Le coin de Pape CISSOKO (8)

Turbulences dans le monde, Trump, Poutine, Le PEN et le Sénégal : l’humanisme doit triompher du populisme. Notre monde est comme dans une turbulence qui se voit, se manifeste et s’exprime avec une violence féroce et bestiale. De quoi s’agit-il  Les p

Turbulences dans le monde, Trump, Poutine, Le PEN et le Sénégal : l'humanisme doit triompher du populisme.
Notre monde est comme englué dans une turbulence qui se voit, se manifeste et s'exprime avec une violence féroce et bestiale.


De quoi s'agit-il ?


Les populistes profitent des crises successives pour opposer les gens, pour pointer des boucs émissaires.


A présent il est question de penser à soi d'abord et de rejeter tout ce qui viendrait d'ailleurs et qui rognerait le peu qui reste pour les nationaux. On dira ici qu'il faut se protéger et promouvoir le protectionnisme comme idéologie.
Un pays qui voudrait vivre en autarcie risque de s'en croûter et de favoriser des ripostes appropriées.
Vous conviendrez avec moi qu'il ne faut pas beaucoup d'effort pour comprendre ce qui se passe dans le monde ; on pourra citer la violence de Poutine, l'ignominie de D TRUMP avec ses tweets et ses mots sans filet, l'Autriche qui a failli basculer, la Suisse qui s'était exprimée aussi dans un référendum mais, les démocraties et les droits de l'Homme sont ancrés dans plusieurs pays du monde.


Avant certains dirigeants avaient confiance aux humains à l'homme, mais les suprématistes eux veulent s'ériger en chef réveillant ainsi de vieilles pratiques hitlérienne.
En France et ailleurs le Front national surfe sur les crises, l'immigration, sur les malversations financières de certains élus pendant que le peuple, les agricultures, les ouvriers souffrent et n'y arrivent pas.


Depuis 2012, quand le FN a percé les citoyens qui hésitaient ont franchi le pas. On aurait pu dire qu'ils ont adhéré plus par dégoût ; que non ils avaient longtemps voulu y aller mais la pudeur et la morale leur disaient non.
Aujourd'hui la morale est battue en brèche et on ne pense qu'à soi, sa sécurité et sa bedaine, c'est juste mais limitée.
Des personnalités de qualité ont succombé aux discours populistes et ont usé de leur carnet d'adresses pour recruter et c'est ainsi que le FN a en son sein de hauts cadres capables de mener des réflexions actives et programmatiques.
Les petites gens ne se cachent plus, les jeunes y adhèrent.
Pire des français d'origine immigrée adhèrent ( magrébins, africains, antillais, etc) et les populistes sont fiers de les montrer comme signe, symbole : on n'est pas des monstres le Fn est fréquentable.
Pire encore des antillais, des noirs camerounais, ont franchi le pas.
C'est oublier la théorie du boomerang, les premières victimes ce seront eux, ceux-là qui sont différents et qui ignorent la stratégie de la dissimilation de la formation bleue marine.
Le parti populiste est très ingénieux il veut des voix, dans ce cas il ne trie, il brasse large, mais une fois bien assis, il regarde qui lui ressemble et la première ressemblance est la couleur de la peau, la religion, etc.
Tous ceux qui ont donné leur voix comprendront après qu'ils ont été floués mais c'est leur choix il faut le respecter
Le Fn a infiltré le milieu enseignant, la police, etc, des structures publiques qui refusaient à l'origine les amalgames, aujourd'hui certains affirment sans honte leur choix.
Comme le disait Pap NDIAYE « l'immigration ne vole pas le travail de quelques-uns, elle accompagne l'emploi de tous » De plus « présenter les migrants comme incapables d'évoluer et de s'adapter ne correspond pas à la réalité »
La France à travers M LEPEN doit comprendre que la majeure partie des musulmans sont bien intégrés dans le pays et il n'est pas normal de les assimiler à l'intégrisme et aux radicaux.
Obama est parti après 8 années de bons et loyaux services sans fracas. Il a initié beaucoup de choses, il a certes échoué sur certains points mais pour l'essentiel, la communauté internationale trouve qu'il avait fait une bonne diplomatie.
Une campagne électorale difficile avec des insultes, des coups bas etc. Voici Mr TRUMP un magnat de l'immobilier qui croit pour diriger son pays comme ses entreprises. A coup de tweets il s'exprime sur tout.


Des connivences avec le gouvernement Poutine, etc .


Le système électoral a voulu que ce soit lui qui gouverne et c'est la démocratie.


Avec son langage licencieux, insultant, sa haine, son populisme, les hommes du Droit, les journalistes etc, sont pris à partie.
Ayant trouvé un moyen facile pour parler à son peuple Donald TRUMP n'hésite pas à tweeter et ainsi il touche directement les gens. Une stratégie de communication simple et directe pour toucher ses destinataires.


Il critique les autres pays qui ont une politique migratoire.


Il confond islam et intégrisme ou terrorisme, il ferme ses frontières, bref Trump pense que la diplomatie c'est plus de murs et moins de ponts.
Trump a fait sa campagne sur la peur des autres et en voulant parler de ceux qui se disent oubliés il réhabilite la haine et les théories suprématistes.
L'Amérique profonde se réveille et se voit écoutée pour une fois. Mais au-delà de sa gouaille malsaine, de ses erreurs de castings, le pays de l'oncle Sam a forgé une démocratie à 3 niveaux qui permet de tenir le pouvoir à l'œil.


Les preuves ont été données en moins de 90 jours. Chaque jour Trump change de discours et chaque jour le juste et les autres institutions sonnent le tocsin.
POUTINE joue avec le monde. Il veut envahir grâce à la violence cybernétique l'espace et les démocraties des autres pays.

Et l'Afrique dans tout ?


En Afrique du Sud des africains ayant vécu l'apartheid tue et persécutent d'autres africains, mais il faut aussi que ceux qui viennent d'ailleurs respectent les lois du pays d'accueil et cessent de se comporter de façon compromettante.


La Gambie a failli tremper dans la violence et la raison a triomphé heureusement. Gare au nouveau président qui essaie de torpiller la constitution, les citoyens devront lui intimer d'agir juste et c'est en cela qu'il sera respecté et suivi.
Le Sénégal toujours dans le simulacre. Le niveau de pauvreté bat des records et les politiques et certaines personnes profitent allègrement des deniers publics et ce n'est pas juste.


La religion est devenue le gros masque sous lequel les citoyens se cachent et abusent des âmes fragiles.
La santé est déplorable. Depuis un certain temps on parle de cet appareil oh combien important dans le diagnostic du cancer qui est tombé en panne.

Que feront les patients pauvres ?
Certains sont pris en charge et conduit au Maroc, qui paie avec quel argent ?


Pourquoi ne pas investir dans des équipements de qualité, pour soigner les citoyens.


Pour lutter contre les maladies il faut développer la prévention. Un pays pauvre doit penser à sensibiliser, éduquer son peuple aux gestes qui sauvent et aux attitudes alimentaires qui préservent, mais aussi lutter contre l'invasion des produits toxiques que les femmes s'enduisent pour éclaircir leur peau et faire du xessal.
Une lutte acharnée contre la vente de faux médicaments doit être mise en place. La filière pharmaceutique doit être repensée pour éviter les faux et mauvais traitements. Les guérisseurs traditionnels qui enrichissent les télévisions du Sénégal grâce à la publicité doivent être contrôlés par la faculté de médecine et les journalistes doivent enquêter pour mieux comprendre ces faux dévots qui profitent de la misère et de la santé des gens.
Notre pays se fourvoie sans réfléchir dans des investissements couteux qui n'ont qu'un impact minime.


Le fameux train est important, mais est-ce le moment ?


Pourquoi ne pas investir cette manne financière à améliorer le parc routier tellement "accidentogène".


On aurait pu revitaliser le train bleu et ainsi désenclaver des régions. Il est possible aussi de développer la navigation fluviale ou maritime pour résorber les flux routier.
Le Sénégal est embourbé dans une gestion calamiteuse des biens publics, comme si ces biens appartenaient à la famille, au parti, ou aux chefs religieux.
Parlons-en, la laïcité doit être réelle, mais au Sénégal on confond les ordres et les marabouts véritables acteurs sociaux reçoivent des ressources moyennant la voix de leurs fidèles aux élections. Le ndiguel comme unique choix et dérive à la liberté d'expression et de choix.
La religion incomprise favorise les comportements intégristes et salafistes. La pauvreté y est pour quelque chose.
L'insécurité gagne le pays et les populations sont déboussolées.


La faute à la crise et l'absence de moyens des forces de sécurités. Il faut signaler que le Sénégal à une des meilleures polices en Afrique mais comment agir sans moyens.


L'éducation et la santé, les parents pauvres du Sénégal. Il faut former les jeunes, il faut faire de la prospective pour conduire les jeunes vers les nouveaux métiers.
Je suis ravi malgré tout de voir la prise en compte des personnes handicapées dans le monde du travail et la démystification de certains métiers. On ne nait pas femme on le devient.
Le transporteur Dakar dem dikk a recruté la 1 ère conductrice de bus, il faut savoir que cela se fait ailleurs depuis. On voit des femmes taxi, mécanicienne, technicienne etc.


La création d'Universités et des écoles ne doit pas répondre à des appels politiques, une université exige des moyens en personnels et en matériels, il vaut mieux avoir peu d'universités et investir dans la qualité.
Le Sénégal est un pays qui a en son sein des lanceurs d'alertes qui réveillent le peuple, ils disent ce qui ne va pas, ils dénoncent tout comme la société civile.
Les réseaux sociaux participent à la diffusion massive des informations. On a vu ces conducteurs /chauffeurs indisciplinés qui se croyaient à l'abri et grâce aux alertes sur Facebook, l'Etat était obligé de bouger pour montrer sa puissance.
On ne peut laisser perdurer cette indiscipline dans le pays.


Dans une pièce de théâtre Wiri Wiri, un épisode m'a beaucoup touché.


$*il s'agit du PDG qui était absent du bureau et les employés étaient incapables de faire fonctionner la société et ils sont venus lui annoncer la mauvaise nouvelle à savoir ; les voitures sont à l'arrêt, les assurances ne sont pas payées et les salaires idem.
Le PDG répond que les employés sont des incapables alors qu'ils devaient se saigner pour tenir la barque en le faisant ils assuraient leur quotidien. Le PDG est riche il a investi par amour de son pays mais les employés comme d'habitude n'ont rien à faire aucune initiative aucune rigueur pour faire fonctionner la boite. Hélas le Sénégal est dans son ensemble est dans cette dynamique, le travail est à revoir avec une conscience professionnelle sans pareil.
L'absentéisme, la tricherie, la dilapidation des biens publics crèvent les budgets et enlisent les entreprises qui risquent de licencier les travailleurs.
La morale quand on est dans une entreprise il faut tout faire pour que le travail tourne même en l'absence du chef le chef donne des directives et les employés ont une liberté pour innover. le monde du travail doit être repensé avec une tolérance zéro.
On ne doit pas scier la branche sur laquelle on est assis.


Le monde dérive et je me demande à l'instar de Hegel si ces moments ne sont pas les signes avant-coureurs d'une autre vie plus apaisée. La difficulté c'est de passer ce temps qui ne sera pas tranquille. Certains seront dans l'inaction, la fatalité et c'est là qu'il faut réinventer NIETSCHE avec sa puissance. Le peuple devra se lever ^pour dire non et se donner un avenir choisi ou désiré.


Une citation pour terminer cet essai.


« D'abord, il est nécessaire de le répéter, la société s'appréhende comme un ordre approximatif et toujours menacé; à des degrés variables selon les types ou formes, elle est le produit des interactions de l'ordre et du désordre, du déterminisme et de l'aléatoire. Ensuite, elle met en présence de configurations dont la reproduction n'est pas assurée. Ce terme même est rendu trompeur par l'effet de l'analogie, et néfaste parce qu'il cache la réalité du social qui résulte d'une production continue, jamais achevée. Enfin, la société se donne à voir comme un ensemble unifié, comme une forme dont la cohérence interne s'impose, mais avant tout par le jeu des écrans qui masquent les coupures et les désajustements. Ce qui est nommé « société » ne correspond pas à un ordre global déjà là, déjà fait, mais à une construction d'apparence et de représentations ou à une anticipation nourrie par l'imaginaire. Le social, peut-on dire par formule, est sans fin à la recherche de son unification; tel est son horizon. »
BALANDIER, Georges. Le désordre. Éloge du mouvement. Paris : Librairie Arthème Fayard, 1988, p. 68.


Cet essai pose les problèmes, invite à la réflexion, au partage et à l'action.

La mentalité sénégalaise et l’incapacité de bien choisir pour bien décider et se conduire dans l’espace public : Quand la personne prime sur l’individu, la neutralité s’étiole et bonjour l’arbitraire.

Socrate cité par le Pr D SAMB : «Les connaissances de certains se limitent à ce qu'ils croient savoir, ce qui est, comme le dit Socrate, la pire des ignorances » et l'ignorance est mère de tous les vices et de tous les faux jugements ou des jugements orientés.


Le jugement sénégalais corrompu par la préséance de la personne sur l'individu.


Un regard critique sur notre société nous permet de dire comme Elgas et autres intellectuels rigoureux que la coutume, la tradition, l'habitus, nous ont plongé dans une façon de penser et d'agir qui orientent nos choix.

Le Sénégal est cette chose qui appartient au peuple et non au citoyen singleton, il est comme l'espace public qui est à la disposition de tous sans être la propriété de personne.
Le sénégalais s'improvise chef, décideur, etc, mais de quel droit, à ce rythme on tombera dans l'anarchie et la République va s'effondrer ?


Oui on est le fruit de son environnement mais on peut au nom de la rigueur quitter cette posture pour penser logiquement sans encombre. Tout obstacle épistémologique pourrait être réfuté pour laisser la place à ce qui est clair et qui peut s'énoncer judicieusement.


Le Sénégal un monde de confusion, d'amalgame ; et une absence de discernement.


Le Ndiguel, est un ordre qui viendrait d'un supérieur qui oblige, impose, somme l'individu de s'exécuter et dès lors comment peut-on parler d'objectivité dans le choix ou le jugement.
La conséquence, c'est l'absence de décision, ou une décision orientée, un choix mimétique ou familial.
Le jugement est erroné et le discernement en vacances et on dit qu'on est au Sénégal, ie cette façon propre au sénégalais d'agir et de penser selon un modèle corrompu.
Que faire, il faudra faire intervenir Descartes et il nous invite à nous dépouiller pour nous découvrir comme être singulier pensant : le cogito
Bersgon lui nous invitera à renoncer dans l'acte de décision ou de choisir, de nous extirper des obstacles qui aveuglent notre lucidité.


Vous ne voyez pas où je veux en venir, c'est normal, l'actualité du pays nous enseigne et nous interpelle et les populations sont perdues entre le citoyen, le fonctionnaire et l'homme politique. Qui croire, qui écouter?


Notre pays se meut dans des actes illégaux, on renvoie, on met au ban, on limoge, on arrête arbitrairement et au nom des Droits de l'homme et de l'éthique il faut se réveiller et dire non.
Voici quelques faits sur les situations qui minent le pays et qui divisent les concitoyens


« Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP), publié sur le site du ministère de l'Économie :
- confirme que l'Assemblée nationale doit bien près de 2,7 milliards de Francs CFA au Trésor public et
- atteste que l'information divulguée par l'Inspecteur des Impôts et Domaines, O. Sonko, n'avait rien de confidentiel.
-En accédant à la liste complète des institutions, qui ne payent pas des impôts au Sénégal, au travers du tableau en annexe de ce document, on s'aperçoit que l'Assemblée nationale ne constitue que l'arbre qui cache la grande forêt des sociétés nationales, agences et établissements publics qui ne se sont pas acquittés de leur devoir fiscal.
-Le ministère de l'Économie, des Finances et du Plan estime à près de 85 milliards de Francs CFA, la somme que 86 structures et entreprises publiques doivent au fisc.

Dans ce lot, on retrouve pèle mêle,


-Le Conseil Économique, social et environnemental (CESE), les ICS avec 9 milliards d'impôts non payés, le Méridien président, devenu aujourd'hui hôtel King Fahd Palace avec une ardoise de 2,2 milliards de Francs CFA... »
Il est bon de revenir sur l'acte de décision, les conditions de la décision et du choix pour demander à nos compatriotes de regarder en âme et conscience la réalité, les faits sans arrières pensées et préjugés pour juger de façon objectif et impartiale.
Incapacité de choisir
Avez-vous observé l'abeille pour retrouver l'air libre, après qu'elle s'est fourvoyée dans la pièce ? Infatigable, opiniâtre, courageuse, elle escalade sans relâche la vitre, si proche de la liberté qui lui apparaît par transparence et, en même temps, si loin du vent et des feuillages qui sont là, à portée de regard-inaccessible. Il semble même qu'elle va renoncer, par moments : elle retombe, lasse, découragée, elle recommence, sans cesse, l'inutile trajet, minuscule Sisyphe aux efforts dérisoires.
Pour vous, l'observateur de ce ménage, qui regardez trimer l'abeille, il est évident qu'elle s'obstine sur une voie étroite : comment peut-elle ignorer que l'autre battant de la fenêtre qui est resté largement ouvert, et qu'il suffirait d'un écart de trois pas pour retrouver l'air libre ? Une abeille hors de sa ruche possède très peu d'intelligence et en dehors aura besoin de votre main secourable pour l'orienter alors qu'elle a tout pour y parvenir seule.


J'ai eu une discussion avec un ami très brillant sur la situation du pays et on n'est pas tombé d'accord, mais nous avons échangé et chacun a donné ses arguments.

Echanges honnêtes sans passion, chacun a avancé ses arguments sans se convaincre.


Mais j'ai constaté que le jugement en général au Sénégal est très sophistiqué et pollué par les préjugés.


Un homme hautement qualifié, qui est citoyen de son pays et patriote est au courant des malversations sur le fonctionnement des institutions réputées neutres de son pays.
Il se tait mais pourrait-il se taire toujours quand il voit le pays et les concitoyens souffrir alors qu'une portion profite des deniers et biens publics.
Non, non, au nom de la morale, au nom de l'éthique, il ne peut plus se taire. Certains diront qu'il aurait pu démissionner et parler ensuite. Mais quand les informations sont connues et livrées à la sagacité de tous, où est la dérive ?


La mauvaise foi de l'élite et sa complicité d'avec la religion soi-disante protectrice et dogmatique, plonge ce citoyen dans la cécité volontaire au détriment de la raison et d'une faculté de juger claire et lucide. Le fanatisme et la spiritualité de façade prennent le dessus au Sénégal sans qu'on s'en rende compte et ce sont ces manquements qui aliènent les esprits dans les faits et gestes du quotidien. Tout ceci fragilise un pilier de notre République à savoir la laïcité. Religion, tradition, coutumes, habitudes, transhumance, corruption sont les maux qui affectent nos pays émergents et les intellectuels souvent éclairés se refuse d'agir, d'alerter pour préserver leurs acquis et gare à celui qui ose lever le voile, gare au lanceur d'alerte, il sera châtié et chartré par le peuple qui ne comprend pas.
Nos élites sont complices de l'aveuglement du jugement et de la société, elle favorise l'obscurantisme créant ainsi un gap entre les intellectuels et les autres pour mieux les asservir et les plonger dans des chemins biscornus.


Un problème de conscience tr de mentalité.


Il y a trop de nouveaux murs sociaux comme le dit Elgas au Sénégal, trop d'inégalité, trop d'injustice et ce n'est pas normal.
On achète facilement la conscience la voix des citoyens pauvres.


La décision en politique est à l'image du goût qui est une donnée culturelle engendrée par l'habitus. L'habitus au Sénégal généré des pratiques sociales et culturelles. Selon M. WEBER les religions produisent des éthos, ie des systèmes de dispositions qui impriment une orientation à l'action. Cette conduite est loin de la rationalité.

Par exemple le thiébou diem doit être très rouge avec la tomate, très riche en huile, très assaisonné djumbo –cube, etc; si ces ingrédients manquent ce n'est pas du thieb.
Le Sénégalais doit accepter de changer de fusil d'épaule, accepter de porter une nouvelle mentalité et juger seul de la conduite à tenir on ne doit pas l'obliger.
Il faut apprendre comme en science prendre du recul et refuser qu'autrui décide à notre place, choisir seul sans préjugés c'est faire de l'individu un citoyen responsable
Il faut repenser l'éthique dans notre pays et c'est là où le bât blesse.
On pille l'argent sans penser aux générations futures.


On se referera ici à l'éthique selon Emmanuel Kant.

Il entend cette notion en un sens plus large, c'est une manière d'exister, une manière d'être en tant que sujet libre, une manière d'inscrire son existence dans le temps d'une liberté, de travailler à produire et à promouvoir le souverain Bien dans le monde. Kant dira fiat justitia pereat mundis ie que règne la justice, dussent tous les fripons de la terre être anéantis à cause d'elle, elle oblige les puissants à ne pas nier ou restreindre le droit de quiconque Rien selon Kant n'est plus sacré que l'exigence morale, juridique et politique de justice C'est une exigence qui s'impose inconditionnellement au pouvoir politique
Le devoir de la vraie politique est de placer de tout cette prunelle des yeux qu'est le droit des hommes, ce que Dieu a de plus sacré sur terre Il invite à couper court à tous les chemins tortueux que perfidie ou violence ont traces


Au Sénégal et ailleurs le souci du monde n'est pas au cœur de l'exigence morale et éthique, il faut penser la totalité des citoyens et être juste sans partis pris donc décider ou juger de façon rigoureuse et non partisane.


Sénégal debout avant que la tempête ne balaye le pays.

Apprendre à décider seul.


La décision est un processus, qui permet de mettre en forme et de donner du sens. Dans la décision on met un cadre, d'abord on perçoit ensuite ce qu'on en comprend et enfin ce que je peux faire avec les moyens à ma disposition. Il est important d'avoir, le plus possible, présents à l'esprit les critères de référence : les valeurs qui sont importantes pour chaque personne. Ce sont elles qui permettent la prise de décision quand une occasion se présente : penser en amont permet de « saisir la balle au bond ». Il est bon quand on a choisi d'assumer ses choix
Décider c'est vivre dans le monde réel et non dans la fantasmagorie, le rêve.


Il faut lutter contre les obstacles à l'acte de décider de façon efficace : quand vous entendez fais plaisir, sois fort, sois parfait, fais des efforts, et dépêche-toi, ces choses affectent notre lucidité.
On doit voir dans l'acte de décision de la cohérence et de la consistance qui ne souffre d'aucune partialité et c'est ce qui nous manque en général au Sénégal, en Afrique quand il s'agit de juger puis de donner son opinion.
On dira ici que les insensés méprisent la sagesse et l'instruction et l'intelligent va acquérir l'art de se conduire.

De l'espace public au Sénégal.


Cette notion est confuse au Sénégal et en cause la tradition les habitudes qui nous affectent tant.


C'est quoi l'espace public ; C'est Habermas qui reprenant cette notion chez E. KANT et voici ce qu'il dit : c'est la sphère intermédiaire qui s'est constitué historiquement, au moment des LUMIERES ?
L'Etat, c'est le lieu accessible à tous les citoyens. On ajoutera ici que l'espace public est une construction et par conséquent y il ne décrète pas.
Quand on parle d'espace public on ne peut occulter la notion de société civile.
Cette notion est tout aussi ambiguë. Elle a connu dans son histoire un renversement complet de sens Les terme civitas societas civilis ou encore res publica étaient synonyme. Ce n'est qu'après la Révolution française que l'Etat nation décline la notion de société civile qui se distingue de l'Etat.


Qu'est-ce qu'être juste ou neutre ?


C'est un idéal universel et c'est aussi une vertu personnelle- on parle à la fois de justices et des justes. Kant nous dira en effet que l'impératif catégorique qui prescrit d'agir de telle manière que la maxime de l'action soit universalisable, ne se base de telle manière que la maxime de l'action soit universalisable, ne se base pas sur un assentiment subjectif avec les actes des autres personnes mais seulement sur le devoir qu'a tout être humain, sur une règle universelle, valable pour tous qui a pour fondement une action qui ne fasse tort à personne.


 Le service public doit être fondé sur l'égalité des citoyens, la continuité du service, l'adaptabilité ou la mutabilité qui permet à chacun de se retrouver sans porter atteinte à l'objet, l'accessibilité en ce sens qu'il est tourné vers tous les usagers et citoyens, la neutralité la charte des services publics introduit un principe de neutralité, celle-ci garantit le libre accès de tous aux services publics sans discrimination. L'Etat républicain garantit son rôle de gardien des valeurs républicaines, la neutralité doit s'inscrire dans l'activité quotidienne des services publics Elle implique la laïcité de l'Etat, l'impartialité des agents des services publics et une excellente moralité Elle interdit toute discrimination fondée sur les convictions politiques, philosophiques, religieuses, syndicales ou tenant à l'origine sociale, au sexe, à l'Etat de santé, au handicap ou à l'origine, n'oublions pas la transparence et la responsabilité qui permettent aux citoyens de voir clair de s'assurer du bon fonctionnement des choses publiques.


L'Afrique et le Sénégal doivent émigrer de certaines certitudes pour s'engouffrer vers la lumière de là Vérité qui ne s'embarrasse pas de préjugés. Nous devons sélectionner dans la transmission les bonnes choses et réfuter les mauvaises pour devenir citoyen et individu. L'individu doit coexister avec la personne sans que l'un ou l'autre prenne le dessus et il faut choisir les ordres : le temporel c'est l'individu avec sa raison libre et le spirituel convoquera le cœur.
La citoyenneté est une construction, c'est d'abord un animal sauvage puis un être qui se socialise pour devenir un homme politique voire un citoyen, ie un sujet libre, capable de penser seul mais aussi pour son peuple.


On ne doit pas rester confiner dans ces traditions et pratiques obsolètes, en France les femmes ont eu la carte bleue, le droit de vote, leur compte bancaire leur autonomie, toute société évolue en engrangeant les bonnes pratiques, en respectant les bonnes choses héritées de la tradition, mais le citoyen doit agir de façon éthique et l'Etat ne doit pas être en reste.
Il faut stopper la corruption, le primat de l'argent et des religions, les conflits d'intérêts pour agir droitement pour que notre pays aille de l'avant et que tous les citoyens soient traités de la même façon.
On n'est pas contre les religions tant qu'elles n'interfèrent pas pour orienter les choix des citoyens. Je ne suis pas contre les coutumes et la tradition si elles incitent les gens à plus de vigilance et de clarté dans l'intérêt du collectif.


Le Sénégal se meut dans des voies brouillonnes et «mafieuses» qu'il faut stopper pour protéger le citoyen, lui donner du travail et agir sans esprit partisan. Il faut la patrie avant le parti, les citoyens avant les coreligionnaires.


Notre pays est merveilleux même si les choix sont viciés, il faut reprendre la main et écouter la société civile, les lanceurs d'alertes et favoriser la concertation directe.


Pape CISSOKO

Un pays qui essuie ses pieds sur ses valeurs s'étiole, où va le Sénégal ? Tv, crème rose, xessal, etc.


Que veut-on au Sénégal à travers la somme de publicité sur les crèmes pour nos filles, nos femmes ? Le noir doit-il disparaître pour laisser la place au blanc, oh au Rose ? Senghor va se retourner dans sa tombe, Mohamed Ali va tousser pour dire attention aux dérives.


Je vous invite à regarder nos télévisions et à étudier la publicité et de bien regarder pour identifier ceux qui vantent les mérites des produits. Boubs DJ, les actrices des séries télé, les lutteurs, etc.
Arrêtons-nous pour lire ces quelques mots du CSA en France et du CNRA au Sénégal et on se demande que font nos ministres pour contrôler les images sur nos chaînes de TV.


«Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel CSA en France dit ceci « La protection des enfants et des adolescents vis-à-vis des programmes des services de communication audiovisuelle susceptibles de nuire à leur épanouissement physique, mental et moral est l'une des missions que les articles 1er et 15 de la loi relative à la liberté de la communication ont confiées au Conseil supérieur de l'audiovisuel. La violence, l'érotisme, la pornographie présents dans certains programmes, ainsi que la pression publicitaire, font partie des préoccupations constantes du CSA dans ce domaine.»


La Santé est prise au sérieux et le ministre veille à ce que la publicité diffusée soit saine. Toute publicité pouvant entraîner des dommages (comme sur l'alcool en France) doit être revue, voire bannie ou insérée dans des outils ou médias non accessibles aux plus jeunes. Au Sénégal on se demande s'il y a des limites, par exemple la publicité sur les produits cosmétiques qui entrainent des cancers de la peau ce qui engendre de vrais problèmes de santé publique.


Le CNRA Conseil Supérieur de la Régulation de l'Audiovisuel au Sénégal affiche ses prétentions, mais..."Il indique la responsabilité des médias audiovisuels dans la préservation des valeurs. Les éditeurs et les professionnels des médias audiovisuels doivent avoir un sens élévé des principes et valeurs qui fondent notre République. La diffusion des contenus audiovisuels obéit à un cadre défini par les lois et réglements en vigueurs et les cahiers des charges ».

Il me plaît de regarder nos télévisions pas pour m'instruire ce que je fais les livres, l'Université, les colloques et autres moyens d'acquérir ou de renforcer mes modestes connaissances.


Depuis une décennie, sur les ondes de Africa No 1, Radio Walf, dans les divers web-tv, sunnuker, wadeukeubi, khady-fm ; presses écrites, l'obs, sud-quotidien, etc, je ne cesse de marteler que notre pays est assis sur un volcan éteint et qu'il faut prendre garde.
J'ai souvent interpellé nos intellectuels, nos chercheurs, nos concitoyens et leaders politiques à parler vrai, à se dire en disant ce qui se passe mal et ce qui fonctionne dans le pays.
Mon ami, le Professeur Paul Diédhiou venu me rendre visite à Paris me dit qu'il a un programme d'enseignement universitaire basé sur les mutations, quelle ne fut ma fierté de l'entendre aborder ce sujet délicat dans un pays qui se croit immuable ou qui vit dans le simulacre et la fausse dévotion.


Les parents sont aussi responsables de ce qui nous arrivent et on comprend qu'ils se réfèrent à la fois à la culture occidentale et à la culture africaine en faisant le grand écart et beaucoup de concessions. On se demande s'il est raisonnable d'imposer toute l'éducation reçue par les parents et transmise aux enfants ? Mais quoi garder, quoi laisser, que regarder à la télé, faut-il éduquer à la façon de s'approprier les images de la tv du Sénégal qui donne à voir tout et n'importe quoi ? La télé n'est pas mauvaise mais l'utilisation qu'on en fait qui pose problème et c'est à nous de décider de ce que nous voulons.

Dans ce «coin de pape» divers auteurs seront convoqués pour amplifier mon propos. Il est grand temps de secouer le cocotier sinon nous serons complices et coupable pour non-assistance à un pays en danger de perdition irrécupérable.


Awa thiam cheffe du Laboratoire d'anthropologie culturelle de l'IFAN-UCAD dit ceci « il fallait une étude approfondie des maux de nos sociétés pour arriver à informer tant de leur existence et ampleur, que de leur inanité donc par là-même, de la nécessité de les éradiquer ....dévoiler..... les pratiques honteuses enrobées sous le sceau du tabou » In la Sexualité féminine l'harmattan 2014.
Un animateur de la télévision sénégalaise respecté par beaucoup pour son courage et son franc parler (je ne suis pas fan) avait envoyé cette lettre au PDG du groupe TFM en voici la teneur :

La publicité du Xessal sur TFM (par Mamadou Sy Tounkara) avril 2015

Monsieur Youssou Ndour, Président du Groupe Futurs Médias
Monsieur le Président,


A toutes les heures, des spots publicitaires vantant la dépigmentation artificielle (Xessal) sont diffusés sur la TFM. « Pure white » ou « Express Clear » sont à l'honneur chez vous.
Or, le Xessal est une calamité décriée par les dermatologues comme vecteur de maladies mortelles dont le cancer de la peau, par les tenants de l'authenticité de la peau noire comme une agression insupportable de nos attributs dermiques naturels et par les tous les religieux comme contraire aux préceptes divins.
Comment pouvez-vous accepter de faire la part belle au Xessal sur un média aussi amplificateur que la télévision et d'y inviter nos femmes et nos filles ? L'argent que vous y gagnez vaut-il les vies qui en sont détruites et le ridicule dont sont couvertes ces « négresses blanches » qui en sont victimes ?
A notre humble avis, vous devez interdire sans délai la diffusion de ces spots sur la TFM et tout votre groupe de presse, vous racheter en évaluant tous les gains obtenus de ces spots publicitaires et les verser aux victimes de cancers de la peau soignées à l'hôpital Aristide Le Dantec et, enfin, en démarrant une campagne d'un an contre le Xessal.


Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments patriotiques.
Mamadou Sy Tounkara, Présentateur de « Sénégal ca kanam »


Article juste et qui pointe un sujet de société qui divise la société et qui trouverait ses racines dans une racine profonde qu'on peut retrouver dans une chanson du manding «soungoutou koyo sa sa boro-la femme claire est le remède au rhume» ou le mythe du blanc depuis l'esclavage. Je dis faux le xessal n'est pas une pratique ni à Haïti, ni dans les Antilles, peut-être un peu aux USA et je n'en suis pas convaincu. On nous a appris depuis LYNCH à nous mépriser et à cultiver cette méprise au point de singer tout ce qui n'est pas noir et le noir depuis Caïn est devenu la bête, le mal, la virilité féroce et inhumaine, bref la honte de soi. Qui te pousse à avoir honte de toi traduit ton incapacité à être fier de ce que tu es et de travailler à marquer de ton empreinte ta présence au monde. Mais il est plus facile de le dire que d'épouser cette théorie, dans l'inconscient de beaucoup d'hommes noirs l'idéale de la beauté est chez une femme à la peau claire. Auscultons les poèmes ou chansons populaires et vous conviendrez avec moi que j'ai raison. » Dans une publicité du Sénégal le polygame dit à sa seconde femme djiggen dey khess (et sa première qui le regarde avec des yeux inquisiteurs le fait dire encore mba mou gnoul ».


Depuis l'avénemant de certaines télévisons, on dirait que la publicité seule les fait vivre et sans pudeur les animateurs ventent les qualités de produits à la qualité douteuse et aux conséquences néfastes : crème rose. A présent nos femmes ne sont plus claires, ie khess, mais roses. Regardez la publicité sur TFM avec Dj Boubs lui qui arbore fièrement sa peau noire et la table de ya ngoné je crois vous comprendrez comment on fabrique à la tv le complexe de soi au nom de l'argent. Notre télévision doit montrer des animateurs yiw, efficaces avec des valeurs comme le kersa, le djom, etc mais on nous montre des soient-disant mannequins, comédiennes de sorte que pour réussir, une femme doit avoir la peau rose ou claire pour avoir une place à la télévision sénégalaise.


Les responsables de l'audio-visuelle sans enfreindre les libertés doivent vérifier l'impact des publicités sur les citoyens pour s'arroger le droit de juger voire d'interdire pour protéger le peuple.

Les images ne sont pas innocentes elles s'incrustent dans le cerveau, dans l'inconscient, et peuvent sans dire faire des ravages et le complexe est un mal silencieux. Je vous invite à lire Christian MALAURIE dans « L'ordinaire des images-Puissances et pouvoirs de l'image de peu/l'Harmattan /2014

« Vers la fin de sa vie, Claude Lévi-Strauss pensait que l'espèce humaine s'était condamnée elle-même par sa propre voracité ; il nous comparait à des vers à farine dans un bocal. Oui ! Nous sommes bien aujourd'hui à un tournant non pas seulement de notre civilisation, mais de l'histoire humaine. Globalement, pour la grande majorité d'entre nous notre monde est devenu insupportable par une minorité prête à tout pour accroître ses gains et son pouvoir. Il est clair que si nous persistons dans cette voie nous ne pourrons plus sortir de ce processus d'autodestruction ou de suicide collectif. Il nous est peut-être encore temps d'envisager une autre manière d'être humain, de faire homme, comme disait Montaigne. Mais pour cela, tout doit être réexaminé, réévalué, rien ne doit rester tabou. C'est l'ensemble des fondements sur lesquels nous avons construit notre monde que nous devons réinterroger et réévaluer. Nous devons pour cela apprendre à trouver une totale liberté de penser, sans préjugés, et en nous appuyant sur ce que nous avons inventé et acquis progressivement de plus précieux : le respect universel des droits humains. En n'oubliant jamais le vieux mot de Terence : «Rien d'humain ne m'est étranger».

Nous devrions alors être capables d'apprendre à dépasser les notions de nation, de culture, de religion, de mœurs, de coutumes. Non pour les nier mais pour qu'elles soient, avant tout, le bagage que chacun apporte dans la fondation d'un vivre ensemble humain. C'est ce qu'il nous faudrait dès maintenant envisager et construire. Renonçons à tout espoir et commençons par agir, si nous en sommes capables... » Jacques Jaffelin-Où va la civilisation/Ethique pour un monde humain reconcilié avec ce dont il est issu.

Nous sommes au Sénégal comme dans un monde aliéné par la TV et notre émancipation réduite à néant faute d'éducateurs modèles.


Mon ami feu le Pr Etienne Bebbé NJOH du Cameroun nous dira que la mentalité africaine doit se libérer de certains jougs pas pour casser mais construire et voici ce qu'il dit «L'homme qui se libère c'est l'individu-sujet. Ce dont il s'estime capable et auquel il a droit c'est la connaissance directe des choses sans l'intermédiaire de qui que ce soit... l'homme de science est celui qui affronte de face les vérités établies, qui est capable de dire non à ce que la multitude a toujours accepté pour vrai ».


Nous pourrons ainsi dire que l'éducation à la liberté est le but de l'éducation dans un contexte contemporain.

Cette liberté ne devient concrète chez Hegel qu'à partir du moment où l'individu dépasse les désirs vains, et futiles, de sa personne singulière en devenant membre d'une entité, la famille, de la société civile comme acteur, et de l'Etat, c'est-à-dire en s'inscrivant dans le temps du monde éthique qui lui permet de vivre une vie substantielle contrairement à Bakounine et Stirner.

Devenir stratège de sa vie, la rationalité doit se lire sur nos comportements et qu'est-ce que la stratégie sinon que plus que la concrétisation d'un projet, c'est aussi la manifestation permanente de l'âme qui anime un être disait BABEAU, 2012,92
A l'ère du numérique, de l'argent et du narcissisme, l'avenir, c'et aujourd'hui et il ne faut pas baisser les bras pour redresser la barre des valeurs fécondes qui font la fondation d'une société pour qu'elle vive plus longtemps.


Il faut globalement reconstruire l'Afrique, jeunes, enfants, toutes les générations doivent pouvoir se réunir pour penser le nouveau monde en tenant compte des meilleurs principes fondateurs sans manquer de s'ouvrir aux bonnes inventions et innovations.
Que voulons-nous comme type de société, comment vivre ensemble dans le respect des différences, comment faire en sorte que chacun puisse s'autogérer et s'inclure dans le tout pour faire avec ?
Les citoyens doivent prendre le contrôle des images et que les acteurs ou vedettes n'aient pas à nous vendre tout et n'importe quoi surtout des objets ou produits qui nuisent çà notre santé. Beaucoup de cancers de la peau au Sénégal à cause des produits venus d'ailleurs et non contrôlés, la publicité sur la pharmacopée avec des charlatans forts en marketing inonde et pollue nos esprits et inconsciemment crée un complexe chez nos jeunes filles et femmes. Attention à la publicité, soyez-vous mêmes et fiers de ce que vous êtes, la santé pas de prix il faut la préserver.


Ces gens qui vantent les produits sont assez riches pour aller en Europe ou dans les pays arabes pour se soigner et vous vous risquez de mourir vite faute de moyens.


Pape B CISSOKO

L'homme-loup est dans la bergerie, vigilance. L'homme est né bon c'est la société qui le corrompt : La liberté plus forte que la violence et la terreur. par pape B CISSOKO

 

Bonne et heureuse année 2016.

2015 a été épuisante, stressante, inquiétante et surprenante. La violence a été portée de maintes façons, le terrorisme, la violence des banques, de la finance, les batailles interreligieuses, la pauvreté, l'écologie, les mers, la démocratie puise en défaut, la liberté confisquée, etc Nous devons enterrer cette année 2015 qui a des similutudes avec 2011, mais nous ne pouvons l'oublier. Nous devons à partir d'elle recréer un nouvel espace du mieux vivre ensemble, l'Homme est intelligent capable du meilleur et du pire, mais nous sommes toujours surpris par ses choix, est-ce la société qui le corrompt, ou que fait-il de sa faculté de calcul de raisonnement qui devrait le mettre sur la Bonne voie. L'éducation nous sauvera peut-être, la foi en l'Homme devra toujours être présente, que 2016 soit belle , bonne plus apaisée, j'ai bon espoir...P B Cissoko

« Dans ce monde globalisé, on ne comprendra jamais que certains veuillent imposer Un modèle de vie pour toutes les nations »

L'homme-loup est dans la bergerie, vigilance. L'homme est né bon c'est la société qui le corrompt : La liberté plus forte que la violence et la terreur. par pape B CISSOKO
Ils sont là.
Ils sont en famille, ils travaillent, ils habitent dans des structures quelques fois inadaptées.
Le monde du travail, les absorbe, les happe et les enfants les échappent. Certains voudraient donner une certaine éducation à leurs enfants, ces enfants disent non, ici c'est Interdit, et les parents sont déboussolés quand ils entendent Assistante sociale, justice, police, Caf, alors que la République n'a jamais interdit de transmettre les bonnes valeurs à sa progéniture en vue de lui favoriser son insertion dans la vie sociale, etc.

Ils baissent les bras. Vont-ils baisser les bras ? Que faire ? Les enfants sont-ils les rois, doivent-ils nous diriger ? Que se passe-t-il pour que la vie dégénère ainsi malgré la victoire de la Civilisation sur la Barbarie et la sauvagerie?

De quoi s'agit-il ?

Les évènements se bousculent, la violence et la terreur s'invitent partout, mais qu'est-ce qu'on a fait au Bon dieu ?


Flash-back, qu'est-ce qu'il y a ?
Nos enfants sont nos enfants et nous échappent petit à petit pourquoi et que faire ?


Nos enfants nous échappent parce que nous parents mais aussi la société a laissé ; abandonné le secteur de l'éducation à des gens plus vicelards et malicieux.
La crise économique a entrainé avec elle une crise morale, une crise des valeurs, et spirituelle. Dans ce désarroi le jeune qui se recherche une identité, ne retrouve plus de modèle parental, il n'y a eu aucune transmission, le conflit de génération ayant séparé les progénitures et les parents, l'Etat a fermé les yeux sur des comportements malveillants et naissants dans des zones dits de non-droit. Le communautarisme et la loi du silence ou da résignation ou de la fatalité fait que beaucoup baisse les bras et voici le loup fait homme qui tend la main et récupère les mal en point. La nature a horreur du vide dit-on.


Aucune République ne dicte un mode d'éducation aux parents, cela dit l'enfant doit fréquenter l'école de la dite République qui va l'instruire et contribuer à son autonomie par la formation, etc.
J'ai tendance à dire que faire un enfant est un projet et beaucoup m'en voulu mais plusieurs personnes ont abondé dans mon sens. Il est facile de faire des enfants mais il certes difficile dans notre monde en perte de valeurs de leurs donner des cadres. Ces cadres sont nécessaires pour former l'Homme de demain et c'est indispensable.

Mai 1968 nous intime de ne plus interdire alors qu'interdire c'est dire non mais aussi oui, c'est donner des règles et des limites pour favoriser l'insertion sociale, qui n'a pas de règles est un « bœuf », un danger, « l'homme mouton », «l'homme des cavernes », » un sauvage », la civilisation par le billet de l'éducation et du contrat social permettent la socialisation des humains.
Mon ami Yaya DIANKHA disait lors d'une conférence à Champigny dans le Val de Marne en France de prendre du temps pour sa famille. C'est un temps qu'on consacre à sa famille, pour écouter les enfants, parler avec eux, discuter, répondre à leurs sollicitation et inquiétudes, jouer, bricoler, régler des conflits, travailler sur les non-dits, parler de l'avenir, faire un point sur la géopolitique, transmettre des valeurs cardinales et en discuter, etc.


Si on ne sait pas faire il faut demander de l'aide, les associations sérieuses, sont là, les parents peuvent apporter une expertise ou les amis, etc.
Si les parents baissent les bras, c'est la rue qui va récupérer ces enfants et en faire des bombes.
En Afrique on parlait beaucoup de l'éducation de la Rue, mais et si on n'est plus en Afrique, ah il faudra changer de stratégie et c'est cette capacité de s'arrêter pour réflêchir et se demander comment faire qui échappe volontairement ou pas à beaucoup.
Au nom quelquefois de l'authenticité (c'est comme ça que j'ai été éduqué et c'est ce que je vais transmettre à ma progéniture) et voici l'augure du chaos. Le conflit intergénérationnel s'installe et là le jeune se coupe de la famille, se comporte autrement, il change.

En le voyant changer certains parents pensent que c'est l'adolescence, oh pas d'amalgame, du tact, de la vigilance...( barbe, refus de saluer les femmes, théories discriminantes sur la femme, la musique interdite, le sport interdit, les libertés confisquées, on porte le tchador, on se couvre le corps de la tête aux pieds et ne laissant entrevoir que les yeux, l'homme porte un pantalon court pour éviter les souillures, on impose le halal dans les écoles dont l'histoire est chrétienne, on installe ses nattes pour prier dans les rues obligeant les automobilistes à changer de voies mais aussi à changer de ton et de regard, certains élèves intiment aux professeurs de ne pas critiquer sa religion, ne pas parler de Dieu et du Prophète, au risque de représailles....) Les comportements déviants sont perceptibles et il faut du courage pour le dire, le pointer et entamer un recours pour redonner à cet homme ou cette femme les vrais repères qu'il recherche sans le savoir.
Le chaos et le conflit créent des ruptures et les loups cherchent des louveteaux haineux, mal dans leur peau ne sachant s'orienter.


Les loups les coptent, les accueillent avec les égards et le soi-disant respect qui leur avait fait défaut, ils sont soit disant écoutés, compris, entendus. Oui pour un laps de temps. Les filles se marient et passent d'un homme à un autre, via le divorce qui peut se faire via skype ou etc.
Etant rassuré, et croyant que cet honnête homme qui l'a recueilli va bien l'orienter, le voici entré dans une programmation neurolinguistique qui va le déconstruire pour le façonner à sa guise. Il sera question d'en faire une bête de somme, un homme redevenu animal sans la conscience, il sera déshumanisé et n'aura plus de sensibilité pour le différent, il cultivera la haine et la cruauté, il est devenu un monstre même tout petit.

Il faut couper, cautériser avec son passé comme les sectes, il faut le traumatiser et lui faire voir rouge et après le prendre en main petit à petit en lui inculquant des idées, une vision unique et reléguant dans l'Hadès tout ce passé. Il sera métamorphosé, transformé endoctriné, formaté, pour exécuter les ordres et plans maléfiques.
Voici nos enfants entre les mains de briguants, et façonnés pour détruire, tuer, casser, semer le trouble et le désordre y compris à ses propres parent qui devront hériter de tous les gestes commis.
Ces enfants se radicalisent, ils deviennent fous sous des apparats normaux mais (concept de téquia fourberie, tromperie, art de la dissimulation, air trompeur) quand ils sont dans leur fief et normaux quand ils sont dans les lieux ciblés pour semer la terreur. C'est sous le masque qu'ils se mettent en ordre de bataille, le camouflage, le masque, la tromperie), l'habit ne faisant plus le moine, le loup se transforme en homme respectable pour mieux détruire avec une violence inouïe.

Le mal est nécessaire pour comprendre et reconstruire.

Nous voici dans la terreur, le chaos et on s'interroge, pourquoi, depuis quand, sont-ils devenus comme ça et pourquoi, qu'avons-nous mal fait ?


La société est corrompue, les violences au nom de la paix, de la démocratie, l'argent, les religions et ses faux interprètent nous plongent dans des conflits que seule la violence pourrait semble-t-il éradiquer., C'est l'escalade et ce n'est pas humain, la preuve à Paris le 13 novembre 2015, au Mali à l'hôtel Radison, en Syrie, en Egypte ( avions Russe, en Tunisie, au Cameroun, au Nigeria, etc,) le sang coule et ne s'arrêtent plus. Le monde est entré dans un cycle de violence. Pendant que les simples gens se demandent pourquoi ; la diplomatie se réorganise les idées fixes d'antan se lubrifient et des accords se nouent au nom de la belle liberté et de la civilisation et des droits de l'homme".


Ils veulent un monde unique sous leur joug en étranglant la liberté conquise pour le respect de chacun. Cette liberté ne sera pas faite pour venger mais pour protéger le monde. Les jeunes veulent un idéal qui est souvent fictif, ils tournent le dos à la réalité qui exige de s'investir dans cette République qui donne des droits et des devoirs. Les fausses interprétations des textes religieux conduisent les auditeurs mal en point vers la mort qui est ici plus un suicide qu'autre chose et pour un bon musulman le suicide est banni. Certains vivent dans des contradictions et étant incapables de discernement s'engouffrent dans des chemins malsains et terrorisants ainsi les autres qui demandent à vivre en paix dans le respect des différences et des ressemblances. L'ignorance est mère de tous les vices. Et dans le coran il est même dit que le coran va s'élever et ce sont des faux maîtres qui risqueront de se prendre pour Dieu et c'est l'avènement d'un certain chaos, sommes-nous arrivés à l'avènement de ce jour. Quand chacun se prend pour le meilleur, l'unique, le meilleur c'est le début de l'anarchie alors que les religions invitent à respecter des règles de bonnes conduites, qui croire, le texte ou le prétexte, je suis pour le texte.

La pauvreté est un danger, un lit qui invite tous les malveillants à venir se servir. Se servir pour en faire des armes, des bombes humaines. Il faut éduquer, transmettre, donner une liberté sous contrôle, parce que rien n'est définitivement acquis et c'est en répétant avec pédagogie aux enfants qu'ils seront mieux armés face aux prétentieux qui croient détenir l'Universel du savoir alors qu'ils ne tiennent dans leurs mains dans leurs têtes que des simulacres de bluff. Vivre dans la pénombre des interprétations erronées conduit à des comportements ou des actes indignes puisse l'homme s'éveiller a la lumière s'ouvre pour écouter et entendre le semblable mais aussi le différent et c'est ce qui permet le respect et le vivre ensemble. Et que dire de cette Afrique si riche mais aussi si pauvre à cause de ces voleurs qui conservent des sommes colossales destinées au développement laissant la majorité dans le risque qu'est la pauvreté, le manque et la précarité. Un homme précaire est un homme qui sans la foi et les valeurs cardinales transmises par la famille devient un danger ambulant au service de gens qui veulent commander le Monde et lui indiquer une seule manière d'être de se tenir, non le continent africain est le berceau de l'humanité on doit partager les richesses pour que les citoyens puissent dire non, posséder avoir les moyens de subvenir à ses besoins et à ceux de ceux qui dépendent de vous est une liberté qui permettra de se tracer une route celle qui aura été choisie en connaissance de cause et non celle qui sera imposée pour détruire tous ceux qui sont différents .

Les questions qui fâchent

Au nom de la paix sociale beaucoup d'Etats ont laissé faire. Quand on voyage on part avec sa valise pleines d'histoires, de traditions mais puisqu'on a décidé de quitter son environnement pour aller gagner sa pitance ailleurs, il faut respecter cet ailleurs et son mode de vie.
Les hommes politiques n'ont jamais eu de politiques migratoires efficaces, pourquoi quand des étrangers vont au Sénégal où ailleurs ils se comportent et respectent nos valeurs ? Ces étrangers ne demandent pas aux sénégalais qui les ont accueillis de changer de mode de vie par la force, il y a rencontre et de cette rencontre on pourra voir des mutations nécessaires pour le bien vivre. Chaque civilisation est ou doit être ouverte aux innovations qui apportent un mieux-être à ses populations sans éradiquer ses fondamentaux qui sont bons. Certains pays arabes, le Qatar et autres utilisent leurs argents pour financer sciemment ou non des rebelles, des intégristes et c'est aussi à ce niveau que la diplomatie doit se battre. Au nom du tourisme économique on banalise la présence masquée de ces femmes riches dans les magasins des grands magasins. On peut voir le combat de cette artiste Majida Khattari artiste plasticienne franco-marocaine sur le voile. Elle dénonce cette tolérance, elle montre le luxe affiché de ses femmes voilées.


On dit dans ces pays qu'il y a une normalité trompeuse et on aura aussi vu que les principaux auteurs d'actes terroristes sont des citoyens issus de l'immigration et on peut se demander comme le fait Seynabou BEYE, que se passe-t-il ? Le multiculturalisme n'est pas exempt de défauts majeurs masqués pour conserver une certaine paix civile. Il faut enseigner la République et sa liberté, il faut définir ces libertés dans des espaces privés ou publics la religion ne s'exerce pas dans l'habillement, dans la longueur de la barbes dans la démonstration, mais dans sa maison, son cœur. Et on dira ici que le vrai djihad est celui qui consiste à se battre contres ses propres passions pour épurer son cœur.

Les villes ont contribué à favoriser ces situations : fermer les yeux et les oreilles face aux maux qui nous assaillent et nous empêchent de dormir ou de sortir en toute sécurité ne règle rien au contraire. Les gens sont dans un monde de communication mais certains sont exclus ou ne se reconnaissent pas alors ils se terrent dans la solitude et n'arrivent pas à en sortir et c'est là que nos recruteurs viennent les chercher pour les enrôler et les livrer au chaos ravageant sans conscience tout ce qui représente la Liberté et la joie de vivre du monde occidental.
Je donnerai la parole à un auteur que je viens de découvrir ; Adonis in- La violence dans l'islam «J'ai découvert que toute notre histoire était falsifiée, fabriquée de toutes pièces et que ceux qui avaient créé la civilisation arabe et sa grandeur furent bannis, condamnés, rejetés, emprisonnés, voire crucifiés. Il faut relire cette civilisation et la revoir autrement : avec un nouveau regard et avec une nouvelle humanité."

Pour terminer donnons la parole à des hommes plus sages et méditons :


Une âme est une âme : Puis Allah dit : C'est pourquoi Nous avons prescrit aux Enfants d'Israël que quiconque tuerait une âme non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué toute l'Humanité. Et quiconque sauve une âme, c'est comme s'il sauvait toute l'Humanité [5;32]. Ainsi selon les exégèses, du fait de ce meurtre du fils d'Adam, Allah a établi comme une règle aux communautés qui nous ont précédées ainsi qu'aux musulmans que le meurtre d'un seul individu était assimilable à la destruction de l'humanité entière ! Et cela car l'âme d'un être humain est sacrée et que cette sacralité s'applique à tous sans distinction auprès de Dieu. À l'inverse, celui qui se prémunit contre le meurtre et épargne ce mal à autrui, tout en tenant pour véridique la Parole de Dieu, alors c'est comme s'il avait sauvé toute l'Humanité. C'est là l'avis d'Ibn 'Abbas et de Moujahid notamment. Pour Hassan al Basri et Qatada, la première partie du verset énonce le terrible péché que représente l'assassinat et la deuxième partie concerne la récompense qu'Allah a réservé à celui qui s'en préserve. Par ailleurs, une autre version rapporte que Moujahid interprète le passage 'quiconque sauve une âme' comme signifiant que quiconque sauve quelqu'un de la noyade, du feu ou d'un danger mortel alors c'est comme s'il avait sauvé l'Humanité ! De quoi méditer pour inciter peut-être certains d'entre nous à s'engager dans ces métiers nobles où l'on sauve des vies (pompier, médecin, infirmier, etc.) ou à mener des actions pouvant aller en ce sens comme le simple fait de donner son sang. Et Allah est plus Savant.( journal mosquée de Créteil)


Le folklore et la quête effrénée d'une identification insensée est hors d'Islam et voici le propos de :


« TAREQ OUBROU IMAM DE BORDEAU -Tout ce qui participe à l'islam folklorique de la visibilité à outrance. Le propre de la religion, c'est la discrétion, la modestie, le travail intérieur et non l'exhibition. Il faut changer complètement de paradigme. Notre "communauté" est très jeune, j'entends essentiellement formée par des jeunes gens issus de culture et de religion musulmane, qui vivent dans une certaine frustration : sociale, scolaire, etc. Ils compensent ce complexe d'infériorité par un complexe de défiance. C'est le propre de l'adolescence. Je me démarque par rapport à la famille. Je ne reconnais pas l'autorité, même religieuse. Je provoque. Je suis victime, donc j'existe. Et je greffe un discours religieux sur des pratiques qui ne devraient pas avoir beaucoup d'importance, comme le fameux foulard islamique. J'attends de voir ce qu'il y aura après le foulard, peut-être les cravates islamiques ? Les chaussures islamiques ? C'est n'importe quoi. Car enfin, que dit le Coran ? Au centre, il y a la pudeur. La pudeur fait partie de la foi. Mais le Prophète n'est pas venu sur terre pour donner des cours de couture. Les vêtements n'ont rien à voir avec la religion. Un voile n'est pas une kippa. Il n'y a pas d'objets cultuels dans l'islam. Il n'y a pas de symboles, pas de slogan. C'est une hérésie que d'introduire dans le culte les vêtements. Une fois encore, on mélange le principe éthique avec sa traduction vestimentaire. Dieu n'est pas un tailleur, ce n'est pas un styliste de mode. En vérité, on se cache pour mieux se montrer. Alors certes, l'apparence est conforme à la lettre du texte, mais l'intention n'est pas bonne. Ce qui est condamnable, c'est l'habit de l'orgueil, de l'arrogance et de l'ostentation.


L'islam repose sur 3 principes : la loi ; la foi et l'excellence qui traduit cette lumière qui favorise le jugement juste, dépouillé du simulacre et du mensonge. Et pour paraphraser Martin Luther KING dans on grand discours de 1963 disait ceci » Noirs comme Blancs ' musulmans comme chrétiens ou athées, seraient garantis par les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur » « ... nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs, les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, les Athées, les Agnostiques, etc, pourront s'accepter sans crainte, sans jugement, sans préjugés comme beaucoup le font d'ailleurs dans les concerts interculturels, multiculturels et dans la vie de tous les jours d'ailleurs. Je ne dois même pas dire ça puisse que ceux qui veulent créer le chaos veulent séparer les gens si différents mais si semblables et y qui acceptent de vivre ensemble.
Les parents doivent être très vigilants et accompagner les enfants dans la bonne voie, prendre le temps de discuter et ne pas laisser l'imprévu et la rue décider du sens la vie. Quand on décide de voyager, quand on est dans un pays qui nous accepte et qui a accepté les parents, nous devons plutôt que de semer le désordre au nom de la différence religieuse, nous devons nous retrousser les manches et apporter, sans imposer, notre supplément d'âme. Vive le Bien Vivre ensemble, vive le dialogue interculturel, vive le métissage dans le respect des différences et surtout faisons notre propre djihad pour éradiquer la haine et la colère, le mépris et la condescendance de nos cœur pour que nous puissions reconnaître dans le visage de l'autre notre propre visage d'humain qui n'a pas de Religion. Notre religion doit être notre foi en l'Homme et l'humanité.

Comprendre pour mieux agir et mieux vivre ensemble, c'est ce qui me motive
Pape. B. CISSOKO ichrono.info

La démographie sénégalaise ; ce poison-le culte du chef une erreur-Universités au rabais-Religion et Indiscipline, Sénégal ce beau pays à la dérive.

 

Que ne faut-il pas dire aux sénégalais et à leurs hommes politiques ?
Comment peut-on toujours vivre dans une insouciance tranquille comme si les choses vont de soi, la fatalité comme mode de vie.
Dans cet article je soumettrai à votre sagacité, divers sujets qui me paraissent importants. Précisons que le Sénégal se croit bien côté au niveau mondial, c'est faux, les banques lui accordent la note B+, qui est une marque relativement négative, mais acceptable au pays des borgnes.

Quel est le problème au Sénégal ? Certains diront le chômage, la politique, etc, mais je dirai faux, c'est probablement la démographie. Oui, oui, la démographie incomprise, une démographie qui oscille plus vite que les moyens, une absence de prospective, d'études sérieuses sur la question au point que la situation du pays est pour une grande part basée sur elle.
Allons vite et regardez en ce moment ce qui arrive au pays, on craint la pluie nourricière mais quand elle tombe elle nous met dans une situation explosive avec les conséquences fâcheuses et humiliantes qu'on connait.


La pluie nous sort de nos habitations déjà pauvres et notre dignité est soumise au regard intrusif du peuple. Pourquoi le Sénégal n'arrive toujours pas à anticiper les saisons des pluies et éviter la répétition du même depuis des années. La réponse est toute simple, depuis les années 60 nos canalisations n'ont pas suivi l'évolution de la population et des constructions. Chacun se dit architecte, géologues, et construit sans tenir compte des règles élémentaires du bâti. On connaît la suite des immeubles aux fondations non académiques s'écroulent et tuent les habitants et passants. L'entretien des routes, des ponts, des édifices est un problème crucial dans toute l'Afrique de l'Ouest et pourquoi. Toute chose mérite d'être entretenue pour sa longévité.
On ne crée pas un pays sur la fatalité, la science et la technique, les statistiques et autres sont là pour indiquer les mutations à intégrer en vue de leur trouver des solutions. Non, on laisse faire, et on distribue des dividendes aux sinistrés, des motopompes pour satisfaire le quotidien, non, le Sénégal veut des solutions durables.

Idem pour les universités qui n'arrivent plus à résorber le flux d'étudiants.
Les centres médicaux sont débordés alors qu'on pourrait travailler sur la prophylaxie, la prévention, l'éducation sanitaire, l'hygiène, les examens prénataux etc, ce qui éviterait les engorgements inhumains de nos hôpitaux.
Notre pays n'est pas un mauvais pays mais nous avons des gens, des hommes politiques qui sont motivés par l'enrichissement et non le développement du pays et  c'est pourquoi tout nous dépasse et rien n'est prévu pour y pallier. Après on pleure, on se dispute, mais on ne creuse jamais les problèmes pour des solutions durables. La preuve, Le Bureau Organisation et Méthode ( BOM) de la Présidence de la République qui d'ailleurs va renaître de ses cendres, est une excellente chose si on met des hommes intègres mus par le bien collectif et l'intérêt général celui de la nation sénégalaise.


Faire des enfants c'est un projet. La médecine fait des progrès il est temps de repenser notre relation à la famille. Faire des enfants pour les laisser ou les confier à la rue ou je ne sais à qui avec les conséquences qu'on connait est une honte. On parle beaucoup des daïras, des talibés mais ces derniers ne sont pas en faute ce sont les parents qui font des enfants et qui ne savent même pas combien d'enfants ils ont et comment les nourrir, alors ils les confient à des charlatans qui en font des quémandeurs, des voleurs, des malheureux etc.
Nos écoles à cause de la pléthore d'élèves sont dans l'obligation de recruter des jeunes qui n'ont pas la formation et le niveau de qualification requis pour le métier. Les hommes politiques placent leurs protégés et le gouvernement à la va vite brasse du monde pour combler le gros fossé béant du personnel. On peut savoir avec les outils statistiques combien de classes devraient ouvrir en fonction des naissances en un temps T pour prendre les devants afin de former et de construire les écoles. Ecole, recrutement à la hâte et qualification médiocre résultat médiocre.


Pourquoi créer des universités partout alors qu'on sait que beaucoup de formations longues créent plus de chômeurs. Chaque région son université c'est une utopie, la création d'une université répond à des besoins spécifiques encore les statistiques et la prospectives peuvent nous renseigner de façon précise. On doit favoriser les UIT, les formations courtes, les écoles en alternance, les écoles agricoles, les formations qualifiantes et manuelles comme en SUISSE, etc.
Plusieurs faits témoignent de la situation tendue dans le pays la preuve, le Chef de l'Etat a été hué à l'UNIVERSITE et certains se disent contre ou épiloguent sur le sujet laissant de côté les aspects les plus importants du pays : le travail ; la santé ; les routes, l'économie, les biens mal acquis, la pauvreté, les bourses, etc. Quand un pays est exaspéré, quand une cocotte est à son top, elle déborde, et il va ainsi pour l'être humain fusse-t-il bien éduqué. On ne peut vivre dans le mensonge, et les étudiants voient tout, ils sont instruits et n'acceptent pas les inégalités et les privilèges qui vont dans un seul sens. Sarkozy, Hollande, Reagan ( jet de chaussure), etc, ont subi les huées ou les tomates, les entartrages des citoyens et on n'en a pas fait du fromage au contraire ils ont compris que c'était une mode d'expression atypique mais qui en disait long sur la situation du pays. Comme d'habitude les politiques aux alentours sont sourds aux demandes du peuple, n'est-ce pas que le président a demandé à ses conseillers de cesser de lui rapporter ce qui marche et de lui dire ce qui ne va pas pour accès le travail où il y a besoin.
Encore un autre phénomène dont on ne veut pas parler au risque de froisser les sensibilités brouillonnes.

La religion a envahi l'espace universitaire alors que l'Université est un lieu du Savoir laïque. Les daïras et confréries, les mosquées, envahissent et perturbent l'essence du temple du savoir. On est dans un pays laïque tolérant certes mais au Sénégal quand on tolère les gens exagèrent et pensent que c'est un Droit et voilà que le débordement pointe son nez et personne n'y remédie. Les professeurs de l'UCAD à une époque avaient lancé un signal en disant que l'Université n'est pas un espace religieux destinés aux fanatiques mais un lieu où le savoir encyclopédique est dispensé.

On a tous ri mais un rire jaune quand on a vu ce taxi sur une passerelle qui sert à faire passer les piétons en toute sécurité. Mais parce qu'on est pressé on fait ce qui nous plaît, on ne respecte rien à l'image de beaucoup de leaders. L'indiscipline est une réalité sénégalaise avec le fameux garawoul, de qui se moque-t-on, un pays qui ne se fonde pas sur la discipline se perd. Ce taximan a été arrêté et sanctionné mais il faut aller plus loin pour veiller à la sécurité routière sur l'ensemble du territoire.
Les accidents sont courants et les fautifs sont épargnés par le système. J'ai une pensée en écrivant cet article aux disparus et aux familles du Bâteau le Djiola un 26 septembre à cause d'un manque de vigilance des agents de navigation, de sécurité et de l'Etat.


Les policiers, gendarmes doivent faire respecter les lois, les pompiers et les services d'urgence doivent avoir les moyens pour sauver les citoyens.
Il ne faut pas que les fonctionnaires soient présumés, aussitôt qu'ils sont nommés, de coupables, c'est une honte et dieu sait que parmi ces gens il y en a qui sont exemplaires.
J'aurai toujours en tête ce policier de teint clair (xess) qui réglementait la circulation et officiait vers les années 1988 et 1990 entre les Parcelles Assainies et Guédiawaye. Il était incorruptible et faisait la fierté des plus jeunes, c'était un modèle, les chauffeurs qui n'étaient pas en règle ou qui se conduisaient mal savaient qu'ils n'auront pas raison face à ce policier.
Force doit revenir à la loi et au droit et rien d'autre pour que chaque citoyen puisse se sentir capable de contribuer au développement du pays.
Point de sectarisme et le Président Macky SALL nous disait la «Patrie avant le parti » je vous laisse analyser en fonction de la réalité si cette assertion est vérifiée ou pas.


Le Sénégalais est indiscipliné et se moque de l'intérêt général ou du tout ce qui a trait aux institutions publiques. Regarder avec quel manque de gêne les Sénégalais se branchent sauvagement sur le réseau électrique, des canalisations illégales sont connectées et on est surpris des conséquences des inondations.
Les vendeurs s'installent où ils veulent, sur la route, devant les maisons, etc. L'Etat n'est pas seul en cause dans le mauvais état de ce pays, les citoyens sont aussi en cause et il faut le dire. Pour qu'un pays tourne chacun à son niveau doit s'atteler à bien agir, respecter les lois, c'est à ce prix que les résultats se verront. Il est vrai aussi et je l'ai déjà dit si les élites ou les hommes politiques ne sont pas des modèles de vertu les citoyens si honnêtes soient-ils sont tentés de faire pareil pour éviter la marginalisation et le ridicule des pesanteurs sociales.


La philosophie au service du développement

Feu mon ami le Pr Etienne BEBBE-NJOH du Cameroun avait écrit un ouvrage monumental « Mentalité africaine et problématique du développement-l'harmattan » et a comme tout bon savant pointé cette caractéristique des africains à vouloir fonctionner selon des repères qui ont plus traits au spirituels ou autres et on se demande si la rationalité scientifique peut se déployer en terre africaine. Je réponds oui, mais il faudra rééduquer les citoyens et œuvrer vers un idéal qui comptera d'abord sur la personne comme homme doué de raison et tenu par l'intérêt général. Ce sera par l'école, l'instruction et l'entreprise, dans un environnement propre, plein de vertu et toute chose sera viable. C'est la raison qui va émanciper l'homme des servitudes de la «religion» et des aînés qui obéissent à d'autres modes de penser : obéissance aveugle et non critique.
Toujours dans cette optique pour comprendre que nous pouvons nous en sortir, je vous conseille de lire cet ouvrage récent « Philosophie et développement » de de Antoine Manga BIHINA et NJIMOM-l'harmattan. Nous y apprenons que «l'activité scientifique, qui s'est efforcé depuis le XVIIe siècle à dégager des connaissances pour satisfaire des besoins pratiques, a détourné la pensée scientifique de toute spéculation » et de toute ethnie ou groupe politique.


On peut terminer ce modeste article par une réflexion du Président, pour qui je n'ai rien contre mais je voudrai qu'il assainisse son gouvernement et que les citoyens se reconnaissent dans cet ETAT qui est le Bien de tous « Que les Sénégalais sachent que la communauté internationale nous a lancé un défi en finançant sur 3729 milliards de Fcfa le Pse. Nos partenaires ne sont pas des enfants de cœur, ils ont posé des conditions claires. Désormais, que les Sénégalais se mettent au travail pour mériter leur salaire. Que les Sénégalais arrêtent d'aller au bureau en faisant semblant de travailler, d'adopter des comportements clandestins pour ensuite créer des problèmes quand le gouvernement réagit. Cela ne rime pas avec l'émergence. Les Sénégalais doivent aussi arrêter de demander des commissions sur le travail pour lequel ils sont payés. Je demande à tous les citoyens de dénoncer ce genre de pratiques et le gouvernement prendra les mesures nécessaires. Ce sont ces genres de pratiques qui ont retardé notre pays. Je veillerai à ce que ces mesures commencent d'abord par le gouvernement et les autorités. Mais que cela ne se limite pas seulement dans l'administration, il concerne tous les citoyens. J'interpelle tout le monde au respect du travail -: «Que les Sénégalais arrêtent d'aller au bureau en faisant semblant de travailler »


On est dans un pays qui joue avec les gens, qui fait semblant de ne pas voir la misère. Une classe sociale se forme et abuse des biens de l'ETAT et du peuple ; on ne peut laisser passer les choses et il faut réagir sans occasionner des bagarres ou querelles. Le Sénégal est un pays civilisé mais tout abus a des limites et le peuple qui a faim fonce pour tirer sur sa cible qui est le gouvernement en place. Vive le Sénégal.

Pape B CISSOKO

Télé-sexualité-argent et transhumance au Sénégal : le ciel tombe sur ce pays en dérive …

 

Le ciel tombe t'il sur le Sénégal ou tombera-t-il sur sa tête si nous ne posons pas la valise pour revisiter ses manières de faire et d'agir, ses hommes, ses femmes, ses religions, ses mass médias, ses enfants, sa morale, etc.
Ce beau pays ouvert sur le monde roule vers le chaos, il n'y a aucun sociologue sérieux, aucun penseur rigoureux qui ne s'inquiète de la tournure des choses au Sénégal.
De quoi vais-je parler ? De ce que vous savez bien sûr, de ce que vous voyez certainement, de ce que vous entendez évidemment, mais comme le disait un grand professeur de philo de Nice, Clément ROSSET «la redite est une pédagogie ».
Ici je voudrai vous parler du Sexe (de la télé-sexualité/le corps/l'image), de l'argent et de la Politique (la transhumance au sens de Macky SALL président de la République du Sénégal).


Qui n'aime pas le sexe ?

Je suis contre la femme objet, le sexe comme objet. Le sexe occupe une place dans le monde et c'est lui qui fait le monde mais il y a sexe et dérives sexuelles et c'est ce dont on parlera ici. Nos parents avaient une belle représentation pudique du sexe, revoir l'histoire ( mokh pojj, .bethio, ..)
Aujourd'hui surtout, nous avons une floraison de télévisions et de moyens-NTIC-youtube, facebook, Instagram, Selfie, etc, et pour exister il faut paraître. Dans cette volonté d'être vu, les jeunes femmes s'exhibent, montrent leurs cuisses, leur poitrine, leurs culotes dans des postures que la morale interdit (il y a une façon de s'asseoir et de se tenir). Un comédien français disait qu'à son époque il fallait enlever le slip pour voir les fesses des femmes mais aujourd'hui il faut écarter les fesses pour voir le string... à méditer sur le degrès d'exposition ou de théâtralisation des atours féminins à la télévision.


Pour trouver du travail ou être recruté à la télé il faut entrer dans une certaine grille physique, xessel, être une bombe, et bien souvent il n'y a pas grand-chose comme neurones : un professeur du Lycée Sérigne A Ndack Seck de Thiès ( leral.net) ne disait-il pas ceci : «dans le recrutement et le traitement salarial du personnel de la télévision, la beauté féminine est devenue le premier critère de sélection, la compétence en termes de superficialité et de folklore est le deuxième critère, et le Sénégalais découvre la télé-sexualité» le professionnalisme n'est qu'une contingence. Le sexe a donc pris le pouvoir à la télé du Sénégal et les Sénégalais découvrent la télé-sexualité ».
On pourra dire ici sans risque de heurter qui que ce soit mais juste dire la réalité, la télé réalité est le nouvel opium du peuple et la licence qui l'accompagne bat en brèche l'éducation qui aurait dû le censurer pour épargner le regard et les esprits de tous.
Ce que nous voyons en ces jours à la télé «Un café avec, dina ma nekh, Hapiness, double-vie, etc, montre le degrés de dérives au Sénégal et à cette vitesse le chaos nous envahira et le pays deviendra un lieu idéal pour le jeu, le badinage, et le libertinage.

Si chacun éduque sa famille à utiliser la télévision autrement en choisissant les bonnes émissions et autres on aura donné des outils pour la protéger des invasions malsaines et ridicules.
Dans l'émission «dina ma nekh» une dame disait que «leur maison est une entreprise» une garçonnière pour plumer les hommes. Chaque jour on entend des faits divers où de jeunes filles essaient de faire chanter des hommes riches pour leur soutirer beaucoup d'argent, chantage d'images à la clé. A présent les jeunes filles élégantes et chiques ont dans leur sac, stylo caméra, smarthphone, lunette caméra, collier caméra, tous les gadgets à la James Bond devenus popularisés et servent pour faire du mal, piéger des hommes fortunés ou puissants, pour exposer et retirer de l'argent facile, malsain et vous savez de quoi je parle.
S'il est vrai que la télévision n'est pas la cause des dérives sexuelles et morales ou si la science et la technique ne sont pas causes des révolutions climatiques mais l'utilisation qu'on en fait ; «Science sans conscience n'est que ruine de l'âme disait Rabelais». Si tous les moyens sont bons pour faire de l'audimat, il est bon de penser d'abord avant de proposer ou d'imposer certaines images. Ce sont ces profusions d'images qui favorisent l'hypersexualité qui est la précocité de nos jeunes filles et voici que les prédateurs n'hésitent pas à les solliciter : (A travers le monde Zahia, Nabila, au Sénégal, etc).

Que faire ? Il est important d'éduquer nos populations, de leur donner une certaine foi, pour réfréner les ardeurs ; la société ne peut être un terrain ou la force et les instincts animaux doivent prospérer sans retenue, un contrat social ou moral pourrait nous conduire à mieux vivre mieux.


Sans approfondir mon propos, cette ébauche invite à réflêchir, à poser le regard critique et être une force de proposition pour changer nos mentalités et que les images ne polluent pas nos environnements et nous exposent aux vices et à la désocialisation. Il faut arrêter de singer les autres, nous avons des valeurs que les autres nous envient ; mais comme tout ce que nous voyons nous voulons le faire sans conscience et sans état d'âme, c'est là que l'éducation est en défaut et n'arrive pas à éclairer notre esprit. On se demandera alors qu'est-ce que la liberté ? Faire tout ce qu'on veut sans réflêchir aux conséquences, que non la ; liberté est l'obéissance à la liberté prescrite par le groupe majoritaire qui conduit à un certain équilibre social. (Lire le Contrat Social de J.J. Rousseau)
On peut se demander qu'est-ce qui motive les gens pour s'exposer et s'exhiber sans retenue à la télé et dans une société dite religieuse ?          L'argent, la célébrité éphémère, la gloire, .... ?
L'argent, le pognon, le dollar, l'euro, le cfa, etc.
Au Sénégal on voit de nouveaux riches sans comprendre l'origine de leurs fortunes. Des flambeurs sans pitié et sans morale. Des anti-modèles mais le pauvre peut-il nous croire ? Certaines filles ont jusqu'à 5 ou 6 hommes amants en même temps qui les entretiennent, ou un homme riche qui a plus de 5 maîtresses qu'il entretient avec certainement l'argent illicite et mal acquis. On ne joue pas avec l'argent acquis à la sueur du front. Le niveau de vie au Sénégal est élevé, voyez les images à la télé , les magasins de luxe et la publicité qui les accompagnent, le train de vie des stars de la télé ou de la politique ou les hommes d'affaires qui vendent des terrains sans vergogne et sans contrôle arnaquant ainsi les pauvres acheteurs qui terminent en prison.
Etre vu et donner à voir, s'exposer, exposer sa fortune, se donner du pouvoir, compter dans la société poussent certains à user de tous les moyens pour.
Le vol, la corruption, la drogue, l'enrichissement foncier (un terrain vendu à plusieurs acheteurs), arnaques autour de la vente des terrains est devenue un jeu d'enfants qui rapporte beaucoup et on dira que l'Etat ne s'en mêle plus et les citoyens doivent se battre pour retrouver les fonds gagnés à la sueur de leur travail.
Promenez vos yeux au Sénégal, que voyons-nous, un tableau idyllique, voitures de luxe 8/8, belles villas, très jolies filles dénudées, l'argent liquide distribué par la télévision, les jeux de hasard, la lutte, tout ce qui interroge et inquiète l'homme averti et prudent ou l'homme vertueux. On crée le complexe et la facilité alors que rien ne doit s'obtenir facilement ; la vertu du travail doit être la base de beaucoup mais hélas la réalité présentée au Sénégal est tout autre et engendre des dérives néfastes. Même faire de la politique est devenu un moyen pour gagner vite de l'argent pour pouvoir asseoir sa base et ses idées mais certainement pas les convictions vraies et il suffira de lire l'ouvrage de mon ami et Pr Ibrahima SOW de l'IFAN « Appel à la révolution politique et civique au Sénégal».
On se demande à présent si la relation vraie peut exister quand on sait que la quête du matériel, de la possession de l'argent guide les choix de beaucoup.
A tous les niveaux au Sénégal, on voit des gens arrivistes, des gens qui sont partis de rien et qui se retrouvent riches, et jouent avec cet argent mal acquis. Le jeune qui souffre, qui chôme et qui doit assumer les charges familiales va vouloir faire autant ou être tenté de partir via les moyens maritimes aux conséquences mortelles, on le voit sur les rives de l'Italie ou la Lybie en train de se débattre avec la mort, etc.
Si l'argent ne fait pas le bonheur il y contribue et Woody ALLEN de dire qu'il préfère être riche que pauvre mais Akhmed Sékou Touré disait «Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l'esclavage.. »

Pour dire qu'il faut rechercher la dignité et se rendre compte que la fin ne justifie pas toujours les moyens.
Certains marabouts ne mangent que le fruit de leur sueur (confrérie tidjiane) pour éviter de manger ce qui peut être frappé d'illicite et de ribat. Manger ce que je produits pour s'assurer de la traçabilité est certes très difficile mais c'est à méditer, c'est rechercher l'ordre et la conformité à une éthique, c'est refuser de faire l'illicite, c'est s'astreindre à un mode de vie.
Suivons le Pr SYLLA qui nous renseigne sur l'homme et ses tentations.
Mbeggé du mat ngormat : il ne peut y avoir à la fois cupidité parfaite et honnêteté parfaite
De deux choses l'une ; ou bien on maîtrise ses appétits, ou bien on tombe nécessairement dans la malhonnêteté. Epictète dit la même chose lorsqu'il nous incite à régler nos désirs sur ce qui dépend de nous. Ce que Descartes reprend en disant qu'il veut mieux changer ses désirs que l'ordre de la nature, se vaincre soi-même plutôt que la fortune.
La cupidité consiste à suivre ses passions, pêcher contre la morale mais c'est aussi travailler contre ses intérêts, cueillir tôt un fruit vert peu comestible qu'on aurait dû laisser mûrir car la maîtrise de soi repose sur la patience qui triomphe toujours et on dira mune man muus, l'abnégation patiente l'emporte toujours sur la ruse. Autrement dit celui qui sait attendre, patienter est préférable à celui qui veut profiter vite par des moyens inavouables. Celui qui a choisi le dur chemin de la probité finira par récolter les fruits de sa patience au moment où celui qui a voulu être plus rusé verra s'accumuler les difficultés et la honte résultant de sa conduite. L'évolution des événements amène bien souvent des retournements de situations en faveur de ceux qui ont osé rester eux-mêmes, durant l'adversité et le woloff de dire Wersek dina jogé ba ci njonn : la fortune peut découler du carcan qui vous étouffait.
Tout individu doit garder à l'esprit que son comportement sera toujours ce sur quoi il sera jugé dans toute circonstance et la vie étant longue, il y aura toujours un jour où le soupçon fera jour et brisera la confiance totale qu'on pouvait lui accorder.
Il nous faut rééduquer notre peuple avant qu'il ne soit trop tard et cela passe par la justice, l'équité et une bonne éducation morale et citoyenne. Le geste et la parole doivent être exemplaires.


Macky SALL et la transhumance.

(détachement, transfert, mutation,changement, affectation, etc, connait-on le sens de ces mots, cherchez et vous comprendrez)


Ce n'est pas le hasard qui m'a conduit ici, je sais me battre même si mon apparence est trompeuse, disait le chef de l'ETAT Macky SALL lors d'une conférence de presse en 2015.
En s'adressant au journaliste A Aïdara à qui il demande où est-ce qu'il était les années passées, ' chaînes de tv) pour expliquer la transhumance.
Stop à la déformation et à l'amalgame même si on est le chef de l'Etat.
Définir est souvent trahir mais à un tel niveau de responsabilité on ne doit dire certaines choses qui ont des conséquences néfastes sur l'attitude des citoyens et de la société.


Qu'est-ce que la transhumance ? Le Président Macky SALL devient un danger pour la société...


Notre cher Président de la République ne connaît certainement pas la bonne définition de la transhumance, dans le Petit Robert, il est dit que c'est une «migration périodique du bétail de la plaine qui s'établit en montagne pendant l'été». Il ne s'agit pas de personnes qui en raison de leurs métiers, leurs diplômes, vendent leurs talents lors des mercatos (transferts) cela concerne les journalistes, les sportifs, foot, grand patrons, commerciaux de haut rangs, etc, je ne vois pas en quoi on peut l'identifier à la transhumance. Ces professionnels parce qu'ils ont un talent, se vendent au plus offrant ou là où ils pourront exploser et développer leur potentialité, ces gens sont différents des hommes politiques.
C'est Wade qui a graissé ses adversaires de l'époque en leur donnant au vu et au su de tout le peuple un pouvoir et des biens matériels insolents, regardez autour de vous, ils sont remarquables et visibles.


Kouchner du PS/en France voulait être ministre des affaires étrangères et Mitterrand ne lui a pas donné le poste, c'est Sarkozy de la droite qui va le nommer dans son gouvernement et lui offrir ce poste dont il a tant rêvé.
Il avait été critiqué et lui répond que le devoir de la nation était supérieur au parti mon œil, Macky avait aussi dit quelque chose de semblable «la patrie avant le parti» c'est dire qu'il fait appel à tous ceux qui peuvent apporter au pays d'où qu'ils soient.
Philippot du Front National était membre du MRS de Chevènement mais son besoin d'ascension, d'être élu a un niveau national l'a convaincu de changer de bord politique et on connaît la suite
Dans l'histoire africaine on peut citer des personnages qui ont su résister à la tentation, aux cadeaux etc. Kocc barma le philosophe come Sénèque, a su refuser par son courage, par sa sereine pondération et la subtilité de son langage aux caprices du Damel Daouda DEMBA ; comment il réussit à dresser contre lui la majorité du collège des grands électeurs pour obtenir ensuite sa destruction, échappant plusieurs fois à une condamnation à mort. Seydina Limamoulaye propagateur woloff de l'islam a été persécuté et vu sa maison brûlée, ses adeptes persécutés et lui-même emprisonné pendant 3 mois à Gorée. Ahmadou BAMBA a subi deux exils d'une durée de 11 ans parce qu'il avait résisté pour défendre ses convictions et sa foi. Bilal le muezzin du prophète Mohamed a été battu à mort pour qu'il regrette son adhésion à l'islam et lui de clamer sous les coups qu'il n'y a qu'un seul dieu. La vertu est humaine et l'éthique nous exige de tenir pour exister dignement sans baisser ou regretter un jour des paroles.


Qu'est-ce qu'un homme politique ?


Un Homme politique est une personnalité active dans son engagement politique, et spécialement quand elle représente un parti politique ou est une élue du peuple. Il a des convictions et se bat pour une idée de la société ce qui fait que ses mots et gestes traduisent quelque chose et impliquent son parti et ses partisans. Dès-lors peut-on dire que les adversaires d'hier peuvent tous, sans vergogne rejoindre celui qu'ils avaient combattu avec férocité.
On le voit bien au Sénégal ce terme est tellement utilisé et cette tartufferie est tellement utilisée dans le jeu politique qu'on se demande à qui faire confiance.
Depuis l'avènement de Abdoulaye Wade, il a usé de «ses» milliards pour déboulonner les anciens opposants, les notables des anciens régimes et c'est aussi pourquoi on dit que pour un politicien si un électeur est un simple électeur, par contre un marabout ou un notable, c'est beaucoup d'électeurs. Voire I.SOW .
C'est encore pourquoi le brillant chroniqueur politique Mody Niang dans www.mayojo.com, au sujet de la transhumance terme à présent admis dans le Larousse illustré 2012 dit ceci ; «Cette plaie béante et puante a la vie dure chez nous (..). Elle devient finalement un phénomène qui nous est propre,..., Ce triste phénomène devient donc pour nous une spécificité, une sorte de marque de fabrique déposée.»
Quelle honte quand on sait que toutes les convictions s'effondrent, les images sont là pour montrer la virulence avec laquelle le nouvel ami était la pire vipère. Doit-on leur montrer les images, que non, ces transhumants politiques n'ont cure de la honte si l'argent avec lequel on les arraché de leurs croyances, idées, permet de racheter leur reconquérir et remettre en place une nouvelle morale ou aveugler les concitoyens nécessiteux et faux.
Cher Président, un homme politique de votre rang doit enseigner dans ses faits et gestes l'ordre, la morale, l'exemplarité et une éthique. On ne peut jouer avec les mots qui créent des maux vis-à-vis des générations futures et la vraie politique.
Ce perme nous amène à penser les pensée du sage woloff qu'on retrouve dans son ouvrage «La philosophie morale des Wolofs» sur l'idée de la personne, il faut qu'il soit gore «être honnête et capable de faire face à ses devoirs sociaux et surtout aux sacrifices qu'ils peuvent impliquer ; être mandu, c'est être capable de résister à la tentation, et par conséquent , de mener une vie au-dessus des fautes et pêchés qui dégradent l'individu et le rendent indigne de l'estime et de la confiance de ses nawlé ( ses égaux).


Le Pr SYLLA nous enseigne encore ce que Macky Sall au nom de la volontaire cécité du pouvoir, que tout individu doit nécessairement soigner son comportement, son langage, son habillement, ce qu'il mange, et surtout l'opinion que les autres ont de lui. C'est en menant une conduite sans équivoque aux yeux et aux oreilles de tous, sinon le moindre soupçon, même dénué de fondement peut être néfaste et destructeur, exploité par les mauvaises personnes, c'est pourquoi il est difficile aussi de réparer les dégâts commis par la langue ou autre. Notre opposition sénégalaise est selon Wade est médiocre, poltronne, voire inexistante, quand un homme politique de cette envergure du haut de ses 89 ans dit ces choses, c'est que la politique dans ce pays n'a pas d'âme et il est temps de réviser les choses y compris et ce n'est pas un hasard quand on sait que MACKY SALL a été engendré par le Président WADE. La notion de transhumance est reprise dans la bibliographie de Amadou Alpha SY, le philosophe, écrivain et acteur culturel ; et ce n'est pas un hasard puisque c'est une constante réalité qu'il faut dénoncer et éradiquer pour moraliser l'espace politique sénégalais.
Au total, il nous semble important de comprendre au-delà de cette pensée limitée de Macky Sall sur la transhumance, que l'éthique politique est menacée au Sénégal. Cette éthique est cette morale prospective qui engendre l'être ici pour demain, face ou pour les générations futures.
Il faudra s'interroger alors pour mesurer comment penser le monde dont l'homme est l'habitant et donc que signifie habiter le monde, c'est une cité à bâtir sur des principes clairs, une morale exigeante qui permet un vivre ensemble harmonieux sur la base la vertu. En décidant de construire notre habitat qu'est le monde et le monde que nous laisserons aux générations futures nous devons bien penser et agir vertueusement sans amalgamer et manipuler les gens.
Pascal Gaudet nous permettra de suspendre provisoirement ici notre propos en disant ceci : «pourtant, si la moralité exige que nous agissons inconditionnellement "par devoir" et il doit bien s'agir alors de « couper court à tous les chemins tortueux que la perfidie ou la violence ont tracés.... Le souci du monde est au cœur ou doit être au cœur de l'exigence morale». in le Problème kantien de l'éthique, l'harmattan, 2015.
Chers compatriotes, chers hommes politiques soyons sérieux et faisons de l'activité politique, du choix politique une chose sérieuse, qui puisse créer un environnement sain, dépouillé de plus de vice et intégrant une moralité qui permet d'agir correctement dans l'existence sans que notre liberté soit protégée et notre propension à la licence (sexe, argent, biens mal acquis, etc) soit bannie au Sénégal et en Afrique et dans le monde. C'est ainsi que notre propos sera bien un modèle éthique pour ici et demain.
Biblio
AUGUSTIN Loada et JONATHAN W, Transitions démocratiques en Afrique de l'Ouest, l'harmattan , 2015.
DIENG Ngor, Du destin d'un peuple, l'Harmattan, 2014.
GAUDET Pascal, Le problème kantien de l'éthique, habiter le monde, l'harmattan, 2015.
SOW Ibrahima, Appel à la révolution politique et civique au Sénégal, IFAN, Ch .A.Diop.
SY Alpha, « les élections présidentielles au Sénégal de mars 201 ; l' harmattan, 2013.
SYLLA Assane, La philosophie morale des woloff, IFAN, UCAD1994.

 

Le remède à la politique au Sénégal : l’«utopie» comme force de changement et de rupture : la révolution. Un seul mandat pour le Président et zéro parti politique.

 

Appel à la révolution politique et civique au Sénégal : Un seul mandat et zéro parti politique pour le président de la République.
Cet ouvrage apporte, entre autres indiscutables bienfaits, une solution politique dirimante à la transhumance.

Il est temps de perpétuer la pensée d'un auteur fusse-t-il philosophe ; Oui un rêveur, un homme d'un autre temps, que non ! Le philosophe s'il est dans son temps, s'il sait parler de son époque, il sait aussi porter son regard plus loin et proposer des choses qui déroutent les esprits liés au cœur et non à la raison.

Le philosophe n'est pas hors de son temps, il est de son temps, il faut éviter les amalgames et les jugements hâtifs : Comment juger quand on a compris et on peut dire en plus que juger c'est exclure, alors prêtons l'oreille de la raison pour écouter cette pensée innovante qui fait flores à travers le monde.

Quand Thalès prédisait une bonne récolte, ses pairs le considéraient pour un fou qui ne pouvait pas éviter de tomber dans un puits en plein jour et se permettait de faire des prévisions..

Ils se demandaient comment écouter un homme qui est incapable de se conduire seul sans trébucher et qui se permet de faire des pronostics sur l'avenir. Ceux qui l'avaient écouté ont suivi ses conseils et au final ils ont eu une excellente récolte.

Sans attendre la fin, le philosophe s'en était allé, il avait prédit sur la base de faits concordants, et il n'attendait rien comme gloire à tirer de cette expérience.

Il avait compris combien ses concitoyens étaient englués dans les ténèbres et qu'il faudrait du temps pour les en émanciper. (Lire le mythe de la caverne de PLATON/République-ombres, simulacres et Vérités)

A travers l'histoire de la philosophie, ou des arts, de la littérature, de l'architecture, l'utopie a toujours était convoquée. Mais sans s'attarder sur la polysémie du mot, nous dirons qu'elle fait le monde, ou prépare l'avenir.

Disons que pour Platon qui a pensé une société idéale après avoir constaté que son monde pouvait vivre mieux on dira ici que :

«L'utopie est souvent entendue, dans un sens large, comme une réponse à la question du meilleur régime, une question de philosophique politique particulièrement favorisée par les anciens. C'est dans ce sens que nous pouvons dire que la République de Platon ( cité idéale) est une utopie avant la lettre (le terme ne datant que de 1516 ap. Jc.)».

Orwell avec son Big Ben qui allait gérer le monde ne faisait rien d'autre qu'annoncer la télésurveillance pour sécuriser le monde de demain. On y est et pourtant et que n'avait-on dit.

Dans les religions, des lieux paradisiaques sont souvent cités pour inciter les fidèles à plus de vertus et de crainte pour y accéder. Ce monde bien tenu sans problème ou on vivrait peinard.

Le Pr Ibrahima SOW, directeur du laboratoire de l'imaginaire dans le prestigieux IFAN, suite à ses regards posés sur la politique et la cité sénégalaise, suite à son dégoût du fonctionnement des politiques et de la société, sort de son antre pour proposer une rupture, un changement radical tant au niveau politique que civil.

Comme Thalès, Platon, tous les grands théoriciens de l'Utopie comme concept de changement pour améliorer l'éthique de l'homme et par conséquent son action, le Pr SOW nous propose une lecture «déroutante parce qu'inhabituelle» dans son bel ouvrage :

«Appel à la révolution politique et civique au Sénégal : Un seul mandat et zéro parti politique pour le président de la République».

Cet ouvrage n'est pas un livre de recettes farfelues sorti ex-nihilo. Avec munitie, avec un regard critique au couteau, il a réfléchi son peuple et ses gouvernants pour mesurer le degré d'égarement et le risque d'une régression fatale. Avant de d'approfondir la régression, le philosophe ou le sage doit se lever et prêcher la parole et pointer les aspects néfastes du pays que tous les citoyens connaissent d'ailleurs.

Transhumance, corruption, absence de projets, pléthores de partis, leadership, clientélisme, presse aux ordres, familialisme, ethnicisme, marabouts, fidèles ou partisans, enrichissement illicite, corruption, quête de militants électeurs, griotisme, voici ce qui nous ralentit et empêche de travailler pour le pays et le peuple.

Après avoir recensé les maux qui freinent le pays depuis fort longtemps et ce n'est pas que le Sénégal, le Pr SOW propose le mandat unique pour le Président et son retrait de la tête de son parti. Il dira ainsi «je propose pour un Sénégal émergent : un mandat unique de 6 ans non renouvelable pour le président de la République qui ne sera plus membre de parti politique». Il invite à une vraie rupture voire une révolution qui fait débat un peu partout en France, dans la gestion de certain portefeuille.

Jacques DELORS disait qu'il souhaitait un mandat unique de 7 ans non renouvelable afin de marquer la responsabilité historique du président, ce qui implique de la part de nos responsables, un certain détachement par rapport à leurs intérêts de carrière.

Il y a des pays qui fonctionnent déjà sur ce modélisme mais à vrai dire on ne voit pas bien le bénéfice même si l'intention avouée est de changer les pratiques, etc.

La Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Mexique, le Paraguay, sont des pays qui fonctionnent sur ce modèle.

Le Pr SOW montre que ce type de système politique que le président sera à l'abri des sollicitations et la présidence ne sera plus le quartier général de son parti politique. En plus sachant qu'il n'a que 6 ans à faire, il devra se mettre au travail pour le bien du peuple et du pays. C'est pourquoi la formule du président M SALL, « la Patrie d'abord et non le parti » est belle mais vide de sens aujourd'hui quand on voit ce qui se passe dans le pays. Wade a favorisé et courtisé les jeunes, les marabouts, les commerçants et même les indépendantistes casamançais pour sa réélection. Il avait en son temps enrichi des citoyens qui n'ont jamais fait d'études ni géré de fonds.

Le travail c'est le mot clé, le président devra s'émanciper de l'idée de sa réélection pour ne pas à devoir rendre des comptes à ses partisans ou son parti. Le gouvernement sera composé de citoyens compétents et capables, motivés par l'unique intérêt national. Ce système prémonitoire exige du citoyen une éthique sans reproche, une conscience citoyenne débarrassée de toute partisannerie ie une disposition à l'égalité des chances, à la méritocratie et à la démocratie.

De l'éthique comme chose nécessaire pour lutter contre la transhumance, sport favori des hommes politiques sénégalais. En plus et je le dis, la lutte, la danse, le griotisme ne sont jamais à la base du développement. Connaissant parfaitement le peuple sénégalais (l'imaginaire sénégalais) le Pr SOW accroche les médias (presse écrite, radios, télévisions etc) qui sont complices de la situation néfaste du pays, au lieu d'informer, d'éduquer ils ne font que divertir, ils font la promotion de certains citoyens arrivistes et incompétents qui se prennent pour des modèles de réussite, d'ascension sociale. La presse doit se mettre au travail et accompagner le patriotisme et c'est pourquoi convoquant Soren Kierkegaard on dira ici que « Ce n'est pas le chemin qui est le difficile, mais c'est le difficile qui est le chemin». Le Pr incite tout le monde au travail. Les universitaires ne sont pas en reste, ils doivent montrer le chemin tout en étant exemplaire.

Ah, ah voici un gros problème le Sénégal et ses marabouts, comment faire pour s'en émanciper sans leur tourner le dos ?

Il faut reconnaître que ce sont des médiateurs sociaux mais ils doivent s'occuper du spirituel et moins du temporel en donnant leur ndiguel ou autres commandements.

L'idée du Pr SOW contenu dans son ouvrage voir ichrono.info- ex-libris « Appel à la révolution politique et civique au Sénégal : Un seul mandat et zéro parti politique pour le président de la République » doit être lu et commenté avec la raison et non le cœur sujet à des considérations et humeurs brouillonnes.

Rappelons que ce projet politique n'est pas prêt pour le moment, les citoyens devront travailler à s'émanciper, à se cultiver, à respecter la démocratie avant de pouvoir exercer ce système de mandat unique.

Un Sénégalais honnête, généreux, juste et mesuré avec un esprit de justice et de droiture : la vérité n'a pas de couleur ou de bords. Il faut un sénégalais, un africain nouveau pour ce type de système politique. Axelle Kabou dans son ouvrage « Et si l'Afrique refusait le développement» ; ALISSOUTAN ce sénégalo-béninois consultant au Sénégal dans son brillant article « et si le Sénégal refusait le développement», mon ami feu le PR Etienne BEBBE-NJOH «Cameroun» décédait en octobre « Mentalité africaine et problématique du développement» et tant d'autres auteurs sérieux ou pas comme Hegel, Dumont etc, s'interrogent sur notre capacité à innover, à nous débarrasser de certaines choses qui nous aveuglent et freinent toute évolution sérieuse.

Ailleurs au Congo Ravel THOMBET se bat pour l'abandon du régime présidentiel et opte pour un régime parlementaire pour faciliter un ancrage démocratique, ce qui permet au chef du gouvernement d'être élu à la majorité parlementaire et facilite les alternances. Le régime parlementaire, dont les origines sont à rechercher selon THOMBET en Suède autour des années 1718 et c'est en Grande Bretagne qu'il prend tout son sens. On peut voir le modèle parlementaire en Suède, en Grande Bretagne ou en Allemagne.

Qu'on se le dise les maux qui frappent nos pays sont bien connus, la réélection du président est l'un des gros soucis à gérer. C'est pourquoi il faut un mandat unique et non renouvelable pour que tout le monde se mette au travail.

Le PR SOW dira « Une fois élu il faut rendre la monnaie il lui faut des collaborateurs miroiter une base, il vit une réelle pression pour sa réélection »- L'environnement mental, le Président, les marabouts, la corruption société civile a la bouche pleine « Les facteurs de blocage voire de pesanteur qui constituent des contraintes politiques, objectives ou subjectives, pour le chef de l'Etat qui est dans la posture de briguer un second mandat.» p 17

La vraie politique est remplacée par la politique politicienne ; on a créé plus de

248 partis politiques « partis cabines téléphoniques» qui n'ont aucun sens et pas plus de deux membres, mais la vérité c'est de créer des filiations pour ensuite monnayer des postes, c'est l'idée de 'ascenseur. La vraie politique est remplacée par la politique politicienne. Il faut laver et soigner l'esprit, le mental des sénégalais en vue d'aspirer vers le projet politique révolutionnaire proposé par le PR SOW. Dans nos pays il n'y a pas de projet politique, beaucoup se cache derrière la fatalité.

Il faut assainir les mentalités, travailler pour l'intérêt collectif et de la Patrie. On ne doit pas jouer avec la politique et le peuple, la Vertu et l'Ethique doivent conduire l'Homme vers le meeilleur et le juste et nous en sommes capables.

Chers lecteurs, chers concitoyens sénégalais, panafricains, chers citoyens du monde, je vous invite à discuter cet ouvrage, confondre ces idées pour en comprendre l'essence, celle là même qui conduira le Sénégal à des changements de fonds tout en préparant le citoyen nouveau vers des lendemains meilleurs.

Pour terminer je laisse le dernier mot au Professeur, cet honnête homme au sens philosophique du terme, ne veut que du bien pour le Sénégal ; l'Afrique et les citoyens du monde. Rien de condescendant, tout est rigoureusement construit, pour cet idéal voire cette rupture, cette révolution qui fera du bien à tous.

«Une telle rupture aiderait grandement les pays africains, malades de pouvoirite, à se développer, à devenir des pays «émergents» selon, le terme à la mode, ce qui, certes, ne se décrète pas, mais se conquiert par la discipline, par le travail, par l'imagination créatrice ; par l'honnêteté, toutes choses grandement absentes dans ce SENEGAL d'aujourd'hui. N'oubliez pas que je parle pour un peuple à venir et pour des politiciens nouveaux, peut être que cela changera».

Pape Bakary CISSOKO/ichrono/France

Scintillements éblouissants et misère de l’homme : les fêtes religieuses deviennent commerciales

La fête du Printemps en Asie, le Divali en Inde (fête des lumières). Les hindous célèbrent l’arrivée du printemps pendant 2 jours en se jetant de l’eau mais surtout des poudres colorées pour : honneur à la vie et à l’amour

.Le  carnaval qui est d’origine chrétienne est une fête d’avant l’abstinence de 40jours du mois de carême. Les grands carnavals connus dans le monde sont Sao Paulo,  Récif, Bahia et bien sûr Rio de Janeiro

Les musulmans célèbrent l’aid del kebir , etc ; alors que les Juifs fêtent surtout le Pourim ie le miracle qui les a sauvés.

Le fête est normale, elle permet de remettre les compteurs à zéro, de se défouler pour oublier ou noyer les peines avant  une nouvelle saison ou épreuve, etc.

On pourrait même dire que ce moment cathartique est un rite de passage. La fête permet aussi d’apaiser les esprits et la fête  masquée est l’autorisation de toutes les libertés, voire toutes les attitudes licencieuses et refoulées par l’éducation.

Jean DUVIGNAUD, sociologue a souvent écrit sur l’aspect bénéfique de la fête et son aspect thérapeutique.

«  Au fur et à mesure de l’histoire-historique, des croyances religieuses, et des activités économiques  de nouvelles fêtes sont apparues. Au départ, ce sont surtout les besoins économiques qui ont poussé les hommes à êtes inventifs. Ainsi le carnaval béarnais est réapparu dans les années 80 pour attirer les touristes. La  fête des Mères est une invention commerciale, pure et simple, pure et simple… D’autres fêtes qu’elles soient collectives ( carnaval,  danse traditionnelle, puis concert de rock, jazz, etc) ou individuelle ( anniversaire, naissance, etc) donne l’occasion  à l’individu d’extérioriser  sa révolte envers la société. La fête considérée comme exutoire aux tensions  intérieure de l’Homme a toujours existé et a été transmis comme principe Elle permet dans ce cas de renseigner la collectivité ou les dirigeants ( quand  ils écoutent) sur les récriminations  de tout un groupe, souvent jeunes qui exigent  d’autres données puisqu’ils vivent  dans le futur, et qui savent que les présentes ne peuvent répondre à leurs besoins vitaux »

On en fête pas noël, tous les jours, ni son anniversaire.  Aujourd’hui la fête est noyée dans l’alcool, on ne sait plus s’amuser et voici les excès C’est à ce propos que je vais parler de Noël et du nouvel an

Noël fête religieuse est devenue trop commerciale, un  excès de scintillements éblouissants qui cachent le mystère de l’humilité de Dieu,  alors que celle-ci nous invite à l’humilité et à la simplicité comme le disait le Pape  Benoit XVI.

Il est vrai que la fête au sens noble du terme ne peut se détacher  du créatif, il y a une mise  en scène, on recrée des psychodrames  de la vie ordinaire, ou la joie.

On savait faire des fêtes traditionnelles en Afrique et dans les autres pays du monde, c’était à l’époque de la simplicité, fête de la moisson, grade circoncision chez les diolas, etc

Qu’en est-il de noël aujourd’hui dans le monde et surtout en Afrique ?

Cette fête permet en principe; les retrouvailles avec la famille et les personnes alentours, d’être serviable, partager en se souciant de l’autre

Pétards, lumières, feux d’artifices, consommation extrême pourquoi faire ?  Pour célébrer la force, le pouvoir ou célébrer la nativité ?  Non il s’agit de se montrer sa puissance regardez dans les pays arabes  ou le gigantisme est devenu une vertu.

Si le pays allait bien, si le peuple mangeait bien, oui ce moment d’exubérance pourrait être toléré.

Mais dans nos pays ou le taux de musulmans frise les 80% Noël se fête plus que dans certains pays chrétiens. On ne comprend plus cette démesure. Est-ce de l’argent propre ? On peut s’interroger sur ce qui commanderait cette démonstration de richesse ou d’opulence.

Dans les pays pauvres on voit une débauche de dépenses, d’orgueil,  alors que le reste du temps on ne se soucie même pas de l’autre  pourvu qu’il crève et laisse la place aux nantis.
Certains pays africains dépensent des fortunes  pour marquer le coup. A notre avis ces sommes d’argent auraient mieux servies dans les poches des pauvres même s’il est évident que faire rêver Noel n’est pas une fête de faste , c’est une fête religieuse ,  fêtes des dons, pour imiter Dieu qui s’est donné Lui-même aux hommes. Malgré les temps difficiles, certaines personnes dépensent sans compter quitte à ridiculiser les pauvres, alors que la Célébration de Noël nous rappelle que Dieu ne cesse de répandre dans le cœur des hommes des sentiments de paix, d’amour et de confiance

Aujourd’hui les fêtent religieuses devraient retrouver le vrai sens pour relier les uns aux autres.

Tout excès est nuisible et une fête, fêtée dans la simplicité est bien vue et souhaitée.

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A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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