Ex-libris (477)

Une juridiction de la parole par Jean-Godefroy Bidima

 

La france ne sait pas souvent retenir les meilleurs et l'Amérique l oui : souleymanne B Diagne, Thiam le banquier Suisse, etc P B Cissoko

Le bien commun PENSÉE EXTRA EUROPÉENNE

Jean-Godefroy Bidima, né en 1958 à Mfoumassi (Cameroun)1, est un philosophe d'origine camerounaise vivant aux États-Unis. Jean-Godefroy Bidima est ancien directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris, et est professeur titulaire de la chaire (Yvonne Arnoult) au département de français et d'italien de l'université Tulane (Nouvelle-Orléans). Il est l'auteur de nombreux livres et articles sur la philosophie africaine.wikipedia


La palabre, en tant que discussion sans fin - mais pas sans structure - peut s'envisager comme une réponse à de nombreuses questions.
Cette pratique, qui recouvre presque tous les domaines de la vie en Afrique (des conflits familiaux en passant par les enjeux fonciers jusqu'au prix des denrées sur les marchés populaires) indique l'instabilité et la mobilité : on peut discuter de tout, publiquement.


La palabre, une juridiction de la parole
De Jean-Godefroy Bidima


Après avoir écrit un Que-sais-je sur la philosophie Négro-africaine (P.U.F 1994) unanimement salué comme un événement par la critique, Jean-Godefroy Bidima vient de publier aux Editions Michalon un essai dans lequel l'auteur propose de repenser l'espace public en Afrique à partir de la tradition de la palabre. Ce qui est une façon de confronter la tradition à la modernité. Etant donnée la résurgence des conflits armés en Afrique, cet essai est incontestablement actuel et peut contribuer à (re)jeter les bases du mieux vivre ensemble sur le continent noir. B.M.M.


Jean-Godefroy Bidima nous propose ici d'envisager l'espace public via la pratique de la palabre. Pour ce faire, il nous faut d'abord cesser de croire en la résolution possible de tous les conflits. Pour Bidima, placer la palabre comme clef de voûte de l'institution politique, c'est l'envisager au sens « agonistique » (agôn : la lutte en grec). Il s'agira donc d'une palabre engagée dans la prise en charge des différends.
Il nous faudra par ailleurs renoncer au mythe de l'unité nationale, toujours imposée par la violence.


Sortir de la perpétuelle référence à une figure transcendante de l'unité reviendrait à mettre en péril des idéaux omniprésents : ceux de nation, de nature consensuelle des sociétés traditionnelles en Afrique ou d'irréfutabilité des valeurs religieuses. Pour faire advenir et exister la conscience de l'altérité dans la pratique politique, il faut envisager « le soi » comme divisé. Briser l'homogénéité d'une personnalité qui se représente à elle-même au travers de fictions telles que les concepts d'autonomie et d'atemporalité. Ainsi pourrons-nous, peut-être, sortir de ce que Bidima nomme la « victimologie » sous-jacente aux discours identitaires. Discours d'ordre économique (obsession d'une reconnaissance par les pays du Nord qui passe par la soumission aux modèles qu'ils imposent), intellectuel (la « négritude » comme figure inversée du complexe inoculé par le colonialisme) ou politique (l'incapacité d'aborder la question de l'espace public en dehors d'une réflexion logique sur le fonctionnement des institutions). Pourtant Bidima se réfère à la tradition philosophique occidentale. Il cite Aristote, Kant, Foucault, Ricoeur...et nourrit son ppos de récents travaux sociologiques et anthropologiques sur l'Afrique qui montrent la richesse des pratiques africaines dans le domaine juridique.


Position ambitieuse ? Paradoxale ? On peut lire dans l'introduction de cette « Palabre » : « Ceux qui ont trop magnifié le droit en reviennent à la médiation informelle, tandis que ceux qui la pratiquaient spontanément dans leur propre tradition veulent tout codifier par un droit rigide d'importation : ainsi va le monde ».


Il ne s'agit pas de l'exposé d'une fatalité, car Bidima pousse la contradiction apparente jusqu'à l'analyse des concepts. Et en ce cas, des notions telles que délibération, publicité ou « consensus conflictuel » appartiennent à une réalité inhérente à toutes les cultures. Ici se trouve attesté le caractère universel de la pensée.
La question demeure : comment les choses peuvent-elles se dire aujourd'hui, ou s'énoncer ?


Contrairement à ce qu'écrit Bidima dans sa critique quelque peu acerbe de la pensée de Césaire, il n'est pas sûr que la question du langage ne soit pas aussi une question de mots. Langage au sens du logos grec, qui tient ensemble l'ouverture originelle du discours et celui de la rationalité comme sens commun.
La Palabre, dans sa pertinence, insiste sur l'importance des procédures qui rendent les conflits négociables, parce qu'ils permettent à ces conflits, selon le mot de Ricoeur, de s'exprimer. Mais poser le problème de la pluralité, c'est aussi envisager une théorie de l'agir qui se constitue « par le bas » et associe les populations aux débats – ce en quoi les Conférences nationales des années 90 auraient échoué, s'éga-rant dans des questions d'organisation, et engendrant une dépolitisation subtile des populations.


La question du lien des individus aux problèmes politiques de la citoyenneté exige de poser à nouveau la question de la fondation de la Cité. Et avec elle, l'interrogation fondamentale de ce livre, laissée en suspens : quelles figures de la transcendance l'Afrique peut-elle aujourd'hui inventer ?.


La palabre, une juridiction de la parole, de Jean-Godefroy Bidima, Ed. Michalon, coll.Le bien commun, 127 p.59 F///Article N° : 298
http://africultures.com/la-palabre-une-juridiction-de-la-

Le monde s'effondre, CHINUA ACHEBE, CHINUA ACHEBE

 

Le monde s'effondre, CHINUA ACHEBE, CHINUA ACHEBE


INTRODUCTION


Le monde s'effondre est un roman qui décrit le mode de vie de la société Ibo avant et pendant la colonisation. Chinua Achebe, auteur du présent ouvrage, grâce à une connaissance approfondie de la culture Ibo, entend apporter sa contribution dans l'éveil des consciences de jeunes
Générations sur certaines pratiques traditionnelles africaines .Avant d'étudier les principaux thèmes et leur rapport avec l'actualité, il nous revient de porter un regard rétrospectif sur la vie de l'auteur et ses œuvres, ainsi que le résumé de l'œuvre qui fait l'objet de notre exposé.


I- L'AUTEUR ET SES ŒUVRES
1) Biographie


Chinua Achébé de son vrai nom Albert Chinualumg est né le 16 novembre 1930 à Ogibi à l'est du Nigéria .Fils de Isaiah Okafo un ecclésiastique chrétien de Janet T. Achébé .Il est le 5éme de sa famille . Il obtint une bourse a l'âge de18 ans pour poursuivre ses études à l'université d'Ibadan de 1943 à 1953 au government collège il obtient son 2BAC2 l'équivalent de la maîtrise dans le système français à l'université de Londres en 1953.Achébé effectue quelque voyage en Afrique et au USA et y travail comme professeur d'anglais .Il commença à travailler à N.B.C. (Nigérian Broadcasting Corporation ) en1954 après avoir suivi une formation à la BBC .Il se maria le 10 septembre 1961 avec Christie Chinwé Okoli et eut 4 enfant :Chinelo, Ikechukwu, Cidi et Nwando .en 1962 il fonda une collection intitulé « Africain »chez un éditeur anglais. Il sera le rédacteur en chef du périodique « Obike » en 1972.Il fut adjoint d'un parti politique du Nord du Nigéria. Achébé fut professeur dans plusieurs prestigieuses universités Nigérianes, anglaises et américaines. Achébé fut récompensé plusieurs fois :


- En 2004 Chinua Achébé refuse le titre de « commander of the federal republic » un titre honorable pour protester contre la politique de son pays. Il enseigne au Bard collège à new york city actuellement.
Dans cette partie, il apparait clairement que Chimua Achebe fut lauréat de plusieurs


Prix littéraires grâce à ses ouvres de qualité. Quelles sont donc les œuvres qu'il eu à écrire ?


2) Bibliographie


Le 1er roman de Chinua Achebe « Things fall Apart » (le monde s'effondre) a été tiré à plus de 3.050.000 d'exemplaires depuis sa sortie et traduit à plus de 45 langues.


II- RESUME ET STRUCTURE DE L'OEUVRE
1) Résumé


Le monde s'effondre est un témoignage sur le mode de vie des africains avant et pendant la colonisation de l'Afrique noir par les européens. Jadis, enraciné dans la culture, le Ibo connaîtra un bouleversement socio- culturel dès les premiers jours de l'arrivé des colons.
En effet, ce peuple étant animiste, accordait une grande importance aux valeurs traditionnelles. Les traditions Ibo gardent leur importance lorsque survient un évènement malheureux ou joyeux. Okonkwo, le personnage principal de cette œuvre est un farouche guerrier et un grand cultivateur qui projette de rehausser l'image de la famille ternie par un père assisté paresseux. Chinua Achebe brosse donc le portrait d'un homme rude, complexe, ambitieux qui veut s'accomplir et devenir une figure emblématique de son clan. C'est pourquoi il fut désigné par les responsables du clan pour l'enlèvement de Ikemefuna et de la vierge fille en compensation d'une femme assassinée dans le village voisin Mbaino. Mais ce dernier fut contraint à l'exil pour avoir tuer le fils âgé de Ezeulu lors de ses funérailles.
Tandis qu'il lui restait quelques années pour prendre les plus hauts titres du clan. L'exil d'Okonkwo sera marqué par l'avènement de la colonisation à Umuofia. Après sept ans d'exil, Okonkwo regagna la terre paternelle et trouva que la société était divisée. Les partisans de la nouvelle religion furent entrés en conflit avec les détenteurs de coutume, car Enoch ôta le masque à un Egwugwu lors d'une cérémonie. En réplique, les membres du clan détruisirent l'église. Ce qui conduisit Okonkwo et cinq autres autorités en prison. A la sortie de la prison, Okonkwo lança un appel à la révolte mais n'ayant pas le soutien, il décida de se suicider.


2) Structure de l'oeuvre


L'œuvre est structuré en trois parties qui comportent 254 pages.
La première partie comprend 139 pages soit 13 chapitres. Elle décrit l'apogée de la société Ibo au Nigeria et dans laquelle évolue un grand guerrier du nom d'Okonkwo.
La seconde partie regroupe six chapitres soit 39 pages évoque l'exil d'Okonkwo dans son village maternel pour avoir commis un meurtre, ainsi que l'arrivée des missionnaires blancs et la conversion de son fils aîné à la nouvelle religion (le christianisme).
La dernière partie compte six chapitres et raconte le retour d'Okonkwo dans son village natal régi par de nouvelles lois investies par les étrangers (missionnaires), où règne un désordre indescriptible. Indigné par les pratiques de la nouvelle ère, Okonkwo mis fin à sa vie.
Dans le roman, de nombreux thèmes sont abordés mais nous étudierons les grands thèmes tout en faisant leur rapport avec l'actualité.


III- LES THEMES ET LEUR RAPPORT AVEC L'ACTUALITE


1) La culture


La culture est l'ensemble des connaissances acquises pour une personne ou une société. Dans cette œuvre, plusieurs types de culture se font sentir. L'activité principale des Ibos est l'agriculture. Ils organisaient aussi des activités physiques telle que les championnats de lutte et les danses traditionnelles qui se faisaient sous le rythme tam-tam et des fûtes , ainsi les vainqueurs étaient récompensés par des titres d'honneur et de gloire . Ce qui explique la célébrité d'Okonkwo qui avait réussit à terrasser Amalinze le chat resté invincible pendant sept ans. Les comtes également étaient reconnus dans la société Ibo comme une activité de divertissement et d'instruction. En plus cette société marquée par la polygamie donnait une place importante à la dot. En effet celui qui voulait se marier devrait s'attendre à une dot fixée par ses beaux parents : « de cette manière, le montant de la dote d'Akekue fut finalement fixé à vingt sacs de cauris. C'était le crépuscule quand les deux partis arrivèrent à cet accord. » Chapitre VIII page 90.
De nos jours, cette culture prend de plus en plus une autre forme. Dans la société actuelle les jeunes préfèrent le football à la lutte. Quant à la dot ,elle existe toujours dans d'autres groupes ethniques en plus du mariage civil. Egalement, les contes sont généralement écrits au lieu d'être oralement racontés.
La culture Ibo a une grande ressemblance avec celle de nombreuses sociétés traditionnelles africaines. Que peut-on dire de leur tradition ?


2) La tradition


La tradition des Ibo est une tradition purement africaine car ces derniers respectent leurs coutumes et règlements. Leur mode est très étrange car ils n'acceptent pas la naissance des jumeaux qu'ils considèrent comme une abomination. Ces derniers sont jetés dans la forêt des esprits du mal qu'ils appelaient forêt maudite. Ils n'acceptaient pas les lépreux et les albinos, croyant qu'ils n'étaient pas des êtres humains. Ils n'étaient pas ainsi enterrés mais jetés. Leurs coutumes n'acceptaient pas non plus la querelle entre les membres de même clan.
Cet acte leur apparaît comme une grande humiliation. Chez les Ibo quand quelqu'un tuait un homme même involontairement, il était exilé sept ans. C'est l'exemple d'Okonkwo à la deuxième partie de l'œuvre. Et si cela se faisait de sang-froid c'était la condamnation à mort. Si ce crime est commis par un étranger le village de ce dernier donnait une vierge et un jeune garçon en compensation pour éviter la guerre entre les clans. Mais avec l'arrivée du blanc la vie traditionnelle des Ibo fut bouleversée par la civilisation blanche. Certains allèrent jusqu'à mépriser leur propre culture.
La tradition Ibo se présente donc comme une tradition rigoureuse. Ses règles sont dures. Nul n'est au-dessus de cette tradition. Mais la colonisation a bouleversé cette pratique.


3) La colonisation


La colonisation a eu un impact sur le peuple Ibo à travers la modification des structures traditionnelles de leur société. Okonkwo, banni de son village, revint quelques années plus tard et constate que tout avait changé, en effet les missionnaires sont devenus les colonisateurs. Ils ont créé des structures administratives et dictaient leurs lois. Okonkwo voulait mener la résistance mais ses confrères n'avaient pas le courage de le soutenir dans sa révolte contre le pouvoir colonial : « Il savait qu'Umuofia n'entreprendrait pas de guerre. Il le savait parce que les hommes avaient laissés les autres messagers s'échapper. Ils s'étaient laissé emporter par le tumulte au lieu d'agir. »
Eu égard de tout cela, Okonkwo préféra la mort à la soumission. Pour la société Ibo, la colonisation apparaît comme une entrave au développement socio -culturel. Avec la colonisation, on assiste de nos jours à une disparition progressive des valeurs traditionnelles africaines.


4) La religion


La religion est un thème récurrent dans le roman. A l'instar de la quasi-totalité des peuples africains, à l'époque précoloniale, le peuple Ibo était polythéiste par conséquent il adorait plusieurs dieux. Il important de noter que ce peuple croyait en l'existence d'un dieu suprême qu'il appelait Chukwu qui, selon eux, a créé la terre, les hommes, les esprits et les petits dieux qui sont ses messagers. Ces dieux étaient représentés par des pierres et des bois auxquels les Ibos faisaient les offrandes : « chaque année...avant de mettre la moindre semence dans la terre, je sacrifie un coq à Ani, le propriétaire de toute terre. C'est la loi de nos pères. Je tue également un coq à l'autel d'Ifejioku, le dieu des ignames. Ils étaient entre autre Agbala déesse des grottes et des collines, Ani déesse de la terre et Amadiora dieu du tonnerre. Ceux qui voulaient consulter les dieux, devaient ramper sur le ventre pour entrer dans une caverne où ils se trouvaient. Ils s'adressaient aux dieux par le biais des prêtres par exemple la déesse Agbala avait pour prétexte Chielo, chez les Ibo, la décision des dieux est irrévocable avec l'arrivée des colons, le christianisme a pris de l'ampleur dans nos sociétés africaines. De nos jours, la religion traditionnelle tend à disparaître au profit des religions dites révélées.
Dans cette partie, le christianisme est venu et a mis le doute dans les cœurs de certains Ibo. Cette religion nie la crédibilité de l'animisme. Cependant, comment était organisée la société Ibo avant l'avènement de cette religion ?


5- L'organisation sociale


Contrairement à certaines sociétés africaines, les Ibo n'avaient pas de roi. Dans cette société on parlait plutôt de titres hiérarchiques dont l'ardeur au travail, le courage et la bravoure étaient les critères. Ces titres étaient essentiellement conférés lors des guerres et des compétitions de lutte. Okonkwo en avait eu deux ; n'eu été son exil, il allait décrocher le troisième : « Il avait perdu des années au cours desquelles il aurait pu prendre les plus hauts titres du clan ». Chapitre XX page 207.
Chez les Ibo, les vieux occupent une place de choix. Ils sont les guides de la société. Ils veuillent au respect des règles et des coutumes sociales. Pendant la prise de décisions qui se faisait entre les hommes, le dernier mot leur revenait.
Les enfants, après les travaux champêtres, s'adonnaient aux activités de divertissement telles les luttes les contes etc.
Quant aux femmes, elles étaient destinées au foyer et elles étaient reléguées au second rang.
De nos jours avec l'avènement de la démocratie, nous assistons à la mise en place de nouvelles structures sociales bouleversant ainsi les structures anciennes marquées par les chefferies traditionnelles.
Les Ibo, même s'ils n'avaient pas de roi, il faut noter que la société était bien organisée. Dans cette société, quel était donc le comportement des hommes ?


6- La solidarité


La solidarité est la dépendance mutuelle, le sentiment qui pousse les hommes en s'entraider. Elle est un élément important dans la société Ibo. En effet, Unoka, le père d'Okonkwo qui était fainéant, ne parvenait pas à nourrir sa famille sans l'aide des autres membres du clan. Il était toujours couvert de dettes qu'il n'arrivait pas à rembourser. Malgré tout, il bénéficiait de l'assistance de ses confrères. Après sa mort, son fils était obligé de se battre pour s'auto suffire. Ainsi, avec l'aide de la société notamment celle de Nwakibié, il parvint à conjurer sa misère et à se faire une place dans la société. Egalement, lorsque l'exil d'Okonkwo survint, son ami Obierika prit le soin de vendre ses ignames et de lui apporter l'argent dans son village maternel où il fut chaleureusement accueilli : « C'est l'argent de tes ignames. » dit Obierika. « J'ai vendu les grosses lorsque tu es parti. » page171.
Cependant, même si cette vertu demeure dans certaines sociétés, force est de croire que de nos jours la solidarité est entrain de céder la place à l'individualisme. Les sociétés urbaines sont les plus touchées par ce comportement qui ne fait pas preuve d'humanisme. La solidarité est une vertu cultivée chez les Ibo. Au delà de cette solidarité, quelle était la place des femmes ?


7-Le statut de la femme


Dans l'œuvre le monde s'effondre, Chinua Achebe fait une brève aperçue sur la vie quotidienne des femmes dans la société Ibo. Le village Ibo reflète l'image de la société africaine d'antan. Cette communauté de la forêt qui, presque totalement coupée du monde extérieur, avec ses Dieux et ses ancêtres, ses coutumes et ses interdits, la femme était reléguée au second plan. Elle n'avait pas le droit d'assister ou de prendre la parole lors des réunions sauf si elle était sollicitée : « Quand chacun eu bu deux ou trois cornes, Nwakibié envoya chercher ses femmes ». Elles obéissaient à la lettre, aux instructions de leurs maris.
Par ailleurs, la première femme avait droit au respect et à la considération de ses cadets : « Anasi était la première femme et les autres ne pouvaient boire avant elle, aussi restèrent-elles à attendre. Elle se dirigea vers son mari et accepta la corne de ses mains. ». Les femmes également devaient du respect à leur mari, s'agenouillaient devant lui à son appel : « Elle se mit alors sur un genou, bu une gorgée et rendu la corne ». Chapitre 3 pages 29. Dans la société Ibo, la femme représentait une richesse pour son mari. Pour cela, le nombre de femmes représentait une grande considération pour un homme. Les femmes aidaient leur mari dans les travaux champêtres : « Sa mère et ses sœurs travaillent dure sans doute, mais elles faisaient pousser des plantes de femme telles que les ignames-coco, les haricots et la cassave. » page 32-33 chapitre III.
De nos jours, même si cette soumission existe dans les campagnes, nous remarquons que la modernisation a fait apparaitre une autre image de la femme dans les centres urbains. Avec l'épineuse question de l'émancipation, la femme possède les mêmes droits que l'homme et pousse l'orgueil à être égale à lui.


IV- L'INTERET DE L'OEUVRE
1) Au plan social


La société Ibo telle qu'elle est décrite par Chinua Achebé apparaît comme une société bien organisée et profondément hiérarchisée. Les Ibo sont des fervents pratiquants du polythéisme et se conforment aux valeurs ancestrales contrairement aux sociétés dites modernes, la société Ibo était profondément encrée dans leur culture ou tradition.
En outre, la solidarité, la bravoure, la dignité constituent les principes fondamentaux de la société Ibo et qui pourrait contribuer au développement de nos sociétés actuelles. Mais, la colonisation a entraîné un profond bouleversement de la société Ibo. Ainsi, cette œuvre nous interpelle à une prise de conscience, une revalorisation de nos coutumes et traditions qui sont nos vertus solides.
Quant à la civilisation étrangère, elle a apporté à l'Afrique la division, la haine, l'acculturation. Donc, un retour aux sources s'impose car elles n'ont pas encore tari.


2) Au plan culturel


Ce roman privilégie les coutumes ancestrales tout en invitant les jeunes africains à un retour à la source. Ils deviennent un guide pour sauvegarder les cultures africaines. L'œuvre toute entière donne une vision panoramique sur les cultures traditionnelles au pays Ibo et en Afrique en général. Ainsi d'énormes cultures font la fierté de l'Afrique.
La lutte et la danse ne sont-elles pas des activités incontournables?
Ces activités atteintes par les effets de la colonisation occidentale ont besoin d'une revalorisation. Ce livre laisse percevoir des caractères importants de l'africain tel que le respect de la solidarité. Alors, l'africain doit prendre conscience de son identité culturelle.


CONCLUSION


En épilogue, on retiendra que ce roman est un témoignage vivant de la perte de notre culture par la violence avec l'arrivée du colon. L'analyse de ce roman nous a permis de nous imprégner des principaux thèmes qui s'y trouvent ainsi que leur rapport avec l'actualité.
Tout s'effondre nous offre son personnage principal, Okonkwo, comme centre repère autour duquel se placent chaque autre personnage, divergent de lui par une ou plusieurs facettes. Du tout début à la toute fin, que cela soit son père "efféminé" et fainéant, les missionnaires Blancs, son fils trop mou, sa fille qui n'est malheureusement pas un garçon, les habitants des villages voisins avec...
Le roman Things Fall Apart par Achebe fait une commentaire sur le colonialisme. C'est une histoire de la vie quotidienne en Afrique Ouest et comment un homme répond aux changements dans sa vie. Le style d'écriture est très simple et donc tout le monde peut comprendre les thèmes. C'est une forme très effective pour communiquer les idées du roman. L'auteur, Achebe a écrit le livre dans...
Okonkwo est un homme puissant au village ibo d'Umuofia : marié à 3 femmes et père de 8 enfants, il gère ses terres d'une main de maître. Son courage et sa force en font quelqu'un de respecté et d'écouté au sein du village.

Ce village vit suivant des traditions ancestrales, les esprits sont craints et respectés, les enfants jumeaux sont sacrifiés dès leur naissance par exemple. Des rumeurs... On (re)lira avec profit ce grand roman du XXe siècle, trop peu connu (en France en tout cas), dont la richesse se déploie comme un arc au-dessus du temps qui s'est écoulé depuis sa publication en 1958. Récit d'un engloutissement, d'une invasion implacable (mais pas pour les raisons les plus évidentes que l'on se représente si souvent quand on évoque le colonialisme), Le monde
C'est avec ces vers de W.B. Yeats que Chinua Achebe ouvre son roman. Nous y découvrons le quotidien du clan d'Umuofia, petit village du Nigéria, marqué par la personnalité d'Okonkwo. Ce dernier, parti de rien, est parvenu à construire un des foyers les plus imposants qui soient ; il possède désormais de nombreuses femmes, des terres à cultiver et, surtout, le respect de chacun. Mais,...

Le monde s'effondre, CHINUA ACHEBE, CHINUA ACHEBE

 

Le monde s'effondre, CHINUA ACHEBE, CHINUA ACHEBE


INTRODUCTION


Le monde s'effondre est un roman qui décrit le mode de vie de la société Ibo avant et pendant la colonisation. Chinua Achebe, auteur du présent ouvrage, grâce à une connaissance approfondie de la culture Ibo, entend apporter sa contribution dans l'éveil des consciences de jeunes
Générations sur certaines pratiques traditionnelles africaines .Avant d'étudier les principaux thèmes et leur rapport avec l'actualité, il nous revient de porter un regard rétrospectif sur la vie de l'auteur et ses œuvres, ainsi que le résumé de l'œuvre qui fait l'objet de notre exposé.


I- L'AUTEUR ET SES ŒUVRES
1) Biographie


Chinua Achébé de son vrai nom Albert Chinualumg est né le 16 novembre 1930 à Ogibi à l'est du Nigéria .Fils de Isaiah Okafo un ecclésiastique chrétien de Janet T. Achébé .Il est le 5éme de sa famille . Il obtint une bourse a l'âge de18 ans pour poursuivre ses études à l'université d'Ibadan de 1943 à 1953 au government collège il obtient son 2BAC2 l'équivalent de la maîtrise dans le système français à l'université de Londres en 1953.Achébé effectue quelque voyage en Afrique et au USA et y travail comme professeur d'anglais .Il commença à travailler à N.B.C. (Nigérian Broadcasting Corporation ) en1954 après avoir suivi une formation à la BBC .Il se maria le 10 septembre 1961 avec Christie Chinwé Okoli et eut 4 enfant :Chinelo, Ikechukwu, Cidi et Nwando .en 1962 il fonda une collection intitulé « Africain »chez un éditeur anglais. Il sera le rédacteur en chef du périodique « Obike » en 1972.Il fut adjoint d'un parti politique du Nord du Nigéria. Achébé fut professeur dans plusieurs prestigieuses universités Nigérianes, anglaises et américaines. Achébé fut récompensé plusieurs fois :


- En 2004 Chinua Achébé refuse le titre de « commander of the federal republic » un titre honorable pour protester contre la politique de son pays. Il enseigne au Bard collège à new york city actuellement.
Dans cette partie, il apparait clairement que Chimua Achebe fut lauréat de plusieurs


Prix littéraires grâce à ses ouvres de qualité. Quelles sont donc les œuvres qu'il eu à écrire ?


2) Bibliographie


Le 1er roman de Chinua Achebe « Things fall Apart » (le monde s'effondre) a été tiré à plus de 3.050.000 d'exemplaires depuis sa sortie et traduit à plus de 45 langues.


II- RESUME ET STRUCTURE DE L'OEUVRE
1) Résumé


Le monde s'effondre est un témoignage sur le mode de vie des africains avant et pendant la colonisation de l'Afrique noir par les européens. Jadis, enraciné dans la culture, le Ibo connaîtra un bouleversement socio- culturel dès les premiers jours de l'arrivé des colons.
En effet, ce peuple étant animiste, accordait une grande importance aux valeurs traditionnelles. Les traditions Ibo gardent leur importance lorsque survient un évènement malheureux ou joyeux. Okonkwo, le personnage principal de cette œuvre est un farouche guerrier et un grand cultivateur qui projette de rehausser l'image de la famille ternie par un père assisté paresseux. Chinua Achebe brosse donc le portrait d'un homme rude, complexe, ambitieux qui veut s'accomplir et devenir une figure emblématique de son clan. C'est pourquoi il fut désigné par les responsables du clan pour l'enlèvement de Ikemefuna et de la vierge fille en compensation d'une femme assassinée dans le village voisin Mbaino. Mais ce dernier fut contraint à l'exil pour avoir tuer le fils âgé de Ezeulu lors de ses funérailles.
Tandis qu'il lui restait quelques années pour prendre les plus hauts titres du clan. L'exil d'Okonkwo sera marqué par l'avènement de la colonisation à Umuofia. Après sept ans d'exil, Okonkwo regagna la terre paternelle et trouva que la société était divisée. Les partisans de la nouvelle religion furent entrés en conflit avec les détenteurs de coutume, car Enoch ôta le masque à un Egwugwu lors d'une cérémonie. En réplique, les membres du clan détruisirent l'église. Ce qui conduisit Okonkwo et cinq autres autorités en prison. A la sortie de la prison, Okonkwo lança un appel à la révolte mais n'ayant pas le soutien, il décida de se suicider.


2) Structure de l'oeuvre


L'œuvre est structuré en trois parties qui comportent 254 pages.
La première partie comprend 139 pages soit 13 chapitres. Elle décrit l'apogée de la société Ibo au Nigeria et dans laquelle évolue un grand guerrier du nom d'Okonkwo.
La seconde partie regroupe six chapitres soit 39 pages évoque l'exil d'Okonkwo dans son village maternel pour avoir commis un meurtre, ainsi que l'arrivée des missionnaires blancs et la conversion de son fils aîné à la nouvelle religion (le christianisme).
La dernière partie compte six chapitres et raconte le retour d'Okonkwo dans son village natal régi par de nouvelles lois investies par les étrangers (missionnaires), où règne un désordre indescriptible. Indigné par les pratiques de la nouvelle ère, Okonkwo mis fin à sa vie.
Dans le roman, de nombreux thèmes sont abordés mais nous étudierons les grands thèmes tout en faisant leur rapport avec l'actualité.


III- LES THEMES ET LEUR RAPPORT AVEC L'ACTUALITE


1) La culture


La culture est l'ensemble des connaissances acquises pour une personne ou une société. Dans cette œuvre, plusieurs types de culture se font sentir. L'activité principale des Ibos est l'agriculture. Ils organisaient aussi des activités physiques telle que les championnats de lutte et les danses traditionnelles qui se faisaient sous le rythme tam-tam et des fûtes , ainsi les vainqueurs étaient récompensés par des titres d'honneur et de gloire . Ce qui explique la célébrité d'Okonkwo qui avait réussit à terrasser Amalinze le chat resté invincible pendant sept ans. Les comtes également étaient reconnus dans la société Ibo comme une activité de divertissement et d'instruction. En plus cette société marquée par la polygamie donnait une place importante à la dot. En effet celui qui voulait se marier devrait s'attendre à une dot fixée par ses beaux parents : « de cette manière, le montant de la dote d'Akekue fut finalement fixé à vingt sacs de cauris. C'était le crépuscule quand les deux partis arrivèrent à cet accord. » Chapitre VIII page 90.
De nos jours, cette culture prend de plus en plus une autre forme. Dans la société actuelle les jeunes préfèrent le football à la lutte. Quant à la dot ,elle existe toujours dans d'autres groupes ethniques en plus du mariage civil. Egalement, les contes sont généralement écrits au lieu d'être oralement racontés.
La culture Ibo a une grande ressemblance avec celle de nombreuses sociétés traditionnelles africaines. Que peut-on dire de leur tradition ?


2) La tradition


La tradition des Ibo est une tradition purement africaine car ces derniers respectent leurs coutumes et règlements. Leur mode est très étrange car ils n'acceptent pas la naissance des jumeaux qu'ils considèrent comme une abomination. Ces derniers sont jetés dans la forêt des esprits du mal qu'ils appelaient forêt maudite. Ils n'acceptaient pas les lépreux et les albinos, croyant qu'ils n'étaient pas des êtres humains. Ils n'étaient pas ainsi enterrés mais jetés. Leurs coutumes n'acceptaient pas non plus la querelle entre les membres de même clan.
Cet acte leur apparaît comme une grande humiliation. Chez les Ibo quand quelqu'un tuait un homme même involontairement, il était exilé sept ans. C'est l'exemple d'Okonkwo à la deuxième partie de l'œuvre. Et si cela se faisait de sang-froid c'était la condamnation à mort. Si ce crime est commis par un étranger le village de ce dernier donnait une vierge et un jeune garçon en compensation pour éviter la guerre entre les clans. Mais avec l'arrivée du blanc la vie traditionnelle des Ibo fut bouleversée par la civilisation blanche. Certains allèrent jusqu'à mépriser leur propre culture.
La tradition Ibo se présente donc comme une tradition rigoureuse. Ses règles sont dures. Nul n'est au-dessus de cette tradition. Mais la colonisation a bouleversé cette pratique.


3) La colonisation


La colonisation a eu un impact sur le peuple Ibo à travers la modification des structures traditionnelles de leur société. Okonkwo, banni de son village, revint quelques années plus tard et constate que tout avait changé, en effet les missionnaires sont devenus les colonisateurs. Ils ont créé des structures administratives et dictaient leurs lois. Okonkwo voulait mener la résistance mais ses confrères n'avaient pas le courage de le soutenir dans sa révolte contre le pouvoir colonial : « Il savait qu'Umuofia n'entreprendrait pas de guerre. Il le savait parce que les hommes avaient laissés les autres messagers s'échapper. Ils s'étaient laissé emporter par le tumulte au lieu d'agir. »
Eu égard de tout cela, Okonkwo préféra la mort à la soumission. Pour la société Ibo, la colonisation apparaît comme une entrave au développement socio -culturel. Avec la colonisation, on assiste de nos jours à une disparition progressive des valeurs traditionnelles africaines.


4) La religion


La religion est un thème récurrent dans le roman. A l'instar de la quasi-totalité des peuples africains, à l'époque précoloniale, le peuple Ibo était polythéiste par conséquent il adorait plusieurs dieux. Il important de noter que ce peuple croyait en l'existence d'un dieu suprême qu'il appelait Chukwu qui, selon eux, a créé la terre, les hommes, les esprits et les petits dieux qui sont ses messagers. Ces dieux étaient représentés par des pierres et des bois auxquels les Ibos faisaient les offrandes : « chaque année...avant de mettre la moindre semence dans la terre, je sacrifie un coq à Ani, le propriétaire de toute terre. C'est la loi de nos pères. Je tue également un coq à l'autel d'Ifejioku, le dieu des ignames. Ils étaient entre autre Agbala déesse des grottes et des collines, Ani déesse de la terre et Amadiora dieu du tonnerre. Ceux qui voulaient consulter les dieux, devaient ramper sur le ventre pour entrer dans une caverne où ils se trouvaient. Ils s'adressaient aux dieux par le biais des prêtres par exemple la déesse Agbala avait pour prétexte Chielo, chez les Ibo, la décision des dieux est irrévocable avec l'arrivée des colons, le christianisme a pris de l'ampleur dans nos sociétés africaines. De nos jours, la religion traditionnelle tend à disparaître au profit des religions dites révélées.
Dans cette partie, le christianisme est venu et a mis le doute dans les cœurs de certains Ibo. Cette religion nie la crédibilité de l'animisme. Cependant, comment était organisée la société Ibo avant l'avènement de cette religion ?


5- L'organisation sociale


Contrairement à certaines sociétés africaines, les Ibo n'avaient pas de roi. Dans cette société on parlait plutôt de titres hiérarchiques dont l'ardeur au travail, le courage et la bravoure étaient les critères. Ces titres étaient essentiellement conférés lors des guerres et des compétitions de lutte. Okonkwo en avait eu deux ; n'eu été son exil, il allait décrocher le troisième : « Il avait perdu des années au cours desquelles il aurait pu prendre les plus hauts titres du clan ». Chapitre XX page 207.
Chez les Ibo, les vieux occupent une place de choix. Ils sont les guides de la société. Ils veuillent au respect des règles et des coutumes sociales. Pendant la prise de décisions qui se faisait entre les hommes, le dernier mot leur revenait.
Les enfants, après les travaux champêtres, s'adonnaient aux activités de divertissement telles les luttes les contes etc.
Quant aux femmes, elles étaient destinées au foyer et elles étaient reléguées au second rang.
De nos jours avec l'avènement de la démocratie, nous assistons à la mise en place de nouvelles structures sociales bouleversant ainsi les structures anciennes marquées par les chefferies traditionnelles.
Les Ibo, même s'ils n'avaient pas de roi, il faut noter que la société était bien organisée. Dans cette société, quel était donc le comportement des hommes ?


6- La solidarité


La solidarité est la dépendance mutuelle, le sentiment qui pousse les hommes en s'entraider. Elle est un élément important dans la société Ibo. En effet, Unoka, le père d'Okonkwo qui était fainéant, ne parvenait pas à nourrir sa famille sans l'aide des autres membres du clan. Il était toujours couvert de dettes qu'il n'arrivait pas à rembourser. Malgré tout, il bénéficiait de l'assistance de ses confrères. Après sa mort, son fils était obligé de se battre pour s'auto suffire. Ainsi, avec l'aide de la société notamment celle de Nwakibié, il parvint à conjurer sa misère et à se faire une place dans la société. Egalement, lorsque l'exil d'Okonkwo survint, son ami Obierika prit le soin de vendre ses ignames et de lui apporter l'argent dans son village maternel où il fut chaleureusement accueilli : « C'est l'argent de tes ignames. » dit Obierika. « J'ai vendu les grosses lorsque tu es parti. » page171.
Cependant, même si cette vertu demeure dans certaines sociétés, force est de croire que de nos jours la solidarité est entrain de céder la place à l'individualisme. Les sociétés urbaines sont les plus touchées par ce comportement qui ne fait pas preuve d'humanisme. La solidarité est une vertu cultivée chez les Ibo. Au delà de cette solidarité, quelle était la place des femmes ?


7-Le statut de la femme


Dans l'œuvre le monde s'effondre, Chinua Achebe fait une brève aperçue sur la vie quotidienne des femmes dans la société Ibo. Le village Ibo reflète l'image de la société africaine d'antan. Cette communauté de la forêt qui, presque totalement coupée du monde extérieur, avec ses Dieux et ses ancêtres, ses coutumes et ses interdits, la femme était reléguée au second plan. Elle n'avait pas le droit d'assister ou de prendre la parole lors des réunions sauf si elle était sollicitée : « Quand chacun eu bu deux ou trois cornes, Nwakibié envoya chercher ses femmes ». Elles obéissaient à la lettre, aux instructions de leurs maris.
Par ailleurs, la première femme avait droit au respect et à la considération de ses cadets : « Anasi était la première femme et les autres ne pouvaient boire avant elle, aussi restèrent-elles à attendre. Elle se dirigea vers son mari et accepta la corne de ses mains. ». Les femmes également devaient du respect à leur mari, s'agenouillaient devant lui à son appel : « Elle se mit alors sur un genou, bu une gorgée et rendu la corne ». Chapitre 3 pages 29. Dans la société Ibo, la femme représentait une richesse pour son mari. Pour cela, le nombre de femmes représentait une grande considération pour un homme. Les femmes aidaient leur mari dans les travaux champêtres : « Sa mère et ses sœurs travaillent dure sans doute, mais elles faisaient pousser des plantes de femme telles que les ignames-coco, les haricots et la cassave. » page 32-33 chapitre III.
De nos jours, même si cette soumission existe dans les campagnes, nous remarquons que la modernisation a fait apparaitre une autre image de la femme dans les centres urbains. Avec l'épineuse question de l'émancipation, la femme possède les mêmes droits que l'homme et pousse l'orgueil à être égale à lui.


IV- L'INTERET DE L'OEUVRE
1) Au plan social


La société Ibo telle qu'elle est décrite par Chinua Achebé apparaît comme une société bien organisée et profondément hiérarchisée. Les Ibo sont des fervents pratiquants du polythéisme et se conforment aux valeurs ancestrales contrairement aux sociétés dites modernes, la société Ibo était profondément encrée dans leur culture ou tradition.
En outre, la solidarité, la bravoure, la dignité constituent les principes fondamentaux de la société Ibo et qui pourrait contribuer au développement de nos sociétés actuelles. Mais, la colonisation a entraîné un profond bouleversement de la société Ibo. Ainsi, cette œuvre nous interpelle à une prise de conscience, une revalorisation de nos coutumes et traditions qui sont nos vertus solides.
Quant à la civilisation étrangère, elle a apporté à l'Afrique la division, la haine, l'acculturation. Donc, un retour aux sources s'impose car elles n'ont pas encore tari.


2) Au plan culturel


Ce roman privilégie les coutumes ancestrales tout en invitant les jeunes africains à un retour à la source. Ils deviennent un guide pour sauvegarder les cultures africaines. L'œuvre toute entière donne une vision panoramique sur les cultures traditionnelles au pays Ibo et en Afrique en général. Ainsi d'énormes cultures font la fierté de l'Afrique.
La lutte et la danse ne sont-elles pas des activités incontournables?
Ces activités atteintes par les effets de la colonisation occidentale ont besoin d'une revalorisation. Ce livre laisse percevoir des caractères importants de l'africain tel que le respect de la solidarité. Alors, l'africain doit prendre conscience de son identité culturelle.


CONCLUSION


En épilogue, on retiendra que ce roman est un témoignage vivant de la perte de notre culture par la violence avec l'arrivée du colon. L'analyse de ce roman nous a permis de nous imprégner des principaux thèmes qui s'y trouvent ainsi que leur rapport avec l'actualité.
Tout s'effondre nous offre son personnage principal, Okonkwo, comme centre repère autour duquel se placent chaque autre personnage, divergent de lui par une ou plusieurs facettes. Du tout début à la toute fin, que cela soit son père "efféminé" et fainéant, les missionnaires Blancs, son fils trop mou, sa fille qui n'est malheureusement pas un garçon, les habitants des villages voisins avec...
Le roman Things Fall Apart par Achebe fait une commentaire sur le colonialisme. C'est une histoire de la vie quotidienne en Afrique Ouest et comment un homme répond aux changements dans sa vie. Le style d'écriture est très simple et donc tout le monde peut comprendre les thèmes. C'est une forme très effective pour communiquer les idées du roman. L'auteur, Achebe a écrit le livre dans...
Okonkwo est un homme puissant au village ibo d'Umuofia : marié à 3 femmes et père de 8 enfants, il gère ses terres d'une main de maître. Son courage et sa force en font quelqu'un de respecté et d'écouté au sein du village.

Ce village vit suivant des traditions ancestrales, les esprits sont craints et respectés, les enfants jumeaux sont sacrifiés dès leur naissance par exemple. Des rumeurs... On (re)lira avec profit ce grand roman du XXe siècle, trop peu connu (en France en tout cas), dont la richesse se déploie comme un arc au-dessus du temps qui s'est écoulé depuis sa publication en 1958. Récit d'un engloutissement, d'une invasion implacable (mais pas pour les raisons les plus évidentes que l'on se représente si souvent quand on évoque le colonialisme), Le monde
C'est avec ces vers de W.B. Yeats que Chinua Achebe ouvre son roman. Nous y découvrons le quotidien du clan d'Umuofia, petit village du Nigéria, marqué par la personnalité d'Okonkwo. Ce dernier, parti de rien, est parvenu à construire un des foyers les plus imposants qui soient ; il possède désormais de nombreuses femmes, des terres à cultiver et, surtout, le respect de chacun. Mais,...

Homo Deus-Une brève histoire de l'avenir par Yuval Noah Harari (Auteur)

 

Homo Deus-Une brève histoire de l'avenir par Yuval Noah Harari (Auteur)

A écouter sur bibliotheque médicisavec ElKabach sur public Sénét

La force des données, des algorithmes


Selon cet auteur dieu est mort depuis, seule corps résiste mais il mourra
Yuval Noah Harari Sapiens
Traducteur : Pierre-Emmanuel Dauzat


Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme ? À dépendre de l'argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?
Véritable phénomène d'édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d'Histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l'Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l'humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage... et notre futur.

Jean-François Caillard
Pourquoi HOMO DEUS de Yuval Noah Harari est un livre majeur pour l'innovation (et pour Homo Sapiens).

"SAPIENS, une brève histoire de l'humanité", le premier livre à immense succès de l'historien Yuval Noah Harari, est sorti en anglais en 2014 et en français fin 2015.
La thèse de l'auteur est que l'Homo Sapiens, l'espèce qui domine le monde sans partage aujourd'hui, la votre très probablement si vous lisez ces lignes, doit son hégémonie à sa capacité à coopérer de façon massive et très flexible. Celle-ci nous a permis de dominer, jusqu'à leur extinction, des espèces plus fortes, et pour certaines plus "intelligentes" comme l'Homo Neandertalis. La soif de croissance de l'espèce Homo Sapiens l'a poussé à éteindre des milliers d'espèces, à endommager la planète de façon irréversible, et souvent au détriment de son propre bonheur.
L'auteur étaye l'hypothèse que les 5 millions d'humains que comptait la Terre il y a 10000 ans étaient probablement plus heureux que les 200 millions du début de l'ère chrétienne.
Yuval Noah Harari démontre que la puissance d'Homo Sapiens est due à ses capacités collaboratives, elles-mêmes liées à sa capacité à partager des croyances communes : Religion, Etats, Argent, Droit, Institutions... Et plein d'autres faits passionnants qui font que l'auteur a été traduit en 30 langues et compte des célébrités influentes comme Mark Zuckerberg parmi ses dizaines de millions de lecteurs.
Bananas in heaven | Yuval Noah Harari | TEDxJaffa
"HOMO DEUS, une brève histoire de demain", la suite en quelque sorte, a été publié fin 2016 et est disponible en français depuis septembre 2017.
Extrapolant les derniers développement de l'innovation, notamment en médecine et en intelligence artificielle, il envisage la suite d'Homo Sapienssous un jour nouveau. Ces développements récents permettent aux humains un pouvoir décuplé et aussi d'aspirer à la quasi immortalité. Il élabore sur le fait que ce pouvoir accru et la forte augmentation de la durée de vie, dont l'arrivée s'étalera sur quelques décennies, permettront à notre espèce de devenir des super-humains, quasi immortels, ou "Homo Deus".
De nombreux ouvrages de "futurologues" anticipent le potentiel des technologies, le QUOI de l'innovation, mais très peu d'ouvrages envisagent le potentiel du SUJET utilisateur de l'innovation qu'est l'homme, et ce qu'il va devenir.
Concernant l'objet de l'innovation, on sait que la vitesse d'adoption progresse de façon quasi exponentielle, qu'il s'agisse des technologies de l'information, et notamment l'intelligence artificielle, la robotique, la réalité virtuelle, mais aussi les déplacements, l'énergie, la santé ou encore les matériaux. Cela va de plus en plus vite et il n'y a pas de pédale de frein. L'humanité a trouvé (techniquement en tout cas) la clé à ses trois grands fléaux historiques, qui ont décru rapidement dans les dernières décennies : Famine, Epidémies et Guerres. Jusqu'à la contradiction : il y a aujourd'hui trois fois plus de décès dus à l'obésité qu'à la malnutrition. La seule chose que l'innovation ne parvient pas encore bien à faire, c'est réparer la planète, notamment concernant le réchauffement climatique ou la pollution — mais des initiatives existent.
Concernant l'augmentation de la durée de vie, de nombreuses recherches actuelles visent à identifier tous les ressorts de la longévité, notamment pour permettre de remplacer les organes endommagés, et ils progressent vite. Les fondateurs de Google ont investi massivement dans Calico, une société qui a pour modeste mission de "Résoudre la Mort". De nombreuses initiatives existent pour faire émerger des "nano-robots" qui viendront surveiller et réparer le corps humain. La maîtrise de la génétique, initialement pour des fins thérapeutiques, aura très rapidement d'autres usages. La bionique, initialement tournée vers la réparation des infirmités, pourra également doter l'Homme de super pouvoirs. Depuis qu'Harari a écrit son livre, Elon Musk a même investi dans un nouveau projet, Neuralink, qui vise à connecter le cerveau et les ordinateurs.
L'innovation technologique a déjà eu une influence considérable sur le fonctionnement de notre cerveau et de nos interactions sociales.
Il y a encore 20 ans, nous connaissions tous au moins une dizaine de numéros de téléphone par coeur, aujourd'hui ce sont nos mobiles qui s'en souviennent pour nous. Nous avons externalisé à Google une partie de ce dont le cerveau se souvenait car on sait que nous pouvons le retrouver en quelques secondes. Nous passons nos temps de transport en commun, et d'attente, le nez sur nos mobiles, qui ne servent plus qu'exceptionnellement à téléphoner. Les jeunes détestent devoir se déplacer ou passer un appel pour réserver une prestation : tout doit se faire en ligne. Mais nous ne sommes pas, physiquement, fondamentalement différents de nos ancêtres nés il y a 1000 ans, et dont certains — un très faible nombre — vivaient déjà centenaires.
Ce qu'Harari souligne, et qui est stupéfiant, est que ces futures technologies vont changer profondément la nature même d'Homo Sapiens en tant qu'espèce, dans la centaine d'année qui vient, ce qui est un temps minuscule par rapport à l'histoire.
En tout cas ceux qui passeront par cette transformation, vous peut-être si vous lisez ces lignes. Chacun restera vulnérable aux morts violentes, mais vu la vitesse d'évolution des technologies, il apparait que les premiers qui accèderont à cette quasi immortalité sont probablement déjà nés.
Enfin, la fameuse Singularité, moment où les machines dépasseront dans tous les domaines le fonctionnement du cerveau, va finir par arriver. La première fois où j'ai rencontré Ray Kurzweil en 2005, principal apôtre de la Singularité, il prédisait que ce serait en 2017. Il a prudemment repoussé à 2029 sa prédiction depuis mais la théorie reste parfaitement valide : une fois la singularité dépassée, la vitesse de progression des systèmes d'information vont évoluer de façon exponentiellement plus rapide que les cerveaux humains. Et les "Homo Deus" dont les cerveaux seront connectés à ces systèmes d'information également : ils ne joueront plus dans la même catégorie aux examens universitaires. Pour compléter le tableau de sa divinité, Homo Deus aura la possibilité d'aller se promener dans l'espace grâce à Virgin Galactic.

Ce transhumanisme pose des questions absolument vertigineuses sur l'évolution de la société, dès 2030, et nous prenons conscience du fait qu'il va falloir revisiter une grande partie de ce que nous croyions savoir, basé sur notre conviction de connaitre le "Sujet" du monde, Homo Sapiens.
L'auteur montre dans ses deux ouvrages qu'au cours des siècles, Homo Sapiens a fait énormément progresser les conditions matérielles de son existence, mais sans impact statistique fort sur son bonheur, parfois même à son détriment : Homo Deus trouvera-t-il, lui, la clé du bonheur ? Celui-ci peut-il être contrôlé par la biochimie ?
Yuval Harari n'est plus à proprement parler dans son métier d'historien quand il annonce l'apparition prochaine de cette nouvelle espèce supra-humaine. Mais il ouvre en quelque sorte une nouvelle branche de l'histoire.
Q&A — The Future of Humanity — with Yuval Noah Harari
Reste à savoir comment se fera cette transition : les 10 milliards d'individus que comptera prochainement notre planète ne pourront pas tous s'offrir les clés de cette immortalité et de cette technologie décuplant nos pouvoirs.
Ce sera probablement une infime minorité. Homo Deus cohabitera-t-il durablement avec Homo Sapiens ou notre espèce actuelle disparaitra-t-elle, ce que semble penser Harari ? Rien ne prouve que ce soit inéluctable. Ce qui semble prévaloir dans ce début de XXIè siècle, c'est bien son imprévisibilité, et l'auteur n'est pas le seul à le souligner.
Jean-François Caillard est COO de NUMA, dont l'objectif est de soutenir les entrepreneurs tech qui se donnent pour mission de répondre aux enjeux mondiaux de 2030. Pour en savoir plus, cliquez ici.

LA DÉCHIRURE-Photo-roman des Ivoiriens et des Africains de la diaspora_Souley

 

LA DÉCHIRURE-Photo-roman des Ivoiriens et des Africains de la diaspora_Souley


Préface de Michel Galy


ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE AFRIQUE SUBSAHARIENNE Côte d'Ivoire

Ce livre est le premier d'une série d'ouvrages de photos en couleur mettant en scène le combat des Africains issus de la diaspora, en particulier ivoirienne, qui refusent le coup d'Etat du 11 avril 2011 à l'encontre du président Laurent Gbagbo. Les oeuvres de l'auteur Souley sont présentées dans toute leur authenticité, sans la moindre retouche.

Souley est un jeune photographe ivoirien-français à l'affût de tous les rendez-vous afro-parisiens. Il scrute, analyse et mémorise via l'objectif tout ce qui peut constituer un témoignage pour les générations futures. Les événements qui ont ébranlé la Côte-d'Ivoire lors des élections présidentielles de 2010 on fait de lui un photographe engagé.

La Déchirure est le premier d'une série d'ouvrages illustrés mettant en scène le combat des Africains issus de la diaspora, en particulier ivoirienne, qui refusent, au nom de la vérité, le complot et le coup d'État du 11 avril 2011. Ce coup d'État à l'encontre du président Laurent Gbagbo, aujourd'hui injustement incarcéré à la CPI de La Haye, a été organisé par la France, pensé par Jacques Chirac, exécuté par Nicolas Sarkozy, entretenu par François Hollande au profit de Alassane Dramane Ouattara et masqué par un scrutin électoral truffé d'irrégularités.

Contrairement aux tendances actuelles, les œuvres de l'auteur, Souley, sont présentées dans toute leur authenticité, sans la moindre retouche. Souley est un jeune photographe ivoiro-francais issu de cette vague de photographes Parisiens et vagabonds des années 1990, à l'affût de tous les rendez-vous afroparisiens. Depuis plus de 20 ans, il scrute, analyse et mémorise via son objectif tout ce qui peut constituer un témoignage pour les générations futures. Les événements qui ont ébranlé la Côte d'Ivoire au lendemain des élections présidentielles de 2010 ont fait de lui un photographe engagé.

Jean Toussaint DESSANTI :Philosophie : un rêve de flambeur_ ed Grasset

 

Voici un texte paradoxal. A la question classique, qu'est-ce que la philosophie ?, pour la première fois un philosophe ne répond pas en développant un discours sur la philosophie. Il avoue même ne pas savoir de quoi elle est faite et en quoi elle consiste. Tout lui échappe, dit-il, jusqu'à son fonctionnement.
Philosophie : un rêve de flambeur est, de ce fait, un livre étonnant. S'ouvrant sur une partie de poker, il s'achève par une fable.

Dans l'intervalle, le lecteur aura rencontré Parménide, Platon, Aristote, Husserl, d'autres encore, et revisité quelques maîtres de littérature comme Borges ou Dante.

Il aura vu le philosophe jouer avec ces étranges cartes que sont les thèses et les conceptions de ses prédécesseurs, se comporter aussi comme un "flambeur " pour finalement admettre que philosopher consiste à miser sur le tapis des questions auxquelles on espère une réponse, tout en sachant que le gain sera toujours nul.


A la fin du périple, le travail philosophique apparaît dans ce qu'il a de singulier : une activité de l'esprit qui adhère au réel, traque ses zones d'ombre, les rêves et les illusions qu'il suscite, et débouche sur des " solutions " nécessairement provisoires, éphémères, peut-être insensées. La question initiale n'était donc pas la bonne. La seule qui vaut est celle à laquelle répond Jean-Toussaint Desanti : comment et à quelles conditions est-il possible de philosopher ?

Jean-Toussaint Desanti, le plus important des philosophes français d'aujourd'hui, a notamment publié aux éditions Grasset Un destin philosophique (1982) et Réflexions sur le temps (1992).

PHILOSOPHIE ET SOCIOLOGIE DE L'ÉDUCATION ENSEIGNÉES DANS LES ÉCOLES NORMALES D'INSTITUTEURS-Yolande Angèle Kamaha

 


Préface de Pierre Fonkoua
Harmattan Cameroun
EDUCATION AFRIQUE SUBSAHARIENNE Cameroun

Afin d'améliorer la qualité des contenus scientifiques, développer davantage de compétences professionnelles et contribuer au déploiement d'une formation de qualité dans les Ecoles normales d'instituteurs de l'enseignement général (ENIEG) du Cameroun, ce livre apporte des éléments de réponse aux questions suivantes : quels contenus scientifiques faut-il sélectionner ? Comment mobiliser les ressources de l'approche par les compétences ? A quelles activités d'intégration faut-il soumettre les futurs instituteurs et institutrices et quels projets faut-il amener à entreprendre ?

Ain d'améliorer la qualité des contenus scientifiques, développer davantage de compétences professionnelles et contribuer au déploiement d'une formation de qualité dans les Écoles normales d'instituteurs de l'enseignement général (ENIEG) du Cameroun, les contenus de ce support didactique apportent des éléments de réponse aux questions suivantes :


– pour l'opérationnalisation de tous les thèmes du programme de philosophie et de sociologie de l'éducation, quels contenus scientifiques faut-il sélectionner ?


– pour la construction des connaissances, le développement des attitudes et compétences en philosophie et sociologie de l'éducation, comment mobiliser les ressources de l'approche par les compétences ?


– pour une mobilisation efficace des ressources de la philosophie et de la sociologie de l'éducation dans une classe de maternelle ou du primaire, à quelles activités d'intégration faut-il soumettre les futurs instituteurs et institutrices, et quels projets faut-il les amener à entreprendre ?

Enseignante des sciences de l'éducation, Yolande Angèle KAMAHA est en service à l'ENIEG de Mbalmayo, région du Centre-Cameroun. Elle enseigne la philosophie et la sociologie de l'éducation depuis sept ans. Ayant au départ une licence en philosophie, elle est titulaire d'un DEA en sciences de l'éducation et attend de soutenir sa thèse de doctorat PhD dans le même ordre du discours, option didactique des disciplines, à l'école doctorale de l'université de Yaoundé-I.

Yolande Angèle Kamaha enseigne les sciences de l'éducation à l'ENIEG de Mbalmayo dans le Centre Cameroun. Elle enseigne la philosophie et la sociologie de l'éducation depuis sept ans. Elle attend de de soutenir sa thèse de doctorat PhD à l'université de Yaoundé-1.

CRISE DE L'ARACHIDE AU SÉNÉGAL-Itinéraire d'un témoin indépendant par Ibrahima Samba Bocoum

 

Harmattan Sénégal
ECONOMIE TÉMOIGNAGE, AUTOBIOGRAPHIE, RÉCITAFRIQUE SUBSAHARIENNE Sénégal

Legs colonial au départ, l'arachide n'a cessé depuis lors de s'incruster durablement dans l'imaginaire collectif des populations sénégalaises, se confondant ainsi avec l'Histoire politique, économique et sociale de ce pays. L'auteur nous invite à un voyage éclairant au coeur de cette technostructure qui, de l'ONCAD à la Sonagraines, en passant par la SONAR, a accompagné les vicissitudes de la filière arachidière au Sénégal, depuis les premières années de l'Indépendance jusqu'à nos jours.

Legs colonial au départ, l'arachide n'a cessé depuis lors de s'incruster durablement dans l'imaginaire collectif des populations sénégalaises, se confondant ainsi avec l'Histoire politique, économique et sociale de ce pays sahélien d'Afrique occidentale. Élément structurant clé du PIB, l'arachide a très vite permis au Sénégal de figurer pendant plusieurs décennies, dans le top 5 des plus grands producteurs mondiaux, derrière les États-Unis, la Chine, l'Inde et le Nigeria.

L'arachide, au Sénégal, c'est aussi et surtout une technostructure tentaculaire imposée par les nécessités de la production, du stockage, de la transformation et de la commercialisation de l'oléagineux et de ses dérivés et mobilisant une pluralité d'acteurs politiques, administratifs, économiques et religieux, aux intérêts très souvent disparates et pas toujours convergents. Dans cet ouvrage, l'auteur nous invite précisément à un voyage éclairant au cœur de cette technostructure qui, de l'ONCAD à la Sonagraines, en passant par la SONAR, a accompagné les vicissitudes de la filière arachidière au Sénégal, depuis les premières années de l'Indépendance jusqu'à nos jours.

Ibrahima Samba BOCOUM est né en 1947 à M'Boumba, dans le département de Podor.

Après ses études primaires au « royaume de son enfance » il alla poursuivre ses études secondaires à Dakar. C'est à Dakar qu'il connaîtra l'école de la vie : la rue, les bibliothèques, les centres de conférence et autres écoles de formation idéologique de partis politiques reconnus ou clandestins... Au bout de cette aventure de quarante ans, riche et passionnante qui le mène successivement de l'ONCAD à la Sonagraines, en passant par la SOSEN et le CNIA, l'auteur et le témoin suggère une refondation urgente de la filière arachidière et préconise un management volontariste du système agricole, en vue d'atteindre sans délai une véritable autosuffisance alimentaire.

L'AVENTURE AMBIGUË-Un témoignage sur la condition humaine-Sous la direction du Pr Amadou Ly

 

L'AVENTURE AMBIGUË-Un témoignage sur la condition humaine-Sous la direction du Pr Amadou Ly

Harmattan Sénégal
ETUDES LITTÉRAIRES, CRITIQUES AFRIQUE SUBSAHARIENNE Sénégal


Cet ouvrage regroupe les actes du colloque pour le cinquantenaire de la parution de L'Aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane qui s'est tenu à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar en 2011. Il propose d'établir un bilan, de revisiter cette oeuvre qui a été au programme de nombreuses universités sur les cinq continents, d'en proposer une relecture à la lumière des champs sociopolitique, culturel et civilisationnel qui prévalent aujourd'hui au Sénégal, en Afrique et dans le monde.


Actes du colloque pour le cinquantenaire de la parution de L'Aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane du 22 au 24 février 2011, à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar


Illustrations de couverture : «J'ai lu beaucoup de livres dans ma vie, mais il y en a deux qui ne me quittent jamais. D'ailleurs, si vous ouvrez mon sac, vous les y trouverez.
Ce sont Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé CESAIRE et L'Aventure Ambiguë de Cheikh Hamidou KANE. Ces deux livres-là ne me quitteront
jamais».

C'est à peu près en ces termes que Sophie ECKOUE, qui présente l'émission « Livres sans frontières » sur Radio France internationale (RFI), a répondu
à une question d'un jeune membre du « Club RFI » de Ndjamena (Tchad) qui lui demandait quels étaient ses livres favoris.
Hommage ne pouvait être plus grand, venant d'une dame de grande culture qui affirme par ailleurs avoir lu depuis sa tendre enfance, énormément, et toutes sortes de livres, de revues, de journaux. C'est une preuve, parmi des centaines d'autres, effectives, et des millions, potentielles, que L'Aventure ambiguë est une œuvre majeure de
la littérature universelle, par-delà les frontières, les époques, les cultures et les civilisations. Œuvre qui a été au programme de nombreuses universités sur les cinq continents, L'Aventure ambiguë est la preuve que l'on peut bien être prophète chez soi. Depuis 1961, des dizaines de promotions de lycéens, d'étudiants, d'instituteurs, d'administrateurs, de juges, de financiers, de douaniers, de travailleurs sociaux, bref, des millions de Sénégalais et d'Africains, étudiants à tous les niveaux du système d'enseignement ou travailleurs de tous les secteurs de l'administration, ont eu, à un moment ou à un autre, L'Aventure ambiguë dans leur programme de formation, en alternance ou concomitamment avec d'autres œuvres majeures de notre littérature telles


Les Bouts de bois de Dieu de Sembene Ousmane,
L'Exil d'Albouri de Cheik Aliou Ndao,
Maïmouna d'Abdoulaye Sadji...


Il est donc logique que, cinquante après que cette œuvre a paru au firmament de notre littérature et s'y maintient avec une constance peu commune, que l'on procède à une sorte de bilan, que l'on la revisite non seulement à l'aune des problèmes qu'elle révélait en son temps, mais encore que l'on la relise en la mettant en perspective dans le champ sociopolitique, culturel et civilisationnel qui prévaut de nos jours dans notre pays, sur notre continent et dans le monde. Il y a dans ce livre des intuitions fulgurantes qui trouvent leur pleine signification dans notre contexte mondialisé, en perte de valeurs, de repère et de sens.


Le Professeur Amadou Ly enseigne les Lettres Modernes à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal.

Le débat théologique  et religieux–cahier de l’IREA no 11-2017-lharmattan

 

Au sommaire de ce numéro : L'attitude à l'égard des musulmans à l'ère du terrorisme jihadiste :

adaptation d'une échelle de mesure au contexte social camerounais ;

Islam et mosquées au Cameorun :

du désaccord entre croyants à la course à l'hégémonie des confréries ;

Religion, ethnicité et politique en Afrique ;

L'Eglise protestante méthodiste de Côte d'Ivoire et la question des réfugiés libériens de 1989 à 1996 ;

Evangélisation par le théâtre au Congo belge;

Le ministère de guérison et de délivrance du pasteur Gohi bi gohi Samuel."

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Epouses africaines
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Rentrée Scolaire :
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