Ex-libris (421)

JE SUIS MUSULMAN : À QUOI SERT MA RAISON? Amadou Hamidou Diallo du Sénégal


Un ouvrage de qualité, bien renseigné en philosophie. Un ouvrage à lire attention attention de façon raisonnée pour mieux comprendre. P B CISSOKO

RELIGIONS ISLAM et Raison


La religion musulmane serait - elle en crise?

Nous assistons à un double procès de diabolisation.

L'occident, qui présente l'Islam sous sa forme guerrière, fanatique, djihadiste, terroriste, fondamentaliste, intégriste ou salafiste, n'en développe pas moins une conception aussi erronée que celle des islamistes.

L'Islam est entre les mains de fanatiques qui prennent en otage le message rationnel dont il est porteur. Libérer aujourd'hui l'Islam, c'est demander de laisser s'exprimer la raison sans craindre qu'elle ne remette en question les principes de la croyance.


Et si tout musulman se posait cette question : à quoi sert la raison ?

Une telle question empêcherait certainement la bêtise humaine ainsi que l'absurdité qui voilent la face cachée de l'islam, celle de la raison que des cercles islamistes veulent faire taire.

Nombreux sont certainement ceux qui présentent l'islam comme une religion aveugle et incapable de se justiier rationnellement. D'autres n'hésitent pas à parler d'une crise profonde au sein de l'islam en interpellant l'islamisme. La religion musulmane serait-elle donc en crise ? Nous assistons apparemment à un double procès de diabolisation. L'Occident, qui présente l'islam sous sa forme guerrière, fanatique, djihadiste, terroriste, fondamentaliste, intégriste ou salaiste, n'en développe pas moins une conception aussi erronée que celle des islamistes, qui n'ont de rapport avec la religion que sa propagation par l'épée.

C'est ainsi que l'islam se pose en double victime.

Face à l'Occident qui l'ignore, il est entre les mains de fanatiques qui prennent en otage le message rationnel dont il est porteur.

Or, libérer aujourd'hui l'islam, c'est demander à la foi de laisser s'exprimer la raison sans craindre qu'elle ne remette en question les principes de la croyance.


Amadou Hamidou DIALLO est originaire de Tokomadji, un village peulh de la frontière sénégalo-mauritanienne. Sortant de l'École Normale Supérieure de Dakar, il est professeur titulaire de philosophie et docteur en civilisation islamique et sciences sociales. Établi à Saint-Louis du Sénégal, il est maître de conférences associé et enseignant-chercheur à la Section Sciences de l'Éducation de l'UFR des Sciences de l'Éducation, de la Formation et du Sport (SEFS) de l'Université Gaston Berger. Il est également chercheur associé en Sciences Humaines et Sciences Religieuses Islamiques à l'Institut d'Études Épistémologiques de Bruxelles (IESE).

EMBARQUEMENT POUR CONAKRY-Capitale mondiale du livre 2017-Le plus grand événement culturel mondial de l'année-Jean-Célestin Edjangue

EMBARQUEMENT POUR CONAKRY-Capitale mondiale du livre 2017-Le plus grand événement culturel mondial de l'année-Jean-Célestin Edjangue

Sous la direction de Oumar Sivory Doumbouya, Isabelle da Piedade et Jean-Célestin Edjangué, Préface de Gaston Kelman
Harmattan Guinée
ARTS, ESTHÉTIQUE, VIE CULTURELLE AFRIQUE NOIREGuinée Conakry

Conter, raconter, retracer, illustrer, dire, écrire, témoigner...Consigner pour la postérité, pour la culture...A l'origine de cet événement culturel au retentissement international, un projet porté par un grain de folie : les " 72 heures du livre de Conakry ", lancé en 2009. La conviction, soutenue par l'UNESCO, que le livre est un support éducatif, un témoin inoxydable qui ravive la mémoire, impulse le développement économique, social, technologique, environnemental, culturel, sportif, tout en étant une arme pour la paix, est au centre de l'événement. Cet ouvrage est le témoignage d'une aventure humaine exceptionnelle qui atteint un point culminant en 2017.

Conter, raconter, retracer, illustrer, dire, écrire, témoigner pour les générations présentes et à venir... Consigner pour la postérité, pour l'humanité, pour la science, pour la connaissance, pour la culture, pour l'éternité... Sous la direction collective du Dr Oumar Sivory Doumbouya, enseignant-chercheur, accompagné d'Isabelle da Piedade, voyageuse-chercheuse et auteure et de JeanCélestin Edjangué, journaliste, des contributeurs d'horizons divers venant de la Guinée, de France, de la Côte d'Ivoire, du Congo-Brazzaville, du Cameroun, etc. vous emmènent dans l'antre du rêve qui a conduit à la réalité de Conakry capitale mondiale du livre. À l'origine de cet évènement culturel au retentissement planétaire, un projet porté par un grain de folie : les « 72 heures du livre de Conakry ». Lancé en 2009, cet évènement démarre avec la Journée mondiale du livre, le 23 avril, et se déroule offi ciellement jusqu'au 25 avril, faisant de la terre de Camara Laye, Djibril Tamsir Niane, Tierno Monénembo, Lamine Kapi Camara, Fodéba Kéïta, Williams Sassine...une référence en matière de littérature.

Le livre, support éducatif et témoin inoxydable, ravive la mémoire, impulse le développement économique, social, technologique, environnemental, culturel, sportif, tout en étant une arme pour la paix. Cette conviction, soutenue par l'Unesco, est au centre des « 72 heures ». Le continent, enraciné dans la culture de l'oralité, est aussi l'arbre dont les branches, avec un assemblage de feuilles imprimées et greff ées sur un même tronc, expriment une dynamique... Comme l'idée qui, depuis les 72 heures du livre, a permis de faire de Conakry la capitale mondiale du livre. Les auteurs des témoignages de ce livre ont la particularité d'avoir suivi, de près ou de loin, ce qui restera dans la mémoire collective comme une aventure humaine exceptionnelle.

Prenez-vous en main, les conseils du Dr Saldmann

 

Prenez-vous en main, les conseils du Dr Saldmann

« En écrivant cet ouvrage, j'ai voulu vous donner l'ordonnance que je n'aurais jamais osé rédiger en consultation et vous confier la méthode pour être en meilleure santé, et guérir par vous-même ! Le cerveau et le corps humain disposent de pouvoirs puissants, qui ne sont pratiquement jamais utilisés. Il suffit de les activer pour soigner un nombre considérable de symptômes et de maladies. L'effet est double : en corrigeant la cause et non l'effet, on diminue les récidives et on construit un vrai barrage contre les maladies. Nous possédons, au fond de nous, nos propres médicaments pour nous soigner. Nous sommes notre propre médecine, vous allez le découvrir ! Il est essentiel d'adopter une démarche active. Ne pas se comporter en assisté par rapport à sa santé, mais en entrepreneur actif. Dans ce livre, je vais vous donner les clés pour reprendre votre santé en mains et consolider tous les domaines qui la composent : alimentation, poids, allergies, sommeil, transit, sexualité, vieillissement. » Praticien attaché des Hôpitaux de Paris, cardiologue et nutritionniste, spécialiste de l'hygiène, le Dr Frédéric Saldmann est l'auteur de plusieurs best-sellers : On s'en lave les mains, Le Grand ménage, Les nouveaux risques alimentaires...


A lire


Perte de poids : 7 astuces pour ressentir le rassasiement Par Agathe Mayer


La solution pour manger sans prendre de poids et ressentir le rassasiement est de ne manger que lorsqu'on a faim. Facile à dire ! Pour retrouver un comportement alimentaire équilibré, découvrez les recommandations et les conseils du Dr Florence Solsona, médecin, nutritionniste et co-auteur de « Recettes coupe-faim et anti-kilos » aux Editions Larousse.
« Les seuls êtres vivants qui n'ont jamais de problème de surpoids sont les animaux sauvages et les tous petits enfants » rappelle le Dr Florence Solsona. « Car la gestion de la faim et du poids doit se faire de façon naturelle et instinctive et ne peut pas passer par le contrôle et le raisonnement ». Mais, il n'est pas forcement évidement d'être en totale harmonie avec notre corps. Différents éléments perturbent nos sensations. Les mauvaises habitudes alimentaire (ne pas savoir prendre son temps pour se nourrir, regarder la télé pendant le repas), craquer pour de la junk food ou se nourrir de produits alimentaires industriels dérèglent la faim et les envies.


Mangez quand on a faim


Notre organisme est prévu pour fonctionner avec une alimentation équilibrée et variée. Mais, quand on mange après avoir été rassasié on stocke les calories et on grossit.
La faim est un besoin interne de recharger le corps en calories et énergie. Quand la glycémie, le taux de sucre dans le sang diminue, le cerveau perçoit un manque de carburant. La faim peut s'exprimer par un creux dans le ventre, des gargouillis. Elle peut aussi entrainer des maux de têtes, et des troubles de la concentration. Dès que vous commencez à manger, la faim diminue progressivement. Pour ne pas prendre de poids, il est nécessaire de ressentir le rassasiement et de manger dans de bonnes conditions.


Ecoutez vos sensations


Si vous avez écouté votre corps et vos sensations alimentaires, vous aurez atteint votre seuil de satiété. « Dès que vous sentez qu'il n'est plus nécessaire de continuer à manger, que vous n'y prenez plus de plaisir, arrêtez jusqu'à ce que la faim revienne » explique Dr Florence Solsona. Fini les repas trop copieux ou les collations entre les repas. Votre faim reviendra naturellement à l'heure du repas suivant. Vous pouvez aussi adapter vos heures de repas. Il vaut mieux dîner une heure plus tôt que patienter en grignotant. Avancer l'heure du diner est un moyen simple de rééquilibrage alimentaire.


Mangez assis à table


«S'assoir à table permet de vous mettre en position pour activer la régulation alimentaire » explique le Dr Florence Solsona. Manger assis permet au cerveau d'analyser les aliments et d'envoyer plus clairement le message de satiété. Le sentiment essentiel pour arrêter de manger quand on a plus faim et éviter de prendre du poids.


Mangez très lentement


Manger lentement et augmenter la fréquence de mastication permet de réduire l'apport calorique et aide à contrôler le poids.
Manger lentement laisse le temps au corps et au cerveau de se mettre d'accord. Le cerveau doit être informé : mastiquer longtemps équivaut pour lui à un repas consistant. Au bout de 20 mn de mastication, il a libéré assez d'histamine pour envoyer un ordre de satiété.
Pour bien mastiquer, il est recommandé d'éviter les aliments mous, de consommer des crudités, de réhabiliter les légumineuses.


Mangez sans faire autre chose


Regarder la télévision, lire, téléphoner ou résoudre un sudoku... Ces activités n'ont rien à faire à table ! Quand vous mangez, laissez votre cerveau tranquille et concentré à sa tâche, ne faites rien en même temps. « Le cerveau commettra des erreurs d'appréciation dans les calories absorbées et enverra le message stop de façon très tardive » explique Dr Florence Solsona.


Evitez les sucres rapides


Les sucreries, le pain blanc, les pâtes blanches et le sucre de table provoquent une sécrétion d'insuline qui entraine 2 à 3 heures après des fringales ou fausses faims qui poussent à manger sans réel besoin. « Le petit-déjeuner sucré ne rassasie pas toujours jusqu'à midi, alors qu'un petit déjeune salé équivalent en calories permet de tenir sans avoir faim » rappelle Dr Florence Solsona.


Evitez les aliments industriels


Les aliments industriels salés et sucrés sont saturés de gras, de sel et de sucre. Or, le sel, comme le sucre et les matières grasses a des propriétés addictives qui pousse à consommer ces aliments sans faim. « Les aliments industriels trompent notre cerveau et nous pousse à manger sans faim» explique le Dr Florence Solsona. On le évite pour se concentrer sur les aliments naturels et pas transformés. « Le meilleur moyen pour retrouver tous ces bons comportements alimentaire est de retourner en cuisine et de concocter des plats simples et bons, équilibrés et rassasiants » rappelle Dr Florence Solsona.
9 choses que vous ignorez pour être en bonne santé Par LEXPRESS.fr ,
Poids, alimentation, stress, prévention des maladies... Dans Prenez votre santé en main!, le Dr Saldmann livre toutes sortes de moyens pour mieux se porter. Extraits.


Les médicaments qui font grossir


La cortisone est d'une grande efficacité contre l'inflammation, mais elle aiguise l'appétit et favorise la rétention d'eau. Voilà pourquoi cette médication est toujours associée à un régime sans sel. Certains traitements antihypertenseurs - comme les bêtabloquants - ou antidiabétiques sont parfois en cause dans la prise de poids. Plus récemment, des chercheurs ont mis en évidence que les sujets qui prenaient régulièrement des antihistaminiques pour traiter leurs allergies étaient plus susceptibles d'augmenter leur poids. Il est possible que ces médicaments interfèrent avec des récepteurs à l'histamine dans le cerveau, ce qui aurait pour conséquence une augmentation de l'appétit et le ralentissement du métabolisme.


Une étude américaine a montré que 45% des 867 sujets étudiés, consommateurs d'antihistaminiques, présentaient un excès de poids par rapport à 30% d'une population témoin qui n'en prenait jamais. Il est aussi possible que les médicaments induisant un certain degré de somnolence (anxiolytiques, etc.) incitent à moins se déplacer et à réduire son activité physique.
L'intestin, notre deuxième cerveau
Sans le savoir, vous disposez d'un frein puissant pour stopper net vos pulsions alimentaires et reprendre la situation en main. Ce précieux allié, c'est le nerf vague. Il suffit de savoir l'activer en des points précis pour qu'il démontre son efficacité sur l'appétit. Il représente la principale voie de communication entre le tube digestif et le cerveau : en effet, 90% de ses fibres sont consacrées à cette liaison. Son rôle est d'autant plus déterminant qu'au niveau du tube digestif sont logés des centaines de millions de neurones ; c'est la raison pour laquelle on parle du ventre comme de notre "deuxième cerveau". En pratique, des informations sont donc transmises du tube digestif au cerveau par ce gros câble électrique. [...]


Des chirurgiens ont étudié l'effet de la stimulation du nerf vague pour maigrir et ne plus regrossir. Ils ont sélectionné des sujets atteints d'obésité morbide sur lesquels ils ont implanté des pacemakers provoquant des stimulations électriques à répétition du nerf vague. Les résultats ont montré l'efficacité de cette technologie. Ces travaux scientifiques ont surtout permis d'établir un parallèle physiologique entre la stimulation du nerf vague et la perte de poids.


Contre les bouffées d'angoisse


Les bouffées d'anxiété sont insupportables et la souffrance psychique qui en résulte est intense. Elles peuvent se traduire de différentes façons, comme des pulsions boulimiques, où l'on se précipite sur des aliments "réconfortants", souvent gras et sucrés. [...] Dans d'autres cas, la crise d'angoisse est au premier plan. Les formes sont variables, allant de l'épisode de spasmophilie à la crise de tétanie, jusqu'à l'oppression thoracique qui peut conduire à mimer un infarctus du myocarde.
[... La solution ?] Placez vos deux mains en position de bol ou de coquille fermée pour bien couvrir la bouche et le nez en même temps. Respirez de cette façon pendant une à deux minutes et recommencez si nécessaire. L'effet est immédiat. Le fait de respirer son propre gaz carbonique déclenche un signal positif efficace : les rapports des gaz et de l'acidité du sang redeviennent harmonieux et la crise s'éloigne.


Pomme d'amour

Les femmes qui mangent au moins une pomme par jour bénéficient d'une meilleure libido.
afp.com/Thomas Samson


Des scientifiques italiens ont étudié les liens entre la consommation de pommes et la libido féminine. Leurs travaux ont porté sur plus de 700 femmes âgées de 18 à 43 ans. Ils ont constaté que les femmes qui avaient l'habitude de consommer au moins une pomme par jour bénéficiaient d'une libido bien meilleure que celles qui n'en mangeaient pas. [...] Les rapports sexuels dans le groupe "pomme" étaient jugés bien plus agréables et augmentaient en fréquence. Ces résultats sont en lien avec un composé de la pomme, la phloridzine, qui d'une certaine façon agirait comme une hormone sexuelle.
Dans un tout autre registre, des chercheurs de l'université d'Oxford estiment que manger une pomme par jour, chez les plus de 50 ans, dimi nuerait le nombre de décès de 8 500 personnes par an en Grande-Bretagne, ce qui est considérable. Précisons qu'il s'agit de décès liés aux maladies cardio-vasculaires.


Vacances: la règle du "8-1-5"


Pendant longtemps, on a estimé que plus leur durée était longue, mieux on se sentait en rentrant. Une équipe de scientifiques néerlandais a voulu en avoir le coeur net. Ils ont découvert que celle qui génère le plus grand bien-être est... d'une semaine ! Sa prolongation n'augmentera ni votre forme ni votre récupération. De même, les études sur les revenus financiers annuels ont montré qu'à partir de 55 000 euros par an, gagner davantage ne rendait pas plus heureux. [...]
Des scientifiques allemands, quant à eux, ont montré que la meilleure période se situait là où on ne l'attendait pas, à savoir huit semaines avant le départ. En effet, connaître sa destination et sa date de congés augmente progressivement le plaisir. Le fait d'y penser comme une récompense génère un profond bien-être. Ces résultats vont à l'encontre des sites Internet de vacances à la dernière minute qui proposent de partir sur un coup de tête. C'est souvent moins cher, mais l'on se prive de la période délicieuse et régénératrice qui précède. [...]
Les chercheurs ont noté que l'effet se prolonge au maximum durant cinq semaines. Ces études permettent donc de définir le planning idéal des vacances, qui serait de deux mois avant pour y penser, une semaine de repos et cinq semaines pour en goûter les bénéfices.


Les vertus du bâillement

Le bâillement régule la température corporelle et celle du cerveau.
REUTERS/Dylan Martinez


Des premiers travaux ont mis en évidence son rôle de thermostat de la température corporelle, qui participerait au fait de "réfrigérer" le cerveau. Bien sûr, nous parlons là d'une variation de 0,5°C. Il a d'ailleurs été constaté que la fréquence du bâillement était plus importante en été qu'en hiver, et que, dans les bureaux climatisés, les personnes bâillaient moins souvent. Il est possible que certaines migraines ou certains maux de tête soient liés à des problèmes de déséquilibre thermique dans la zone cérébrale, le bâillement intervenant comme une sorte de ventilateur qui se met en marche quand la température monte un peu trop. [...]
C'est un excellent antistress pour faire face aux situations difficiles. D'ailleurs, au moment du bâillement, il existe un court instant où l'on n'entend plus rien. Cette façon de se couper du monde durant quelques précieuses secondes est une source de régénération et de sérénité dont il faut savoir profiter. Pour l'anecdote, des psychologues ont constaté que lorsqu'une femme bâille en présence d'un homme, cela signifie le contraire de ce que l'on pourrait penser : ce n'est absolument pas l'ennui qui est communiqué, mais au contraire le désir.


Une aspirine "naturelle"


L'aspirine est l'un des plus vieux médicaments du monde et aussi l'un des moins chers. Connue depuis l'Antiquité - Hippocrate la conseillait déjà sous forme de décoction d'écorce de saule -, elle est commercialisée depuis le XIXe siècle. L'aspirine est utilisée comme antidouleur, anti-inflammatoire contre la fièvre, et également comme anti-agrégant.
Or des scientifiques viennent de mettre en évidence le fait que notre corps pouvait fabriquer naturellement sa propre aspirine. C'est une découverte passionnante qui ouvre sur une nouvelle classe de médicaments : les biorégulateurs. Les chercheurs ont constaté que les végétariens, gros consommateurs de fruits et légumes, ont spontanément un taux d'aspirine modéré dans leur sang, en dehors de toute prise de cachet. Ce taux est quasiment équivalent à celui des sujets qui prennent chaque jour des petites doses d'aspirine pour fluidifier leur sang en prévention de maladies, notamment cardio-vasculaires.


La bonne "cure détox"


La publicité et les médias nous présentent souvent des cures "détox express". Or, c'est un antagonisme. Une détoxification de l'organisme nécessite de la patience. La durée du carême - soit quarante jours - correspond à des modifications biologiques et physiologiques qui se réalisent pendant ce laps de temps. [...] Durant ces six semaines, il faut garder en mémoire que les papilles gustatives seront renouvelées quatre fois ; la totalité de la peau du corps une fois ; la capacité mucociliaire des bronches sera entièrement régénérée; la couche de cellules qui tapisse les intestins sera refaite sept fois ; un tiers des globules rouges seront remplacés. Suivre une alimentation plus saine permet à votre corps de se régénérer dans d'excellentes conditions. Vous lui offrez six semaines de vacances pour qu'il retrouve ses équilibres biologiques originels, et ainsi une excellente santé.


Soignez vos loisirs!


Un sondage britannique portant sur 1 500 personnes a montré que ceux qui cultivent leur jardin sont plus heureux que les autres : 80% des jardiniers s'estiment heureux de leur vie, contre 67% chez les non-jardiniers ; 93% de ceux qui jardinent ont estimé que ce loisir améliore leur humeur. Tout le monde ne disposant pas d'un jardin, les questions ont ensuite porté sur les loisirs : 78% de ceux qui pratiquent régulièrement la marche, 75% des pêcheurs à la ligne et 73% des assidus aux jeux vidéo se déclaraient heureux, par rapport aux 57% des inactifs ne pratiquant aucun loisir. Il est fondamental de garder du temps pour réaliser des loisirs, qui nous permettent de nous épanouir. [...]


Le quotidien a tendance à nous faire jouer toujours la même partition alors que nous pouvons composer des centaines de nouvelles symphonies. Les loisirs sont une porte ouverte à la créativité et aux récréations, qui libèrent des tensions. Ne considérez pas non plus l'activité choisie avec trop de sérieux, car vous risquez de passer à côté de l'essentiel - la détente et le rire - et de vous replonger dans le stress et la tension. Laissez resurgir votre désinvolture d'enfant pour en profiter !

L'HEURE DES DJINNS Roman par Jean-Paul Mahoux


Amarante LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES AFRIQUE NOIRE

Sarah, la Toubab qui croit en la volonté, Khadija, la Sahélienne qui croit en Dieu, et Yacine, La Dakaroise qui croit aux djinns. Toutes trois sillonnent les pistes pour convaincre les villageois qui attendent la pluie, de s'assurer contre les démesures du soleil. Puis elles rentrent dans leur petite ville sillonnée par les enfants mendiants, pour y retrouver le cours de leurs vies et leurs amours. Mais les cauris l'ont prédit : « Un grand chaos vole vers le Sahel. Le vent de la fuite va souffler ».

L'heure des djinns, c'est le portrait de trois femmes et de tout un monde, d'une saison des pluies à l'autre. Une saison où tout changea pour Sarah, Yacine et Khadija. Où tout changea à l'heure des djinns...
Le Sénégal sahélien, quelque part, du côté du pays peul, des villages perdus dans la fournaise. Grâce à l'argent d'une banque suisse qui cherche à se refaire une virginité dans l'humanitaire, une ONG s'obstine à assurer les paysans contre la sécheresse.

Au cœur de cette Afrique musulmane, c'est une organisation dirigée par des femmes : Sarah, la Toubab qui croit en la volonté, Khadija, la Sahélienne qui croit en Dieu, et Yacine, la Dakaroise qui croit aux djinns.

Toutes trois sillonnent les pistes pour convaincre les villageois qui attendent la pluie, de s'assurer contre les démesures du soleil.

Puis elles rentrent dans leur petite ville sillonnée par les enfants mendiants, pour y retrouver le cours de leur vie et leurs amours. Mais les cauris l'ont prédit :

«Un grand chaos vole vers le Sahel. Le vent de la fuite va souffler».
L'heure des djinns, c'est le portrait de trois femmes et de tout un monde, d'une saison des pluies à l'autre. Une saison où tout changea pour Sarah, Yacine et Khadija. Où tout changea à l'heure des djinns...

Jean-Paul Mahoux, 47 ans, a passé son enfance en Wallonie et fait des études d'histoire à Bruxelles et en Italie. Vie professionnelle bigarrée : guide d'expo, professeur, employé de bureau, barman, historien, assistant parlementaire, puis parti plusieurs années comme coopérant en Afrique de l'Ouest. Il travaille aujourd'hui au service public de l'emploi et est écrivain, la nuit, à l'aube

Tidiane N'Diaye-Le génocide voilé-Gallimard, col. folio,par Christiane Peyronnard. le géant sénégalais

 

Tidiane N'Diaye-Le génocide voilé-Gallimard, col. folio,par Christiane Peyronnard. le géant sénégalais

Le prix est accessible à tous à présent( édition de poche)

Un ouvrage musclé qui sort l'histoire de sa cachette. On peut aimer ou détester Tidiane, mais son savoir est maîtrisé et fondé sur des arguments d'autorités attestés par des grands savants. Un ouvrage de chevêt. pape CISSOKO

Tidiane N'Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Ce livre, publié en 2008, est aujourd'hui ré-édité en poche. Il aborde le sujet de la traite orientale dont ont été victimes des milliers de Noirs africains durant 13 siècles, une ponction plus dévastatrice que la traite atlantique.

Les données statistiques sur l'importance de cette traite sont très fragmentaires, l'auteur appuie son étude sur les travaux de l'historien américain Ralph Austen. Il souligne l'oubli volontaire de ces événements par les populations noires islamisées comme si les descendants des victimes étaient devenus les obligés, amis et solidaires des descendants des bourreaux, sur qui ils décident de ne rien dire.
Il propose une enquête historique au long cours.

Les formes de l'asservissement en Afrique avant la conquête arabe

Ce premier chapitre fait le point sur ce qui fut longtemps la justification de la mise en esclavage des populations africaines, l'existence d'un esclavage noir traditionnel. L'auteur analyse plus généralement le phénomène esclavagiste depuis l'antiquité : Egypte pharaonique, Grèce classique, Empire romain avant de décrire la servitude africaine traditionnelle liée aux guerres locales et attestant d'une société hiérarchisée : captifs domestiques au champ ou dans la case, captifs-soldats comme les sofas qui combattent dans les armées de Lat Dior ou El hadji Omar au moment de la conquête coloniale du XIXe siècle.
Tidiane N'Diaye oppose ce système à l'esclavage mercantile qui arrive avec les Maures.

Le noir dans l'imaginaire collectif des peuples arabo-musulmans

Après les premiers contacts positifs à l'époque du prophète du fait de la présence d'esclaves noirs d'origine éthiopienne en Arabie, des témoignages attestent néanmoins d'un mépris pour les peaux sombres. L'importation d'esclaves noirs entraîna une généralisation de cette attitude négative puisant dans un discours à la fois religieux et raciste la justification de l'esclavage au moment de l'expansion arabe. L'auteur souligne la théorie de l'infériorité liée au climat dans les textes de Saïd Ben Ahmad Saïd (XIe s.) puis dans ceux d'Ibn Khaldoun. Malgré ce qu'en dit le Coran la conversion à l'Islam n'a pas protégé de l'esclavage les nouveaux musulmans, les références citées par l'auteur montrent aussi le mépris à l'égard du souverain malien Mansa Moussa malgré son pèlerinage à La Mecque et ses richesses.

La conquête arabe de l'Afrique


L'auteur rappelle les premiers contacts entre les peuples de la Méditerranée et le continent africain. Il propose un inventaire des voyages côtiers avant une description de ce qu'il nomme, à la suite des historiens anglo-saxons : la "Muslim connection". Au centre du continent il décrit des populations vivant dans l'abondance avec leurs coutumes et religions animistes petit à petit ruinées par l'avance des négriers arables venus de la côte.
Dans un second temps il aborde les étapes de l'avancée arabo-musulmane au Maghreb, à travers le Sahara vers l'empire du Ghana à la recherche de l'or et sur la côte orientale vers Zanzibar.

Après la conquête, l'islamisation et les complicités africaines

La capture des esclaves a été faite d'abord par le rapt organisé par les marchands arabes puis, après leur conversion, les chefs locaux sont devenus des intermédiaires efficaces. L'auteur renvoie aux travaux de l'historien sénégalais Boubacar Barry qui montrent comment la traite profite des guerres entre voisins [1].

Tidiane N'Diaye recherche les éléments culturels qui ont pu favoriser l'islamisation : polygamie, support de l'oralité, servage traditionnel qui a conduit les puissants à devenir des acteurs de la traite comme dans l'exemple du Bornou.

Résistance africaine


Des mouvements de révolte face à la traite se sont développés. L'auteur les évoque sans grand respect de la chronologie : Nasir al Din dans la vallée du fleuve Sénégal, Cheikh Ahmadou Bamba [2] qui incarne la double résistance face à la traite et face à la colonisation française, Ahmed Baba [3] à Tombouctou qui réfute la théorie de la malédiction de Cham [4] ou plus au Sud Chaka Zoulou.
L'auteur évoque aussi les révoltes sur le lieu de leur déplacement : Mésopotamie (689-694), Kurdistan (IXe s.)

Bestialisation, razzias et chasses à l'homme ou l'Afrique à feu et à sang
Les Noirs dans le système esclavagiste arabo-musulman


Ces deux chapitres sont consacrés aux aspects concrets de la traite à partir notamment des témoignages des explorateurs européens comme Livingstone. L'auteur décrit aussi la lutte ambiguë des Britanniques contre les bateaux négriers sur les côtes de la Mer Rouge ou face au travail forcé dans les plantations de clous de girofle de Zanzibar. On découvre ensuite l'utilisation des esclaves en Egypte, dans l'Empire ottoman, en Arabie et au Maghreb : ouvriers agricoles, soldats du sultan. Leur sort varie d'une zone à l'autre, une vie plus ou moins dure justifiée par le Coran. L'auteur évoque la longue évolution vers l'abolition de l'esclavage sous l'influence occidentale comme en Tunisie.

Extinction ethnique programmée par castration massive

La privation de liberté et le travail forcé ont été accompagnés d'extinction ethnique par le recours généralisé à la castration des esclaves noirs.
Il évoque les slaves devenus eunuques qui sont progressivement remplacés, après le contrôle de la Crimée par les Russes.
Au-delà de la surveillance du harem il semble que la castration des esclaves noirs fut une pratique courante qui justifie pour l'auteur l'emploi dans le titre de son ouvrage du terme de génocide.

"Syndrome de Stockholm à l'africaine" ou l'amnésie par solidarité religieuse

Pourquoi cette traite massive reste-t-elle ignorée alors que la traite atlantique est bien connue ? Si des historiens occidentaux en ont écrit l'histoire c'est aussi parce que le mouvement abolitionniste a pris naissance en Europe.


L'auteur revient sur les expressions de racisme anti-noir chez les penseurs arabes.


D'autre part il compare la place aujourd'hui des communautés noires descendantes des esclaves sur le continent américain à leur très faible présence dans les pays de la traite arabe. Si sa ponction démographique est difficile à évaluer, Tidiane N'Diaye s'interroge sur le silence qui l'entoure.

Par Christiane Peyronnard

[1] voir Boubacar Barry, professeur d'histoire moderne et contemporaine à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar : La Sénégambie du XVe au XIXe siècle L'Harmattan, 1988

[2] fondateur du mouridisme voir pp. 145-146

[3] 1556-1627

[4] annexe pp. 283-284

"Avant que les ombres s'effacent". (Comment Haïti sauva des Juifs) par Louis-Philippe Dalembert/Roman

 

"Avant que les ombres s'effacent". (Comment Haïti sauva des Juifs) par Louis-Philippe Dalembert/Roman

Comment Haïti sauva des Juifs Louis-Philippe Dalembert raconte un pan méconnu de la Seconde Guerre mondiale dans un roman captivant,
Par Valérie Marin la Meslée
| Le Point.fr

Louis-Philippe Dalembert publie un nouveau roman qui raconte la vie d'un médecin juif polonais parti à Haïti durant la Seconde Guerre mondiale. © Laurence Lamoulie
Sait-on qu'Haïti, en 1939, adopte un décret-loi octroyant la naturalisation haïtienne immédiate à tous les Juifs désireux de l'obtenir ? Ce pan méconnu de l'histoire inspire à l'écrivain haïtien Louis-Philippe Dalembert son nouveau roman, formidablement enlevé, intitulé Avant que les ombres s'effacent. Son talent allège le poids des tragédies du XXe siècle qu'il parcourt, de la Pologne où naît son héros, jusqu'à Port-au-Prince où il vit ses derniers jours. Médecin juif polonais, né à Lodz en 1913, Ruben Schwarzberg, émigré en Allemagne, devient par les hasards de la vie un citoyen haïtien en 1941. Il ne quittera plus l'île de Toussaint Louverture, ce havre improbable où il a construit sa vie après un parcours tumultueux qu'il relate, une nuit durant, à sa petite cousine, venue avec une ONG israélienne porter secours à la ville détruite par le séisme en 2010.
Buchenwald, Cuba, Paris


De Berlin, où les persécutions obligent toute la famille du jeune homme à fuir, les uns aux États-Unis, les autres en Palestine, Ruben, miraculeusement réchappé de Buchenwald avec son oncle, passe par Cuba et arrive à Paris. La diaspora haïtienne lui tend les bras, c'est peu dire, qu'il s'agisse d'une belle femme mûre, d'un célèbre poète, Roussan Camille, qui œuvre, au sein de la Délégation, à lui accorder la nationalité haïtienne, ou encore de la poétesse Ida Faubert qui l'héberge. Au milieu des frayeurs, Ruben a compris que vivre passe par la débrouillardise, la jouissance de l'instant et la confiance en certains justes.


Solidarité humaine


Cette traversée épique et délicieusement rocambolesque de la Seconde Guerre mondiale est portée à partir d'un épisode documenté, par l'imagination du romancier qui conjugue son érudition, son expérience du nomadisme et du croisement des cultures. Il narre cette aventure avec tendresse, humour, et réussit aussi bien à installer les ambiances (de l'immeuble familial à Berlin au Bal nègre, sans oublier les soirées poétiques) qu'à incarner ses personnages dans une langue charnue, tonique et bondissante. Livre d'hier et d'aujourd'hui, Avant que les ombres s'effacent est un voyage littéraire formidablement constructif où la solidarité humaine défie et défait les murs...
Itinérance créole
En marche sur la terre en est un autre, en poésie cette fois, puisque c'est le titre du dernier recueil de poèmes de Dalembert, qui y poursuit son itinérance créole (il était invité au festival de Deauville « Livres et musiques » sur le thème des Littératures créoles) le regard ouvert sur un monde métissé, à partir du petit pays natal, « un grain de sable sur la carte du monde, longtemps je l'ai confondu au tracé de la terre ». Et le cœur plein de son « enfance haïtienne » : dans un ouvrage collectif qui porte ce titre et réunit de très belles plumes haïtiennes, il a extrait un souvenir au prisme du cinéma qui faisait les beaux jours de son quartier populaire, à Port-au-Prince : comme tous les adolescents, le jeune Louis-Philippe, particulièrement cinéphile, se demande bien pourquoi, mais pourquoi donc, il leur a été interdit d'assister à la projection du Dernier tango à Paris ! Un récit adorable, et du monde entier, lui aussi.


« Avant que les ombres s'effacent » de Louis-Philippe Dalembert, Sabine Wespieser éditeur, 296 pages, 21 euros.
« Une enfance haïtienne », textes recueilllis par Guy Régis Jr, Haute enfance, Gallimard, 160 pages, 13,50 euros
"En marche sur la terre", de Louis- Philippe Dalembert, ed Bruno Doucey, 136 pages, 15 euros.


Après le roman «Écoutez nos défaites», et la pièce «Danse, Morob», publiés en 2016, Laurent Gaudé revient avec «De sang et de lumière», publié chez Actes Sud, un recueil de poésies dénonçant le sort que les hommes font aux opprimés, hier aux esclaves du commerce triangulaire et aujourd'hui aux réfugiés déboutés
du droit d'asile. À ses côtés, Jérôme Ferrari évoque «Il se passe quelque chose», une série d'essais qui passent au crible la société et l'exacerbation des passions tristes. Philippe Djian publie «Marlène», chez Gallimard, Louis-Philippe Dalembert «Avant que les ombres s'effacent», chez Sabine Wespieser, et Maryam Madjidi «Marx et la poupée» au Nouvel Attila.

Dans africulture on lira ceci
Sur les traces d'une histoire juive en Haïti
Avant que les ombres s'effacent


Entretien de Anne Bocandé avec Louis-Philippe Dalembert | Entretien


Publié aux Editions Sabine Wespieser, Avant que les ombres s'effacent, de Louis Philippe Dalembert revient sur un épisode méconnu de la seconde guerre mondiale : l'accueil et la naturalisation par Haïti de juifs d'Europe persécutés. C'est une histoire de transmission, celle d'un grand-père, terminant ses jours à Haïti, à sa nièce qui a grandi en Israël. Il déploie peu à peu son épopée dans les années 30, de la Pologne, à l'Allemagne en passant par Paris, jusqu'à Port au Prince. C'est une fiction à tiroirs, sans angélisme, qui raconte aussi quelque chose de la société haïtienne, dans sa complexité. Rencontre avec l'auteur pour échanger autour de son processus d'écriture.


Africultures. Louis-Philippe Dalembert, pour votre roman Avant que les ombres s'effacent, vous vous servez beaucoup d'une matière historique bien réelle ; la Seconde Guerre mondiale et l'extermination des Juifs d'Europe. Votre personnage principal, né en Pologne, se retrouve à fuir vers l'Allemagne, à être enfermé à Buchenwald avant de s'en aller vers les États-Unis, à bord du Saint Louis.
Louis Philippe Dalembert. J'avais déjà raconté l'histoire du Saint Louis dans un livre document sur Cuba, intitulé Le Roman de Cuba. Que dit cet épisode du Saint Louis ? Nous sommes en mai 1939.

Le gouvernement nazi laisse partir pour Cuba près d'un millier de Juifs, dont certains ont survécu aux camps en Allemagne. Sauf que quand ils arrivent à Cuba, on ne veut pas d'eux, sous prétexte qu'ils sont des demandeurs d'asile disposant de simples visas de touristes. Les Américains et les Canadiens non plus n'en veulent pas. Les voilà obligés, après de vaines tractations, de rebrousser chemin... Le commandant du Saint Louis envisage, à l'approche des côtes britanniques, de mettre le feu au bateau pour obliger le gouvernement de la Grande-Bretagne à intervenir. Comme il y a eu un battage médiatique, un certain nombre de pays, dont la Hollande, la Belgique, l'Angleterre et la France, ont fini par accepter de les accueillir et se sont partagés les réfugiés. Il y avait déjà cette crainte, de la part des États Unis notamment, que parmi les réfugiés puissent se cacher des espions de l'armée allemande.

Un peu comme aujourd'hui avec la crainte qu'il y ait des combattants de Daech ou d'Al-Qaïda parmi les réfugiés qui traversent la Méditerranée. Déjà, tout le monde se renvoyait la balle, comme aujourd'hui : « moi j'en ai assez », « j'en ai trop »... Et on sait comment ça s'est terminé. J'ai donc repris cet épisode du Saint Louis sous forme romanesque, en y introduisant le personnage principal d'Avant que les ombres s'effacent, le Dr Ruben Schwarzberg. Il se retrouve ainsi à Paris, accueilli et hébergé par la petite communauté haïtienne.


Vous aviez donc conscience dès l'écriture de ce parallèle avec l'actualité ?


J'y ai pensé bien évidemment. Et ça a été même l'un des points de départ du roman. Sans toutefois parler directement de l'actualité d'aujourd'hui. L'histoire a cette fâcheuse tendance à bégayer. Et en même temps ça me permettait de rendre hommage à Haïti, à son courage. Ce petit pays n'avait pas grand-chose, mais ce pas grand-chose, il a été prêt à le partager. À travers Haïti, je voulais aussi rendre hommage à tous ceux qui, par la petite histoire, ont fait la Grande Histoire. Ce qui m'a guidé aussi dans l'écriture du roman, c'est l'histoire qui m'a été rapportée par un ancien ambassadeur d'Haïti en Allemagne. Un jour, un citoyen américain s'est présenté à l'ambassade à Berlin et a insisté pour le voir. Il a fini par le recevoir. Cet Américain était le descendant d'un Juif allemand que l'ambassadeur d'Haïti de l'époque avait sauvé, avec d'autres coreligionnaires, en 1938 pendant la Nuit dite de Cristal. Plus de soixante ans après, le petit-fils de cet homme avait dans sa poche la photocopie du sauf-conduit délivré à son grand-père.


En 1939, Haïti décide d'accueillir et de donner la citoyenneté à des Juifs menacés. Comment le pays a-t-il pu se défaire de la mainmise américaine encore bien présente malgré le retrait officiel de l'île en 1934 ?
C'est vrai que l'administration était formée par des gens à la botte des Américains. Malgré tout, Haïti a pris cette décision. C'est lié à l'histoire du pays, aux circonstances de sa création, qui l'ont rendu solidaire des peuples soumis. En 1938 déjà, après la conférence d'Évian, Haïti, à l'instar d'autres pays comme le Chili, avait proposé d'accueillir 50 000 Juifs. La proposition avait été combattue pour les Américains, et Haïti avait dû faire machine arrière. Mais en 1939, Haïti a pris un décret loi de naturalisation dit in absentia, qui permettait de proposer des passeports ou des sauf-conduits à tous les Juifs qui voulaient échapper au nazisme.


Dans quelle mesure cette histoire est-elle connue et écrite dans le récit national historique d'Haïti ?


Cette histoire est peu connue du grand public, même en Haïti, mais elle commence à l'être. Ainsi en 2009, le Centre international de documentation et d'information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne (Cidihca) dirigé par l'Haïtien Frantz Voltaire a été à l'origine d'une exposition intitulée, « Juifs et Haïtiens, une histoire oubliée ». Puis il y a eu le tremblement de terre de 2010 en Haïti et l'exposition sera reprise sous le titre « L'un pour l'autre ». Il faut savoir qu'après le séisme, Israël a été le deuxième pays, après les États-Unis, à venir en Haïti, avec un important contingent de secouristes et de médecins. La communauté juive de Montréal aussi a été très active pour des levées de fonds en faveur Haïti. Le rapport entre les deux peuples et les deux pays est assez fort. Mes recherches m'ont amené à trouver énormément de matière. Et vouloir tout mettre aurait alourdi le texte. Ça a été compliqué. J'ai trouvé des perles historiques que je n'ai pas mentionnées dans le roman.
Non seulement il y a des faits historiques comme trame du roman, mais vous avez aussi intégré des personnages qui ont bien existé. Notamment beaucoup d'artistes haïtiens qui vivaient à Paris pendant l'entre deux guerres et fréquentaient le cabaret du « Bal nègre »,


Les poètes Ida Faubert, Roussan Camille, Léon Laleau et d'autres. Je me suis inspiré en partie de leur vie et de leurs œuvres, mais dans la limite de la fiction. Et puis il y a l'hommage fondamental à l'intellectuel et médecin haïtien Anténor Firmin, auteur en 1885 de l'essai, De l'égalité des races humaines, en réponse au Français Arthur de Gobineau, auteur de l'Essai sur l'inégalité des races humaines. Un tel ouvrage à l'époque était parlant pour une personne de confession juive. Il traverse le roman de bout en bout. Le personnage principal du roman, le Dr Schwarzberg, lui doit son prénom. Il y a appris le français, comme sa sœur Salomé.

Bibliographie
Romans, nouvelles


– Le Songe d'une photo d'enfance, nouvelles, Serpent à Plumes, 1993. Serpent à Plumes, coll. « Motifs », 2005.
– Le Crayon du bon Dieu n'a pas de gomme, roman, Stock, 1996. Serpent à Plumes, coll. « Motifs », 2004. Éditions des Presses nationales, 2006.
– L'Autre Face de la mer, roman, Stock, 1998 (Prix RFO du Livre 1999 - Bourse Poncetton de la Société des Gens de Lettres). Serpent à Plumes, coll. « Motifs », 2005. Éditions des Presses nationales, 2007.
– L'Île du bout des rêves, roman, Bibliophane/Daniel Radford, 2003.
– Vodou ! Un tambour pour les anges, récit, en collaboration avec David Damoison (photos) et Laënnec Hurbon (préface), Autrement, 2003.
– Rue du Faubourg Saint-Denis, roman, Éditions du Rocher, 2005.
– Les Dieux voyagent la nuit, roman, Éditions du Rocher, 2006.
– Histoires d'amour impossibles... ou presque, nouvelles, editions du Rocher, 2007.
– L'Autre Face de la mer, roman, éditions des Presses nationales, Port-au-Prince, 2007 ;
– L'Ile du bout des rêves, roman, coll. "Motifs", 2007
– Avant que les ombres s'effacent, éd. Sabine Wespieser, 2017
Poésie
– Évangile pour les miens, poèmes, Choucoune, 1982.
– Et le soleil se souvient (suivi de) Pages cendres et palmes d'aube, L'Harmattan, 1989 (Grand Prix de poésie de la ville d'Angers).
– Du temps et d'autres nostalgies, poèmes, Les Cahiers de la Villa Médicis, n° 9.1 (24-38), 1995.
– Ces îles de plein sel, poèmes, Vwa n° 24 (151-171), 1996.
– Ces îles de plein sel et autres poèmes, Silex/Nouvelles du Sud, 2000.
– Dieci poesie (Errance), poèmes, Quaderni di via Montereale, 2000.
– Poème pour accompagner l'absence, in Agotem, n° 2, Obsidiane, 2005. Mémoire d'Encrier, 2005.

Les 13 clés du bien-être au travail par Mathias Mondo

 

Les 13 clés du bien-être au travail par Mathias Mondo

Solidement documenté, cet ouvrage aidera les gouvernements, les organismes internationaux et les entreprises à replacer l'individu au centre de l'économie et à minimiser l'impact négatif des décisions macroscopiques sur le bien-être des citoyens. D'une générosité académique exceptionnelle, il permettra aux statisticiens et aux décideurs de parler le même langage grâce notamment à la mise en adéquation des indicateurs économiques de bien-être.


L'apport de l'auteur est d'autant plus décisif que sa démonstration oblige à changer le logiciel de mesure du bien-être.
Mathias Mondo


L'auteur


Humaniste, découvreur de talents, producteur de musique, biographe, romancier et conférencier, Mathias Mondo est docteur en sciences de gestion de l'université Paris Dauphine. Sa thèse de doctorat a porté sur les déterminants du bien- être et, tout particulièrement, le bien-être au travail. Concepteur de l'application wellBin® dédiée au pilotage du bien-être, il est par ailleurs le Fondateur de 2MAS, société de conseil en stratégie et innovation pour chefs d'entreprises et hommes politiques.


Il est également Fondateur et PDG de Humanbet®, solution provider d'automatisation de procédés complexes et Président de Humanbet Editions. Il a occupé des fonctions de direction dans l'industrie et les services au sein de multinationales et PME. De formation ingénieur, finance et gestion, Mathias Mondo enseigne plusieurs disciplines des sciences de gestion dans des programmes d'écoles de commerce et universités à l'instar de l'EDHEC, EM Normandy, ESC Rennes, ESC La Rochelle, ESC Troyes, Mercure Academy Montpellier, Bochum University en Allemagne, IUSM au Cameroun et BGFI Management

Afro-responsabilité-La clé perdue de l'émergence par Mathias Mondo

Afro-responsabilité-La clé perdue de l'émergence par Mathias Mondo

Avec ce livre, votre bien-être personnel cesse d'être une affaire privée pour devenir une grande cause nationale. La croissance n'est plus le résultat d'un simple calcul du PIB, mais la somme positive d'une comptabilité matérielle et immatérielle. Cet ouvrage généreux démontre, avec force et empathie, que l'Afrique émergera si ses dirigeants trouvent la clé qui ouvre la porte au bonheur des citoyens : l'Afro-Responsabilité.


L'apparition de ce modèle explicatif est une heureuse coïncidence. D'abord parce que l'auteur brandit le fanion du bien-être juste au moment où passe le cortège de l'émergence dans une trentaine de pays africains. Un moment d'affluence. Ensuite parce que l'ouvrage paraît quelques jours seulement après l'attribution du Prix Nobel d'économie à l'Anglo-Américain Angus Deaton, chantre de la mesure subjective du bien-être.


Une prise de conscience mondiale que ce livre entreprend de faire coïncider avec le vécu des Africains, dans l'optique d'une émergence inclusive de l'Afrique.


Mathias Mondo


Humaniste, découvreur de talents, producteur de musique, biographe, romancier et conférencier, Mathias Mondo est docteur en sciences de gestion de l'université Paris Dauphine. Sa thèse de doctorat a porté sur les déterminants du bien-être et, tout particulièrement, le bien-être au travail. Concepteur de l'application wellBin dédiée au pilotage du bien-être, il est par ailleurs le Fondateur de 2MAS, société de conseil en stratégie et innovation pour chefs d'entreprises et hommes politiques.


Il est également Fondateur et PDG de Humanbet, solution provider d'automatisation de procédés complexes et Président de Humanbet Editions. Il a occupé des fonctions de direction dans l'industrie et les services au sein de multinationales et PME. De formation ingénieur, finance et gestion, Mathias Mondo enseigne plusieurs disciplines des sciences de gestion dans des programmes d'écoles de commerce et universités à l'instar de l'EDHEC, EM Normandy, ESC Rennes, ESC La Rochelle, ESC Troyes, Mercure Academy Montpellier, Bochum University en Allemagne, IUSM au Cameroun et BGFI Management School de Libreville dont il a notamment la charge du coaching d'étudiants à haut potentiel.

Voici une interview accordée
http://www.africadiligence.com/


Africa Diligence] Après l'Afropolitanisme d'Achille Mbembe et l'Afrocapitalisme de Tony Elumelu, place à l'Afro-responsabilité de Mathias Mondo. Le concept émerge à la faveur de la parution, le 8 décembre 2015, chez BoD Editions, de « Afro-responsabilité : la clé perdue de l'émergence. » Un ouvrage exceptionnel de 160 pages dont l'auteur entreprend, grâce aux questions de son préfacier, d'en expliquer le contenu. Exclusif.


Guy Gweth : Quelle est la genèse de l'Afro-responsabilité ?


Mathias Mondo : Votre question m'interpelle. Vous me forcez à dater l'Afro-responsabilité qui est ce que j'appellerai une protubérance intellectuelle. Je n'ai jamais prévu d'écrire ce livre. L'Afro-responsabilité s'est imposée à moi. Restons modeste car, il s'agit en réalité de ce que j'appelle la sérendipité, c'est à dire une découverte scientifique hasardeuse. Il existe une double Afro-responsabilité : la théorie et le livre.
Pour ce qui est de la théorie, tout démarre le 3 juillet 2010. Ce jour-là, mon ami, le Dr Kante, directeur général du port Autonome de Dakar, me fait l'amitié de me convier à un dîner dans la capitale sénégalaise avec le professeur Abdoulaye Wade, alors chef de l'État sénégalais et du professeur Laurent Batsch, alors président de l'Université Paris Dauphine. Nos échanges n'avaient rien de protocolaires. J'ai été très marqué de réaliser que le professeur Wade était surpris de découvrir que mes recherches portaient sur le bien-être. La question qu'il m'a posée, ce soir-là, raisonne encore dans ma tête : « vos recherches portent-elles sur le welfare à l'américaine le bien-être à la française ? »


A cette question, je me suis immédiatement demandé comment un intellectuel qui se défend du panafricanisme n'a, à aucun moment, pensé à un bien-être à l'africaine. Son interrogation était légitime. Elle ne fait que témoigner de l'absence du continent africain dans le débat sur le bien-être. Concernant le livre, c'est encore le pur hasard. Le 22 septembre 2015, Africadiligence.com publie une interview exclusive de Cécile Thiakane. Cette spécialiste du big data mobilise alors la théorie de l'Afro-responsabilité pour présenter ses projets dans la campagne #MoiPrésident lancée par vous-même. Son approche est saluée par de nombreux lecteurs qui réclament, à leur tour, de découvrir ladite théorie. Le livre Afro-responsabilité est une réponse à cette demande, une double réponse qui ouvre une fenêtre d'opportunité.


L'Afro-responsabilité, oui, mais pourquoi maintenant ?


Heureuse coïncidence que ce livre paraisse au moment où passe le cortège des émergences en Afrique. Les décideurs tendent plus à privilégier la dimension matérielle dans leur quête de croissance et dans leur stratégie d'émergence. Il était nécessaire d'apporter une contribution alternative face au mainstream du 100% croissance.


Qui est pour une croissance qui crée autant de richesses que d'inégalités ?

Qui est pour une croissance qui voit les notions de solidarité s'effriter ?

Quels sont les programmes d'émergence qui considèrent plus le citoyen comme une unité statistique, et moins comme un individu à part entière ?

Qui est pour une croissance qui laisse les chiffres décider ?

Qui est pour une croissance qui oublie que les indicateurs de performance sont remplis de biais idéologiques ?

Nous vivons dans des environnements certes positifs, mais ô combien turbulents, des environnements hyper compétitifs et des conditions de vie stressantes. Qui peut se satisfaire de la recrudescence des AVC en Afrique ?

Les élites sont-elles mieux placées que le citoyen pour décider de son bien-être ?


Ce ne sont là que quelques interrogations qui témoignent de l'urgence de repositionner l'être humain au cœur des stratégies d'émergence en Afrique. L'Afro-responsabilité sort maintenant pour aider les décideurs politiques à circonscrire autrement leur logiciel d'émergence. Il est, à mes yeux, temps que le continent épouse une vision alternative d'une Afrique fondamentalement volontariste. L'Afrique a besoin d'un activisme afro-responsable.


L'Afro-responsabilité : quelles perspectives ?


L'Afro-responsabilité est aussi une stratégie africaine d'intelligence économique ; c'est autant un outil mobilisable pour l'attractivité du continent africain. Elle se veut être un outil de rassemblement d'une Afrique au-delà de ses frontières terrestres. C'est une main tendue à la diaspora africaine. Les maîtres mots sont une émergence humanisée. L'Afro-responsabilité a vocation à faire des décideurs africains des grands hommes d'États, c'est-à-dire des hommes qui font l'Histoire.


L'Afro-responsabilité permet de voir évoluer et, pourquoi pas, de révolutionner la prise en compte du bien-être des populations par les décideurs politiques. Les décideurs ne disposent pas d'outils d'aide à la décision pour gérer le bien-être des citoyens. C'est dans cette optique que ce livre propose, par exemple, la « table de mixage de l'émergence » qui est immédiatement mobilisable dans la gestion quotidienne. J'espère voir la prise en compte du bien-être des populations au cœur de la quête de richesse des nations africaines.
Il n'est plus question de s'entendre des récits d'une Afrique quémandant de l'aide, nous visons une Afrique dotée de ce que les anglo-saxons appellent le bargaining power qui est ce pouvoir de négociation d'égal à égal avec la diversité de partenaires et autres bailleurs de fonds qui frappent à sa porte. La prise de conscience de l'Afro-responsabilité a vocation à faire de l'Afrique une startup continent dotée de foyers d'innovations insoupçonnés. C'est un signal doublé d'une prise de conscience. Nous sommes ici dans une zone de convergence entre les afro-pessimismes et les afro-optimistes.
Ce qu'en pense le préfacier


« Avec ce livre, votre bien-être personnel cesse d'être une affaire privée pour devenir une grande cause nationale. La croissance n'est plus le résultat d'un simple calcul du PIB, mais la somme positive d'une comptabilité matérielle et immatérielle. Cet ouvrage généreux démontre, avec force et empathie, que l'Afrique émergera si ses dirigeants trouvent la clé qui ouvre la porte au bonheur des citoyens : l'Afro-responsabilité. L'apparition de ce modèle explicatif est une heureuse coïncidence. D'abord parce que l'auteur brandit le fanion du bien-être juste au moment où passe le cortège de l'émergence dans une trentaine de pays africains. Un moment d'affluence. Ensuite parce que l'ouvrage paraît quelques jours seulement après l'attribution du Prix Nobel d'économie à l'Anglo-Américain Angus Deaton, chantre de la mesure subjective du bien-être. Une prise de conscience mondiale que ce livre entreprend de faire coïncider avec le vécu des Africains, dans l'optique d'une émergence inclusive de l'Afrique. » Extrait à lire également en 4ème de couverture de l'ouvrage.


Ce qu'il faut savoir sur l'auteur


Humaniste, découvreur de talents, producteur de musique, biographe, romancier et conférencier, Mathias Mondo est docteur en sciences de gestion de l'université Paris Dauphine. Sa thèse de doctorat a porté sur les déterminants du bien-être et, tout particulièrement, le bien-être au travail. Concepteur de l'application wellBin dédiée au pilotage du bien-être, il est le fondateur de 2MAS, société de conseil en stratégie et innovation pour chefs d'entreprises et hommes politiques. Il est également fondateur et PDG de Humanbet, solution provider d'automatisation de procédés complexes et président de Humanbet Editions. Il a occupé des fonctions de direction dans l'industrie et les services au sein de multinationales et PME. De formation ingénieur, finance et gestion, Mathias Mondo enseigne plusieurs disciplines des sciences de gestion dans des programmes d'écoles de commerce et universités à l'instar de l'EDHEC, EM Normandy, ESC Rennes, ESC La Rochelle, ESC Troyes, Mercure Academy Montpellier, Bochum University en Allemagne, IUSM au Cameroun et BGFI Management School de Libreville dont il a notamment la charge du coaching d'étudiants à haut potentiel.
http://www.africadiligence.com/

MANAGEMENT EN CONTEXTE AFRICAIN-L'ethno-logique en question par Tijane Sylla du Sénégal

MANAGEMENT EN CONTEXTE AFRICAIN-L'ethno-logique en question par Tijane Sylla du Sénégal

Le livre dont on parle partout

Harmattan Sénégal GESTION, MANAGEMENT, ENTREPRISES AFRIQUE NOIRE

Repenser la recherche managériale en contexte africain exige de déconstruire l'image de l'Afrique que véhiculent les catégorisations et les fausses croyances, symboles des obstacles épistémologiques dont parlait Bachelard. La problématique centrale est de comprendre pourquoi, dans le cas spécifique de l'entreprise africaine, l'analyse culturaliste ne produit pas des savoirs actionnables et valables pouvant être mis en action dans la pratique quotidienne.

Ce livre est une critique de l'approche culturaliste de l'entreprise africaine et plus généralement de la tendance à réduire le management à la culture. Cet ouvrage montre que repenser la recherche managériale en contexte africain exigera, d'abord, de déconstruire l'image de l'Afrique que véhiculent les catégorisations et les fausses croyances, symboles des obstacles épistémologiques dont parlait Bachelard. La problématique centrale est celle de comprendre pourquoi, dans le cas spéciique de l'entreprise africaine, l'analyse culturaliste ne produit pas des savoirs actionnables, des savoirs valables pouvant, selon la déinition de Chris Argyris, être mis en action dans la pratique quotidienne. L'ouvrage comprend quatre parties regroupant dix chapitres.

La première constitue un retour sur la formation de la pratique managériale de l'auteur dans diférents lieux de socialisation parmi lesquels, le BOM occupe une place unique. La seconde, qui procède à l'analyse critique de l'approche culturaliste de l'entreprise africaine, cherche à comprendre pourquoi cette approche ne produit pas de savoirs actionnables. La troisième partie du livre propose un paradigme scientiique alternatif pour l'étude de l'entreprise africaine, ainsi qu'une stratégie pour la recherche managériale en contexte africain. Dans la quatrième partie, enin, l'auteur présente, en guise de conclusion, sa conception du management, de la culture et de l'enseignement de la gestion en contexte africain.

Table des matières originale avec une incursion de philosophes et autres disciplines
A lire attentivement


TABLE DES MATIÈRES
Introduction .......................................................................................................... 9
PREMIÈRE PARTIE
RETOUR SUR LA FORMATION
DE NOTRE PRATIQUE MANAGÉRIALE
Chapitre 1 : Le BOM ....................................................................................... 23
Organisation et fonctionnement du BOM ..................................................... 27
L'influence de Senghor ...................................................................................... 32
Les sources théoriques de l'action .................................................................. 37
Méthodologie d'intervention ............................................................................ 53
L'évolution du BOM .......................................................................................... 62
Chapitre 2 : De la notion d'organisation au concept de culture
d'entreprise.......................................................................................................... 69
Décloisonner les théories de l'organisation .................................................. 70
Le concept de culture d'entreprise .................................................................. 82
Les limites du concept de culture d'entreprise ............................................. 94
Chapitre 3 : De la diversité culturelle au management
interculturel ....................................................................................................... 101
La diversité culturelle dans l'entreprise ....................................................... 103
Appréhension et repérage des différences culturelles ............................. 106
Du repérage des différences culturelles au management
interculturel.................................................................................................... 114
L'interdépendance des approches d'Hofstede et de d'Iribarne ............ 119
Critiques de la démarche scientifique d'Hofstede ..................................... 120
Critique de l'approche ethnologique de d'Iribarne ................................... 122
DEUXIÈME PARTIE
CRITIQUE DE L'APPROCHE CULTURALISTE
DE L'ENTREPRISE AFRICAINE
Chapitre 4 : L'analyse culturaliste de l'entreprise Africaine ........ 129
Le cas de la Société d'Électricité du Cameroun ........................................ 133
Une tendance à la centralisation sécrétée par les cultures
africaines ? ..................................................................................................... 138
Manuel des procédures ou mécanisme de défense d'un « moi
communautaire » ? ...................................................................................... 141
Le « modèle de management africain » d'Émile-Michel Hernandez ... 143
La microentreprise, une exception ? ............................................................. 147
Chapitre 5 : Des savoirs en question ........................................................ 153
Science et épistémologie.................................................................................. 154
Le paradigme fonctionnaliste en sociologie et en anthropologie ......... 158
Science et idéologie .......................................................................................... 162
La rémanence de l'idéologie coloniale ........................................................ 170
Chapitre 6 : La problématique du sujet.................................................. 179
René Descartes ................................................................................................... 179
Norbert Elias ....................................................................................................... 185
Le processus d'individualisation en contexte africain ............................ 191
Le devenir des traditions africaines .............................................................. 200
TROISIÈME PARTIE
QUEL PARADIGME SCIENTIFIQUE
POUR ÉTUDIER L'ENTREPRISE AFRICAINE ?
Chapitre 7 : Repenser la recherche managériale en contexte
Africain ............................................................................................................... 211
L'enseignement supérieur et la recherche en Afrique ............................. 212
Pour une anthropologie dialectique .............................................................. 215
Le paradigme des sciences de l'artificiel ..................................................... 218
Pour un référentiel épistémologique constructiviste radical ................... 220
Le récit de pratique comme méthode de recherche managériale en
contexte africain ........................................................................................... 226
L'ESGE et Dakar Marine, nos récits d'expériences ................................. 237
Chapitre 8 : L'école supérieure de gestion
des entreprises (ESGE) ................................................................................. 239
Historique et développement de l'ESGE ..................................................... 239
Justification du projet ESGE .......................................................................... 241
Mission de l'ESGE............................................................................................ 241
L'offre de formation ......................................................................................... 242
Dimension internationale du projet ESGE .................................................. 242
L'institutionnalisation du projet l'ESGE ..................................................... 245
La formation des formateurs ........................................................................... 246
Gestion du projet ESGE ................................................................................... 250
Conclusion ........................................................................................................... 252
Chapitre 9 : Une expérience de redressement d'entreprise :
Dakar marine .................................................................................................... 253
Le défi du redressement ................................................................................... 254
La vision technocratique et ses limites ......................................................... 255
Le management de l'entreprise africaine..................................................... 258
Conclusion ........................................................................................................... 269
QUATRIÈME PARTIE
EN GUISE DE CONCLUSION
Chapitre 10 : Le management, la culture et l'enseignement
de la gestion ....................................................................................................... 273
Leçons apprises de l'ESGE ............................................................................. 274
Leçons apprises de Dakar Marine ................................................................. 274
Quelle conception du management tirer de ces deux expériences ? ..... 275
La culture et la diversité culturelle ................................................................ 282
Le management : une science ou une profession ? ................................... 284
L'enseignement du management au Sénégal ............................................. 290
Bibliographie ..................................................................................................... 297

DEMAIN, LA NOUVELLE AFRIQUE ! Adama Gaye du Sénégal

L'homme est séduisant ou séducteur. L'air désinvolte mais méfiez-vous, il pense la totalité sans occulter le singulier. Et il me semble que c'est cela sa force ; cette culture et ce savoir encyclopédique qui lui permettent de comprendre pour choisir son chemin, Un véritable conseiller analyste et stratège (sens noble). Très présent sur face book où beaucoup le suivent mais aussi le combattent. L'homme n'a pas peur, il avance comme le joueur de go, chaque mot placé est le fruit d'une analyse, d'une connaissance précise. Il a rencontré les grands de ce monde, les intellectuels et les décideurs de ce monde. Il est dans les avions et ne coupe jamais avec son pays natal qu'il veut voir bouter dehors les faussaires, les pillards des deniers publics et disons-le, les ennemis du peuple. Il défend son pays et le peuple. Pape B CISSOKO


DEMAIN, LA NOUVELLE AFRIQUE ! Adam Gaye

Préface de Ellen Johnson-Sirleaf
ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE DÉVELOPPEMENTAFRIQUE NOIRE

On ne parle plus que de l'Afrique. Trop de déceptions ont cependant continué d'empêcher son décollage, et en ont fait une terre de désespoir: mauvaise gouvernance, cupidité de ses dirigeants publics ou de certains de ses partenaires privés ou publics, intrusion des puissances étrangères, des institutions internationales ou encore manque de capacités humaines endogènes, sont parmi les causes qui font douter d'elle. Pourtant, après avoir été longtemps un grand sceptique, l'auteur de cet essai, fin connaisseur de l'Afrique, offre ici des raisons de croire que sa vraie heure est venue !

On ne parle plus que de l'Afrique. Trop de déceptions ont cependant continué d'empêcher son décollage, et en ont fait une terre de désespoir : mauvaise gouvernance, cupidité de ses dirigeants publics ou de certains de ses partenaires privés ou publics, intrusion des puissances étrangères, des institutions internationales ou encore manque de capacités humaines endogènes, sont parmi les causes qui font douter d'elle. Pourtant, après avoir été longtemps un grand sceptique, l'auteur de cet essai, i n connaisseur de l'Afrique, of re ici des raisons de croire que sa vraie heure est venue ! « Si l'Afrique devient un continent pacifi que et stable, elle jouera un rôle signifi catif dans les aff aires du monde.

Mon expérience avec le magnifi que peuple de ce vaste continent, berceau de l'humanité, me permet de croire, comme Adama Gaye, que le temps de l'Afrique est en vue. » José Ramos-Horta, lauréat du prix Nobel de la Paix, ancien président du Timor oriental « En tant que professionnels africains, exposés aux meilleures pratiques dans le monde, nous pensons qu'il est de notre devoir d'apporter notre expertise pour mieux gérer nos pays et faire avancer l'Afrique, c'est pourquoi je suis rentré dans mon pays, le Liberia. » Alexander Cummings, vice-président exécutif à la retraite et ancien président de Coca-Cola pour l'Afrique Adama G, journaliste, essayiste et consultant sénégalais, est l'un des analystes africains les plus reconnus. Ses analyses et prédictions sur la Chine, l'élection de Trump, la géopolitique africaine et mondiale, sont appréciées pour leur pertinence.

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