits ne sont ni conformes à l'intérêt général, ni au bon usage des deniers publics. Il appartient à l'ARMP de rectifier le tir, et d'exercer pleinement sa fonction de veille et de contrôle en toute autonomie.
De 2012 à 2016, la liste interminable de marchés gré à gré passés avec l'approbation de l'ARMP donne le vertige. Les scandales liés aux marchés par entente directe portent sur des centaines de milliards de CFA. Chaque mauvaise dépense équivaut a un impact sur la construction d'écoles, de postes de santé, sur la réalisation d'équipements publics et plus globalement sur le niveau de vie des populations.


Conclusion


Le Sénégal n'est pas confronté à un problème de textes. Le pays dispose de l'une des législations les plus élaborées qui existent dans le monde. Le Décret n°2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics fait référence à de nombreuses dispositions :
1. Directive n°04/2005/CM/UEMOA du 09 décembre 2005,
2. Acte Uniforme du 17 avril 1997 de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA),
3. Loi organique 2012-23 du 27 décembre 2012,
4. Loi 65-50 du 19 juillet 1965 portant code des obligations civiles et commerciales modifiée,
5. Loi 65-51 du 19 juillet 1965 portant code des obligations de l'administration modifiée,
6. Loi 90-07 du 20 juin 1990 relative à l'organisation et au contrôle des entreprises du secteur parapublic et au contrôle des personnes morales de droit privé bénéficiant du concours financier de la personne publique,
7. Loi 2013-10 du 28 décembre 2013 portant code général des collectivités territoriales,
8. Décret n°2005-276 du 22 juin 2005 portant charte de transparence et d'éthique en matière de marchés publics...


On pourrait allonger la liste indéfiniment... Ce qui frappe au Sénégal, c'est l'extraordinaire décalage entre les textes et leur application, entre les proclamations d'intention et les actes. C'est ce qu'il convenu d'appeler le grand écart. A ce jour, la gouvernance sobre et vertueuse relève de la simple rhétorique. Toutes les lois, tous les dispositifs, tous les textes, aussi élaborés et pertinents soient-ils ne pourront produire des effets si ceux qui sont en charge de les appliquer ne sont pas mus par des principes d'intégrité, de déontologie et par le souci constant de défendre l'Intérêt Général. La sécurité juridique de l'achat public, la transparence des procédures, l'impartialité du choix, la prévention du délit de favoritisme dans l'attribution des marchés ne sauraient se limiter à une simple « écriture de textes ». Le préalable consiste à asseoir une culture de la responsabilité individuelle et collective.


Au Sénégal comme dans beaucoup de pays africains, les contrats publics constituent un moyen pour les décideurs et fonctionnaires véreux, en complicité avec des entrepreneurs (dont la boulimie financière est sans limite) de s'adonner à un véritable pillage des deniers publics, le tout dans une « apparente légalité ». De telles pratiques prédatrices hypothèquent le développement du pays et compromettent durablement l'avenir de millions de citoyens. Elles sont assimilables à de véritables crimes financiers et doivent faire l'objet de sanctions pénales appropriées, avec une tolérance Zéro pour ces nouveaux « prédateurs » des temps modernes.
Le présent document ne prétend pas épuiser le champ des possibles. Mais, dans un contexte où la bonne gouvernance est érigée en principe majeur, et demeure un leitmotiv des autorités publiques, assainir l'univers de la commande publique est on ne plus urgent.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

LETTRE A MON AMI LE PROFESSEUR HAMIDOU DIA- la problématique ethnique par DEME Mamadou/ France

 

LETTRE A MON AMI LE PROFESSEUR HAMIDOU DIA- la problématique ethnique par DEME Mamadou/ France

DEME Mamadou- sociologue des migrations et du développement local

DEME Mamadou sociologue des migrations et du développement local : un intellectuel de terrain, un historien qui vous parle du Sénégal des profondeurs comme de la diaspora. Un intellectuel généreux qui aime partager et faire profiter, un homme à écouter, lire et suivre sans passion mais avec la raison. P B CISSOKO

Ko haala addata haala / wax mooy inndi wax / digaame bakkaado digaame / kumo lek kumo naati / kasankenaku egami kasankenaku / falay naa bisaada falay .

Cher ami Hamidou DIA
Pourquoi rectifies-tu ?. Le fais-tu pour faire plaisir à des amis avec qui tu as en partages l'héritage du Sénégal et ses mémoires plurielles ou le fais-tu par ce que tu te plies aux exigences de ceux qui, intellectuels ou lettrés comme toi , appartiennent à une autre socioculture sénégalaise importante mais qui , jamais à aucun moment n'avaient pas eu le courage qui a été le tien , pour dénoncer les manquements et les atteintes à la cohésion sociale sénégalaise lors que ceux – ci venaient des membres de leur communauté culturelle. Tes amis là , aux quels tu donnes des gages de fidélité allant jusqu'à dire que tu avais beaucoup de frères et amis wolofs ( ce qui est à ton honneur) que chez tes parents peuls, à chaque fois que le peul était victime d'atteintes verbales à caractère ethniciste, n'ont jamais eu à réagir et à condamner, contrairement à nous autres qui avons promptement réagi pour dénoncer fermement les propos de penda Ba et de nous en désolidariser.

J'ai admiré ton courage et ta lucidité dans ton premier article, car au lieu de te flageller pour présenter tes plates excuses comme l'ont fait certains parmi les nôtres , tu avais osé , comme je l'avais fait dans Facebook, de dénoncer la problématique de danger vers laquelle se dirigeait le Sénégal à travers des comportements chauvins nauséabonds et des paroles qui ne restituent en aucune manière l'histoire de notre cohésion sociale apaisée depuis des temps anciens .

Mais tes amis wolofs qui sont nos frères et sœurs se sont sentis visés. Et au lieu de te retrouver dans ce combat qui doit être celui de la république, ils ont préféré condamner et désapprouver tes propos .Ils te demandent de renoncer à ton espace de socialisation primaire qui est le peul depuis saldé –tébégoud ,village de la vallée antérieurement seereer comme tant d'autres de nos collectivités et villages du fuuta et ceux de la vallée du fleuve Sénégaal toute entière, pour te mouler sans discussion au modèle social mono culturel et linguistique wolof pour lequel ils dessinent les contours et la sociographie du Sénégal d'aujourd4hui et de demain.

Or cette hypothèse-là, ne restitue ni ne correspond en aucune façon à notre Sénégal historique, ni celui d'aujourd'hui et certainement pas à celui de demain. Ce Sénégal-là n'est pas le mien et pour une très large majorité de notre peuple .Cette perspective de détérioration des liens sociaux , de la coexistence interculturelle pacifique qui promeut notre cohésion nationale actuelle et la pluralité des mémoires culturelles ainsi que des diversités de territoires et de terroirs qui la composent, ne peut être la nôtre, elle n'est pas la mienne en tous les cas . Car , elle suppose , un nivellement d'autres ,pour créer les conditions d'une prévalence et d'une prééminence d'une ethnie sur d'autres pour en arriver à un monolithisme culturel et linguistique qui ne peut être qu'une perspective très dangereuse dont le Sénégal et les sénégalais n'ont pas besoin.

La phrase de ton ami Dieye qui te tend la main et qui t'invite à te relever grâce à son soutien ( admettons hamidou , que l'une de nos ethnies soit devant et les autres derrière, que l'une soit «supérieure» aux autres et après?) , y est explicite et particulièrement terrible par son chauvinisme revendiqué, pour notre histoire et notre appartenance commune caractérisée par des origines diverses, des socialisations multiples , des métissages féconds , des assimilations réciproques et des parentés plurielles dont les migrations sont les supports ainsi qu'une citoyenneté diversifiée revendiquée et enviée à l'échelle de notre continent.

Hamidou, pourquoi ne dis-tu pas à tes amis et frères et sœurs wolof qui sont les miens , que nous peuls, venus des villages lointains des régions périphériques et du centre du Sénégal , qui avons bénéficié des pluralités des socialisations éducatives sénégalaises ,et qui avons transcendé leurs continuités et discontinuités récurrentes, qui avons grandi dans une double socio-culture rurale et urbaine et qui avons vécu les continuités territoriales de notre pays, n'avons rien contre eux et contre leur communauté. Que nous ne comprenons pas leurs comportements chauvins à l'égard de notre communauté peul et à l'égard des autres communautés qui, comme elle, forment avec nous une nation en cours de construction avec une cohésion sociale historique apaisée. Que nous ne comprenons pas leurs désirs ardents d'être supérieurs aux autres et leurs volontés permanentes d'intégrer ceux qui sont différents. Que nous apprenons réciproquement avec eux et concomitamment nous inventons les méthodes et outils existentiels qui aideront nos communautés respectives à construire ensemble notre histoire d'aujourd'hui et celle de demain, comme l'avaient fait pour nous nos ancêtres qui nous ont légué le Sénégal.


Car pour nous, toutes les langues et ethnies se valent et peuvent rendre compte des mémoires séculaires, être des vecteurs des savoirs multiformes, des dynamiques de rencontres et d'échanges, des conservations et des restitutions diverses.
Pour nous, la vulgarisation des diversités culturelles et linguistiques est facteur de cohésion sociale. Celle – ci est celles des communautés, des hommes, et des femmes, des langues , des territoires et des terroirs qui , au-delà des métissages et des assimilations diverses , forment et animent une nation apaisée. La permanence de cette diversité passant nécessairement par le traitement équitable des langues nationales qui en sont les véhicules identitaires. Car hamidou, la détérioration d'une langue est un des critères de la destruction des mémoires et des civilisations. Une langue qui se meurt c'est des liens qui se détériorent et çà ce n'est pas acceptable pour le Sénégal.

Hamidou , pour quoi tu ne leurs dis pas , que jamais dans l'histoire de notre pays , jamais un intellectuel ou lettré peul francisant ou arabisant , n'a tenu un propos désobligeant ou à caractère ethnique voire ethniciste à l'égard du wolof , ni à l'égard du seereer, du joolaa , du mannding , du sooninke , du manjaak, du balante , du basari , du tennda, du malinke , du jaaxanke et du xaasonke, du mankany et tant d'autres communautés de notre nation. Dis leurs hamidou ,que dans aucune de ces communautés de notre nation qui sont sont à égal droit et devoir que les wolofs dans notre nation, qu'aucun lettré quelqu'il soit n'a jamais écrit quelque chose de désobligeant ou proféré une parole ou un comportement ethniciste à l'égard de son frère ou sa sœur wolof.

Hamidou , toi et moi comme beaucoup de jeunes lycéens originaires des régions périphériques du Sénégal, qui avons grandi à NDAR ,et qui y avons vécu toute notre adolescence dans cette contrée marquée par la pluralité de son peuplement et de sa téranga légendaire, nous avons bénéficié de l'hospitalité de ces familles wolofs qui nous ont accueilli , hébergé ,nourri , soutenu financièrement , non pas parce qu'elles étaient meilleures ou supérieures que nous , mais tout simplement parce qu'elles étaient et restent toujours des ndey -ji - reew et profondément humains.

Comment expliques alors hamidou, que certains de nos frères et sœurs wolofs , ne cessent en longueur de journées ,dans les différents évènements qui traversent notre pays , de tenir à tout va des propos désobligeants et ethnicistes à l'égard de notre communauté et exclusivement à l'égard de celle-ci ? . Ils ne s'attaquent pas aux seereer , aux sooninke, aux joolaa, aux mannding et autres ethnie. Seule notre communauté est leur cible privilégiée. Pourquoi alors des intellectuels et des lettrés wolofs ou devenus wolofs dans le temps et dans l'espace suite à des assimilations qui ont confirmé des ruptures avec des origines, s'attaquent aux peuls avec des propos ethno-raciaux , et que ceux et celles de tes amis qui te demandent de t'amender ne les dénoncent pas , ne les condamment pas ? .Pourquoi, lorsque le Professeur Malick Ndiaye intellectuel éminent a voulu mettre son intelligence au service d'une idéologie pourrie en voulant théoriser son concept nauséabond du « neddo bandoumisme » alors que chez nos parents wolof les expressions « nit , nit ay mbokkam, mba nit, nit ay garabam font légion , renforçant ainsi des milieux linguistes intégristes et rétrograde ,pour masquer sa trahison de Macky Sall en écrivant clandestinement un livre à charge contre lui et se donner bonne conscience quand il a été defenestré de la présidence de la république par ce dernier, tes amis ne l'ont pas condamné et ne l'ont pas demandé de s'amender comme ils le font avec toi? . Pourquoi, lorsque le journaliste de talent Babacr Justin Ndiaye que je lis fréquemment a osé faire le parallèle sur l'appartenance ethnique commune entre le président MACKY Sall et le Général Sow quand ce dernier a été choisi par le premier comme chef d'état-major des armées du Sénégal, tes amis et ceux qui grondent et glausent sur ton article, ne l'ont pas condamné et demandé de s'amender? Dans une ces livraisons, où il faisait une exégèse des propos de Amy collé , houleye Mané , et penda Ba , il fait appel à l'histoire de l'organisation sociale et institutionnelle de notre pays vantant les mérites de Senghor et de Abdou DIOUF, mais s'abstenant de parler curieusement d'Abdoulaye Wade et de sa gouvernance de 12 ans, comme s'il ne s'était rien passé. Alors que l'émergence du discours politique ethniciste institutionnel au Sénégal corrobore les présidences d'abdoulaye wade et sa gouvernance ethno- confrérique avec tout cela a eu comme conséquence sur l'abaissement du pouvoir politique, l'affaiblissement de l'Etat républicain. Mais apparemment cela n'offusque pas babacar jupiter Ndiaye. Des milieux ethno- linguistiques qui gravitaient autour d'abdoulaye Wade , ses ministres déchus et ses députés battus lors de l'alternance 2012 alimentèrent en toute impunité ce vocable ethnocentrique, bien que beaucoup d'entre eux dansent déjà du ndaw rabbiny pour macky sall sans qu'aucun procureur ne s'autosaisisse .Pourquoi ce grand journaliste qui honore son pays par ses écrits et ses analyses ne dénonce t – il pas les manquements de la gouvernance d'Abdoulaye sur cette question fondamentale qui menace notre pays et sa cohésion sociale jusqu'ici apaisée.
Pourquoi quand Penda Mbow dont tout le monde sait que sa haine contre Abdoulaye Wade est liée à sa défenestration comme ministre de la culture, lorsqu'elle proclama publiquement que le vote en faveur de macky Sall était de nature identitaire , ce vocable conceptuel pour ne pas dire tout simplement qu'il était ethnique n'a pas été dénoncée et condamnée par tes amis.


Aujourd'hui dans les faveurs de la gouvernance de Macky Sall , elle se souvient de ses origines peules allant jusqu' leur danser chaque matin du wango et du riiti pour plaire à la première dame quitte à lui rappeler au quotidien son métissage historique seereer et peule.


Pourquoi quand Abdoulaye Wade a tenu des propos désobligeants à l'égard du Fuuta lors de la camagne présidentielle de 2012 , allant jusqu'à menacer vertement cet espace géo-humain stratégique pour notre nation en devenir ,aucun de tes amis dont nombreux étaient à la source nourricière des wade , n'a condamné ni cherché à se désolidariser. Ils ont préféré taire leurs principes républicains pour continuer à manger. Or à notre connaissance un principe républicain ne peut et ne doit être sélectif.
Et pour tant ce même abdoulaye wade s'enorgueillait de ses origines fuutankaises , allant à les revendiquer publiquement dans les années 80 à 2000 en France ,cotisant dans les caisses villageoises des ressortissants des villages de joomanndu , tuldegaale , siwre et saare sukki du département de Podor résidents en France ,réputés être le berceau des Wade du Sénégal . Les députés Mody Sy et Amadou ciré Sall sont des témoins vivants de cette période .Celui-là même qui revendiqua son origine futankaise lorsqu'il donna une confidence à l'ancien ressortissant maurtinanien qui dirigeait l'OMVS, que son propre grand père Abdoulaye Wade dont il portait le prénom est mort entéré à Kaedi de l'autre côté de la rive du Fleuve Sénégal.
Pourquoi quand ce même Abdoulaye wade donna le micro à Macky à Matam pour qu'il parle à ses parents pulaar en 2007, cela n'a offusqué personne de tes amis qui t'interpellent ? Idem quand il a traité Macky et sa famille de jaam , de deum ( enthrophophages buveurs de sang) ils étaient où tes amis qui te tendent la main aujourdhui ? L'injure de penda ba que je ne partagerai jamais , est elle plus sale que celles -là tenues par des hommes et des femmes d'envergure qui le disent parcequ'ils se sentent impunis et non atteignables.

Il en est également de Cheikh Anta diop le digne fils de notre nation , quand Senghor disait de lui qu'il ne peut pas gouverner le Sénégal parce qu'il n'aimait pas les toucouleurs ,il répondu frontalement : « comment pourrais-je détester un peuple aussi noble et valeureux d'où je viens car je tire mes origines familiales de villages du département de Podor? »

Hamidou comment expliques tu que ce peuple indexé auquel tout le monde s'en orgueille d'appartenir , des politiques aux chefs religieux illustres, aux intellectuels de renom qui font le prestige de notre pays , n'ait jamais recherché une prévalence sur les autres ethnies sénégalaises et
soit dans son évolution historique temporelle et spatiale sénégalais , un objet de méfiance et de haine Voir de discours ethniciste de ceux ou celles qui revendiquent être en partie issus de lui?

Ces intellectuels et ces hommes et femmes politiques que tu dénonces disent-ils tout haut ce que beaucoup de personnes pensent tout bas ? Et parce qu'ils sont impunis dans leurs comportements et dans leurs propos, ils facilitent aujourd'hui les attitudes et injures à caractères ethnicistes qui pullulent dans les réseaux sociaux et beaucoup d'entre eux les défendent voire les soutiennent.

Vois-tu mon cher hamidou, notre nation a la chance et l'honneur d'avoir des fils et des filles du Sénégal qui l'ont porté et continuent à le porter au firmament des nations et dont les origines transcendent la pluralité des composantes ethniques qui la caractérisent, grâce à des métissages et des assimilations récurrentes valides depuis des temps anciens et dont les migrations sont les supports. Ceux -ci fondent nos personnalités et des identités communes connues ou méconnues par les générations actuelles que nous sommes. Et il y a va de l'intérêt de notre pays que les ndiaye seereer, Ndiaye joolaa, Ndiaye manding, Ndiaye wolof , Ndiaye pulaar , Ndiaye sooninke , Ndiaye manjak , se retrouvent autour de l'essentiel d'une appartenance commune malgré leurs différences et acceptent qu'entre eux il ne peut y avoir de prévalence , de prééminence , de supériorité ou d'infériorité .Car personne d'entre eux n'est ni l'original ni la photocopie, et qu'ils sont tout simplement sénégalais à multi-appartenances identitaires et fier de l'être ;
Comprendre cette boutade, la partager avec les réseaux qui animent toutes les structurations sociales qui sont les nôtres malgré leurs stratifications, facilitera sans aucun doute la disparition d'idées de mauvaise augure et renforcera l'idéal de notre état nation que nous avons à construire en communautés et ensemble

DEME Mamadou Sociologue des migrations et du développement local

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