Ex-libris (455)

Sourde, muette, aveugle Histoire de ma vie d'Helen Keller   Quel avenir peut avoir une petite fille de six ans, aveugle, sourde et muette? Les parents d'Helen sont désespérés jusqu'au jour où Ann Sullivan arrive chez eux pour tenter d'aider Helen à s

 

Sourde, muette, aveugle Histoire de ma vie d'Helen Keller

Quel avenir peut avoir une petite fille de six ans, aveugle, sourde et muette?

Les parents d'Helen sont désespérés jusqu'au jour où Ann Sullivan arrive chez eux pour tenter d'aider Helen à sortir de sa prison sans mots, ni couleurs ni sons.

Les premiers échanges sont houleux, mais la persévérance d'Ann, l'intelligence et le désir d'apprendre d'Helen parviennent à vaincre l'impossible.

Ne vous fiez pas au titre qui peut paraître un peu "Nouveau Détective". Helen Keller est née en 1880.

A 19 mois, frappée par une grave maladie, elle reste aveugle, sourde et muette. Ce livre n'est pas une autobiographie banale. Nous y voyons comment cette jeune fille privée des sens qui mettent le plus en rapport avec le monde extérieur, y a suppléé par un effort continu et est parvenue à un haut degré de connaissance. Ces pages reflètent un véritable drame dans les ténèbres. Elles nous font assister à l'éveil (difficile), puis au développement progressif de ce qu'il y a de meilleur en l'individu : l'intelligence et le coeur. Deux facteurs y concourent : la volonté tenace du sujet, Helen Keller, et l'amour persévérant de son admirable éducatrice, Anne Sullivan.


Helen Keller nous montre surtout que l'être humain n'est pas déterminé que par ses sens. Elle a appris le langage par l'activité de son esprit et aussi, par l'amour. L'homme n'est pas un perroquet ou un singe savant qui répète bêtement des formules toutes faites. Ce livre propose au contraire une méthode pédagogique basée sur la curiosité naturelle de l'enfant, sur sa capacité de faire des découvertes en faisant des expériences. C'est aussi un hymne à la joie d'apprendre en découvrant le beau monde qui nous entoure.


Helen Keller fit un parcours scolaire remarquable: elle apprit l'allemand, le français, le grec, le latin. Elle devint l'une des femmes les plus cultivée du XXème siècle. Ses poètes favoris étaient Goethe et Schiller: "Hugo, goethe, Schiller et tous les grands poètes de toutes les grandes nations sont les interprètes des choses éternelles, et mon esprit les suit avec déférence, dans les régions où la Beauté, la Vérité et la Bonté sont une".


Pour finir, je vous conseille aussi une bonne adaptation cinématographique de cette histoire: Miracle en Alabama (The miracle worker) d'Arthur Penn (1962).

Helen Keller est une petite fille devenue sourde, muette et aveugle après une commotion cérébrale. Ses parents sont désespérés de ne pouvoir lui enseigner quoi que ce soit. L'arrivée d'Ann Sullivan va changer la vie d'Helen : elle lui enseigne un alphabet en dessinant des signes dans la paume de la petite fille, qui va associer ces signes aux objets qu'elle connaît. L'enseignement va se poursuivre avec l'apprentissage du braille, la construction de vraies phrases, l'écriture classique et en braille, et même de la parole.
On ne peut être qu'impressionné par l'exploit d'Helen, qui est parvenue à faire des études universitaires malgré son handicap : assimiler des concepts abstraits sans les voir, faire des mathématiques de mémoire sans pouvoir prendre de notes, ... Elle devait avoir une intelligence vraiment exceptionnelle.


L'histoire d'Helen Keller est un roman jeunesse émouvant, à mettre entre toutes les mains.
Sourde, muette, aveugle Histoire de ma vie d'Helen Keller

Il n'est pas aisé de commenter l'autobiographie d'Helen Keller mais si je ne devais choisir qu'un seul adjectif, je dirais qu'elle est avant tout généreuse. Point de narcissisme ni d'orgueil dans cet ouvrage.
Helen Keller nous ouvre les portes de son univers et rend hommage aux personnes qui lui sont chères et qui l'ont aidée à s'éveiller telle que son éducatrice Anne Sullivan.

C'est absolument fascinant de découvrir avec quelle ténacité, quel courage, Helen accompagnée de son institutrice, chemine jusqu'à un degré de culture exemplaire. Elle qui, à sept ans, ne savait même pas que les objets avaient un nom...


La pédagogie d'Anne Sullivan est admirable. Avec quelle patience et quel dévouement, elle libère Helen de son isolement !

Bien avant de m'apprendre à faire une addition, miss Sullivan m'avait enseigné à goûter la beauté des bois odorants, à aimer le brin d'herbe, à sentir l'harmonie des lignes dans les courbes et les fossettes de la main de ma petite sœur. Elle s'attachait à faire de la Nature l'objet de mes premières préoccupations, en m'inspirant l'idée d'une étroite parenté entre les oiseaux, les fleurs et ma propre personne. (p.40)

Son amour pour la nature, Helen ne cesse de l'évoquer dans son ouvrage. A son contact, les arbres, le ciel, le Vivant deviennent féerie et enchantement. Elle écrit d'ailleurs qu'elle a beaucoup d'amis parmi les arbres et dans la gent canine.

Plus tard, je revins souvent m'asseoir dans cet arbre de paradis où je passai des heures entières, l'âme pénétrée de poésie, l'esprit plein de beaux rêves. (parlant du mimosa du jardin p.42)

Je suis toujours très touchée par les intellectuels qui ont su conserver leur humilité et leur amour de la Nature. Ils m'apparaissent alors encore plus remarquables !

L'éducation d'Helen Keller est marquée par plusieurs étapes particulièrement frappantes pour nous, lecteurs.
On compte bien sûr la découverte du langage puis celle de la pensée abstraite :

Mon institutrice me plaça la main sous le jet du seau qu'on vidait. Tandis que je goûtais la sensation de cette eau fraîche, miss Sullivan traça dans ma main restée libre le mot eau, d'abord lentement, puis plus vite. Je restais immobile, toute mon attention concentrée sur le mouvement de ses doigts. Soudain il me vint un souvenir imprécis comme de quelque chose depuis longtemps oublié et, d'un seul coup, le mystère du langage me fut révélé. Je savais maintenant, que e-a-u (water) désignait ce quelque chose de frais qui coulait sur ma main. Ce mot avait une vie, il faisait la lumière dans mon esprit qu'il libérait en l'emplissant de joie et d'espérance. (p.37-38)

J'enfilais des perles en groupes symétriques, - deux grosses perles, trois petites et ainsi de suite. Je me trompais sans cesse et Miss Sullivan, avec une douce et inlassable patience corrigeait mes erreurs. Je m'aperçus tout à coup que j'avais commis une très grosse faute qui rompait l'harmonie du chapelet. Concentrant toute mon attention, je demeurai un instant pensive, cherchant la manière dont j'aurais dû alterner les perles. Miss Sullivan me toucha le front et épela lentement dans ma main : "pensez." Je compris comme dans un éclair, que ce mot désignait ce qui se passait dans ma tête en ce moment. Pour la première fois, je percevais l'idée abstraite. Longtemps, je demeurai immobile. J'avais cessé de penser aux perles, et, à la lumière de l' idée nouvelle que je venais d'acquérir, je cherchais la signification du mot « amour ». Tout le jour, le soleil s'était masqué de nuages et nous avions eu de courtes ondées. Soudain il se dégagea des brumes et parut dans toute sa splendeur.
Encore une fois j'interrogeai :


- L'amour, n'est-ce pas cela ?
- L'amour, dit-elle, est quelque chose de subtil comme les nuages qui, tout à l'heure, voilaient la face éclatante du soleil.
Puis, en termes plus simples, car je ne pouvais comprendre ceux-là :
- Vous ne pouvez toucher les nuages, mais vous sentez la pluie et vous savez quelle est, après un jour de chaleur, son action bienfaisante sur les fleurs et la terre altérées. L'amour, non plus, vous ne sauriez le toucher ; mais vous sentez de quel charme il pénètre les choses. Sans l'amour vous ne connaîtriez pas la joie, vous ne prendriez au jeu aucun plaisir.
La vérité splendide illumina mon cerveau. Je compris quels invisibles liens me rattachaient aux autres."(p.45)

Helen Keller, toujours soutenue et accompagnée de son incroyable éducatrice, a eu la possibilité d'étudier au collège. Quelle déception pour elle dont l'apprentissage était jusqu'à présent source de réflexion, de rêveries et d'énergie malgré les difficultés.

Mais au collège on n'a pas le temps de communier avec ses propres idées. Il semble que l'on n'y aille que pour entasser des connaissances, non pour y apprendre à penser. Lorsque l'on franchit ce seuil de la science, on doit renoncer aux plaisirs les plus chers : la solitude, les livres, la rêverie. On ne jouira plus du murmure berceur du vent dans les pins. (p.122)

Cependant le collège n'est pas, ainsi que je l'avais cru, un refuge de l'universelle sagesse. On ne s'y rencontre pas face à face avec les grands hommes et les sages. On ne les y sent pas vivre. Ils sont là comme momifiés. On va les chercher au fond des rayons poudreux pour les analyser, les disséquer en quelque sorte, afin de reconnaître leur authenticité. Les savants, ce me semble, oublient trop souvent que la joie que nous font éprouver les chefs-d'oeuvre littéraires tient plus aux sentiments de sympathie qu'ils nous inspirent au premier contact, qu'à l'érudition avec laquelle ils nous analysent. Il es rare que leurs commentaires laborieux se fixent dans notre mémoire. Notre esprit s'en débarrasse à la manière dont une branche laisse tomber un fruit trop mûr. (p.125)

J'aime tant son esprit libre et romantique !

Grande lectrice, Helen Keller a consacré un chapitre entier à ses livres fondateurs, amis fidèles qui donnent à tous plaisir et sagesse.
Quel bonheur d'apprendre qu'elle a lu et aimé Les quatre filles du docteur March, Heidi et Le petit Lord Fauntleroy !

Ils répandaient à mes pieds leurs trésors ; je les acceptais comme nous acceptons la chaleur du soleil et l'amitié de nos parents. J'aimais "Petites femmes", parce que ce livre me faisait comprendre la parenté qui m'unissait aux petites filles et aux petits garçons qui ont reçu les dons précieux de la vue et de l'ouïe. Pour combien de choses j'ai suppléé par les livres aux sens qui me manquaient. Ils m'ont aidée à franchir le cercle étroit où je semblais condamnée à vivre et m'ont fait participer au mouvement et au bruit du monde extérieur. (p.135)

La philosophie de vie d'Helen Keller, son enthousiasme, sa curiosité insatiable et sa persévérance sont pour moi de merveilleux trésors. J'ai très envie de découvrir ses autres écrits dont Ma libératrice, Anne Sullivan Macy.

Quelquefois, cependant, je l'avoue, une sensation d'isolement, comme un brouillard glacial, m'environne. Je me sens immobilisée au seuil d'une vie dont jamais les portes ne s'ouvriront à moi. Au-delà, tout est lumière, harmonie ; mais une cloison infranchissable m'en sépare. Le destin, silencieux, impitoyable, me barre la route. Volontiers, je demanderais la raison de son impérieux décret, car mon esprit se révolte contre l'inéluctable loi ; mais ma bouche se refuse à prononcer les mots amers ou futiles qui me viennent aux lèvres et qui m'étouffent, comme des larmes rentrées. Autour de mon âme, le silence se fait immense. Puis, soudain, un rayon d'espoir me vient comme un sourire, et une voix chuchote à mon oreille : "Il y a de la joie à s'oublier soi-même." Alors j'essaie de faire mon soleil de la lumière qui réfléchissent les yeux des autres, ma symphonie de la musique qui les berce, mon bonheur du sourire qui s'épanouit sur leurs lèvres. (p.157-158)

"Si le le violon est l'instrument de musique le plus parfait, alors le Grec est le violon de la pensée humaine".

"Aucun pessimiste n'a jamais découvert les secrets des étoiles, navigué jusqu'à des terres inconnues, ou ouvert un nouveau chemin pour l'esprit humain". Helen keller
"Elevez-vous, d'une aile hardie, au-dessus du cours de votre temps.


Que déjà, dans votre miroir, commence à poindre le siècle futur." Friedrich Schiller

LA DÉCHÉANCE DES MOEURS AU CONGO-Les antivaleurs-Eugène Nimbi Harmattan Congo-Brazzaville  S

 

LA DÉCHÉANCE DES MOEURS AU CONGO-Les antivaleurs-Eugène Nimbi


Harmattan Congo-Brazzaville
SOCIOLOGIE AFRIQUE SUBSAHARIENNE Congo-Brazzaville

Le policier trouvera toujours le moyen de vous coller une contravention ou de vous soutirer de l'argent : le pneu de secours mal gonflé ; etc


Les antivaleurs désignent l'ensemble des comportements contraires à l'éthique morale, professionnelle et politique. Au Congo, les antivaleurs souffrent de ce que leur histoire n'a pas de traces écrites, bien que tout le monde constate leurs ravages. L'auteur veut tirer la leçon dans l'histoire politique du pays et donner à chacun sa part de responsabilité dans le développement éhonté de ce fléau social.


Les antivaleurs désignent l'ensemble des comportements contraires à l'éthique morale, professionnelle et politique. Au Congo, les antivaleurs sou¬ffrent de ce que leur histoire n'a pas de traces écrites, bien que tout le monde constate leurs ravages. Ainsi, ce livre vient combler ce vide blâmable.
Au pays de Denis Sassou Nguesso, les antivaleurs ont atteint des proportions alarmantes. D'après le baromètre mondial de la corruption de 2013, publié par Transparancy International, les cinq institutions considérées comme les plus corrompues sont les partis politiques, la police, la fonction publique, le pouvoir judiciaire, et nous ajoutons les régies financières. À ce jour, l'écrasante majorité des Congolais sont désorientés par la baisse de leur pouvoir d'achat.
À l'opposé de ces laissés-pour-compte, il y a une minorité de milliardaires qui vivent dans une opulence à nulle autre pareille.


Tous les maux révélés çà et là ne peuvent pas disparaître par l'e¬ et d'un coup de baguette magique. Les discours et les slogans ne suffisent plus. Il faut maintenant un sursaut républicain.
Débarrassons-nous de nos attaches tribales. Mettons-nous ensemble de la base au sommet, du nord au sud, de l'est à l'ouest, que chacun
apporte consciemment et conséquemment sa pierre à l'édifice. Il est aussi conseillé d'encourager l'éducation morale et civique pour que les partisans de l'évasion illicite des deniers publics et ceux du moindre e¬ffort retrouvent le chemin de la sagesse, surtout celui du patriotisme.

 

Après ses études supérieures faites successivement à l'Université Marien Ngouabi (1974-1980) et à Paris I Panthéon - Sorbonne (1982-1987), Eugène NIMBI est rentré au pays en 1988. Il a passé six ans à l'Université Marien Ngouabi en tant que chargé de cours en histoire.

APPLIQUER LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE par Henri Abangapakwa Nzeke

 

APPLIQUER LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE par Henri Abangapakwa Nzeke
Essai prospectif sur la RD Congo
Henri Abangapakwa Nzeke Harmattan RDC

SCIENCES POLITIQUES AFRIQUE SUBSAHARIENNE République Démocratique du Congo


Ce livre propose un mode de gouvernance qui tout en reposant sur les valeurs universelles de la démocratie libérale, intègre les particularités culturelles de l'Afrique en général et de la République Démocratique du Congo en particulier. Il démontre qu'il était "prétentieux" de croire que la démocratie pouvait aisément s'importer sans prendre en compte les contingences sociologiques du milieu.

L'ouvrage propose un mode de gouvernance qui tout en reposant sur les valeurs universelles de la démocratie libérale, intègre les particularités culturelles de l'Afrique en général et de la République Démocratique du Congo en particulier. La transplantation à l'identique de l'Etat occidental sur le continent noir au moment de la colonisation a été accompagnée par l'instauration d'un système autoritaire qui permit d'étouffer les dissensions sociologiques.

L'adoption de la démocratie libérale, dès les premières années des indépendances, a aussitôt fissuré les jeunes Etats africains et imposé le retour à l'autoritarisme colonial. Depuis la chute de l'empire soviétique, les pays de cette partie du globe « pataugent » dans ce que des auteurs ont qualifié de « démocrature».

Encore cette fois, les gouvernants recourent à une dictature. Les structures ont pourtant tout d'une démocratie organisée par une constitution en trompe-l'œil. Cet ouvrage démontre qu'il était « prétentieux » de croire que la démocratie pouvait aisément s'importer sans prendre en compte les contingences sociologiques du milieu. L'auteur s'insurge contre cette pratique qui a causé des millions de morts et conçoit une démocratie typique à l'Afrique que les scientifiques pourraient adapter aux caractéristiques singulières de la société globale concernée par son application. Dans son étude, l'auteur a cherché à l'appliquer à la République Démocratique du Congo.

Henri ABANGAPAKWA NZEKE est Professeur à l'Université de Kinshasa (RDC). Docteur en sciences politiques et administratives de cette même université, il est également détenteur de plusieurs diplômes en sciences militaires, policières et en renseignements.
Ses domaines de prédilection en recherche sont la géopolitique et la stratégie de défense en Afrique Centrale.

A L'ÉCOLE DU CORAN/Lecture sélective et commentée des Sourates du Noble Coran par Khadim Mbacké/Harmattan Sénégal

 

Compilation et révision par Amadou Sadickh Diop
Harmattan Sénégal
RELIGIONS ISLAM AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Ce livre est une visite guidée du livre sacré de l'Islam, qui permet d'en explorer les méandres et d'en saisir les aspects surprenants. Etant donné la diversité et la richesse du sujet, un choix s'est imposé, d'où la sélection dans chaque sourate des versets qui semblent les plus actuels. Les commentaires visent à démontrer l'actualité du Message coranique et le besoin de tout croyant de s'y référer constamment pour bien gérer sa vie matérielle et spirituelle.

Le présent ouvrage est une visite guidée du livre sacré de l'Islam, qui permet d'en explorer les méandres et d'en saisir les aspects surprenants. Selon une célèbre règle de la discipline qui étudie les sens du Noble Coran « la portée générale du sens qu'on peut déduire du texte l'emporte sur ce qu'inspire le contexte particulier de sa révélation ». Ce qui explique l'approche privilégiée qui consiste à partir d'un cas évoqué comme étant la cause de la révélation d'un verset pour parler des cas similaires apparus bien plus tard et suivis de conséquences plus importantes. Il est question de tenter d'illustrer l'affirmation coranique selon laquelle Allah n'y a rien omis.

Cependant, étant donné la diversité et la richesse du sujet, un choix s'est imposé, d'où la sélection dans chaque sourate des versets qui semblent les plus actuels.

Les commentaires visent à démontrer l'actualité du Message coranique et le besoin de tout croyant de s'y référer constamment pour bien gérer sa vie matérielle et spirituelle.

Docteur d'État en islamologie, ancien chef du département des Langues, Civilisations et Littératures négro-africaines de l'Institut fondamental d'Afrique noire Cheikh Anta Diop (IFAN), Khadim MBACKÉ a fait ses études à l'université islamique de Médine (Arabie Saoudite) et à la Sorbonne (Paris IV). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment : Le Coran et la femme (1991), L'Islam et la société (1992), Daara et droits de l'enfant (1994), Soufisme et confréries religieuses au Sénégal (1995), Le salafisme et trois de ses plus Éminents Représentants (2000), Le parcours d'un arabisant de Touba (2011), Orthodoxie et Hétérodoxie dans la pensée religieuse de l'Islam (2014).

LEURRES OU LUEURS DANS L'ESPACE POLITIQUE DE L'AFRIQUE FRANCOPHONE ? par Alpha Amadou SY  Philosophe*Sénégal


(vingt-cinq ans après le sommet de La Baule)


Alpha Amadou Sy  Harmattan Sénégal


DÉVELOPPEMENT SCIENCES POLITIQUES AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Un quart de siècle après la sommation du Sommet de La Baule, l'auteur s'exerce à l'examen critique des expériences en cours en Afrique francophone. Il considère que la réalité de ces Etats de cette partie du continent est à cerner sous le double rapport de leur mode de constitution historique et de leur contexte de rencontre avec le projet démocratique. Sont questionnés les enjeux sous-jacents à la sommation du Sommet de La Baule et les nouvelles mesures initiées afin de ruiner l'autoritarisme politique.

Professeur(e)
Professeur de philosophie, conseiller pédagogique, auteur de plusieurs ouvrages traitant de la philosophie, de l'esthétique, de l'anthropologie culturelle, du patrimoine et des expériences démocratiques en cours sur le continent Animateur de café philo à l'Institut francais de Saint-louis, il est le président du comité de pilotage de la Fete Internationale du livre de Saint-louis Alpha Amadou Sy est aussi conférencier qui aparticipé à de nombreux colloques

A / Co- auteur avec Mamadou Abdoulaye Ndiaye, Professeur de Philosophie au Lycée Blaise Diagne de Dakar :

- Africanisme et théorie du projet social, Editions l'Harmattan, Collection Sociétés africaines et diaspora », Paris, janvier 2001, 320 pages, Préface de Amady Aly Dieng,

LES REPRÉSENTATIONS DE L'AUTRE-Seydi Diamil Niane

 

LES REPRÉSENTATIONS DE L'AUTRE-Seydi Diamil Niane

PHILOSOPHIE SOCIOLOGIE


Qui est l'Autre ?

Comment l'Autre nous représente ?

Comment nous représentons cet Autre ?

Comment la femme est représentée par l'homme ? Le croyant par l'athée ?

Une civilisation par les intellectuels d'une autre civilisation ?

Une minorité par la composante majoritaire d'une même nation ?

Ces regards croisés influent-ils sur nos identités individuelles et collectives ?

Cet ouvrage collectif, où les différentes spécialités sont affrontées, peut éclairer la manière dont l'altérité est, ou pourrait être pensée.


Notre rapport à l'altérité dépend parfois de la manière dont nous représentons l'Autre et de la façon dont cet Autre nous représente.

Plus même : notre identité est, souvent, conditionnée par l'identité de l'Autre. « Si le Juif n'existait pas, disait Sartre, l'antisémite l'inventerait. » C'est parce que l'antisémite n'existerait pas s'il n'y avait pas de juif. De la même façon, s'il n'y avait pas de « blanc », la littérature n'aurait jamais eu droit au concept de la négritude.


Qui est l'Autre ? Comment l'Autre nous représente ?


Comment nous représentons cet Autre ? Comment la femme est représentée par l'homme ? Le croyant par l'athée ? Une civilisation par les intellectuels d'une autre civilisation ?


Une minorité par la composante majoritaire d'une même nation ?

Ces regards croisés influent-ils sur nos identités individuelles et collectives ?

C'est pour répondre à ce genre de questions qu'est né le projet de publier cet ouvrage collectif, où les différentes spécialités sont affrontées, pour mettre en évidence la manière dont l'altérité est, ou pourrait être, pensée dans ce contexte où des prophètes du malheur chantent les gloires d'un choc des civilisations et des cultures qui, nous l'espérons, n'aurait jamais lieu.

Né au Sénégal, Seydi Diamil NIANE est diplômé de l'Université de Strasbourg (un master d'études arabes ainsi qu'un master d'islamologie, droit et gestion) où il prépare une thèse de doctorat. Membre de l'association « aconfessionnelle, interreligieuse et interconvictionnelles », COEXISTER, il milite pour le dialogue des religions et des cultures. Auteur de nombreux articles sur la presse en ligne ainsi que du livre, Moi, musulman, je refuse qu'on tue au nom de ma religion(février 2016),
La voie d'intercession du prophète dans la poésie d'elhadji Malick Sy, Harmattan (mai 2016)

L'AFRIQUE, MOÏSE ET LE MONOTHÉISME-Sogué Diarisso-Harmattan Sénégal

L'AFRIQUE, MOÏSE ET LE MONOTHÉISME-Sogué Diarisso-Harmattan Sénégal

RELIGIONS AFRIQUE SUBSAHARIENNE

L'auteur dresse un panorama du péril religieux qui guette l'Afrique et mine tout projet de renaissance et d'unité du continent. Aussi, en remontant très loin dans l'histoire et en se fondant sur des faits sociologiques et anthropologiques, il montre en parcourant essentiellement l'oeuvre de Cheikh Anta Diop, comment l'Afrique a sorti l'humanité des ténèbres en posant les fondements des trois grandes religions monothéistes, voire même du bouddhisme.
L'auteur dresse un panorama du péril religieux qui guette l'Afrique et mine tout projet de renaissance et d'unité du continent. Aussi, en remontant très loin dans l'histoire et en se fondant sur des faits sociologiques et anthropologiques, il montre en parcourant essentiellement l'oeuvre de Cheikh Anta Diop, comment l'Afrique a sorti l'humanité des ténèbres en posant les fondements des trois grandes religions monothéistes, voire même du bouddhisme.

CAMPER LE PROBLEME in dakaractu

Cheikh Anta Diop, cet exceptionnel savant africain qui a contribué de façon décisive à établir les origines nègres de l'Égypte antique et sa filiation à l'Afrique noire, relate dans l'inestimable patrimoine qu'il nous a légué quelques témoignages du poète satirique Juvénal. Ceux-ci portent sur la régression énorme des Égyptiens en relation avec des faits datant de l'an 126 après J.-C. Ces témoignages mettent en relief une société égyptienne pliant sous le poids des divinités totémiques et de la retribalisation. La conséquence de la colonisation ininterrompue depuis les Perses, les Grecs jusqu'aux Romains, fut le retour à la barbarie de ce pays qui avait apporté jadis à l'humanité ses plus belles lettres de noblesse dans le domaine de la science, des techniques, des arts, de la philosophie, de la cosmogonie. Ce même Juvénal décrit également dans ses Satires les luttes sanglantes et fratricides de deux clans dont les totems sont ennemis ; elles se seraient terminées par des scènes d'anthropophagie. Tel fut le sort des descendants des anciens Égyptiens qui n'étaient plus maîtres de leur système d'éducation, donc de leur destin et étaient exposés en conséquence à toutes sortes d'influences pernicieuses.

Bénéficiant de l'héritage égyptien, l'Afrique mettra en place de grands empires dont le niveau de développement n'avait rien à envier au reste du monde jusqu'au XVème siècle après J.-C. Cependant, on eût dit que cette société égyptienne pliant sous le poids de la retribalisation et des divinités totémiques préfigurait les divisions graves que connaîtra l'Afrique, et qui faciliteront l'esclavage, la colonisation et l'assujettissement aux puissances colonisatrices, plusieurs décennies après le début des indépendances des années 1960.


Le Continent ne se distinguera par la suite que par la pauvreté, les famines, les maladies, les épidémies, les guerres fratricides, claniques, tribales, ethniques et leur point culminant en 1994 avec le génocide des Tutsis du Rwanda auquel « la communauté internationale » et le monde entier ont assisté avec une passivité qu'on a encore du mal à s'expliquer.


Cet Occident peut être cruel et même très cruel, et ce serait de la naïveté de penser le contraire, même si l'on pourrait récuser l'idée que c'est l'instinct de barbarie né des très longues périodes passées dans les grottes durant la dernière glaciation würmienne qui le rattrape assez souvent....


Au cours de la première décennie du XXIème siècle, à la faveur notamment du boom des pays dits émergents qui a relancé la demande en matières premières, ressources dont regorge à profusion notre Continent, de l'annulation de la dette pour certains pays et de l'amélioration de la gestion macroéconomique, la croissance économique du continent africain fluctue en moyenne autour de 5 %, et environ la moitié des trente économies à forte croissance dans le monde sont africaines.
Aussi, dans le contexte de fort ralentissement de la croissance des pays développés, les études des organisations internationales et cabinets de conseils sur l'Afrique se multiplient et l'afro-pessimisme ambiant cède de plus en plus le pas à un sentiment d'euphorie à la vue des chiffres somme toute impressionnants sur le Continent.......

Vers la fin 2010, le Cabinet Mc Kinsey publie un important rapport sur l'Afrique destiné aux investisseurs et intitulé « The lions in move ». Ledit rapport met en relief les potentialités extraordinaires du Continent et les opportunités qu'il offre au plan économique. Il sera suivi par les grandes institutions internationales et plus récemment par le Sénat français dans un volumineux rapport de plus de 500 pages, que certains férus d'histoire mettent en parallèle à tort ou à raison avec celui d'un certain M. Solleillet qui annonçait l'expansion de la colonisation au Sahara central.
Les intellectuels africains, vraisemblablement dopés par l'engouement généralisé que suscite le Continent, ont tout de suite senti le besoin de scander haut et fort la nécessité de l'unité, en oubliant peut-être d'apporter des éléments de réponse aux profondes divisions ethnico-tribales qui minent encore le Continent, dans sa partie subsaharienne. Rares sont les pays africains qui échappent au potentiel de chaos généralisé résultant de telles divisions.........

SUR LA NEGRITE DES EGYPTIENS


En pleine période d'esclavage, les explorateurs occidentaux découvrent dans le désert d'Égypte d'imposantes pyramides, dont les Prussiens, au summum de leur puissance, n'hésitent pas à envisager l'idée que celles-ci soient peut-être l'œuvre de leurs ancêtres. Pour exclure toute idée de conjecturer sur un lien entre ces pyramides et les Nègres, certains intellectuels occidentaux et non des moindres, rivalisent de zèle dans l'enfouissement de l'histoire de l'Afrique dans les profondeurs des ténèbres et ce processus connaîtra son apogée après la campagne d'Égypte de Napoléon et la naissance de l'école d'égyptologie française résolument décidée à falsifier l'histoire des Nègres qui « devaient être civilisés »

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Ainsi, F. Hegel, considéré comme étant l'un des plus grands philosophes de l'Occident, affirmait l'anhistoricité de l'Afrique. En effet, dans « La raison dans l'histoire », le philosophe allemand décrit l'Afrique en ces termes :
« Ce continent n'est pas intéressant du point de vue de sa propre histoire, mais par le fait que nous voyons l'homme dans un état de barbarie et de sauvagerie qui l'empêche encore de faire partie intégrante de la civilisation. L'Afrique aussi loin que remonte l'histoire, est restée fermée, sans lien avec le reste du monde ; c'est le pays de l'or, replié sur lui-même, le pays de l'enfance qui, au-delà du jour de l'histoire consciente, est enveloppé dans la couleur noire de la nuit. S'il en est ainsi fermé, cela tient non seulement à sa nature tropicale, mais essentiellement à sa constitution géographique».


Le philosophe allemand Kant renchérit : « La nature n'a doté le nègre d'Afrique d'aucun sentiment qui ne s'élève au-dessus de la niaiserie ».


Le célèbre poète Victor Hugo n'a pas été plus tendre dans son fameux « Discours sur l'Afrique » prononcé le 18 mai 1879, lors du banquet commémoratif de l'abolition de l'esclavage. Selon Hugo, « la Méditerranée est un lac de civilisation; ce n'est pas pour rien que la Méditerranée, a sur l'un de ses bords le vieil univers et sur l'autre, l'univers ignoré, c'est à dire d'un côté toute la civilisation et de l'autre, toute la barbarie. Le moment est venu de dire à ce groupe illustre de nations:unissez-vous !allez au Sud...Quelle terre que cette Afrique! L'Asie a son histoire, l'Australie elle même a son histoire; l'Afrique n'a pas d'histoire ».
Voltaire, dans son « Traité de métaphysique » disait que « les blancs sont supérieurs à ces nègres, comme les nègres le sont aux singes et les singes aux huîtres ».
Dans son ouvrage «De l'esprit des lois », Montesquieu dit qu' « on ne peut se mettre dans l'idée que Dieu, qui est un Etre Sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne dans un corps noir ».


Le Comte de Gobineau, David Hume, Guy de Maupassant, Ernest Renan, etc., la plupart des penseurs des lumières qu'on fait réciter aux élèves africains et dont certaines rues africaines portent les noms s'inscrivent également dans ce courant de pensée de l'anhistoricité de l'Afrique, qui sera ainsi le thème favori de certains anthropologues et ethnologues occidentaux du milieu du XVIIIème et de la fin du XIXème siècle. Appartenant au courant évolutionniste, ces derniers n'ont cessé de clamer la suprématie, sur tous les plans, de la race blanche sur les autres. Alors que l'Occident était au stade le plus élevé sur l'échelle de la civilisation, l'Afrique, elle, se retrouvait au stade le plus bas, c'est-à-dire la sauvagerie. Nous sommes pourtant au siècle dit des Lumières, dont bien de grands penseurs, à l'exception notoire de Condorcet, étaient des négriers.


Un peu plus tard, le lauréat du Prix Nobel de médecine (1913), le physiologiste français Charles Richet, envisagera même notre élimination comme race, avant celle des hommes qui ont un QI faible.


Cependant, de nombreux chercheurs et intellectuels aussi bien africains, de la diaspora, qu'occidentaux vont œuvrer pour la réhabilitation de l'histoire des sociétés et/ou des cultures de l'Afrique noire, en particulier, Cheikh Anta Diop, Théophile Obenga, W.E.Blyden Du Bois, Anthénor Firmin, le Compte de Volney, Jean François Champollion le Jeune, Emile Amélineau, Karl Richard Lepsius, etc. Tous, dans leurs différents travaux, ont donné des éléments de preuves irréfutables qui attestent du caractère nègre des Égyptiens de l'Antiquité, qui ont apporté la civilisation à l'humanité et cela est confirmé de nos jours au bout des lèvres par des paléo-pathologues comme le Docteur Philippe Charlier, à partir de l'étude des momies.....


Auparavant, les Egyptiens eux-mêmes n'ont jamais laissé d 'équivoques sur leur négrité dans les représentations, les sculptures, malgré l'altération des nez, comme par hasard, dans quasiment toutes les statues.


Par ailleurs, dans une des inscriptions à Dar el Bahari, portant sur la Reine Hatchepsout (1479-1457 av. J.-C.) de la XVIIIème dynastie, elle y annonce que le Dieu Amon (le Grand Dieu Egyptien) s'est adressé à elle par l'intermédiaire de l'oracle et lui a demandé d'aller au pays du Dieu, le pays de Pount et d'y ramener l'encens par lequel elle parfumera les temples qui lui sont dédiés. Cette expédition mémorable fut réalisée sous la conduite du Chancelier Nehesy, ami et confident de la Reine, et elle est certainement une des plus grandes expéditions de l'Antiquité.


La travaux sérieux, notamment ceux de l'historienne Christiane Desroches Noblecourt, situent le pays de Pount en Afrique de l'Est, mais le Professeur Cheikh Anta Diop est plus précis et le situe dans la région des Grands lacs, plus exactement en Ouganda. Et c'est bien dans cette région des Grands lacs que l'homme moderne fit son apparition la première fois. Si, les Egyptiens qui rayonnaient sur le reste du monde, situaient au pays de Pount, en Afrique, le pays du Dieu incréé Amon, on peut valablement dire qu'ils savaient qu'ils sont originaires de cette région des Grands lacs, au regard entre autres du culte voué aux ancêtres. Personne n'imagine les Egyptiens aller chercher le Dieu Amon chez des peuples sur lesquelles ils rayonnaient, tout comme personne n'imagine Alexandre le Grand, aller chercher les traces de grands dieux macédoniens dans les peuples arabes, perses, indiens et autres.


Et puis, il y a cette fameuse lettre du Roi babylonien Kadashman Enlil I (1388-1375 av. J.-C.) qui réagit au refus d'Amenophis III (XVIIIème dynastie) de lui donner une princesse égyptienne en mariage. Amenophis III pouvait prendre des femmes étrangères en mariage, mais refusait l'inverse, de peur peut-être que les enfants issus de ce mariage ne prétendent au Trône d'Egypte. Il dit à Kadashman Enlil qu'il ne peut le faire parce qu'aucun de ces prédécesseurs ne l'a fait; ce que à quoi Kadashman Enlil répond qu'il peut lui envoyer n'importe quelle Egyptienne et il la présentera aux siens comme une princesse.
Le Roi Kadashman Enlil savait qu'on le croirait parce que les Egyptiennes et Ethiopiennes (Ethiopiennes/Soudanaises) étaient reconnaissables à vue d'œil, parce que différentes de toutes les femmes de la contrée, en raison de la couleur de leur peau.


Pour rappel, Hérodote (Vème siècle av. J.-C) qui est considéré comme le père de l'histoire, pour démontrer que les habitants de la Colchide étaient d'origine égyptienne et qu'il fallait les considérer comme une fraction de l'armée de Sésostris, dira ceci :
« Les Égyptiens pensent que ces peuples sont une partie des troupes de Sésostris. Je le conjecturai aussi sur deux indices : le premier, c'est qu'ils sont noirs et qu'ils ont les cheveux crépus, preuve assez équivoque, puisqu'ils ont cela de commun avec d'autres peuples ; le second, et le principal, c'est que les Colchidiens, les Égyptiens et les Éthiopiens (Éthiopiens/Soudanais), sont les seuls hommes qui se fassent circoncire de temps immémorial (II:104) ».


À propos des populations de l'Inde, Hérodote distingue les Indiens padéens d'autres Indiens qu'il décrit de la façon suivante :
« Ils ont tous la même couleur et elle approche de beaucoup celle des Éthiopiens (III : 101) ».


Strabon va plus loin dans sa géographie et tente d'expliquer pourquoi les Égyptiens sont plus noirs que les Indiens.


Aristote (389-322 av. J.-C.) parlant des Egyptiens et Ethiopiens dit d'eux dans Physionomie « ceux qui sont excessivement noirs, cela s'applique aux Egyptiens et aux Ethiopiens ».
Lucien le Navigateur, Apollodore, Eschylle, Ammien Marcelin, Diogène Laerce et bien d'autres auteurs classiques de l'Antiquité, contemporains des Égyptiens de l'époque, déjà métissés suite aux invasions asiatiques, perses, et grecques, disent exactement la même chose : les Égyptiens étaient des Nègres. Sinon, qui peut comprendre que ce peuple au summum de sa puissance et de son rayonnement sur le reste du monde, représentât son dieu Osiris qu'il considère comme son ancêtre, en teint noir.

LA REVOLUTION DU PHARAON AKHENATON, L'AVENEMENT DU MOISE BIBLIQUE ET 'SA FIN TRAGIQUE'

....Vers 2000 av. J.-C., le disque solaire Aton, fait déjà partie du panthéon des dieux égyptiens (ou plutôt des manifestations, expressions ou hypostases du Dieu Ra) et celui-ci est une force divine importante sous le règne d'Aménophis III, qui réside de moins en moins dans la capitale à Thèbes, par crainte des prêtres thébains dont l'influence ne cesse de grandir. Son fils Amenophis IV assure la corégence dans ce contexte de relations heurtées entre le clergé thébain et son père. À la mort de celui-ci, il devient Pharaon et remet totalement en cause les fondements de la religion égyptienne, avec ses multitudes de démiurges et leurs autres expressions considérées également comme divinités. Il renie ainsi, Amon, le Dieu de Thèbes et change de nom pour devenir Akhenaton, « Le dévoué à Aton », le disque solaire.
La Maât, établie pendant l'Ancien Empire, est le code moral qui guide le Pharaon, représentant de Dieu sur terre....


Il fait détruire partout, à chaque fois qu'il le peut, le nom d'Amon et décide de déplacer la capitale de Thèbes à Akhet-Aton « Horizon d'Aton », situé à l'actuelle localité dénommée Tell el Amarna...


.......La fin du trio composé du Pharaon Akhenaton, de son fils et Corégent Smenkhare, et de la Reine Nefertiti, fait partie des grandes énigmes de l'histoire. Ils auraient disparu au cours de la même période, mais les constantes sont l'assassinat ou la destitution d'Akhenaton, l'assassinat du Prince et Corégent Smenkharé, et enfin l'assassinat d'un prince hittite (Zannana) en route vers l'Egypte pour marier une Reine ou Princesse qui avait écrit au roi hittite à cet effet. D'aucuns pensent que c'est Nefertiti, et d'autres la veuve de Smenkhare, ce qui est plus vraisemblable au regard de l'âge d'alors de Nefertiti. La veuve de Smenkhare voulait éviter ainsi un mariage ou un remariage avec son grand-oncle ou grand-père Ay.


Le jeune Toutankhamon, âgé alors d'environ 12 ans est installé sur le Trône d'Egypte et une Corégence est établie avec Ay, qui prend le nom de Divin Père Père Ay, mais Toutankhamon meurt six ans plus tard, quand il est réellement en âge d'exercer le pouvoir. L'intriguant Divin Père Ay épouse sa veuve et demi-soeur Ankhesenpaaton et devient Pharaon d'Egypte. Ses deux fils ou neveux, les généraux Horemheb et Pa Ramessou, lui succéderont plus tard.


Messod et Roger Sabbah, descendants d'une lignée de rabbins juifs, vont publier en 2000, leurs travaux de recherche, résumés dans un livre de plus 500 pages, où ils démontrent comment les caractères hébraïques sont issus d'une adaptation des hiéroglyphes aux écritures phéniciennes, mais ils vont surtout tenter d'établir que le peuple hébreu aurait eu pour premier noyau les adeptes d'Akhenaton, ce qui était également l'hypothèse de Freud....


L'autre similitude frappante est celle établie par Roger et Messod Sabbah, entre d'une part, Moïse et Aron, et d'autre part, les généraux Pa-Ra-Messou (Celui que le Dieu Ra a retiré des eaux, le futur Ramses I) et Horemheb (Horo-Mou-Aba ou Horus en fête), fils ou neveux du Divin PèreAy....


Toutefois, selon le chroniqueur et historien Egyptien de l'époque romaine, en l'occurence le prêtre Manéthon (IIIème siècle av. J.-C.), Akhenaton a plutôt été destitué à la demande du Clergé de Thèbes et du Divin Père Ay. Auparavant, il avait mis à la tête des 9 arcs (Hyksos, Habirous, Hittites, entre autres), un prêtre Egyptien d'Héliopolis du nom d'Osarsiph (l'homme né du spectre d'Osiris).


Selon Manéthon, ce dernier s'était déjà distingué en contraignant Aménophis III à s'exiler de Thèbes et ce, en organisant à partir d'Avaris, une violente révolte des Hyksos...


Aménophis III avait déporté 80 000 d'entre eux à Avaris pour de durs travaux dans les carrières, ce qui serait un préalable à la satisfaction de son désir de voir les dieux, comme le lui avait recommandé un prêtre.....


Associé à des prêtres de Thèbes en conflit ouvert avec Aménophis III ou déportés par celui-ci à Avaris, Osarsiph va lever une puissante armée en faisant notamment appel à des Hyksos établis à Canaan (qui couvre le territoire actuel d'Israel/Palestine) et contraint Aménophis III à quitter Thèbes pour un exil de 13 ans en Ethiopie (Ethiopie/Soudan). Ce dernier va lever des forces en Ethiopie et chasser Osarsiph et ses hommes de Thèbes....selon Manéthon, qui nous apprend également qu'Osarsiph prendra plus tard le nom de 'Moïse'.
Osarsiph semble bien être le Prophète des textes des trois grandes religions monothéistes, suivant l'égyptologue, Jean Charles Coovi Gomez, qui le dénomme à partir de ses recherches , « Osarsiph Mamoussé ».


La thèse de Coovi Gomez est d'autant plus vraisemblable qu'on sait que la ville d'Akhet-Aton a été subitement vidée de ses habitants après la mort d'Akhenaton et ceux qui ne voulaient pas revenir au culte d'Amon ont été contraints de quitter l'Egypte. Osarsiph Mamoussé et ses hommes devaient faire partie de ceux là, et ils sont certainement allés à Canaan.....


Quant à Freud, dans son célèbre ouvrage « Moïse et le monothéisme », après plusieurs investigations historiques et psychanalytiques, il finit par confesser:
« Nous avons incontestablement l'impression que ce Moïse de Quades et Midian à qui la tradition a même pu attribuer l'érection d'un serpent d'airain représentant un dieu de la guérison, est tout à fait différent du majestueux Egyptien dont nous avons inféré l'existence et qui a donné au peuple une religion dont toute pratique de magie ou de sorcellerie se trouvait rigoureusement exclue. Notre Moïse Egyptien diffère peut-être tout autant du Moïse de Madian que le dieu universel Aton de l'habitant de la montagne sacrée: jahve le démon».


Aussi Freud envisagerait-il l'existence de « deux Moïse », mais en tout état de cause, pour lui, l'homme divin est un majestueux Egyptien, donc un Nègre.....

.....Ce prêtre d'Héliopolis, Osarsiph Mamoussé, qu'Akhenaton avait mis à la tête des Hyksos, Habirous, Hittites, etc., dont il est très peu probable que les assassins d'Akhénaton l'aient épargné, parce que le Clergé de Thèbes considérait l'initiation de ces peuples aux valeurs de la Maât comme un blasphème; c'est certainement lui, le majestueux Egyptien de Freud, « qui a donné à son peuple une religion dont toute pratique de sorcellerie ou de magie se trouvait rigoureusement exclue ». Il est plus vraisemblable que les ancêtres des Hébreux se soient appropriés son personnage dès lors qu'Akhenaton en avait fait leur guide spirituel.


Cependant Osarsiph Mamoussé a pu être assassiné par ses propres disciples, comme le pensait en 1922 Ed. Sellin qui « a fait une découverte capitale ( Selon Freud) en trouvant dans le livre du Prophète Osée (seconde moitié du VIIIe siècle), les traces certaines d'une tradition selon laquelle le fondateur de religion, Moïse, trouva une fin brutale au cours d'une révolte de son peuple opiniâtre et récalcitrant. La religion qu'il avait fondée fut à la même époque abandonnée. Cette tradition d'ailleurs, ne se retrouve pas que dans Osée, elle reparaît plus tard dans les écrits de la plupart des prophètes et c'est même sur elle, d'après Sellin, que se baseraient tous les espoirs messianiques ultérieurs. C'est vers la fin de l'exil babylonien que les juifs commencent à espérer que le Prophète qu'ils avaient ignominieusement assassiné, allait se relever d'entre les morts et conduire son peuple repentant et d'autres peut-être avec lui, dans le royaume de la félicité ».


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COMMENT SORTIR DE LA PAUVRETÉ ? Boubacar Camara-Harmattan Sénégal

COMMENT SORTIR DE LA PAUVRETÉ ?-Boubacar Camara Harmattan Sénégal

DÉVELOPPEMENT ECONOMIE EDUCATION QUESTIONS DE GENRE AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Vaincre la pauvreté, c'est d'abord vaincre l'ignorance, le manque d'éducation et de formation de qualité des populations défavorisées, en particulier féminines. Ce livre s'attache à la relation fondamentale entre éducation, culture et développement. L'éducation des filles et des femmes doit occuper une place essentielle dans la problématique du développement durable. L'auteur fait des propositions concrètes en matière de conception de plans, programmes et projets en liant l'éducation formelle et non formelle et le développement communautaire.

 Cette donne n'est souvent pas suffisamment reflétée dans les politiques et stratégies mises en œuvre. Boubacar CAMARA, de nationalité sénégalaise, est ingénieur statisticien, docteur en Économie et expert en planification de l'Éducation. Membre du Secrétariat de l'UNESCO de 1984 à 2013, date de son départ à la retraite, il a une expérience diversifiée des systèmes éducatifs et des problèmes de développement communautaire en Afrique et dans le monde. Ses travaux de recherche lui ont permis de publier plusieurs ouvrages parmi lesquels : Micro-informatique, Gestion et Planification de l'Éducation en Afrique ; Planiier pour l'Éducation de base ; Savoir Co-Devenir, Contribution à une nouvelle philosophie de l'Education à l'aube du 3 e Millénaire. Il a également mis au point de nouveaux outils de développement tels que l'Indicateur de Progrès éducatif (1998) et la méthode ERA, une approche novatrice de la lutte contre la pauvreté au niveau local (2000).

Outre ses occupations professionnelles, M. Camara a enseigné l'Économétrie à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar et dans des Institutions supérieures de formation bancaire et d'études monétaires.

COMMENT VOTENT LES SÉNÉGALAIS ? Analyse du comportement de l'électeur de 1960 au 20 mars 2016 Cheikh Ahmed Bamba Diagne

 

COMMENT VOTENT LES SÉNÉGALAIS ? Analyse du comportement de l'électeur de 1960 au 20 mars 2016 Cheikh Ahmed Bamba Diagne

Harmattan Sénégal SCIENCES POLITIQUES AFRIQUE SUBSAHARIENNE Sénégal


Quel est le comportement des électeurs sénégalais ?

Les résultats ont montré que les Sénégalais ne choisissent pas un candidat mais démettent en Président. Le dernier résultat montre que le vote sénégalais n'est pas sincère mais il est stratégique. Les électeurs stratégiques sont ceux qui ne manifestent pas leurs véritables préférences au moment du vote, car ils estiment que l'utilité de leur vote sera supérieure en votant pour un candidat différent de celui qu'ils préfèrent réellement. Ce qui ne donne aucune chance aux candidats indépendants et des Non Partis de Masses.


Si Hegel voyait dans la révolution française la rationalité en marche, des intellectuels comme Borda (1781) et Condorcet (1785) montreront que l'argument de la rationalité ne tient pas.


La démocratie n'est pas plus rationnelle qu'une autre procédure. Elle peut se justifier par des arguments moraux, politiques, historiques, mais non se prévaloir de la rationalité. L'objectif de notre recherche était d'étudier le comportement de l'électeur sénégalais pour montrer que ce dernier vote d'une manière cohérente et stratégique. Nous espérons qu'il profitera au plus grand nombre. Et si les citoyens se familiarisent avec les concepts de la théorie du choix social, le débat politique en sera profondément enrichi. Certains considèrent que le vote est un simple processus, une sorte de machine que l'on alimente avec les préférences de chacun et d'où sort une préférence collective avec l'assurance d'y trouver l'expression d'une volonté générale. Comme l'ont montré les travaux de Condorcet et Borda au XVIIIe siècle, il n'en est rien. Le vote n'est ni simple ni parfait.

Au Sénégal, sur 10 élections présidentielles, 7 multipartites, on a enregistré 56 candidats dont 4 Présidents de la République, 15 candidats indépendants et 12 candidats des Non partis de Masses.


Dans le comportement de l'électeur sénégalais, on constate une prime qu'il accorde aux vainqueurs, une malédiction aux vaincus et un rejet des candidats indépendants et des Non Partis de Masses.

La question de départ était d'étudier le comportement des électeurs sénégalais, c'est à dire comment ils votent ? Les résultats nous ont montré que les sénégalais ne choisissent pas un candidat mais démettent un Président. Et que le Président est choisi au moins pour deux mandats, mais ce qui met un bémol à cette hypothèse c'est l'apparition d'une suite arithmétique décroissante du nombre de mandat du premier Président République à l'actuel Président de la république. Le dernier résultat montre que le vote sénégalais n'est pas sincère mais il est stratégique. Les électeurs stratégiques sont ceux qui ne manifestent pas leurs véritables préférences au moment du vote, car ils estiment que l'utilité de leur vote sera supérieure en votant pour un candidat différent de celui qu'ils préfèrent réellement. Ce qui ne donne aucune chance aux candidats indépendants et des Non Partis de Masses.

Ce résultat confirme les travaux de Gibbard-Satterthwaite, qui prouve qu'aucun mode de scrutin ne peut garantir que des électeurs ne mentent pas sur leurs préférences.


Cheikh Ahmed Bamba Diagne est titulaire d'un Doctorat en sciences économiques, à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Enseignant Chercheur, actuellement Directeur Scientifique du Laboratoire de Recherches Economiques et Monétaires (LAREM), Docteur Diagne est spécialiste des questions monétaires, bancaires et financières

JE M'INDIGNE DONC JE SUIS! Papa Makhtar Diallo-Sénégal


Harmattan Sénégal


TÉMOIGNAGE, AUTOBIOGRAPHIE, RÉCIT AFRIQUE SUBSAHARIENNE Sénégal


Cet ouvrage retrace l'itinéraire politique d'un activiste, président du mouvement citoyen Les indignés et membre de la société civile au Sénégal. Ce portrait apporte un éclairage passionnant sur l'actuel paysage politique sénégalais. Sévère à l'égard de son pays, il adresse une critique plus cinglante encore à ceux qui pensent qu'il conviendrait d'enfermer le Sénégal dans son altérité propre l'excluant du champ d'une civilisation démocratique.

Cet ouvrage retrace l'itinéraire politique d'un activiste, président du mouvement citoyen
Les indignés et membre de la société civile au Sénégal.


Ce portrait apporte un éclairage passionnant sur l'actuel paysage politique sénégalais.

Il est aussi emblématique d'une nouvelle génération à la fois sensible au politique, philosophiquement postmoderne et engagée avec passion pour la justice sociale.


Il propose dans cet ouvrage de construire une relation sereine, d'équité, de respect mutuel, de reconnaissance des spéci¬ficités et préconise de sortir de la crise permanente pour instaurer un nouveau modèle politico-relationnel. Il est un véritable plaidoyer, lucide et sans complaisance pour l'avènement concret d'un Sénégal émergent. Personnellement blessé par les attitudes de mé¬fiance à l'égard de l'opposition qu'il éprouve comme un rejet de la part du gouvernement en place, l'auteur nous livre son approche subjective, symptomatique de ce que ressentent de nombreux Sénégalais. Sa démarche n'exclut pas toutefois lucidité et réalisme : il reste beaucoup de chemin à faire et l'auteur ne le nie pas. Il se montre sévère à l'égard de son pays. Mais il adresse une critique plus cinglante encore à ceux qui pensent qu'il conviendrait d'enfermer le Sénégal dans son altérité propre l'excluant du champ d'une civilisation démocratique.

Né en 1990 à Saint-Louis du Sénégal dans un quartier populaire (Bayal). D'un père tailleur et d'une mère couturière, Papa MAKHTAR a fait ses études primaires à Saint-Louis avant de poursuivre ses études secondaires à Dakar au lycée Blaise Diagne et finir à l'UCAD de Dakar à la fac de droit où il a fait deux années. Ambitieux, rebelle, Papa Makhtar attache plus d'importance à l'action qu'aux idées théoriques, à la réflexion qu'aux démonstrations de force. Activiste puis auteur, Il est un fervent défenseur des droits de l'Homme et passe son temps à lutter contre les injustices, et pour la dignité humaine. Indigné par la situation du pays, il crée le mouvement Les indignés du Sénégal en 2011

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La chronique de Pape
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A nos sœurs et frères-Ne
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